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 Cinq sens.[Mizuki]

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Message(#) Sujet: Cinq sens.[Mizuki] Lun 20 Juin 2016 - 23:08

Il fait beau.

Plus qu'à Suna en tout cas, les arbres, la végétation et le temps humide tout ça est encore nouveau pour La. Séparée de ses trois camarades qu'elle a envoyée dans différents pays elle est livrée à elle même. Un peu nouveau elle savoure le silence et découvre de nouveaux horizons. Aujourd'hui son repas c'est du sang de biche, le sang animal elle n'a jamais vraiment apprécié mais faire la fine bouche est interdit depuis son départ de Kaze. Yami, Oniri elle n'a que ces deux noms en tête. Les recherches ne sont pas probantes, elle piétine et Carmilia s'impatiente. Si Yami avait été là ça n'aurait pas été le cas. Si Yami avait été là personne n'aurait eu à chercher personne, si Yami avait été là... Mais l'aînée n'est plus là. C'est drôlement ironique songe l'adolescente en écrasant son énième mégot sur la dépouille décarcassé de l'animal. La comtesse lui avait souvent fait la moral sur la désertion, sur Suna qui aimait tout le monde et elle avait été la première à partir.

Mais son discours avait changé avec les mois, et La se rendait compte de ce qu'elle avait possédé en le perdant. Yami était une solution à n'importe quel problème, un toit sur la tête de la nourriture autant que possible. Une protection, une réputation et surtout un sac de sable sur lequel se défouler. Puis une peluche pour se réconforter, Yami était tout à la fois et lors de son départ une partie de l'existence de l'ancienne reine s'était effondré. Mais la Ketsueki devait apprendre à vivre sans, et à découvrir une indépendance. Vivre aux crochets de quelqu'un ne rimait à rien, chercher un être cher était une chose, vivre dans le passé avec ses souvenirs en était une autre. Mais ou était donc la rebelle qui clamait dès le réveil qu'elle n'avait besoin de personne?

Elle esquisse un sourire en s'allumant un joint, elle avait reprit des mauvaises habitudes. Pour combler la disparition subite d'un proche et surtout pour se détendre après des journées à calmer Carmilia la sanguine, à rassurer Yoko la civile. L'ancienne nounou n'avait pas franchement l'habitude de sortir de chez elle. Naga elle ne pipait mot, la camarade de cellule de La savait parfaitement calmer l'ambiance et rassurer l'adolescente quand celle ci s'enfonçait dans des idées sombres. Naga occupait un rôle de substitue de Yami, une version bon marché et surtout pas forcément avec le tact que possédait la fille de comte.

Elle crache sur le feu et tire sur la drogue, elle renifle l'air de la foret et creuse son 'terrier' dans le sol. Avoir une affinité doton doit bien servir, en l'occurrence pour crécher pour pas cher c'était rentable. On amenait sa maison de pays en pays et ça ne coûtait pas un rond. La n'avait montré qu'une facette immature de sa personnalité à Yami, puis sur la fin un changement trop amorphe et précoce pour que la sombre Ketsueki ne le remarque. Désormais elle avait évoluée, elle était un peu plus puissante et s'ouvrait de nouvelles portes et possibilités encore lui fallait-il apprendre. Elle se sentait plus sereine qu'elle ne l'était sur les traces du furyou.

Un bruit, un bourdonnement. Elle sort la tête du sol et le torse avec. Elle est pas forcément en bonne posture pour se défendre ou attaquer mais après tout ça ne lui a jamais porté préjudice alors aujourd'hui. Est-ce Yami qui l'a finalement retrouvée? Non le lien du sang n'est pas le même. Alors qui?

Un assaillant?
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Message(#) Sujet: Re: Cinq sens.[Mizuki] Ven 24 Juin 2016 - 19:46

Décidément, il n’y avait pas que les oiseaux qui migraient en Automne. Il y avait visiblement également tout un tas d’étrangers qui se perdaient dans la feue nature verdoyante du pays. Aujourd’hui ne dérogerait pas à la règle. Ma tête posée dans la paume de ma main gauche, écrivant nonchalamment de la froide, un léger picorement à la fenêtre me fit lever les yeux. Un oisillon, évidemment. Les nouvelles ne cessaient d’affluer depuis quelques temps. Me levant, j’ouvrai la fenêtre et lâchai quelques insectes qui communiqueraient avec celui logeait dans le cerveau du moineau avant de me transmettre l’information. Une étrangère, se nourrissant du sang des animaux qu’elle chasse ? Qu’est-ce qu’une Ketsueki viendrait faire si loin de Suna… Et surtout seule : aucune autre personne n’avait été remarquée aux alentours. Et elle se rapprochait dangereusement de Konoha – sans doute inconsciemment, au demeurant.

Sortant du bureau en enfilant une veste, je fis un détour par le quartier de l’ANBU. Je n’avais pas vraiment le temps d’expliquer en détails où se trouvait l’intruse : je les emmènerais moi-même jusqu’au point détecté. Deux shinobis masqués me furent assignés, et une fois rapidement briefée sur les raisons pour lesquelles ils m’accompagnaient, on se mit rapidement en route pour arriver en quelques minutes devant une espèce de talus de terre. Observant avec précaution, on remarqua rapidement que la terre semblait bouger, pour laisser sortir d’abords des cheveux, puis un visage pâle et un torse d’une jeune fille.

Une jeune fille que je reconnaissais d’ailleurs. Incapable de dire de suite comment elle s’appelait (était-ce « Ré » ?) – je reconnus néanmoins qu’elle faisait partie de l’examen que j’avais organisé à Suna en compagne de Kibō (ou était-ce « Sol » ?). Une Ketsueki, comme je l’avais deviné en tout cas, si ma mémoire ne me jouait pas des tours : et qui n’avait pas l’air en parfaite santé. Arquant un sourcil, je m’accroupis pour lui faire face un peu plus, mes deux gardes du corps postés derrière moi.

    - Je peux savoir ce que tu fais si loin de chez toi ?

Ok, Konoha est carrément mieux que Suna, la question amenait une réponse forcément évidente. Mais tout de même : je ne suis pas sûre qu’après l’attaque du Kahô-Sha et les pertes qu’ils avaient subies, Kibō soit très enjoué à l’idée de savoir qu’un de ses ninjas se trouve si loin de chez lui. Une déserteuse ? Elle semblait jeune pour prendre ce genre de décision seule. Perdue ? Si elle voulait retourner à Suna, certains détails indiquaient quand même qu’elle cherchait au mauvais endroit (les arbres, par exemple… Enfin, moi je dis ça…). Me relevant dans l’absence de réponse de la Sunajine, je m’adressai aux ANBU.

    - Fouillez le secteur, et vérifiez qu’elle est bien toute seule.

Dans un bruissement de feuille, ils disparurent derrière moi. Je tournai le regard vers la mi-enfouie.

    - Bah alors, pourquoi tu ne réponds pas ? T’as perdu ta langue ?

Ou alors était-ce « Fa » ?...




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Message(#) Sujet: Re: Cinq sens.[Mizuki] Sam 25 Juin 2016 - 0:50

Elle pose de question la rousse. D'ailleurs être roux ça devrait être interdit, ça se trouve elle est comme Carmilia. Non personne ne peut être pire que Carmilia. Dans tous les cas la taupe Ketsueki n'hausse pas même un sourcil, en toute logique ça devait arriver. Ils vont l'emmener et lui laver le cerveau? La laver d'ailleurs ça serait pas un luxe. En même temps à force de boire du sang et de dormir sous la terre c'est sur c'est pas très hygiénique mais après tout c'est pas important. Non l'important c'est que cette greluche est l'examinatrice présente pour l'examen chûnin. Alors c'est à cause d'elle qu'elle a du affronté un putain de Kumojin? Faire affaire avec un Yamanaka? Si elle pouvait parler, les insultes seraient copieuses et exotiques mais comme elle peut pas bha elle se contente de bouder un peu en haussant les épaules.

Elle jette son bandeau de Sunajin rayé au sol. Première étape de faite, en espérant que ça signe pas son arrêt de mort directement. Bon en même temps elle a un peu déconné à Suna avec deux Konohajins. En espérant que ce soit pas eux derrière les hommes masqués parce que sinon là sans compagnon elle fera moins la maline. Et faire la maline La elle adore ça. Orgueilleuse même si ça tend à diminuer se vanter était sa marque de fabrique, ça et l'énervement et maintenant c'plutôt le silence et ses majeurs levés qui la distinguent. On apprend à vivre avec, le syndrome de Stoclkhome diront certains, mais après tout une langue c'est quoi en comparaison d'une vie?

Bien ce que je pensais, du coup bha elle se lève sort de la terre en nettoyant au possible ses habits et en s'allumant un joint. I don't give a fuck? Non pas du tout c'est plus en mode dernière clope d'un condamné à mort. Pour autant elle reste impassible, elle n'a jamais adhéré aux respects des autorités quelconques pas plus qu'à une hiérarchie à Suna alors sur un territoire étranger. Mais faudrait pas qu'elle devienne manchot en plus de muette du coup elle se rapproche de la rousse et ouvre la bouche un peu comme une mongole mais pour être sur que l'autre comprenne le soucis de communication. Elle a plus de langue, c'une blessure de guerre. Non pas du tout mais si jamais elle devait l'expliquer probablement ce qu'elle dirait. Mais avec les Yamanaka ça servirait à rien. Sont chiants dans ce pays. Elle ne connaît plus le nom de l'autre, en même temps elle en avait rien à foutre et son intérêt n'a pas encore sensiblement augmenté.

En espérant juste qu'ils ont de quoi passer une soirée avec comme autres compagnons les cranes pourris des animaux et les vers qui s'y installent. Oui ça fait un peu sorcière mais après tout n'est pas Ketsueki qui veut. Son teint blafard se reflète, elle a faim enfin soif. En titubant elle s'assoit, fait chaud. Le sang d'animal ça fait pas vraiment le même effet que celui d'un humain. Il y a six mois elle se serait probablement jetée directement sur la Konohajin maintenant elle préfère avoir faim que finir six pieds sous terre. C'compliqué d'être suzerain en exile de nos jours. On en vient même à mendier pour survivre.

Mais La ne le fera pas. Enfin pas tout de suite.
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Message(#) Sujet: Re: Cinq sens.[Mizuki] Sam 10 Sep 2016 - 12:52

    - Ah oui… Tu as perdu ta langue.

Faisant une petite grimace de désolation – et à moitié de dégoût – je m’avançai vers elle pour lui reprendre la cigarette qu’elle venait d’allumer, la jetant sur le sol et l’écrasant.

    - Tes voies buccales sont déjà assez amochées comme ça. Tu n’as pas besoin de ça. Par contre tu as besoin d’une douche.

Les deux ANBU m’accompagnant m’indiquèrent que personne ne l’accompagnait, ou plutôt qu’aucune autre présence n’avait été détectée. Posant mon regard dans les ténèbres qu’offraient l’horizon sylvestre, puis sur La (c’était La !!!), j’eus un petit sourire : elle n’était avec personne, évidemment. Son bandeau rayé, son allure, son attitude, et même son odeur : tout laissait présager qu’elle avait effectivement fui Suna pour une raison ou une autre et qu’elle s’était retrouvée à Konoha. Comment, pourquoi ? Sans doute le hasard, finalement.

    - Viens avec moi.

Tournant les talons, les deux hommes masqués encerclant la Ketsueki, je partis de là où elle avait été trouvée en direction de Konoha. En marchant, je fis un geste de la main en l’air, faisant envoler une vingtaine d’oiseaux simultanément : on n’était jamais trop prudent, surtout en ces temps. Franchissant les grandes portes, j’informai les gardes de la nature de ma découverte : une jeune fille qui s’est échappée d’on ne sait où et qui n’avait plus de langue. Inutile d’en dire davantage. L’amenant dans une espèce d’auberge de jeunesse, je lui fis découvrir la chambre dans laquelle elle passerait au moins cette première nuit.

    - Vous pouvez nous laisser. Merci.

Me laissant seule avec l’ex-Sunajin, les ANBU fermèrent la porte derrière eux. La chambre n’était pas luxueuse : un lit dans un coin, une fenêtre, des murs blancs, une table, quelques chaises, un petit frigo, une gazinière, une armoire et une pièce adjacente regroupant toilettes et salle de bain.

    - Considère que, jusqu’à nouvel ordre – et ordre de ma part – tu vis ici. Je te ferais remplir le frigo ce soir – enfin, je sais pas trop ce que tu manges en fait, donc tu me feras une liste rapide. Je reviens d’ici deux heures. Je t’ai demandé des vêtements de rechange. Donc sois propre quand je reviendrai.

Lui adressant un petit sourire, que j’essayai d’être chaleureux malgré les ordres que je lui donnai, je la dépassai et sortis en direction du palais informer l’Hokage de cette étrange découverte.

Comme convenu, deux heures plus tard, je me rendis dans la chambre de La. Frappant avant d’entrer, je m’engouffrai dans la pièce où elle se trouvait encore – de toute façon, son auberge avait été mise sous surveillance, j’aurais vite été mise au courant en cas de fuite ou de tentative de fuite. M’asseyant à sa table, je l’invitai à me faire de même, lui tendant des feuilles et de l’encre.

    - Je veux savoir ce qu’il s’est passé. Pourquoi tu n’as plus de langue. Pourquoi tu as quitté Suna. Ce qu’il se passe à Suna actuellement et leur situation. Bref, tout. Et si tu ne sais pas écrire non plus, débrouille toi pour me le faire comprendre.




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Message(#) Sujet: Re: Cinq sens.[Mizuki] Dim 18 Sep 2016 - 23:02

Encore une qui se souciait de sa santé? Les Konohajins étaient dit donc bien serviable avec les inconnus, enfin serviable mais escorté quand même. Haussant les épaules l'adolescente passa une main sur sa chevelure sombre et esquissa un demi-sourire avait-elle affaire à Blanche-neige? Les oiseaux et la nature lui obéissaient? Un conte de fées en vue? Ou alors c'était peut être la marâtre qui privait chaque belle-fille des libertés. La question méritait une réponse digne de ce nom, mais pour l'heure on lui donnait sobrement une chambre et de quoi vivre. Une prison en somme, mais une prison de luxe. Enfin un luxe relatif hein, le manoir Ketsueki était encore un cran au-dessus mais on pouvait pas tout demander quand on était une immigré clandestine et dont le pays 'd'origine' était quelque peu en froid avec son ancien allié. Mais elle s'en contenterait, pas trop en état de demander quoi que ce soit de plus.

Une salle de bain? Elle sentait donc si mauvaise que ça? C'est vrai que son hygiène n'était pas irréprochable mais bon c'était un peu cru comme sous-entendu. Besoin d'une douche, et elle lui en posait des questions? Les Konohajins jugeaient vraiment sans se retenir. Lorsque la rousse quitta la pièce, la Ketsueki n'ayant guère d'autre choix que d’obtempérer. Elle prit donc un bain chaud au point que la pièce fut envahie d'une brume, ce qui était assez drôle pour être souligné c'est la tentative de jeux de mots avec la brume sanglante. Sanglante et Ketsueki vous captez? Bon devant cet humour digne d'un rang D.

Après être donc propre, elle s'habilla mettant sa protection avec autant de dignité qui lui était possible d'avoir dans ce genre de situation. En espérant que l'autre cruche de rousse ne remarque rien parce que sinon, adieu la réputation de tueurs sanglants des Ketsuekis. La se posa sur le lit, et entreprit de faire une petite sieste en attendant que son hôte(?) ne revienne. Elle songea un instant à Carmilia et compagnie qui devaient attendre dehors. Il ne faudrait pas trop rester ici, et s'assurer au moins de pas finir en prison. C'était complexe comme situation mais elle ne doutait pas de ses chances de réussir. Elle n'était guère plus qu'une voyageuse et avec les bons renseignements elle espérait négocier sa sortie. Après tout elle n'avait rien vu de Konoha et ne verrait d'avantage plus si elle passait sa vie ici. Entre quatre mur, l'air pur lui manquait déjà. Elle remarqua toutefois qui lui restait la possibilité d'utiliser son chakra.

C'était pas banale ça du tout, c'était une preuve qu'elle était encore une invitée et guère une prisonnière. Elle était vraiment dans une situation particulière, ses pensées furent interrompus par l'entrée de la rousse dans la chambre. Elle lui intimait de lui donner autant d'informations sur la situation de Suna que possible. Oui si elle avait des doutes, désormais c'était limpide. Sa situation dépendrait de la valeur de ses informations. Elle esquissa un sourire sur la remarque de l'écriture et songea un instant à Yami. Comme quoi perdre sa langue avait des avantages. Elle craqua ses doigts et s'installa à la table.

L'instant d'après elle avait une main sur une de l'Aburame. L'autre toucha son crane, à tout instant sa vie pouvait se terminer mais c'était la façon la plus rapide et franche de lui montrer la situation de Suna. Bien entendue elle cacha quelques informations notamment son passé à elle. Mais montra pratiquement tout ce qu'elle savait d'intéressant à Suna. Sa maîtrise du Genjutsu n'était pas parfaite et l'illusion se termina rapidement la forçant à passer une main sur sa tête en allumant une cigarette.

Maintenant son interlocutrice savait quasiment tout. Elle avait donc les cartes en main pour décider du futur de la Ketsueki. Qui attendait en tirant sur sa cigarette, elle avait joué franc-jeu. La détestait Suna, haïssant ce village qui pourrait lui reprocher d'avoir balancé pour sa propre survie des informations sur ce village détestable? Personne.

Elle voulait vivre, peu en important le prix. Sa liberté et sa propre personne avant tout le monde. C'était plutôt simple comme crédo.

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Message(#) Sujet: Re: Cinq sens.[Mizuki] Lun 10 Oct 2016 - 10:28

L’écriture ne fut pas le moyen que la Ketsueki utilisa pour transmettre les informations qu’elle allait donner : à la place, elle tendit une main vers moi. Comprenant où elle voulait en venir, je lui pris, puis sa deuxième main toucha mon front, me plongeant dans un genjutsu qui allait me raconter ce qu’elle voulait me dire. Astucieux, en plus d’être plus rapide – si elle avait un roman à m’écrire, la regarder gratter le papier aurait été d’un ennui profond. Je reconnus assez rapidement les rues de Suna, et en découvris une facette que je n’avais pas remarqué auparavant : en tout cas, serait-ce les émotions et les ressentiments de La qui parlaient au travers de ce qu’elle souhaitait me montrer, ou alors le recul vis-à-vis de ce village, mais je devais avouer que Suna me semblait hostile.

Le manoir des Ketsueki. L’enfer de l’attaque de l’examen Chûnin. L’inaction de Kioshi. Les relations des Sunajins entre eux. J’ignorai combien de temps avait duré l’inception, mais j’avais en ma possession plein de nouvelles choses lorsqu’elle me sortit de l’illusion. Comment être sûre que ce qu’elle disait était vrai ? Impossible sans faire appel à de plus gros moyens, mais son récit écrit ou oral aurait donné la même chose : j’optais donc pour faire confiance à ce qu’elle m’avait montré. Après tout, elle n’avait aucune raison de mentir.

Me levant, remettant mes cheveux en place, je m’éclaircis la gorge, posant mon regard dans les yeux de La.

    - Bien. Je vais faire les démarches pour que tu sois considérée comme une réfugiée. D’ici là, tu ne bouges pas de cette chambre. C’est petit, c’est pas très luxueux mais c’est le mieux que je puisse te donner pour le moment. Bien sûr j’attends de toi un comportement exemplaire : pas d’escapade secrète, pas d’irrespect envers les autres résidents de cette auberge. Sois discrète, je passerai ou t’enverrai quelqu’un régulièrement pour répondre à tes besoins. On est d’accord ? Des questions ?

Posant mon regard cette fois-ci sur le carnet, j’attendant la réponse de La.

    - Ah et dernière chose. Je pars du principe que tout ce que tu m’as montré est véridique : mais si j’apprends que tu m’as menti d’une manière ou d’une autre, je serai beaucoup moins conciliante. On peut t’assurer sécurité et pérennité, mais on a horreur qu’on nous frappe dans le dos.

Faisant apparaître des insectes pour aller lui dévorer la cigarette qu’elle s’était de nouveau allumée, je lui fis un large sourire avant de repartir dans les rues de mon village. J’avais du travail qui m’attendait : temps que je me souvenais encore de ce que j’avais vu, je devais le noter par écrit et surtout en informer mon Hokage.




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