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 Il serait peut-être grand temps [PV]

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Il serait peut-être grand temps [PV] Sam 24 Sep 2016 - 23:45

    Tu as pris ton temps pour arriver ici, cela fait pourtant une quinzaine de minutes qu’on m’a annoncé ton arrivée…


À peine avait-elle eu son élève en visuel qu’elle commençait déjà à la réprimander. Elle se doutait qu’elle avait dû faire un crochet pour se désaltérer, se rafraîchir après son voyage ou autre … Mais elle avait invité Mizuki à prendre le thé chez elle à 16h précises, et cela faisait maintenant 5 minutes que l’heure fatidique était passée. Ce n’était pas le fait d’avoir attendu qui l’avait dérangé mais ce manque de ponctualité. N’arriverait-elle jamais à lui inculquer les bonnes manières ?

Assisse sur le plancher de son petit pavillon surplombant le petit étang en dessous rempli une multitude de carpes koi de toutes les couleurs nageaient librement, elle était enfin sortie de ses pensées pour s’attarder sur son entourage. Elle avait choisi ce lieu qu’elle affectionnait tant pour sa sérénité et le fait qu’il se trouvait loin de toute oreille indiscrète. L’aide qui avait accompagné Mizuki proposa à cette dernière de s’asseoir au bord de l’étang sur l’oreiller déjà disposé, posant en même temps le plateau sur lequel reposaient théière, tasses et autre attirail entre les deux Aburame.

    Merci Rukia, je servirai le thé moi-même.


Fit-elle avec un petit sourire à l’attention de son aide qui se retira peu après. Retournant les deux tasses, elle entreprit de verser le thé dedans sans rien rajouter, ni sucre ni lait. Pourquoi gâcher du si bon thé ? Adieu son éternel café, elle tenait maintenant sa nouvelle addiction. Une manière pour elle de rester connectée à cette époque où elle n’était personne …

Tasse en main, elle s’autorisa à passer ses jambes par-dessus le bord de la construction en bois, profitant du fait qu’elle était avec Mizuki pour retrouver ce manque de formalité qu’elle affectionnait tant, elle, pauvre fille du peuple.

    Je suis contente que tu aies répondu à mon invitation en tout cas. Cela faisait une éternité que nous n’avions pas parlé. Enfin de visu. Comment se passent les choses à Konoha ? Cho m’a récemment dit que tes parents se portaient à merveille. Je suis heureuse de l’apprendre. Les pauvres, j’espère qu’ils se sont remis de l’attaque cardiaque qu’ils ont dû endurer par ma faute quand je t’ai nommé Hokage ...


Ricanant légèrement, l’Aburame souriait, profitant de ce moment de retrouvailles emprunt d’une banalité à en faire pleurer plus d’un.

    J’ai appris que tu veillais au renforcement du village tout en améliorant la qualité de l’hôpital. Nozomi doit être ravie de toutes ces évolutions. Kihran aussi je suppose. Peut-être aurais-je dû l’inviter également… Tout se passe bien entre vous ? Raconte-moi tout, je ne te cache pas que vivre ici a ses bons côtés certes mais que les mauvais ressortent beaucoup plus. L’isolement et la solitude me rendront folle je pense. Que dirais-tu si nous délocalisions le clan Aburame pour qu’il vienne habiter dans mes jardins ? Il y aurait de la place pour tout le monde et le coin serait enfin vivant…


Avalant une gorgée de thé, elle laissa son pied toucher la surface de l’eau, créant une petit onde circulaire qui affola les poissons les plus craintifs tandis que d’autres s’approchaient, espérant qu’il s’agissait de nourriture. Les pauvres, ils n’étaient plus nourris depuis que Kihran avait changé de signature.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Il serait peut-être grand temps [PV] Lun 26 Sep 2016 - 19:03

Miko était partie du village il y avait un an et demi désormais, me laissant les rênes de ce qu’elle avait mis tant de temps à construire. Jamais le village n’avait été aussi prospère : et si je m’accordais évidemment certaines louanges, je ne peux oublier le travail colossal accompli par mes prédécesseurs, l’Aburame en première ligne. J’ignorais avec certitude comment les autres villages fonctionnaient, mais Konoha était un endroit où chacun pouvait s’exprimer, réfléchir et penser par lui-même, tout en gardant les préceptes d’une base militaire où le pouvoir en entier se trouve entre les mains d’une seule et unique personne. J’avais le pouvoir de tout changer d’un claquement de doigt, j’avais le pouvoir d’ordonner quoique ce soit à qui que ce soit, je pouvais tuer, torturer, promouvoir, rétrograder, surveiller, emprisonner et même marier les gens du village – voire du pays – si la fantaisie me le prenait. Bon évidemment, j’essayais de satisfaire le plus de monde tout en préservant l’hégémonie du village et du pays : c’était aussi mon rôle, et faire de Konoha une dictature sanglante et idéologiquement centrée sur une seule personne n’aurait jamais servi ce but, au contraire.

Au fond, Konoha était une tyrannie d’utilité publique.

Et ce régime a été instauré lors du règne de Suguato, poursuivi par Daiki, renforcé par Onpu et perfectionné par Miko. Mon rôle à moi n’est pas encore clairement défini par les livres d’histoire, n’ayant toujours pas terminé mon mandat, mais j’aime à me dire que je parfais ce système. Pour ce faire, j’avais été plus loin dans les réformes que Miko avait entamé : j’avais posé mes hommes aux postes clés du village, sans compter que ma supérieure directe en la personne de la Daimyô était une de mes proches. En bref, le système instauré par ma senseï, je faisais en sorte que rien ni personne ne puisse l’entraver.

Bref, un an et demi qu’elle était partie, disais-je. Je la croisai souvent, en fin de compte, son naturel de protectrice revenant au galop lorsque Hi semblait menacé : à plusieurs reprises, elle s’était elle-même déplacée (enfin… elle-même…) pour contrer une menace, rôle qui n’était pas celui du Daimyô mais celui d’une kunoïchi. Puis, elle passait souvent une tête à Konoha pour me transmettre des informations et pour s’assurer de certaines choses – son aptitude clonage étant plus rapide que l’envoi d’une lettre. Mais étrangement, aujourd’hui, elle souhaitait que ce soit moi qui me déplace jusqu’à la capitale. Fronçant les sourcils à la vue de l’invitation, j’annulai tous mes rendez-vous et, enflant mon manteau blanc d’Hokage et embarquant deux ANBU avec moi, je m’élançai en direction de la capitale de Hi no Kuni.

La présence du Hokage n’était pas chose commune dans la ville. Ainsi, mon arrivée, dont l’information fut plus vite répandue que lorsque mon propre réseau d’informations en cherche une – on se fait chier à payer et à former des gens alors que de simples civils avides de rumeurs sont d’une efficacité redoutable – fut quelque peu chamboulée par une foule de curieux venue voir à quoi ressembler l’Hokage. A la fois gratifiant, parce qu’on se sent comme une grosse célébrité qu’on vient acclamer, mais également irritant, comme un message qu’on me fait passer sur le fait que je ne sortais jamais de chez moi. Avec tout ça, je pris du retard sur l’heure à laquelle je devais voir Miko, et ce fut d’ailleurs la première chose qu’elle me fit remarquer.

    - Que veux-tu, les gens de la ville sont pas habitués à voir une belle et jolie Aburame.

Prenant une mèche de cheveux et la rejetant en arrière pour montrer l’humour dont je faisais preuve – qui ne devrait d’ailleurs pas tant faire rire Miko que ça – et allai m’assoir là où elle m’indiquait de le faire. J’arquai un sourcil lorsqu’elle demanda à sa servante…

    - Du thé ? Mais… Mon café te manque tant que ça que tu t’es mis à autre chose depuis que tu m’as quitté ?

Elle allait sans doute me répondre quelque chose genre « Oh non, c’est toi qui m’a dégouté du café », on se gaussera et on se dira « alala j’en peux plus putain, « jpp ptn » comme disent les jeunes »… Et ce sera un moment mémorable, mais passons. La suite de la conversation me fit froncer les sourcils, la regardant d’un air suspicieux : ce genre de banalités, on avait pu échanger plusieurs fois dessus. Et à chaque fois, la suite avait été annonciatrice de nouvelles assez énormes. M’éclaircissant la gorge, je retournai mon attention vers l’eau qui ondulait paresseusement.

    - Pour ma famille, ouais, ils vont bien. Je soupçonne ma mère de te bénir de m’avoir donné le poste puisqu’il implique moins de sorties en missions et donc moins de dangers permanents. Donc non, pas de crise cardiaque, au contraire. Kihran s’en sort plutôt bien à l’académie. On se voit du coup moins souvent mais il s’en sort plutôt bien. J’ai que de bons échos de lui. Il organise l’examen Chûnin à venir, son premier grand test… On verra ce que ça donnera. Tu devrais d’ailleurs recevoir les invitations officielles sous peu. Et je dis « les » parce qu’en parallèle on fait un examen Jônin, aussi. Les promotions ont été faites assez aléatoirement depuis le drame de Suna, on va essayer de rétablir une certaine routine permettant à chacun de se fixer des objectifs.

Je retournai la tête vers Miko en souriant.

    - Donc là c’est le moment où je te demande : « et toi, quoi de neuf ? », puis le moment où tu me réponds le même genre de banalité puis le moment, enfin, où tu arrives à la raison exacte pour laquelle tu m’as faite venir ici… Qu’est-ce qu’il se passe, Miko ?




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Il serait peut-être grand temps [PV] Sam 8 Oct 2016 - 18:14

Soupirant légèrement pour elle-même tout en sachant pertinemment que Mizuki l’entendrait et comprendrait que son impatience maladive était exténuante, la Daimyô décida quand même de continuer les banalités, de quoi agacer la fougueuse jeunesse.

    Et l’hôpital, la défense, la guerre non rien pas de nouvelles, je n’y ai plus droit ? Je dois juste me contenter d’attendre vos invitations aux examens sans que tu ne m’expliques en avance et de visu ce que vous leur avez préparé ? Merveilleux. J’adore les surprises … presqu’autant qu’être tenue à l’écart.


Soupirant bruyamment cette fois plus pour souligner son propos que par réelle exaspération, elle but une gorgée de son thé avant de perdre son regard dans le contenu de la tasse qu’elle tenait de nouveau au-dessus du lac.

    Pour ce qui est du café, je te dirais bien que c’est toi qui m’en a dégoûté mais je crois qu’au bout du neuvième mois tu as enfin réussi à saisir l’astuce … ça ou mes papilles avaient fini par s’habituer à ton mélange ignoble... Mais en réalité, à peine arrivée ici, on m’a fait une bonne dizaine de remarques le jour même sur mes habitudes de vie et ce malgré mon nouveau rang. « Nous nous soucions juste de votre santé Aburame-sama ». M’est avis qu’après le dernier seigneur, ils ont maintenant les chocottes d’enchaîner une deuxième perte. J’ai donc fait une petite remise en cause et … entre les gallons de café par jour, les carafes de Bourbon et les paquets de cigarette, j’ai choisi de virer le café. « Vous avez bien fait Aburame-sama, rien de tel que le café pour aggraver les problèmes cardiaques ! ». Tu aurais dû voir le soulagement dans leur visage ...


Soupirant à nouveau, l’Aburame avait pris une petite voix maniérée pour imiter à chaque fois son docteur. En y repensant elle sourit quelque peu intérieurement. Le pauvre bougre était devenu tout pâle en voyant toutes les cicatrices et en se rendant compte qu’elle avait abusé avec excès des pilules militaires et que malheureusement son corps ne suivait plus la cadence.

    Enfin bon … Ne t’en fais pas, je ne vais pas te lâcher comme ça. Surtout pas alors que je suis enfin en pseudo-retraite. Mais voilà, à mon âge il faut visiblement que je commence à faire attention. Pareil, il a mis le holà sur mes drogues militaires. Brave homme … Mais un peu pénible. Tu me trouveras peut-être ridicule mais ma première réaction quand il m’a dit que je me faisais vieille et que je n’avais plus vingt ans a été de me renseigner sur ces histoires comme quoi certains ninjas avaient atteint une sorte d’immortalité ou de jeunesse éternelle. Bon, rien de très concluant pour le moment sur la recherche de l’élixir de jouvence … Mais au final je n’ai pas spécialement poussé la chose… Réalisant qu’au final, le jour où je partirais … eh bien … la vie continuera. Éventuellement je te manquerai un chouia mais … j’ai fait mon temps et niveau personnel et bien … Je suppose que tu sais déjà que la guerre n’a été tendre avec personne.


Petite référence à son mari. Mizuki ne savait peut-être pas pour l’enfant qu’elle avait perdu, mais les choses revenaient au même : niveau affectif, elle avait loupé le coche.

    Tu m’excuseras de radoter, mais j’y viens enfin. C’est pour te dire ceci que je t’ai demandé de venir aujourd’hui Mizuki. Comme dit précédemment, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Cho récemment. Et elle comme moi nous inquiétons pour toi … Tu vas maintenant sur tes 25 ans, et malgré tout ton talent et ton efficacité en tant que kunoichi et Kage … eh bien … nous avons toutes les deux peur que tu passes à côté de tous les plaisirs de la jeunesse, de tout ce qui est vraiment important. Tu as grandi et mûri trop vite et c’est très probablement ma faute … Mais je ne veux pas que tu finisses comme moi, à élever tes ruches dans ton coin en vieille fille solitaire. J'aimerais donc te demander si tu n’as personne en vue comme le suspecte Cho ? Je ne te jugerai pas. Enfin ... Pas trop. C'est juste que ... tu m’as pourtant l’air assez proche de Kihran, Natsuki et Satochi... Si tu vois ce que je veux dire. Mais si je me fais des idées, tu sais, le village regorge d’autres potentiels candidats … Regarde Takeo ou Yusei, tous les deux chefs de clan… Cho ne dirait pas non...


Pensant que Mizuki avait suffisamment de jugeote pour ne pas chercher en dehors de Hi, Nami ou Ame pour ne pas provoquer de crise cardiaque autour d’elle, Miko gardait pour elle un petit détail par rapport à tout ça encore, attendant déjà de voir si Mizuki n’allait pas sauver la situation en lui annonçant qu’en effet elle voyait bel et bien quelqu’un. Ce genre de conversation mettait la doyenne un peu mal à l'aise mais finalement elle trouvait qu'elle ne s'en sortait pas si mal.



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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Il serait peut-être grand temps [PV] Sam 15 Oct 2016 - 20:13

Si on avait été dans une série animée et pas dans la vraie vie (aha, je t’entends rigoler), il y aurait eu un long silence après le discours de Miko, et mon personnage aurait tout à coup viré au blanc, se mettant en position latérale de sécurité tout en ayant été agrémenté de petits traits noirs sur le dessus. Totalement blasant.

    - Tu m’as fait traverser la moitié du pays pour me demander des nouvelles parce que tu te sens exclue des projets militaires et du village et parce que… tu juges qu’il serait temps pour moi de me marier ?

C’en était presqu’insultant, finalement. Elle m’avait confié elle-même les rênes du village elle-même, alors que je n’avais aucune vue sur le poste. Elle aurait pu rester au cœur de toute la vie de Konoha, menant elle-même tous ses projets, et elle était là, à presque me reprocher d’être si éloignée et abusant de mon temps pour des futilités qui ne lui ressemblaient pas. Ma pseudo-colère s’envola assez rapidement quand, regardant autour de moi, je compris que Miko se retrouvait au cœur d’une vie politique de planqué : elle méritait tout ce qu’elle avait, mais la vie d’un Daimyô était forcément moins palpitante et enivrante que celle d’un ninja. Passer son temps à représenter diplomatiquement le pays, assister à des cérémonies, et le tout loin des montes d’adrénaline qui a caractérisé sa vie… Miko vieillissait, finalement ; elle avait laissé derrière elle toute la pression que son poste précédent lui conférait, mais elle s’ennuyait, indubitablement : et pour cause, elle restait la plus grande kunoïchi de ce monde… mais enfermée dans un palais. Je basculai mon torse en arrière, me soutenant avec mes bras.

    - Les rénovations et améliorations de l’hôpital touchent à leurs fins. Nozomi va bientôt être à la tête d’un établissement à la pointe de la technologie et du progrès médical. On a bien bossé sur les nouveaux départements et on a alloué une large partie du budget à la recherche, au matériel des laboratoires etc. Je pense sans fausse modestie que l’hôpital va être une référence du genre et ça va booster franchement pas mal de choses. J’ai déjà reçu des courriers du monde entier concernant des partenariats et autres projets… Bref.
    Concernant la guerre, Suna a attaqué Nami et a fait des missions de repérage à nos frontières. On les a bootés hors de nos frontières, et les pertes militaires sont quasi nulles. Mes informateurs m’indiquent du mouvement à Odaichi et à Suna… J’attends plus d’informations à ce sujet…
    Concernant ton point important sur mon… avenir sentimental et personnel…

J’hésitais à lui mentir en lui disant qu’il y avait bien des choses qu’elle ne savait pas, que ma vie de couple était totalement épanoui… Mais non, ce n’était pas le cas. Je n’avais pas un naturel à me préoccuper de ça, le fait d’être Aburame rendait les choses un peu plus compliquées à cause des rumeurs persistantes à ce sujet, le fait d’être Hokage impressionnait et quoiqu’il en soit, à chaque fois que je voyais un couple autour de moi, ça me donnait envie de tuer des bébés chatons, juste pour être sûre qu’eux ne se reproduiront pas aussi. J’avais eu quelques flirts, quelques personnes qui étaient passées en coup de vent dans ma vie, mais rien de biens sérieux. L’un de nous y mettait rapidement fin – moi la première.

    - Tu sais ce que c’est, tu as été mariée. Dis-moi Miko, si en tant qu’Hokage, tu avais une personne aussi importante qu’un mari à protéger, une famille supplémentaire que celle que représente Konoha, comment ferais-tu pour t’inquiéter de chacune d’elle en même temps ? Ne te méprends pas : le fait d’être Hokage n’est pas un fardeau, au contraire. Mais il occulte certaines choses, dont celle d’avoir une vie de couple et de famille saine et viable. Et puis… Nous sommes des shinobis. Notre vie est éphémère, pour la plupart d’entre nous. Tu as connu ça, toi plus que quiconque : ça fait quoi de perdre l’amour de notre vie à cause de notre métier ? J’ai déjà pesé le pour et le contre. L’amour, ça fait mal, c’est inutile et c’est très surfait.
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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Il serait peut-être grand temps [PV] Lun 17 Oct 2016 - 0:38

La doyenne appréciait que Mizuki accepte finalement de se prêter au jeu des banalités avant de réagir sur le sujet principal de leur entretien. Sûrement le faisait-elle par pitié de voir son ancienne senseï aussi esseulée, entourée de politiciens, de gardes et de domestiques qui la maternaient au possible. Elle. Qui au fur et à mesure des années s’était faite une réputation de guerrière redoutable. Elle était désormais considérée comme précieuse. Au moins s’occupait-elle en relâchant à l’occasion des clones à droite à gauche. Mais faire combattre un double n’avait rien de trépidant. Elle en perdait ce frisson d’aventure qu’elle avait toujours savouré.

Cependant, en tant que Daimyô elle ne pouvait s’exposer plus que nécessaire aux risques extérieurs. Ce serait mettre en danger les siens et nuire à leur sécurité assurée par la stabilité du pays. Elle était en quelque sorte le dernier rempart de Hi no Kuni, et quand bien même sa position n’était pas envieuse, elle se devait d’assurer son rôle et s’en contenter afin de laisser la nouvelle génération prendre les devants.

    Et c’est là que tu te trompes Mizuki. Fonder une famille et vieillir avec elle, n’est pas censé être un handicap et tu t’en doutes malgré les pitoyables exemples que tu as eus autour de toi. Miyu a abandonné son poste car elle tombait enceinte et tous les autres Kages moi comprise sommes arrivés à notre poste sans conjoint, sans famille, sans rien. Il est normal que tu penses donc que l’amour soit un fardeau, mais regarde Cho. C’est grâce à sa famille, grâce à ce petit quelque chose qui lui donnait une autre raison de se dépasser qu’elle a mené notre clan d’une main de fer. Et son exemple a été repris encore et encore par de très nombreux ninjas de Konoha. La famille. Un grand principe bien vaste pour qualifier les Konohajins. Cependant, il te suffit de te concentrer sur cette notion au sein des différents clans du village pour remarquer que c’est ce pilier qui a conduit à leur grandeur … Tu as déjà des connaissances que tu pourrais sans hésiter appeler amis, est-ce pour toi réellement une faiblesse ? Ne ferais-tu pas tout pour qu’il ne leur arrive pas malheur, encore plus que pour de vagues connaissances ?


Posant sa tasse de thé, l’Aburame continuait de regarder la mare devant elle.

    Oui perdre celui que je considérais comme l’amour de ma vie et avec lui toute espérance de fonder mon propre foyer m’a plongé dans de nombreuses années de solitude et de misère. J’étais perdue. Seule. Oubliée. Mais on m’a aidé à me montrer une autre voie. Cet amour qui m’avait été enlevé je l’ai reporté aux habitants de mon village, à mon clan, à mes amis … à toi. Et c’est en puisant dans cet amour que je donnais à ma façon bien particulière que j’ai réussi à surmonter des épreuves que je n’aurais jamais réussies seule. Cela peut paraître cliché, mais c’est la force de tes sentiments qui te rendront plus forte, et non pas plus faible. C’est grâce à cet objectif plus spécifique, plus puissant que tu continueras à te surpasser pour la tâche qui t’a été confiée. Il est normal que tu aies peur, l’amour est comme un saut en parachute, il comporte ses risques. Des fois le parachute ne s’ouvrira pas, des fois le sol se révèlera bien plus proche que tu ne le croyais, mais des fois aussi, l’atterrissage s’avèrera être une réussite. Et tous tes espoirs, toutes tes envies trouveront alors leur justification. Dans mon cas, l’atterrissage a été désastreux. Mais le peu de temps qu’aura duré le vol aura valu la peine. Et crois-moi quand je te dis que pas une seule seconde je ne regrette maintenant d’avoir vécu quelque chose de si fort. Tout ce que je veux c’est que toi aussi tu vives un tel frisson, un tel moment, et pour cela il faut que tu t’ouvres d’avantage, guidée par tes propres expériences et non par tes conclusions sur ce qui t’entoure et ce malgré ton rôle qui en ferait fuir plus d’un.


Sortant une cigarette, elle l’alluma grâce à son briquet intégré dans sa prothèse et la porte à ses lèvres avant d’exhaler un large nuage de fumée.

    De toute façon, même si tu décides de te borner à rester seule, Cho a décidé de prendre les choses en main. Tes parents et moi la soutenons dans son initiative à notre manière… Si je voulais que tu viennes c’était pour te préparer à ce qui t’attendait, en espérant que ta vie sentimentale n’était pas aussi désertique que la mienne, ce qui m’aurait permis d’avorter ses grands projets pour toi. Tu la connais, forte de sa position, elle a déjà identifié plusieurs prétendants issus des divers clans du village. Tu verras tout cela en temps et en heure je suppose, moi-même je n’ai pas tant de détails que cela. Tout ce que je sais, c’est qu’elle a repris contact avec nombre de ses anciens amis. À commencer par Chiasa, la matriarche du clan Hayashi. Que tu connais peut-être comme étant la grand-mère de Kihran. Vous en glousserez sûrement entre vous, mais tâche de te prêter toutefois au jeu, tu pourrais en ressortir … surprise je pense. Pardonne nous notre intrusion dans ta vie sentimentale, nous pensons certes à ton bien être et espérons pour toi une vie meilleure que la nôtre ce qui passerait par une plus grande ouverture sentimentale, il est des faits qui restent malgré tout : nous ne pouvons décemment pas laisser la très probable prochaine chef du clan Aburame célibataire et sans descendance …


Nouvelle bouffée de fumée, l’Aburame craqua son auriculaire. Posant sa main sur l’épaule de son ancienne élève, cigarette au bec, Miko se releva en s’appuyant sur Mizuki.

    Je te laisse le temps de réfléchir à tout cela, de te calmer éventuellement. D’ici là, j’apprécierais si tu pouvais éviter de tout détruire, je tiens beaucoup à ce petit pavillon. Le dîner sera servi à 19h dans la salle principale, libre à toi de me donner ton avis sur tout cela une fois à table. Sache cependant que même si ça ne te plait pas, tu devras bien te prêter au jeu d'une façon ou d'une autre au vu de ta position en tant que Kage mais surtout en tant que petite fille de notre chère Cho bientôt à la retraite. De quoi te faire regretter d'avoir surmonté ta peur des insectes je suppose hein. J’aurais par ailleurs quelque chose à te demander. Cette fois pour moi, quelque chose de … personnel … médical si tu préfères. Mais je profiterai du repas pour t’en parler d’avantage, d’ici là ne t’en préoccupe pas.


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Message(#) Sujet: Re: Il serait peut-être grand temps [PV] Ven 28 Oct 2016 - 12:18

Je restai quelques minutes interdite, pendant qu’elle quittait la pièce après son long et charmant discours sur l’être aimé, m’adossant à un mur, regardant le sol, souriant bêtement. Ce serait injuste de voir en moi qu’une mépriseuse d’amour, mais honnêtement, quelqu’un a déjà été amoureux ? Oui, sans doute, vous qui lisez, vous vous complaisez dans une vie idéale, vous êtes tiraillés entre papa et maman (qui, eux, ne sont pas divorcés), vos études (et ce fichu devoir que vous n’arrivez pas à finir, bouhou) et votre amant qui vous envoie des messages angoissés tous les soirs en vous relançant du fameux message que j’appelle « point d’interrogation », parce que c’est bien connu que si tu n’as pas répondu au premier message, l’envoi d’un solitaire « ? » va directement te donner envie de répondre illico. Oh bien sûr, pour certains, les trois ne sont pas en même temps : vous pouvez avoir la famille et les études, mais pas l’amour : ce qui ne retire en rien ce que je dis. Par nature, l’Homme a besoin de s’accrocher à un être du sexe opposé (ou du même sexe, mais autant les partisans du mariage homosexuel se fichent qu’on ne parle de d’hétérosexualité, autant les parasites de la manif pour tous se braquent dès qu’on voit deux garçons à moins de dix mètres l’un de l’autre, alors je veux éviter de choquer le plus de monde possible, peu importe qui tu es jeune margoulin) pour se sentir important. Un message un peu gentil, une phrase souvent mal interprétée, des faits et gestes parfois ambigus, et on se retrouve vite à divaguer, oubliant qu’au fond, la finalité sera la même : on restera allongée des heures avec une atroce douleur à la poitrine parce qu’on se sentira seul, plus que jamais et toujours plus que la précédente fois – alors qu’au fond, c’est sensiblement la même chose, c’est juste que le mécanisme de défense vous fait oublier à quel point vous aviez eu mal. Et ne me répondez pas que la douleur fait partie du processus, ou que le fait de commencer à détester l’autre est normal parce que « il n’y a qu’une mince frontière entre l’amour et la haine ♥ ». C’est totalement faux. Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine.

Puis il y a de toute façon d’excellentes raisons de rester célibataire. Quand t’es en couple, tu passes ton temps à polir les molaires de ta dulcinée à longueur de temps, et devant les autres si possible, parce que ça les intéresse vachement de voir leurs amygdales. Puis les amoureux se partagent tout : si l’un a une gastro, l’autre l’a aussi. C’est la règle. Ce qui fait que du coup tu te ruines en chewing-gum pour contre-attaquer face aux assauts de la mauvaise haleine (valable pour n’importe quand, en fait, puisque tu n’as plus le droit de manger de l’ail ou toutes ces choses délicieuses de la vie (…) qui s’en prennent à ton haleine fraîche mentholée. Puis il faut savoir aussi que les gens en couple subissent une atrophie du cerveau, et se mettent à appeler leur douce moitié « mon chaton » ou « mon cœur d'amour », et se doivent de prononcer des phrases préfabriquées du genre « Je pense à toi qu'une seule fois par jour mais cela dure 24 heures », oubliant par la même que dans une journée, il y a tous ces moments cocasses et privés qui empêchent généralement de penser à l’être aimé. Penser à lui 24H, ça fait que même caler sur le trône t’as sa tête devant toi, ce qui est plutôt moyen niveau romantisme. Puis les amoureux, en présence de leur lapinou d'amour, doivent s'abstenir de roter, d'avouer leur addiction à Bob l'éponge, ou même de manger la bouche ouverte. Parce qu’il y a des limites à l'amour, faut pas déconner. D'accord, t'es privée d'affection, de bisous, de complicité. C'est bon, achète un hamster.

Et enfin, l’amour, c’est violent. Outre les douleurs morales et psychologiques que ça entraîne, il y a une chose qui est rarement évoqué et pourtant visiblement ciment de la relation : le sexe. Oh, ça va, fais pas ta mijorée, ou je te jure que je te fais lire des choses bien pire. Tu sais ce que notre corps subit quand on fait l’amour ? Les pupilles se dilatent, les artères se contractent, la température augmente, le cœur s’emballe, la pression artérielle crève le plafond. La respiration s’accélère et devient haletante, le cerveau envoie des impulsions électriques dans tous les sens et des sécrétions jaillissent de toutes les glandes. Les muscles se tendent et se crispent comme si on soulevait trois fois le poids de notre corps. C’est violent, c’est brutal et ce n’est pas joli. Et si on ne s’était pas arrangé pour en redemander, ça fait bien longtemps qu’on aurait cessé de se reproduire.

Arrivant à l’heure dans la salle à manger, après avoir passé ma journée à bouder et à ne dire absolument aucun mot, je m’installai à la place qu’on m’avait assignée : la vie au palais n’avait rien à voir avec ce qu’on pouvait avoir à Konoha. Essayant tant bien que mal d’éviter le sujet du mariage ou de l’amoureux, j’enchaînai sur la question médicale.

    - Tu as besoin de quoi ? Je veux dire, au niveau médecine ?




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Il serait peut-être grand temps [PV] Ven 28 Oct 2016 - 19:42

Petit sourire quand Mizuki se joignit à elle à la table qu’elle avait fait préparer. Séparées par trois mètres de chêne massif dans une ambiance qui se voulait intime éclairée à la seule lueur des bougies -même si avouons-le, il y en avait beaucoup- Miko regarda son élève s’asseoir alors qu’une des domestiques amenait le plat principal puis l’accompagnement. Poulet frit et pommes de terre sautées. Rien de très raffiné, et quand Miko avait demandé expressément ce repas, elle avait eu vent des plaintes des cuisiniers, d’autant plus outrés qu’elle avait précisé qu’elle ne voulait pas d’entrée ou de réinvention fantaisiste de sa commande.

    Étant visiblement retombée dans ton enfance boudeuse, je me suis dit que le plat était de circonstance.


Fit l’Aburame totalement sérieuse alors qu’on les servait toutes deux à profusion. Remerciant la domestique après qu’elle ait versé un verre de vin à chacune, cette dernière s’éclipsa, les laissant savourer leur repas. Goutant une pomme de terre, l’Aburame reconnut que ses chefs étaient d’un tout autre niveau qu’elle. Poulet frit et pommes de terre sautées. Les seules choses que Mizuki alors enfant pouvait tolérer lorsque Miko était en charge de lui faire à manger. Oh bien sûr elle avait essayé de lui faire manger ses fameux beignets de sauterelle mais impossible de les lui faire apprécier. Le reste avait également reçu une note médiocre même si parfois Mizuki n’osait pas le lui dire ouvertement. Mais pouvait-elle vraiment lui en vouloir ? Après tout, peu d’enfants aiment les légumes ou les insectes.

Petite gorgée de vin, la question fatidique tomba. Ah. Ce … problème médical.

    Tout plutôt que de parler de toi n’est-ce pas ? Je peux comprendre … Eh bien … Vois-tu je te parlais plus tôt de tromper la mort et à cette fin j’avais relancé un projet infructueux à l’époque. Il me semble que tu m’avais vu travailler dessus sans obtenir aucun résultat concluant à l’époque où j’occupais ta position. Et bien … Il y a quelques jours de cela, une poignée de chercheurs que j’avais mis sur l’affaire a obtenu quelque chose qui s’annonce prometteur : ils ont réussi à réactiver les Kinnegans de Jisetsu Demon…


Petite bouchée. Hmmm le poulet était parfaitement saisi.

    Tu te souviens sûrement de lui. Semi-roux, rebelle, nu, sans mains ? Avant de faire disparaître son corps à la morgue, j’avais demandé à ce qu’on extraie ses yeux pour étude. Me disant qu’ils pourraient un jour se révéler utiles. Et maintenant qu’ils sont réactivables, j’aimerais les mettre à contribution de la défense de notre territoire.


Craquement d’auriculaire. Gorgée de vin. Petite pause.

    J’y ai donné pas mal de réflexion, et j’aimerais que tu rejoignes le projet afin de tenter de me greffer ces dojutsus à l’aide de tes connaissances en médecine. J’ai conscience des risques ne t’en fais pas et malgré ce que je laisse penser ce n’est pas par seul égoïsme que je veux servir de cobaye. Tu le sais, je ne fais pas grand-chose ici, dans ce palais, ma seule réelle utilité à ce pays étant sa surveillance, les informations que je te rapporte et éventuellement l’intervention de mes clones d’insecte… Cependant depuis la fameuse découverte du refonctionnement de ces dojutsus, je ne cesse de me dire que je pourrais faire beaucoup plus. Avec ma réserve de chakra je pourrais permettre à tes Konohajins d’intervenir partout beaucoup plus facilement et rapidement, en ouvrant un portail là où se trouveraient mes insectes qui auraient détecté quelque chose par exemple où là où toi-même tu aurais eu vent d’une intrusion. D’autres applications diverses et variées me viennent également en tête et … je sais que tout cela peut paraître un peu fou. Mais je suis prête à tenter l’aventure et développer avec toi ce genre de système dont nous pourrions toutes les deux faire profiter les habitants de Hi, Ame et Nami. Tu me parlais d’attaque sur Nami. Imagine si nous disposions d’un système d’intervention quasi-immédiate face aux dangers … Tout cela puiserait sur mon chakra … Mais … Si personne ne peut m’approcher, à quoi bon garder mes réserves pour moi-même ?


Son repas se terminait. Buvant une autre gorgée de vin, elle sortit une cigarette et l’alluma grâce au briquet intégré à sa main en métal. ?

    Qu’en dis-tu ?


Bien sûr elle aurait pu faire sa sauce de son côté. Une seule autre médecin avait sa confiance dans ce monde pour la laisser effectuer une telle opération. Elle aurait pu lui demander. Mais Miko souhaitait avoir l’aval de l’Hokage elle-même, savoir qu’elle pourrait compter sur son soutien au lieu de lui imposer ses conditions comme à l’époque. Mizuki continuait de grandir et d’asseoir son autorité et cela lui convenait plutôt bien pour le moment. Bien évidemment, une telle position de pouvoir nuisait à sa vie personnelle mais … cela serait pour un autre chapitre.

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Il serait peut-être grand temps [PV] Ven 18 Nov 2016 - 19:47

J’ai la pression, je sais qu’actuellement, vous êtes nombreux à lire mes péripéties d’Hokage et certains ont encore sans doute envie de m’arracher les yeux. Grosse attente du coup sur ce poste qui va confirmer un projet que certains défendent bec et ongle – et cette fois-ci, je ne citerais pas la personne, puisque quand j’ai fait sa promotion en le nommant un peu partout ça m’a été reproché. Appelons le sobrement… D – et n’y voyez là aucune connotation ou sous-entendu, hein, c’est clairement pas mon genre.

Bref, j’avais laissé de côté toute cette histoire de mariage, même si je savais pertinemment qu’elle finirait par y revenir tôt ou tard, mais mangeant mon repas de gamine pourrie gâtée – légèrement amer finalement de me faire rappeler à l’ordre encore maintenant et de sentir au fond de moi que je ne peux toujours pas lui faire face, même moralement – j’écoutai avec attention le discours qu’elle me tenait, légèrement surprise (comme D., en fait) qu’elle avait gardé les yeux du Jisetsu qu’elle avait exécuté. Assez immonde, en soi : mais le projet était intéressant à mener. Une greffe demanderait de la préparation et beaucoup de technique, mais je m’en sentais capable. Dans l’espoir que D. ne vienne pas m’en empêcher (finalement, ouais, j’ai changé, D. sera une sorte de divinité – mais attention, hein, pas une divinité genre Zeus ou Poséidon, mais plutôt comme… heu… Aristée, tiens. Dieu de l’Apiculture et de la fabrication du fromage. La lose, quoi).

    - J’en dis qu’il faut me laisser quelques jours pour étudier le sujet. Mais qu’avec toutes les avancées qu’on a faites à l’hôpital, il y a de grandes chances que tu puisses contrôler le temps dans quelques semaines grand maximum.

Léger sourire en la fixant : plus le temps passait, et plus on remarquait que nous nous étions trompées : il y a quelques temps, on n’aurait jamais pu penser que Hi serait plus puissant qu’il ne l’était. Pourtant, chaque jour, chaque découverte, chaque avancée nous prouvait le contraire. D. n’a qu’à bien se tenir : il pourra venir pleurer (enfin, sans aucun œil ça risque peut-être d’être compliqué), il pourra essayer de nous barrer la route : on réussira à faire ce qu’on veut faire. Parce que la volonté du feu nous guide – et ça, c’est beau putain.

Me levant après avoir terminé mon repas, je renfilai ma cape d’Hokage, prête à repartir pour Konoha.

    - Je t’attends dans quinze jours à Konoha, avec tes deux paires d’yeux. On procédera à l’échange.

Dernier sourire à l’encontre de ma senseï, puis je tournai les talons et repartis avec les ANBU qui m’accompagnaient, ne pouvant me détacher ce sourire sur mes lèvres. Ce n’était plus qu’une question de jours – littéralement, en plus. Et puis, quelle douce ironie…

Il avait voulu m’arracher les yeux. Je lui avais arraché les siens.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Il serait peut-être grand temps [PV]

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