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 Aburame Miko, enfin !

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Iwa
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Message(#) Sujet: Aburame Miko, enfin ! Lun 14 Nov 2016 - 22:21

« Voyage »


Les choses ne pouvaient pas se passer mieux. Satochi venait de sortir un tour de magie de son sac et était parvenu à m’arracher des griffes de mon ravisseur. J’allais enfin pouvoir revoir cette maudite femme. Oui, on m’amenait à elle, ces deux Konohajins accompagnés de ces deux chiens allaient m’offrir au Daimyo de Hi et tout cela pour mon plus grand bonheur. À moins que notre trajet soit perturbé par des Sunajins à ma recherche ou des mercenaires voulant me prendre en otage pour toucher de l’argent, comme l’avait fait Black. D’ailleurs, je me mettrais à la recherche de cet inconnu une fois Miko morte. Cet homme me devait une oreille, mais j’allais surtout le remercier de m’avoir donner la possibilité de retrouver l’Aburame sans la moindre difficulté.

Cependant, nous étions encore loin de la capitale du pays du feu. Nous avions quoi, un jour et demi de marche, voire deux ? Les deux chiens avaient pris l’apparence de leur maître pour se tenir debout et me maintenir de part et d’autres afin de me faire avancer. Néanmoins, ils n’avaient pas de soucis à se faire, si je le pouvais, je courrais vers le Seigneur Féodale du Feu. Mon sang bouillait, j’avais tellement hâte de la revoir, mais le sentiment allait-il être réciproque ? Peut-être, qui sait.

Le temps ne semblait pas s’écouler et j’avais l’impression de ne pas avancer. J’étais à bout de force, je n’avais rien dans le ventre, d’ailleurs ce dernier n’arrêtait pas de gargouiller et je ne pouvais même pas discuter pour me distraire, ils m’avaient remis mon bâillon en bouche. J’avais les cheveux gras, mon sang avait crouté sur la zone où devait se situer mon oreille et je puais la mort. En y pensant, les deux chiens à côté de moi devaient souffrir vu l’odorat délicat qu’ils détenaient, non ? J’étais vraiment dans un piteux état, jamais de ma vie j’avais été aussi lamentable à regarder.

Je pouvais profiter du voyage pour trouver un moyen de me libérer du sceau sur ma nuque. C’était quand même le comble, j’étais un expert en Fûinjutsu et je n’étais pas foutu d’effacer ce maudit dessin, enfin, je n’avais même pas essayé, peut-être que j’en suis capable, mais pour cela je devais avoir les mains libres… Je n’allais rien tenter d’insensé maintenant, mais une fois à la capitale ou plutôt proche de Miko, j’essayerai de me défaire de ces liens et de ce Fûin pour retrouver ma puissance et la tuer. Il me suffira de me téléporter pour fuir aux autres Hijins présent lors de la mort de leur représentante. J’étais excité en m’imaginant ce scénario, les deux autres devaient me prendre pour un fou en me voyant heureux de la sorte…
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Mar 15 Nov 2016 - 19:02

Nous venions tout juste de quitter la Mégalopole. Avec notre colis prématurément dans les mains, il ne serait pas avisé de rester un instant de plus dans cet endroit où croupissaient les malfrats en tout genre. Avec le temps, la réputation de la Mégalopole n’était plus à faire; un peu la nouvelle Nami. Lieu où autrefois les pirates régnaient en maîtres et où le crime foisonnait, ce n’était plus cas puisque nous nous étions occupés de ce trou à rats et avions exterminé la vermine de cet endroit. Il leur fallait cependant un nouveau lieu pour se réunir et pour comploter leurs divers délits : ainsi la Mégalopole était née. Avec toutes ces odeurs, laissez-moi vous dire que je n’étais pas malheureux de quitter cet endroit. Ce pourquoi j’étais un peu moins heureux, toutefois, c’était le fait que nous repartions avec une personne de plus que ce que nous étions arrivé avec. Bien sûr, je l’avais laissé faire et avait essayé de garder un air impassible lorsque la proposition était tombée dans l’entrepôt puisque Satochi-san était mon supérieur et un ami de confiance donc je savais qu’il devait avoir un plan, mais lorsqu’il était venu me rencontrer quelques jours plus tôt à Konoha pour cette mission il me semblait avoir compris que l’Aburame voulait seulement que nous faisions un peu de reconnaissance, tâter le terrain. J’ignorais comment elle allait réagir devant ce cadeau imprévu.

Le trajet s’était jusqu’à date passé dans un silence qui à la longue devenait malaisant. J’avais cependant l’impression que n’importe quelle parole qui sortirait de ma bouche rendrait les choses encore plus étranges qu’elles ne l’étaient déjà aussi me gardai-je de dire quoi que ce soit. De toute façon qu’est-ce que je pouvais bien dire? Je n’étais pas pour faire la jasette à Satochi devant le Kazekage et je n’avais rien à dire à ce dernier; c’était littéralement la première fois que je le rencontrais de ma vie. Pour toutes les choses que j’avais entendues de lui, il était tombé bien bas. Le Rakuzan semblait plus proche de lui que moi, peut-être lui trouverait-il un sujet de discussion avec Yamuro. Le baîllon qu’il avait autour de la bouche rendait cependant toute conversation difficile à entretenir. Je n’étais toutefois pas prêt de le lui enlever. Entre une conversation décousue avec l’homme que nous avions en captivité et le silence, je choisissais le silence. Au final, il n’était pas si mal que ça, ce silence.

Alors que nous avancions toujours plus en direction de la capitale – j’avais compris que Satochi-san comptait délivrer le Kazekage directement à Miko-dono – je lançais fréquemment des regards en direction du Matsuno, non seulement pour m’assurer de son état, mais également pour jeter un coup d’œil sur Akamori et Seimori, qui depuis que nous étions en possession du prisonnier avait revêtu ma forme pour nous aider à le contenir. Je ne voulais pas dire, mais c’était tout de même une Ombre que nous transportions comme un vulgaire détenu. Même si je ne doutais pas d’eux, je tenais à m’assurer que leur poigne reste ferme sur lui quand bien même celui-ci avait de la difficulté à mettre un pied devant l’autre. Tant que j’en avais pas l’entière certitude cela pouvait très bien être un leurre pour nous enfoncer dans un faux sentiment de confiance devant sa faiblesse alors pas question de les laisser desserrer leur prise sur lui.
Puis, alors que nous avions peut-être fait une journée et demie de marche depuis notre départ, le Kazekage commença à s’agiter légèrement. Au début ce n’était que de petit soubresaut de temps à autres, mais je finis par remarquer que ce dernier tremblait légèrement. Après une observation un peu plus poussée, je remarquai que ce dernier arborait un large sourire – un sourire que seuls les fous peuvent avoir – alors que son regard dans la vague avait une expression extatique. Que pouvait-il bien se passer dans sa tête pour qu’il ait cette expression si dérangeante sur le visage. Parvenant de mon mieux à dissimuler mon trouble, je lançai un avertissement du regard à mes ninkens alors que je me rapprochais du Rakuzan. Nous n’avions que très peu parlé depuis notre départ et je commençai à trouver cette atmosphère pesante.


- Je me demande bien ce qu’il s’est passé pour qu’il perde la boule comme ça… T’as vu l’air qu’il a?

Je me rappelai alors les premières paroles qu’il avait prononcé lorsque Black avait enlevé son baîllon et un frisson me parcourut l’échine. Dans sa tête, plus il était près d’Aburame Miko plus il avait de chances de la tuer. Comment il n’arrivait pas à voir ses liens qui l’empêchaient de faire le moindre geste contre elle – à moins que ça ne soit avec ses pieds – ni le sceau qui l’empêchait d’utiliser le moindre chakra était hors de ma compréhension. Enfin pour le sceau un peu moins puisqu’il était sur sa nuque, mais il ne pouvait tout de même pas ignorer son existence. Pourtant, malgré tout cela, ce dernier gardait une confiance aveugle en son idéal à la manière d’un fanatique qui continue d’avancer vers sa perte. La seule chose que je pouvais espérer pour lui c’était qu’on arrive à trouver la raison pour laquelle il agissait de la sorte avant qu’il ne commette un acte dont il ne pourra pas se sauver.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Mar 15 Nov 2016 - 22:20


Il n'y avait pas à dire, Satochi était vraiment satisfait du coup de poker qu'il était parvenu à réaliser dans cet entrepôt de la Mégalopole, il avait longtemps hésité à en arriver à cette extrême tentative, mais à l'instant T cette tentation avait été trop forte pour qu'il puisse de résoudre à l'omettre.
Leur mission avait pourtant été couronnée de succès, ils avaient pu s'assurer de l'identité du détenu et quelques informations concernant l'inconnu Black avait pu être récolté.
L'Aburame aurait sans doute était satisfaite du service rendu par les deux shinobis de Konoha, mais Satochi n'avait vraiment pas pu s'empêcher d’œuvrer dans un sens pour secourir le Nanadaime Kazekage.
Cela pouvait sembler tout à fait invraisemblable, d'ailleurs Takeo devait très probablement se poser tout un tas de questions à ce sujet, et ses interrogations étaient parfaitement légitimes.

Mais le Rakuzan avait décidé d'emprunter cette voie. Il l'avait décidé seul car Takeo ne connaissait visiblement pas assez le Matsuno pour voir que sa personnalité avait drastiquement changé. De ce fait, il ne pouvait comprendre le choix de son supérieur. Mais des réponses lui seraient très certainement prochainement apportées. Le temps d'un retour au pays serait cependant nécessaire.
Après les quatre heure d'attente, le duo ou dirons-nous plutôt le quatuor Konohajins avait quitté la Mégalopole afin d'arpenter le chemin du retour.
Les premières heures du trajet furent particulièrement délicates et pour cause, l'état de Yamuro ne facilitait pas son escorte. Plusieurs micros pauses avaient était nécessaires. Mais jamais le groupe ne s'arrêtait plus d'une dizaine de minute.
La raison était simple, il n'était pas en sécurité, du moins pas avant d'être de retour sur les terres de Hi no Kuni.

Après pratiquement deux jours de marche, ils arrivèrent finalement à la frontière entre Kawa no Kuni et Hi no Kuni.
Ils marchèrent encore quelques minutes avant que Satochi décide de stopper le convoi. Ils ne risquaient plus rien à présent et pouvaient prendre le temps de souffler un peu après ces deux jours sous tension.
Tout le monde en avait le plus grand besoin. Ils s'installèrent à l'abri de grands arbres en cercle et purent profiter quelques instant du pays retrouvé.
Kibo lui était habitait pas une sorte d'exaltation. Sato' parvenait à mettre ça sur le compte de sa folie qui devait très certainement lui faire bouillir le sang tant l'envie de faire rouler la tête du Daimyo était forte.
Il en tremblait presque d'impatience et Satochi ne pu qu'observer cette attitude avec un certain dégoût. Le Matsuno avait-il réellement perdu la foi pour ainsi se laisser dominer par ses sentiments ? Ou bien était-il conscient de ce qui l'habitait. Probablement pas. L'ancien Kibo aurait probablement préféré mourir plutôt que d'impliquer des innocents dans ce combat qu'il avait perdu d'avance.

Takeo avait également remarqué cette attitude et pour la première fois depuis qu'ils avaient quitté Kawa montra l'intérêt qu'il portait à la situation.
Malheureusement, Satochi était bien incapable de lui apporter une réponse certifiée. Il pouvait en revanche exposer son raisonnement.

- Ce qui m'intéresse c'est pas qui c'est passé... Mais qui a bien pu lui faire ça ... De toute évidence, ce n'est pas notre Daimyo. Elle ne dispose pas des compétences pour perturber à ce point un homme et dieu sait que des compétences, elle n'en manque pas. Qui que ce soit, je pense qu'il s'agit d'un homme qui ne nous veut pas du bien. Et ce qui certain, c'est que les relations entre Suna et Konoha étaient bien trop saines pour qu'il change ainsi d'opinion de son propre chef.

Satochi sembla le regard perdu dans l'étincellement du feu que les shinobis avaient allumé. La nuit était rapidement tombée et ils passeraient très certainement la nuit ici avant de reprendre leur marche dès l'aube le lendemain matin.

- J'ai déjeuner avec lui quelques minutes seulement avant que l'homme masqué surgisse dans l'arène de Suna. Il n'avait rien à voir avec l'homme que nous escortons, c'était un homme désirant la paix à tout prix, un homme aux idéaux identiques à ceux que je défendais à l'époque et pour lesquels j'avais entrepris une quête utopique... Lui et moi ne sommes pas si différents que ça... C'est pourquoi je suis persuadé que quelqu'un se cache derrière cette folie.
Je ne sais pas si le conduire à Miko-dono était une bonne idée, mais mon intuition me dit que c'est chez nous que nous pourrons lui venir en aide et particulièrement Miko.

Cela pouvait sembler complètement fou de vouloir venir en aide à quelqu'un qui avait déclenché tant de malheur entre deux nations autrefois en paix. Mais Satochi était prêt à mettre sa vie en jeu, son regard dorée reflétant les flammes traduisait sa détermination.
Puis il décida de poster son attention sur le Matsuno.
Il s'approcha de ce dernier et retira le bout de chiffon qui l'empêchait de parler et lui offrit de quoi étancher sa soif allant même jusqu'à s'assurer lui-même que le Kazekage s'hydratait bien assez.
Puis il sortit de son sac une missive qu'il tourna face visible au Matsuno lui laissant amplement le temps de la lire.

- Te souviens-tu du moment où tu m'as envoyé cette lettre Yamuro ?

La lettre datait de quelques jours seulement après les événements de Suna, et Kibo à ce moment-là était parfaitement lucide et ne semblait démontrer aucune animosité envers Aburame Miko. Satochi avait jugé bon d'emporter cette lettre lors de son passage rapide chez lui avant le départ du Kawa.
Il espérait bien via l'intermédiaire de cette lettre faire prendre conscience des choses à Yamuro mais cela ne pourrait se faire qu'en installant un climat de discussion.
La lettre était un moyen d'y parvenir...
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Mer 16 Nov 2016 - 17:32

« Pause »


Nous voilà à Hi et j’étais tellement prêt du but que cette pause n’était pas la bienvenue, même si mon corps réclamait du repos. Je m’installais ou plutôt on m’installait contre un arbre avant de me retirer mon bâillon et me donner à boire. Les Konohajins s’occupaient bien de moi, malgré le chaos que j’avais semé entre nos deux nations. Cependant, je sentais que Satochi était plus proche de moi, il voulait m’aider, je le sentais. L’autre, l’Inuzuka, lui n’en avait rien à faire de ma personne, mais en même temps nous ne nous connaissions pas personnellement.

Soudainement, le Rakuzan me sortit une lettre qu’il me laissa lire. Il s’agissait de mon écriture, j’avais écris cette missive après l’examen Chûnin, peu de temps avant que je ne prenne les rênes de Suna.

      Après l’attaque sur Suna, pourquoi ?

Je ne voyais pas où le Konohajin voulait en venir, pensait-il que j’avais perdu la mémoire, me prenait-il pour un fou amnésique ? J’avais de grands projets avec Satochi et ça n’avait pas changé, mais s’il restait campé sur sa position de protéger l’Aburame, il ne pourra pas m'être d’une grande pour cette paix universelle que je cherche à atteindre. Car oui, mon Nindô n’avait pas changé, mais j’avais simplement découvert la maladie qui rongeait notre monde et c’était la Daimyo de Hi no Kuni. Je savais que je devais la tuer pour que les autres s’en rendent compte, car personne ne voulait, ne serait-ce qu’une seconde, imaginé que mes paroles pouvaient être vrais et réalistes.

      On se remet en route, j’ai un monde à sauver et un village à diriger, je n’ai pas tout mon temps.

Lançais-je à mon escorte et pour faire comprendre à mon ami que je souhaitais encore la paix, que mes idéaux n’avaient pas changer. D’ailleurs, j’espérais que tout se passe bien à Suna, l’absence d’un dirigeant n’était jamais facile à vivre, mais c’était pour leur bien, j’allais mettre un terme à cette guerre et aux malheurs de ce monde.

Je me relevais gentiment pour montrer que j’étais d’appoint à continuer le voyage jusqu’à la Capitale, mais mon ventre se mit soudainement à gargouiller au moindre mouvement. Je mourrais de fin, mais j’avais envie d’en finir avec cette histoire. Cependant, il était peut-être plus judicieux d’affronter l’Aburame le ventre plein, non ? Quoi que, une attaque surprise à bout portant et l’affaire était réglée…
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Dim 20 Nov 2016 - 17:04

Malgré le manque de réponse de la part du Rakuzan, son silence était éloquent. De ce que je pouvais comprendre, c’était-là la question que tout le monde se posait et à laquelle apparemment personne n’y avait de réponse; pas même Yamuro lui-même. Mon coéquipier se tut quelques secondes et reprit aussitôt avec une autre question qui se révéla d’autant plus pertinente sinon plus. En effet, ce dernier se demandait non pas ce qui lui était arrivé, mais bien celui qui le lui avait fait. Satochi-san semblait croire que quelqu’un avait forcé le Kazekage à agir ainsi ce qui, d’une certaine façon, expliquerait bien des choses. Enlevant tout de suite de la liste des suspects Miko-dono qui n’avait pas les capacités requises comme il l’avait mentionné, ses doutes se posaient ainsi sur un homme ou une femme, dans tous les cas une personne extérieure à Konoha et qui ne voulait certainement pas du bien autant à nous qu’à Suna. Si une telle personne existait j’en ignorais l’existence aussi me contentai-je d’hocher la tête face à sa réponse en gardant l’information en tête. On ne savait jamais lorsque cela pouvait devenir utile.

Après s’être tut quelques instants, Satochi-san me raconta alors un épisode troublant entre notre captif et lui, qui eut comme résultat de me faire comprendre que peu importe ce qui était arrivé à celui qui se faisait appelé Kibo, ce dernier avait changé lors de l’attaque de Suna. Je n’avais pas été présent lors de ladite attaque ni ne connaissait Kibo personnellement – ce qui ne faisait donc pas de moi une référence en la maitère – mais je pouvais tout de même comprendre ce que cela impliquait pour le problème qui affligeait notre prisonnier. Il termina en me disant que bien que personne n’ait à ce jour trouvé quelque chose qui nous donnerait un tant soit peu une idée de ce qui l’affligeait, il avait l’impression que l’Aburame pouvait être une des seules personnes à pouvoir l’aider. Malgré le manque de preuves tangibles et de raisonnement poussé, je haussai les épaules.


- Si c’est ce que ton instinct te dit alors vas-y. Toutefois, comme tu l’as soulevé plus tôt, notre Daimyô est loin d’être versée dans la matière; je ne sais pas ce que tu attends d’elle.

Ce n’était pas moi qui allait l’empêcher d’amener le Matsuno jusqu’à Miko, mais je pensais que nous nous connaissions assez pour que je puisse lui partager mon opinion quand bien même qu’il soit mon supérieur. Lui-même l’avait dit plus tôt, la Daimyô de Hi n’était pas experte dans ce domaine, peut-être qu’il la connaissait que moi. Entre-temps, ce dernier avait sorti un bout de papier de sa besace et le tendit en direction du prisonnier après lui avoir retiré son bâillon et lui avoir donné à boire. Il s’avéra qu’il s’agissait d’une correspondance entre les deux hommes peu après l’attaque de Suna. J’ignorais ce que contenait cette lettre, mais elle semblait avoir une importance pour le Rakuzan. Il semblait croire que cette dernière pouvait aider le Matsuno d’une quelconque façon, mais ce dernier ne réagit pas devant la lettre. Plutôt, ce dernier demanda à ce que nous puissions continuer notre route; à croire qu’il avait plus hâte que nous d’arriver à la capitale. Tout compte fait, je reviens sur que je viens de dire : il avait définitivement plus hâte que nous d’arriver là-bas. Perdu dans sa folie, il semblait croire qu’on l’escortait vers le salut du Yuukan. Comme si c’était lui qui décidait lorsque nous nous arrêtions et lorsque nous recommencions, ce dernier tenta de se lever sauf qu’un grognement l’interrompit dans son mouvement et le rejeta au sol. Je reconnus immédiatement ce bruit comme le bruit de celui qui a faim, j’aurais pu reconnaître ce son entre mille pour l’avoir plus qu’une fois entendu venant de ma part. Enfin, nous ne sommes pas là pour parler de ça… Toutefois, à l’entendre je me rendis compte que je m’étais moi-même creusé un petit appétit. Mon regard se tourna vers le Rakuzan et m’approchai de lui pour lui chuchoter.

- Même avec toute la volonté qu’il semble avoir, je doute que son corps ne soit capable de suivre. Et si nous arrêtions aussi pour prendre un morceau? Je dois avouer que j’ai également un petit creux.

En temps normal je n’aurais jamais pris la peine d’aller chuchoter à l’attention de Satochi lorsque le Kazekage était là – il était reconnu pour être un utilisateur d’Onkyoton – mais avec le sceau qu’il avait il lui était impossible d’aller puiser dans son chakra et ainsi incapable d’utiliser ses capacités pour écouter notre conversation. Nous étions déjà arrêtés et nous lui avions donné à boire, pourquoi ne pas profiter de ce fait pour également lui offrir à manger. Il était notre captif, notre prisonnier de guerre, mais il n’en restait pas moins quelqu’un avec une position respectable à défaut d’être respecté de tous. Il méritait au moins qu’on lui donne quelque chose pour se sustenter.
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Dim 20 Nov 2016 - 18:22


Satochi était conscient qu'il pouvait être difficile à Takeo d'intégrer sa façon de penser. Mais son ami Inuzuka lui fit confiance, et c'était une chose inestimable que le Chef de l'ANBU appréciait réellement.
L'instinct du Rakuzan le poussait à mener le Matsuno à Miko, d'un autre côté, il avait une certaine appréhension.
Si Miko venait à se faire exécuter après cela... Il pouvait dire adieu à son honneur et déserter loin, très loin ou bien simplement mourir.
Mais si effectivement Miko ne baignait pas forcément dans le contrôle d'autrui autrement que grâce à sa seule autorité. Elle détenait malgré tout des notions de médecines qui pourraient aider Kibo à redevenir Kibo.
Et si elle était incapable de la faire seule, Alors l'Hachidaime pourrait-elle aussi apporter sa pierre à l'édifice.
Satochi n'en restait pas moins conscient qu'en ramenant prématurément Kibo à Hi no Kuni, il avait trahi son ordre de mission initial, mais l'opportunité avait été trop belle et lui avait donné la possibilité de se faire une hypothèse sur Black.

- Certes... Mais ses compétences en médecine associées potentiellement à celles de l'Hachidaime pourraient-elles se montrer salvatrices.

Satochi avait ensuite essayé une approche auprès du Nanadaime Kazekage en lui présentant une lettre que ce dernier avait envoyé au Rakuzan quelques jours après la Bataille de Suna.
Une lettre faisant état d'un Yamuro inchangé.
Le brun proposa également à Takeo de la lire afin que ce dernier puisse bien suivre et comprenne où le brun voulait en venir avec leur captif.
La réponse de Yamuro fut simple. Il avait la notion du temps, mais n'avait pas forcément réfléchit au contexte précis de cette lettre et de l'échange que lui et le Rakuzan avaient entretenu peu de temps avant l'attaque.
Décidément, le Kazekage avait l'esprit plus qu'embrouillé.

- Tu vois pas où je veux en venir, j'imagine. Tu as écrit cette lettre quelques jours après notre rencontre donc. Une rencontre lors de laquelle tu espérais pouvoir mener de grands projets avec Konoha à travers notre compréhension respective. Lors de cette lettre, tu souhaites savoir si nous n'avons pas subit des pertes trop lourdes allant même jusqu'à demander des nouvelles de l'une entre nous. À l'époque de ton désir de collaboration, Miko était l'Ombre de Konoha, tu projetais donc d'avoir des relations cordiales avec elle. Puis, il y a eu cette bataille. Et aujourd'hui, tu souhaites la tuer... Ne trouves-tu pas cela illogique ? Les tiens à Suna n'ont-il pas trouvé cela logique ?

Et pour que les choses assurément plus claires.

- Qu'est-ce qui t'es arrivé pendant la Bataille ? Qui as-tu combattu ? Que c'est-il passé autour de toi ? Cherche dans tes souvenirs, car je te le répète encore une fois. Aburame Miko était aucunement derrière cet événement. Et aucunes mesures succeptibles d'être mal prise par Suna ont étaient prises depuis cette Bataille que nous regrettons tous.

Malgré l'aide que cherchait à lui apporter Satochi, Matsuno Yamuro lui semblait bien plus intéressé par leur arrivée prochaine à Hasu.
Il souhaitait reprendre la route. Une requête refusée, d'une part par son estomac qui était arrivé au bout de sa tolérance à la faim ainsi que par les deux konohajins eux-mêmes.
Takeo s'approcha proposant son alternative à lui.
Le Rakuzan accepta.

Ils firent donc chauffer leur plat tout en préparant la portion réservée à Yamuro. À qui il distribua bouchée après bouchée la contenance contenue dans cette boite de nouille à réchauffer.
En tant que Chef de l'escouade, c'était son rôle quitte à manger après la fête.

- Bon, je te le concède, ce n'est pas aussi bon que des brochettes... Mais à défaut d'avoir un grill, on fait avec les moyens du bord.

Il laissa même échapper un fin sourire en direction de Sunajin captif dont l'état fort regrettable l'attristait fortement.
Même si le Rakuzan savait qu'il ne devait pas prendre cela comme satisfaction, ce dernier languissait leur arrivé du lendemain dans la capitale.
Les choses pourraient avancer, et une paix pourrait sans doute être retrouvée.
La patience plus que jamais allait être cette nuit là une vertu inestimable.
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Dim 20 Nov 2016 - 19:51

« Mes dernières paroles »


J’avais enfin le ventre plein. Les deux Konohajins improvisèrent un souper suite à la réclamation de mon estomac. Le plat n’était pas incroyable, mais je mangeais comme un mort de faim et j’en était vraiment un, je n’avais rien ou presque rien avalé depuis des jours. Une bonne nuit de sommeil et je serai en pleine forme pour l’affrontement final. J’étais pressé de retrouver celle qui était à l’origine des troubles de ce monde, mais en y réfléchissant bien, il était mieux pour moi d’arriver face à elle avec un corps en bonne santé, je devais mettre toutes les chances de mon côté.

      C’était délicieux, merci Satochi.

Lançais-je au Rakuzan qui s’occuper très bien de moi et se préoccupait énormément de mes conditions. Il méritait peut-être que je réponde à ses questions et explique pour l’énième fois les raisons qui m’ont poussé à agir de la sorte. Le moment était idéal, nous avions mangé et nous nous apprêtions à dormir et qui sait si cette nuit pouvait leur ouvrir l’esprit après les paroles que j’allais leur adresser.

      Très bien. On va reprendre depuis le début, contentez-vous d’écouter mes mots et d’y songer durant la nuit, peut-être que vous me comprendrez, mais sachez que ma position ne changera quoi que vous me disiez.

Tout d’abord, je devais mettre au clair certains points qui n’avaient pas changé de puis le début.

      J’œuvre toujours pour la paix et pour une alliance entre tous les pays de ce monde. J’ai toujours envie de m’allier à Konoha et avec les autres villages Shinobi, mais il y a une personne qui doit être éliminé si nous voulons répandre une ère de paix sur notre monde.

Je fermais les yeux pour remémorer mon passé.

      Mes hypothèses sur une possible implication de l’Aburame sur les malheurs de ce monde débutèrent après la Bataille de Suna. J’ai réfléchi sur les différents malheurs qui avaient touché notre monde dans les dernières années et les Konohajins, avec Miko à leur tête, ont toujours eu un comportement suspect. Le Shôraizen, la mort du Raïkage, le retrait anticipé de vos troupes durant la Bataille de Suna, la catastrophe naturelle de Ki, notre conquête de Ki, vous êtes lié à tous ces évènements, des évènements qui ont bouleversé des nations entières et qui n’ont jamais eu un impact sur la votre. Une simple coïncidence ? Je ne pense pas, votre ancien Hokage avait tout orchestré, mais pourquoi personne n’a osé la pointer du doigt ? Parce que tout le monde a peur, peur de déclencher une guerre, de sacrifier des vies, mais je n’avais pas envie de vivre sous le contrôle de cette femme qui tire les ficelles dans l’ombre.

Je reprenais mon souffle avant d’ouvrir les yeux et plonger mon regard dans celui de mon ami.

      Tu me connais Satochi, me penses-tu capable de faire tout ça par pur caprice ? Si je le fais, c’est que j’ai de bonnes raisons, tu sais pertinemment à quel point je tiens à la vie d’autrui et à la paix. Tout le monde pense que je suis devenu fou après la Bataille de Suna, mais aucun événement étrange n’a eu lieu à l’examen pour moi. J’ai simplement affronté des membres du Kaihô-Sha comme tout le monde, rien de plus, j’ai pris le temps de réfléchir sur les problèmes de notre monde et tous convergeait sur une seule et unique personne : Aburame Miko. Je suis le premier à vouloir éviter la guerre, mais en parlant à Konoha, auraient-ils été d’accord de m’épauler pour tuer votre Daimyo ? Non, alors j’ai entrepris cette action seul, conscient des conséquences, mais si ma tentative avait réussi, je n’aurai pas inclus Suna dans cette action, je serai parti, prenant la faute sur ma personne et vous libérant à tous du mal qui ronge ce monde.

J’en avais terminé pour mon monologue. Aucune parole venant de leur part ne pouvait me faire changer d’idée, j’y réfléchissais tous les jours et j’étais de plus en plus convaincu qu’elle était le problème. En plus, il était trop tard pour faire marcher arrière, deux options s’offraient à moi : la mort d’Aburame Miko ou la mienne.

      Dormons-nous ici ou souhaitez-vous reprendre la route ? Je ne prononcerai plus une parole jusqu’à notre destination finale, je vous ai dit tout ce que vous vouliez savoir, réfléchissez-y et réalisez ce qui vous semble être juste.

Il s’agissait de mes dernières paroles avant les retrouvailles tant attendues.
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Mar 22 Nov 2016 - 16:51

Il fallait croire que Satochi-san avait bien réfléchi à son plan avant de proposer son marché à Black puisqu’il avait même pensé à aller chercher de l’aide médicale pour assister aux troubles du Kazekage. En effet, nous avions tendance à l’oublier, mais en plus d’être une Aburame de renom, une ex-Hokage et la Daimyô de Hi no Kuni Miko-dono était également capable d’utiliser les arts médicaux ninjas. Non seulement elle, mais son élève également – l’Hokage actuelle – était expérimentée dans ce domaine. Je devais bien admettre que même si je n’avais pas été mis au courant par le Rakuzan, c’était un bon plan auquel il avait mûrement réfléchir. Pour cette raison, je me contentai d’hocher la tête pour montrer que je voyais où il voulait en venir avec la présence des deux Aburame. Maintenant que ce point était réglé, l’attention de mon ami se retourna vers le Matsuno et tendit un bout de papier devant ses yeux. J’appris qu’il s’agissait d’une lettre, sûrement envoyé par notre captif, mais quant à lui Satochi cherchait à savoir à quand remontait cette lettre. Je me doutais que lui s’en rappelait, mais que c’était pour le Kazekage qu’il le demandait. En attendant une réponse, on me tendit le papier à mon tour et je parcourus rapidement les lignes de la missive.

Maintenant que j’étais un peu plus au courant de la situation, je pouvais voir l’importance de cette lettre pour Satochi. Cette lettre se déroule après la fameuse attaque qu’il y a eu à Suna et pourtant le Kibo que nous pouvions lire-là était loin d’être celui que j’avais devant les yeux. Dans cette lettre, il ne faisait aucune mention que pour retrouver la paix l’Aburame devait mourir même si je remarquai que pas une seule fois le nom de Miko était présent dans la lettre, toujours le terme comme
les vôtresou encore votre village. Était-ce là les premiers signes de la haine envers elle, même s’ils étaient inconscients? Satochi-san attendait une réponse de Yamuro aussi-je ne lui fis-je pas immédiatement remarqué, mais je gardai la réflexion pas trop loin pour lui en faire mention lorsque le moment sera opportun. Quand notre prisonnier répondit, je fus surpris qu’il se rappelle de la lettre sans pour autant comprendre sa signification. Se rappelait-il de ce dont la lettre faisait mention?

Ne voulant prendre aucune chance, le Rakuzan se lança aussitôt dans un autre monologue lui expliquait qu’il y avait quelque chose qui ne marchait pas entre son attitude lorsqu’il avait écrit cette lettre et maintenant. Lui qui se souciait de nos pertes et cherchait à travailler avec nous voulait maintenant couper la tête dirigeante de notre nation; il fallait avouer que c’était un sacré changement de cap. Persuadé que le problème avait sa source dans l’attaque du Kaiho-Sha, Satochi-san lui demanda qui il avait rencontré, qui il avait affronté là-bas, en fait n’importe quelle information remontant à cette fatidique journée. Trouver les racines de son mal n’était toutefois pas dans les priorités du Kazekage qui demanda soudainement à reprendre la route, demande que son corps se dépêcha à le contredire et c’est ainsi que nous nous arrêtâmes tous prendre des forces. Après avoir fait un petit feu, nous mîmes nos conserves à réchauffer et nous mangeâmes en silence si ce n’était d’une petite blague du Rakuzan pour essayer d’alléger l’atmosphère.

Une fois que nous eûmes tous terminés notre prisonnier me surprit en nous remerciant pour le repas et je n’eus pas de peine à le croire lorsque je pensais aux repas que Black devait lui fournir, s’il lui en donnait. J’ignore si ce fut la nourriture qui lui délia la langue ou s’il se sentait soudainement de meilleure humeur, mais il prit alors la parole afin de répondre à Satochi. Je ne m’attendais pas à cette tournure d’événements alors j’écoutai très attentivement afin de prendre le plus d’informations possible. Il expliqua – d’une voix posée et avec un calme que je ne l’avais pas vu démontré jusqu’à date – que malgré les apparences il avait toujours le même but et aspirait toujours à s’allier avec la Feuille, avec la seule différence qu’il souhaitait soustraire quelqu’un de l’équation et il ne fallait pas être devin pour trouver qui était cette fameuse personne. Au lieu de répondre à Satochi, cependant, il commença plutôt à nous expliquer son raisonnement et ce qui l’avait mené à la conclusion qu’Aburame Miko gangrénait notre monde. Certes, nous étions impliqués dans ces événements, mais de là à dire que Miko avait tout orchestré je trouvais cela tiré par les cheveux. Lorsqu’il alla jusqu’à dire que la peur nous retenait de dire quoi que ce soit contre elle, je serrai les poings et la mâchoire devant son culot. Je connaissais Miko pratiquement depuis que j'étais arrivà à Konoha, même si à l’époque j’étais loin de la connaître comme je la connaissais maintenant, et pour l’avoir côtoyé comme lui ne l’avait jamais fait je ne pouvais croire un seul instant les inepties qu’il racontait.

Quand il reprit la parole, après avoir pris une grande inspiration, il s’adressa directement au Rakuzan en essayant de lui faire comprendre qu’en fait il n’avait jamais changé et qu’il agit toujours avec la même logique et le même altruisme qu’avant. Rien de spécial n’était arrivé lors de l’attaque de Suna, mais plutôt il avait simplement pris le temps de réfléchir et les points s’étaient soudainement connectés. Peu importe ce qu’il disait, j’espérais qu’il comprenait qu’il ne parviendrait pas à nous convaincre tout comme nous n’arrivions pas à lui faire comprendre quoi que ce soit. C’était un dialogue de sourd, même si j’en retenais certaines informations intéressantes. Même s’il nous expliquait son point de vue, je ne pouvais pas croire à sa théorie de complot contre Miko puisque c’était ce que c’était. Même s’il avait les meilleures intentions du monde et une verve remarquable, il n’en restait pas moins qu’il avait une vision tordue des événements. Qu’il aille terminé ou qu’il aille vu que ses paroles nous laissaient de marbre, ce dernier changea de sujet et nous demanda si c’était ici que nous nous arrêtions pour la nuit tout en affirmant qu’il ne prononcerait plus un seul mot du voyage. Le ton paternaliste qu’il utilisa quand il nous suggéra de réfléchir à ses paroles me mit aussitôt sur le cran et je pensais qu’au final je préférais peut-être le Yamuro fou à lier que le Yamuro lucide.


- Tant qu’à être installés, autant rester ici pour la nuit. Qu’en penses-tu, Satochi?

Notre feu était préparé, nous étions semi-confortablement installés et honnêtement je n’avais pas vraiment envie de plier bagages et trouver un autre endroit pour passer la nuit. Tout était pratiquement prêt pour que nous bivouaquions ici. Si cela pouvait changer quoi que ce soit pour lui, j’étais même prêt à prendre le premier tour de garde!
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Mar 22 Nov 2016 - 22:40


L'homme qui avait dit que la nourriture guérissait tous les maux aurait sans doute mérité une belle récompense.
Après tout, le Matsuno qui était resté parfaitement silencieux et refusant toute discussion était subitement devenu bavard après que Satochi eut terminé de lui donner à manger. Le Sunajin alla même jusqu'à remercier le Jônin de la feuille pour ce geste.
Il était vrai que Takeo et Sato' auraient très bien pu le laisser s'affamer un peu plus et le laisser s'affaiblir. Mais les deux konohajins n'étaient pas ce genre de personne là.

Satochi écouta donc le long récit de Yamuro en s'installant confortablement et dégustant à son tour le repas du soir.
Kibo commença tout d'abord à convaincre le brun qu'il œuvré toujours pour la paix et qu'il aspirait toujours à unir les différents villages shinobis, mais qu'il existait néanmoins une condition sine qua non à cette paix et qui résidait en la disparition d'une personne en particulier. Il ne fallait pas être stupide pour comprendre que c'était de la Daimyo du Pays du Feu qu'il parlait, néanmoins, n'avait-il pas l'impression de faire fausse route depuis le début.

- C'est ce dont tu es convaincu ? Et ton peuple en était également convaincu et c'est pourquoi tu as fini attaché à une chaise avec une oreille découpée... Comment comptes-tu unir les villages si le tien a jugé que tu méritais d'être bâillonné et ligoté à une chaise.

Satochi avouait être perplexe, et ignorait comment un Kazekage avait bien pu se faire attraper si facilement par un seul homme au nez et à la barbe de tous ses fidèles petits soldats. Ce qui permettait à Satochi d'émettre certaine hypothèse, mais qu'il préférait pour l'instant garder pour lui et écouter ceux que Matsuno Yamuro avait à raconter tant qu'il avait la langue bien pendue.
Il annonça alors commencer à considérer l'Aburame comme un trouble à la paix suite à la bataille de Suna. Ceci avait pour but de renforcer les suspicions concernant le tournant ayant marqué le changement de personnalité de Yamuro.
Il déballa alors une suite de raisons, mais qui raisonnèrent dans la tête du Rakuzan comme une suite d'ineptie toutes plus stupides les unes que les autres et qui étaient complètement dénuées de logique temporelle. Le Konohajin ne pouvait pas rester de marbre face à ce qu'avait le Sunajin.

- Tout le monde à droit à son opinion, mais ce n'est pas pour autant que toutes les opinions sont forcément vraies.
Car comme tu sembles l'oublier, le Shoraizen n'a pas été créé lorsque Miko était au pouvoir et c'est même elle qui a détruit cette organisation en tuant de ses propres main Sabakyô Seitô. Est-ce que tu t'entends parler ? La mort du Raikage... J'ai lu les rapports concernant cette affaire et si on exclut la Sunajin présente sur les lieux comment deux Genin auraient pu venir à bout d'un Kage ?

C'était complètement décousu et la suite l'était tout autant.

- Concernant notre retrait, je te l'ai dit devant Black, je suis le responsable, Miko avait quitté Suna et j'étais en charge de notre délégation, ce n'est qu'après avoir combattu à vos côtés et avoir rapatrié vos blessés dans votre hôpital que j'ai ordonné à ce que l'on quitte Suna.

Comment Kibo pouvait-il songer un instant qu'un Aburame était capable d'organiser un tremblement de terre depuis Hi no Kuni... ?

- Tu te perds dans la haine. J'étais au pied de l'Arbre Saint qui menaçait de s'écraser, j'ai vu l'union entre les villages opérés afin de le maintenir sur pied. J'ai vu de mes propres yeux ce que nous cherchons à mettre en place. Une collaboration entre villages. Comment tu peux être si obtus et penser qu'Aburame Miko a pu déclencher un tel cataclysme.

Puis, Yamuro parle de la conquête loupée de Ki no Kuni. Le brun lia cet épisode avec le récit raconté par Yôgan Yusei lors de leur dernière discussion.

- Tu parles de la conquête où un membre de ma famille a été assassiné afin que le reste du clan suive le bourreau ? dit-il tout en faisant apparaître un orbe de lave dans le creux de sa main. Oui, je suis issue du clan Yôgan. Un clan qui a vu son Chef se faire assassiner qu'est-ce que tu comptais ? Qu'ils te suivent gentiment après que tu aies commandé leur soumission de cette manière ? Par chance, un autre Yôgan de Konoha était sur les lieux et à non seulement capturé l'un de vos Chef de clan, mais a également offert une alternative à NOTRE famille. Alors n'oses pas impliquer Aburame Miko dans ton propre fiasco s'il te plaît.

Les éléments du Nanadaime Kazekage démantelé un à un avec logique. Satochi espérait sincèrement que le Sunajin allait y songer. Et le brun profita du regard lancé par le Matsuno pour lui faire également comprendre.
Quant au reste... Satochi était perplexe. Non, il ne pensait pas Kibo assez stupide pour agir par caprice, mais il le connaissait assez droit pour ne pas tenter n'importe quoi.
Mais parler aurait-il seulement un effet sur le Matsuno ?
Le Jônin n'en était pas certain. Ce qui était en revanche une conviction, c'était que quelque chose était bel et bien arrivé au Sunajin en dépit de ce qu'il racontait. Son combat avec les membres du Kaiho-sha en était peut-être la cause après tout, Satochi possédait une dernière carte à jouer et il comptait bien l'abattre maintenant.

- À l'époque, j'ai rencontré Kawaguchi Tsukiko à Suna et elle m'a parlé d'un mouvement appelé "Nation" qui serait l'auteur de nombreuses catastrophe dans le futur. Ce même mouvement défendu par le Kaiho-sha lors de son apparition à Suna. Tu ne trouves pas ça étrange qu'un groupe débarque dans ton village, ravage tout et t'affronte ? Et bizarrement, quelque temps plus tard, tu commences à éprouver de la haine pour ton plus proche allié ?

L'ancien Kibo aurait réfléchit à ce que Satochi venait d'exposer. Les problèmes du monde ne venaient pas de Konoha. Le Shoraizen l'avait été, mais comme tout problème prenant racine à Konoha, Konoha l'anéantissait. Le Shoraizen en était encore un exemple.
La discussion avait été intéressante, Satochi pouvait à présent mieux composer ses réflexions et ses opinions sur la situation.
En accord avec Takeo, le brun décida qu'il valait mieux rester sur place pour dormir plutôt que de reprendre la route dans le noir de la nuit.
Le trio resta donc dormir sur place et Takeo et Satochi s'organisèrent pour les tours de garde.
Dès le levé du soleil suivant, ils se mirent en route vers la capitale.


Quelques heures plus tard...


- Rakuzan Satochi, nous rentrons de la Mégalopole et nous avons un colis pour Miko-dono.

Escortés par des gardes, Satochi et Takeo tenaient fermement le Matsuno. Ils arrivèrent finalement devant la porte d'une grande salle où ils furent invités à entrer. Les deux ninkens surveillant leurs arrières, ils entrèrent et firent face à l'Aburame.
Cela faisait un certain temps que Satochi n'avait plus eu l'occasion de voir le Nanadaime Hokage. Depuis sa nomination au poste de Seigneur pour être plus précis. Il ne pouvait pas dire qu'il était heureux de la revoir dans ces conditions, mais il inclina légèrement le buste avant de faire plier le Sunajin et le faire s'agenouiller.

- Ce n'était pas prévu au programme, mais voici Matsuno Yamuro, Daimyo-dono.

Satochi restait cependant extrêmement prudent, le Kazekage n'avait pas pipé le moindre mot depuis le matin même. Ça avait le donc d'inquiéter le Rakuzan qui se montra ainsi attentif à la réaction de Kibo.
Secrètement, il espérait que ce dernier avait bien écouté les paroles du Rakuzan lors de leur discussion de la veille et qu'il opterait finalement, pour une discussion civilisée.
Mais rien était sûr, peut-être venait-il tout simplement de lâcher le lion dans l'arène.


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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Mar 22 Nov 2016 - 23:46

« Condamné »


J’écoutais les paroles de Satochi, mais elles n’eurent aucun effet sur moi, tout comme les miennes sur lui. Nous étions perché sur nos idées et nos convictions et aucun des deux ne voulaient faire un pas vers l’autre. Je restais adossé à l’arbre, je fermais les yeux pour trouver le sommeil et récupérer un peu de mon énergie pour affronter un lendemain qui s’annonçait riche en émotion et surprise. Malheureusement, je savais que cette nuit allait peut-être être la dernière pour moi ou pour l’un de nous. Je comptais me libérer de mon sceau une fois face à l’Aburame, j’étais un expert en Fûinjutsu et j’avais les capacités pour me défaire de cette marque, mais je n’avais pas encore essayé car je ne voulais pas soulever des soupçons et tuer mon plan dans l’œuf.

Les premières lueurs du jour vinrent me réveiller tout comme le contact des Konohajins sur mon corps. Je me levais sans piper mot et je me mis en marche, toujours escorter par les deux ninkens. Mon sang commençait à bouillonner alors que nous entrions dans la capitale. Je marchais la tête haute, j’avais envie que tout le monde m’aperçoive. J’étais celui qui allait les libérer du mal le plus sombre que ce monde n’ait jamais connu. J’allais devenir leur héros, leur sauveur, mais ça, il n’allait le comprendre seulement lorsque je me serai débarrassé de Miko. J’affichais un large sourire, on devait me prendre pour un fou, mais il ne fallait pas oublier que la frontière entre la folie et le génie était infime.

Nous entrâmes dans le bâtiment où siégeait l’Aburame et je sentais l’excitation monter en moi. Mes poings et tous mes muscles se contractèrent soudainement, comme si mon corps était prêt au combat. Les portes d’une salle s’ouvrir et je pus enfin la voir. Elle était là, fièrement installer.


J’abordais un sourire encore plus large en pensant à cette entreprise que je venais de réaliser, j’avais réussi à me retrouver face au Daimyo sans le moindre effort, c’était tout bonnement jouissif ! Je frémissais à l’idée d’effacer ce sceau et la tuer instantanément.

Satochi m’obligea à m’agenouiller, mais je plongeais mon regard dans celui de cette affreuse femme sans la moindre crainte. Les deux Konohajins avaient commis la plus grande erreur de leur carrière…

      Ce n’est pas la seule chose qui n’était pas prévu au programme…



Annonçais-je doucement avant de concentrer mon énergie dans le sceau se situant sur mon cou, ce dernier devint rouge et chauffa, une légère aura bleu m'entoura.

      Merci de m’avoir amené jusqu’ici Sato !

Criais-je alors que j’essayais de me relever tout en me débâtant. Cependant, je ne parvenais pas à invoquer une seule arme dans la paume de ma main. Impossible ! Le sceau ne s’était pas effacé ! Comment était-ce possible, pourquoi n’avait-il pas disparu !?


      Putain ! Pourquoi ce satané sceau est toujours sur ma peau !?

Je m’exprimais à voix haute sans m’en rendre compte, mon plan avait échoué, qui était ce foutu Black, comment pouvait-il maîtriser mieux le Fûinjutsu que moi !? Mon regard se reporta sur l’Aburame, je la défiais du regard, j’étais condamné, mais il était hors de question que j’abdique face à ce monstre !


      Tu ne payes rien pour attendre sale garce !

La bouche était la seule partie de mon corps que je pouvais encore utiliser et j’en profitais pour cracher sur cette abominable femme qui se tenait devant moi avant de mordre le bras de Takeo et tenter de m’échapper de leur étreinte pour frapper la Daimyo d’un coup de tête.
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Mer 23 Nov 2016 - 1:09



Tenue de Kimi':
 

C'était une matinée banale pour Kimimaro qui commençait au lever du soleil, après avoir fait le tour du palais à la recherche d'odeurs suspectes, le Gekei s'était contenté de retourner se coucher, demandant aux autres gardes de venir le chercher en cas de problèmes, si il restait un garde tout à fait efficace en pleine possession de ses moyens, il avait besoin de dormir un certain nombre d'heures, un besoin hérité de sa nature animale.

Seulement quelques minutes après s'être assoupi, un garde l’appela à travers la porte, Miko demandait à le voir avec comme consigne "Dans une tenue descente et pas son torchon gris habituel". Avec un soupir et une mine boudeuse, Kimimaro se leva et s'exécuta, s'habillant de son plus beau textile, de quelques breloques et de ses pièces de cuir, il termina par accrocher une légère pièce d'armure à son épaule, attrapa un sabre qu'il accrocha à sa ceinture et quitta sa chambre, direction la salle du trône où l'attendait l'Aburame.

La dirigeante de Hi était déjà présente, installée sur son siège, lorsque Kimimaro arriva elle lui demanda de se préparer car un visiteur allait arriver. Naturellement, le garde se plaça à quelques pas de l'Aburame, ses sens en alerte, il entendait déjà des pas qui résonnaient depuis le hall d'entré, le fameux visiteur était sur le point d'arriver.

Et quel visiteur ! Quand Kimimaro pu découvrir le visage de l'ex Kazekage, son visage se transforma presque immédiatement, ses pupilles s'étirèrent jusqu'à devenir des fentes noires au milieu d'iris rouges sang, les lèvres du Gekei se retroussèrent légèrement, laissant apparaître des crocs menaçants alors que Kimimaro poussait un soupir qui se transforma en un grognement sourd.

» Lui... - siffla le jônin à travers ses dents dents acérées.

Evidemment, Kimimaro n'eut aucun mal à reconnaître Satochi et Takeo mais toute son attention était concentrée sur Kibo, ce dernier avançait vers la dame du Feu avec un sourire provocateur qui ne faisait qu'attiser la colère du félin. Les muscles du Gekei frémissaient, des longs frissons parcouraient son corps alors que des vibrisses apparaissaient sur son visage.

Satochi accompagna Kibo jusqu'aux pieds de Miko, qui l'attendait calmement. Comme toujours le self contrôle de l'Aburame était irréprochable, contrairement à son garde qui attendait désormais la moindre occasion de bondir sur l'homme, qui déjà une fois, avait tenté d'assassiner la Reine cafard.

Forcé par le Rakuzan, Yamuro ploya les genoux, dès l'instant où le Sunajin commença à parler, Kimimaro sentit la confiance dans les propos de l'homme aux cheveux blancs, une confiance déplacée par rapport à la situation ce qui alerta le félin, en voyant l'aura bleue émaner du shinobi qui commençait à se débattre, Kimimaro passa à l'action, en un instant il se déplaça devant Kibo, interceptant le crachat sur son propre kimono. D'une main ferme, il força la mâchoire de Kibo à relâcher son emprise sur le bras de Takeo, main qu'il plaqua ensuite sur la bouche du sunajin, son pouce sur une joue et ses autres doigts sur l'autre moité inférieure de son visage.

Visiblement Kibo était privé de son chakra, Kimimaro rapprocha son visage de celui de sa cible, ses pupilles perçantes plongées dans le regard de Yamuro, les griffes du Gekei s'enfonçaient doucement dans la chair du sunajin alors que le félin poussait un grognement sinistre, ses crocs à quelques centimètres du visage de l'ennemi.

Hrp:
 
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Jeu 24 Nov 2016 - 13:26

Ainsi donc ils ne revenaient pas seuls. Intriguée, elle avait fermé ses yeux alors qu’elle s’était isolée dans son petit pavillon au-dessus de l’étang à carpes koi, déportant sa vision grâce à l’aide de ses insectes et d’une technique vieille comme le monde. Kibô. C’était donc réellement lui qui les accompagnait. Annulant son jutsu, elle resta un moment à lire son livre jusqu’à ce que la nuit tombe, se faisant apporter à manger sous le couvert des étoiles. À l’image des astres, les deux ninjas semblaient destinés à se rencontrer encore et encore, mais la course à laquelle ils se livraient semblait enfin se terminer. Leur dernière rencontre n’avait pas été des plus cordiales. Nul doute que celle-ci ne le serait pas non plus pour l’un d’entre eux.

Réveillée aux aurores, elle accomplissait son éternelle routine avec les mêmes gestes calculés de chaque matin. Une fois lavée et habillée, elle sortit sur sa terrasse profiter de la fraîcheur de la matinée tout en buvant le thé qu’on venait de lui servir. Ils s’étaient de nouveau mis en route. Le reste de la matinée passa normalement se terminant sur une réunion rapide avec un représentant d’Ame dans sa salle d’audience. Finissant l’entretien, elle laissa l’émissaire se retirer et demanda à sa servante de se rapprocher.

    Rukia, pourrais-tu informer Kimimaro de venir me trouver ici dès que possible, et de préférence dans une tenue un peu plus décente que d’habitude ?


Remerciant la jeune femme, elle inspira longuement, laissant traîner son regard sur la salle d’audience d’une sobriété à toute épreuve. L’Aburame ne croyait pas en l’amoncèlement de breloques et dorures qu’on trouvait habituellement dans ce genre de lieu et qui servait à renforcer un pouvoir souvent trop illusoire. Elle croyait en la justice, le respect et la droiture, son intérieur reflétant ce mode de pensée humble qu’elle avait souvent prôné.

    Ah enfin. Notre invité ne devrait pas tarder à arriver.


Quelques minutes passèrent à peine et à mesure que celles-ci s’accumulaient, elle pouvait sentir le Gekei à ses côtés se crisper progressivement. Il l’avait probablement senti. Une odeur qui ne devait pas être associée avec un souvenir particulièrement joyeux. Après tout, Kimimaro l’avait accompagné au sommet qui aurait dû se dérouler à l’époque avec Tsukiko…

Un garde ouvrit la porte pour le trio qui entra, les portes en bois se reformant derrière eux. Les jambes croisées tout comme les bras, L’Aburame reposait son menton sur son poing droit légèrement refermé, pensive et attentive vis-à-vis de ce que chacun avait à dire dans cette histoire. Satochi s’expliqua succinctement, laissant le devant de la scène à Kibo qui s’était légèrement agité avant de se débattre. Un sceau ? Ni Takeo ni Satochi ne possédaient ce genre de talent. Imperturbable en façade, l’Aburame avait pourtant préparé ses muscles et ses insectes à réagir immédiatement. Mourir par excès de confiance aurait été vraiment stupide. L’ancien Kazekage était après tout un ninja hors pair.

    Allons allons en voilà des manières. Aucune salutation, aucune politesse. Tu m’excuseras d’ailleurs de ne pas t’accueillir en grande pompe non plus mais en effet ta venue ici n’était pas prévue. La somme demandée par ton mystérieux ravisseur n’ayant en toute logique pas été débloquée.


Haussant un sourcil en direction du Rakuzan et de l’Inuzuka, elle attendait sa réponse concernant ce problème.

    Mais bon, l’important demeure que tu es aujourd’hui parmi nous. De quoi enfin abréger cette guerre insensée que tu as toi-même causé. Malgré tout … cette volonté de semer la discorde entre nos peuples et cet acharnement selon lequel je serais la cause de tous tes malheurs mérite dans un sens un certain respect... Envers et contre tout tu sembles défendre ce en quoi tu crois, dommage que ta croyance soit celle d’un fou. Tu auras cependant l’honneur de mourir rapidement malgré tous les torts que tu as causé. Kimimaro ?


Attendant d’avoir l’attention du Gekei, l’Aburame poursuivit.

    Emmène-le dehors et met fin à ses jours proprement… Sauf si l’un d’entre vous aurait quelque chose à redire ?


Soutenant impassible les regardes des deux ANBU, Miko attendait leur réponse, se doutant que le Rakuzan beaucoup trop mielleux aurait quelque chose à contester vis-à-vis de toute cette affaire.





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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Jeu 24 Nov 2016 - 14:51


Comme il le craignant, Satochi fut spectateur de la rage du Nanadaime Kazekage qui sans les moindres salutations tenta de se libérer du sceau dont il était captif depuis que Black l'y avait forcé.
Une aura bleue l'entoura tandis que son sourire carnassier exprimait son envie de tuer. Hélas pour lui il n'en fit rien, prit de colère planta ses dents tel un forcené dans le bras de l'Inuzuka afin que ce dernier lâche prise.
L’habileté de Kimimaro parla alors puisqu'en un bon ce dernier se retrouva aux côtés de ses confrères de l'ANBU.
Il empoigna le visage du Matsuno, le forçant ainsi à lâcher prise.
Agacé par l'attitude du captif, le Rakuzan lui n'hésita pas non plus à appliquer une force nécessaire au niveau de la clavicule du Sunajin. L'articulation céda sous la pression et le craquement violent se fit entendre dans toute la pièce, Satochi dégaina alors son sabre dont il plaça le tranchant sous la gorge du Kazekage tandis qu'il s'adressait à lui.

- Je m'attendais à ton petit cirque... Mais j'espérais que tu aurais au moins laisser place à la discussion... Continues comme ça et comme je te l'ai dit à la mégalopole, je te tue moi-même tel un chien réduit à l'esclavage.

Satochi n'était pas vraiment satisfait du petit spectacle qu'il venait de donner, ce n'était pas le lieu adéquat, l'Aburame prononça alors ces premiers mots en s'excusant pour sa tenue dans laquelle elle recevait Yamuro.
Elle avoua être notamment étonnée de sa présence tandis, elle hocha les sourcils en regardant les deux ANBU.
Miko attendait une réponse, mais n'écarta cependant pas son attention de Kibo pour autant, au contraire, puisqu'elle le condamna à mort sans vraiment attendre d'entrer en discussion avec lui.
Par ailleurs, c'était compréhensible, et en l'état, Matsuno Yamuro méritait la sentence qu'il était donné.
La Daimyo invita alors son protecteur à escorter l'ombre de Kibo à l'extérieur afin que ses jours soient vite abrégés, étant resté silencieux depuis son intervention musclée sur le Kazekage, Satochi prit la parole accordant ainsi au Sunajin quelques minutes de sursit.

- Un instant, je vous prie dit-il en s’inclinant respectueusement. Non loin de moi, l'idée de lui sauver la vie d'une sentence méritée, mais avant de mettre fin à ces jours, je souhaiterais que vous entendiez Daimyo-dono, les conjectures que j'ai effectué à son égard depuis le début de notre escorte.

Il espérait très franchement, que l'Aburame serait d'humeur à écouter, et sans doute que pour forger le discours, il était préférable pour lui d'aborder en premier lieu le sujet qui interrogeait l'Aburame, à savoir "Comment Kibo se retrouvait à la Capitale, alors qu'aucun fonds avaient été libérés".

- Juste avant notre départ de Konoha, j'ai pris l'initiative d'emporter avec moi une somme d'argent des caisses de mon clan représentant la moitié de ce qu'était demandé par ce prénommé Black. Je n'avais pas en tête de négocier sa venue dès notre départ, je souhaitais juste garder une carte dans ma manche juste au cas où. Lorsque nous avons rencontré Black, ce dernier nous a escortés jusqu'à l'endroit où était détenu l'otage. Une fois face à lui, j'ai joué mes cartes à fond afin de recueillir un maximum d'informations sur ce Black comme vous nous l'aviez demandé.

Légère pause afin qu'il structure intérieurement la suite de son récit.

- Premièrement, j'ai laissé mes émotions prendre le dessus en attrapant Yamuro par le col afin de le frapper, mais Black ne m'a pas laissé faire en attrapant le poignet étreignant le Nanadaime Kazekage. Il a ensuite dans la discussion laissée sous-entendre qu'il connaissait l'homme qu'était Yamuro avant de sombrer dans la folie. À partir de ce constat, j'ai proposé cette négociation imprévue et après avoir vérifié sur les coupures de billets étaient des vraies, il a finalement accepté avant de nous demander de prendre "soin" à bien comprendre la folie du captif.
Ceci associé aux compétences qu'il a démontrées lors de la rencontre, m'a permit d'établir un profil de cet homme masqué. Il possède des capacités physiques solides, et des compétences redoutables en Fuinjutsu et en Sensorialité.
Il possède également les moyens nécessaires pour déformer sa voix et analyser la falsification des coupures de billet. Enfin, d'une manière où d'une autre, je pense que c'est une personne qui connaissait Yamuro avant qu'il perde la tête et décide brusquement de s'en prendre à vous, Daimyo-dono.

Les faits étaient là. Certes, Satochi n'avait pas totalement fait ce qui était prévu, mais grâce sa prise d'initiative, il était parvenu à établir un profil à sa manière du mec masqué. Une prise d'initiative qui dans le fond arrangeait tout le monde, mise à part les Rakuzan eux-mêmes, mais ça c'était la partie qui le concernait et qui impliquait nullement Miko ou les Hijins.
En agissant ainsi, il avait même considérablement réduit la somme d'argent que l'Aburame devrait libérer si elle souhaitait garantir l'aboutissement du marché passé avec Black.

- Mais, revenons à Yamuro... Quelques minutes avant le début de la troisième épreuve de l'examen, j'ai rencontre Yamuro dans les alentours des arènes. J'étais sortis pour acheter à manger à Iji lorsque j'ai croisé la route de Kibo, nous avons discuté quelques minutes le temps de déguster quelques brochettes et j'ai eu l'occasion de découvrir un homme qui partageait le même genre d'idéal que moi par le passé... Vous savez parfaitement quel genre de garçon j'étais à l'époque Daimyo-dono. Et parce que vous connaissez cette partie de moi, je voudrais savoir si vous pourriez croire que ce moi-là attaque un Daimyo de sang-froid afin de mettre un terme à la vie de ce dernier ?

Dans le fond, la réponse serait identique en y incluant Kibo. Car dans le fond, Satochi et lui n'étaient pas si différent.
Enfin... Si. Kibo était malade et sombrait chaque jour un peu plus dans la folie.

- D'autant plus que les accusations qu'il vous porte ne sont pas fondées, Takeo pourra le certifier et vous les énumérer pour que vous puissiez le constater et la lettre que j'ai reçue écrite par sa main peu de temps après la Bataille de Suna ne laissait entrevoir aucune haine. Il semblait toujours être l'homme désirant être l'allié de Konoha dont vous étiez à la tête à l'époque. Vous représentiez donc dans son esprit un allié et non un ennemi. Et puis il y a eu cette tentative d'assassinat sur votre personne. Toujours selon mes hypothèses, il s'est passé quelques chose lors de la bataille de Suna, et ce, quelque chose ou ce quelqu'un est le vrai responsable de tous les maux actuels entre Konoha et le village des Sables.
Alors oui, les agissements de Matsuno Yamuro méritent la mort, mais s'il n'était pas vraiment le maître de ses actes... cela mérite une réflexion plus poussée, c'est pourquoi je vous en conjure... Essayons d'en apprendre d'avantage sur la nature de sa folie, cela pourrait être utile à l'avenir si l'un des nôtres venait à brusquement changer de comportement.

Satochi en avait terminé, Takeo était libre d'énumérer tout les torts que Kibo créditait à l'ancienne Kage de Konoha, Miko était libre d'appliquer sa sentence. Le Jônin avait tout essayé et s'il n'était pas parvenu à appuyer sur les points importants, alors le Nanadaime Kazekage dormirait six pieds sous terre plus vite que prévu.
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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Jeu 24 Nov 2016 - 18:12

« Dernière chance »


Voici donc la sentence qui m’attendait : la mort. Tout ça pour quoi ? Pour ne pas avoir réussi à convaincre les miens de mes idéaux, de ne pas avoir su tuer Aburame Miko lors de ma première tentative et de ne pas avoir su effacer ce maudit sceau de ma nuque ! Cependant, j’allais quand même revenir sur les paroles de la Daimyo, mais entretemps, on avait réussi à m’écorcher le visage et me péter la clavicule. J’étais dans un piteux état, même si je parvenais à me libérer de ce Fûin, je n’étais pas en état de me battre, je n’y voyais également plus qu’une seule solution : la mort… ou un miracle…

      Une guerre que j’ai causée ? Si nous en sommes là, c’est à cause de toi, mais inutile de t’énumérer tous tes faits et gestes pour faire sombrer ce monde !

Soudainement, j’eus comme une illumination, pourquoi n’y avais-je pas pensé avant ? Je savais comment percer le mystère et montrer à tout le monde, ici présent, que cette femme était une sale menteuse.

      Au contraire, parlons de tes agissements douteux, mais…

Je marquais une pause avant de lâcher mon idée.

      … tout cela devant un senseur qui analysera tes paroles ! Nous saurons si tu mens ou pas !

Avec un homme possible de détecter la véracité de ses propos je pouvais démontrer qu’elle n’était pas celle que l’on imaginait. Cependant, j’espérais, tout d’abord qu’on appelle un tel homme et surtout que ce dernier soit impartial et ne tente pas de protéger sa Seigneurie pour éviter une catastrophe nationale.

      Satochi, je te fais confiance pour appeler quelqu’un qui osera dire si cette femme ment ou pas !

Je me permettais de donner des ordres, je n’avais plus rien à perdre, j’allais mourir quoi qu’il arrive. Il s’agissait d’une solution qui allait prouver mon innocence et rendre coupable Miko. Je restais sagement en place, même si l’envie d’insulter et de cracher sur cette femme était inimaginable. Ma victoire était proche, pour autant que les Konohajins collaborent, s’il m’écoutait, c’était qu’il doutait un tant soit peu de leur Daimyo et si cette dernière osait les interdire d’appeler un senseur, cela voulait dire qu’elle cachait quelque chose. Je me réjouissais des prochaines paroles ou agissements des Ninjas de la Feuille, quoi qu’ils fassent ou qu’ils disent, cela révélera une vérité.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Sam 26 Nov 2016 - 4:27

Dans la salle d’audience du palais de Hi no Kuni, la tension était plus que palpable. Bien que notre visite avait été improvisée sur le coup par Satochi-san, Miko-dono nous avait reçu sur son trône avec l’air impassible de celle qui était déjà au courant de notre arrivée. Après avoir dormi là où nous nous étions arrêté, nous avions repris la route tôt le lendemain afin d’arriver à Hasu et de venir à la rencontre de la daimyô et même si nous avions annoncé notre arrivée une fois sur place, quelque chose me disait que l’Aburame avait ses propres moyens pour rester informée de ce qui se passait sur son territoire. Tenant fermement le Matsuno dans la position agenouillée dans laquelle nous l’avions, c’est alors qu’une lumière commença à briller dans le cou de notre captif et je compris après quelques secondes qu’il essayait sûrement de se défaire de son sceau. La peur m’immobilisa quelques secondes – venions-nous de commettre la pire erreur de notre vie? – suffisamment pour qu’il puisse se débattre assez pour être capable d’amorcer une montée. Il fut néanmoins rapidement arrêté dans ses mouvements lorsque son plan se retourna contre lui et qu’il se retrouva incapable de faire quoi que ce soit. Peu importe ce qu’il avait essayé de faire, cela avait échoué.

Je devais être honnête, à sa place j’aurais réagi de la même façon. Maintenant que j’avais vu ce que son plan avait été depuis le début, je pouvais comprendre que voir ses efforts mener à rien le rendre dans un état encore plus instable qu’auparavant. Cela dit, ce n’est pas pour autant une raison pour me planter les dents le bras! Enragé par sa deuxième tentative d’assassinat infructueuse, ce dernier s’était mis à crier et avait soudainement craché vers l’Aburame avant de me mordre l’avant-bras. Il avait toutefois affaire à quelqu’un qui vivait en permanence avec des chiens-ninjas, ce n’est la morsure d’un petit humain qui me fera réagir. J’encaissai la morsure au même moment que le garde du corps de Miko s’élançait et empêchait le crachat de se rendre jusqu’à la Daimyô. À une vitesse qui trahissait son ascendance à un félin, il fut sur notre victime et d’un geste précis força l’homme à relâcher son emprise sur mon bras. Je me massai légèrement tout et hochai de la tête en direction du Gekei en guise de remerciement tandis que Satochi-san intervenait aussi en brisant sa clavicule et en plaçant son sabre sous sa gorge. Malgré les menaces qu’il proféra, je ne croyais pas qu’il le tuerait aussi rapidement. Enfin, tout dépendra de la façon dont le Kazekage se comporta à partir de maintenant.

Prenant alors la parole pour la première fois, Miko y alla avec des formalités qui me firent sourire légèrement. Malgré les événements, elle gardait son calme et y allait même avec une petite pointe d’humour. Par le fait même, elle s’enquit de la raison de sa présence ici, ce qui pourrait seulement être répondu par le Rakuzan. Le fait que nous ayons pour repartir avec lui de la Mégalopole avait été son initiative et seulement pourrait parler en son nom. Là n’était toutefois pas le point le plus important puisque maintenant qu’il était ici, nous pourrions mettre fin à ses agissements. Du moins, si l’un d’entre nous s’y opposait. Je ne pensais pas qu’il s’agissait d’un secret pour personne dans la salle, mais Satochi-san avait toujours été un idéaliste dans l’âme et les questions qu’il avait posées laissaient croire qu’il s’opposerait bel et bien à cette sentence. Comme de fait, ce dernier intervint, mais pas de la façon dont je l’avais pensé. Au lieu de s’opposer à sa mort, ce dernier souhaitait simplement la repousser, pensant que l’on pouvait peut-être tirer quelque chose de ce qui lui était arrivé. Comme le disait l’expression, on apprend de ses erreurs. En apprenant ce qui était arrivé à Yamuro, nous pouvions l’empêcher que cela arrive à d’autres. Car après avoir partagé avec Miko ces hypothèses sur l’identité de de Black, il lui confia également ses suspicions sur ce qui était arrivé au Matsuno. Je devais avouer que tout ce qu’il avançait avait beaucoup de sens et parvenait à me faire douter quant à la réelle culpabilité du Kazekage, mais il était trop tard pour cela; ce qui avait été fait était fait.

Je l’ignorai complètement lorsque ce dernier, plongé encore plus profondément dans sa folie lorsque ses efforts avaient été anéantis, avait crié qu’on commence un tribunal sur la Daimyô – car c’était ce que c’était. Nous lançant des ordres comme s’il était dans son propre palais, ce dernier exigeait qu’une personne pouvant voir à travers les mensonges soient présentes pour écouter les réponses de la Daimyô. Je ne pouvais pas croire le culot qu’il avait. Il était agenouillé devant la Daimyô de Hi no Kuni, prêt à être exécuté, et il voulait qu’on lui passe un interrogatoire? Je ne pus retenir un petit gloussement.


- C’est le comble d’entendre cela venant de toi, penses-tu vraiment être en place pour négocier quoi que ce soit? De toute façon cela ne serait pas nécessaire parce que la seule personne qui doute toujours d’elle, c’est toi.

Je tournai ensuite mon regard vers l’Aburame et m’inclinai légèrement. Je n'avais pas besoin de lui donner plus d'attention qu'il n'en valait réellement aussi me contentai-je, à la suggestion du Rakuzan, d'énumérer ce sur quoi se basait la théorie du complot du Matsuno.

Aussi ridicule que cela puisse paraître, il semble convaincu que vous êtes derrière toutes les grandes catastrophes des dernières années. Vous êtes prêtes? En plus d’être persuadé d’être l’instigatrice du retrait prématuré de nos troupes à Suna et par conséquence de l’attaque s’y étant déroulée pendant l’examen Chûnin, il vous accuse d’avoir trempé dans la mort de l’ex-Raïkage, dans la catastrophe ayant ravagé Ki no Kuni ainsi que dans sa conquête et même – attendez – la création du Shôraizen. Pour peu que vous ayez été minimalement impliquée dans une histoire, il est certain que vous avez tous manigancé dans les coulisses. Tout cela pour dire que passer ainsi d’un extrême à l’autre n’a rien de normal.

Le sort du Kazekage ne m’importait que très peu – il méritait après tout le jugement qu’il allait recevoir – mais il fallait avouer que de tels agissements étaient suspects en eux-mêmes et demandaient réflexion. Celui qui était mondialement reconnu pour prôner la paix ne pouvait pas simplement retourner sa veste de côté et prêcher la mort d’une personne pour le bien de tous. Si ce n’était pas pour le Matsuno, au moins nous pouvions découvrir ce qui se cachait derrière cela pour nous. Avec toutes les menaces qui planaient sur nos têtes, nous n’en étions pas à une près.
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Sam 26 Nov 2016 - 13:01

    Kimimaro ?

    Un seul mot et je lui ouvre la gorge dans la seconde Miko-san

    Ce ne sera pas nécessaire pour le moment, tu peux rentrer les griffes, il devrait être calmé.


Saluant de la tête l’Inuzuka en retour de son salut et de l’assertion de sa fidélité juste avant, elle l’écouta lister les fameux coups montés prouvant qu’elle était à l’origine de tout le mal sur cette planète. Laissant traîner son regard sur les différents acteurs de cette scène bien étrange, elle s’arrêta finalement de nouveau sur l’Inuzuka.

    C’est tout ? Les accusations auraient pu être un peu plus étoffées. Comme un assassinat du précédent Seigneur de Hi, une politique d’expansion avec la conquête de Nami, une alliance secrète avec les Furyous à la tour de l’Île où il m’avait vu de mémoire et tant qu’à faire une alliance avec Makka ou Kyoshi Rei au choix.


Finissant sa liste en regardant le Sunajin dans le blanc des yeux, elle essaya quelques instants de déterminer la véracité des dires du Rakuzan qui au final avait ramené l’ancien Kage pour le « soigner » sur ses seules suppositions plus que faillibles, ne rapportant malheureusement dans la foulée que peu d’informations d’intérêt du mercenaire même qui l’avait capturé.

    Il est des ennemis avec des compétences qui nous dépassent en ce monde malheureusement, et ce ne serait pas la première fois qu’un Kazekage se sera laissé corrompre...


Faisant craquer son auriculaire dans un geste pensif, elle reporta de nouveau son attention sur Kibo.

    Penses-tu réellement ne pas avoir été maître de tes actions ? Tu peux me répondre honnêtement, car dans un cas comme dans l’autre tu seras jugé et mis à mort pour tes crimes, qu’ils soient influencés ou non. Ce point demeure obscur toutefois, et je pense que Hi, Kaze, ton village, et surtout tes proches, ta femme et ton fils, méritent de savoir quels souvenirs ils devront garder de toi : un homme bon corrompu par autrui ou un homme faible corrompu par le pouvoir.


Un seul mot et je lui ouvre la gorge dans la seconde Miko-san
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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Sam 26 Nov 2016 - 15:17

« La fin »


Ma dernière tentative fut vaine. Je me retrouvais avec un corps en piteux état, une lame sous la gorge et avec la mort à mes portes. Le monde continuera de sombrer sous le règne d’Aburame Miko et je ne pourrai pas participer à l’élimination de ce mal. J’avais échoué, mon chemin s’arrêtait ici. Mon rêve, celui de répandre la paix, n’avait pas pu être réalisé. Était-ce simplement possible d’épurer ce monde, sachant que ceux qui le dirigeaient étaient corrompu ? Le comble était que s’était moi qui allait passer pour un corrompu, alors que j’avais toujours agi honnêtement et en pensant toujours au bien d'autrui.

      Moi corrompu ? J’ai beau avoir déclenché une guerre, jamais je n’ai été corrompu, j’ai toujours agi pour le bien de notre monde et pour répandre la paix.

J’aurais imaginé une fin plus glorieuse. J’aurais aimé mourir en héros en réalisant mon rêve et en offrant la paix à toutes les personnes du continent. Au contraire, j’allais mourir en tant que fou et homme corrompu, l’inverse de ce que j’étais réellement. Il y avait tellement de personnes que j’aurais aimé revoir avant de quitter ce monde. Je devais l’avouer, je n’étais pas prêt à mourir, mais en tant que Shinobi, je savais que je pouvais mourir du jour au lendemain et quand bien même je ne mettais jamais privé de créer des liens. J’allais faire souffrir plus d’une personne et ô combien tenteront de me venger.

Mes jours auraient du se terminer auprès de mes proches : Ema, Satomu, Kioshi, Ogami et Tetsui. Ils étaient ma véritable famille, malgré que nos relations se soient dégradées depuis mon envie obsessive de tuer cette femme qui se tenait devant moi. J’aurais aimé nommé Kioshi parrain de mon fils, mais je n’en avais eu guère le temps. Je voulais qu’Ogami devienne son Senseï, comme je l’avais été avec lui, basant son apprentissage sur le respect et le bien de son prochain. Tetsui devra soutenir Ema, il était son ami le proche et il allait jouer un rôle crucial dans les jours à venir. Satomu grandira sans père, mais il sera entouré de nombreux hommes prêts à le forger avec ma mentalité, une mentalité toujours positive, voyant un avenir radieux.

Mes pensées allaient à d’autres personnes, les jeunes du village, Kakeshuou, Yami, Oniri et bien d’autres. Un ami à moi pourra participer à ma mort, Satochi fera passer le message à mes autres connaissances. Je mourrais pour mes convictions, mes idées, mes choix – bon ou mauvais – j’avais vécu comme bon me semble, continuant sur le même chemin, mais j’ai dû me perdre à un certain moment et personne n’a su me ramener à la lumière.

Je relevais la tête et souriais, car tout n’était pas perdu, il y avait encore et toujours de l’espoir.

      Je meurs en ayant dignement défendu mes idées. Un jour la Paix se répandra sur notre monde, j’ai foi en ceux qui y croient comme moi, hein Satochi ?

Mon regard se posa ensuite sur la Daimyo de Hi.

      Prépare-toi, on viendra bientôt te tuer, si ce n’est pas moi, ce sera un autre. Ton jeu ne peut pas durer éternellement.

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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Sam 26 Nov 2016 - 18:23

    Kimimaro.


Fit-elle alors qu’il sortait de nouveau ses griffes dans un mouvement rapide. Nouveau craquement de l’auriculaire. La situation n’avait rien pour lui plaire. Elle avait voulu une réponse honnête du Matsuno en lui annonçant que peu importait sa réponse, elle le ferait tuer de toute façon. Ainsi tout plaidoyer pour défendre son innocence dans le seul but d’être épargné pour tout de même tenter de la tuer aurait été évité. Cependant la réponse du Kage la laissait hésitante. Il avait clamé haut et fort n’avoir jamais été corrompu cependant … il n’avait démontré aucune hésitation vis-à-vis de ses convictions et continuait à la provoquer, à chercher la mort sans discontinuer alors qu’elle avait tenté d’aborder la question de sa femme et de son fils.

En un sens le sunajin lui rappelait Demon. Lui aussi avait été tout aussi virulent et borné. Mais à la différence du Jisetsu, Kibo avait toujours eu un petit côté chiffe molle, bienheureux, oisif. ..Comme le disait Satochi, l’homme qui se tenait devant elle avait drastiquement changé de tout ce qu’elle avait pu voir, entendre ou lire à son propos. Absorbée dans sa réflexion, elle laissa échapper quelques frelons de ses manches, jouant distraitement avec ces derniers du bout des doigts.

    Tu ne me laisses donc pas le choix …


Se levant de son fauteuil elle se rapprocha alors que Kimimaro raffermissait son étreinte sur le jeune homme dont les dérives allaient enfin se terminer.

    Que les assassins viennent, ils ne trouveront qu’une chose … la mort.


S’arrêtant devant le Matsuno, elle leva la main en sa direction, refermant alors brusquement le poing, la dizaine de frelons fonçant sur sa cible, la piquant un peu partout sur le corps afin d’injecter leur venin.

* * * * *

    Alors ?

    Il y a en effet une sorte de blocage profondément ancré, une sorte de brouillard que je ne pourrais pas briser seul Aburame-sama.

    Je vois … messieurs préparez-vous, nous partons pour Konoha. Que Senwashi prévienne Mizuki de notre arrivée. Kimimaro, tu transporteras notre invité. Avec la dose de poison dans son système il devrait rester inconscient le long du trajet, mais s’il tente quoique ce soit ou si quelqu’un tente de le récupérer, je compte sur toi pour mettre définitivement un terme à tout cela. Le laisser ainsi en vie le temps de confirmer ces histoires de corruption est suffisamment risqué comme cela.


Spoiler:
 



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Message(#) Sujet: Re: Aburame Miko, enfin ! Lun 28 Nov 2016 - 15:24



La tentation était forte, tous les muscles du Gekei frémissaient alors que l'envie d'arracher la gorge du criminel était de plus en plus présente dans l'esprit de Kimimaro. Oui, à ses yeux Yamuro n'était qu'un criminel, l'ombre méprisable d'un grand ninja de Suna et il était là, face à lui... Depuis sa tentative d'assassinat sur Miko, le Gekei attendait ce moment avec impatience, il savait qu'un jour l'Aburame allait trouver un moyen de le capturer.

Quand l'ex Kazekage proféra ses ultimes menaces, le visage de Kimimaro s'illumina d'un sourire carnassier alors qu'il levait la main, griffes sorties il comptait mettre un terme à la vie de cette homme. Mais Miko l'arrêta dans sa lancée, il aurait aimé contester ou ignorer cet ordre et éliminer la menace que pouvait représenter Kibo, même si son épaule était brisée, son visage entaillé, il semblait toujours déterminé à tuer le Daimyô du Feu.

» Bien... - se contenta de répondre Kimimaro en baissant le bras.

Le félin lâcha son emprise sur Yamuro et recula d'un pas, laissant la place à Miko qui se levait de son siège. Quelques secondes après, il observa les insectes de l'Aburame se répandre sur le corps du Sunajin, le piquant à de nombreux endroits et libérant un venin qui le fit sombrer dans l'inconscience.

Encore un moment plus tard, Kimimaro était chargé de transporter Kibo jusqu'à Konoha pour qu'il y soit enfermé et examiné, visiblement quelque chose n'allait pas dans son cerveau, Rakuzan avait peut-être raison finalement...

» Sa sera fait, ne vous inquiétez pas, je n'aurais aucun scrupules à lui ôter la vie si besoin... - répondit le Gekei aux ordres du Daimyô.

Le jônin s'exécuta malgré tout, il ne voulait pas contester les ordres, retournant dans ses appartements pour se changer et préparer son voyage vers Konoha.
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Aburame Miko, enfin !

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