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 À l'aube de l'inquisition

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Nukenin
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Message(#) Sujet: À l'aube de l'inquisition Ven 18 Nov 2016 - 3:06



Teikoku Shukai no eikō*
Kakeshuou no eikō*

Shukaijin,

Vous êtes convoqués à apparaitre au palais impérial suite à la réception de cette lettre. Votre travail et votre collaboration au sein de la sécurité des terres de l'Empire ont non seulement été remarqués, mais seront demandés une fois de plus. Nous vous attendons donc pour une réunion qui aura lieu dans la capitale, au palais même du Kamui où vous serez reçu par l'un des haut gradés impériaux et où de plus amples informations vous seront communiquées.

Il vous est donc impératif de garder les raisons de votre départ dans le secret total, car c'est en tant que Shinobi que vous êtes convoqués avant tout.

Veuillez donc mémoriser la date de la réunion qui se fera seize jours exactement après la réception de cette missive. Veuillez aussi prendre en note que votre contacte ne vous contactera que lorsque vous aurez rempli le registre des entrées à l'accueil du palais en inscrivant la phrase suivante au lieu de votre nom: "Le sabre de la justice ne possède pas de fourreau." Ne vous inquiétez pas, le registre sera ensuite détruit et remplacé pour éviter de divulguer votre identité.

Enfin, veuillez vous assurer de la destruction de cette missive suite à sa lecture.

Au plaisir de vous voir.

Teikoku Shukai no saibankan
Taira


*Pour la gloire de l'Empire Shukai
*Pour la gloire de Kakeshuou




Une missive que cinq hommes allaient recevoir dans la même journée avant les coups de midi et qui inaugurait ma première action en tant que Taira du Shukai.

Cinquante hommes avaient été placés sous mon commandement et cinq d'entre eux, ceux-là même qui recevraient cette lettre en main propre, avaient été choisis de mon propre gré selon des critères que j'avais moi-même pris soin d'étudier. Ils étaient tous, selon des documents officiels recueillis dans les archives impériales ou selon mes propres observations personnelles, des Shinobis qui avaient foi en l'Empire instauré par le Kamui. Tous en quête d'accomplissement d'un rêve prônant un monde de justice dont l'ordre et la loi ne se plieraient jamais aux tourments du chaos. Comme moi d'ailleurs. Ce fut donc sans attendre que je délaissai mes obligations à Dhartsedo pour me rendre à la capitale afin d'y accueillir mes invités qui, dans le parfait anonymat, allaient plus que participer à la première réunion de l'Inquisition Impériale...mais bel et bien l'inaugurer avec moi.

Debout au bout d'un table de forme rectangulaire, j'avais devant moi cinq masques de fer uniques qui représentaient le visage des futurs inquisiteurs. Visages qui allaient aussi devenir symbole du cauchemar de tout mouvement anti-impérialiste et rebel qui verrait ou voyait déjà le jour au sein des territoire de l'alliance...du Shukai. Du bout des doigts, je caressais la surface métallique de l'un d'eux que j'avais déjà choisis comme étant le mien. Ses joues creuses, son nez proéminent, son long menton et ses yeux renfoncés lui donnait une allure des plus menaçante. Son visage exprimait une pensée et un caractère autoritaire et immuable. Comme si rien, absolument rien, ne l'empêcherait d'exécuter ses desseins ou ce pour quoi il avait été créé ou mis au monde. C'était là le masque du chef de l'inquisition. La face de celui qui se tient devant l'ennemi du rêve Shukaijin, la face de l'incorruptible.

Puis je le pris par les bords, laissant mes phalanges se replier sur ceux-ci et gratter l'intérieur de mes ongles alors qu'elles se refermaient sur son fer mince et poli. Je plongeai mon regard dans le sien, m'imaginant être la victime de son courroux, et je compris que mon choix avait été le bon en imaginant ceux-ci. Ils étaient impressionnant, intimidant pour être exacte. Tranquillement, je retournai ensuite sa surface pour en voir l'intérieur ainsi que les lanières de cuir qui servaient à attacher le faux-visage derrière la tête. Doucement, je l'approchai de mon visage sous la clarté faiblissante que projetait son ombre en ma direction. Puis je sentis enfin le froid et la dureté de sa forme effleurer ma peau, laissant un frisson parcourir mon échine jusque dans mes bras. Je pressai ensuite le métal sur mon épiderme alors que les bandes de cuire se resserraient sur l'arrière de mon crâne. Je me sentis devenir une autre personne à ce moment, comme animé par une émotion subconsciente qui n'avait eut de cesse que de s'enfouir en mon fort intérieur. Une soif de justice maladive qui parcouraient les moindres veines de mon corps, ne pouvant être rassasiée que lorsque le marteau du juge, la hache du bourreau...le sabre de l'inquisiteur...auront pourfendus leurs ennemis. Ennemis que seraient la corruption, la traitrise, la contrefaçon et la haine du grand empire

D'un mouvement instinctif, mes deux mains gantées frappèrent la table de leurs paumes, émettant ce bruit si singulier de l'acier percutant le bois de toute sa pesanteur. Je pris une grande inspiration en fermant l'oeil, comme en transe alors que j'essayais de m'imaginer le rôle que je devais jouer, le personnage que je devrais incarner...puis j'entendis un rire provenir de derrière ma nuque. Un rire creux, grave et dont l'écho ne cessait de résonner entre les oreilles de ceux qui l'entendait. Un rire que je connaissais bien, mais qui ne se faisait entendre qu'à bien peu d'occasion.


Haahaahahaaaa...tuu n'aass paas beesoiiin de chhhercheeer bieeen loiin, Keetsueen Samuui, pour deveniiir cce que tu chherchheee à deeveenniiir. Dit la voix qui émanait du pommeau que j'avais à mon flanc, car oui, je n'avais que le pommeau de mon sabre avec moi alors que ses morceaux avaient été accrochés au mur en diverses formes, imitant des pièces d'arts qui se voulaient contemporaines.

Et que me proposes-tu... Démon...? Parle au lieu de suggérer sans rien révéler. répondai-je d'un ton et de mots frôlant le cynisme, tant ce genre de déclaration vide de dénouement  avait don de m'irriter.

Haaa.haaa.haaaaaa... iil tee suffffiraait seuleeemeent d'êêtre quiii tu ees vraaiimeeent. Aaau deelàà de tees bonnes manièères. Au delàà...du solllldat ooobéissssaaant. Juuste...tooiii. Eeet tees seeentimeeents. Seentimeents que tuu ne ceessee d'étouffer soous taa carrrrapaaace de...guerrieer.

Et je me tus alors, stupéfait de voir comment une "chose" comme elle avait pu transpercer et mettre mon âme à nu aussi facilement. Je restai donc là en silence, frappé par des mots de vérité et soumis à regarder un reflet de moi que je n'avais jamais vu auparavant. Quelle étrange sensation que de, sans même m'en être réellement rendu compte, savoir qu'une telle partie de moi avait été oubliée derrière tout ce que je construisais depuis des années.

Mais...ce n'est pas...moi. Ce ne sont que des vestiges d'un temps passé. D'un autre homme. D'un...Kirijin...

Aloors...taaant miieeux! Àà ce quee jee saaache...tuu ne veeuux pas être tooii...noon? Heeeheehee. Aloors déterre mooii cee Kiiriijiin. Il seraa paarfaait daans le rôôle...d'un...inquiisiiteeuur. Tees ennemiis deevront connaître taa raage. Laa peeur...

Mais pourtant...je me reconnaissais aussi...quelque part...dans ce moi que j'avais laissé au passé alors que nous quittions la brume, détruite, pour Yuki no kuni. J'étais jeune, oui, mais c'était sous le régime de la sanglante que j'avais été éduqué...entraîné. Tous savaient que les Shinobis qui suivaient le régime de la brume recevaient, à l'époque, un lavage de cerveau qui les coupaient littéralement de leur nature humaine. Ils devenaient froids aux émotions humaine et rien ne les séparaient ensuite de cette nouvelle nature hargneuse et insensible. Tout comme je l'eus été, durant un court moment de ma vie.

Taira Sama? L'invité est arrivé.
S'exclama Une voix qui avait suivis trois tocs contre la porte de bois qui menait à cette pièce, coupant court le fil de mes pensées. La préposée au registre venait de lire la phrase clef que j'avais demandé d'écrire aux receveurs de ma missives afin de les identifier plus aisément lors de leur arrivée.

Tuu n'aas pluus le teeemps. Aalleez...tuu saais ce quee tu aas à faaiire.


Ammenez le moi...

Dis-je alors simplement en changeant ma voix. Puis, sans même réfléchir, j'empoignai le grand imperméable gris recouvert du symbole du Shukai peint en noir à son dos. Rapidement, je l'enfilai en passant ma tête dans le col et en rabattant sa large capuche sur ma tête, au même moment où je passais devant un miroir et, ne pouvant m'empêcher de voir ce qui s'y reflétait, ce n'était plus Ketsuen Samui que j'y voyais.

C'était le Taira...Premier Saibankan du Shukai...

...l'inquisiteur!

Fermant les lumière de la pièce, ne laissant que la lumière des dizaines de chandelles brûler dans l'obscurité et éclairer la table...et les masques, l'ambiance était soudainement devenu lourde, palpable...sinistre. Comme si quelque chose d'occulte ou de secret se passait finalement entre les murs d'Iwa. Et lorsque la porte s'ouvrit, j'invitai le candidat à prendre place. Ce fut alors une voix grave et vigoureuse qui s'échappa de ma gorge, inquisitrice, à l'image de ce que nous devenions. Une simple question se formula, mais qui attendait des réponses lourdes de sens.



Bienvenu Shukaijin.
Dis moi...qu'est-ce que le Shukai...pour toi?

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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Dim 20 Nov 2016 - 12:09

Seito était parti d'Itabei depuis deux jours. Il avait laissé sa cité sous le bon gouvernement de ses deux conseillers et de son assistante. A eux trois, ils arriveraient bien à gérer les quelques changements qui avaient déjà été mis en place pour la ville sans avoir besoin de son aide. A moins qu'ils n'arrivent pas à se concerter, et que leurs réunions ne se terminent par des débats stériles où chacun défendrait son parti sans cherche à examiner celui de l'autre. Auquel cas, Seito risquait bien de retrouver les choses dans le même état qu'il les avait quittées, à son retour. Et ce serait bien dommage, car, dans son intention de réformer vite et bien les systèmes qui régissaient Itabei, il ne pouvait laisser place à la stagnation, surtout de la part de ses subordonnés le plus fidèles. Il savait que, dans le futur proche, il serait amené à se déplacer plus souvent, et que sa présence à Itabei serait réduite. Aussi avait-il besoin d'une équipe d'administrateurs fiables, en qui il pouvait avoir parfaitement confiance pour gérer la ville comme lui le ferait à leur place. Sur ce point-là, il lui semblait avoir été assez clair au moment de son départ. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à prier Maskine pour que ses recommandations aient touché leur cible.

Iwa se profilait devant lui. Monté sur une sorte de boeuf géant, tout apprêté pour servir de monture, Seito contemplait la cité qu'il avait connu au moment de sa déchéance la plus terrible. Aujourd'hui, tout semblait être redevenu brillant de faste et de luxe à la capitale du Shûkai. Le Palais Impérial s'élevait à nouveau, perçant le ciel de ses flèches, de ses pinacles et de ses pointes. Peut être Seito se permettrait-il de faire un petit tour dans la ville une fois ses obligations remplies. Et, quant à celles-ci, il devait admettre être tout à fait curieux.

La lettre qu'il avait reçue, il ne l'avait pas détruite, conformément aux indications présentées dessus, mais conservée précieusement dans un tiroir fermé à clé de son bureau, à Itabei. Il était encore trop incertain de qui il allait rencontrer pour pouvoir se permettre de lui faire confiance aveuglément. Qui sait ? Peut être était-ce la Rébellion qui le convoquait. Auquel cas, il avait sans doute plus de soucis à se faire qu'autre chose. Mieux valait être prudent, quand on ne connaissait pas son ennemi. Or, ici, si Seito savait une chose à propos de ce missionnaire mystérieux, c'était justement qu'il était mystérieux, rien de plus. Il avait pris bien soin de ne pas se nommer, et l'écriture que Seito s'était employé à reconnaître et à décoder avec minutie ne lui rappela aucune graphie qu'il avait déjà pu voir. Il s'en remettait donc à sa curiosité pour ce voyage.

Il ne tarda pas à passer les portes de la ville, et à s'engouffrer, chevauchant toujours sa monture parfaitement rurale, dans les avenues d'Iwa. Bien évidemment, il attirait les regards. Mais il restait impassible, un léger sourire dessiné sur ses lèvres. Rien de plus. Il avait la sérénité des plus grands. Bientôt, il atteint le Palais. Il descendit du dos de la bête, et confia ses rênes à une bonne demi-douzaine de palefreniers ébahis.

"Faites attention, je vous prie, elle n'aime que cognac. Voyez-vous, c'est une bête robuste, et qui a, en conséquence, besoin de nourriture capable de lui procurer quelques sensations extrêmes ..."

Seito ponctua sa phrase d'un sourire, sans doute amusé par l'expression de totale incrédulité qui s'affichait sur le visage des serviteurs. Puis, il pénétra à l'intérieur du Palais. Il se dirigea droit vers le comptoir, ignorant ostensiblement la somptueuse architecture du hall. On lui tendit un registre, sur lequel il s'appliqua à inscrire la phrase prescrite. Aussitôt que le guichetier eut lu les quelques mots que Seito avait inscrits, un homme l'attrapa par le bras et le conduisit vers un premier couloir. Seito se laissa faire. Il ne chercha même pas à reconnaître les corridors et les salles par lesquels on le faisait passer. Simplement, il se demandait quel dispositif secret concernant la sécurité de l'Empire pouvait bien nécessiter autant de précautions. 

Finalement, on l'amena jusqu'à une porte. L'homme qui le tenait jusque-là le lâcha, et appela quelqu'un à l'intérieur. Taira ? Un mot dénué de sens aux oreilles de Seito. Mais, de toute évidence, il s'agissait du nom du mystérieux missionnaire qui lui avait fait parvenir la lettre, maintenant cachée dans le plus secret des tiroirs de son bureau. Après qu'on l'y eut invité, Seito entra dans la pièce. Il se retrouva face à un homme, vêtu d'un ample vêtement gris, encapuchonné et masqué, soit décidé à ne pas révéler son identité.

Le dialogue commença immédiatement, et sur une question qui n'était pas des moindres. Seito prit quelques instants avant de répondre, parcourant la salle du regard. Il nota les masques posés sur la table, dans un style semblable à celui que portait l'inconnu, ainsi que le fourreau sans lame qu'il portait. Finalement, il s'essaya à une réponse, la moins dangereuse possible, cependant. Il ne savait pas encore à qui il avait affaire.

"C'est une grande question, à laquelle je pourrais proposer deux réponses. La première est purement géographique. Le Shûkai représente alors pour moi la même chose que pour tout le monde, soit un ensemble de pays unifiés sous une même bannière, celle de l'Empereur. Je doute cependant que ce soit la réponse que vous attendez. Laissez-moi donc vous en proposer une autre. Le Shûkai représente une force controversée au sein même de ses terres, par des mouvements d'une ampleur croissante et contre lesquels il nous faut lutter si nous voulons conserver l'ordre actuel du pouvoir. N'est-ce pas là ce que vous souhaitiez entendre ?"

Il adressa à cet inconnu au visage de fer un léger sourire. Il n'en savait pas encore assez pour donner à ce corps une identité. En revanche, il pouvait toujours abonder en son sens, c'est à dire en celui qu'il avait exposé dans sa lettre, pour s'attirer ses bonnes grâces. Pour l'heure, ça restait certainement la meilleure attitude à adopter. 

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Mar 22 Nov 2016 - 11:06

La capitale de l’empire, le village caché d’Iwa. Voilà bien un lieu qui mettait la réflexion d’Higeki dans un bien grand problème de réflexion. D’un côté, c’était le symbole de la puissance de l’empire, là où toutes actions importante se passaient, afin de montrer à la fois la force et la splendeur du Shûkai aux ignorants qui pensaient pouvoir s’opposer à lui. De l’autre… Cela se rapprochait beaucoup trop dangereusement de la vision des autres pays dominant du continent, tous avec une base militaire plus qu’une cité de dominance. L’Empire devait se différencier de ses voisins, et imposer sa vision des choses à ces derniers, non en prendre l’exemple pour évoluer dans ce bas monde ! Une bonne grosse réflexion, vous en serez d’accord, qui avait accompagné le Mamoru durant son trajet pour rejoindre la fameuse ville.

Pour ceux qui se demandent la raison d’un tel déplacement, la raison est plutôt simple. Depuis un certain temps, Higeki avait de plus en plus réfléchit à sa position au sein de l’Empire, surtout par rapport au fait qu’il était souvent amené à devoir se déplacer à travers les pays. Cela prend du temps, et il ne peut pas forcément assurer l’entretien de son propre domicile tout le temps. Et puis, il fallait reconnaître, Itabei avait beau être une ville charmante, cela ne valait pas grand-chose comparé à la grandeur de la capitale, et le jeune homme commençait à s’ennuyer. Et alors qu’il voulait réfléchir à que faire sur sa situation, il reçut un courrier bien particulier qui lui était adressé, mais complètement anonyme. Découvrant son contenu, quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre que justement, il était convoqué à la capitale pour en apprendre plus sur le sujet. Voyant ceci comme un signe, il s’empressa alors de commencer toutes les procédures de déménagement dans une des casernes de l’empire, pour rejoindre la capitale.

Après avoir traversé la ville pour rejoindre son nouvel appartement, il était heureux de constater ainsi qu’il était enfin installé, et surtout, de voir qu’il avait plein de colocataires : des ectoplasmes en tout genre ! Il allait pouvoir écouter de nouvelles histoires de meurtre et d’assassinat qui pourrait éveiller son esprit de conteur une nouvelle fois ! Mais trêve de rêverie, il lui fallait se préparer pour la suite des évènements. En effet, toutes ses réflexions l’ont amené à penser que cette rencontre se devait d’être un tantinet plus professionnel que ce qu’il avait eu jusqu’à ce jour. Une sorte d’intuition, me direz-vous. De ce fait, il devait en quelque sorte s’adapter afin de correspondre à l’image qu’attendait la personne qui l’a convoqué. Il lui restait un jour, rien de mieux que pour lui permettre de se préparer ! Sortant en fanfaronnant dans les rues, il se dépêcha ainsi de rechercher deux choses : des boutiques de vêtements, et un coiffeur ! Une transformation s’imposait dans ce genre de situation !

Le lendemain était arrivé assez vite. Higeki avait lui-même du mal à se reconnaître dans son apparence en se regardant dans le miroir. Cependant, dire qu’il n’appréciait pas ce qu’il voyait était une réponse bien fausse. Il adorait sa nouvelle tenue, lui donnant un aspect plus mature, bien plus. Satisfait donc de son costume, il sortit pour se diriger au palais impérial, lieu dans lequel il y aurait rendez-vous. Son contact avait été très clair et intransigeant concernant les instructions qu’on lui avait données : pas de divulgation, pas d’écart, il fallait rester discret. Arrivé sur place, la première chose qu’il fit fut bien évidemment de trouver le registre dans lequel il inscrirait son « mot de passe ». La chose l’avait pas mal interloqué, car c’était tout sauf discret une telle phrase. Il aurait mieux valu un prénom générique qui aurait servi de nom de code, mais bref, passons.

Quelques minutes passèrent, alors qu’Higeki s’asseyait sur le banc à attendre que son contacte vienne le trouver, avant qu’une personne ne se place devant lui et le soulève par le bras pour le « forcer » à le suivre. Je précise « », car il n’avait pas la moindre envie de refuser l’invitation. Il fut ainsi emmené jusqu’à se retrouver devant une porte, ou son accompagnant appela le « Taira » à l’intérieur. Etrange… Après quelques secondes, il fut invité à entrer dans la pièce, et quelle ne fut pas sa jouer en découvrant le décor. Sordide, glauque, tout droit sorti d’une histoire d’horreur. Pour certains, cette ambiance aurait facilement réussi à les dérouter, mais pour un passionné comme Higeki, c’était plus de l’ordre de la fascination et de l’excitation. Se faisait rappelé à l’ordre, il remarqua la présence d’un homme masqué qui l’invita à prendre place avec lui. La chose qu’il portait sur la tête était tout aussi intéressante que le reste du décor, et il ne cacha pas son intérêt. Mais ce qui le surprit le plus fut la question qui lui fut posée. Un sourire se dessina sur ses lèvres, alors qu’il leva les mains, se servant de ces dernières pour accompagner ses propos dans une gestuelle montrant son éloquence.


« - Ku ku ku… En voilà une question plus qu’aisée à répondre. Le Shûkai représente un idéal, une utopie, une forme de gouvernement parfaite pour ce monde en guerre. Un seul et unique chef pour tout gouverner… Imaginez étendre ça sur tous le globe : plus de guerre, plus de conflit, tous seraient sous la juridiction de Kamui-sama ! »


Les bras en l’air dans sa déclaration plus qu’engagée, il reprit sa contenance en reposant les mains devant lui, un visage plus emplie de dédain par rapport à sa future pensée.

« - Mais hélas, des hérétiques, des ignares s’opposent à ce royaume si parfait, en faisant des choses qu’ils n’ont aucun droit d’accomplir ! Et pour cela, nous devons faire en sorte d’appliquer la véritable volonté de l’empire : une main de fer dans un gant clouté ! Quiconque s’oppose à notre glorieux Shûkai se doit d’en payer le prix… Et je m’exerce à chaque jour de ma vie de soldat de défendre cette ambition, ku ku ku… »


Une déclaration emplie de noirceur qu’il n’hésitait pas à montrer. Après tout, une telle ambiance sordide ne devait pas servir à parler de choses « politiquement correctes », comme certains s’amusent à appeler. Son ambition, sa vision, il l’avait présenté à son interlocuteur. Restait à savoir comme ce dernier la prendrait…
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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Mer 23 Nov 2016 - 22:30

C'est donc à l'aube du seizième jour qu'une ombre de Taki, quitta le Temple d'Ao". Cela faisait un petit moment qu'elle n'était plus sortie de son antre sous la cascade. Habituée à vivre bien en dehors du Shukaï, et en marge de toute ses règles, la voici qui s'en allait rejoindre l'inquisition impériale à la place de son vieil ami Van. Non pas que le service l'avait ravie dés le départ, bien au contraire. Son passé se devait de demeurer à jamais oublier sans quoi tout ce qu'elle aurait chercher à fuir tout au long de sa vie, la rattraperait aussitôt...
Pourtant la voici qui passait déjà les frontières du Pays des Cascades et ce dans le but d'atteindre la Capitale impériale, Shozaichi.

L'idée avait été émise par le Trentenaire en personne, quelques jours plus tôt. Il était venu trouver Aoni dans son bureau afin de lui demander  de faire parti de cette nouvelle inquisition. Son intention n'était pas de couper l'herbe sous les pieds de ce mouvement natif des fidèles de l'Empereur. Il souhaitait en effet promouvoir cette nouvelle escouade et s'assurer de son bon fonctionnement sans y prendre part. Ses relations étroites avec la rébellion ne feraient pas bons ménages avec l'inquisition de l'Empereur. Van était bien trop soucieux de ses petites affaires pour s'y risquer sans prendre de précaution. Voilà pourquoi son choix s'était fait sur l'une des rares personnes en qui il avait une confiance aveugle. Aoni était la directrice du Temple d'Ao" et sa plus vieille alliée...

Comprenant qu'elle n'aurait guère d'autre choix que d'accepter de lui venir en aide, Aoni se retrouva finalement aux abords de la cité impériale. Elle avait passé les portes en offrant fièrement - à qui voulait le vérifier - son laisser passer portant la marque du Seigneur de Guerre Hoheinheim. La directrice se dirigea par la suite jusqu'au Palais afin de porter sur le registre, la phrase que lui avait confié Van, juste avant son départ. Quelqu'un vint à sa rencontre, certainement surprit par son identité. Il n'avait pas été convenu qu'une femme se présente à la place de Van Hoheinheim lors de cette inauguration... et pourtant.

Un homme masqué vint prendre place au centre de la pièce. Une allure néfaste se dégageait de lui comme si il avait été marqué d'une malédiction. Aoni s'y connaissait en malédiction et autres maléfices. Sa longue expérience et ses nombreuses vies traversées avait fait d'elle une femme unique en son genre. Elle pouvait presque toucher cette aura sombre qui était omniprésente dans la pièce. Cela lui rappelait sa première vie menée au sein de Kiri la sanglante.  Une nostalgie qui lui rappelait alors ses plus belles années.
Il n'en fallut pas plus pour la convaincre donc de se montrer coopérative. Personne ici ne la connaissait ni ne viendrait remettre en doute le message rédigé de la main du dirigeant de Taki.
 
Bien que la question de l'homme masqué fut intéressante à départagée, Aoni se contenta de s'approcher plus encore de lui jusqu'à lui remettre la note de Van dans les mains.

Aoni ~ " A l'heure actuelle le Shukaï est bien loin de ce qu'il était autrefois... Néanmoins je ne suis pas la personne la plus qualifiée pour répondre à cette question, croyez moi. Par chance le Seigneur de Guerre Hoheinheim a juger bon de vous faire part de cette note à la place. " Rien de très important ni figurait en réalité. Simplement quelques excuses de circonstances et l'identité de la femme qui se tenait face à lui. "  Comme vous l'aurez certainement comprit, je serais la représente du Lumineux ici.

Les deux iris dorés de la Directrice Aoni renfermaient une âme emplie de mystère. Qui pouvait réellement-elle être pour se retrouver ici à la place de Van ?
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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Jeu 24 Nov 2016 - 17:10


Immobile...
Telle était l'ombre qui se dressait devant ceux qui étaient venu répondre, en privé, à la missive qui les avaient amenés à se présenter au mystérieux rendez-vous qui les attendaient. Mais immobile ne voulait pas dire désintéressée et il était tout de même facile de voir que l'homme en gris attendait une réponse à sa question et que les moindres mots, la moindre tournure de phrase, avaient un intérêt et nourrissaient sa curiosité. Je voulais savoir le fond de leurs pensées, qu'ils l'expriment librement...qu'ils avouent leur amour inébranlable pour l'Empire qu'ils servaient, même dans une situation aussi imprécise que celle-ci. Chacun, sans la moindre exception, répondirent à leur manière et si tous laissaient sous-entendre qu'ils restaient fidèles au Kamui et le Shukai, un seul se risqua à être directe, mettant à nu son amour inconditionnel pour la patrie qu'il servait.

__________________________
Higeki

L'étrange Mamoru ne se fit pas attendre. Ses propos embrassaient déjà une cause qu'il ne servait pas encore, allant même jusqu'à caresser l'idéal de ce que devait être un véritable inquisiteur de la parole Impériale. Il venait, sans la moindre gêne, de glisser sa langue dans la bouche de l'Empire et de se déclarer son amant passionné. Rien ne le détacherait de son sentiment d'appartenance au Shukai, rien ne le dérogerait de son devoir face à celui-ci. Son dévouement aurait pu paraître dérangeant, voir malsain au premiers abords, mais aujourd'hui, il se trouvait au bon endroit pour laisser libre-court à ses rêves sur son idéal politique qu'était le grand empire Shukaijin. C'est donc deux gant de fer qui se frappèrent l'un contre l'autre en un seul et unique applaudissement qui résonna dans la pièce entière et suite à lequel la flamme des chandelles se mirent à vaciller. Simple coïncidence, signe du destin ou tour de passe passe? Nul ne le savait, mais l'effet avait été de circonstance.

Ne perdant pas une seconde de plus, je fis deux pas vers l'avant et je plongeai les mains dans le coffre de bois et aux reliures de fer. Mes yeux parcourèrent, en même temps, chacun des faux-visage que j'avais emportés puis, lorsque j'eus trouvé celui qui, selon moi, serait le mieux pour le Mamoru, je l'agrippai de mes doigts gantés pour ensuite le soulever et le tendre à celui qui venait de me prouver sa valeur de par ses simples mots.


Alors lève toi, Saibankan et vois ton nouveau visage, car, tu n'es plus seulement Higeki Mamoru, mais bel et bien *Judicateur de l'empire du Shukai!

*Teikoku Shukai No Saibankan!
Et c'est sous ce nouveau visage que tu servira notre cause.

Maintenant, prend cette porte et va attendre le reste de tes confrères dans l'autre pièce. Ce soir, nous serons réunis pour la première fois et c'est une fois réunis, que je répondrai à vos questions plus en détail.

Et...en tendant la main, je désignai une autre porte à l'opposé de celle par laquelle ils étaient entrés et qui, de toute évidence allait mener à une salle pratiquement identique à celle où nous nous trouvions.

__________________________
Seito
Yôgan Seito. Si ce n'était du fait que je le connaissais personnellement, la réponse qu'il me donna m'aurait fait douté de lui. Cependant, sachant qui il était, je n'étais pas inquiet de le voir dans nos rangs...loin de là. Loin d'être fourbe ou sournois, sa présence ici était justifié de par son amour pour l'Empire. Celui-ci était tout simplement plus réservé que le premier venu, mais aspirait probablement au même rêve impérial que tous ceux qui se présenteraient aujourd'hui.

Ce fut donc un sourire en coin qui orna mon visage, bien que caché par le visage de l'inquisition. C'était un homme réfléchit, calme...ce Yôgan. Ce n'était donc pas une surprise que de le voir, en quelque sorte, me relancer la balle et attendre une réaction de ma part. Si j'eus été un parfait inconnu, probablement cela aurait-it été suffisant à reconsidérer la validité de sa candidature. Quoiqu'après tout...il avait tout de même été choisis en fonction des missions qu'il avait accomplis dans les dernières années. Son Curriculum Vitae au Shukai avait tout d'un partisan pro-impérial.



Vous êtes rusés, Seito Yôgan, réfléchit aussi et nous savons tous les deux que si vous êtes ici, c'est que vos actions pour l'Empire ont parlées d'elles même. Votre coeur a su reconnaître la véritable valeur du Shukai, de ce que représente l'Alliance des pays neutre...de ce que s'est que d'oeuvrer, tous, ensemble, dans une même direction...à quel point il est important que chaque bras dans une barque pagaient dans la même direction.

Et nous savons tout les deux que notre barque se nomme Shukai...et qu'elle est immense...et qu'une quasi-infinie quantité de bras doivent pagayer ensemble si nous voulons avancer. Et c'est parce que tu le sais, que tu es ici.


Et comme pour le premier d'entre eux, je plongeai mes doigts de fer dans la boite de bois pour en sortir le masque métallique qui serait, dorénavant, la face d'un autre Judicateur Impérial. Faisant donc quelques pas en direction de celui qui se voyait décoré d'un nouveau titre, je lui tendis le masque et lui indiquai le même chemin que son prédécesseur.


Te voici aujourd'hui Judicateur Impérial, tu répondra donc au nom de Saibankan dans l'exercice de nos fonctions...Teikoku Shukai No Saibankan...Judicateur de l'Empire du Shukai. Rejoins ton confrère de l'autre côté de cette porte, je vous y rejoindrai aussitôt que les autres seront arrivés.


__________________________
Van Hoheinheim
L'étonnement fut grand lorsque ce ne fut pas le Lumineux qui se présenta à ma porte, mais bel et bien la prêtresse de son temple et infinie alliée. Curieux, je la laissai entrée en voyant qu'elle tenait en ses mains la missive que j'avais moi-même envoyé au seigneur de guerre, quasi certain qu'il accepterait mon invitation avec plaisir. De tous les candidats, il était celui dont les faits et gestes envers la nation parlaient le plus d'eux-même. Il était, depuis bien longtemps, un favoris de Kakeshuou et considéré comme étant l'un de ses plus fidel acolyte. Ce qui rendait la présence de  cette Kunoichi des plus surprenante. Heureusement, elle avait là des raisons éloquentes, justes et précises justifiant son remplacement. Ce qui ne fit que me confirmer le professionnalisme de ce dernier.

Je vois...sachez qu'habituellement, je me serais assuré que vous ne sortiez pas d'ici vivante. Cependant, nous connaissons la réputation de Van Hoheinheim et savons qu'elle parle d'elle même. Nous le savons digne de confiance.

Je vous demanderai donc, aujourd'hui, de porter ce visage à sa place et de le représenter en tant que Saibankan du Shukai. Vous porterez donc le nom de Judicatrice aujourd'hui. Suivez moi, nous rejoignons maintenant nos confrères.




Et à son tour, elle se vit offrir le masque que devait avoir le tentenaire afin qu'elle puisse le représenter au sein de l'inquisition. Bien que je n'étais pas friand de devoir avoir à faire avec une servante du seigneur de guerre, je ne pouvais qu'accepter en plaçant cette petite déception loin dans le fond de mes pensées. Au moins, je le savais intéressé et je savais que si elle acceptait, c'était que l'Uesugi aurait accepté aussi. Je lui ouvris donc la porte vers la prochaine salle où les deux autres Saibankan nous attendaient, masqués et maintenant vêtu de la même robe grise sombre que la mienne. Et c'est une fois assis, que j'entamai la réunion.

__________________________
Adoubement

Saibankan! Tel sera votre nom maintenant, vous tous qui formez aujourd'hui l'Inquisition Impérial.

Tous n'ont pas encore répondu à l'appel, mais cela ne saurait tarder.

Alors laissez-moi vous expliquez ce que nous sommes, précisément;

Nous sommes le gant de fer du Shukai.

Nous sommes le marteau du juge impérial, frappant la sentence et le jugement de ceux qui trahissent la constitution de notre bel empire.

Nous sommes ceux qui réussiront là où tous les autres échoueront, ou là où la bienséance et les accommodements raisonnables interdissent à l'homme d'agir dans le plus grand bien de notre nation.

Nous sommes le bras armé du Kamui, ses yeux là où il ne peut voir, ses oreilles là où il ne peut entendre et sa voix là où il ne peut crier.

Nous sommes le mal, mais le bon! Celui que l'on laisse agir dans le plus grand bien de tous. Le mal nécessaire à l'accomplissement de grandes choses.

Et pour se faire, nous avons tous les droits. Seul la parole directe du Kamui a le pouvoir de nous dicter ce que nous devons ou ne devons pas faire, mais sachez que nous avons sa bénédiction.

Notre cible principale; La rébellion.
Aujourd'hui, elle se tapisse dans l'ombre de la population sous le couvert du masque de l'ancien Triumvirat. Le pouvoir au peuple, pour le peuple, par le peuple. C'est ce qu'ils laissent croire à celui-ci afin de le rallier à sa cause. Cependant, nous savons tous ce que cela implique: Tôt ou tard, les peuples délaisseront l'identité Shukaijin sous l'influences de Daimyo. Ne pouvant se gérer lui-même, ils feront appel à un représentant qui, rapidement, verra là l'opportunité de s'enrichir en profitant de la confiance de ses sujets.

Enfin, ceux qui se sentiront délaissés voudront élire un autre représentant, emmenant à une guerre civile. Ensuite à la séparation des territoires, puis le Shukai ne deviendra plus que ce qu'il était autrefois; un ensemble de pays manigancant les uns contre les autres dans le simple but d'enrichir l'élite dirigeante.

C'est donc pour cela que, nous, l'Inquisition, devrons nous assurer de la prospérité du règne impérial et de la volonté de Kakeshuou-Sama...par tous les moyens nécessaire.

Un discours prononcé d'une voix forte et ferme, toujours aussi grave et inquisitrice que lorsqu'ils arrivèrent dans la première salle. Dans l'élan de mes paroles, j'avais frappé les deux paumes gantés de mes mains sur la table pour ensuite en pointer le centre, là où se dressait l'emblème de notre mouvement sur une bannière blanche immaculée; Un bras squelettique dont le poing, bien fermé, tenait une balance dorée symbolisant la justice du Shukai et la poigne, fatale, que nous exerceront sur les châtiés.




Dernière édition par Samui Ketsuen le Ven 25 Nov 2016 - 18:20, édité 3 fois
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Ven 25 Nov 2016 - 16:02

La déclaration du Mamoru faite, il ne lui restait plus qu’à attendre quel serait le verdict et l’attention qu’accorderait son interlocuteur à son discours. Beaucoup auraient été offusqués par l’audace et l’aura malsaine qui se dégageait de son discours. Très peu de personnes étaient capables de parler avec autant de passion, d’ardeur, et surtout d’envie, de la mort, de la purge, de toutes ces choses qui étaient si controversées dans la société dictée par le sens moral… Mais il faut se rappeler qu’Higeki n’en a que faire de ce genre de banalités. En effet, le monde ne doit pas être sous le joug de l’illogisme et du désordre. Seuls des raisonnements purs et sensés pouvaient aider à atteindre une paix pour l’empire. Et c’est également cette façon de penser qui l’a amené à la simple conclusion que s’il y a une erreur dans son plan, le plus simple est de l’éliminer…

La réponse fut sans appel : un applaudissement. Seul, unique, mais si puissant qu’il en vint à faire trembler la pièce. Pour les esprits clairs qui seraient dans un environnement sain, on penserait qu’il ne s’agissait que d’une mise en scène. Mais pour quelqu’un qui était en contact constant avec l’occulte, sans parler de cette ambiance ténébreuse, la situation devenait… Exaltante. Son interlocuteur masqué se leva alors afin de féliciter le Mamoru dans sa déclaration, et surtout, pour lui remettre son futur uniforme. Alors tout ceci n’était qu’un entretien d’embauche… Et bien, il fallait croire qu’Higeki avait eu raison d’être aussi unanime dans sa parole. Défendre avec autant d’ardeur ses envies de « pureté » et « grandeur » pour le Shûkai semblait avoir été payant. Il fut ainsi envoyé ailleurs en attendant que d’autres le rejoignent.

Très vite, il était à nouveau accompagné de deux autres personnes en plus de lui-même. Chacun portait un masque à l’apparence très proche de celui que lui-même s’était affublé, donnant ainsi une aura assez lourde dans la pièce sortant de chacun des masqués. Très rapidement, le chef de cette « joyeuse » cérémonie annonça alors la raison d’une telle réunion. Il leur donna ainsi leur accréditation, leur rôle au sein de l’empire.
Juges, jury et bourreau, voilà de quoi faire sourire derrière cette paroi de métal Higeki qui ne pouvait que se sentir à la fois honoré et excité de se faire attribuer un tel rôle. Sa voix se laissa échapper en un faible rire incontrôlé, un murmure presque, accompagnés par des spasmes tellement il sentait l’impatience le gagner. Oui, pour la justice, pour la véritable paix… Il allait agir comme étant le mal incarné pour en combattre un encore plus grand. Très vite, les questions défilaient dans la tête du jeune homme, qui ne se pria pas pour exprimer ses interrogations.


« - Ku ku ku… Un rôle que nous prendrons honneur à porter, Taira-sama… Mais avant, il y a plusieurs choses dont j’aimerais avoir les réponses… Tout d’abord, quels sont les moyens à notre disposition ? Et Quelles sont les « limites » qui nous serons imposées ? »


La première question était d’ordre pratique. Higeki ne possédaient aucune arme offensive après tout, il lui faudrait évidemment trouver un moyen de pouvoir accomplir ses « jugements » sans encombre, car bien que la torture psychologique reste plaisante, elle n’est pas assez spectaculaire à montrer à la population. Quant à la seconde… Comme je viens de le dire, Higeki veut faire dans l’extravagance, le mémorable, réussir à envoyer un simple message à tous ceux qui aimeraient s’opposer à l’empire : vous êtes les prochains. Mais pour cela, il lui faut, malgré tout le zèle dont il veut faire preuve, des autorisations. Voilà pourquoi il attendait une réponse avec une patience inhabituelle, car il voulait être sûr d’avoir les plein pouvoirs par la suite…
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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Sam 26 Nov 2016 - 12:16

Un sourire supérieur se figea sur le visage de la Directrice. Cette dernière était venue en sachant pertinemment d'avance quel genre de cas à part elle pourrait représenter. Bien trop habituée à jouer de l'influence du Lumineux sur ses relations à Taki, cette femme vile et pleine de mauvaises pensées donnait réellement l'impression de se complaire dans sa position d'émissaire. Sa présence sembla quelque peu décevoir son hôte qui devait sans doute s'attendre à voir Hoheinheim en personne. Pourtant ce serait à elle qu'il aurait à faire, et ce à chaque nouvelle fois qu'il réunirait toutes la bande au grand complet.

L'homme lui remit après quoi le masque qu'elle même porterait lors de l'inauguration. Aoni prit donc le temps de découvrir les reliefs et autres formes gravées sur la face visible. Amusée et à la fois surprise de voir qu'un homme pouvait savoir faire preuve de bon goût, celle-ci porta finalement le masque sur son visage et prit la direction de la pièce suivante sans un mot de plus...

Il s'agissait d'une pièce semblable à la dernière, mais cette fois bien plus remplie. Deux autres personnes dont le visage était caché par leur propre masque se tenaient là et attendait l'intervention du Taira. De la même façon, Aoni vint se placer autour de la table et patienta jusqu'à le voir revenir. L'homme tint un prestigieux discours empli d'ambitions et de beaux propos. Si Van était là, ce dernier aurait certainement apprécié ce qu'elle venait d'entendre. La rébellion aura du soucis à se faire à présent. Leurs derniers agissements allaient forcément entraîner la naissance d'un mouvement qui lutterait pour le maintien de l'ordre.

L'un des deux invités posa ensuite une question pertinente. Il était en effet nécessaire de connaître les règles de rigueurs mais également les limites qu'un tel rôle leur imposerait à l'avenir.

Aoni ~ " Et Que savons nous de la rébellion à l'heure actuelle si telle est notre cible ? "

La Directrice du Temple avait subitement prit la parole. Selon elle, cette information serait primordiale et bien utile au Lumineux, qui pourrait ainsi savoir de quelles genres d'informations les Judicateurs pouvaient disposer à leur sujet. Lui même était bien au courant de certaines choses en rapport avec les rebelles et se voulait clairvoyant en toutes situations. Il serait en effet regrettable que l'un des Judicateurs finissent par mettre le doigt sur quelque chose le reliant de près ou de loin avec eux.
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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Sam 26 Nov 2016 - 18:54

Seito resta un instant immobile, observant de son regard le plus attentif cet homme à la carrure imposante lui tendant un masque non moins impressionnant. Non pas par le travail d'orfèvre qui avait été pratiqué sur sa surface pour l'orner de mille sillons et courbes aussi élégantes qu'effrayantes, mais bien plutôt par le terrible regard qui s'échappait des trous qu'il avait à la place des yeux. Un léger frisson parcourut l'échine du Shuhan, qui ne détacha pourtant pas ses propres yeux des orbites vides du masque, comme fasciné. Etrange, cette attirance de l'homme pour ce qui l'effraie le plus. Les profondeurs sous-marines les plus abyssales, les cavernes les plus sombres, les lieux où l'on est privé de ses sens, et où l'on perd tout repère ... Nul doute que, face à quelqu'un portant ce masque, même le plus honnête des hommes serait amené à révéler les secrets les plus noirs et les ambitions les plus glauques, ne serait-ce que pour ne plus être la cible du visage de fer.

D'une main fébrile, Seito prit l'objet. Il en caressa la surface polie pendant un instant, suivant le tracé d'une courbe le long de la pommette saillante. Comme pour se persuader qu'il n'y avait rien derrière les orbites creuses, il y plongea ses doigts avec une certaine appréhension. Il ne trouva aucune résistance, et pourtant un sentiment étrange s'empara de lui. C'était comme si, ayant percé de son propre bras les pupilles de rien de ce masque, il s'était lié inévitablement à lui. Une sorte de connexion semblait maintenant les rejoindre, presque spirituellement. Soudainement, Seito empoigna le masque à pleine main, et s'en affubla. Le contact du métal froid sur sa peau ne le gênait pas, bien au contraire. Il y trouva une certaine forme d'épreuve de ses nerfs qui lui semblait bonne, comme un prix légitime à payer pour porter ce nouveau visage.

Seito suivit le chemin que lui désignait le mystérieux Taira, pleinement conscient d'être maintenant sous le couvert d'un anonymat parfait. Il pénétra dans une nouvelle salle, où il trouva une autre personne. Il n'adressa aucune salutation, ni aucun signe. Si l'autre homme n'avait pas existé, sa conduite n'aurait pas changé pour un pouce. Lui aussi était masqué, et son visage de fer reflétait la même angoisse sourde que celui de Seito. Qui sait quels traits de chair et de sang se dissimulaient derrière le couvert de l'accessoire ... Peu après, le Taira revint, accompagné d'une nouvelle personne, une femme. Sa silhouette sembla familière à Seito, mais, elle aussi masquée, il ne put l'identifier sûrement. Un simple sentiment de la reconnaître, vaguement, titillait his little gray cells.

S'en suivit un discours qui sembla long à Seito, quoiqu'il ne l'écouta que d'une oreille assez distraite. Tout ce qu'il avait à savoir sur ce mouvement inquisiteur, il lui semblait déjà l'avoir appris de par la missive qui lui avait été envoyée et par son bref entretient privé avec le Taira. Tout ce qu'il put entendre au cours de cette tirade ne lui sembla être que redite, amplifiée par des effets oratoires. Sans doute s'agissait-il de mobiliser une sorte d'instinct patriotique dans le coeur de ceux qui devraient être les défenseurs de la patrie. Une méthode bien vaine sur un coeur rendu aussi froid que le fer par un seul masque.

En effet, Seito commençait à prendre pleinement conscience du pouvoir que lui conférait son nouvel accessoire. Sous cette enveloppe de métal, sous cette cuirasse d'acier, il n'était finalement rien d'autre qu'un "judicateur", c'est à dire, finalement, un homme apte à rendre la justice par tous les moyens mis à sa disposition. Il n'était plus le Shuhan d'Itabei, ni même un soldat de l'Empire. Il allait même jusqu'à perdre son nom de Yôgan, et son prénom de Seito. Il se changeait en cette entité unique et taillée dans un seul bloc du marbre le plus froid et le plus dur, un inquisiteur. Chasser la Rébellion était son seul objectif, sa raison d'être. Ce masque avait été forgé dans le feu le plus brûlant pour donner naissance à un véritable chasseur, dont la seule cible serait l'élément rebelle à l'autorité impériale. Son esprit serait calculateur, malin. Ses yeux seraient des yeux de prédateurs. Son nez ne lui servirait plus qu'à sentir l'odeur de la peur quand il appréhenderait ses proies. Sa bouche ne donnerait plus que des sentences. Tout son être caparaçonné sous cette seule enveloppe faciale ne serait plus que l'avatar de la froideur et de la justice maligne.

S'il ne prêta que peu d'attention au discours du Taira, il tendit cependant l'oreille aux questions que posèrent ses deux pairs. Elles lui semblèrent tout à fait pertinentes et intéressantes. Il n'en ajouta cependant aucune, préférant garder le silence pour l'instant. Il se plaçait toujours en observateur prudent de la scène. Seule sa respiration mesurée pouvait trahir quelque signe de vie de son corps. Pour le reste, il aurait aussi bien pu être une statue de pierre qu'on n'y aurait pas vu de différence. Il apprenait à envelopper son coeur d'un manteau épais de glace.

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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Mar 29 Nov 2016 - 20:52


Un tel discours ne pouvait, bien entendu, que susciter biens des questions quant aux méthodes autorisées à être utilisées par le groupe dans notre chasse à l'homme. Ce fut donc le Mamoru qui en parla en premier, se questionnant sur les limites autorisées par le Kamui face à notre objectif. Malgré la pertinence de cette demande, il était aisé de voir là les principaux intérêts de ce judicateur...ne serait-ce que par le rire malsain qui s'échappa de la fente que représentait la bouche de son nouveau visage, au tout début de sa réponse. Des idées noires lui traversaient l'esprit...et n'étaient en rien dirigée envers lui-même ou le groupe, mais plutôt envers les prochaines victimes de la justice impériale. Il serait donc content d'apprendre les méthodes que je comptais utiliser dans notre quête de purifications du Shukai.

En tant que Taira, je dispose du droit d'action libre sur l'entièreté des territoires gouverné par Kakeshuou-Sama tant et aussi longtemps que mes actions sont dirigées dans le seul et unique but de défendre la constitution du Shukai.

Vous disposerez donc de cette même liberté d'action puisque nous ne sommes qu'un. Vous tous, ainsi que moi-même, sommes l'ombre de la justice. Une seule et unique entité sous un masque de fer. En l'occurrence...notre seule limite...se résume en un "non" prononcé de vive voix par le Kamui lui-même.

Perquisition, réquisition, interrogation, capture, intimidation, chantage, torture...les moyens sont nombreux et ne dépendront de ce qui est nécessaire à l'accomplissement de notre tâche, Saibankan.


Le message ne pouvait être plus claire; nous disposions que de très...très peu de limite. C'était donc un grand pouvoir que nous détenions maintenant entre nos mains et il était d'ailleurs inutile de préciser qu'il s'accompagnait d'une responsabilité faramineuse. La marge était donc mince entre agir en tant que Judicateur...et agir en criminel car bien souvent, un trop plein de liberté pouvait être néfaste envers ceux qui ne savaient la gérer.

Mais...il ne faudra pas en abuser non plus. N'utilisez que la force lorsque nécessaire. Les mots tranches là où le fer ne le peut...et ils ne laissent pas de traces. Servez-vous en comme votre première arme.


Car, de toute manière, il y avait bien des moyens autre que la violence physique pour délier les langues et briser les esprits qui se croient indomptables. Le Mamoru en était une preuve d'ailleurs grâce à ses capacités psychiques. Le genjutsu était réputé pour les ravages qu'il pouvait faire dans l'esprit d'un être vivant, l'instrument de torture par excellence.

Aussitôt répondu à mon premier interlocuteur, ce fut ensuite une voix plus féminine qui résonna dans la pièce. Me tournant donc vers la gauche, j'observai celle qui venait en tant qu'émissaire du Lumineux, celle qui prendrait sa place au centre de la table du conseil afin d'éviter quelques conflits d'intérêts. Elle aussi, avait une bonne question qui avait le mérite d'être plus que pertinente.
"Que savons nous de la rébellion?"
Les réponses étaient peu nombreuses, et c'était la raison de la création de cette organisation. Pour le moment, il nous faudrait nous contenter de ce que la majorité des gens savent...en plus de quelques petits extras.



Nous savons ce que tout Shinobi ou Shukaijin savent. Il s'agit d'un groupe anti-impérialiste qui ne croient pas en l'efficacité du Kamui à gouverner ce territoire de par sa propre volonté.

Ils se disent pacifistes, mais leurs agissements prouvent le contraire. Après avoir planter le symbole de l'ancien Triumvirat sur le Shozaichi alors qu'il était en reconstruction, celui-ci fut décroché par un soldat du Kamui. Leur réponse fut très éloquente; ils ont envoyé un Shinobi senseur le neutraliser alors qu'il ne faisait que son devoir. Après une menace verbale, ils l'ont agressés et l'homme a perdu connaissance suite à cette attaque.


Une sensation que je me souvenais d'ailleurs plus que trop bien. Si ce n'était de cette identité secrète que je me devais de conserver, probablement aurais-je apporté une main à ma nuque tant je me souvenais du choc qu'avait causé cette attaque sortie de nul part, tant l'agresseur avait été discret. Et si je connaissais son identité aujourd'hui, je ne pouvais l'affirmer puisque ne l'ayant pas découvert de mes propres yeux. Néanmoins...de lourdes preuves s'étaient accumulées contre lui. Et elles ne seraient pas les dernières à remplir son dossier.

Nous savons que l'un de leurs agents, un haut placé dans ce mouvement, entretiendrait une certaine relation avec un dénommé Taisa Fuka, Un Taichou des forces Shukaijin. Un de mes informateurs aurait intercepter une tentative de recrutement des rebelles par le biais d'une missive qu'ils auraient affichés partout au Shukai suite à leur coup d'état sur le Shozaichi. Il aurait réussit à se faire passer pour une potentielle recrue et aurait réussit à sous-tirer cette information concernant ce lien entre Fuka et un agent rebel. Des preuves étaient à l'appuie sur le fait qu'il connaissait cet autre soldat impérial...des éléments que bien peu de gens connaissent. Ce recruteur possédait aussi des talents de subtilité très poussés. Probablement un Shinobi senseur de haut calibre.

Des informations qui restaient assez vagues de sens, mais qui traçaient déjà un début de piste à suivre. Nous savions déjà, donc, que la rébellion comptait déjà un chef d'accusation pour agression d'un soldat impérial en plus de s'adonner à des réunions de recrutement illégal. L'un d'eux était un senseur talentueux ayant une relation dans les services militaire Shukaijin...un capitaine qui plus est. Peut-être était-ce là que devraient débuter les recherches? Mais avant de continuer, mon regard se posa sur le seul judicateur n'ayant pas encore prononcé quoique ce soit autour de la table. Avait-il des questions à formuler, ou se contentait-il simplement d'écouter et de faire le point.

Si vous pensez détenir d'autres informations ou si vous avez d'autre questions...je vous écoutes.




Dernière édition par Samui Ketsuen le Mer 30 Nov 2016 - 12:15, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Mer 30 Nov 2016 - 10:41

L’attente de la réponse qu’il attendait à ses interrogations se faisait de plus en plus dure à supporter. Il voulait savoir, bien au-delà de son besoin d’adoucissement de sa curiosité naturelle. Il avait envie d’être sûr de ce qu’il pourrait faire, ce qu’il pourrait infliger à quiconque serait assez fou pour s’opposer à la toute-puissance du Shûkai. Et il ne fut pas déçu de la nouvelle que lui donnait le Taira : tout était permis, tant que l’empereur ne disait pas non. Oui, oui, enfin ! Voilà bien une nouvelle qui saura raviver l’esprit patriotique du Mamoru. Il était déjà en train de jubiler lentement derrière son masque de fer, il pourrait si facilement se débarrasser des hérétiques… Mais il fut coupé dans son élan quand on lui demanda de n’utiliser la violence que si nécessaire. Une bouille déçu ‘apparue derrière le masque, alors qu’il pencha la tête sur le côté à cette annonce.

« - Hmmmm… Comme vous voudrez, pas de violence physique… »


… Mais il n’avait rien dit sur tout ce qui était torture psychologique. Cette réalisation qui passa dans la tête du jeune homme le fit à nouveau sourire. Il était vrai que de toute façon, les arcanes du Mamoru n’étaient pas forcément idéals pour causer la moindre véritable douleur, et donc, il aurait été obligé de devoir laisser les gens sous sa tutelle appliquer les sentences à sa place. En revanche… Une petite continue pour faire peur, une interaction avec l’au-delà et les esprits errants qui la composent, là c’est plus vendeur, là ça l’intéresse. Et puis, en l’absence de preuves contre une personne dont il était certains qu’il était coupable… Une petite illusion pour le forcer à commettre une faute grave, et le tour était joué. De plus, l’empereur n’était censé savoir tout ce que l’inquisition faisait. Après tout : rien n’est interdit, sauf de se faire prendre…

La suite de la discussion partie dans celui du plus gros problème qui s’opposait à l’Empire à l’heure actuelle : la Rébellion. Même si Kiri était exécrable à se prétendre avec une base militaire indépendante, il fallait avouer que pour le moment, le village restait en soumission à l’empire. Ce groupe, en revanche, était composé d’ignobles chiens qui ne pensaient pas la moins du monde à l’excellence du Shûkai. Le droit au peuple ? Et puis quoi encore ? Répartir de plus en plus la possibilité aux gens de décider ne pouvait entraîner que des dissensions, et donc, plus de conflit. Le contrôle devait s’exercer sur le peuple pour mieux le rendre docile, c’était logique. Tout ça pour dire que des éléments semblaient apporter des éclaircissements sur ce groupe, mais surtout, des pistes pouvaient être exploitées. Taisa Fuka… Ce nom rappelait une mission à l’Heishi, où il a pu remettre à sa place des contrebandiers. Aaaaah, le bon temps… Mais donc, il aurait un lien avec la rébellion ?


« - Quelle est la nature de leur rapport… ? »


Il ne tenait pas vraiment de sentiments envers le dénommé Fuka, ni de haine, ni d’amour. Il était juste un autre fidèle capitaine de l’empire. Mais si jamais il se trouvait lié à ce groupe de chiens… le Mamoru n’aurait aucune pitié pour sa personne. Fort heureusement, il semblerait que ce ne fut qu’une ruse ! Il avait réussi à se faire passer pour une nouvelle recrue, mais pour obtenir des informations seulement ! A la bonheur ! Ils savaient maintenant plusieurs choses : que l’un des plus hauts placés de cette rébellion était un haut gradé du Shûkai extrêmement doué en sensorialité, mais qui était également un proche du dénommé Taisa Fuka. La question qui allait suivre était donc simple à comprendre !

« - Si nous savons autant d’informations d’individus, ne serait-il pas temps de piocher dans les archives impériales ? Un senseur de haut niveau qui serait proche de Fuka-san, cela ne doit pas courir les rues ? Enfin… Si tout était qu’il s’agissait de la même personne… »


En réécoutant sa question, Higeki se senti légèrement confus. En effet, en aucun cas le Taira avait énoncé que ces deux personnes étaient la même. C’était donc bien trop précipité de supposer un tel rapprochement. Mais bon, des pistes pouvaient être recherchées. Puis, son histoire de prospectus retourna dans l’esprit du jeune homme.

« - Si vous aviez était capable de trouver ce genre de documents, sans doute que d’autres on fait pareil. Une décente dans la capitale serait donc la bienvenue pour en apprendre plus… »
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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Dim 4 Déc 2016 - 13:21

La directrice ne fut peu voir pas surprise du tout, d'entendre le Taira, évoquer les limites de leur champ d'action. Chacun des Saibankan ici présents "pouvaient" donc tuer certes, mais à la seule condition que cela représente une nécessité où un gain pour l'Empire. Rien de nouveau à ce niveau là pour le Trentenaire qui disposait d'ores et déjà de ces quelques privilèges en tant que Seigneur de Guerre. Aoni se montra beaucoup plus intéressée par les propos tenus qui concernaient la rébellion. La petite anecdote du Taira serait certainement familière à Van lorsqu’il en entendrait parler...

Par chance, rien ne ressortit concernant la propre relation du Hoheinheim avec le mouvement rebelle. Il fallait dire que jusqu'à maintenant, Van avait toujours veiller à se tenir le plus éloigné d'eux. L'affiche qui avait été mentionné était bien connue d'Aoni qui s'était remémorée la réaction du Lumineux lorsqu'il l'avait découverte pour la première fois. La rébellion avait intentionnellement à l'époque révélé leur rapport avec un haut dignitaire de l'Empire. Même si son nom ni apparaissait pas clairement, Hoheinheim avait parfaitement deviné qu'il était question de lui...

En effet bien coupable de les avoir aider à plusieurs reprises au cour de sa carrière, Van n'était pas un homme complètement innocent non plus. Avec Aoni au sein des Judicateurs, ce dernier pourrait en tout temps connaître leur avancée sur le sujet... Et si il le fallait, réagir en conséquent.
Tout ce dont ils avaient finalement connaissances était assez limité. Même si le nom de Fuka était ressortit, ce dernier était sans aucun doute bien loin de jouer un rôle déterminant pour le mouvement rebelle.

Par contre ce n'était pas le cas de ce prestigieux senseur dont il était principalement question. Van en avait rencontré plusieurs fois et ce à chacune de ses prises de contact avec eux. Le plus souvent il s'agissait d'un certain Neko. Un membre rebelle avec lequel Hoheinheim avait subtiliser - au cour d'une mission - , plusieurs cargaisons d'armes de l'Empire. Cela faisait déjà quelques années maintenant, mais sans doute était ce en partie grâce à cela que le mouvement pu voir le jour.

Aoni ~" Il serait malavisé de croire qu'il n'existe qu'un seul senseur de haut niveau au Shukaï... Chercher dans les archives serait peu concluant et prendrait du temps. Un Taichou côtoient énormément de shinobis en raison de sa fonction. Une simple relation ne suffirait pas à l'identifié. " Visiblement la Directrice avait bien une idée derrière la tête et ne se priva pas de la partager aux autres membres de l'assemblée. " Cependant ! Je suis certaine qu'aucun de vous n'est sans savoir ce qu'il se passe à Tori. Plusieurs membres actifs de la rébellion ont été identifiés chez les Kosobayui. Je pense qu'il serait opportun pour nous de mener une enquête sur place afin de commencer. "

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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Ven 9 Déc 2016 - 16:57

Seito écouta encore une fois en silence les questions et réponses de ceux qui venaient de devenir ses pairs. Quoique ce qu'il pouvait entendre aurait pu le choquer quelques mois auparavant, encore, il était maintenant complètement imperméable à tout sentiment d'indignation. Bien au contraire, il s'ouvrait à de nouvelles réflexions qui lui étaient fermées, auparavant. Quel événement avait pu marquer ce changement si important dans sa personnalité ? Etait-ce son éveil à la Lumière de Maskine ? Ou alors cette part d'anonymat qu'il venait tout juste de découvrir en revêtant le masque de ceux qui seraient les protecteurs rapprochés de la Constitution du Shûkai, comme l'avait dit lui-même ce mystérieux Taira ? Il n'avait pas de réponse pour l'instant. Sans doute la vérité résidait-elle dans une synthèse de ces deux hypothèses. Mais l'important résidait dans le seul fait que cette nouvelle facette de sa personnalité existait bel et bien, et qu'il pouvait l'exploiter pleinement sans risquer de se dévoiler plus que de raison. Un outil qui se révélerait sans doute inestimable en qualité à l'avenir, selon les méthodes que Seito souhaiterait employer afin de mener à bien ses inquisitions.

Cependant, la problématique principale était bien que les informations sur la Rébellion étaient maigres, comme le soulevaient présentement les autres personnages. Sur ce point, Seito ne pouvait que les approuver et écouter ce qu'ils avaient à dire pour en tirer de quoi avoir une matière suffisante pour entamer son entreprise pro-impériale. Il ne connaissait pas la Rébellion, ou mal. S'il avait été contacté par un de leurs membres une fois, il avait cependant gardé cette courte entrevue secrète de tous. Son attitude avait été celle d'un soldat loyal à l'Empire au possible, et il avait montré la plus pure méfiance face à cet émissaire qui lui avait été envoyé, tout en essayant de lui extraire le plus d'informations possible. Finalement, il n'en avait pas glanées beaucoup. A vrai dire, elles ne dépassaient pas le pallier des rumeurs, et ne venaient que les appuyer, pas même les confirmer absolument. Tout ça pour dire qu'il n'était pas plus avancé que ses camarades, sinon beaucoup moins, sur la situation de l'organisme qu'ils devraient chasser.

A l'écoute des diverses informations qu'ils avaient chacun à livrer, il semblait qu'ils étaient bien renseignés. Sans doute avaient-ils déjà fait du combat contre la Rébellion une de leurs tâches. Peut être même certains s'étaient-ils déjà livrés à des opérations de démantèlement de réseaux de l'organisme ennemi du Shûkai ? Il est vrai que Seito avait eu l'occasion, une fois, de détruire un de ces groupuscules. Cependant, il ne s'agissait que d'une petite communauté ayant une soif démesurée d'indépendance, et qui n'avait a priori rien à voir avec la Rébellion telle qu'elle était connue. Les gens que Seito avait appréhendés étaient de simples ruraux profonds qui s'imaginaient pouvoir prendre d'assaut tout l'Empire à la force de leurs fourches et de leurs piques, en commençant par Itabei, qui était la ville la plus proche de leur bourg, leur base d'opération. Leur tentative de coup d'état, si cette opération pouvait vraiment être apparentée à un événement d'une aussi grande importance, s'était soldée par un cuisant échec infligé par deux soldats seulement: Samui Kirito et Seito lui-même. Peut être cette mission avait-elle alors été les prémices de cette soif d'inquisition qui avait maintenant pris possession de l'esprit de Seito, et qui disparaîtrait aussi sec qu'il aurait ôté le masque de fer, il en était certain. En quelque sorte, cette facette de lui-même il la confinait à l'intérieur de cet accessoire froid.

Les Kosobayui semaient le trouble à Tori ? Il était vrai que la situation de ce pays semblait assez précaire depuis un certain temps. Seito ne savait pas grand chose à propos des Kosobayui, sinon qu'ils étaient des manipulateurs de plumes. Leur soif d'indépendance semblait cependant les pousser à se rebeller contre l'autorité du Kamui. C'était typiquement le genre de problème qui ferait l'affaire d'une inquisition. Mais de nombreux problèmes purement pragmatiques se posaient. Seito, en administrateur maintenant aguerri, commençait à être familiarisé avec ces problématiques, qui ne manquaient pas d'occuper les little gray cells du Shuhan dans toutes les entreprises qu'il souhaitait mener à bien.

"Qu'en est-il de nos attributions ? Nous ne pouvons décemment pas agir tous à la fois sur l'intégralité du territoire impériale, ni même être forcément présent sur notre champ d'activité en permanence. Il nous faut délimiter des terrains à répartir entre nous et nous autoriser à déléguer ne serait-ce que des enquêtes à quelques hommes de confiance, au risque d'être parfaitement inutiles et de ne faire que brasser de l'air. La Rébellion est un mouvement qui ne dort pas, et dont les méninges s'activent incessamment pour déjouer chacune des doctrines de l'Empire. Notre tâche est donc tout naturellement de les déjouer eux, et de réduire à néant leurs avancées. Pour cela, nous devons être plus rapides, plus discrets, plus instruits qu'eux-mêmes sur leurs plans. Ce n'est qu'ainsi que nous parviendrons à les mettre en déroute. Alors, quand nous saurons tout sur leur organigramme, sur leurs prévisions et sur les informations qu'ils détiennent, nous pourrons frapper un grand coup et les réduire à rien.

"D'ici là, je préconise la patience, l'efficacité et l'organisation."

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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Mar 13 Déc 2016 - 16:48



Toujours à ma position, j'écoutai attentivement les proposition que les nouveau membre de cette organisation avaient à m'offrir suite aux informations que je leurs avaient transmis concernant la rébellion. Eux comme moi n'en savaient que très peu sur leur cas et les nouvelles que je leur apportaient semblaient biens maigres en pertinence, mais elles constituaient là une pièce du puzzle qui allait nous amener à la véritable identité de ce recruteur que j'avais eu la chance de rencontrer à deux reprises, sous ma véritable identité.

Me tournant d'abord vers celui qui s'était présenté en deuxième à cette réunion, je pris en note ce qu'il me proposait sans nécessairement donner suite à son idée, puisque rapidement interrompu par la femme qui avait prit la place de son mentor dans ce conseil restreint et secret qu'étaient les Judicateurs. Arquant un sourcil, caché par un voile ferreux, je portai une oreille attentive à ses propos lorsqu'elle évoqua le nom des Kosobayui. Selon elle, plusieurs d'entre eux seraient liés à la rébellion...ce qui expliquerait bien des choses concernant un jeune homme dont j'avais eus la malchance de croiser la route il y a de cela plus d'une année. De toute les personnes exécrable que j'eus rencontré, Doli avait sa place bien au sommet de cette montagne. Son trop peu d'amour pour l'empire et son arrogance extrême auraient très bien pu le pousser dans les bras de ce mouvement contestataire aux forces déjà en place. Ou du moins, c'est ce que je souhaitais intérieurement...afin d'avoir la chance de le prendre la main dans le sac et ainsi avoir la satisfaction de lui clouer le bec une fois pour toute.

Puis le Shuhan d'Itabei prit la parole à son tour, lui qui était resté bien silencieux lors du premier tour de table. La question qu'il souleva me semblait parfaitement appropriée et constituait un point que je m'apprêtais à leur faire part d'ailleurs. Le Shukai était véritablement un empire au territoire immense et pour mener à bien notre mission, j'avais bel et bien pensé à attribuer une zone à chacun des Saibankan. Seulement...nous n'étions toujours pas complet...pas encore.



Excellente question.
Dis-je alors en me levant de mon siège afin d'ouvrir la porte arrière de la pièce qui semblait mener sur un couloir.
Suivez-moi. J'ai quelque chose à vous montrer tout en répondant à votre interrogation. Répondai-je en m'élançant dans la jonction qui allait nous mener directement vers l'une des grande salle d'entrainement du palais que j'avais réservé pour l'occasion.

Comme vous l'avez deviné, il nous serait impossible de mener à bien notre but sans établir des attributions biens précises au sein même de notre ordre. C'est pour cette raison que chacun des Saibankan auront un pays sous sa juridiction. Chacun des dirigeants de ces pays seront avisés de votre titre et vous répondrez donc en tant que Saibankan de ce dit pays. Comme vous, par exemble, serez le Judicateur de Tori. Tori no Saibankan!

De votre côté...
Dis-je en tournant mon regard vers celle qui nous avait informé des magouilles chez les Kosobayui.
Vous aurez Taki à votre charge. Vous répondrz donc au titre de Taki no Saibankan.

Et enfin, vous, vous répondrez au titre de Tsuchi no Saibankan.
Des paroles qui étaient finalement dirigées vers le mamoru alors que nous nous tenions tous devant la porte de la salle où une surprise les y attendait.

Faisant glisser la porte de droite à gauche, ce n'est pas la salle en elle-même qui attira les regards en premier, mais bel et bien la cinquantaine d'hommes s'y trouvant...tous vêtus d'un uniforme qui n'était pas sans rappeler le notre. Aussitôt furent-ils en notre présence, que tous jetèrent un genoux à terre tout en restant parfaitement silencieux, preuve de leur dévouement extrême ainsi que leur respect de la discipline.



Junsa!


Et au seul son de ce mot, tous répondirent en coeur d'un *Shukai no eikō* bien ressentis. Des soldats qui semblaient, au premier coup d'oeil et d'une première impreasion, très fière de faire partie de cette unité que serait l'inquisition impériale. Entrant donc dans la salle, j'invitai mes nouveaux comparses à faire de même et je passai devant chacune des rangée de neuf hommes afin d'en attribuée une à chacun des Saibankan, en laissant trois rangées sans leader pour l'instant

Vous aurez tous neuf hommes sous votre commandement, ils joueront le rôle de Junsa...de constables...sous vos ordres. Pour l'heure, ce sont des soldats lambda ayant jurés de défendre les terres du Shukai au péril de leurs propres vies. Ils ont été sélectionné pour leurs opinions politique d'abord et avant tout. Ce sont donc des gens désireux de voir s'accroitre l'influence impériale et n'auront aucunes objections à l'accomplissement de nos taches.

Voua devrez néanmoins les entrainer, en faire plus que de simple soldats. Ils doivent devenir des instruments de le la justice au meilleur de leurs capacités. Vous en faites donc ce que vous voulez...tant qu'ils servirons notre mission. Experts en sabotages...infiltrations...peu importe. Ils seront vos yeux et vos oreilles là où vous ne serez pas. Tout comme nous, nous le sommes pour l'empereur.


Puis enfin, je me tournai vers Seito afin de m'adresser à lui plus précisément. En tant que Tori no Saibankan, il serait celui qui irait à la recherche d'indices pouvant relier le clan des plumes au mouvement de rébellion qui avait été tranquille depuis bien trop longtemps. Les limiers du Shukai seraient maintenant aux trousses de ces rats sournois.

Tori no Saibankan. Je te charge donc de dispercer tes hommes sur les terres des oiseaux et d'y recueillir le plus d'information possible qui pourrait rapprocher le clan Kosobayui à la rébellion. Si ce que notre amie ici présente dit vraie, nous nous devons d'identifier les traitres.

Judicateur de Tsuchi, pour ta part, essais d'avoir un entretient avec ce Taisa Fuka. Au dernière nouvelle il était justement ici. Essait de voir s'il n'aurait pas un lien avec la rébellion de près ou de loin en te servant des informations que je vous ai communiqué. Demande lui qui est au courant pour Samehada. Nul besoin pour toi de savoir ce qu'est Samehada. Ne fait que lui poser la question. Cela devrait suffire à piquer sa curiosité.

Nous commencerons donc avec ceci. De mon côté, je m'occuperai personnellement de m'assurer que l'opinion publique à Mizu penche et reste du coté de notre empire. Avoir un leader qui se proclame comme étant un Mizukage en plus de faire renaitre Kirigakure no sato doit avoir éveillé un fort sentiment patriotique chez les anciens Kirijins qui voudront retourner aux sources de leur vie Shinobi.




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Message(#) Sujet: Re: À l'aube de l'inquisition Dim 18 Déc 2016 - 10:26

Le jeune Mamoru écoutait passionnément, il s’imprégnait de l’essence des mots qui fûrent communiqués dans cette pièce. Il voulait tellement remplir son rôle de bourreau de la justice avant même d’en avoir les ordres, apporter le gourou vengeur de l’empire afin de pouvoir l’emmener à son idéal de paix qu’il veut tant. Ceux qui défendraient la gloire de l’empire seraient aptes à vivre heureux parmi nous. Et ceux qui refuseraient cette douce paix que le futur Judicateur souhaitait apporter… Ils ne mériteraient que la mort pour vouloir seulement se lever face à lui. Douce, douce satisfaction sous l’image d’une jouissance qui naissait dans son esprit.

Cependant, il semblait si enthousiaste que les autres ne se retinrent pas pour le ramener à l’ordre. Ce fut alors la seule femme du groupe qui le remit à sa place, en essayant de le faire se rendre compte de l’exagération qu’il faisait preuve dans la facilité de son acte. Roulant des yeux face à cette affirmation, il ne pouvait cependant rien dire pour contre argumenter. Après tout, c’est vrai, l’empire est vaste, et sa variété de soldats défendant le Shûkai l’est tout autant. Il faudrait ainsi prendre plus de temps pour rassembler des informations plus précises sur leur cible.

Le sujet décala ainsi sur une autre horreur qui arpenter l’empire : la rébellion du clan Kosobayui. Rien que l’évocation du nom de ce clan semblait faire renaître une envie de reflux dans l’estomac du Heishi, souvenir de sa mission passée dans les mines au moment de l’attaque de ces cafards du Kyomu. Le représentant de ces emplumés n’avaient pas rempli son rôle de « chair à canon » et avait ainsi indirectement (par abstention) Higeki. Autant dire qu’il ne le tenait pas dans son cœur, lui et le reste de son clan. Et apprendre que ces derniers pensaient pouvoir déclarer une forme d’indépendance n’était pas pour lui plaire… Mais le fait que les Judicateurs allaient agir pour régler ce problème, cela allait être plus que rassurant.

Une fois les questions réglées, le responsable de la cérémonie convoqua de nouvelles personnes : les Jura. Ces hommes tout aussi masqués allaient devenir les phalanges d’Higeki, les mains qui allaient agir pour lui et l’aider à faire régner son ordre et sa justice sur les terres de Tsuchi no Kuni. Cependant, il allait apparemment devoir les entraîner également, chose qui allait être problématique pour le Mamoru. Il n’était qu’un simple Heishi, et encore, seulement bercé dans l’art des illusions liées à son don clanique. Comment devait-il faire pour les entraîner avec si peu de moyens ? Mais les questions furent repoussées à plus tard, bien plus tard, car pour l’heure, son premier ordre venait de lui être confié : investiguer sur Taisa Fuka, l’homme contacté par la Rébellion. Le Taira lui donna ainsi des consignes précises pour entrer en contact avec lui, sans pour autant entrer dans les détails. Curieux, mais pas inquiétant. Il soutirera bien les informations de lui-même après tout.


« - Il en sera fait selon votre bon plaisir, Taira. Si vous me permettez, je vais faire connaissance avec les chers membres de mon unité. »

D’une révérence à son égard, il se releva avant de tourner son regard vers la cinquantaine de soldats devant lui. Sans une once d’hésitation, il appela ceux qui étaient affectés à Tsuchi à le suivre pour se mettre à l’écart, voire dans une pièce qui lui aurait été fournie par le chef, le temps de leur parler. Il ne comptait partir que lorsque l’autorisation serait donnée, mais il comptait bien régler l’ensemble des détails avec eux. Une fois isolés, l’homme se tourna vers eux, toujours un masque enfilé, et leur adressa quelques mots.

« - Je suis heureux d’apprendre qu’autant de personnes soient autant épris par l’envie de protéger notre bel empire. Maintenant, j’aimerais entendre votre avis : pour vous, que sont les Judicateurs ? »

Une question qui semblait être un peu surprenante, mais nécessaire pour la suite. Les réponses fut divers : une force d’intervention, une justice punitive, les protecteurs du Shûkai. Elles auraient pu aller, et même Higeki acquiesçait en souriant de les entendre. Mais ce n’était pas ce qu’il voulait entendre. Riant doucement, il reprit la parole.

« - J’apprécie votre noble opinion sur vous-même. Mais hélas, c’est bien plus que ça… Nous sommes le mal, une horreur sans nom qui se doit d’agir et punir un mal encore plus grand. Nous sommes des démons qui n’agissent que pour la fierté de notre empire. Et pourquoi sommes-nous si peu à votre avis ? C’est bien simple : parce que personne à part nous n’osera devenir le mal nécessaire pour vaincre un mal plus grand ! »

Une gestuelle théâtrale accompagnait ses propos qui furent très vite acclamés par ses propres hommes, qui comprenaient enfin la raison d’un masque aussi sordides : c’est pour révéler leur vraie nature d’être aux actions plus que mauvaises, mais aux intentions aussi purent qu’un diamant à la couleur de l’ébène. Les laissant se calmer, Higeki leur ordonna ainsi d’exécuter leur première mission : trouver toute information pouvant l’aider à connaître Taisa Fuka. Bien évidemment, ils seraient aussi en charge de surveiller les environs de Tsuchi no Kuni, mais ceci était convenu. Son discours ainsi terminé, il se redirigea vers le Taira et les autres Saibakan en effectuant une nouvelle courbette en avant pour attendre la suite des instructions.
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