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 L'océan blanc - Kemono

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Message(#) Sujet: L'océan blanc - Kemono Ven 16 Déc 2016 - 18:04


Sur la ville portuaire de Taki, la bête jetait un regard noir sur les marins. C’était qu’elle et eux, avaient eu quelques petits déboires par le passé. Ils l’horripilaient, au moins autant qu’elle était capable de les terrifier. Un ménage compliqué dont il fallait pourtant qu’elle se décide à s’accommoder, en effet, il n’y avait qu’un seul moyen de rejoindre l’île où elle se rendait et c’était la voie de la mer. Certes, elle aurait pu aussi nager jusque-là bas par sa nature même de créature marine, mais encore aurait-il fallu en connaître le chemin. Une dernière fois, elle examinait le document que son Maître lui avait confié et la liste dont elle avait à s’occuper. Les affaires sombres qui se déroulaient à Taki devaient rester à Taki, c’était ce qui lui avait toujours dit, mais parfois, elles passaient les frontières comme pour fuir leur sentence. Comme cette fois-là en fait et c’était bien mal connaître le Lumineux, il ne se déplacerait pas en personne, à quoi bon, quand on disposait d’une bête dans ses sous-sols qui affectionnait ces jeux de traque. Sur un autre papier, un ordre plus propre et légitime en couverture à sa présence sur le pays de la neige, une excuse mieux que la réalité pour justifier le carnage s’il se faisait découvrir. Et malgré tout, la bête embarquait sur le navire marchand en direction de Dhartsedo, une ville portuaire.

Tout du long, insoupçonnable monstre sous son manteau, elle se tenait tranquille, la mer, l’isolation et tous ces encas qui s’agitaient autours l’avaient pourtant mise à rude épreuve, mais cela ne l’empêchait pas de débarquer en montrant patte blanche. Pas de surprise sur place, comme ça l’avait laissé présager en approchant de Yuki, un froid extrême régnait, enfin pour la bête qui était habituée au climat de Taki, finalement, plutôt confortable. Elle découvrait pour la première fois ce que l’on appelait neige et son contact rafraichissant ne l’accommodait pas plus que cela. Au port ses pieds s’enfonçaient déjà dans la poudreuse, on lui avait pourtant dit qu’elle arrivait pendant la belle saison. Est-ce qu’il neigeait pratiquement toujours dans ce bout du monde ? Qu’importe, la bête réajustait ses vêtements pour se réchauffer avant d’entrer dans la ville toute proche. Sagement, comme une Taïchou en mission qu’elle était, la bête se présentait au poste de police local. On aurait pu penser qu’il s’agissait d’un protocole rigoureux, mais en réalité, c’était bien plus des intérêts personnels que la créature venait chercher. Elle déposait l’ordre, le bon face à la convenance sur le comptoir d’un homme en poste de garde, puis sans se faire attendre, en venait presque à des exigences. C’était ce genre de personne qui ne prenait aucun détour.

~ Kemono sera une guide parfaite. Il me semble qu'elle réside ici. Faites-lui donc rapporter que la bête est venue pour chasser sur son terrain. Un sourire et puis plus rien, elle patientait un instant sous le regard perplexe de son interlocuteur. J’attendrais dehors.

Et elle s’exécutait aussitôt pour profiter une fois de plus du panorama de la citadelle portuaire, la première impression qu’elle donnait été tout de même l’image d’un pays plutôt riche. Même pour une ville du port, les architectures, comme les ornements se présentaient avec style. Le Maître lui avait promis la visite d’un beau pays, peut-être que les villes compensaient le monotone du désert blanc tout autour. Elles sentaient ses tentacules gelées, et la contemplation s’arrêtait là. Où était donc Kemono ?

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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Ven 16 Déc 2016 - 21:13

La journée était jeune. Le soleil mis présent rendait la température plus douce. Un phénomène étrange, mais qui gardait la chaleur prisonnière dans les terres de Yuki no kuni. On dit que le calme avant la tempête n’est pas toujours imprévisible pour le commun des mortels. Dans l’air, il y avait une tention subtile. Comme un gaz naturel inodore et incolore qui attend son étincelle pour surgir du néant pour ravager tout sur son passage après avoir pris le temps d’endormir vos sens. Assi sur sol, en position du lotus, Kemono méditait sur les philosophies et histoires de son clan. Elle comprenait que la guerre était encore dans ses débuts. Cela faisait partie des mœurs et plaisirs humains. Il n’y avait pas encore assez de raisons pour mobiliser des ressources majeurs. Les leaders avaient encore besoin de trouver des torts à leurs ennemie et trouver leurs points faibles avec des escarmouches. Une technique vieille comme le monde qui était si pathétique à voir.

En revanche toutes les guerres étaient fondées sur des combats philosophiques et visions du monde. Tous se vengeaient. Tous souffraient et perdaient des gens qu’ils aiment, blâmant un ennemi portant la couleur d’un autre groupe. La raison pour laquelle l’on meurt se situe sous sa propre peau. Si tu es faible, tu meurs. S’est tout. Les humains avaient toujours besoin de justifier leur malheur par l’ombre des autres. Incapable de prendre responsabilité pour leur propre vie. Donc, ils vivent de peurs sans le réaliser. Malheureusement, même Ketsuen sensei , ainsi que presque tous les shinobis et civils de ce monde vivaient dans un monde d’histoires et de mensonges. Peut-importe la force physique qu’ils ont, ils n’ont jamais vécu. Jamais vraiment existé. C’est l’une des raisons pour laquelle son clan peine à se mêler à leur politique et vie quotidienne. Ils empoisonnent l’âme de par leur présence. On ne peut pas leur faire confiance, car le personnage qu’ils sont n’est pas le vrai eux et ils n’assument pas leur vie.

Captivé dans sa méditation profonde cela prit plusieurs tentatives à la personne derrière la porte pour la sortir de sa trans en cognant à la porte de sa chambre.


'' Mademoiselle, vous avez de la visite en bas…. Elle dit que la (bête) est venue chassé sir ton territoire. Elle vous attends à l’extérieure.''


Et maladroitement elle répondu


'' D’ac.. cord… ET… merci''

Avant de s’esclaffer de bonheur. Ni un, ni deux, elle se recouvrit d’un manteau et dévala l’escalier en trombe. Est-ce vraiment la poulpe qui venait lui rendre visite? Et pourquoi? Son cœur battait à toute allure. Elle sorti à l’extérieur, les pied nuent. Pour apercevoir la créature devant elle. Elle arrêta sa course et sa peau rougie de gêne. Les souvenirs de leur dernière rencontre revinrent dans sa mémoire. Un délicieux moment qu’elle chérissait secrètement.

‘’Allo Tokayaki. Je suis contente de te voir, mon amie. Que fais-tu ici ?’’

La Suzurane s’approcha tranquillement pour lui faire un câlin prenant soin de respecter le confort de la bête marine qu’elle respectait du plus profond de son être.
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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Ven 16 Déc 2016 - 21:59

Du bout d’un bras, elle repoussait son amie vers une distance raisonnable, quand cette dernière s’en venait aussitôt envahir son espace. La raison était simple à cela, comme la bête au final pouvait l’être elle-même.

~ Mon amie, tu n’as pas gagné encore ton droit à la proximité à l’heure d’aujourd’hui. Elle la taquinait d’un tentacule qui finissait le travail de la chasser délicatement, comme pour lui rappeler qu’elle était encore à même de l’étouffer avec. Et d’une voix toujours aussi calme et posée, elle achevait sa logique. Jusqu’à preuve du contraire, tu es toujours la proie, et moi, le prédateur qui croque tout ce qui arrive jusqu’à son bec.

Une vérité qui n’était pas une menace pour autant, juste sa réalité, particulièrement avec la faim qui la taraudait. Une bête pas suffisamment domestiquée encore, une prédatrice qui n’aimait pas voir son espace violé. C’était un instinct de préservation qui pouvait se taire après l’euphorie d’un jeu, comme la fois dernière, mais certainement pas un acquis définitif. Cela ne l’empêchait de montrer sa joie de revoir la Suzurane, à sa façon. Après tout, elle lui avait prêté attention d’elle-même, sans qu’on lui commande. C’était peut-être la première de ses relations qui n’était pas une machination du Maître. La seule hors de son contrôle, au moins, en ce jour-là encore.

~ Tu as dit où tu vivais, où te trouver et que tu m’aiderais. Et moi… Elle lui offrait soudainement un regard avide. J’ai dit que je reviendrai un jour te chasser. N’est-ce pas ? Un jour, il n’en définissait aucun de précis et ce n’était peut-être pas celui d’aujourd’hui non plus, puis l’hybride n’avait pas abandonné l’idée qu’un jour, son amie en viendrait à rivaliser pour menacer son titre. Pour l’heure, je t’invite à chasser avec moi sur tes terres gelées. Des proies humaines. Est-ce que tu as déjà fait ça ?

Elle n’utilisait pas le mot semblable, car pour la bête, cette femme en face d’elle avait beau avoir des traits humains, elle était loin de leur pathétique niveau dans sa chaîne alimentaire. C’était une créature plus complexe, plus complète, plus intelligente. Un spécimen qui avait de quoi attisait l’intérêt, un peu comme la bête le faisait avec son Maître. Un jeu d’échanges bien subtils. Enfin, elle lui tendait le papier dit officiel désignant les fuyards qu’elle poursuivait ici, mais elle ne jouait pas sa comédie habituelle face à Kemono.

~ Je vais tous les tuer contrairement à ce que dit ce papier.
Ce dernier l’envoyait enquêter sur une éventuelle présence, un peu plus au nord… Ou alors c’est eux qui me massacreront et peut-être toi avec si tu m’accompagnes. Les humains ont des règles bien stupides avec leur système punitif, une vraie perte de temps et une belle excuse pour exercer leur sadisme. La bête s’arrêtait de parler un instant, dans sa pause elle attrapait la main qui avait saisi le parchemin. Le geste était vif, mais loin d’être brutal. Est-ce que tu t’y ferais ? Est-ce que tu me suivras ? On en profiterait pour t’apprendre des tours. Enfin, elle débarquait son visage assez prêt de celui de son amie pour qu’elle profite pleinement de la chaleur de son souffle échappé en un seul et dernier mot… Alors … ?
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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Ven 16 Déc 2016 - 23:35

La créature la repoussa tendrement lui disant qu’elle n’avait pas encore mérité cette friandise. Elle sentit tout son corps vouloir combattre le tentacule et la prendre de force, mais le moment n’était pas à l’affrontement. Elle fixa Takoyaki dans les yeux en signe de défis’ mais Kemono ne fit rien. Il est vrai qu’elle n’avait pas terrassé le monstre marin encore. Si la shinobi respirait encore aujourd’hui, s’était due au fait que la poulpe en avait décidé ainsi. Une histoire qui rendait la situation plus intéressante que jamais, mais qui ne l’enchantait pas au fond. La jeune femme allait devoir se tenir à carreau jusqu'à ce qu’elle prenne le dessus sur le monstre aquatique. Donc, elle lui répondit à contre cœur et d’un ton enfantin.

‘‘ D’accord… ‘’

Quoique ses sentimenst étaient quelque peu brimés, elle écouta l’animal s’exprimer dans une logique bien particulière à elle. La nordique sentait une énergie différente s’échapper de son amie. Il y avait quelque chose de plus sérieux. Un peu comme une emprise humaine dans la délectation de sa présence. Cela piqua sa curiosité, nourrissant son intérêt et admiration pour la bête. Elle était unique en son genre. Seule parmi les saisons rigides de l’histoire qui ce répète, mais reste unique en leur genre. Telle les vagues qui s’abattent sur les rive des terres glacées, ils sont tous semblables, mais uniques. Ce sentiment de fascination avait créé un lien intangible qui la poussait à plus explorer l’avenir avec l’étrange humanoïde.

Elle était venue la voir pour l’inviter à chasser des humains. Au début, Kemono hésita, car ses obligations envers le Shukai lui interdisaient de participer à des meurtres, mais la lettre de mission la convainquit immédiatement. Si cela était une mission d’état, elle voulait bien l’aider. Elle fut surprise que Takoyaki était une kunoichi à l’emploi. Probablement qu’elle occupait un poste unique en son genre, mais la proie se retint de poser trop de questions. Moins qu’elle n’en savait sur l’affiliation de son amie et l’empereur plus elle allait pouvoir protéger l’identité de celle-ci. La Suzurane était touchée qu’elle fut choisie pour cette tâche. Elle aurait pu demander à d’autre ninja plus compétent qu’elle connaissait. Le sourire au lèvre, le cœur remplit d’excitation et d’une expression totalement spontanée, elle s’exprima.

‘’ C’est sûr que je viens chasser avec toi. Je ne manquerais pas ça pour rien au monde. Il manque d’action ici en plus. On va tous les attraper ensemble. Mais ne traîne pas trop derrière sinon tu n’auras pas le temps d’en touche un. ’’

Un défi? Une taquinerie? Qui sait?! En fait, c’était ses instincts de compétions et sa joie qui avait pris le dessus. De plus, elle voulait lui apprendre des tours. Cela lui pris un moment avant de faire la liaison entre technique et tour. La blondinette trouvait la manière que le monstre s’exprimait tellement mignone.


‘’ Je vais chercher mon équipement et je te rejoins dans 10 minutes.’’

Elle retourna dans sa chambre le plus rapidement possible, avertissant au passage le garde d’entrée qu’elle partait en mission et d’en avertir Ketsuen sensei quand il rentrerait. Elle s’équipa pour faire de la survie en forêt, car la température était un élément beaucoup plus dangereux qu’un ninja si l’on ne s’en protégeait pas. De retour au côté de son amie, elle lui donna une couverture de marche.

‘’Cela va mieux te garder au chaud. Où l’on va, il fait froid. Je te suis Takoyaki’’

Et voilà que le petit duo était sur le chemin de l’aventure pour chasser la cupidité des humains.
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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Sam 17 Déc 2016 - 1:30


~Bien. Répondait le monstre d’un ton enjoué. Et elle la laissait s’éloigner avant de laisser transparaître sur son fascié une expression confuse. Elle venait de la défier ? Mais c’est qu’elle me croquerait déjà un beau avant de m’avoir tuée… Marmonait-elle en représailles, mais trop tard.

Kemono n’avait pas eu l’air hésitante, elle avait probablement médité les dires un instant, peser leur poids l’instant d’après, mais sans aucune question, ni curiosité, elle avait accepté. Elle aurait pu parier ses trois cœurs et ainsi sa vie, qu’il ne s’agissait pas de tromperie ou d’une stratégie visant à manipuler sa confiance. La bête ne doutait pas pourtant qu’une nature humaine devait la dévorer pour qu’elle agisse différemment, une proche de celle de l’hybride qui avait parfois affaire à ce fléau. Elle restait admirative de leur similarité singulière, une qui pourtant, n’avait pas lieu d’être en ce monde de surface. La bête se sentait chanceuse d’une telle découverte et un brin moins seule dans le désert de ses appartenances. Elles étaient parfois, comme des reflets dans un miroir imparfait, celui de l’eau capricieuse. Puis la femme la sortait de ses pensées, un présent plus précieux que jamais sur ses bras.

~ Il n’y a bien que ton pays qui a été capable de me faire apprécier les vêtements humains. Je te remercie. Sur quoi, elle se cachait sous la couche de tissu supplémentaire, sans douter une seconde de quel genre d’enfer glaciale l’attendait ici. Et moi qui pensais que je devrais courir pour te rattraper, ça va être difficile si j’ouvre la marche.

Taquine et enfin prête à s’adonner à ses activités, la bête rejoignait les portes de la ville qu’elle avait repéré auparavant, avec sa compagnie tant espérer. Puisqu’il n’y avait pas le choix, elle les faisait s’engageait dans la banquise avec la plus totale inexpérience de l’endroit qu’il soit.

~ Si la mer est mon terrain, imagine toi bien que la terre glacée est le tien. Il est très probable que cela soit toi qui durant notre escapade, soit décisionnaire de ma survie. Ceux que nous poursuivons sont eux aussi étrangers à un pareil climat, alors soit ils sont téméraires, soit ils se sont gonflé de quelques alliés locals. S’ils ont rejoint Yuki, c’est pour la richesse de son pôle commercial. Ils ne sont pas assez bête pour patienter avec leur larcin à la ville portuaire, ils s’imaginent bien que le Gouverneur ne laissera pas passer. Non, c’était connu de toute personne en affaire douteuse ou non, que le Lumineux était un être impitoyable face à la déception. Alors ils auront forcément besoin d’intermédiaires pour écouler leur butin. Les rapports de l’empire qu’à récupérer le Hoheinheim font état d’un petit groupe au profil parfait à Yuki no kuni. Ils ont leur repère dans les cavernes perdues de la banquise. Est-ce que cela te parle ? C’est ici que nous nous rendrons. Le prochain gros départ commercial est dans dix jours. Ils n’en choisiront pas un autre pour pouvoir se noyer dans la masse et ils n’arriveront pas vivants non plus jusqu’à cette date-là. Chaque jour, nous en élimineront et chaque fois sera une bonne occasion pour toi de te rapprocher du statut du prédateur. Aujourd’hui, nous repérons leur nid, leur mouvement, leur nombre, notre terrain et surtout leur faille. A la nuit tombée nous frapperons silencieusement et au matin, ils seront inquiétés par des absences. Nous aurons besoin de ton expertise pour notre lieu de repli. Il faudra aussi nous assurer qu’ils ne puissent pas changer d’endroit avec du sabotage.

Il était certain que l’histoire aurait pu se régler en une seule nuit, un seul passage, mais le but n’était pas au final leur élimination uniquement. La bête avait décidé d’exploiter au maximum la situation, sa façon à elle de creuser les liens et se laisser découvrir. Elles parcouraient la banquise suivant les indications de leur position connue et celle de Kemono, sur place à bonne distance, l’hybride invitait son amie à la dépasser.

~ Tu ne disais pas que tu passerais devant ?
La taquinait-elle. D’ici nous aurons un bon début pour nos observations. Est-ce que tu as déjà fait ça ? Et il paraissait comme une évidence, la fonction d’assassin de la bête. Parfois il appelle ça une escorte, d’autre fois une enquête, mais la finalité est toujours au moins dans une mort. Une conclusion arrangeante pour un spécimen comme moi qui s’en nourrit. Peut-être, que tu pourrais y trouver ton compte aussi au moins dans le processus.
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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Sam 17 Déc 2016 - 19:08

Le Nord est un endroit magnifique, mais peut accueillant si l’on ne le connaît pas bien. Sous ses airs de froideur, il est rempli de vie et d’amour. On y apprend plein de leçon de vie, comme l’entraide et le partage. Les ressources sont parfois rares, mais cela le rend encore plus merveilleux. Même les prédateurs se respectent entre eux. L’océan est la source principale de nourritures, mais les terres intérieur de Yuki no kuni apportent d’autre avantage. Kemono était très heureuse de pouvoir partager son habitat naturelle avec la poulpe. Son commentaire sur les habits humains la fit rire. Il est vrais que le froid elle la seule bonne raison d’en porter. On se sent plus libre nue. Une pensée qui la fit rire quelque peu avant d’en partager l’idée.

‘’Les mâles aussi me font apprécier le vêtement. Ils sont tellement vulgaires parfois. Ils se croient tout permis de te dévorer du regard. Par chance, dans mon clan, c’est moins directes, car les femmes sont libres, mais dans les autres sociétés, ils pensent qu’ils peuvent te baiser, car tu es nue. Fait gaffe.’’ Elle se tue avant de renchérir. ‘’En fait, cela dépend de ce que tu cherches. Les hommes sont assez bêtes quand on y pense. Quand tu as besoin de sexe, ils sont à tes pieds. Tu t’approches légèrement d’eux en bougeant les hanches de manière aguichante et ils baissent leur garde et là tu te fais plaisir. Cela fonctionne aussi avec certaines femmes. Je te montrerai si tu veux. La chasse par la séduction est très amusante. Cela permet de surprendre l’ennemi dans un moment de faiblesse les plus total‘’

Comme elle termina cette phrase, elles quittèrent la sécurité de la ville pour aller dans les contré sauvage de l’île. Takoyaki avait raison. Les terres gelées étaient sa spécialité. Elle se remémorait l’épreuve qu’elle avait traversée pour devenir une adulte. Seule durant des semaines, à devoir survivre d’elle-même. Certains en étaient morts, d’autres blessés à vie. Elle avait souffert le froid, la faim, le manque de sommeil, mais toute cette douleur lui avait permis d’entrer en communion avec son environnement et d’en sortir plus forte et sage. Une expérience de vie qu’elle échangerait avec rien au monde. Un peu comme la pieuvre. En dépit de ses souvenirs qui se baladaient dans sa tête, elle ne perdit pas un mot de ce que son amie lui expliquait pour leur mission. Le gouverneur, le lumineux et Hoheinheim était tous les trois de la partie. Hoheinheim était un nom de famille qu’elle connaissait de par son sensei, mais dans ce moment, elle ne savait pas qui était les deux autres. Des gens importants à ce qu’elle avait compris. Les explications étaient claires et concises. Le plan était simple, mais demandait un bon travail d’équipe pour s’assurer que tout se déroulait comme prévu. Elle fit avancer leur petit groupe vers une destination précise. Avant d’expliquer à la pieuvre, comment marcher sur la neige.

‘’ Pour se déplacer sur la neige, tu dois élargir ton chakra sous tes pieds pour laisser une emprunte plus grande. Sinon tu vas t’enfoncer et utiliser beaucoup d’énergie. Si tu as soif, j’ai de l’eau dans mon manteau. Si tu manges la neige, ta température corporelle va desserte et tu vas tomber en hypothermie. Si l’on se fait séparer et que tu as froid. En aucun cas, tu dois dormir, sinon tu ne vas jamais te réveiller. C’est une mort assuré. Trouve un endroit au chaud avant de faire dodo. ‘’

Kemono pris soin d’expliquer clairement comment survivre dans le froid. Ses directives de survie étaient simples et suivait lee principe ancestrales de son patrimoine génétique. Prenant les devants suis à la taquinerie de sa camarade, elle guidait le groupe vers un endroit où elle allait pouvoir passer la nuit à l’abri du vent. Elle monta la tente, tendit qu’elle donna comme mission à la créature marine de taper le sol en sautant sur place pour le solidifier. Ensuite, elle déposa une fourrure sur le sol de l’abri avec des couvertures. La sauvage prit un petit brûleur, alimenté par de la graisse animale, qu’elle alluma pour créer de la chaleur, avant de se dévêtir pour accrocher ses vêtements qui sécheront durant la nuit tout en invitant Takoyaki à faire de même tout en tentant d’assouvir sa curiosité.

‘’Cela fait longtemps que tu chasses pour l’empire ?!’’
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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Dim 18 Déc 2016 - 23:20


La Suzurane avait évoqué le sujet des mâles et en toute franchise, la bête à l’heure d’aujourd’hui avait du mal à faire la différence entre les deux sexes concernant ses encas. Elle jetait un regard perplexe à Kemono quand elle pointait du doigt un regard fait d’appétit, la bête aussi faisait ça, où était le mal ? La suite de la discussion l’indiquait un peu dans quel était d’esprit il fallait se diriger. Un élément inconnu, mais la bête ne faisait rien d’autre que pencher la tête en espérant que la suite lui donnerait la signification de « baiser ». Elle savait qu’on usait du mot pour un échange bucal ou pour saluer, être nue la ferait se faire saluer ? Mais on lui avait dit que c’était dans les coutumes humaines par « politesse » de saluer les autres. Quand « sexe » tombait, à nouveau dans son apprentissage à la surface, on lui avait indiqué comme la différence entre mâle et femelle. La phrase lui restait d’autant plus énigmatique, quand son hôte lui assurait qu’il avait à jouer avec cela. Au moins, elle approuvait le manque cérébral des hommes, mais pour elle il était plus dans le terme humain… Et l’emploi de la « femme » en suivant dans la théorie la troublait à nouveau. Heureusement, l’emploi de la « séduction » sauvait presque les meubles, dans un brouillard une petite lumière, elle parlait d’un art de charmer les proies n’est-ce pas ?
Le sujet étant trop complexe, la bête le remettait à plus tard pour en revenir à leur mouton, elles auraient bien l’occasion dans un temps mort d’y revenir. Elle était trop étrangère et innoncente face à ces choses qui pour l’heure ne lui avaient jamais servies. Tout le long, elle assimilait tous ses conseils avec attention, les mettant en pratique et se ravissant d’être passé par elle pour cette mission. Le désert aurait probablement eu sa peau, comme tous néophytes, elle était prête à faire toutes les erreurs que Kemono lui rapportait de ne jamais faire. Après leur repérage, elles s’établissaient dans un campement, la bête imitait la créature des terres glacées et quand revenait le temps des questions et bavardages, elle comprenait qu’il était temps de la pause. Voilà qui tombait bien, elle avait des points à élucider, mais avant, elle répondait à la curiosité de Kemono.

~ Depuis aussi longtemps que j’ai rejoint les hommes, enfin, c’est plutôt pour le Gouverneur de Taki, Van Hoheinheim que je chasse. Empire, pays, ennemis, alliés, ça ne fait pas beaucoup de sens à mes yeux. Ils sont tous mes proies, jusqu’à preuve du contraire ou interdiction du Maître, ça ne tient qu’à cela. On peut apprendre des tours à une bête qu’elle suit à son bon vouloir, mais on ne peut jamais la posséder totalement.

Il était une erreur de penser autrement qu’ainsi, et s’en était une que le Hoheinheim ne serait jamais assez stupide à faire. La bête n’insistait pas sur la réponse qu’avait dérobée ou non Kemono concernant son expérience face à l’assassinat. Voilà autre chose qui ne ferait aucune différence, la bête n’était pas du genre aux pincettes. Le temps s’écoulait un peu et enfin la nuit tapissait l’extérieur, elles pouvaient retourner à leur affaire.

~ Mon appétit est là, donc j’attraperais le premier pour me rassasier, je te montrerai ma technique de chasse favorite ainsi, peut-être que tu pourras ma lanterne sur la tienne. J’avoue que je n’ai rien compris de ce que tu raconterais au port, tes mots ne s’accordaient pas ensemble dans mon esprit. Peut-être leur sens qui m’a échappé. Je croyais que se faire baiser était quelque chose de bien.

Dans le sens du baiser qui était ressorti des livres de son éducation au temple. Quelque chose de délicat et respectueux, qui ne faisait pas de sens non plus pour la créature au final. On lui aurait parlé d’accouplement, encore peut-être… Mais ça n’avait pas été le cas, quel intérêt, elle était seule de son espèce ici, une bonne excuse pour le Lumineux ?
Elle ajustait son manteau, sa proie parfaitement établie, ainsi elle suggérait à la Suzurane une distance raisonnable propice à l’observation avant de se déplacer tel un chat sur la neige par le biais de la technique que Kemono lui avait apprise. Sa trajectoire formait un demi-cercle et face aux rondes parfaitement ordonnées, son temps d’action limité, elle décidait d’employer un moyen rapide et efficace. Surtout très bestial. D’un élan, sa silhouette fendait le décor pour apparaître presque subitement face à un individu qui n’avait qu’à peine le temps d’écarquiller son regard. Ses appendices tentaculaires le ventousaient, étouffant tous cris ou mouvement, et dans un élan puissant, rapatrier la victime vers la bête… Ou plutôt son bec qu’il serait malheureusement le seul à même de voir. Elle lui arrachait la craché et il se laissait aller très vite. Comme il y avait masse, le monstre ne s’y attardait pas, elle le glissait avec elle dans un coin, camouflant l’acte et le corps. Des lèvres ensanglantées, mais une tenue propre, elle jetait un regard vers sa complice avant de s’y reprendre plusieurs fois, toujours le même procédé, c’était fait exprès. L’extérieur libéré de gardes, un signe lui paru suffisant pour inviter Kemono à sa démonstration.

~ Tu parlais d’une faiblesse totale mon amie ? Raconte moi pour mes jours difficiles, comme ça serait pratique…

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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Ven 23 Déc 2016 - 2:04

Les expressions faciales de la poulpe lui faisait réaliser qu’elle ne cernait pas très bien ce que Kemono exprimait. En fait, cela était un territoire inconnu et les relations sexuelles ne semblaient pas avoir fait partie de son éducation, ce que la sauvage trouvait scandaleux. Comment une femme pouvait profiter et apprécier ce cadeau que les dieux leur avaient donné si elle n’en était pas consciente. Le plaisir de consommer la chaire de l'autre, était incomparable. Cette réflexion lui arrachât un sourire, car elle devait peser ses mots avant de les partager avec la bête. Cela pourrait se transformer en situation catastrophique. La Yukijin appréciait beaucoup la simplicité de Takoyaki qui l’inspirait beaucoup à se rebeller contre les principes rigides humains. Elle aimerait rester une enfant toute sa vie, mais cela est seulement se cacher derrière l’ignorance, malheureusement. En revanche, elle pouvait trouver l’animal qui vivait en elle. Contente de sa nouvelle possibilité de liberté, elle décida de garder cette discussion pour plus tard. Pour le moment, elles avaient d’autre chat à égorger.

Sa compagne lui expliqua où venait son association avec le Shukai. Décidément Van Hoheinheim était un homme de ressource et qui était le maître de Tako. Une idée qui lui parut à première vue malsaine et lier à un contrôle mal honnête, mais le grand côté de liberté due à sa nature sauvage, lui permettait de resté hors des tourments des hommes. Il était trop tôt pour Kemono de faire un jugement précipité sur la situation. Elle allait laisser le temps lui exprimer sa sagesse. Et, le gouverneur de Taki était un homme puissant. Donc, elle lui répondit tout simplement :


‘’ Si cela te rend heureuse d’avoir un maître et d’échanger tes services contre de la nourriture, je suis contente pour toi. ‘’

La suite des choses fut très intéressante. La Suzurane allait apprendre des techniques de chasse venant d’une créature des profondeurs de la mer et la bête lui dit cette merveilleuse et épique phrase : ‘’ Je croyais que se faire baiser était quelque chose de bien.’’ . La guerrière des terres gelées ne put s’empêcher de s’esclaffer de rire.

‘’ Pardonne-moi, je ne m’attendais pas à ce que tu me dises cela de cette façon.'' Elle marqua une pause pour retrouver son souffle et renchéri : ‘’ Le mot baiser à plusieurs significations. On peut donner un baisé, comme j’ai fait sur tes lèvres la dernière fois ou utilisé le mot de manière vulgaire pour parler d’activités sexuelles. En gros cela revient au même que de faire l’amour que pour le plaisir et non pour faire des enfants. Ton corps à des zones qui te donne des sensations de bien-être et t’apporte de la jouissance. C’est pourquoi qu’il est important de l’explorer toi-même ou à l’aide d’une ou d’un partenaire en qui tu as confiance et que tu aimes bien. Donc Van n’est pas une bonne personne pour ça. ‘’

Elle ne faisait pas confiance au Lumineux sur ce point. Elle craignait qu’il n’en prenne avantage. Il n’avait pas initié le premier pas vers cette réalisation, mais qui sait ce qu’il ferait si elle lui ouvrait la porte en s’écartant les jambes et sur le même élan elle dit :

‘’Je te montrerais ce que je veux dire ce soir, si tu me laisses faire. Ne t’inquiète pas. Je ne ferai rien que tu ne voudras pas, mais je te promets que tu vas apprécier. Avant de t’expliquer la profondeur des rapports sexuels entre être vivant, je vais t’apprendre à apprécier le contact avec les gens que tu apprécies ou bien qui t’intriguent en te respectant. Le sexe n’est pas important si l’on en a pas envie, mais c’est important de le comprendre pour ne pas se faire piéger par nos propre sentiments et envie physique.‘’

Bien sûr, Kemono ne parlait pas de rien de sexuel ou d’intense, mais de contacts humains qui font du bien. L’échange énergétique entre deux êtres était important pour créer une relation durable. C’est la façon de lier les cœurs ensemble. SI elle pouvait ouvrir Takoyaki à faire des câlins de manière spontanée et voulut, cela allait faire un changement énorme dans sa relation avec elle. Son mode de réflexion fut rapidement basculée, quelques minutes plus tard, par la chasse qui était à présent ouverte. Elle resta derrière attentive aux techniques de la pieuvre, qui agilement les tuèrent tous les uns après les autres sans aucun effort. Une démonstration de force qui lui fit apprécier que la créature marine était joueuse lors de leur première rencontre.

‘’ Je veux devenir aussi bonne que toi au corps-à-corps. Tu es un vrai prédateur. J’adore ça ! ‘’

Sur se elle s’approcha de sa copine plus curieuse que jamais.
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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Sam 24 Déc 2016 - 0:12


La Suzurane la rejoignait, visiblement ravie du spectacle, mais ce n’était pas le but et la bête le lui rappelait tout en cachant ses victimes. Il fallait dire qu’elle l’avait perturbé avec toutes ses histoires qui lui échappaient encore, peut-être même qu’elle boudait encore un peu de l’avoir fait rire. Fichu Hoheinheim, grâce à lui, elle était passée pour une endive, elle pouvait comprendre sa réserve sur le sujet, mais tout de même, à quoi lui servait tous ses professeurs ? Elle les mangerait à son retour.

~ J’espère que tu as été concentré sur les mouvements, on peut considérer ceci comme une charge il me semble. L’idée est de fendre sur la proie pour la surprendre, ensuite l’immobilisée rapidement et l’empêcher aussi de faire du bruit. Ensuite, éliminer rapidement. C’est important ! Rapidement ! A moins que tu te replis dans un endroit sécurisé. N’attaque jamais sur un coup de tête non plus. Tu dois connaître le terrain et ceux qui l’occupent.


Un discours des plus sérieux et maintenant qu’elle avait compris où la Suzurane voulait en venir depuis le début de la journée, la réponse à sa question sur la faiblesse ultime de l’homme lui paraissait superflue. Ils étaient des créatures bien faibles et trop soumises à leur impulsion à son goût, mais cela en réalité, elle avait déjà compris d’elle-même depuis bien longtemps.

~ Nous chasserons autant de fois qu’il sera nécessaire pour que tu obtiennes tes bases, à force de répétitions… Tu seras une vraie prédatrice toi aussi. Approuvait-elle en s’impatientant que la garde ne se renouvelait pas. En tout cas, ici ils ne sont pas au point niveau patrouille, avantage et inconvénient aussi pour nous. Replions nous.


Après tout , il n’y avait plus que cela à faire au final. Aussi, elles s’éloignaient sans difficulté, avant de partir, la Gekei avait replacé ses victimes assises près de leur poste, les laissant ainsi finir de mourir en gelant sur place. Vu qu’elle les avait mordue à l’arrière du cou, peut-être que leur visite pourrait passer inaperçue. Qu’importe de toute façon, au pire il serait un plus grand nombre demain. En chemin, la bête repensait aux mots de son amie, ils étaient intriguant, effrayant, parfois dégoutant. Cela n’avait pas de lien avec la Suzurane, mais plus par la nature humaine qui en ressortait, finalement, puisqu’elle pouvait tout se dire, la créature décidait d’exprimer ce qu’elle en pensait.

~ Tu disais que vous vous accouplez pour le plaisir ? Quel intérêt si ce n’est perdre du temps ou se mettre en danger volontairement. Je ne comprends pas cette logique-là, et j’ai du mal à imaginer des zones sur mon corps qui apprécierait être touchée. Je déteste le contact et la proximité, ils sont malaises et danger pour moi. Je sais que certain de vos animaux domestiqués se laissent flatter ainsi par plaisir, mais je ne suis pas encore assez apprivoisée pour ça faut croire.

Cela ne l’empêchait pas pour autant de sourire à sa façon toujours. Son ton n’était pas agressif et son humeur n’était pas mauvaise, elle avait sa propre façon d’être, mais très vite, elle appréciait la leçon de la Suzurane concernant les facilités qu’offrait la séduction. Ainsi, le monstre comprenait qu’avec malice, son amie savait se jouer de ses semblables humains en profitant de leur faiblesse. Vile créature, elle appréciait.

~ J’ai vos traits, mais pas vos subtilités Kemono, je doute avoir la patience pour ses jeux là, mais j’ai cru les observer quand la femme du Maître est là. Il est docile dans son sourire et ses gestes, alors que son regard réprime son obligation. Est-ce que je devrais agir ainsi en cas de nécessité ?

Le maître était semblable à elle, il s’était exécuté pour assurer une descendance, rien de plus, la bête aurait pu en mettre toutes ses tentacules à couper. C’était sa façon d’être, la sienne aussi, aussi terrible que cela pouvait être pour le commun des mortels.

~ Qu’est-ce que ça t’apporte, hormis une proie facile ? Là je peux comprendre, sans l’avantage de la force, j’avoue, que cela pourrait mettre utile. Elles étaient arrivées à leur campement et comme elle savait si bien mimer, elle se débarrassait des tissus trempés. Tu as dit que c’était un moment de plus grande faiblesse pour les humains. Montre-moi pourquoi, montre-moi comment en arriver là et en échange, je t’apprendrais à venir au corps à corps, sur terre, comme sur l’eau à la même mesure que moi. Je suppose, que cela nous prendra du temps à toutes deux. Elle se penchait vers elle, son sourire en coin pour parler plus bas d’un regard plus intense. Et je n’ai pas encore à te craindre, tu es toujours ma proie, ta proximité ne m’effraie pas et toi la mienne ?... Elle patientait, un peu impatiente en fait. Que veux-tu que je fasse pour débuter ? Comment en arrivez-vous là vous autre d’ordinaire, y a-t-il une façon spéciale de s’y prendre ?

Une néophyte, pas une créature si innocente que cela, à sa façon parfois, elle séduisait ses proies pour les approcher, des fois même, sans le savoir.
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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Sam 24 Déc 2016 - 18:10

Le vent glacial mordait sa peau d’amour maternel. Comme une mère bienveillante, la nature rappelait toujours à ses enfants les dangers de la vie et que pour voir les beautés du monde, il fallait l’affronter en prenant des risques. Une chose que l’on devait faire avec précaution et tendresse. Si l’on choisissait le mauvais chemin, la mort nous y attendait. Un triste destin qu’avaient connu ses hommes que la pieuvre des glaces avait achevés avec peu de difficulté. À bien y pensé, seul le froid l’handicapait dans cette tâche, mais elle était armée d’une Suzurane qui avait transformé cette faiblesse en force. Même si une grande puissance les séparait, elles avaient beaucoup de points en commun et d’aptitudes différentes qui se complétaient les unes aux autres. Les enseignements du poulpe étaient cruciaux pour Kemono. Les animaux avaient des instincts puissants et une compréhension unique sur lesquels les humains s’étaient basé pour survivre. Il était facile de voir son intérêt, car elle hochait la tête de manière affirmative à chaque fois qu’elle recevait un conseil. Une fois les corps des victimes de la bête avaient bien repositionné, elles retournèrent au campement histoire de se refaire des forces et de se préparé à demain qui sera un jour de pratique pour la sauvageonne. Un moment qu’elle attendait avec excitation.

Au retour, la conversation retourna sur l’art de la séduction et le plaisir charnel. Son amie lui exprimait ses craintes face à ce concept et qu’elle avait de la difficulté à comprendre le principe d’avoir du plaisir ainsi. Kemono pris son temps pour choisir ses mots avec précaution, mais elle savait qu’il était impossible de ne pas faire de bavure. L’amour était un concept ésotérique donc chaque être ressentait différemment.


‘’ Je vais débuter avec t'apprendre les différentes sources de plaisir et ensuite on parlera de comment séduire un étranger. Il est dur de l’expliquer à vive voix, c’est quelque chose que l’on comprend en expérimentant. Ce sont des sensations que l’on vit. Comme le soleil sur sa peau quand il fait chaud ou l’excitation que l’on a quand l’on mange notre repas préféré. C’est pouvoir se sentir libre et aimer. Désirer et apprécier. C’est un moment où l’on peut laisser le reste de l’univers suivre son cour et que toute notre attention subside dans l’échange avec notre partenaire. J’aimerais pouvoir trouver des mots pour le décrire, mais c’est impossible.’’

Quand elle décrivait ce qu’était la connexion entre deux personne qui se font l’amour, le bête pouvait facilement sentir l’odeur et voir le comportement de a Suzurane changé. Ses mouvements étaient plus fluides et doux sans pour autant être faibles.

‘’ C’est apprendre à s’abandonner à quelqu’un de confiance et de vivre sans crainte ni peur. ‘’

La sauvage rêvait éveillée de lèvre chaude sur les siennes. Puis, ils arrivèrent au campement. Suivant la pieuvre, elle se dévêtit aussi et sans crier gare, son amie lui demanda de lui montrer. Une gêne l’envahi et ses joues blanches devinrent rouges. Si seulement elle savait à quel point cela lui faisait plaisir d’être la proie de la bête en ce moment. Au fond d’elle, Kemono était morte de peur, mais cela était une frayeur d’excitation. La belle se baissa en signe de soumission et s’approcha tranquillement pour susurrer à l’oreille de la prédatrice.

‘’ Il est sûr que tu me fais peur, mais cette peur matir vers toi. Je ne suis que ta proie pour l’instant et n’oublie pas ma place ‘’ Elle approcha sa main droite du bras de son amie.’’ Notre corps est plein de terminaison nerveuse qui ressent les contacts. Ma main est chaude, donc, elle joue avec les sensations quand je te touche.’’ Du bout des doigts et délicatement elle caressa la peau de la créature. ‘’ Il y a des endroits plus agréables que d’autres à toucher et se faire toucher. Ce qui est important est de faire confiance à l'autre dans le procédé. ‘’ Comme elle termina sa phrase, elle prit délicatement l’un des tentacules et l’entoura autour de son cou avant de caresser la joue et le coup de Takoyaki sensuellement. La scène fit frissonner d’excitation son corps en entier. Même si la yukijin menait le bal, en aucun cas, elle se montrait supérieure à la bête. Puis, après avoir caressé l’alpha du duo, elle s’approcha plus près, déposant les mains et de sa comparse sur ses hanches, qu’elle faisait danser sensuellement pour tenter de l’embrasser tout en s’arrêtant à mi-distance pour observer et laisser la pieuvre décidée de la suite des choses. L’invitation avait été lancée et la guerrière ne pouvait pas forcer les choses, même si son corps entier en avait envie.

À tout instant Tako pouvait lui rompre le cou ou bien la dévorer. Le jeu de la tentation était risqué, car il réveillait la faim de la personne que l’on aime. Un sentiment auquel l’on devait résister, mais qui, faisait naître en nous un état d’euphorie. La proie nageait entre les bras de la prédatrice comme nul autre n’avait pu ou même osé s’approcher ainsi de la méchante et vulgaire bête. Une image qui était le contraire de ce que Kemono ressentait. Elle trouvait la créature marine magnifique. Non seulement due à sa beauté unique, mais due ce qu’elle était, et dégageait. Les ventouses sur la chaire de sa nuque, Takoyaki pouvait sentir le cœur de la sauvageonne battre d’une manière différente de ce qu’elle avait pu expérimenter auparavant. Les battement étaient envoutants et invitaient la poulpe à rester et à savourer la proximité dans un contrôle des plus absolus, sans crainte ni danger.
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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Lun 26 Déc 2016 - 23:05

La bête pouvait arriver à comprendre l’excitation devant un repas, le côté agréable du soleil qui réchauffait sa peau, elle pouvait entendre qu’il était question en tout premier de préférences dans le discours de la Suzurane. En revanche, le reste la laissait quelque peu perplexe, trop humaniser à son goût, libre ? Le monstre s’arrangeait pour l’être, dans son sens, ce n’était jamais qu’un état d’esprit, quant à être aimé, la reconnaissance auprès des autres lui paraissait aussi superflue, elle et sa race étaient des créatures solitaires par nature et l’idée de s’abandonner comme cela à sa garde pour un plaisir ne l’enchantait nullement. Cependant, la bête jugeait que comme avec tout du monde humain, elle pourrait bien adapter tout cela à sa convenance. Elle constatait avec amusement la variation de température qui émanait de son amie et cette sorte de transe étrange qui semblait l’envahir sans tomber inaperçu envers la bête. Son intérêt était grandissant et probablement qu’ainsi attisé, elle commençait même au-delà de la curiosité à y trouver son plaisir. La Suzurane avait au moins le don de la mettre en confiance et c’était bien plus important que l’exercice lui-même.

~Deux êtres qui s’abandonnent ? Susurrait-elle. N’est-ce pas un pari risqué, c’est peut-être même là toute l’excitation en fait. Ainsi, elle se laissait toucher de haut en bas, attentive à la pression du mouvement qui réchauffait son bras. Elle mimait le geste, guettant la réaction et la coloration des joues de sa partenaire dénonçant ses montées sanguines, jusqu’à trouver la bonne pression, la bonne vitesse, et la mémoriser comme elle apprenait ses talents de chasse… Dans sa tête c’était un peu au fond la même chose. Comme si elle avait appris les codes du monde de la bête, Kemono s’attardait sur l’élément le plus important pour la créature en se saisissant délicatement d’un appendice qu’elle posait sur son cou. L’acte plus que symbolique excitait à son tour la bête et la froideur ordinaire de son corps se réchauffait par son envie d’avancer les choses. Le frisson qui avait parcouru sa partenaire finissait par se propageait à son propre corps, lui faisait courber le dos quand elle attrapait avec une étrange délicatesse les cheveux de la Suzurane pour rapprocher plus proche d’elle cette bouche qui en parlant lui offrait un souffle chaud. Le mouvement de salut de leur première rencontre et son schéma était parfaitement acquis dans sa tête, elle se servait alors de sa seconde main pour ramener sa précieuse proie plus proche d’elle et ses lèvres glissaient sur les siennes quand sa main caressait la fesse qui faisait son appuis. La bête était une créature plutôt grande, bien que sa croissance n’avait pas encore touchée son terme, elle pouvait paraitre envahissante ainsi en se fondant sur son amie, comme elle le faisait avec ses proies, juste la technique et la manière faisaient la différence.

Sa mise en appétit actionnait un mécanisme de sa langue un peu sauvage qui prenait sa possession jusqu’à trouver son homologue en face. Le regard enflammé déjà braisée de la bête refusait de perdre celui de Kemono et au fur et à mesure de son action, ses tentacules plus intuitives qu’elle-même, entourée ce corps si chaud et doux. Les ventouses étaient lisses, car le monstre n’avait pas dans l’idée de blesser, les appendices avaient plus une fonction de membres supplémentaires pour l’étreindre, elles glissaient et rouler sur cette chair d’un tout autre appétit. L’échange du baiser prenait fin au bout d’un instant de proximité insistante et la créature profitait de sa hauteur, pour simplement reculer un peu sa tête baissée vers le bas. Elle constatait avec surprise, la similarité de leurs courbes, la sensation d’une autre poitrine sur la sienne lui donnait une étrange vibration en son intérieur. Peut-être que le poêle avait réchauffé l’atmosphère, mais il n’était pas le principal coupable des joues enflammées. Un tentacule prenait la place de sa main sur ses fesses, du bout d’un doigt, puis deux, la bête remontait du bas du ventre jusqu’à la poitrine de sa partenaire tout en revenant à ses lèvres. Aussi sceptique qu’elle avait pu se montrer, sans même le réaliser, la bête s’était abandonné à un instinct primaire encore plus intense que celui lorsqu’elle chassait. Elle pinçait doucement, puis rouler entres ses doigts ce bout de sein en sa capture, probablement parce qu’elle avait toujours adorée sur elle cette partie-là.

~ C’était de ce genre de chose là dont tu parlais ? Murmurait-elle à la fin du second baiser et tout en se rapprochant de l’oreille, laissant court à ses envies, elle capturait le lobe de cette dernière du bout de ses dents sans mordre avant que le bout de sa langue ne l’en libère.

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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono Jeu 18 Mai 2017 - 21:03

L’animal sauvage avait mordu à l’hameçon et c’était emparé agilement de ses lèvres humides ainsi que son postérieur. La sauvageonne était surprise du fait de l’initiative de la bête, elle réalisait au même moment qu’elle avait débuté un jeu qu’elle n’avait plus le pouvoir d’arrêter. Le goût de fer provenant de l’arme sanguinaire qu’elle embrassait lui rappelait trop bien que le monstre marin était de loin trop fort, trop cruel et surtout insatiable du fait de sa nature pour elle. Sa seule porte de sortie était de l’apporter dans cette transe d’abandon et de bien-être que les contacts physiques apportaient sans réveiller les instincts les plus profonds et vicieux que tous et chacun possédaient. Kemono soupçonnait que le consentement n’était pas une valeur familière à celle-ci, une chose qu’elle allait devoir lui enseigner ou pas prochainement. Le danger la faisait vibrer sous l’étreinte des doux tentacules qui s'étaient saisi d’elle. Devait-elle jouer ou non ? Ten de question pour des risques qu’elle voulait prendre. Déchiré entre le sage chemin et celui des désires charnelles, notre jeune ninja avait envie de prendre des risques inutiles.

Son petit corps était agrippé à la beauté de Takoyaki qui perversement, et avec curiosité, s’empara délicatement de son mamelon. La guerrière tentât de retenir un couinement de plaisir pour ne pas attiser la créature, mais son effort fut vint, ce qui répondit en même temps à sa question. Le monstre marin avait rendu ses jambes molles et lui avait donné envie de lui rendre l’appareille. Les yeux de la yukijin fixèrent la poitrine de son amie avec une question bien précise. Comment y accéder sans la provoquer, ou du moins sans qu’elle se sente en perte de contrôle ? Mesquinement, elle joua avec l’une des tentacules qui entourait sa taille pour y enchevêtrer, derrière son do, ses mains. De cette manière, elle c’était volontairement désarmée pour atténuer les soupçons de sa partenaire. En revanche, elle n’était pas assez sotte pour croire que la shukajin ne voyait pas clair dans son jeu. Tranquillement et sous les plaisirs des caresses de la bête, elle approcha ses lèvres du mamelon droit. Elle sentait une tention animale, car s’approcher ainsi du ventre d’un prédateur n’était pas chose courante. Elle s’exposait à de violentes représailles, mais le risque en valait une fois de plus la chandelle. Son cœur battait de mille charades d’un temps inégal tellement l’envie et le désir l’envoûtait. Un brouillard aussi épais que les mers de Kiri brouillait son jugement. Elle était à présent ivre de sensation. Un état qui menait que trop souvent à l’irréprochable.

Comme elle arrivait à sa destination, son pied glissa sur le sol humide et par réflexe, elle recula sèchement et fixa le prédateur dans les yeux. Intérieurement, elle vivait un dilemme et une peur réelle s’éveilla. La peur de déplaire à la bête, de ne pas être assez pour elle. Consciente de son erreur et face à la provocation qu’elle avait lancé au poulpe, elle baissa les yeux et s’agenouilla au sol regardants les oreilles de la prédatrice en signe de soumission totale à titre de prévention. L’appendice autour de son cou lui rappelait bien que sa vie ne lui appartenait plus. Qui était-elle pour défier l’alpha ainsi, en l’empêchant de prendre ce qu’elle voulait. Son esprit était confus, la nature animale de son amie l’avait totalement envoûté. Qui est pris qui croyait prendre, lui dirait un vieux chasseur moqueur. Le charisme de Takoyaki était bien plus puissant qu’une apparence charnelle. Il dominait, déstabilisait ses proies dans le plus profond de leur âme et ceux qui n’en avaient pas, n’étaient tout de même pas épargnés. Pour une court instant, ils pouvaient se sentir vivant de mort.

Prisonnière de ce charme, la sauvageonne croyait avoir perdu connexion avec sa nature combative, mais au fond d’elle, elle voulait que le monstre marin la prenne et la dévore entièrement. Ce qui l’amena a la réalisation profonde qu’elle voulait que Tokoyaki lui fasse mal, car pour la Suzurane, cela était une marque d’affection, prenant son courage pour combattre l’océan de sentiment instable dans lequel. elle se noyait, elle défia volontairement son amie du regard pour lui montrer que malgré sa position de soumission, elle était un chaton indompté. Curieuse, apeuré et excité, par le tournant de la situation, elle avait mis sa main au feu dans l’espoir de s’y brûler et être complètement prisonnière du genjutsu dans lequel Kemono c’était elle-même empêtré. Les choses devenaient fort intéressantes. C’est à se demander quel sort lugubre le poulpe lui réservait vraiment.

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Message(#) Sujet: Re: L'océan blanc - Kemono

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L'océan blanc - Kemono

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