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 La voie du progrès et de la stabilité

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Grade : Daimyô de Kaminari no Kuni
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Message(#) Sujet: La voie du progrès et de la stabilité Mar 10 Jan 2017 - 20:38

Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis ce jour où Kumo s’est embrasé. Un jour sombre qui possiblement ne resterait pas dans les annales. Un espoir fou que le vieil homme essaierait d’entretenir. Face à l’ensemble des chefs de clans ou leurs représentants, il devrait essayait d’imposer sa volonté, celle du leader de ce pays. Un leader moins en vue lorsqu’il s’agit de politique extérieure, certes. Il faut bien que les Kage puissent s’affirmer ! Encore faut-il circonscrire ces propos aux domaines militaire et affiliés. Pour ce qui est de l'économie, le Daimyô demeure le seul maître. Un leader pouvant paraître faible, et pourtant un homme qui, en sous-main, gardait quelques cartes capable de chambouler l’ordre établi, ou comme il l’espérait aujourd'hui, maintenir ou renforcer l’ordre en place. Si Kaminari depuis si longtemps perdure, ce n’est pas seulement grâce à la puissance plus ou moins crainte du village ninja de la Foudre. Non, c’est aussi grâce à la stabilité à la tête du pays ; stabilité incarnée par ce seul homme : Yoshihiro Tetsugaku; Daimyô de Kaminari no Kuni depuis des lustres. Lui qui a vu défiler tous les Kage depuis le Shodaime jusqu’à l’actuel Nanadaime. Sept Raïkage et deux Régents. Neuf dirigeants de l’armée de la Foudre… Neuf dirigeants qu’il avait tous plus ou moins « faits ». Tous nommés selon des contextes à chaque fois différents, à chaque fois périlleux. Jusqu’à quel point pouvait-il être comptable de leurs échecs et de leurs réussites ? Question intéressante…

Prenant place face aux représentants de chacun des clans majeurs du village de la Foudre, le Daimyô fit un mouvement des bras afin de se dégager les bras cachés derrière les larges manches de son habit royal. Se caressant sa fine et longue moustache, il termina son mouvement par sa petite barbichette. Il semblait se concentrer, yeux tournés vers le bas, comme s’il était absorbé par les motifs du rebord de la table autour de laquelle chacun des participants de cette rencontre au sommet étaient assemblés. Peut-être formulait-il quelques prières ? A l’endroit de quel dieu ? Hachibi ? Vénéré par certains civils telle une divinité ? Ou encore d’autres dieux du paysage culturel et religieux du pays ? Nul ne sait. Jamais le Daimyo n’avait affiché une quelconque préférence pour tel ou tel rite pratiqué dans le pays. Toujours équidistant envers chacune des croyances. Le contraire de biens de membres de la cour ; frères de sang, oncles ou que sais-je ! Le silence s’était imposé de lui-même dans la salle depuis qu’il avait fait son apparition. Ce n’est que lorsqu’il daigna le briser qu’il sembla qu’à nouveau la vie reprenait ses droits dans cette salle.

_ Bienvenue à chacun de vous !

Finit par dire le suzerain après avoir posé les mains, paumes ouvertes, sur la table. Un scribe à ses côtés se saisit de sa plume et s’apprêta à noter les éléments clés qui seront discutés autour de cette table. Une table rectangulaire au bout de laquelle personne n’était assis. Au mieux un Kage ou un Daimyo aurait pu y siéger. Simple question de forme protocolaire. Plusieurs personnes étaient présentes dans la salle. Des civils, chefs de clans civils ou grands prêtres - notamment le grand prêtre du temple des temples de la Foudre et d’Hachibi – mais aussi des shinobis. Monjara Otenba, quasiment toujours présente lorsque le Daimyo a des affaires sérieuses à vider, ainsi que les différents représentants ou chefs des clans majeurs de Kumo. La seule personne qui manquait à ce grand « banquet » n’était autre que le Raïkage. Une absence non préjudiciable, tout le monde sachant pour quelle raison Kadoria Manzo n’avait pu se déplacer : une action héroïque suivi d’un coma pour le leader du village ninja de la Foudre lors de ce jour terrible pour la Foudre. Un bien pour un mal…

_ J’apprécie à sa juste valeur le déplacement de chaque représentant du monde civil et militaire de Kaminari à ce rendez-vous important.

En prononçant ce mot, l’homme laissa son regard parcourir la salle comme s’il avait personnelle accordé une importance à chaque personne ici présente. En réalité c’était le cas, même si la manœuvre n’était qu’une illusion d’optique inconsciente d’un orateur habitué aux échanges de ce style. Poursuivant de sa voix monocorde et plutôt basse, il dit :

_ Nous sommes ici pour échanger autour des questions ayant mené au récent soulèvement d’une partie des membres de vos clans contre l’ordre établi. Sans craintes, je vous exhorte à livrer le fond de fonds de vos pensées ou du moins le fond des pensées des groupes d’homme s’étant rebellés. Nous sommes ici pour trouver une solution adéquate à cette affaire, même si Kadoria Manzo a su trouver une réponse rapide et idoine en temps opportun. Je félicite au passage chacun des rebelles d’avoir su comprendre à sa juste mesure l’appel au calme que j’ai lancé en son temps. A présent, parlez ! Si quelqu'un à une réclamation clanique à porter, qu'il le fasse ! Monjara Otenba sera le régulateur de nos échanges.

Et comme pour signifier qu’il avait terminé, le Daimyô fit un mouvement de main vers l’avant, tandis que son dos trouvait, en arrière, un moyen de rendre plus agréable sa posture assise actuelle. Les manches de son habit étaient revenues à leur place initiales, cachant jusqu’au poignet ses bras. D’ailleurs, Tetsugaku ramena vers lui ses bras tous en enfilant le bras gauche dans la manche droite et vice versa.

La première à se prononcer fut Monjara Otenba. Mais elle ne fit que rendre la parole à l’assemblée. Les grands prêtres la saisirent les premiers appelant de leurs vœux à un Kumo à nouveau unifié derrière son Raïkage et celui-ci, ainsi que les hommes qu'il dirige, soumis au Daimyô. La stabilité du pays de la Foudre selon eux ne pouvant prospérer que si chacun donne du sien afin de préserver la paix en interne, paix établie depuis maintenant seize longues années après une ère entière de guerre, clan contre clan...

Les débats commençaient bien. Il ne restait plus qu’à vivre le moment où certains clans toucheraient du doigt les problèmes cruciaux. Ceux ayant mené au soulèvement observé il y a peu. Si le Daimyô pouvait faire un voeu, ce serait que tous ceux qui prendraient la parole par après, le fassent dans l’ordre et le calme. Quoi de mieux qu’une discussion sereine entre adultes responsables, pouvant servir à vider des querelles ayant mené à des actes répréhensibles ? Des querelles qui n’auraient probablement jamais mené au moindre acte de rébellion si les mots, que certains disaient tout bas, avaient pu trouver un cercle, un endroit où être prononcées de façon intelligible ? Il suffit parfois de peu pour faire le bonheur de ceux qui se sentent rejetés ou lésés par le « système ». Gageons que tous repartiraient apaisés au sortir de cette rencontre.


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Message(#) Sujet: Re: La voie du progrès et de la stabilité Mar 10 Jan 2017 - 22:52


~# PHASE 8 : Changements #~


Plusieurs jours après le Jour Sombre, le général Kumojin se trouvait au quartier général du Satoru. Malgré les tensions qui régnaient dans l’air, l’homme aux cheveux noirs travaillait dur sur ses dossiers. Avec les individus ayant causés dommages, blessures ou plus se trouvant dans les geôles du QG le temps de la réparation de la prison et de la mise au clair de la situation entre les clans. Quelques tocs sur la porte du bureau retentirent et se fut ni plus ni moins que la jeune Secrétaire du Général qui ouvrit la porte.

    « Veuillez m’excuser. Vous venez de recevoir un parchemin avec le sceau du Daimyo. Comme vous me l’avez demandé, je me suis renseigné vis-à-vis de l’état du Raikage et de Kadoria Kouga. Tous deux semblent être dans un état plus ou moins stable. Néanmoins, comme ordonné par vous, ce sont des Samouraï du village, des Seki et des Kadoria qui surveillent à tour de rôle ces deux personnes, ce sont tous des Jonin. »


L’homme attrapa le parchemin et le posa sur son bureau sans lâcher sa secrétaire du regard.

    « Bien. Si tu n’as rien d’autre à me signaler, tu peux disposer Motoko. »


Hochant de la tête afin de signaler à la jeune femme qu’elle pouvait disposer, il fixa aussitôt avant même que la porte ne claqua, le parchemin posé sur son bureau. Il le déroula et en lu le contenu. C’était pour annoncer le rendez-vous au palais du Daimyo quelques jours plus tard afin de faire cette fameuse réunion qui réunirait les chefs de clans, des civils, le Daimyo et sa conseillère Otenba entre autres. Cela n’allait pas être simple de quitter le village et le laisser sans une institution dirigeante quelconque. Le Clan Seki était depuis ce fameux jour assigné à résidence dans son quartier, mis à part pour les Shinobis au service du village. Il avait été également signalé aux autres clans d’en faire de-même le temps que les choses se calment. Quant au Satoru, il avait eu l’énorme charge pour ses quelques membres de surveiller les différents quartiers et d’agir en tant que médiateur en cas de conflits.

Plusieurs jours passèrent de nouveau et l’état des deux pointures du clan Kadoria devint moins alarmant encore, presque encourageant. Le Général avait préparé ses affaires pour son grand départ. Il avait prit la décision de partir le dernier du village et prendrait la voie des airs afin de rester le moins de temps en dehors de Kumo. A dos de son dragon noir, il fila plus rapide qu’un cheval au galop et mit seulement quelques heures à arriver à la capitale. Se présentant à l’entrée, il y pénétra par la voie terrestre et arriva pas plus de deux heures avant la réunion. Il préféra donc saluer les personnes déjà présentes et s’installer à sa place autour de la grande table lorsque l’on lui demanda. Il n’était pas très sociable et ne discuta avec personne, comme à son habitude. Il était surtout pressé de voir cette réunion finir et retourner là où était sa place. Ce fut donc tout à fait logique que ce fut le premier à désirer prendre la parole après le Daimyo, sa Conseillère Otenba et les quelques civils présents. S’avançant légèrement dans son siège, le dos bien droit, les doigts croisés avec les bras posés sur la table, le démon de son regard abyssal scruta la petite assemblée avant de se prononcer de sa sombre voix.

    « Je souhaite prendre la parole afin de profiter de ma présence avec vous tous pour préciser que l’état du chef de clan Kadoria n’est plus inquiétant à l’heure actuelle ainsi que celui du Raikage. Ils sont stabilisés et sous bonne garde à Kumo. Néanmoins, il a été noté par les services de Renseignement du Satoru qu’il n’y avait aucun membre Kadoria ou Seki qui a tenté de se rebeller, que l’on soit clair là-dessus. Il serait donc temps de trouver une solution durable pour unifier Kumo. Il y a plus de pertes dans le camp des rebelles que des fidèles au Raikage, mais c’est tout de même de trop pour le village. Cela fait déjà deux fois qu’il y a rébellion au village et mon clan a du mal à se sentir serein au sein de Kumo. Je ne peux pas leur reprocher et je me devais en tant que chef du clan Seki de vous le signaler. »


Une légère pause du chef de clan afin de réfléchir à ses prochaines paroles et de s’assurer d’avoir l’attention de la petite assemblée présente.

    « Sachez, habitants de Kaminari, Daimyo, que la situation à Kumo n’est pas aussi stable que l’on pourrait l’espérer. Entre les jeunes membres, ceux-là même qui ont déclenchés les hostilités, qui veulent venger leurs amis tombés et ceux du clan Kadoria qui veulent venger leur chef de clan et le Raikage, les tensions sont plus fortes que jamais. Le fait que les différents clans jouent le jeu n’empêche en rien un retour de flamme. J’espère que vous avez une idée précise sur comment désamorcer tous ça sans que ça explose, car il va falloir que ça soit quelque chose d’important pour que ça puisse marquer les esprits. Pour être honnête, malgré ma confiance envers le Nouveau Satoru instauré par Kadoria Manzo qui actuellement est chargé de surveiller l’ensemble du Village, il n’y a à Kumo présentement aucune personne dirigeante. »


Le désir du Seki était tout à fait louable. Son but depuis toujours a été l’unification et la force commune au sein du village de Kumo. Néanmoins, en ces temps troublés, il fallait avouer à ces quelques personnes présentes la réalité du terrain. La plupart n’avaient pas encore vu de champs de batailles. Fallait bien que ça change un jour ou l’autre. Il fallait présentement trouver une solution rapide et durable pour le bien de Kumo et de Kaminari, sinon, cela pourrait devenir bien pire dans les jours à venir. Le ton roque du Général laissa la place au silence tandis qu’il salua respectueusement l’assemblée et recula afin de se remettre correctement dans son fauteuil. Il croisa les doigts et plongea son regard de démon sur chaque membre de l’assemblée attendant le prochain qui prendrait la parole.


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Message(#) Sujet: Re: La voie du progrès et de la stabilité Mer 11 Jan 2017 - 2:16

Cela faisait déjà quelques temps que la rébellion avait eut lieu, un moment difficile pour Snow qui eut à y combattre ni plus ni moins que celui qui était alors le chef du clan Hakushi, probablement l'un des fomentateurs de cette rébellion, qui rappelons-le, n'aura finalement mener nul part qui que ce soit. Il avait été alors assigné, sans doute par hasard, à la protection du Mont Infinité où il aura eut le loisir de goûter la saveur de l'un de ses rares échecs. Car quand bien même le Mont fut sauvé et le Hakushi en fuite, il n'aura pas moins échoué à sa capture et y fut sévèrement blessé. Entre temps, il avait pu redorer son blason par plusieurs missions réussie, mais il n'oubliait pas la leçon de cette journée. Il était à son bureau, chez lui, quand Luka, son intendante, lui remettait la convocation du Daimyo. C'était une relative surprise pour lui, car on l'y enjoignait à représenter dûment les samouraïs Kumojins durant la réunion. Un honneur, certains diraient, mais il savait qu'il n'avait eut cet honneur que par dépit. Bien peu nombreux étaient les samouraïs Kumojins, encore moins ceux qui avaient le grade de Jonin, qui avaient l'ancienneté de Snow ou son habileté dans toutes les matières politiques et militaires. On ne fit appel à lui que parce qu'il n'y avait rien de mieux sous la main. Les seigneurs de Tetsu eux-mêmes, ignorant son existence, son poids même en tant qu'allié officiel était bien peu de chose, en comparaison des clans prestigieux fondateur du village, tel que les Seki, les Kadoria, ou encore les Dento. Il était au milieu de tous ces grands noms un petit parvenu sans blason et sans gloire pour asseoir sa parole.

Néanmoins, il avait déjà une certaine expérience de ce genre d'affaire, et sa propre opinion de la situation, peut-être était-ce pour lui enfin le moment, l'occasion à saisir, pour glisser tant ses propres ambitions que les réformes qu'il chérissait depuis déjà très longtemps. Kumo, quelque soit la situation restait grande à ses yeux, et l'un des villages qui avaient les mains les plus propres. Puisqu'on lui demandait de représenter les samouraïs, il le ferait... Pour l'occasion, il revêtait son armure, meilleur symbole de sa classe, qu'on ne pouvait guère appeler clan, et se rendit à cette réunion au jour qu'on lui annonçait à l'endroit qu'on lui annonçait, le palais du Daimyo. Que de beau monde qu'il rencontrerait là, sans s'en sentir impressionner, les grands hommes et les légendes, il commençait à y être habitué. Il préférait pourtant durant le début de cette réunion resté discret et silencieusement dans le coin de la table. Le visage paisible et attentif, prenant soin d'observer les personnes présentes, et d'entendre les discours qui se succédaient sans omettre d'y porter toute l'importance qui y convenait. Ainsi, lui fut confirmer les rumeurs concernant l'état du Raïkage, qui n'avait pas faillit à son devoir. Combien de fois dans l'histoire, depuis que les villages Shinobis furent créés, les Kage étaient tombés au combat, ou pire, avaient simplement disparu sans laisser de trace. Cette fois fort heureusement ce n'était pas le cas, et il était clair que tous les gens réunis autour de cette table désirait hardiment qu'il se remette vite de ses blessures. Cependant, la stabilité politique du village était en cause, alors même que Kumo devait déjà gérer la guerre avec le Shukaï.

Snow savait, du moins était de ceux qui ne considéraient pas cette affaire à la légère, une instabilité intérieure jouerait défavorablement sur le champ de bataille, si Kumo était occupé à tenir en respect ses propres guerriers, comment pouvait-il tenir en respect ses ennemis ? C'était là tout le problème. Neuf dirigeants se succédaient en quinze ans, fallait-il rappeler. Était-ce ce que l'on pouvait appeler stabilité ? Pas selon Snow, et ce n'était pas parce que les autres villages vivaient les mêmes drames, qu'ils étaient admissible à Kumo. Le cœur du village avait besoin d'un régime fort, stable, qui pouvait prouver à l'armée qu'elle était mener sur des bases solides, des fondations qui ne s'ébranleraient pas à la moindre rixe. Ainsi, quand le général du Satoru parlait, le discours semblait creux aux oreilles du samouraï, mais le respect l'obligeait de se taire. Il n'y avait là-dedans que l'établissement d'une situation que tout ceux autour de cette table connaissaient déjà. Quand le silence vint, Snow se dressait à son tour de sa chaise, bien que nul ne l'invitait à parler, il s'y invitait ainsi de lui-même. Il fit un signe de tête au Daimyo d'abord, pour le saluer particulièrement, puis posément, il fit sonner sa voix avec l'assurance de ses convictions, et l'humilité de son timbre.

-Cette table réunit tout ce que compte Kumo d'important. Or, mes seigneurs, chefs de clans et représentants clanique, moi je ne suis pas important, et c'est du bas de ma condition, samouraï d'un pays allié, que je vous enjoints tous à ignorer l'esprit de vengeance dû à cette rébellion. La vengeance, n'est pas héréditaire, elle n'est pas génétique, une expédition punitive ne ferait qu'ajouter à la rancœur que peuvent éprouver les clans qui auront perdu des membres dans cette bataille. Seuls les meneurs de la rébellion devraient être punis, les autres, comme nous le savons tous, n'ont fait qu'obéir. Que je sache, chacun d'entre nous a été dans cette position un jour, ou l'est encore. La fidélité au Raïkage va de soit, et nous prions tous pour un prompt rétablissement, mais une armée ne peut être sans leader, et le seul leader ici qui vaille, qui soit sans tâche et recueille assez de sympathie pour maintenir la cohésion des clans est Monjara Ontenba. De part son expérience et sa position, nul parmi nous ne peut mieux prétendre à cette régence qu'elle. Notre Raïkage j'en suis sûre, à son rétablissement, sera honorer de l'avoir eut à nos côtés pour le maintiens du village.

Le visage de Snow se tournait plus particulièrement vers celui du Daimyo.

-Mon seigneur, Kaminari vous appartient, mais c'est tout un peuple, celui de la foudre, qui le compose. On ne peut plus se reposer sur un régime autoritaire sous peine de voire s'éveiller une nouvelle révolte. Je conseille à votre seigneurie l'établissement d'un conseil clanique, qui aura poids et usages dans les affaires militaires et politiques du pays, en collaboration avec les têtes majeures du village Shinobi de Kumo. Cette concession faites aux clans serait la meilleure preuve d'une volonté d'instauration d'une entente cordiale entre les belligérants. C'est ainsi qu'autrefois, Kiri évitait la guerre civile, c'est ainsi que nous-même pourrons l'éviter.

Les clans se sentiront aimés d'autant plus que leurs voix compteront, et l'amour est une fidélité bien plus certaine que la crainte des armes.


Snow s’asseyait enfin sur son siège, peu lui important que l'on prenait en compte ce qu'il venait de dire, il croyait en ce qu'il disait, le reste des événements, son déroulement, n'était entre ses mains.
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Message(#) Sujet: Re: La voie du progrès et de la stabilité Jeu 12 Jan 2017 - 10:55

Suite aux propos liminaires du Daimyo ayant bien campé le débat, la Régente pris le relais. Elle émit brièvement des salutations à l’endroit de toutes les personnalités présentes autour de la table avant de renvoyer la parole à l’assistance. Ce furent les civils qui la prirent en premier. Peut-être à cause de leur statut au sein de la société de Kaminari. Statut parfois ignoré ou minimisé par les soldats kumojins… Pour avoir été dans le village ninja de la Foudre et pour l’avoir dirigé même, elle savait combien la vision d’un militaire pouvait se révéler étriquée, presque limitée quant à la réalité. Lorsqu’elle était à la tête du village de la Foudre et un peu avant, pendant son parcours de Jonin, elle aussi était tombée dans ces travers. Ne penser que la seule chose qui existe dans le pays de la Foudre est son village caché. Oui, ce village est le socle de sa puissance, certes, mais il est surtout un paravent chargé de défendre et de protéger un microcosme bien plus complexe qu’il n’y parait. C’est en étant conseillère du Daimyo, en le servant lui, avec ses intérêts plus globaux, quelques peu différents d’une perspective uniquement politico-militariste kumojine, qu’elle avait pu réellement prendre de la hauteur quant aux enjeux touchant la Foudre dans son ensemble. Derrières ces chefs coutumiers et religieux se cachaient la myriade de civils non-initiés dans les affaires politiques, militaires ou économiques… Et c’est bien à eux qu’Otenba pensait tandis que le Général du Satoru Armée prenait la parole.

Seki Hasaki… Un homme puissant, très connu au sein du village. Un homme respecté, parfois craint. Quelqu’un de fier à qui la vie n’avait fait aucun cadeau, hormis peut-être une succession de postes de prestiges si l’on peut considérer ainsi son cursus. Une belle expérience de la gestion des hommes. Il pourrait faire un bon Kage si peut-être il n’avait pas subi les contrecoups du sort et si réputation d’homme peu diplomate, direct, peut-trop ne lui faisait ombrage. Sa position est celle que l’on attendait de lui. Un sonneur d’alerte. En tant que Général, il voyait bien combien ce dernier soulèvement pouvait s’avérer déstructurant pour le village de la Foudre et potentiellement au-delà. Il rappelait cependant un fait : aucun Seki ou Kadoria n’avait participé aux soulèvements. Fait notable, il faut l’avouer. Les Seki quelque part, ont toujours joué tant bien que mal leur rôle de gardien du temple. Tout à leur honneur même si d’après les mots d’Hasaki, le clan Seki commencerait à ne pas se sentir en sécurité à Kumo. Nous savons que tous les Seki ne vivent pas au village. Une alerte digne de ce nom par conséquent.

Après lui, le représentant des samouraïs kumojin, Snow, prit la parole. Probablement se pensait-il la seule "inconnue" autour de cette table. Il se trompait. Nul n’a été invité à cette table sans que son profil ne soit dûment étudié. Et ce samouraï remplissait déjà plusieurs critères lui promettant aisément un avenir plus que correct au sein de la Foudre pour peu qu’il n’ait pas les dents trop longues trop vite. Ses mots claquaient tel le fouet. Non pas pour blesser, mais pour apporter des éléments de décisions. Le style du bonhomme se dévoilait sans tarder : direct et pragmatique, le tout avec un style courtois qui lui permettait de faire passer ses messages aisément. A moins que les ego des uns et des autres ne se manifestent, nul ne devrait se sentir vexé à cause des propos du samouraï. C’était du moins la pensée de la Monjara. Le représentant du clan Monjara justement approuva les deux suggestions du samouraï. Zieutant furtivement du côté du représentant Dentô, la Monjara s’attendait au pire tandis que chaque représentant d’une partie de la vie politique, religieuse ou coutumière du pays se prononçait sur ces échanges. Il est certain qu’à moins d’abstention ou d’approbation les civils allaient dans le sens du retour aux affaires d’Ontenba temporairement. La représentante Bakushô, elle, préféra rester neutre à ce sujet. On aurait dit qu’elle faisait profil bas, bien consciente que le dernier soulèvement à Kumo serait attribué aux siens. Une certaine forme de honte, lorsqu’on sait que le clan rival, à savoir les Kadoria, était jusqu’ici le seul à avoir fomenté un soulèvement à l’époque du Sandaime Raïkage, un Bakushô d’ailleurs. L’histoire se répète, de façon cyclique, mais pas dans le même sens… Curieux !

Se raclant la gorge, la Régente prit la parole après avoir repoussé une mèche rebelle vers l’arrière. Sa beauté éblouissait la salle :

    Je vous remercie pour cette proposition Snow San. Je suis à la disposition du Daimyo… Pour ce qui est de la proposition de conseil clanique, en dehors des questions kirijines, qui n’ont rien à faire autour de cette table, la proposition coule de source. A l’époque du Godaime ce conseil clanique avait été mis en place et il a eu à se réunir lorsque nécessaire. L’institutionnaliser par la voie du Daimyo permettrait de lui donner un cachet un peu moins tributaire de la philosophie du dirigeant en place. Ce conseil pourrait être composé, comme à l’époque, des chefs de clans majeurs du village. Il pourrait se réunir spontanément à la demande d’un de ses membres pour examiner une question cruciale concernant Kumo. Le Raïkage siégerait et dirigerait ce conseil évidemment. Ce serait un bon moyen d’endiguer à la source les problèmes kumojins. Au moins certains… Je préconise également un observateur, un conseiller du Daimyo, lors de la tenue de ces Conseils.


Elle marqua une courte pause enchaînant rapidement :

    Il va sans dire qu’ici, à la capitale, nous estimons que l’échange et la recherche de terrain d’entente, quant aux problèmes internes connus par Kumo, doivent être privilégiés à tout autre moyen. Le Conseil serait une excellente instance pour y procéder… Sur ce point également, le tout est à la discrétion du Daimyo.


Elle marqua une pause tandis que son regard balayait la salle. Ces propositions du samouraï, fort intéressantes, étaient arrivées un peu trop tôt. Otenba et probablement le Daimyo, attendaient les solutions après que les problèmes soient évoqués. Elle le savait parfaitement, il fallait crever l’abcès malheureusement si l’on voulait assurer un minimum de stabilité, dans un avenir plus ou moins lointain au village ninja de la Foudre. Il fallait donc trouver un moyen de les faire parler… Quoi de mieux alors que de titiller la représentante Bakushô ? Allons-y !

    Cependant, avant de statuer sur ces propositions, nous aimerions que sans craintes, que les représentants, comme a pu le faire le Général Hasaki, expose les difficultés connues par les clans kumojins ; difficultés qui ne peuvent pas nécessairement être réglées par le Kage en place. Pour vous aiguillonner un peu… Pourquoi ces soulèvements au sein du village et surtout en période de guerre ? Par exemple Asahi, pourquoi certains Bakushô aurait bravé ouvertement les règles ninja kumojines ? Pouvez-vous nous en toucher un mot s'il vous plait ?


La kunoichi eut un petit mouvement trahissant son humeur. Elle tenta tant bien que mal de se rattraper. Qui est Asahi ? Et bien une femme influente du clan Bakushô. Encore un peu jeune, la trentaine, mais bien assise dans la hiérarchie militaire de Kumo et dans son clan. Elle avait été choisie pour être envoyée à ce conseil à la place d’autres personnalités du clan jugées trop impliqués dans les récents débordements connus à Kumo. Asahi avait été l’un des leaders de la branche loyaliste du clan Bakushô pendant ce soulèvement. Après coup, elle s’était employée à rassembler l’ensemble de ses membres avec l’aide d’autres Bakushô histoire d’essayer d’aller au-delà du schisme qui venait d’être créé. Elle toussota doucement et prit la parole :

_ Merci Otenba Sama. Avant de répondre à votre question, j’aimerai d’abord remercier le Daimyo pour sa décision salutaire de pardonner les rebelles s’étant soulevés contre Manzo Sama. Sans cela, il va sans dire qu’il aurait fallu un bain de sang pour régler la question. Il aurait probablement fallu que les combats se poursuivent et qu’un des camps prenne le dessus sur l’autre. Bien sûr les forces loyalistes auraient réussi ce pari, d’autant plus que la mort de Bakushô Yo San a porté un coup au moral de ses hommes. Néanmoins, je ne donne évidemment pas cher de Kumo si nous en étions arrivés à ces extrémités. Surtout lorsqu'on sait que nous sommes en guerre...

Se tournant vers le Général Hasaki, elle le garda en visuel un instant avant de porter son regard sur la Monjara et de poursuivre :

_ Peut-être le Général Hasaki pourrait-il faire libérer les individus actuellement emprisonnés au sein du QG du Satoru ? Je comprends qu’ils sont détenus par prévention, mais les y maintenir, quelque part, bloque le processus de paix que nous pourrions trouver et empêche l’apaisement de leurs suivants. Essayons pour une fois de faire table rase et tentons un nouveau départ.

Elle ravala sa salive en fixant des yeux un bloc note posé sur la table. Tout le monde sentait bien qu’elle n’avait pas fini de parler. Ce qu'elle venait de dire au Général concernait entre autres un des meneurs de la fronde appartenant au clan Bakushô qui était détenu par le Chef Seki. Tout en continuant de regarder vers le bas elle déglutit une nouvelle fois et prit son courage à deux mains.

_ Daimyo Sama… Vous… Vous nous avez exhorté à exposer l’ensemble des problèmes ayant pu potentiellement mener à ce soulèvement que nous avons connu… Il se trouve que le clan Bakushô, loyal à Kumo et au Daimyo et au-delà à Kaminari no Kuni, vous le savez mieux que quiconque, a très mal digéré certaines de vos positions récentes. Nos hommes sont engagés corps et âme pour les idéaux qu’ils défendent… Alors après avoir échangé avec certains des miens, ceux qui avaient appuyé Bakushô Yoh San, il en ressort que les successives nominations de Kadoria au poste de chef de l’armée kumojine nous ont fortement déplu.

Elle risqua un regard vers le Daimyo. En tant de paix prononcer ce type de parole devant lui pouvait lui coûter très cher selon l'humeur du suzerain. Elle le savait. Mais dans la mesure où ce dernier avait lui-même ouvert la possibilité de pouvoir évoquer tous les problèmes possibles, alors elle ne devait pas hésiter. Elle déglutit à nouveau. Son front commença à laisser échapper de fines gouttes de sueur naissantes. Pourtant, courageusement elle poursuivit. Elle devait se faire la voix des sans voix, coûte que coûte…

_ La tentative de nomination de Bakushô Aomine Sama en tant que Sixième ombre a été ressenti comme une humiliation. Qu’il soit finalement désigné comme simple Régent comme un camouflet. C’est possiblement une des véritables raisons pour laquelle d’ailleurs il a quitté le pouvoir, exposant alors le clan à l’ultime humiliation de voir à nouveau un Kadoria prendre les rênes du pouvoir. Daimyo Sama… Si une partie des Bakushô s’est soulevée, c’est probablement pour ces raisons. Il n’y a pas que cela, certes, mais… Enfin… Merci…

Elle était toute retournée d’avoir osé prononcer ses paroles. Avait-elle bien fait ? Le silence régna un moment alors que personne n’osait alors prendre la parole, pas tant que le Daimyo n’aurait pas réagit. Mais ce dernier ne fit aucun mouvement, aucun signe concret. Alors Otenba, comprenant probablement certaines choses grâce au fait d’avoir longtemps côtoyé le Daimyo prit la parole.

    Nous vous remercions Asahi d’avoir pour cette prise de parole courageuse et un minimum constructive. C’est bien ce genre de problèmes que nous souhaitons entendre. Nous sommes bien conscients que certaines décisions ont pu impacter, dans un sens que nous n’attendions pas, Kumo. Soyez assurés que nous mesurons à juste titre la portée de certaines décisions.


Elle se tut un bref moment, laissant ses mots pénétrer les esprits. Puis ses mots sortirent de leur torpeur les gens.

    Y a-t-il d’autres problèmes ou doléances que l’on souhaiterait exposer ?


Avait-on exposés tous les problèmes ? Auquel cas, tous pourraient enfin évoquer les propositions du samouraï et permettre au Daimyo de prendre des décisions que l’on espère salutaires.


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Message(#) Sujet: Re: La voie du progrès et de la stabilité Dim 15 Jan 2017 - 13:58

Dentô Itsuki n’était pas le chef de son clan, par conséquent, il n’était pas vraiment la personne attendue à cette réunion de crise organisée par le Daimyô. Il avait été choisi lors d’un conseil du clan pour y remplacer Sazakomine. Depuis la rébellion à Kumo, nombre de Dentô furent arrêtés et l’enquête interne du clan sur ces faits avait du mal à avancer. Il fut donc décidé, par un soucis de prudence, d’écarter le chef du clan sur qui les soupçons n’avaient pas encore pu être enlevés. Malgré sa position, il ne put se résoudre à contester leur décision et il accepta à contre-coeur de rester au village.

Après avoir discuté longuement avec les membres de son clan pour se préparer, il fit le trajet en direction du palais. Il y fut accueilli puis conduit jusqu’à la salle du conseil. Itsuki était assez anxieux de ce qui allait se passer. La politique n’était pas vraiment son fort et il savait que les agissements de certains des siens n’allaient pas l’aider à faire valoir les besoins de son clan.

Il se contenta d’écouter au début ce que les gens avaient dire. S’il était au courant de la plupart des événements qui s’étaient déroulaient, il ne savait pas vraiment comment les autres clans avaient bien pu réagir face à eux. Le seul a se retrouver dans une position similaire à la sienne était le représentant Bakushô et s’il rejoignait son avis sur beaucoup, il ne pouvait que constater que les membres de son clan se plaignaient encore de n’avoir pas assez de pouvoir, argumentant que Aomine n’était que régent. C’était totalement ridicule à ses yeux…

Lorsque tout le monde eut terminé de parler, Itsuki prit enfin la parole, en espérant ne pas aggraver la situation de son clan.

- La libération des prisonniers ne me semble pas vraiment être une bonne idée actuellement. S’il est évident que la situation est délicate, il ne faut pas non plus oublier qu’il y a des personnes en deuil qui réclament justice. La stabilité du village est primordiale, je vous l’accorde, mais je ne vois pas comment nous pourrions simplement les libérer et oublier ce qu’il s’est passé. Pourtant, comme vous le savez, beaucoup des rebelles font partie de mon clan. S’ils ont été entrainé dans cet acte stupide par une poignée de personnes, le problème reste le même. La rivalité entre les clans a créé cet incident et elle recommencera si on ne cherche pas à la stopper.


Itsuki prit une petit pause pour reprendre son souffle, s’il restait calme, il était tout de même tendu par la situation.

- Ce dont le village a besoin est d’un leader qui puisse unir les clans et la meilleure façon d’y arriver est de choisir quelqu’un de neutre. Sans attache particulière à l’un des clans, il n’aura pas à subir les remises en questions permanentes de son impartialité et personne ne se sentira lésé. Si vous voulez connaître l’avis des rebelles Dentô, pour eux, il faudrait forcément un des nôtres aux commandes, mais c’est la même chose pour tout le monde.
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Message(#) Sujet: Re: La voie du progrès et de la stabilité Lun 16 Jan 2017 - 6:39

D'une simple téléportation, je pus me téléporter dans le palais du daimyô là où se trouvait la salle de réunion. J'avais d'ailleurs été drôlement surpris de cette invitation si soudaine et inattendue. Autrefois, j'étais invité à effectuer certaines missions plus ou moins importantes pour le village. Cette invitation marque donc le début de la consécration, c'était une étape de la vie, symbole de mon évolution. Avec cette invitation, j'avais une bonne fois pour toute la preuve que mon dévouement pour le village était reconnu.

M'avançant alors dans le palais, je fus accueilli et guidé vers la salle de réunion. J'arrivais en dernier tandis que tout le monde était déjà assis, je m'asseyais donc après avoir salué toutes les personnes ici présents. Je pus y voir de nombreux visages, certains m'étaient familier, d'autres non. Chacun d'entre eux avait un impact important dans notre pays, chacun d'eux représentait les leurs, tandis que moi, je n'avais ni clan, ni famille. J'étais un simple natif du pays du fer qui avait perdu contact avec son pays d'origine en raison de problèmes familiaux.

Le Daimyô prit donc la parole, il écouta avec attention ce que chacun avait à dire, c'était le moment pour moi de dire le fond de ma pensée et surtout le cas du Rokudaime qui, pour moi, me paraissait inacceptable et la source de tous les problèmes actuelles que nous faisons face. Il y avait de nombreux Shinobi représentant les clans qui composent le village, j'étais l'un des seul à ne pas en avoir. Je n'avais aucune attache, aucune famille, j'étais donc un esprit libre, je ne portais sur moi aucun poids et je n'avais aucune influence. J'étais donc le plus apte à rationaliser en pensant à l'intérêt du village, non pas à l'intérêt du clan que je n'ai pas.

Ecoutant ce que chacun avait à dire, je pus rebondir et trouver quelque chose à répondre à chacun d'eux ; néanmoins, je fus amené à prendre la parole lorsque la Monjara m'en donna l'autorisation. C'est donc après le représentant du clan Dentô que je pus prendre la parole. Ma position était peut-être radicalement différente des autres, mais il fallait une opposition pour faire exister un débat. Certains, à cette table, était beaucoup trop tendre pour pouvoir discuter d'un sujet aussi délicat, mais extrêmement important puisqu'il s'agissait d'un problème qui remonte à la création de Kumo.

    "Et bien... Pour ma part, je n'ai ni clan, ni famille, je n'ai que mon village et mon pays. Je pense donc être très bien placée pour réfléchir dans l'intérêt de Kaminari sans subir l'influence clanique. J'ai beaucoup écouté ce qui a été dit, j'ai entendu beaucoup de choses intéressantes, certaines choses m'ont plu, d'autres non."

    "Vous avez parlé d’amnistie, Daimyô-sama, ce que je trouve noble et très sage dans un sens. Dans un contexte différent, j'imagine que c'est la meilleure des décisions à prendre dans un processus de paix et de stabilité. Cependant, aujourd'hui, nous sommes en guerre. Comment des Shinobi dévoués à notre pays, ont eu l'audace de déclencher une rébellion en période de guerre ? Tandis que d'autres perdent la vie au front en vue de les protéger, certains essayent dans leur dos, de saboter tout ceux en quoi ils ont donné leur vie et je juge cela impardonnable."

    "La situation aurait être encore plus dramatique. Si le coup d'état avait réussi, Kumo aurait tellement déstabilisé que le Shukai aurait alors gagné la guerre, envahi le pays, détruit le village et vous aurez tué. Sont-ils donc réellement pardonnable ? L'intérêt de leur clan, en fait, leur intérêt personnel à prévalut sur l'intérêt du pays, voilà pourquoi ils ont mené cette rébellion en pleine période de guerre. Pour la simple raison qu'ils n'en ont absolument rien à faire du pays, mais ne font que penser qu'aux leurs. Ils ont été égoïstes, car c'était le seul moment où ils pouvaient nous faire suffisamment mal, ils le savaient très bien. C'est pour cette raison que la rébellion a eu lieu tandis que nos effectifs étaient déployés pour défendre le pays contre le Shukai, ils voulaient nous faire mal, c'est indéniable. Ce ne sont rien de plus que des terroristes qui méritent la plus sévère des punitions. S'ils étaient dévoués au pays, ils auraient attendu un autre moment pour se rebeller, surtout que cette rébellion a été préparée depuis longtemps déjà."

    "Je me présente comme étant communautaire, car, comme on l'a vu, le communautarisme n'a fait qu'attirer des conflits. Je respecte cependant chacun des clans, chacune des religion, chacune des croyances quelle qu'elles soient, mais j'aimerai que nous voyons au-delà de nos communautés dans l'intérêt de tous, voilà pourquoi je n'ai ni clan, ni famille."

    "J'estime que les rebelles doivent être sérieusement punis. Je sais pertinemment qu'oppresser, réprimer, censurer, étouffer les rebelles ne fera que de rajouter de l'huile sur le feu. C'est pour cette raison que j'aimerai qu'on accorde une bonne fois pour toute de l'intérêt aux revendications de certains de ses hommes au sujet d'un problème qui remonte à la création de Kumo."

    "En effet, sur sept Raikage, trois d'entre eux ont été Kadoria, un était Seki, un autre Bakusho et deux autres n'étaient affiliés à aucun clan. Vous voyez bien qu'il y a un problème : il n'y a eu aucun Hakushi, Dentô, Samurai ou Monjara qui a un jour pu porter le rôle de Raikage. Pire encore, parmi certains de ces clans énoncés, certains n'ont quasiment eu aucun Shinobi suffisamment bien placés parmi les hauts placés du pays pour pouvoir faire valoir leur clan. Le fait que le Shodaime Raikage soit un Kadoria laisse penser que le village de Kumo est en réalité le village de Kadoria où chaque clan obéit, non pas à un Kage, mais aux Kadoria eux-mêmes. C'est bien entendu un mensonge, mais c'est ce qui aurait motivé de nombreux Shinobi à prendre les armes."

    "Je voulais rebondir sur ce qu'a dit le général Hasaki, il est évident qu'aucun Kadoria n'ait eu à se rebeller puisque le village a été fondé par l'un des leurs et les deux derniers Kage sont issus de leur clan. Les Seki ont également pu, tout récemment d'ailleurs, placer l'un des leurs au rang de Kage, puisque le Godaime l'était. Leur chef est également dans les hautes sphère du pays depuis très longtemps et le Raikage a d'ailleurs pu permettre de vous faire éclater la vérité d'entre tout les odieux mensonges du Rokudaime qui ternissaient à tord votre image, les vôtres n'avaient donc aucune raison pour se révolter."

    "Asashi a justement énoncé les motivations de certains Bakusho, bien que certains ne soient rien de plus que des terroristes qui suivaient l'un des plus grand criminels de notre village : Bakusho Yoh. Les révolutionnaires de votre clan, ont, pour certains, rien à voir avec les terroristes qui composent l'entourage de Yoh. Vos révolutionnaires ont de nobles idéaux que je respecte, quant à Yoh et ceux qui l'entourent ne sont que de simples terroristes."

    "Certains estiment que leur clan respectifs n'ont aucun poids, aucun impact sur le pays. Ils estiment que leur revendication ne sont pas entendus et que leur clan n'est pas reconnu à sa juste valeur. Ils ont une estime d'eux-même assez basse, tout comme Snow s'est définie comme n'étant pas important, alors que c'est tout le contraire. C'est là, la source du problème."

    "Etant un natif de Tetsu, j'ai longtemps moi aussi estimé que ceux que je considérais comme les miens n'étaient que les larbins de Kaminari, je suis désolé de vous le dire. C'est en allant à Kumo, en m'investissant dans celui-ci, que j'ai pu me rendre compte de l'importance des Samurai. Mais de mon regard de Tetsujin de bas étage, je ne pouvais pas le voir."

    "C'est pourquoi l'idée du conseil clanique est pour moi la solution à ce problème. J'estime aussi que les plus influents et les plus méritants de nos Shinobi devraient y siéger peu importe leur clan et ce, même s'ils n'en ont pas, sans quoi, ceux qui ne sont affiliés à aucun clan se sentirait délaissé, ce qui créera des fractures au sein de notre société et là aussi, il risquera d'y avoir une autre rébellion de la sorte. Tout ça, dans l'intérêt du pays bien entendu."
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Message(#) Sujet: Re: La voie du progrès et de la stabilité Mar 17 Jan 2017 - 15:23

Hakushi Shadis

Les débats autour de la table étaient devenus très animés après les interventions préliminaires de Seki Hasaki et du samouraï Snow. Le dernier cité avait déjà apporté des débuts de solutions aux problèmes kumojins. La proposition de création d’un conseil de clan, conseil qui soutiendrait la politique du Kage et qui quelque part apporterait plus de cohésion au village dans la mesure où tous les clans majeurs participeraient activement à la vie politique du village ninja de la Foudre, était excellente. Une belle proposition apportant de belles perspectives, même si en l’état, c'était presque certain, le Raïkage garderait sa mainmise sur la gestion politique et militaire de la Foudre. Ce conseil clanique ne serait finalement qu’un conseil… Un peu comme à l’époque de Seki Zennosuke. Oui… Ce serait déjà pas mal. La seconde proposition du samouraï Snow était de promouvoir Monjara Otenba au poste de Régente en attendant que le Raïkage se rétablisse. Toutes ces deux propositions trouvèrent l’approbation du vieil homme qui attendait que les débats cessent pour enfin se prononcer et donner la position de son clan.

La Régente Otenba orienta la suite des échanges sur les maux qui auraient causés le soulèvement. Elle cherchait probablement à ce que soit exprimée de façon claire les motifs étant à l’origine de toute cette belle merde suscité par cette rébellion hors de propos. C’est la représentante Bakushô qui apporta les premiers éléments de réponses. Le Daimyô était en faute d’une part à cause de sa trop grande propension à nommer des Kage Kadoria. Le vieil homme fit la moue lorsque la représentante Bakushô commença à partir sur des considérations qu’il jugeait un peu trop légères. Mais au fond, si elle avait pris sur elle d’expliquer qu’un branche des Bakushô supportait mal les dernières nominations de kadoria…

*Si les Bakushô pensent cela, que diraient donc les Hakushi ? Ou encore les Dentô ? (…)*

Les représentants Dento et des sans clans majeurs prirent la parole. Ils évoquèrent un autre problème qui aux yeux du Hakushi était une sorte de fuite en avant sur certains plans, même si un zeste de raison les poussaient à de pareilles affirmations. Proposer un Kage « neutre » serait-il une véritable solution ? Fermant les yeux, l’Hakushi laissa passer le flot de paroles du Jonin Shirudo. Ce dernier conclu sur une bonne note en finissant sur la proposition de créations du conseil clanique. Visiblement tous ici présent abondaient dans le même sens sur ce point. Logique ! Lorsque son tour vint, il était, à priori le dernier à se prendra la parole. Un coup d’œil vers Otenba afin de lui signaler qu’il allait dire deux mots et l’Hakushi laissa sa voix planer un instant dans la salle où tous se trouvaient.

_ Il me semble en effet, Daimyo Sama, que l’idée du Conseil est bonne. Personnellement je l’approuve. Idem pour ce qui est de la nomination de la Régente Otenba Sama Sama au poste suprême à Kumo le temps que le Raïkage se rétablisse.

Marquant une courte pause il poursuivit en laissant son regard se poser sur chaque membre de l’assistance :

_ Je pense que la décision du Daimyo d’accorder son pardon aux rebelles a été salutaire ne serait-ce que pour éviter tout embrasement après le premier jour de soulèvement. Certes, la mort de Yoh aura calmé les ardeurs de beaucoup, mais sans la porte ouverte par le Daimyo pour le dialogue des clans et le pardon, les rebelles, acculés auraient certainement poursuivi leurs assauts. Je pense que cette politique de la main ouverte fait sens, même dans la période de guerre où nous nous trouvons.

Se tournant vers le Daimyô il suggéra :

_ Peut-être Daimyo seuls les leaders pourraient être punis ? Eux sont les véritables responsables de tous les désagréments connus.

Regardant à nouveau chaque membre de l’assistance il argua :

_ Le reste des leurs troupes doit être laissé hors d’atteinte d’éventuelles représailles. Nous devons pouvoir tourner cette page malheureuse en faisant preuve de dépassement quitte, à prendre des mesures préventives, certes, mais nullement aller dans un sens de représailles. Autrement, nos clans respectifs perdraient bon nombre de leurs éléments et si les Kadoria et les Seki sont hors d’atteinte, je doute que les chefs des autres clans acceptent facilement une potentielle purge au sein de leurs effectifs. Kumo ne doit pas aller en ce sens... Pour ma part, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour récupérer les dissidents Hakushi et les ramener sur la bonne voie.

En croisant les mains entre elles, le Hakushi poursuivit :

_ Pour ce qui est de la nomination un jour d’un Raïkage dit neutre, pourquoi pas ? Si cet homme a un parcours jugé digne d’accéder à cette stature par le Daimyo, oui. Dans le cas contraire je suis contre, dans la mesure où accepter cette proposition reviendrait à dire que les clans à la base du pacte de création du village militaire de Kumo sont incapables de souffrir qu’un de leur membre prenne le pouvoir et par conséquents incapables de se gérer seuls.

_ Je pense aussi que nous devrions réviser notre table des lois ninjas. Nous avions avancé sur des travaux en ce sens à la demande de Manzo Sama. Le code définitif pourrait réviser par le conseil clanique et soumis à l’approbation du Raïkage et du Daimyo. Par après nous pourrions appliquer strictement ce code. Nous avons bien vu qu’il faut des lois claires d’application stricte pour tenir un système militaire hiérarchique…

Reprenant ses aises, l’actuel Coordonnateur du Satoru Renseignement, signifia par ce geste que sa prise de parole était terminée. A qui le tour ?


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Message(#) Sujet: Re: La voie du progrès et de la stabilité Dim 22 Jan 2017 - 12:50

Snow faisait le silence le plus complet tandis que chacun des membres de ce conseil d'urgence exposait son point de vue. Il paraissait calme, paisible, et surtout dans une quasi contemplation des discours qui se succédaient, parfois traînant en longueur il fallait dire. Toute fois, quoi que impassibilité sereine de Snow ne le retranscrivait pas, il trouvait du sens dans tout ce qu'il entendait. Les points de vues divergeaient sur des détails, mais il était certain qu'une certaine cohésion régnait dans la salle jusque-là. Il apparaissait clairement que ce point de divergence concernait le traitement que le village devait infliger aux acteurs de la rébellion, car, pour le bonheur de Snow, sa proposition d'un conseil régent, avait été unanimement approuvée. Si certes ce que l'on devait faire de ses dissidents étaient un problème épineux, il semblait à ses yeux que la création de ce conseil composé, non pas seulement des plus hauts-gradés de Kumo mais aussi des différents chef de clan devait suffire à elle seule de pacification de Kumo. Or, ce n'était vraisemblablement pas l'avis de chacun, car il y'en avait pour considérer que la punition à infliger, et à qui l'infliger, était au moins aussi importante pour s'assurer que plus jamais une rébellion n'aurait lieu. Snow, admettait volontiers que cette question était importante, mais il pensait aussi qu'on y accordait certainement trop d'importance et que bien des sujets plus importants méritaient plus d'attention. Il fallait cependant respecter les convenances et se taire, et il savait de toute façon que les sujets à l'ordre du jour concernerait surtout la rébellion et son impacte, et donc qu'il était inutile d'évoquer quoi que ce soit d'autre pour le moment.

De là où il était assis, il sentait également une certaine tension, notamment pour les représentants de clans qui avaient participé massivement à cette révolte. Leur position peu enviable les conduisait certainement, vu la situation, à vouloir réaffirmer leur patriotisme et encourager quelques élans sanglants, ce que Snow comprenait encore parfaitement, mais il entendait toujours une certaine excessivité dans le discours que tenaient quelques uns des maîtres d'oeuvre présents. Sans surprise, personne n'évoquait le facteur humain, si ce n'était celui des clans membre de Kumo, comme les civils et la population composante impérative de Kaminari ne comptait pour rien. Une habitude qu'auront toujours eut les Shinobis de se penser naturellement au-dessus des considérations de bas-étages, venant de ceux qui produisaient leurs armes et la nourriture de leurs assiettes. Snow ayant naquit civil et ayant connu la servitude, avait probablement un recul par rapport à cela, et une vision plus globale des conséquences de cette rébellion et des punitions envisagées, pas seulement pour les clans, mais aussi pour les civils.

L'opinion de ces clans et des civils était en effet un sujet épineux, car même si la création du conseil régent résolvait une grande partie des problèmes, il ne lui plaisait guère qu'on évoqua déjà le remplacement du raïkage ou de la régente pour un futur maître de guerre tout à fait neutre - car fallait-il rappeler que les Monjara étaient les membres d'un clan important de Kumo - plus encore que les samouraïs qu'il représentait et qui demeuraient extrêmement minoritaire actuellement. Il lui plaisait aussi d'entendre que des responsables de la rébellion étaient encore en fuite, il avait lui-même laissé s'échapper le Hakushi et cela ne faisait que lui rappeler cet échec qu'il avait toujours du mal à supporter. Tout bien sûr n'était pas rejeté de Snow, bien loin de là, mais il ne pouvait s'empêcher de vouloir recadrer en partie l'énoncé général qui fut émit durant cette réunion. Il attendit qu'il y eut un silence avant de reprendre, tout aussi paisiblement qu'il avait commencé avant, mais se lever pour parler cette fois. Il restait en effet assis, le regard porté spécifiquement sur aucun des participants de cette assemblée, car cette fois, il ne s'adressait plus seulement au Daïmyo mais à tous. La voix douce et mélodieuse, il reprenait donc, sans pourtant paraître timoré, au contraire, il transpirait d'assurance et de conviction, et c'était toute la subtilité qu'il engageait autant dans le verbe que l’intonation usité dans son discours.

-Les querelles claniques ne seront pas effacées par une seule décision prise ici-même. Il a fallu des siècles pour unifier des clans dans un village, je ne crois pas qu'une réforme, si ingénieuse soit-elle, enrayerait définitivement les dissensions claniques. Le conseil rendra la parité que les clans réclament de juste droit, mais pour le reste, croire que cela suffirait à étouffer toutes les rancœurs serait de l'utopisme. Les meneurs de la rébellion doivent être punis, sévèrement, et visiblement de tous, et pour servir d'exemple, je préconiserais un geste fort, spectaculaire même, pour que cela reste dans les mémoires. Quant à ceux en fuite, il faut simplement les chasser pour leur faire subir le même sort. Du reste, on doit choisir des hommes à des postes pour leur compétence, pas pour leur affiliation clanique, être un représentant de son clan dans un conseil est une chose, mener une armée en est une autre. Un homme choisit pour ses compétences sera toujours légitimé de lui-même, peu importe le nom de famille qu'il portera. Enfin, pour ceux qui restent et inconnus du public mais ayant participé à cette révolte, envoyez-les donc sur le front du Shûkaï sous la tutelle d'officiers loyalistes, et nos ennemis feront le ménage pour nous, ce serait un pardon aux yeux de tous, mais la réalité nous la connaissons. À défaut de mourir pour une rébellion ils mourront en tuant nos adversaires, une punition plus utile qu'une tape sur les doigts et qui passera pour de la magnanimité. N'oublions pas que le sang coûte cher, il ne faut pas le gâcher.

Voilà qui pouvait paraître cruel, mais Snow voulait pragmatique, un technicien du réalisme et de l'usage positif des événements, et pour cela il fallait souvent mettre de côté ses élans humaniste pour se recentrer ce qui était réellement efficace. Il disait tout cela sans haine, il était simplement convaincu de ce qu'il disait sans y prendre véritablement plaisir.

-Si les clans eux-mêmes peuvent se rebeller, que feront les civils bientôt ? Ne sommes-nous pas sensés les protéger ? Les noms qui ressortent, et uniquement ceux-là, ceux connus de tous, doivent servir d'exemple, empalez-les sur une place publique qu'on en finisse et laisser les illustres inconnus continuer de l'être sur un champ de bataille quelconque. Ils y auront le loisir de mourir ou de prouver à nouveau leur loyauté en creusant les forces du Shûkaï. Et ne pensez donc pas à remplacer votre chef alors que son sang n'est même pas encore froid. Dans certains villages, ces paroles seraient déjà de la trahison, et c'est aussi ce laxisme qui permet à des hommes de croire qu'ils peuvent se révolter. Je suis pour un dosage équilibré au plus juste des décisions à prendre. Cela n'implique pas de tendre la joue quand on prend une gifle. Le conseil est une réponse favorable, la punition des fomentateurs doit la suivre. Les raisons profondes de cette rébellion débattez-vous ? Allons bon, l'ego des clans est une réponse suffisante, et le seul moyen de briser un ego et de le castrer ou de le flatter, je propose que l'on fasse les deux. Cela n'en sera que d'autant plus efficace.
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Message(#) Sujet: Re: La voie du progrès et de la stabilité Dim 29 Jan 2017 - 22:00


Le Daimyo écoutait sans placer un mot, les différents représentants de clans, groupes civils, religieux de Kaminari no Kuni s’exprimer au sujet du dernier événement produit au village militaire de la Foudre. Il avait pour coutume, dans de pareilles circonstances, de garder le plus grand calme et de mettre en avant une qualité fort importante pour un homme politique de sa dimension : l’écoute. Chacun des participants à cette réunion devait être certain qu’il avait été entendu. Entendu dans sur ses moindres paroles quand bien même toutes les idées ou propositions ne seraient pas validées par le Seigneur du pays de la Foudre ; quand bien même toutes les propositions ne verraient pas le jour, faute d’application… Laissant Otenba diriger les débats, Tetsugaku, lui préféra prendre le soin de noter dans son esprit les différents axes de cette discussion ainsi que les principaux problèmes mis en exergue par tout un chacun.

A un moment de la discussion, le Daimyo fit un signe de la main à l’endroit d’un des scribes. Ce dernier se leva de table et se rapprocha de lui. Il lui souffla quelques mots avant que le subordonné n’aille se rasseoir. Sortant un parchemin d’en dessous du petit tas de papiers qu’il avait empilé, il trempa sa plume dans l’encrier avant de se mettre à écrire rapidement, et pourtant de façon très appliquée. Pour sa part, le Daimyo continua à s’intéresser à ce que disait les représentants. Chacun d’eux était d’accord pour nommer Régente, celle qui pourtant fut très fortement décriée lorsqu’elle occupa le poste de Régente. Fermant les yeux un moment, comme pour se faire une idée à ce sujet, il tut dans son cœur cette petite voix qui lui rappelait combien les kumojins sont capricieux par moments. Était-ce les résultats de la Régence d’Otenba qui les poussait finalement à placer toute leur confiance en elle ? Et même jusqu’à arguer –pour plusieurs d'entre eux- qu’aucune autre personne n’était digne de cette stature ? Un raccourci dangereux… Nul n’étant indispensable en réalité. Sa longue expérience de l’humain et des situations désastreuses lui avait bien enseigné ce précepte. Combien de Kage avaient été, au moment de leur nomination, l’homme idéal ou l’homme qu’il fallait, et qui par la suite, pour diverses raisons ont dû se faire remplacer ?

Le Daimyo rouvrit les yeux. Les débats s’estompaient. Plutôt sages, les représentants des différentes factions préféraient le silence plutôt que de rétorquer ou répondre à telle ou telle remarque. Le faire aurait réduit cet échange, plutôt productif jusqu’ici, à une querelle futile. Il était donc temps pour sa seigneurie de préciser les grandes orientations en vue d’apporter une contribution à la stabilisation politique et de facto militaire du village de la Foudre.

Le scribe venait de terminer, il rapporta le parchemin sur lequel il était en train d’écrire au Daimyo. Ce dernier en lut le contenu avant de le poser à côté de lui et de s’adresser aux représentants :

_ Je vous remercie tous pour vos différentes prises de parole. Soyez assurés que j’ai écouté avec un grand intérêt les raisons que chacun d’entre vous ont exposées en ce qui pourrait être le soubassement du soulèvement à Kumo. C’est bien pour avoir des éclaircissements sur cette question que j’ai tenu à ce que chaque clan et groupe civil et religieux de Kaminari no Kuni soit représenté. Un problème d’envergure au sein de Kumo n’est plus uniquement le seul problème de Kumo. Il devient le problème de tout le pays car Kumo est le premier et le dernier rempart de Kaminari no Kuni… J’aime à dire que le pays de la Foudre repose sur trois institutions : aristocratique, militaire et religieuse. Chacune d’elle a une importance cruciale. Un trouble au cœur d’une de ces institutions, assurément, pourrait causer l’implosion de la Foudre, s’il n’est pas régulé rapidement et correctement. J’ai foi que les décisions qui sont prises apporteront sur le long terme des réponses satisfaisantes aux problèmes qui nous réunissent aujourd’hui.

Il marqua un temps d’arrêt avant de poursuivre sur le même ton que celui qui avait été le sien jusqu’ici : bas et monocorde.

_ Je retiens que la majorité d’entre vous êtes d’accord sur trois propositions : la nomination de Monjara Otenba à la fonction de Régente de Kumo, la création d’un conseil clanique ainsi que la punition des meneurs de la fronde. Je peux comprendre la logique militaire qui sous-tend cette dernière proposition. Pour ma part, j’aurais été partisan d’une solution moins drastique. Cependant, si vous estimez qu’elle est la meilleure alors c’est celle que nous adopterons. Quoi qu’il en soit, pour des raisons évidentes, seuls les frondeurs seront châtiés. Je ne peux souffrir que plus d’une poignée d’homme soit tué pour cette affaire. Aller au-delà, sur le long terme ne ferait que nous entrainer dans un cycle de violence inutile. Un risque que je ne souhaite pas être pris.

Une courte pause puis il continua.

_ Il serait bon, tel que proposé par Shadis que le code de lois kumojin soit revu et que son application soit strictement observée à l’avenir. Je ne sais comment vous saurez régler cette question en interne, mais je puis vous dire qu’ayant plusieurs fois échangés avec des Raïkage, la discipline a bien souvent été un problème sérieux au sein de la Foudre. C’est une question militaire qui doit être réglée par les militaires.

Le Daimyo reprit son souffle et enchaîna :

_ Pour ce qui est des décisions : J’ai bien entendu le cri du cœur de certains d’entre vous quant aux choix aux postes de Kage. Sachez que si les résultats n’ont pas toujours été ce que j’espérais, je ne regrette aucun de mes choix. Je puis dire cependant que votre cause est entendue. Pour le reste, j’entérine le choix de Monjara Otenba au poste de Régente de Kumo. Vous m’arrachez une conseillère fidèle et sage… Je valide également la mise en place, au sein des institutions kumojines, du conseil clanique. Le pouvoir décisionnel, cependant, demeurera entre les mains du Kage…

Un moment de silence, son regard se porta rapidement sur chaque participant à cette table ronde, puis le Daimyo conclu.

_ Si personne n’a rien d’autre à ajouter, nous pouvons considérer que cette réunion est levée. J’attends les conclusions du premier conseil clanique que vous tiendrez ainsi que le code de loi kumojin stabilisé. Merci à tous.

Sur ces belles paroles, Yoshihiro Tetsugaku apposa son sceau sur le parchemin que lui avait remis le scribe. Il confia le document à la Régente. Ce document stipulait la création du conseil clanique ainsi que sa nomination d'Otenba Régente de Kumo jusqu'à ce que Kadoria Manzo recouvre ses forces. A partir de ce moment là, le Kadoria reprendrait les pleins pouvoir au sein de la Foudre.




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