N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.
Partagez | 
 

 Le Conseil d'Iwa

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Secrétaire de l'Empereur
Messages : 28
Rang : C

Message(#) Sujet: Le Conseil d'Iwa Lun 6 Fév 2017 - 23:25

Un Conseil avait finalement été réunis à Iwa. Pour Akane, il s'agissait de représenter le Kamui ainsi que les intérêts de l'Empire. Ce n'était pas une chose facile, mais c'était la fonction pour laquelle elle avait été choisie. Elle avait minutieusement préparé son argumentation, mais en l’occurrence, la pratique déviait souvent de la théorie, et c'est ce qui faisait tout son charme.

Une magnifique salle fut mise à disposition pour ce Conseil où boissons et mets divers furent préparés avant la réunion. La table était ainsi bien garnis, prête à recevoir les invités qui furent accueillis avec tout l'honneur qui leur était dû.

Deux sortes de majordome de part et d'autre d'une grande porte introduisent alors à tour de rôle les invités l'un après l'autre.

« Yôgan Seito. »


«Jingu Tsugumi. »


« Samui Gouka. »


« Yi Goh. »


« Kempo Temaki. »


« Ame Bareta. »


« Brenin. »


Tour à tour, Akane les regardait entrer, s'abaissant respectueusement devant chacun des émissaires et représentants. D'un respect et d'une grâce habile, la jeune femme faisait honneur à leur rang et à leur autorité propre dans leur domaine.

Les voyant à présent tous prêts à prendre place, Akane prit la parole, debout à côté de sa chaise.

« Merci à tous de vous être déplacés pour participer à ce Conseil. Je me nomme Kayo Akane, première secrétaire du Kamui que je représenterais durant cette séance. Je vous souhaite à tous la bienvenue et je vous prie de prendre place afin de démarrer le Conseil. »


À peine assis, des serviteurs s'approchèrent de chaque personnalité afin d'offrir leur service pour la durée du Conseil, afin de les servir en boissons ou pâtisseries. C'était une bien grande mise en scène, mais en tant que représentante de son Empereur, Akane ne se satisfaisait que du meilleur. Celle-ci se permit une gorgée d'eau servie par son assistante avant de débuter.

Sans attendre plus longtemps, sachant pertinemment que tous avaient un emploi du temps chargé, la jeune femme commença d'emblée à entrer dans le vif du sujet.

« Permettez-moi d'entamer le sujet principal de ce Conseil.
Nous avons subis de nombreuses attaques ces derniers mois et perdus de nombreux soldats pour défendre cet Empire qui fait de l'ombre certaine à plusieurs Nations. Nos forces s'amenuisent, mais notre volonté de poursuivre la volonté de l'Empereur et de nous enrichir tous ensemble reste. »


« En tant que représentant légaux de vos différentes régions, en tant que bienfaiteurs pour notre Empire et sa grandeur, je me dois de vous remercier pour votre intérêt pour ce si grand empire. »


Akane fit une pause, regardant l'un après l'autres les personnalités réunis autour de la table, afin de leur apporter toute la considération qui leur était due.

« L'Empire n'a, cependant, toujours pas atteint sa limite de grandeur, puissance et renommée. Quant à l'Empereur, il a des desseins bien plus grands à offrir à son Empire. Pour les accomplir, notre Kamui a besoin de vous, de vos investissements. Oui, il s'agit effectivement d'investissements financiers qui serviront à agrandir et propager encore plus votre influence sur l'Empire en investissant une partie de vos fonds dans l'armée Impériale. »


« Bien entendu, cette démarche ne sera que temporaire. Vous connaissez les exploits de notre Kamui, votre argent ne sera pas perdu, ni votre temps. Cet apport pécuniaire se ferait sous la forme d'une hausse d'impôts temporaire. »


Akane regardait avec intérêt les expressions des personnes assises devant elle, afin de jauger la situation. Il était clair que demander des ressources financières, des investisseurs, était toujours une chose compliquée, à manier avec des pincettes, mais les retombées financières seraient réellement admirables pour ces hommes et ces femmes s'ils mettaient leur confiance dans les soldats du Shukai et dans l'Empereur qui avait guidé et guidait encore cet Empire avec une poigne de fer et une volonté inlassable.

Qui allait parler en premier ? Comment allaient-ils réagir ? Ils étaient tous des businessman, parler ainsi d'investissements et d'argent devait être une tâche quotidienne pour eux, ainsi, il n'était pas question qu'ils s'énervent, mais qu'ils posent des conditions auxquelles Akane devait faire face, pour l'intérêt du Kamui et de son oeuvre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang A
Messages : 696
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Le Conseil d'Iwa Mar 7 Fév 2017 - 14:59


Pnj


Yi Goh

Il est peu dire que la route pour me rendre dans ce trou terreux qu'est Tsuchi n'avait rien de vraiment plaisante. HM!

À peine monté dans le carrosse que ce foutu cocher le guida dans un trou de boue au fond duquel un misérable caillou suffit à briser l'une des roues arrière de cet engin qui devait me mener à bon port "Sans encombre". Baliverne oui! Si la perte d'une roue est ce que j'appelle un voyage sans encombre, alors j'imagine que les porcs savent écrire. Et comme si ce n'était pas suffisant, ce minable avait osé me répondre, que si je n'étais pas si "lourd" la roue ne se serait pas brisée aussi facilement. Oh...oh...mais quelle audace! Il en reparlera aux crocodiles lorsqu'ils auront faim pendant qu'il est attaché au pied d'un arbre! Ohoho!! J'ai horreur des gens qui n'ont pas de manière!

Enfin...après avoir fait appel aux services d'un autre cocher, une femme cette fois-ci, j'avoue ne pas trop avoir été très rassuré au départ par cette dernière. À mon humble avis, sa place n'était pas sur le banc de cette carriole, une lanière de cuir dans les mains, mais plutôt devant la chaumière, la cuillère de bois dans la paume et un gosse sous l'autre bras! Si elle voulait vraiment tenir une lanière de cuire, qu'elle le fasse dans un bordel! Ohohoh!!!! Pardonnez-moi, mes pensées peuvent parfois être impures!

Je dois cependant lui donner le mérite d'avoir guider notre carrosse à bon port! Son manque d'expérience flagrante...ou peut-être de talent qui sait, nous aura valu un voyage assez...hmmm...cahoteux? Comme si elle faisait exprès de rouler sur le gravier de bord de route dans le seul but de nous déranger. Je n'ai même pas pu dormir durant ce voyage...c'est peu dire. C'est que, toutes ces discussions...tous ces marchés que je dois conclure...c'est épuisant! Je dois me reposer parfois. La paresse serait-elle donc de paire avec la jalousie? Elle choisit un métier où elle n'a qu'à s'asseoir pour être payée et elle rêve de ma richesse? HM! Qu'elle ne s'attende pas à un pourboire la petite...oh non!

D'ailleurs, une fois devant les portes du palais impériale, je lui lançai simplement une petite bourse...comprenant le montant demandé...moins quelques pièces!!! Elle n'avait qu'à se montrer plus professionnelle sur la route...oh!

Enfin, je fus aussi surpris de voir que le Kamui ne nous avait réservé qu'un si petit accueil. Pas de fanfare? De joueur se cor? Où étaient les colombes? Je venais de Tori pour lui!! Ça aurait été la moindre des choses que de me démontrer un peu de reconnaissance. HM! Mais non...je devais...marcher...seul...jusqu'au centre de cette pièce où je semblais être le premier arrivé. Il y avait cette pimbêche d'assise au bout de la table...mais personne d'autre! Qui était-elle d'ailleurs? N'était-ce pas le Kamui qui devait nous recevoir? Mon page aurait-il mal lu cette missive? Petit pouilleux! On le sort de la rue et après deux mois il ne peut toujours pas lire une simple missive oh!!! J'espère que l'orphelinat​ ne lui manque pas trop!!! Il la reverra bien assez tôt!

Enfin, obligé d'attendre tous ces retardataires, je m'installai sans rien dire en allumant mon fume-cigarette au bout duquel je tirai ma première bouffée tout en éloignant les mains des serviteurs d'autour des plateaux qu'ils venaient de déposés sur la table. Balayant l'air au dessus de leurs mains opportunistes et gourmandes, je ne savais que trop bien qu'il ne fallait pas leur laisser la moindre onse de liberté!!! Ils en mangeraient une fois que nous aurions le dos tourné. Vermines!!

Enfin, une fois qu'ils furent écartés, les portes s'ouvrirent à nouveau et bientôt nous fûmes complets autour de la grande table. Il y avait là bien des gens...tous de la haute société!! Même cet...cet homme sans bras! Un Shuhan qui avait perdu un combat en tant que Shinobi. Pauvre homme...ne savait-il pas que la guerre était dangereuse? Il fallait rester prudent et vigilant. Probablement un incapable...de là sa position politique maintenant. Ils ont eut pitié de lui...ça se voit! Eh bien, pas de bras, pas de bons plats! Ça en fera plus pour moi HM? ohohoh!!!!

Enfin, celle qui se voulait être première secrétaire du seigneur, une cadre inférieur donc, se présenta comme notre hôte aujourd'hui, mais avant qu'elle ne termine son discours, la porte s'ouvrit de nouveau...

...encore une retardataire. HM!
______________________



Samui Gouka

Partir de Yuki no Kuni pour se rendre jusqu'à Iwa n'était pas un voyage de courte durée, ni pendant lequel le confort serait de mise...et elle le savait. Cependant, lorsque l'Empereur demandait à ce que votre présence soit requise lors d'une réunion d'affaire, le confort et le temps de voyage était bel et bien la dernière des préoccupations à avoir dans ce cas ci. Aussitôt avait-elle reçu et lu la missive impériale que la belle dame blanche s'était déjà affairé à envoyée sa dame de compagnie faire ses bagages. Elle seule savait quels genre de vêtements la noble dame voudrait emporter pour cette rencontre qu'elle jugeait de la plus haute importance. Aussi, elle ne partirait pas sans une escorte compétente dans l'art du combat et c'est pour cette raison que deux autres femmes habillées de couleurs bleus et blanches l'attendaient déjà à l'extérieur du bâtiment qui se voulait être le plus haut de tous ceux entourant le port de Dhartsedo. Véritable tour dont l'emblême n'était nul autre qu'un Harfang des neiges gravé à même la pierre, juste au dessus de la porte d'entrée. Un animal qui représentait bien toute la noblesse et la grâce de celle qu'il représentait dans le grand Nord du monde.

Ainsi, le trio de demoiselles s'engagea dans les plus brefs délais vers le premier navire en partance de Tsuchi. Un voyage qui contournerait les terres hostiles de Kumo pour enfin amarré dans le nord de la province de la terre, là où le fief du seigneur du Shukai se dressait aussi haut que les pics de ces montagnes de pierre, disait-on. Bien qu'elle espérait arriver à temps, elle n'y mettait pas sa main au feu, sachant que pour une si longue escapade, bien des troubles pourraient se mettre entre elle et sa destination. Cependant, aucune tempête n'avait réussis à lui bloquer le chemin jusqu'ici et ses deux gardes du corps, toutes deux Samui également...et ses soeurs cadettes qui plus est...s'occuperaient facilement des menaces plus "humaines" s'il devait y en avoir.

Enfin, et à son plus grand plaisir, rien de trop préoccupant ne lui arriva durant le trajet et c'est en toute quiétude qu'elle foula le sol du pays de la terre, accompagnée de Rin et Toya. Silencieuses, les trois demoiselles ne dirent que peu de mots durant la traversée du pays, comme elles en avaient l'habitudes. Toutes trois avaient le même tempérament de solitude et de tranquillité...seule La Matriarche Blanche portait sa voix beaucoup loin qu'entre elles, seule le harfang du nord osait posée sa griffe sur ce qui s'étendait plus loin que le bout de son aile. Si elle n'avait pas la force physique et la puissance mythique de ses soeurs, elle avait celle du coeur et de l'esprit, mais avant tout...celle d'un charisme inébranlable, qui se traduisait par une attitude aussi inquisitrice et cruelle que pouvait l'être celle du Kamui en personne. D'ailleurs, beaucoup le saivait...elle ne le craignait pas...mais le respectait. Lui et son empire.

Ainsi, se fut dans toute cette "majesté" qu'elle entra dans la salle où se tenait la réunion. Ses deux soeurs poussant les portes pour elle tout en continuant d'avancer, l'une observant la droite et le plafond, l'autre la gauche et le sol, comme pour scanner la salle avec une efficacité redoutable. Le regard de la Matriarche se voulait droit et ferme, aucunement hautain, mais juste à sa place. Si sa beauté était sans pareille, la dureté de son esprit l'était tout autant et le simple fait de croiser son regard en apportait la preuve. Elle, délicate pétale de neige, semblait pourtant aussi solide qu'un mur dans son attitude et, lorsqu'elle fut enfin derrière sa chaise, elle s'excusa tout bonnement de son retard avant de prendre place pendant que Rin et Toya restaient debout, derrière chacune de ses épaules. Là...Akane put reprendre son discours, qui fit élever un sourcil à la Matriarche, mais avant qu'elle ne réponde, une voix quelque peu aigüe pour un homme et empreinte d'un ton si hautain qu'il en devenait automatiquement insupportable, s'éleva pour prendre la parole et décidément, le bonhomme ventripotent n'avait pas la langue dans sa poche...


Yi Gho-
Ohohoh!!! Tiens donc! Les coffres du Kamui seraient-ils aussi vide qu'il a maintenant besoin de nobles contribuable pour l'y aider à les remplir ohoho?!? Ses guerres incessantes auraient-elles mises son "grand empire" en banque route!

Hm!! Yi Gho ne donne pas son or contre de simples promesses, il faudrait être fou pour le penser! Vous nous demandez beaucoup...mais parlez peu! Or...ce n'est pas comme cela que fonctionne les affaires petite. Vous avez un joli minois, qui me plait bien...mais il vous faudra bien plus pour me convaincre. À moins que ce joli minois ne soit pas que pour nos yeux...peut-être pourrions-nous alors voir ce que nous pouvons en faire OHOHOH!!!


Tous ceux qui connaissaient le gros noble savaient quel genre d'homme il était. Grossier, vulgaire, détestable et tout simplement accroc à ses avoir...de toutes les personnes présentes...il serait probablement le plus difficile à convaincre.


 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Heishi
Messages : 760
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: Le Conseil d'Iwa Mar 7 Fév 2017 - 16:20


Jingu Tsugumi

La calèche passa les portes de la capitale en même temps qu'un curieux attelage de boeufs colossaux. Jingu Tsugumi releva discrètement le petit rideau qui la cachait de l'extérieur. Elle reconnut le visage de l'homme qui se tenait sur le plus épais des boeufs, et un léger sourire s'afficha sur son visage de nacre. Elle laissa retomber le morceau de tissu, et son regard plongea à nouveau dans ses pensées. Elle avait l'air parfaitement sereine. Elle était, comme toujours coiffée et vêtue avec toute la perfection dont était capables les dames de l'Ouest. Ses cheveux étaient relevés en un élégant chignon, et percés de broches, clinquants et autres parures. Elle portait une robe noire, et un ample manteau blanc qui lui tombait jusqu'aux chevilles. Ses mains étaient couvertes de gants de cuivre, qui cliquetaient légèrement quand elle bougeait les doigts. Son visage, d'une pâleur fantomatique, était cependant d'une beauté rare. Ses yeux semblaient malicieux, et son regard enfantin. Sa bouche ressortait sur sa peau comme le bouton de rose dans la neige.

La perspective d'être convoquée par l'Empereur lui-même n'avait fait que la réjouir. Elle aimait à s'occuper des affaires familiales, certes, mais n'était pas non plus contre un peu de distraction à la capitale de temps à autres. En compagnie d'autres personnalités du Shûkai, comme promis dans la missive qui lui était parvenue, quelques jours plus tôt, elle ne risquait en effet pas de s'ennuyer. Elle imaginait bien qu'il serait question de politique, ou d'économie. Sinon, pourquoi avoir convoqué précisément les pointures dans ces domaines ? Mais elle ne savait pas ce qu'il en était précisément, et elle était intriguée. La perspective de rencontrer l'Empereur en personne participait également à son excitation. Elle aimait beaucoup à faire la connaissance de personnes dont le pouvoir finit toujours pas ronger l'esprit. Elle était curieuse de voir à quel état de conservation en était encore le Kamui, et s'il n'avait toujours pas cédé face aux démons de la puissance.

La calèche poursuivit sa route dans les rues de la citadelle perdue dans la montagne, jusqu'à arriver aux portes du Palais Impérial. Ce n'est que là que Jingu Tsugumi descendit d'un pas de fée de son véhicule, pour monter les marches de la résidence royale. Elle était escortée par deux gardes au visage parfaitement neutre. Elle, en revanche, affichait un léger sourire figé. Elle paraissait sûre d'elle. Qu'attendre de moins de la part de la directrice d'une des plus grandes manufactures militaires du Shûkai ? Elle se rendait aujourd'hui à la capitale forte de sa richesse et de son influence dans tout Tsuchi no Kuni. Si l'Empereur faisait appel à elle, c'est qu'il avait eu écho de sa puissance, et qu'il en demandait à présent l'appui.

Elle fut guidée à travers le dédale du palais, et ne s'arrêta de marche que pour prendre place à une table où déjà quelques personnes étaient installées. Elle en reconnaissait quelques unes, mais adressait à toutes un signe de tête poli. Elle attira vers elle une coupe de vin, qu'elle garda devant elle sans la boire. Le reste des victuailles, elle n'y toucha pas. Elle regarda tout le monde prendre place, puis détourna son attention vers la secrétaire de l'Empereur. Elle était déçue de ne pas avoir affaire à lui en personne. Si le Kamui décidait d'utiliser sa subordonnée comme intermédiaire, ce devait être qu'il n'estimait pas plus que ça ses invités, malgré le faste de sa réception.

Quand Kayo Akane eut terminé son exposé, Jingu Tsugumi eut un petit rire qui résonna dans toute la salle. Un personnage grossier prit la parole le premier, et Tsugumi rit encore à ses paroles. Elle s'imaginait que cet homme était un saltimbanque invité par l'Empereur pour distraire l'assemblée, mais certainement pas qu'il était une de ces puissantes personnalités dont on lui avait vanté les mérites dans la lettre qu'elle avait reçue.

"Hihi ! Vous savez, jeune fille, votre bouffon a raison. On ne peut décemment accepter cette proposition comme ça, même s'il serait plaisant d'être créancier de l'Empereur lui-même. Il nous faut négocier, sinon quels piètres marchands ferions-nous ? A moins bien sûr qu'il ne s'agisse d'un ordre de l'Empereur lui-même. Auquel cas ... Il nous faudrait obéir, sinon il nous couperait la tête !"

Elle rit encore à sa dernière remarque, mais ne fut guère imitée.

"Alors, quels sont exactement ces projets de l'Empereur qui nécessitent autant d'argent ?"


Yôgan Seito ~ Shuhan d'Itabei

L'atmosphère des villes trop bruyantes, trop grouillantes de monde, trop vivantes avait le don d'agacer Seito au plus haut point. Dès que son escorte se fut suffisamment approchée de la capitale pour que les routes soient encombrées de badauds, il commença à sentir cette pointe d'énervement lui piquer l'esprit. Il restait muet, comme toujours depuis longtemps, maintenant, mais sa colère n'en était pas moindre, au contraire. Son mutisme le forçait à ravaler sa rage et à la laisser grandir en lui sans pouvoir l'extérioriser. Une sensation aussi désagréable que mesquine. C'était un cercle vicieux, duquel il ne s'était toujours pas échappé. Aussi était-il perpétuellement la proie d'un agacement dont ni lui ni son entourage ne comprenaient l'origine. Mais le fait était là. Il était irrité, donc irritable, et on ne cherchait plus sa présence comme avant. Cette situation avait cependant ses avantages: ceux qui lui posaient problème étaient maintenant trop effrayés ou apitoyés par son état pour lui chercher encore des noises.

Sans trop comprendre pourquoi ni comment, il était toujours un soldat de l'Empire. Il portait son bandeau de Shinobi en brassard au bras gauche. Son état ne lui permettait guère plus de combattre, c'était évident, encore qu'il gardât comme atout secret la puissance des moines de Maskine, qu'il pensait pouvoir lui être utile pour, justement, ne pas devenir complètement inutile. Mais ce n'était certainement pas en sa qualité de soldat impérial qu'on l'avait convié à la capitale, ce jour-ci. On avait fait appel à quelques personnalités puissantes du Shûkai, et le Shuhan d'Itabei avait été élu pour rejoindre le collège de celles-ci. Il avait refusé qu'Ineko l'accompagne. Son état devenait trop problématique pour qu'elle puisse voyager tranquillement, et il avait besoin de quelqu'un de confiance pour veiller sur Itabei en son absence. Sa responsabilité de la cité était tout ce qu'il lui restait, le seul fil qui le raccrochait à une forme d'utilité. C'était la tâche qu'il lui restait à accomplir.

Il jeta un regard courroucé en direction de cette calèche qui coupa la route à son cortège. Il montait son destrier favori: un boeuf spécialement élevé pour servir de monture. C'était à la fois un moyen de transport qui représentait la fierté de sa ville, à savoir sa qualité de grenier de l'Empire, et qui avait le mérite d'être confortable et docile. Du moment qu'il était bien nourri, un boeuf comme celui-ci n'avait aucune raison de chercher à se rebeller. Seito laissa le plus gros de son escorte aux portes de la ville, et poursuivi avec seulement deux hommes de confiance son avancée dans la cité. Il n'était rentré qu'une seule fois dans le Palais Impérial, pour un motif officieux. Aujourd'hui, c'était en grande pompe qu'il était reçu.

On le guida jusqu'à une salle de réception, et il prit place sur le siège qui lui était réservé. Il ne prêta pas la moindre attention aux convives qui continuaient d'arriver. Il ne toucha pas aux mets étalés sur la table. D'une part parce qu'il ne le pouvait pas, et d'autre part parce qu'il n'en avait, de toute façon, pas envie. Il avait appris la frugalité. Il se contentait du strict minimum. Lorsque la secrétaire de l'Empereur prit la parole, il écouta distraitement, mais avec suffisamment d'attention pour retenir l'essentiel de ce qu'elle disait, le plan qu'elle proposait de mettre en place. Il n'avait rien à redire sur le sujet. Ce n'était pas l'avis de ses pairs ici rassemblés, semblait-il. Un gros homme prit la parole, puis une femme à l'air parfaitement simple d'esprit. Tous deux protestèrent face aux avances de Kayo Akane.

Non pas qu'il prît pitié de la secrétaire, ni même qu'il voulût se montrer en spectacle, mais Seito prit alors la parole:

"Je suis un soldat de l'Empire, et les propositions du Kamui sont mes ordres. La construction de la Grande Bibliothèque est bientôt terminée. Je mettrai en place une hausse progressive des impôts dès mon retour à Itabei."

Ce fut tout. Il replongea immédiatement après dans son mutisme premier, fixant du regard un point invisible.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Iwa
avatar
Informations
Grade : Shodaime Tsuchikage
Messages : 1964
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Le Conseil d'Iwa Mer 8 Fév 2017 - 9:05




Elle lui avait demandé, et il avait accepté. Pour ses beaux yeux ? Peut-être un peu. Parce qu'il la respectait ? Assurément. Parce qu'il était curieux ? Très probable. Brenin, du haut de ses 28 ans, n'était en effet jamais allé à la capitale de l'Empire, récemment reformatée en Village caché de la Roche. Et lorsque l'opportunité lui fut donnée d'y faire un petit saut pour une « bonne » raison, à savoir rendre un fier service à la nouvelle Seigneur de Guerre de Kusa, il décida qu'il était bien temps qu'il voit se ses yeux la cité et le Palais Impérial. Le prétexte, toutefois, était plus qu'ennuyeux et le guerrier savait que si il pourrait effectivement satisfaire sa curiosité, il devrait également faire face à des longueurs et des discours assommants, plus assommants que tous ceux auxquels il avait pu assister jusque là. Mais de ça aussi, d'une certaine façon, il était curieux : jusqu'où saurait-il se contenir et maintenir une façade « avenante » et chaleureuse avant de littéralement péter une durite ? La question se posait réellement, quand on savait l'intitulé de la convocation à laquelle il répondait : celle d'un Conseil Civil impérial.

Grand garçon qu'il était et athlète accompli, Brenin ne fit pas de délicatesses et partit de Kusa à pieds en prévoyant juste assez de temps pour se rendre à Tsuchi. La visite, s'il devait y en avoir une, attendrait l'après-réunion. Traçant à travers les forêts de jour et campant la nuit, l'aîné de la fratrie couvrit la distance en moins de temps qu'il ne l'avait estimé, signe qu'il avait effectivement encore de la marge en termes de préparation physique et d'optimisation musculaire. Lorsqu'il arriva finalement en vue de l'ancienne capitale devenue pure base militaire, il haussa longuement les sourcils face à tant de démesure. Ni Asuka ni Yanosa ne lui avaient jamais vraiment décrit la cité autrement que par des mots vagues et souvent assez peu flatteurs, mais il fallait admettre que l'architecture en imposait. Brenin prit un moment, une fois entré dans l'enceinte, pour examiner la construction des quartiers et leur aménagement. Tout cela était bien différent de ce à quoi il s'était habitué depuis des années maintenant à Kusa, différent et... dérangeant, aussi, d'une certaine manière. Ce sentiment de mal être croissant lentement en lui, le guerrier décida de se rendre rapidement au palais pour conclure au plus vite ses obligations ici.

A l'entrée, deux gardes voulurent le refouler. Le sang de l'aîné ne fit qu'un tour, et de sa main empoigna la gorge de l'un pour l'envoyer sur son collègue, un air impassible sur le visage. Il avait certes amené avec lui le papier officiel qui faisait mention de la convocation, mais il détestait devoir se justifier après de larbins serviles. Simplement vêtu d'une veste en cuir noir issu de la chasse des insectes géants qui habitaient les régions souterraines de Kusa et d'un pantalon du même matériau, sans aucun bagage, Brenin se fraya alors un chemin dans les couloirs pour rejoindre la pièce où devait se tenir la réunion. En entrant, il put voir une belle brochette d'hommes et femmes d'affaire d'origines diverses, certains mieux gardés que d'autres, et même... un homme tronc, borgne qui plus est, qui affichait une mine très, très lasse. Une fraction de seconde plus tard, le guerrier brun comprenait qu'il s'agissait là de Seito Yôgan, le gouverneur d'une ville prospère de Taki qui avait récemment été salement amoché lors d'une attaque de l'Empire. Il avait lu les rapports. Partagé entre empathie et résolution, le colosse alla se trouver une place assise vers le fond sans se préoccuper du buffet, jonché de mets que beaucoup avaient l'air de trouver raffinés, mais que lui voyait comme des amuse-bouche peu appétissants.

Après quelques échanges de regards, qu'il soutint à chaque fois, Brenin finit par s'installer dans le fond d'une large chaise à accoudoirs, croisant ses jambes devant lui en écoutant la secrétaire qui l'avait salué à l'entrée. Et quel discours ce fut pour lui à écouter ! Le guerrier vétéran ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux à mesure que les mots sortaient de la bouche de la dénommée Akane. S'enrichir, c'était donc là leur but, ici, à tous ? Et le sien à elle d'aller chercher dans leurs caisses de fonds plus de ryos encore que l'Empire ne le faisait déjà ? Brenin se mura dans le silence, décidant de se contrôler pour ne pas se lancer d'office dans un éclat et préférant écouter en premier lieu ce que les autres participants avaient à dire. Mais, rapidement, sa patience s'étiola et fondit comme neige au soleil.

« Hey gros porc, lança-t-il à l'attention de l'énorme noble qui siégeait presque en face de lui, tu peux garder la saucisse apéritif qui te sert de queue en laisse, deux minutes ? Si c'est pas trop te demander. Gros tas d'fiente va...

Les autres pays de l'Empire feront ce qu'ils veulent, mademoiselle Akane, mais c'est hors de question que Kusa verse un centime d'impôt. L'impôt, on le paye déjà allégrement en défendant vos frontières, et mon peuple a payé le prix fort pour ça l'an passé. A part Seito-kun, ici présent, qui sait bien de quoi je parle... personne ici ne sait de quoi à l'air un champ de bataille, ni les sacrifices qui doivent y être faits... je me trompe ? Tout c'que je vois ici c'est des négociants et des marchands qui spéculent sur du vent.

Niveau « grandeur » on repassera...
 »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Kamui
Messages : 1835
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Le Conseil d'Iwa Jeu 16 Fév 2017 - 23:08





Kempo Temachi



La convocation à ce Conseil d’Iwa était particulière ! Il s’agissait avant tout d’une réunion entre d’importants gestionnaires et acteurs de l’ensemble de l’Empire. Non pas des militaires, voire même des plus hauts responsables, c’était bien des civils qui se dirigeaient vers le camp militaire impérial, en plein territoire du Pays de la Terre. Une bien étrange réunion. On peut se demander ce qui anime les autorités impériales à demander l’implication de civils.

Pourtant, le dirigeant officiel de la capitale de Tsuchi no Kuni prend la route et fait partie des premiers arrivés sur les lieux. Normal puisque la distance était bien plus courte à parcourir … . Il a pris le temps de sonder la situation. Il est un ancien serviteur du précédent Daimyo. Et il a fallu du temps pour qu’il se fie finalement à un système qui avait mis à mort son précédent maître. Dans les premiers temps, l’Empereur n’avait rien été d’autre qu’un tyran. Un monstre profitant du pouvoir pour mettre en place un système autoritaire où les Ombres étaient les maîtres de la lumière, se glissant chez chacun et contrôlant toute pensée, et toute liberté. Mais avec le temps … et face à des évènements difficiles voire tragiques … les Ninjas avaient démontré une nouvelle force. Une nouvelle détermination. Non plus celle de combattants dévoués et obéissant envers leurs maîtres ; mais des soldats se plaçant comme défenseurs des Nations, et protecteurs des intérêts des peuples. Face aux attaques de Kumo … aux dévastations du Kyomu … .
Mais c’était par une rencontre organisée avec le Kamui, et une longue discussion, que Temaki Kempo avait concédé à jouer un rôle plus important dans ces circonstances, et sous cette autorité. Sans pour autant taire son impression personnelle quant à la tenue de ce modèle politique … .

Aujourd’hui, cette convocation – alors que tout le monde sait que l’Empereur Samui est absent, en tournée impériale à travers le Shukaï – sonne comme un moment majeur. Ca ne pourrait être la préparation d’un complot contre la personne de Kakeshuou Samui : trop officiel et su du monde alentour. Un brutal changement dans l’organisation politique de l’Empire ? En observant la liste des invités, cela semble improbable. Il est donc certainement une autre raison, toute aussi importante, pour appeler à une réunion aussi extraordinaire qu’un conseil civil.
Il a fini par se faire une idée générale de la situation.

Lorsque la secrétaire du Kamui les accueille, il ne tombe pas des nues. Après avoir écarté la grande majorité des scénarii, ne restait plus que des raisons financières. D’autant plus avec les personnes invitées à cette réunion. Des marchands, des responsables politiques. De toute évidence, la ponction publique sur les impôts représente aujourd’hui un poids économique important pour l’Empire et sa lourde administration. Et si on en vient à demander une contribution plus importante, c’est certainement dans un but bien précis.

En tout cas, de prime abord, les réactions de chacun restent réticentes, voire violentes. Chacun amène son argument, sa propre façon de voir les choses. Pourtant, une idée semble prédominer dans l’ensemble des avis : les caisses seraient vides ?? Avec ce qu’il sait, en tant que responsable de la Capitale civile impériale, il peut déjà apporter quelques réponses, et recadrer les questions générales.

« L’Empire ne manque pas d’argent … . Une partie des finances du Shukaï passe naturellement par Jukusui. Les échanges maritimes ont effectivement subis les effets de la guerre contre la Foudre, qui bloque certaines routes. Et cette instabilité a donné naissance à de la piraterie de grand chemin. Mais les rentrées d’argent venant des provinces impériales n’ont pas changés. Nos relations avec le Vent nous ont même permis de plus grands bénéfices en provenance du sud … . Ce n’est donc pas une question de caisses vides … . L’Empereur a-t-il des projets plus grands qu’il souhaite partager avec le conseil ? »



Le deuxième personnage reste silencieux et méconnu pour l'instant ... . Il préfère en savoir davantage avant de se révéler et de se prononcer ... .

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Secrétaire de l'Empereur
Messages : 28
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Le Conseil d'Iwa Sam 4 Mar 2017 - 20:35

Les critiques et les rires ne tardèrent pas à se faire entendre, même si Akane fut tout de même surprise des réactions de ses hommes et femmes. L'Empire était la source de leur richesse, non ? Comment pouvait-il se permettre de négliger autant l'autorité de leur Kamui à qui ils devaient tout. Pourtant, en tant que diplomate et porte-parole de l'Empereur, la jeune trentenaire ne se permit pas de riposter à ses remarques puériles, ou encore les remarques désobligeantes sur son physique.

Et bien entendu, la première réelle question fut la raison de cette hausse d'impôts, dont la jeune femme ne pouvait pas parler, tenue par le secret.

Néanmoins, un homme ici présent, qui semblait être fidèle à l'Empereur fut très facilement convaincu, mettant son devoir devant ses besoins personnelles. Un geste que la jeune femme partagera avec son Empereur. Une telle obéissance et loyauté se devaient d'être récompensées. Akane baissa humblement la tête avec un respect immense devant cet homme d'honneur.

La jeune femme resta muette, écoutant avec attention chacun des invités jusqu'au bout. Un seul resta muet, ne désirant vraisemblablement pas encore intervenir pour le moment. C'est ainsi qu'Akane reprit la parole, ne prenant en compte que les remarques utiles au débat. Elle n'allait pas non jouer la police entre chacun, ni se permettre de remettre ceux qui le devaient à leur place. Ce n'était pas son devoir présentement.

« Je vous remercie pour ces remarques et ainsi de votre intérêt pour cette réunion. Il est sans dire que vos contributions pour cet Empire sont inestimables et je comprends vos remarques et réticences.

Les projets que le Kamui a en tête doivent rester secret pour l'heure, bien qu'en l’occurrence vous devez déjà avoir une idée en tête quant à ce projet. »


Akane savait que chaque membre réunis avait une certaine expérience et que des déductions pouvaient être rapidement conclues suite à la demande de la Secrétaire. Il n'était pas secret pour les représentants réunis que le Kamui ne se contentait pas de petites choses et qu'il désirait toujours plus pour son Empire.

« Il s'agit d'un plan bien plus grand que ce que notre Empereur a déjà pu réaliser par le passé à l'aide de ses valeureux guerriers, dit-elle à l’encontre des soldats présents, conscientes de leur investissement, et de ses piliers financiers qui ont participé à cette expansion, continua-t-elle à dire pour le groupe. »

« Les vies de nos soldats comme de nos civils méritent toute notre attention et notre dévouement. »


Son ton était plus sérieux, sombre. Ce n'était pas une menace, ni un questionnement. Il s'agissait d'un fait que la jeune Secrétaire rappelait au vétéran.

« C'est dans une volonté de Paix que ce projet se fera, afin de justement éviter plus de guerres et de souffrance. Les sacrifices de nos soldats ne sont pas oubliés, ni vains. Notre Kamui se bat pour la Paix et la prospérité de cet Empire et je suis persuadée que chacun de ses membres désirent la même chose. Les civils n'ont cependant pas le courage ni la force de combattre tels les Shinobis que vous êtes. Chacun doit donner sa part, civils comme militaires. Nos fidèles Shinobis combattent par la force et nos civils combattent à leur manière, par leur force économique. »


Elle parlait du gouvernement de l'Empereur en place. Elle parlait en son nom et celui de son Empereur. C'était un but qu'elle partageait avec lui.

« C'est pourquoi nous devons tous, soldats comme civils, donner notre maximum pour la prospérité de cet Empire, de ses occupants et de notre sûreté. Financer un projet pendant quelques mois ne pourra être que bénéfique à notre Empire, et à vous également. Ce n'est pas une corde au cou, mais un investissement.

Quant aux finances du Shukaï, il est en effet certain que nous ne sommes à l'abri. Cependant, nous devons rester prudents et ne pas nous appuyer uniquement sur nos alliés. Vous n'êtes pas sans savoir que le Pays du Vent vit des temps difficiles. Un nouveau Kazekage va paraître rapidement et qui sait si cette nouvelle Ombre se rangera aux côtés de notre Empire comme l'a fait le précédent. Il existe également des entités qui se lancent corps et âmes contre l'Empire. Il est important que nous restions forts pour prévenir toutes nouvelles actions négatives à notre encontre.

Et c'est en ce sens que le projet du Kamui se situe. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang A
Messages : 696
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Le Conseil d'Iwa Lun 20 Mar 2017 - 16:12




Samui Gouka

[i] À peine attablée que la femme aux allures aristocratiques n'en revenait déjà pas ses oreilles. Non pas par la requête du Kamui, ni encore les informations que voulait bien partager la secrétaire de ce dernier, mais surtout par ce gros lourdaud​ de Tori. Ce n'était pas la première fois qu'elle avait à faire avec cet énergumène en matière de finance...mais chaque fois elle le regrettait amèrement. Il était de ceux pour qui l'on se demandait clairement s'il y avait véritablement une justice dans ce monde de fou. Bien qu'ayant un physique tout aussi ingrats que ses propres manières...il semblait que la vie continuait de lui sourire malgré tout. Ils restait riche et puissant, continuait d'ignorer les conseils et réprimandes de ses proches...à agir comme un parfait cloporte...mais réussissait toujours à se hisser dans les hautes sphères des hiérarchies de la noblesse civile. Comme quoi...l'or gouvernait bel et bien le monde.

Cependant, elle n'eut pas à endurer ce genre de répliques abusives bien longtemps avant que les menaces d'un Kusajin, tout ce qu'il y a de plus typique de ces hommes francs et intimidant, viennent le remettre en place. Seul un petit "Oh!!!!" arrogant et suffisant sortis ensuite de la bouche du principal concerné...suite à quoi il la boucla...non pas sans laisser voir qu'il éprouvait un certain dédain envers le guerrier. Dédain qui se reflétait bien sur le visage de toutes les autres personnes assises en ce moment...mais pas à l'endroit du Kusajin...

Enfin, décidant simplement de restée hors d'atteinte de ces balivernes, la belle Yukijin vint poser une main sur la cuisse de sa soeur qui restait debout tout près d'elle, celle à sa gauche. Elle savait que Rin ne ferait rien, mais Toya avait un tempérament explosif et défendait la cause des femmes avec hargne. Pour elle, les hommes étaient des porcs en général...et la matriarche en connaissant les sombres raisons de cette pensée noire. Plus jeune, elle avait vécu une horrible mésaventure qui l'avait poussée vers cette ultime idée qu'ils n'étaient tous que de sombres bêtes...et depuis Gouka veillait à ce que cette haine ne dépasse pas les limites nécessaires. Ainsi, après qu'elle eut doucement fait signe que tout allait bien...un petit *clic* se fit entendre à la hanche de Toya, suivit d'un regard furax venant de Rin...l'autre soeur. Elle qui était "la grande soeur responsable". Toya enleva ensuite la main de son tanto...suite à quoi La Dame Blanche se leva pour prendre la parole après que Akane eut terminée.

Je vois, j'ai eus vent des assauts menés sur les ports de Senun et Raiun par nos valeureux combattants. Étant moi-même propriétaire et directrice des zones commerciales du Port de Dhartsedo, je comprends parfaitement l'objectif qui y fut visé...et ce qui en résultera dans un avenir proche.

La guerre avec Kumo renait de ses cendres, j'imagine. Nos parents y ont combattus jadis, lorsque Kiri était toujours la maison du clan. Et si je ne suis Shinobi comme eux l'étaient...ce serait une honte que de ne pas apporter mon aide dans cette guerre qui nous oppose contre un ennemi récalcitrant. Les affaires vont probablement en souffrir, mais je pense qu'ils est de notre devoir d'appuyer la cause. Après tout...ne sommes nous pas dans un monde de Shinobi...donc de guerre? Ne devons nous pas la vie à ceux qui se battent et nous protège...comme lui...et comme mes chères soeurs? Comme le Kamui?

Car oui, je comprends son désir de paix...mais je sais que la paix vient après la guerre. Il n'y a qu'une bonne correction qui puisse calmer les enfants un peu trop turbulent...et il est temps pour ces Kumojins de subir les conséquences de leurs méfaits.

Cependant...et je suis désolée d'insister...mais vous devrez nous en dire plus...que Kakeshuou le veuille ou non. Nous devons savoir ce dans quoi nous investiront. Nous avons des comptes à tenir, des bilans à remplir, des intérêts à surveiller...l'argent ne se lance pas dans les airs comme ça. Des milliers de bouches se nourrissent de par les emplois que nous accordons à la population...un mauvais compte pourrait bien plonger les familles les plus précaire dans la famine et ça...je ne le permettrai jamais. Pas chez moi en tout cas.


[i]Puis, la femme au kimono bleu et à la chevelure de neige reprit son siège, signalant qu'elle avait terminée pour l'instant. Ses paroles avaient coulées avec fluidité, à un débit rapide...mais prononcées avec une bonne articulation. Il allait de soi qu'une femme de sa trempe était née pour faire des affaires...


_______________



Yi goh

Oh!!! Après la catin du Kamui qui voulait nous escroqué notre argent durement gagné, voici la tête de linotte de service qui me traite de bouffon! Oh!! Petite insolente...si ce n'était de son joli petit minois je crois qu'elle aurait reçu une bonne giffle! Comment pouvait-on s'adresser ainsi à un homme tel que moi! Heureusement, Yi Goh pardonnait lui...ce n'était peut-être pas de sa faute si elle ne savait reconnaître la vrai valeur d'un noble au premier regard. Tous et toutes n'avaient pas eus une éducation impeccables. Peut-être n'était-elle pas née de bonne famille. Une de ces fausses nobles qui ne connaissait pas sa place.

Ensuite vint ce vas-nu-pied de Kusa. Que c'était grotesque! M'insulter sur mes partie génitales...un vrai homme du petit peuple. Qui l'avait fait entré? N'était-il pas mieux dans les champs? S'en était trop...comment pouvait-il se permettre de s'immiscer dans les affaires des puissants? Ne lui donner pas de papier à signer grand dieu...ses mains sales ne tarderaient pas à laisser d'ignobles taches sur les documents et notre or si brillant.


OH!!! Depuis quand les petites genses sont-elles autorisée à parler autour de la table des grands? Que faites vous ici si vous n'avez rien a offrir? Des vies des vies...ohohoh!!! C'est bien tout ce que vous avez à offrir "votre vie". C'est ce qui arrive lorsque l'on est pas assez brillant pour l'argent...il ne vous reste plus qu'à vous offrire. Retournez donc travaillez et arrêtez de vous plaindre. Excusez-moi...mais n'avez vous pas des champs à labourer pour nous...et des cousines à enfourcher? Ou préféreriez-vous votre soeur...à ce qu'on dit ce serait assez commun..."chez vous"...OHOHOHOH!!!!


[i] Voilà qui était bien envoyé! Cette sous-classe d'homme n'avait qu'à bien se tenir ou rester dans la puanteur des bouses de boeufs qu'ils devaient ramasser à longueur de journées. Guerrier ou non, quelqu'un devait lui faire savoir que des ho mes comme lui se remplaçaient en un claquement de doigt!! HM!!!!

Mais c'était sans compter sur cette garce de Yuki. Madame "la défenderesse des opprimés" et ses bonne à rien de soeurs qui ne savaient rien faire d'autre que de faire parler leurs lames plutôt que leur langue. Ohohoh...l'on aurait dit que la matriarche avait héritée du meilleur à la naissance...et qu'il n'y avait rien eut pour les deux autres. Mais cela restait un talent gâché...quand je la voyais s'enticher des faibles et leurs donner "des emplois" surpayés. À force d'enrichir les pauvres, sa déception sers grande lorsqu'elle verra qu'ils la trahiront en étant en mesure d'acheter biens des actions dans sa compagnie...et la lui voler à petit feu!!! Les riches se devaient de rester riches...et les pauvres...pauvres! C'était la vie!!!! Mais je ne lui dis pas. Sa sauvage de soeur aurait tôt fait de sauter sur moi...sa main sur sa dague me le faisait bien savoir! Une vrai sauvage née dans une famille pourtant si bien élevée. Quelle honte...elle mérite bien ce qu'elle a eut...comme si c'était un secret...ohohoh!!!

Enfin, je ne comptai pas trop sur la défense de personne...le seul qui me semblait "correct" m'avait finalement l'air d'un cadavre plus qu'autre chose. Tant mieux...les morts ne parlaient pas...ils n'étaient pas dérrangeant. Hmhmhm!!!!

Peu importe les projets du Kamui, il me semble bien que je doive y mettre du mien...ce n'est certes pas les Kusajins qui rempliront les coffres on dirait bien. Pauvres gueux...moi au moins...j'ai dequoi payer ohohoh!!


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Heishi
Messages : 760
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: Le Conseil d'Iwa Dim 26 Mar 2017 - 12:51


Jingu Tsugumi

La jeune femme regardait la scène d'un air amusé. L'ambiance devenait plus tendue à chaque instant, pour son plus grand plaisir. Elle n'était évidemment pas venue assister à une réunion de quelques-unes des plus grandes figures de l'Empire avec l'illusion que tout se déroulerait au mieux et selon les plans du Kamui. Elle-même était assez opposée à une hausse des taxes, mais il lui semblait presque que ce n'était même plus le point central de la discussion. Plutôt que de jeter plus d'huile encore sur le feu, elle préférait rester muette, pour l'instant, et attendre que l'homme gras te vulgaire qui s'était déjà fait remarquer auparavant reprenne la parole. Il l'amusait plus encore que les autres, et certainement il ne manquerait pas d'épicer la conversation.

En effet, ses attentes ne furent pas déçues. Les nouvelles paroles de Yi Goh, puisque c'était le nom qu'il portait, la firent à nouveau rire. Elle était très étonnée qu'une personnalité comme celle-ci ait réussi à se faire inviter au Palais Impérial. N'y avait-il pas un certain standing à respecter pour être reçu chez l'Empereur lui-même ? Comment un porc de la pire espèce pouvait-il avoir accédé à ce lieu qui représentait par essence les plus hautes strates de la société impériale ? Néanmoins, Jingu Tsugumi devait bien reconnaître qu'il était amusant. Il arrivait comme un chien dans un jeu de quille, pour bouleverser tous les esprits, jusqu'à ce que la conversation ne se change plus qu'en une joute entre les autres attablés, indignés par son attitude, et lui, rajoutant chaque fois plus d'huile encore sur le feu. Bien évidemment, la question des finances de l'Empire serait bientôt éludée au profit d'une dispute qui se profilait déjà.

La jeune femme saisit son verre d'un geste gracieux, et le porta à ses lèvres. Ce n'est qu'une fois qu'elle se fut délectée du goût du vin jusqu'à profiter des derniers relents de saveur qu'elle reprit la parole, tournée vers la secrétaire du Kamui:

"Vous devez comprendre, ma chère, qu'il n'est pas évident pour nous de lever plus de taxes que nous ne le faisons déjà. Quand bien même nous voudrions aider l'Empire, il ne peut pas non plus nous demander l'impossible. Une hausse soudaine des impôts dans chacune de nos provinces ne ferait que provoquer le mécontentement du peuple, et ne mènerait à rien sinon à l'anarchie et à la révolte. A moins que nous ne donnions une justification d'un tel geste à nos chers sujets, il serait périlleux d'entamer une telle entreprise. Même si les intentions du Kamui sont les meilleures du monde, ce dont aucun de nous ne doute à cette table, je crois ..."

Elle porta à nouveau sa coupe à ses lèvres. Elle était bien consciente que sa prise de parole pouvait être restée discrète face aux conflits de personnalités qui se jouaient déjà autour de la table. Mais elle était au moins satisfaite d'avoir fait valoir son opinion.


Yôgan Seito ~ Shuhan d'Itabei

Seito essayait de rester le plus neutre possible, mais il sentait son sang battre chaque instant plus fort à ses tempes. Il était particulièrement agacé par la tension latente autour de la table. Personne ici ne savait de quoi il parlait. Il s'agissait de protéger les populations, mais qui pouvait se vanter, qui était présent à cette réunion, d'avoir déjà pris part à un véritable conflit, d'avoir versé son sang pour le peuple de l'Empire jusqu'à y laisser une partie de soi ? Le seul candidat à cette hypothèse était cet homme de Kusa, dont le nom échappait déjà à la mémoire distraite du jeune Shuhan. Aussi, on comprendra assez aisément l'agacement de celui qui était allé jusqu'à laisser ses deux bras et un oeil sur le champ de bataille, pour la gloire de l'Empire. Tous ces gens se prenaient pour les maîtres, sans rien connaître du monde.

L'un d'eux agaçait particulièrement Seito. Cet homme gras, vulgaire, il l'exécrait un peu plus chaque fois qu'il ouvrait la bouche. Que pensait-il ? Que sa fortune, amassée très certainement avec malhonnêteté et couardise, le protégeait de la guerre ? Mais que ferait-il le jour où les forces ennemies se masseraient au bas de sa résidence ? Comment se défendrait-il, sinon en envoyant se battre ses hommes pendant que lui fuirait ? Et enfin, quelles seraient ses paroles, quelles injures choisirait-il lorsqu'il ferait face une dernière fois à ses ennemis, pendant que le fer lui transperçait les chairs ? Il se prétendait grand et fortuné, mais dépendait en fait de l'armée impériale, comme chacun des conviés à cette table. Cette ingratitude, précisément, mettait Seito dans un état de rage qu'il peinait à contrôler.

Finalement, lorsque Yi Goh ouvrit la bouche une autre fois pour s'en prendre à l'homme de Kusa, il n'y tint plus. Il se leva d'un bond, entouré d'une puissante aura dorée, menaçant le marchand d'un regard courroucé.

"Assez ! Plus un mot, ou je vous cloue au sol, vieille charogne ! Ne voyez-vous pas que vous êtes en train d'aller exactement à contre-sens de l'esprit impérial ? Ne devons-nous pas prôner une union entre nos pays, plutôt que de chercher la discorde et la rivalité ? De quel droit vous permettez-vous de juger quelqu'un qui a cent fois plus de valeur que vous ? Vous êtes une honte à l'Empire, et votre présence ici ne fait que nuire au bon déroulement de cette réunion. S'il n'en tenait qu'à moi vous seriez déjà loin d'ici. Avisez-vous seulement d'insulter quiconque ici une fois de plus, et je ferai en sorte que vous n'ouvriez plus jamais la bouche."

Sur ces mots, il se calma. Son aura s'évanouit doucement, et il se rassit. Il sentait son sang bouillonner.

"Vous tous, examinez la situation bien attentivement. Il ne s'agit pas ici de se quereller, mais de débattre d'une question de gestion de l'Empire. Le Kamui nous demande de l'aider, ne rejetons pas sa demande en bloc. Il nous faut prendre le temps de réfléchir de concert, de peser le pour et le contre. Si nous savons tous le prix de la guerre, alors envisageons les projets de l'Empereur, qui, je crois, nous mènerons à plus de sûreté. Je vous en implore moi-même: faisons en sorte de protéger nos peuples. Ils sont précieux, chacun d'eux. Mais plus précieuse encore est l'unité de nos pays."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
 

Le Conseil d'Iwa

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Archives :: SnH Legacy :: Pays de la Roche :: Iwagakure no Satô :: Ancien palais impérial-