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 Les funérailles de Gouzen [Mission ft Kinzoku Izaya]

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Iwa
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Message(#) Sujet: Les funérailles de Gouzen [Mission ft Kinzoku Izaya] Ven 28 Avr 2017 - 10:42

Le calme règne entre les murs de Kumogakure. Un léger vent souffle sur les bâtisses, les champs, les feuillages, les passants, tandis qu'un soleil souverain disperse ses rayons d'or sur les plaines, baignant le paysage dans une infinie douceur. Dans le ciel, un rapace plane paisiblement, porté par le vent : sa liberté à lui n'a pas de prix. Plus bas sur la terre, un jeune shinobi déplie le bulletin qu'il tient entre ses mains.

Citation :

A l'adresse de
@Kinzoku Izaya - Jônin - Chef d'équipe
@Washi Mouken - Genin - Aucun titre

ORDRE DE MISSION - RANG B
Kaminari no Kuni - Mozuku

Vous êtes appelés dans le Nord extrême de Kaminari no Kuni pour une mission particulière. Un haut dignitaire de la ville de Mozuku, l'homme le plus riche et le plus puissant de cette partie du pays, vient de mourir. La famille organise ses funérailles, mais craint une attaque du convoi funéraire alors qu'il traversera la ville. En effet, quoiqu'il ait été un homme puissant, Gouzen Washiro était également méprisé et craint par une partie de la société, en raison de l'attitude autoritaire qu'il adoptait avec eux. Votre rôle est donc de veiller à la sécurité du convoi funéraire et du corps du défunt alors qu'il déambulera dans les rues de la cité, et ce jusqu'à l'étape finale de la procession: son incinération face à la mer.

    Alléchant. Le jeune Mouken contemple le papier sur lequel sa toute première mission se décline, au gré des lettres et des lignes, dans une cadence qui lui donne déjà le goût de l'aventure. Mourir, funérailles, défunt, incinération... que de termes qui résonnent dans le champs lexical favori de notre jeune fauconnier : celui du trépas, de la dépouille, du sang, de la violence tragique. Il approche le bulletin de son visage et colle son nez dessus, flairant l'encre, tentant de distinguer l'odeur de la chair putréfié qu'il laissera dans le sillage de sa haine prédatrice. Des visions s'accumulent dans son vaste imaginaire, des visions d'horreurs, des visions de flammes. Il ne peut s'empêcher de lancer un long coup de langue sur ce délicieux papier. Puis, extasié par cette sensation de jouissance, il jette un oeil sur son camarade qui, là-haut dans l'azur, se cramponne à un surplace, battant des ailes à tout rompre, comme s'il était prêt à piquer sur un rongeur : il semblerait que le jeune Mouken ait communiqué son goût de la fête dramatique.

    La responsable du département administratif au bureau de laquelle fut convoqué notre énergumène, une belle femme dont la chevelure braise tombait harmonieusement sur de fines épaules aguicheuses, a précisé les modalités de départ oralement : ce dernier aura lieu le lendemain, à l'aube, tandis que le voile de ténèbres nocturnes s'enfuira pour laisser place à la lumière sainte du jour. La route sera longue, car la ville de Mozuku se situe à l'extrémité nord du pays, là où les bateaux s'engouffrent dans les eaux, et Kumogakure se place presque à l'autre extrémité, au Sud, proche des frontières disputées par les nations et à quelques heures du temple d'Hachibi, dans les prestigieuses montagnes qui s'éparpillent autour du mont Kazan, là où les randonneurs confrontent leur foulée aux falaises prestigieuses. Le jeune ninja à la chevelure neigeuse retire son sac, l'ouvre et s'empare de sa carte, qu'il décline sur le sol.

    - Il faudra plusieurs haltes, se murmure-t-il. Nous avons deux options. La première, la moins risquée et la plus longue, c'est le chemin par la montagne, la route du Mont Raijin, en longeant le fleuve. Les routes se contorsionnent et le dénivelé est considérable ; le trajet est si pénible que ces montagnes sont souvent désertes. La deuxième, la plus rapide mais la plus périlleuse, c'est de passer par la bande de sable à l'ouest, en longeant la mer. Dans l'absolu, il serait avantageux de choisir cette dernière option et de profiter de la ville portuaire de Raiun pour se reposer et se ravitailler. Seulement nous n'échapperons aux deux bois qui encerclent les montagnes à l'ouest, et notamment à celui qui précède les montagnes. Je sais par expérience que les d'embuscades sont fréquentes dans cette zone.

    Le bois de San'Rin' Zyunrin est effectivement celui qui marque la frontière entre les montagnes et la ville portuaire. Que ce soit dans un sens ou dans l'autre, les voyageurs ont tendance à le redouter, car il est infestée de brigands qui savent ô combien cette route commerciale est importante. Lorsque le petit Mouken avait dû prouver, lors de son rite initiatique, qu'il était capable de survivre seul à ses dépends dans la nature, et qu'il lui était imposé de choisir la bande rocheuse du mont Raijin pour faire ses armes, il avait souvent profité des restes laissés par les pillards : des armes, des vivres, des matériaux comme le tissu, le bois, et même du bétail parfois.
    Advienne que pourra, le fauconnier préférait malgré tout cette option, car il connaissait bien les lieux et, surtout, il préférait faire l'économie de l'autre voie, celle où les deux émissaires auraient à affronter un monstre de la randonnée sous un soleil de plomb ; un montre qui dévorerait toute son énergie.

    Au lendemain matin, l'herbe goutte encore le parfum de la rosée quand le jeune Mouken décide de se présenter aux portes du village. Il porte une veste à fourrure et son sac est relativement léger ; il n'a pris que le nécessaire, convaincu qu'il saura négocier pour esquiver le mont Raijin. "Cela relève du bon sens", se dit-il. A son ceinturon pendent quelques sacoches, dans lesquels il a pris soin de ranger ses outils et ses armes : des kunais enroulés dans une bande de laine, quelques fumigènes entassés sur la même colonne et accessibles en un clin d'oeil, un parchemin explosif plaqué contre le cuir de la première sacoche, des étoiles ninja en lignes serrées, un couteau, une boussole, quelques ustensiles banales pour le voyage. Dans sa main droite, la carte sur laquelle il tentera de négocier son affaire, collée au bulletin de mission qu'il présente sans tarder au garde responsable des sorties. Ce dernier signe le registre qui autorise le jeune Mouken à quitter les remparts de Kumogakure.

    Lorsque la porte du village s'ouvre, il se trouve face à son associé. Le gong vient se sonner.


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Dernière édition par Washi Mouken le Dim 14 Mai 2017 - 18:15, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Les funérailles de Gouzen [Mission ft Kinzoku Izaya] Mer 3 Mai 2017 - 20:33

Une douce brise soufflait dans les rues du village. Les feuilles dansaient au rythme du vent. Le ciel clairsemé laissait passer les rayons célestes, illuminant de toute leur puissance le village caché de la Brume. Depuis la fenêtre de mon appartement, je contemplais les toits et les ruelles. Des ruelles pleines de vie en cette matinée de printemps. Ce fut le premier matin depuis ma rencontre avec le Raikage durant lequel j’avais pu faire une nuit complète. Mais je ne rechignais aucunement ce changement. Aux cauchemars s’étaient substitués le travail et l’ambition. L’époque où je restais bien sagement chez moi observant passivement le monde était une époque révolue. D’une profonde inspiration, je remplissais mes poumons d’air et posai ma main sur la vitre. Beaucoup restait encore à faire, la conquête de Shimo signait la première étape de ce qui allait s’annoncer comme un bouleversement de Kumo et du Yuukan. Mais pour cela il me fallait gagner de l’influence et de la puissance. Devenir chef du clan Kinzoku s’imposait pour parvenir à m’immiscer dans les affaires de ma terre natale et le temps me manquais. Mon rôle d’émissaire m’accaparait tout mon temps et pour garder ma couverture je devais remplir le même travail qu’auparavant en moitié moins de temps.

Je fus extirpé de mes pensées par le bruit retentissant de la sonnette. J’enfilai ma veste et un pantalon puis me rapprochai de la porte. Apposant mon œil sur le judas optique, j’identifiai le responsable de ce vacarme : une jeune femme portant le bandeau du village se tenait droit devant le pas de ma porte, signe que le devoir m’appelait.

« Bonjour, vous-êtes ? »

« Bonjour, excusez-moi de vous déranger monsieur, je m’appelle Kamiko Dentô, je suis Chuunin. Je viens vous apporter ceci. Elle me tendit alors une grande lettre kraft contenant un dossier. Vous avez été affecté à une mission à effet immédiat. Sur ce – elle s’inclina légèrement en signe de respect – bonne journée. »

« Bonne journée, merci pour le dossier ! »

Lui disais-je tout en levant la lettre. Refermant la porte derrière moi, je jetai le paquet sur mon bureau et m’y installai. La mission qui venait de m’être confiée se ferait en compagnie d’un genin répondant au nom de Washi Mouken. Washi Mouken… se nom ne me disait rien du tout et aucune note sur lui n’était donnée dans toute cette paperasse. Je découvrirai donc mon partenaire du jour en temps voulu et me concentra sur la lecture de la feuille.

Missive a écrit:
Vous êtes appelés dans le Nord extrême de Kaminari no Kuni pour une mission particulière. Un haut dignitaire de la ville de Mozuku, l'homme le plus riche et le plus puissant de cette partie du pays, vient de mourir. La famille organise ses funérailles, mais craint une attaque du convoi funéraire alors qu'il traversera la ville. En effet, quoiqu'il ait été un homme puissant, Gouzen Washiro était également méprisé et craint par une partie de la société, en raison de l'attitude autoritaire qu'il adoptait avec eux. Votre rôle est donc de veiller à la sécurité du convoi funéraire et du corps du défunt alors qu'il déambulera dans les rues de la cité, et ce jusqu'à l'étape finale de la procession : son incinération face à la mer.

Me choisir moi pour une telle mission alors que j’exécrai de tels personnages m’amena à penser que le village ne désirait pas simplement la protection du cortège funéraire. Nous avions là le prétexte parfait pour fourrer notre nez dans toute cette histoire. Mener à bien notre mission et éclaircir toute cette affaire ferait d’une pierre de coup et apporterait peut-être du réconfort à certaines personnes. Lorsque la justice ne rempli pas son rôle, les familles prenaient les devants. Une injustice que je comptais bien réparer. Les funérailles se déroulait dans la ville portuaire de Mozuku, un long voyage nous attendait donc pour y parvenir. Nous devions pour se faire traverser tout le pays, soit par la mer soit par la terre. Et cette deuxième solution impliquait d’emprunter la route du mont Raijin. Connus pour les brigands qui y sévissait, ce serait aussi une bonne chose que d’emprunter cette voie pour la nettoyer sa réputation. Je saisis le sac à dos posé contre mon bureau et y fourra des vêtements ainsi que des vivres. Je pris également soin de prendre une tente pour deux ainsi que des matelas et paqueta le tout pour le placer sur mon dos. Bien que la route soit parsemé de petites auberges, je doutais que l’on parvienne à en trouver une fois dans les montagnes. Arrivé devant la porte, je jetai un dernier coup d’œil dans mon salon pour vérifier que je n’avais rien oublié, puis je me mis en marche vers les portes du village.

Arrivé sur les lieux, je n’eus pas longtemps à attendre avant que les gardes ne m’indiquent le jeune homme qui allait m’accompagner. Me rapprochant de lui, j’inclinai légèrement la tête et le saluai.

« Bonjour Mouken, je m’appelle Izaya Kinzoku, je serai ton chef d’équipe durant la mission. »

Je lui indiquai de me suivre et ouvris la marche dans le sentier perdu.

« La mission est assez simple en soi, mais nous ne ferons pas que protéger le cortège funéraire. Cette histoire bien que simple semble cacher quelque chose et je compte lever le voile sur toute cette affaire. Bien évidemment notre priorité et de mener à bien notre mission officielle. Ma main alla chercher la carte pliée dans ma veste que je brandis aussitôt sortis. Nous emprunterons le chemin par les montagnes – lui expliquai-je tout en lui montrant – où nous rencontrerons certainement des brigands. Nous en profiterons pour nettoyer toute cette vermine et la mettre sous les barreaux. »

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Message(#) Sujet: Re: Les funérailles de Gouzen [Mission ft Kinzoku Izaya] Mer 3 Mai 2017 - 22:16

Aux portes du village de Kumogakure, deux shinobis se font face. Tous deux partagent une chevelure pure comme le plumage neigeux d'un cygne, et chacun se présente avec une certaine tenue, une rectitude militaire alimentée par une gaine posturale qui fait résonance à leur noblesse ; mais ils se distinguent néanmoins par l'âge et le gabarit, l'un n'étant qu'un adolescent en pleine puberté, et l'autre incarnant l'homme accompli.
Au-dessus d'eux, un faucon plane librement.


    De part leur allure physique, n'importe qui aurait pu croire qu'il s'agit d'un père et son fils. Les deux hommes partagent effectivement plusieurs similarités dans leur plastique, mais tout s'arrête là - peut-être, au plus, pouvaient-ils partager un très lointain lien de parenté sur de multiples générations antérieures, chose vraisemblable pour deux êtres issus du même pays. Au reste, les deux Kumojins se distinguent par la maturité et les idées : le premier obéit à un code morale, à un honneur, et semble agir selon l'éthique, tandis que l'autre ne fait que répondre à des pulsions prédatrices et agit avant tout par instinct.

    L'un avide de justice, l'autre avide de sang.

    Mouken n'a en effet qu'une hâte, celle de répandre la terreur dans les yeux de ses proies, et de vibrer au rythme des coups de tambours cadencés lancés par les coeurs en panique. Son poil pourrait se hérisser rien qu'à l'idée de percer l'épiderme d'un homme, d'une femme, voire même d'un enfant ; rien ne saurait endiguer sa folie sanguinaire. Il n'est pas rare par ailleurs de voir dans la nature un carnivore s'attaquer à du gibier à peine dressé sur ses courtes guiboles - aussi est-il fréquent que certaines proies ne voient la lumière du jour que pour quelques secondes. Injuste ? Pas vraiment, songe Mouken.
    Alors même que son chef d'équipe proclamé lui fait sa présentation, ses idées vagabondent encore auprès de sa tanière où, insatiable, il déchire des veines et des artères chimériques. Ses yeux, dont le rouge flamboyant semble faire écho à son ivresse sanguinaire, scrutent ceux de son supérieur avec une avidité sans bornes.

    Izaya prend la parole dès le premier coup d'oeil, ce qui lui est dû. En tant que supérieur hiérarchique, c'est à lui que revient le pouvoir décisionnel, et il est donc maitre de droit des discours d'entames, des préparatifs et de tout ce qui encadre le déroulement d'une mission. Le Genin, avisé, ne tente rien d'extraordinaire, et incline la tête lorsque son chef se présente, en guise de respect et de soumission. Faire partie de la milice Kumojin, c'est comme faire partie d'une meute : tout le monde se plie devant le museau de l'Alpha.

    Pourtant, le plan élaboré par Izaya le fait tiquer, et il ne sait camoufler sa désapprobation qu'il marque d'abord par un léger râle, de sorte que sa gorge se dégage de la salive qui s'y est enfoncée, faute de silence et de désir prédateur.

    Tout sauf le Mont Raijin.

    - Bien reçu, chef, dit-il d'un calme souverain.

    Une hésitation le prend de court. Izaya semble déjà convaincu, et Mouken craint que sa tentative de négocier une autre route n'apparaisse comme un affront. Défier l'Alpha, c'est souvent une mauvaise idée. Pourtant, plusieurs arguments lui viennent naturellement à l'esprit, et il est capable d'appuyer son propos en revendiquant certaines nécessités. Mais il est intimidé par son chef, dont l'assurance refléte l'expérience incontestable du Jônin. Ce dernier n'en est pas à son premier voyage et certainement qu'il a de la suite dans les idées - s'il veut passer le Mont Raijin, c'était soit par habitude, soit par convenance personnelle.

    Il laisse couler quelques secondes qui semblent durer une éternité mais qui lui permettent de s'échauffer psychologiquement. Comment présenter son refus ?

    Une idée lui vient. Il pointe la carte du doigt.

    - Ecoutez, dit-il avec une pointe de timidité dans la voix. Si je ne m'abuse, la route du Mont Raijin va nous éprouver considérablement et nous faire perdre du temps. Il serait peut-être plus judicieux de passer par la ville portuaire de Raiun, à l'ouest, puis par les bois de San'Rin' Zyunrin, en longeant la berge. Nous pourrions faire une halte en ville puis tracer une ligne droite vers Mozuku. Le relief est plus commode, je présume donc que nous irons plus vite. Puis, d'un geste lent, il place sa main sur sa poitrine et s'incline, en guise de respect. Avec tout le respect que je vous dois, il vaudrait mieux nous concentrer sur notre mission principale. Si cette dernière exige que nous enquêtions, comme vous le désirez, avant de participer au cortège, il serait bon de le faire avant que les funérailles n'aient lieu. Il serait inopportun, dans ce cas, de s'affairer à quelques bandits de passage, qui d'une part consommeraient un temps qui nous est précieux, et qui d'autre part risquent de mettre en péril la vie de l'humble Genin qui vous accompagne.

    Des sueurs commencent à perler sur son front. Gardant son visage incliné vers le sol, il se félicite d'avoir su trouver le courage d'exprimer ses idées, mais il affronte à présent l'angoisse d'un retour de flamme. Il faut savoir qu'un Genin ne doit pas se permettre de remettre en question les décisions d'un supérieur, quand bien même celles-ci seraient erronées ; en tout cas, c'est ainsi que Mouken avait été formé, à l'académie comme dans les coups supervisés. Mais un diable l'habitait, un diable diplomate mais malveillant, qui le mettait souvent dans des situations délicates, comme à présent : le jeune fauconnier est incapable de faire taire ses idées, et malheureusement, ces dernières abondent.

    Il demeure ainsi, attendant la réponse. Dans tous les cas, il épousera la décision de son chef et suivra le pas, aussitôt qu'ils se seront mis en route. Ils n'avaient pas de temps à perdre à élaborer des plans sur la comète : il suivrait.

    Plus haut dans le ciel, le faucon plane toujours. Ses yeux de rapaces scrutent l'horizon, prêts au grand voyage qui s'annonce. Les affaires des hommes ne le regardent pas.


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Message(#) Sujet: Re: Les funérailles de Gouzen [Mission ft Kinzoku Izaya] Sam 20 Mai 2017 - 12:26

Mouken acquiesça, mais semblait nourrir des doutes. Je restais quelques secondes immobiles, brandissant la carte devant nous, que le jeune homme ne s’exprime. Il pointa finalement la carte du doigt et exprima son désaccord, d’une habile manière, sur la décision quant à notre itinéraire. Washi trouvait plus judicieux de se concentrer sur notre objectif premier et de prendre le chemin de la ville de Raiun pour ensuite longer la berge, nous évitant de traverser montagnes et forêts, ce qui nous ferait gagner un temps précieux. Il souligna mes propos quant à l’enquête que nous devrions réaliser sur les lieux. Plus nous arrivions tôt, plus nous aurions de temps pour la réaliser.

Ses propos étaient juste et réfléchis, fait rare que je savais apprécier à sa juste valeur. Le jeune homme possédait un esprit vif qui ne demandait qu’à être utilisé. Dans un mouvement calme, je rangeais la carte dans la poche intérieure de ma veste puis me tournai vers lui.

« Tu as raison, nous allons prendre le chemin que tu viens de suggérer. Nous passerons par les montagnes au retour, de toute façon la vermine qui y rôde sera toujours là dans une semaine ou deux. »

Mais plus encore que de souligner la justesse de ses propos, je voulais encourager Mouken à réitérer son comportement, bien que ses propos quant à sa vie étaient hors sujet et déplacés. Le village avait besoin de soldat tels que lui, capable d’analyser une situation et de se concentrer sur la mission tout en omettant aucune variable.

« Penses-tu réellement qu’en compagnie d’un Juunin, quel que soit ce dernier, tu mets en danger ta vie en affrontant quelques pillards ? Les routes du pays de la Foudre sont parmi les plus sûres. Quelques groupes de brigands se terres dans les coins reculés, mais ils ne représentent qu’une faible menace. Mais… ce que viens de dire, outre ta dernière phrase, est très juste. Il est plus sage de se concentrer sur notre mission première et de prendre la voie qui nous permettra d’arriver le plus tôt possible à destination. »

Le jeune homme semblait connaître ce dont il parlait et je souhaitais en apprendre plus sur lui, si bien que je décidai de lui laisser ouvrir la marche.

« Puisque tu l’as suggéré, je te laisse prendre la tête du groupe, Mouken. »

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Message(#) Sujet: Re: Les funérailles de Gouzen [Mission ft Kinzoku Izaya] Dim 21 Mai 2017 - 20:30

Ainsi les deux hommes se mirent en marche, foulant les plaines de fer du Kaminari avec une cadence soutenue. Nulles choses ne semblait les distraire, comme s'ils prophétisaient leur mission. Par anticipation, ils voyaient déjà briller les flammes des funérailles de Gouzen.


    La foulée est relativement linéaire, tant les plaines de fer manquent de relief. De longues étendues d'herbes s'éparpillent devant les deux comparses qui, des heures durant, labourent les prés de leurs pas machinaux. Parfois la terre se fait plus molle, signe d'une récente averse ; d'autres fois, ils traversent des champs cultivés, s'efforçant de ne pas écraser les jeunes pousses pour éviter les foudres de quelconques paysans. Une certaine noblesse se dégage des deux randonneurs, dont le calme souverain indique l'assurance de leur voyage. Mouken continue de marcher en éclaireur, les yeux fixés sur ses pensées. Il se remémore les propos d'Izaya, très élogieux à son égard. Il en tire une certaine fierté.

    La réponse qu'il lui avait offerte était également pleine de générosité :

    - Merci, chef. Je ferais de mon mieux pour vous satisfaire. Je m'excuse d'avoir remis en questions vos talents de guerrier en envisageant mon hypothétique trépas. Cela ne se reproduira plus.

    Il n'avait pas insisté davantage. Il ne voulait pas qu'on le prenne pour un lèche-botte. La suite s'était avéré, en fait, assez silencieuse. L'accent était mis, en toute évidence, sur la vitesse de marche : les deux kumojins voulaient rejoindre Raiun au plus vite, afin d'entamer la deuxième partie du voyage.

    Après quelques heures à traverser les terres sauvages, ils avaient rejoint le sentier ouest des plaines de fer. Sur ce dernier, la marche avait accéléré naturellement, car ils ne rencontraient aucune contrainte quant à la nécessité de bien s'orienter ou de fouler un sol trop mou. En fin de journée, ils parvinrent enfin à la lisière des bois de San'Rin' Zyunrin qui précèdent le village de Raiun. Mouken accusait quelques crampes liées à la cadence que les deux comparses s'étaient imposés ; ses pieds étaient par ailleurs irrités, quand bien même il était parvenu à ne pas avoir d'ampoules. Fatigué, il commençait à s'impatienter à l'idée de profiter du confort du village.


    Enthousiaste, il se tourna vers Izaya dès qu'il aperçut les branchages. Il leur restait encore une ou deux heures de soleil pour pouvoir éviter la nuit, véritable fléau dans les régions boisées. Mouken était fier d'avoir été assez fort pour faire le trajet aussi rapidement, avec pour seule halte celle de la pause déjeuner, qui avait duré quelques minutes tout au plus. D'autres Genins n'auraient peut-être pas été capables de soutenir cet effort.

    A présent, il ne leur restait plus qu'une dernière étape, et non des moindres.

    Mouken contemple le feuillage hirsute du bois avec une sorte de mauvais pressentiment. Il craint cette zone pour le risque d'embuscade, mais la présence du Jônin le rassure. Les brigands auraient fort à faire pour survivre à une rixe avec ce dernier. Malgré tout, le jeune fauconnier estime qu'il est plus prudent de prendre quelques précautions. Alors, avec une certaine aisance, il s'approche de son supérieur pour partager son plan.

    - Chef, donnez-moi juste un instant. Je présume que vous avez remarqué le rapace qui nous a accompagné tout au long du voyage. Il s'agît de mon compagnon. Il nous indiquera la voie à suivre.

    Soudain, Mouken joint ses mains et ferme les yeux, se connectant instantanément à la vision céleste de son camarade à plumes. Le rapace, conscient de cet échange, s'engage alors au-dessus des arbres, planant paisiblement au gré du vent. Son instinct de prédateur s'arrête tantôt sur de petits rongeurs, tantôt sur des mouvements suspects dans les taillis. Rien n'échappe au regard aiguisé du faucon, et encore moins ces deux hommes traînant avec eux la carcasse inerte d'un individu corpulent.

    Le regard du faucon s'attarde sur les deux forbans et leur butin. A fortiori, les deux sont armés d'une lame, détail qui n'encourage guère le jeune Mouken à engager les hostilités. Il semblerait que ces individus s'attendent à quelques échauffourées, et qu'ils soient disposés à se défendre ; aussi jettent-ils fréquemment quelques coups d'oeil par-dessus leur épaule, conscient qu'ils sont peut-être traqués. L'espace de quelques secondes plus tard, l'un des deux brigands se détache du groupe pour se concentrer sur un arbuste. En y regardant de plus près, le faucon aperçoit une ficelle, certainement reliée à un piège. Mouken devine que ces hommes-là sont des experts, et que le corps qu'ils trainent est certainement l'une de leurs victimes. Qui sait ce qu'il adviendra de ce corps inconscient ? S'il est encore vivant, les deux criminels sauront le torturer pour en tirer toutes les informations nécessaires, ce qui peut parfois permettre d'obtenir certaines richesses.

    Le jeune fauconnier se déconnecte aussitôt de son rapace pour ouvrir les yeux et observer son chef. Il hésite. Il pourrait signaler le problème, et alors les deux ninjas se lanceraient au secours de l'otage ; mais ils perdraient du temps et tomberaient éventuellement dans un piège.
    Les deux options se bousculent dans la tête de Mouken. Il se sent coupable à l'idée de ne pas venir en aide au malheureux, mais il a également un mauvais pressentiment quant à leur possible intervention. Cela peut tourner au vinaigre. Bien que mis en confiance par Izaya, le petit prédateur ne perd son instinct sauvage, lequel lui dicte qu'il n'est pas bon de se confronter à d'autres chasseurs : ces derniers ont aussi des qualités sanguinaires et distribuent aussi bien la mort que tout autre. Mais quid du malheureux traîné au sol comme un vulgaire sac à patates ?
    La mâchoire de Mouken se crispe tant il est tourmenté par le problème. A-t-il vraiment le courage d'être un ninja ? Cela fait de nombreux cycles de Lunes que son âme est torturée. D'une part, l'homme qui sommeille en lui est épris d'un sentiment de devoir, d'une volonté de justice ; d'autre part, l'animal qu'il est devenu au fil des années ne songe qu'à sa survie, à esquiver les gros problèmes pour s'attaquer à de petits gibiers. A l'instar du faucon, il doit jauger ses proies et ses ennemis pour ne pas se mettre en péril. Ce qui compte, c'est la vie.

    Raisonnable ou froussard selon le point de vue, le Genin décide d'ignorer le problème. La victime sera laissée à son sort.

    - Je n'ai rien vu, chef. A priori la route est déserte. Je vous suggère de passer par ici, dit-il en pointant du doigt une destination qui leur permettrait d'esquiver les brigands.

    Avant de s'engager, Mouken attendît l'aval de son supérieur. A l'issue, ils s'engageraient tous deux dans la forêt menant à Raiun.
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Les funérailles de Gouzen [Mission ft Kinzoku Izaya]

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