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 Enfoncer le clou

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Enfoncer le clou Lun 1 Mai 2017 - 11:39

Ema,

J’espère que la désertion vous sied à merveille et que vous vous êtes amusée je ne sais où. Ici à Hi rien de bien important, nous avons simplement empêché Kawa, Kaze, Ame, Nami et Hi no Kuni de finir détruits par Rokubi, et avons tenté d’arrêter Kyûbi que Jiseyama voulait lâcher sur ce monde… La routine en quelque sorte. Je ne sais quelles dérives vous ont conduite à laisser de la sorte votre mari à Suna et votre enfant chez moi, mais je pense qu’un mot ou deux auraient été appropriés. À moi ou plus spécifiquement à votre fils. Les seules nouvelles quant à ce qu’il vous est arrivé m’étant parvenues suite à la demande de votre mari qui cherchait dans la foulée un moyen de remonter jusqu’à vous… Moyen que je ne lui ai pas donné pour l’heure.

Sachez que mon palais continuera à accueillir votre enfant en son sein, et ce même si vous avez rompu vos engagements de retour à Suna en l’abandonnant derrière vous. Ce service reste de mise uniquement par égard pour Kibo, ce qui fait que lui seul aura décision sur le sort de son enfant à mes yeux. Vous vous arrangerez avec lui dussiez-vous un jour vouloir récupérer Satomu. Il serait égoïste et cruel de ma part de condamner votre enfant avec vous, du moins sans savoir de quoi votre désertion retourne vraiment et des risques auxquels vous souhaiteriez l’exposer.

De par mes propos précédents, je me doute que vous ne serez sûrement pas d’humeur à lire la suite de cette lettre d’un regard neutre, mais je n’embellirai pas la réalité pour vous convaincre, espérant plutôt que votre désertion vous aura appris à réfléchir posément. Des rumeurs pendant mon Kagenat m’avaient suggéré que vous étiez en possession d’un artefact de grande valeur sous la forme d’un marteau, rumeurs confirmées par sa présence lors de votre combat à l’arène de l’examen Chûnin malgré un usage ridicule de votre part.

Je serais fortement intéressée pour acquérir une telle arme, plus qu’utile à mes yeux pour un certain objectif, notamment la chute de Jiseyama.… Et serais prête à vous l’acheter. Ryôs, moyens pour traquer Black ou autre, je suis persuadée que nous pourrions trouver un terrain d’entente.

J’attends votre réponse,
Cordialement,
Aburame Miko

PS : Satomu et Kibo sont à Konoha, votre mari ayant décidé de refaire un saut à l’hôpital sans que ses jours ne soient cependant plus en danger. Je demanderai à Mizuki si elle accepterait de vous laisser les voir dans l’enceinte de ses murs.


Spoiler:
 
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Enfoncer le clou Lun 1 Mai 2017 - 14:54

Il semblait que cette guerre ne prendrait jamais fin.
Des cadavres des deux camps décoraient le sol boueux et sanglant, lacérés, déchiquetés. La férocité de cette guerre était sans appel. Des hurlements, des glapissements, le choc du métal contre le métal, des cris de courage, d'agonie, tout se mélangeait. Mais dans ce chaos infernal, Ema arrivait encore à ressentir le chakra implanté dans le bracelet de son fils et le collier de son mari, seuls liens qu'elle avait encore avec les deux êtres les plus chers à son coeur.

Pour autant, alors que le groupuscule restant continuait de se camoufler pour prendre par surprise certains Shukaïjins et Kirijins, le lien en question semblait avoir disparu. C'était soudain, abrupte. La jeune Matsuno pâlissait à vue d'oeil. Satomu ? Kibō ? ... Mais elle n'eut pas le temps d'approfondir la question, la guerre n'attendait pas. Elle fut sortit de ses pensées d'une paire de claques destinées à la réveiller. Grognante, elle ravala la mixture offerte par Red.

- - -

Ses craintes se confirmèrent quelques temps plus tard en la présence d'un oiseau venu des forêts de Hi qui transportait une lettre qu'Ema n'eut pas de mal à reconnaître au vu du ton adopté. S'extirpant dans un coin isolé, la Kunoichi se mit à la lire, non sans y développer une pointe d'amertume. Mais au moins, elle n'aurait pas à se torturer pour savoir ce qui était arrivé à son mari au vu du lien qui s'était interrompu mais qui était finalement revenu quelques temps plus tard.



- Conversation en pensées entre Ema et la lettre -:
 


Miko.

Votre lettre est un enchantement à mes yeux. Je suis comblée de voir que ma famille est de nouveau saine et sauve entre vos mains.
Désolée pour le manque de nouvelles, le papier coûte cher quand on est déserteur. Et traqué par la même occasion. Mais à la manière dont vous m'avez trouvé aussi facilement, je suis étonnée que vous n'ayez pas cherché de réponse à cette absence de nouvelles plus rapidement. J'aurais bien voulu venir à Hi, vous faire part de ma désertion, mais vu l'état diplomatique des deux pays, je n'ai pas voulu rajouter ma désertion sur vos épaules.

En temps voulu, je vous aurais donné de mes nouvelles. Mais j'imagine que vous avez été la plus rapide. Vous n'êtes certainement pas la seule à avoir été pris dans la "routine".

Les choses ne se sont pas déroulés aussi bien qu'escompté lors de notre retour. J'ai été démise de mes fonctions pour avoir quitté le pays sans autorisation afin de sauver mon mari et Nanadaime Kazekage. Quant à Kibō, j'imagine qu'il vous a fait part des décisions de la Capitale et de son échec.

Sans aucune manière de me protéger et en voyant les réactions d'Ogami quant aux raisons qui m'ont poussé à quitter le pays, entre les esprits échauffés par la guerre commencée par Kibō, mettant en rogne le clan des Yamadas qui ont une dent contre Konoha -et par extension, Kibō, qui s'est allié à vous-, et les Kawaguchis qui jubilent dans leur coin en voyant Ogami et son grand ami Kira s'octroyer le trône, tout en ajoutant la population qui se voit meurtrie à cause de la guerre lancée par Kibō et comme mon fils est entre vos mains... Enfin vous voyez le tableau, vu que c'est pour ces raisons que vous m'avez si gentiment gardé mon enfant.
Et bien évidemment, avec la Capitale et Suna qui ont totalement nié le fait que Kibō et Mizuki aient mis un terme à la guerre, nié le fait que Kibō fut sous manipulation mentale malgré les preuves médicales données par Mizuki; qu'aucune des autorités de Suna n'aient daigné venir à la rescousse de son Nanadaime; que peu importe les circonstances, les explications et les excuses, Suna et Kaze ne seraient plus enclin à accepter les Matsunos, la désertion était la seule voie.

Je vois que vous vous considérez toujours comme la tutrice légale de mon enfant en me dépossédant de ce droit de le reprendre avec moi. Mais grand bien m'en fasse, l'univers dans lequel j'essaye de survivre n'est pas bon pour ce petit être, du moins, pour l'instant. C'est d'ailleurs une autre des raisons qui m'ont poussé à partir. Le savoir en bonne santé et protégé dans votre palais.

Je suis en effet en possession du Marteau.
Je reste ouverte à tout échange, cependant, Black ne m'intéresse plus, ni Jiseyama. Je le garde en ma possession pour garantir ma sécurité lors de mon prochain passage à Konoha et Hi, ainsi que mes retrouvailles avec ma famille. Je vous l'échangerai volontiers contre une offre qui me paraîtrait digne d'intérêt, comme l'assurance de mon immunité totale et celle de ma famille par Konoha, Hi, Ame et Nami.

J'attends la réponse de Mizuki avec impatience.

Ema.

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Message(#) Sujet: Re: Enfoncer le clou Lun 1 Mai 2017 - 17:31

Ema,

Avant toute chose j’aimerais vous rappeler que je ne suis pas votre mère ou un quelconque membre de votre famille. Aussi ce n’était certainement pas à moi de vous courir après en quête d’explications. Je vous rappellerai également que la garde de votre fils m’avait été confiée en prévision de ce qui vous attendait à Suna pour que vous puissiez vous soutenir tous deux. Il semblait logique que si vous décidiez de rompre les clauses de notre marché, la moindre des choses étaient de prévenir. Ne pas rajouter votre désertion sur mes épaules ? Vous l’avez pourtant fait. Qu’aurais-je dû dire si Suna était venu réclamer votre enfant pour vous faire chanter et vous inciter à revenir ?

Mais Suna n’est plus ce qu’ils étaient, et ce sur beaucoup de points. Personne n’est venu me voir à part votre mari à titre personnel. La lecture de vos justifications ne fait d’ailleurs que souligner le ridicule dans lequel baigne votre village et votre pays depuis bien trop longtemps. Je regrette de constater que nos pronostics sur ce qui vous attendait chez vous se soient révélés justes si ce n’est pires. Votre désertion bien que malheureuse ne vous condamnait cependant pas nécessairement à une vie d’errance et de dangers. Peut-être n’y croyez-vous toujours pas, mais nous continuons et continuerons à rechercher un idéal de paix, de prospérité et de justice ici à Hi, Ame et Nami.

Ainsi vous pouvez considérer votre immunité et celle des vôtres comme garantie sur nos territoires si vous recherchez la même chose que nous. Inutile de souligner qu’œuvrer contre Konoha ou ses représentants vous ferait perdre ce statut. Et vous trouverez à cette garantie de protection, une proposition : celle de contribuer à nos côtés pour assurer un monde en paix, un monde prospère, un monde dans lequel vous n’aurez pas peur de voir Satomu grandir et s’épanouir.

J’ai de ce fait déjà informé l’Hokage de notre marché et de mon offre additionnelle. Bien que vous risquiez de tomber sur l’une de nos patrouilles avant d’arriver au village, vous n’aurez pas à vous inquiéter : votre sécurité sera garantie jusqu’à Konoha. Risquant de ne pas être présente quand vous nous rejoindrez au village, je laisserai Mizuki vous accueillir et récupérer votre artefact. Quant à la proposition d’apporter un avenir meilleur aux vôtres, je vous laisse peser le pour et le contre, Mizuki étant à même de débattre avec vous à ce sujet, dans l’espoir que vous y réfléchissiez sérieusement.

Portez-vous bien d’ici là,
Cordialement,
Aburame Miko

PS : Ne souhaitant pas biaiser d’avantage notre terrain d’entente en vous obligeant à vous sentir redevable, je ne vous informe que maintenant d’un « heureux » coup du sort. Le soir du déchaînement de Rokubi, Satomu a reçu la visite de ses grand-parents, transformés pour l'occasion en edo tensei et en marionnette par Jiseyama - preuve, s'il en fallait, que nous avons au moins un ennemi commun, qui n'est pas forcément l'une et l'autre. Aucun mal ne lui aura été fait, sachez cependant que son grand-père pleinement maître de lui-même pour une fois depuis des années, lui aura laissé un dernier « cadeau » : le souvenir de l’affection de ses grand-parents, et l’oubli de vos dernières difficultés : la virulence de Kibo alors qu’il était possédé, votre bannissement à Ki et votre misère générale. J’avais promis de protéger votre fils de toute force extérieure, mais le spiritisme Mamoru est un point trop obscur pour moi. Je ne sais si de telles altérations de sa mémoire sont à vos yeux bénéfiques, je ne suis moi-même pas convaincue… Éventuellement une opération à l’image de celle pour Kibo mais moins violente pourrait être envisagée si cela ne vous convenait pas.

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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Enfoncer le clou Lun 1 Mai 2017 - 18:34

La jeune femme était en larmes en lisant la fin de la lettre. Sans Miko, Satomu serait aux bras de Jiseyama. Il était certain que la Daimyô se révélait être une alliée que Suna n'avait jamais été. Kibō et Satomu restaient les principales sources d'intérêt d'Ema, et elle donnerait tout pour eux, que ce soit un vulgaire Marteau ou sa dignité. Ces deux hommes étaient plus protégés par Miko et Mizuki que par Suna et Kaze. Mais si la mère se trompait au sujet de Miko, c'est le Kyomu qui en pâtirait... Et Oniri ou Yami, ne mettraient pas trois années à se décider à traquer et tuer Ema comme Suna, c'était certain.
Miko.

Je comprends que le manque d'informations vous aient mis dans une incertitude contraignante. Toujours est-il que Kibō devait sans doute avoir certaines réponses à vos questions. Et comme je le disais, il m'était impossible de vous joindre plus tôt sans me mettre en danger, ou vous par la même occasion.

Il restait toujours mon époux pour s'occuper de notre fils. Ce n'était pas un acte fait sur un coup de tête. Je savais et sais que je peux compter sur lui, même si à partir du moment où il a décidé de vous laisser mon fils sans m'en avertir, il n'y avait plus de soutien. Il m'a trahi, tout comme Suna, mais il ne trahirait et n'abandonnerait jamais son fils. Vous laisser notre enfant était en parti fait pour que vous le protégiez de Suna. Et si Suna c'en était enquis, il restait Kibō pour se charger de sa protection. Et au pire, vous auriez menti à Suna, disant que je l'ai pris dans ma désertion. Je sais que vous avez les compétences pour gérer une telle situation. Même si je déteste l'idée qu'il soit à vos côtés, je vous l'ai quand même laissé parce que sa protection m'est plus égale que mon ego et au vu de la note que vous m'avez laissé au bas de cette lettre, j'ai bien fait, Kibō a bien fait.

Si je lis bien entre vos lignes, je comprends où vous voulez en venir. Mais je n'ai plus envie d'être aux ordres de qui que ce soit. Cela paraît futile et ça l'est, car je vous suis redevable à différents niveaux. Je ne tiens plus à faire partie d'un Village, d'une Nation, car cela engendre forcément des conséquences que je ne cautionne pas. En rejoignant vos rangs, je deviendrais une source de conflits pour Suna, une source d'ennuis pour vos citoyens et Shinobis. En restant dans l'ombre, les foudres s'abattent sur moi, mais entre temps, vous aurez le temps de reconstruire une relation stable avec Suna.

Quant à cet idéal de paix que tous semblent vouloir, je crois qu'il est plus qu'utopique. Les relations entre Kumo et l'Empire sont au plus bas. Et même si Hi et Kaze pouvaient à nouveau se soutenir et demeurer ferme face à la guerre, le constat reste le même : la paix est impossible. Tant qu'il y aura des Shinobis pour faire passer leurs intérêts avant ceux du Yuukan, nous serons dans cet éternel cercle vicieux qui nous plongera bien plus dans le chaos que dans la paix. Et n'oublions pas les Bijuus qui ont l'air de s'affoler et nous faire payer nos années de haine.

Cependant, si je peux voir un allié en Konoha et Hi, en vous et Mizuki, cela contribuerait peut-être à ce semblant de paix. Mais soyez sans crainte, votre Nation et vos Shinobis ont fait plus pour moi en un an que Suna ne l'a jamais fait dans toute ma vie. Si ma parole vaut quoi que ce soit pour vous, vous pourrez être certain que je n'ai aucunement l'intention de vous causer du tort.

Quant aux altérations mémorielles... Je ne suis pas convaincue non plus.
Kibō en a assez pâti avec cette idiotie, et peut-être est-ce encore une manipulation de Jiseyama. Cet homme n'est pas sans ressources. Mais je n'étais pas là, contrairement à vous. En cela, j'aimerais également vous demander de m'éviter toutes interférences avec mon esprit lors de ma visite. Je ne désire pas être le sujet d'un de vos Yamanakas. Je vous fais confiance en entrant dans votre pays, avec mon fils et mon mari entre vos mains, ainsi j'aimerais que vous puissiez me faire confiance sans avoir à me faire passer un quelconque test.

Ema.


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Message(#) Sujet: Re: Enfoncer le clou Mar 2 Mai 2017 - 17:45

Ema,

Il semble que vous n’ayez pas mesuré toute la portée qu’avait mon offre, peut-être plus de réflexion vous aurait fait comprendre d’avantages de choses. Mais si telles sont vos convictions, qui suis-je pour vous détourner de votre vie de misère et de paria ? Ayant grandie à Suna, la paix vous semble peut-être utopique. Quoi de plus normal. Mais veuillez je vous prie ne pas me comparer à ce groupe de naïfs idéalistes auquel appartient votre époux ; je pense ma réflexion et celle de mon élève tout de même au-dessus. Tous comme nos moyens.

Du haut de votre vingtaine d’années sûrement pensez-vous pouvoir révolutionner le monde en restant cachée à la vue de tous, sachez cependant que pour avoir vécu dans l’ombre une énorme partie de ma vie, je me suis aperçue d’une chose : c’est à la lumière que nous avons le pouvoir de changer les choses. J’espère qu’un jour vous vous en rendrez compte, tout comme je l’ai moi-même réalisé, plantant alors les graines d’un avenir bien plus prometteur que le sombre passé que vous décrivez.

Concernant votre dernière requête, considérez celle-ci comme ridicule et ce pour la simple et bonne raison que je ne suis plus Kage de Konoha, et ne m’opposerai en rien à mon élève si celle-ci avait décidé d’œuvrer autrement pour la sécurité des nôtres. Je n’ai personnellement que faire des secrets que vous semblez vouloir garder pour vous alors que vous parliez d’alliance. Si Konoha ne vous convient pas comme lieu de rencontre, merci d’en aviser Mizuki qui enverra quelqu’un dans l’une des tavernes lugubres où vous pouvez vous terrer pour procéder à l’échange. Il reste tout de même étrange que vous demandiez immunité totale sur un territoire où vous semblez craindre de poser le pied.


Je ne pourrai vous répondre avant un moment,
Cordialement,
Aburame Miko

PS : Votre sacrifice mélodramatique est un gâchis.

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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Enfoncer le clou Mer 3 Mai 2017 - 0:25

Encore une lettre pleine de condescendance.
Et qu'est-ce qu'elle avait donc de plus cette Miko. À part un Empire...

« Et pourquoi est-ce que je m'entretiens avec elle si elle ne gère aucune des décisions importantes pour moi ou ma famille. J'te jure. »

De toute manière, qu'elle soit à Konoha ou à Suna, Ema restait une paria, mariée au seul fou qui a su mener Suna à une guerre meurtrière, mère d'un enfant qu'elle ne reverrait sans doute pas de si tôt au vu de la misère que c'était pour faire confiance à une seule personne, amie d'un Kage qui n'avait même pas su aider son propre Maître dans sa galère, sous prétexte que le Pays était en guerre... Sans Kioshi, Arashi serait mort, sans Ema -et tout le pays ennemi qu'est Konoha, hein-, Kibō serait mort.

Ema préférait être une paria au service de deux déserteuses partageant ses mêmes envies, qu'une pauvre petite chose coincée dans Suna, sans possibilité d'évolution, avec des yeux de haine rivés sur elle sans arrêt. Ou encore qu'une nouvelle paria accrochée à la patrie qui avait réduit à néant la vie de son meilleur ami.

Non merci.
Mais si Ema voulait revoir sa famille, elle devait y aller, elle devait aller à Konoha. Sa dernière visite l'avait privé de son fils. Cette nouvelle visite la priverait de son Marteau, mais de quoi d'autre encore ? De ses alliées du Kyomu ? Très certainement. De ses esprits ? Les Yamanakas la terrifiaient. La Purification restait sans aucun doute la scène la plus traumatisante de toute sa vie. Quant aux allusions de l'Aburame sur son fils qui lui aussi avait été... changé, rien n'allait. Et ce n'était pas son époux qui allait y changer quoi que ce soit. Ema était sans doute trop méfiante, mais Kibō était un gros naïf.

Mais les faits étaient là, Ema devait prendre ses couilles en main et aller à Konoha. Oniri n'apprécierait pas, ni Yami, mais si elle ne bougeait pas son arrière-train, personne le ferait pour elle. Et si elle devait compter sur Kibō pour la trouver... Cependant, la dernière fois qu'elle avait agit sur un coup de tête, elle avait tout perdu. Mari, enfant, patrie...

La jeune femme se rassit, posant le bout de papier sur cette petite table en bois qui tenait à peine debout, et soupira. De savoir si Oniri allait la tuer pour avoir fui à Konoha ou de savoir si la parole de Mizuki était digne de confiance n'étaient même pas le plus important. Le vrai problème était Kibō. Comment son mari allait-il réagir ? Cela faisait deux mois qu'elle s'était échappée de Suna, qu'elle les avait laissé derrière eux. Cela faisait autant de jours loin d'eux, sans nouvelles. Peu importe les paroles des uns et des autres, seules celles de son mari comptaient, et en cet instant, Ema ne savait pas du tout comment son mari allait prendre en main les choses. La renvoyer à Suna ? La briser en lui prenant son fils à tout jamais, la privant également de son amour ? Seule, condamnée à errer comme une paria, selon les mots de Miko ? L'empêcher de repartir ? Et au-delà de cela, donnerait-il ce fichu Marteau ? Et encore, qu'est-ce qu'on s'enfichait de ce Marteau. Qu'est-ce que Satomu dirait. "Papa, c'est qui cette dame ?".

Des larmes douloureuses fuyaient de ses yeux. La peine était tellement intense qu'aucun son ne sortait de sa gorge, son cœur était tellement opprimé qu'elle était au bord de suffoquer. Une crise d'anxiété ? Pathétique, non. Ema était censée être devenue une tueuse sans cœur, ayant tué de sang-froid des dizaines, arraché le cœur pour en offrir à Yami une bouchée, ayant fréquenté les gens de basses classes, prêts à tout pour de l'argent, de la nourriture... Elle avait même participé à une guerre qui n'était pas la sienne pour garder sa place auprès d'Oniri, de Yami, pour gagner en puissance... Et là, elle était redevenue cette faible femme, prise par ses émotions, par son coeur. S'il y avait bien une chose en ce monde qui pouvait faire pencher la balance, Kibō et Satomu en étaient les éléments clés. Mais quoi ? Si elle se rendait à Konoha, qu'allait-elle bien pouvoir dire à son mari, à son enfant. "Maman est de retour ?" est pour combien de temps, deux jours ? Le temps de dire bonjour pour repartir ?

La mère et femme se battait contre la Kunoichi. Les paroles d'Ogami revenaient la hanter, tout comme celles d'Oniri, de Yami. Au final, malgré sa désertion, rien n'avait changé, mise à part son allégeance. C'était pathétique.

« ... À l'heure d'aujourd'hui, à mes yeux tu es loin d'être une Kunoïchi et je me demande même si tu l'as été un jour. Tes décisions sont motivées par tes sentiments, tu réfléchis en tant que "Ema copine de", "Ema femme de", "Ema mère de" mais jamais en tant que Ema Kunoïchi ... »

« ... si tu souhaites lui garantir un avenir radieux, si tu souhaites protéger ceux qui te sont chers alors tu sais ce qui te reste à faire... Tu dois devenir forte ... »

« ... L'amour... Qu'est-ce donc si ce n'est un frein à l'ascension ? Tu es bien placée pour savoir que cela n'engendre que des moyens de pressions ... »

Ces paroles tournaient dans son esprit, alors que son corps était totalement apathique. Mais dans ce tourbillons de phrases, la seule et unique voix qu'elle voulait entendre ne disait pas les bonnes paroles. Du moins, pas les mots qu'elle désirait écouter.

« ... Tu dois maîtriser tes émotions. Un Shinobi ne pouvant pas se contrôler est un Shinobi mort ... Nous allons confier notre fils à Aburame Miko le temps de remettre les choses en ordre à Suna. Grâce à mon aptitude, je pourrais venir le voir quand je le souhaite, sans restriction. Je sais que tu te méfies d’eux, mais je te demande alors de me faire confiance à moi ... »

Une grimace de dégoût plongea Ema dans un profond désespoir, marquant son visage.

« ... de me faire confiance à moi ... tu réfléchis en tant que "Ema copine de", "Ema femme de", "Ema mère de" ... si tu souhaites protéger ceux qui te sont chers alors tu sais ce qui te reste à faire... Tu dois devenir forte ... L'amour... est un frein à l'ascension ... Tu dois maîtriser tes émotions. Un Shinobi ne pouvant pas se contrôler est un Shinobi mort ... Nous allons confier notre fils à Miko ... L'amour... Tu dois maîtriser tes émotions ... me faire confiance ...
Mama... Maaaa'ma.. MAMAN ! »

D'un bond, Ema se leva et hurla le temps d'envoyer valser sa chaise au loin, balançant la petite table à terre dans son élan. Son cœur battait à tout rompre, mais elle se figea, ne laissant que le bruit de la faune se développer autour d'elle. Debout, droite, la respiration contrôlée, la Kunoichi ferma les yeux pour les rouvrir quelques secondes plus tard. La lettre s'envolait, tombant quelques pas plus loin, dans un léger mouvement. En une poignée de secondes, la nuit reprenait le silence. Tout comme son esprit, débarrassé des innombrables pensées qui la torturaient. Le silence, le calme, la paix, non... le vide.


Mizuki, Miko,

Je vous remercie pour votre offre, que j'accepte volontiers.
Je serai sur vos terres d'ici quelques jours.

Merci d'avoir pris soin de Satomu et Kibō.

Ema.

PS : Une autre lettre destinée à mon mari est jointe, pourrez-vous la lui transmettre ? Merci.




Kibō.

Miko m'a contacté pour me donner de tes nouvelles, ainsi que de notre fils. Je suis heureuse de savoir que vous êtes sains et saufs.

J'ai mentionné le Marteau dans mes lettres avec Miko. Il serait sans doute sage de leur donner. Selon elle, l'artefact serait d'une grande utilité contre Jiseyama. Il ne m'en faut pas plus pour me convaincre. Cependant, je te l'ai offert, fais-en ce qui te semble le plus judicieux.

J'ai l'autorisation de passage sur les terres des Aburames. Je suis là dans quelques jours. J'ai hâte de vous revoir.

Ema.
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