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 Le Retour du Soleil

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Konoha
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Message(#) Sujet: Le Retour du Soleil Mar 2 Mai 2017 - 22:59


La mort… Était-ce à cela que cela ressemblait ? Le vide ? Le néant ? Le noir le plus total ? En tout cas, une chose était certaine, cela ne faisait point mal.
Uma-dono, Taiyô no Kuni, qu’était-il advenu de ce peuple qui avait sacrifié son existence à la protection du monde ? Avaient-ils trépassé eux aussi comme le Rakuzan ?
Tant de mystères que le défunt Chef de l’ANBU ne pourrait jamais comprendre.
Ses pensées étaient focalisées sur les derniers évènements de sa vie, il essayait de se les remémorer. S’il devait passer le reste de l’éternité avec ces images en têtes, autant qu’elles soient les plus claires possible. La trahison impardonnable du Kazejin, les dernières forces qu’il avait abandonné en essayant de protéger l’armée du Pays du Soleil. Et le regard assassin que Kyubi lançait derrière ses barreaux sur le point de s’écrouler.

Le Jônin n’avait plus souvenir de rien après cet ultime regard. Allait-il devoir définitivement vivre dans ce néant perpétuel sans trouver de réponses ? Il allait devoir, repasser en boucle ces évènements pour l’éternité ?
Quelle fin pitoyable.
Puis soudainement, un hurlement retentit. C’était sans aucun doute celui de Kyubi. Un hurlement déversant tellement de rage et de puissance que le brun finit par ouvrir les yeux brusquement tout en se redressant d’un coup.

Des gouttes d’eau perlaient le long de son visage et venaient s’écraser sur les draps d’un blanc pâle sous lesquels le brun était installé.
Était-ce la suite du voyage ?
Retrouvant peu à peu son calme, Satochi pu alors contempler une vue qu’il connaissait que trop bien. Konoha ? Comment était-ce possible ? Était-ce la réalité ? Ou bien un rêve ? C’était un jour ensoleillé, le genre qui annonce de belles choses.
Pourtant, le brun était complètement perdu. Jusqu’à ce qu’une infirmière fasse son entrée dans la pièce.

- Oh ! Satochi-san, vous êtes réveillé, quelle joie ! Je m’en vais prévenir le docteur.

Quelques minutes plus tard, le docteur était de retour avec à ses côtés l’infirmière. Satochi, lui, continuait à nager dans l’inconnu.
Il demanda alors quelques détails au docteur afin de paraître un peu moins nié.
Le Jônin apprit donc que le village avait subi de lourdes dans sa tentative de stopper le démon Rokubi. De nombreux et valereux guerrier de Feu s’étaient éteints, Kimimaro, Rin, et bien d’autre encore. Et qu’il avait été ramené à Konoha par des troupes du Palais du Daimyo.

- Mes condoléances pour votre Chef, je n’ai jamais eu l’occasion de le côtoyer, mais je n’ai jamais cessé d’entendre d’éloge à son égard.
- Nous vous retournons vos condoléances, Satochi-san.

L'incompréhension s’était d’abord lue sur son visage, puis le brun apprit le décès de Norio Rakuzan, son cousin et précédent Chef de clan ainsi que celui de sa femme.
Il serra les draps de crispation puis attrapa son visage bandé au niveau de l’œil gauche, pestant contre son impuissance.

- Vos constantes sont stables, vous êtes tiré d’affaire, mais ne retirez pas votre bandage tout de suite.
- Très bien, Merci Docteur.

Le Chef du clan Rakuzan se retrouva alors à nouveau seul à seul avec lui-même. Trois jours seulement s’étaient écoulés et pourtant tout semblait différent.
Trois ANBU le rejoignirent cependant, Satochi était convoqué.
Son état lui permettait-il de bouger ? Il l'ignorait, mais une convocation était une convocation.
Il se redressa péniblement, manquant de peu de perdre l’équilibre. Il n’était pas au meilleur de sa forme et se sentait même particulièrement faible. Il s’habilla d’un simple Kimono traditionnel sur lequel était inscrit au dos son titre au sein du clan Rakuzan. Probablement, un dépôt des siens pendant tout le temps où il était resté inconscient.
Il retrouva rapidement une certaine forme de motricité et ce fut donc escorté des trois ANBU qu’il se rendit au Palais du Hokage.

Une fois devant la porte du bureau de Mizuki, il était à nouveau seul. Il toqua et attendit qu’on l’invite à entrer.
Il s’engouffra alors dans l’inconnu et s’avança vers le bureau siégeant au fond de la pièce.
L’Aburame y était présente apportant le premier lot de certitude au brun depuis son réveil. Elle était saine et sauve et il en était soulagé.
Il n’osa cependant pas croiser son regard, au contraire, le sien sembla même plus perdu que jamais.

- Vous souhaitiez me voir ? Hokage-sama.

La dernière fois qu’il avait mis les pieds ici, c’était pour forcer la kunoichi aux cheveux écarlate à faire un break dans son travail titanesque. Il n'en serait probablement pas de même aujourd’hui.

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Le Retour du Soleil Mer 3 Mai 2017 - 1:48

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Elle avait demandé à ce qu’il soit présent. Explicitement, tel un demi-ordre qu’il ne se garda point d’hésiter à suivre. Toujours. Il répondrait toujours à son appel. Pas après pas, Gao traversait les rues de Konoha, tel un prédateur, un chasseur prêt à bondir sur sa cible. Rakuzan Satochi. Il avait lu ce nom dans nombre de rapport. Connaissait le visage du personnage, son comportement, ses réactions typiques, sa mentalité. Tel un livre, il lisait en lui à travers tout ce qu’il laissait transparaitre dans ses rapports. Quel plaisir serait-ce de le rencontrer enfin pour conforter toutes ses hypothèses… Ou non.

Sans un bruit. Sans un regard. Il fendait les rues de Konoha, évitant avec soin les passants. Il n’y avait aucune nécessité à s’amuser à jouer au fantôme pour cette entrevue, mais il savait, en partie du moins, de quoi il retournerait aujourd’hui. Il en savait assez pour savoir que sa présence risquait plus de perturber le convalescent qu’autre chose, et il ne voulait guère l’imposer à lui avant que cela ne soit nécessaire. Malgré toutes les erreurs… Le Rakuzan restait un frère d’arme et l’amour presque animal que portait le Senritsu à son village l’obligeait à estimer ce dernier au regard de ses exploits militaires. Ne serait-ce qu’un peu.

Exacerbant son ouïe, il cherchait. Des informations. Des données. Des chuchotements. Des réactions. Parmi le quatuor d’ANBU comme parmi les autres habitants du village à proximité. Il y avait quelque chose de délicieusement extasiant à pouvoir entendre absolument tout grâce à la maîtrise du son. Parfois, il avait l’impression de s’introduire dans l’intimité des gens, se rétractant sagement. Parfois, il entendait ce qu’il était venu cherché. Etait-ce correct de surveiller les siens ? Les vieilles habitudes lui collaient certainement trop à la peau. Partagé entre sa propre discrétion et l’importance de tous ces afflux sonores qu’il recevait, Gao se permettait même par moment de fermer les yeux, laissant le son seul guider ses pas. C’était un autre monde. Une extase douce – tel le manieur de lave pris dans son élément, le gardien du son savait se perdre dans le sien.

Le brun esquissa un sourire lorsque le cortège arriva enfin au palais de l’Hokage et, signifiant sa présence par la fin de ses diverses astuces de Chakra, il inclina doucement la tête aux ANBU qui le laissèrent passer – après tout, Satochi n’était pas le seul à avoir des exploits militaires à son compte. Et alors qu’il traversait les couloirs jusqu’à arriver, lui aussi, au bureau de l’Hokage, Gao se permit un sourire. Instinctivement, il avait fait taire ses pas à nouveau, rendant son arrivée imprévisible – son ouïe aiguisée à la recherche de la moindre information, du moindre échange pouvant se produire devant la porte récemment fermée. Curieusement, il était probablement celui que le silence dérangeait le plus, loin devant l’ANBU qui attendait une réponse de la Rose Ecarlate. Il était décidément trop habitué à maintenir un contact mental avec sa dulcinée, aujourd’hui désactivé pour l’occasion. Elle aurait tout le loisir de revivre la scène ultérieurement sans perturber la concentration dont il avait besoin.

D’un geste délicat et tout aussi silencieux que l’intégralité de sa vie, il ouvrit la porte le séparant du binôme, préservant un visage de marbre alors que le blessé le regardait, étonné. Ne lui adressant qu’une simple révérence respectueuse de la tête, il se baissa de façon convenable à la fonction devant Aburame Mizuki.

« Hokage-sama. »

Il ne se gaspilla guère à lui demander si elle désirait le voir. Elle l’avait demandé personnellement… Et répondre à des questions rhétoriques n’était probablement pas au programme d’un telle entrevue. D’un pas toujours aussi silencieux et difficilement perceptible, Gao se positionna derrière l’autorité de la Feuille. Malgré le sérieux implacable du faciès du senior, dans ses yeux se lisait une attention pure et presque idolâtre envers l’Hokage lorsque ses yeux se perdirent sur elle quelques instants durant. Elle avait su rallier à elle cœur, raison, travail et sacrifice du dévot sans le moindre effort. Alors oui, quoi qu’elle veuille. Quoi qu’elle demande. Elle aurait tout. Clignant à deux reprises, il croisa doucement ses bras et focalisa son attention sur… Il verrait bien comment l’appeler à l’issue de cette réunion.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Le Retour du Soleil Mer 3 Mai 2017 - 18:05

Durant ces temps troubles, Konoha avait eu ses héros. Ils s’étaient courageusement dressés face à des nécromanciens, face à des changeurs de visage et même face à un démon. Mais il serait incongru de penser que sous prétexte qu’on est un village fort et discipliné, tous se comportent de la meilleure des façons. On avait eu des lâches, des peureux, des shinobis qui n’ont pas voulu se mesurer à la tâche ardue qui s’imposaient à eux – qui les en blâmerait, au fond ? Si moi, je n’avais pas été élevée comme une folle à lier par une senseï qui l’était d’autant plus, est-ce que je me serais dressée aussi naturellement face au démon ? Rien ne peut l’affirmer. Je pouvais accepter aisément la peur et l’appréhension, car malgré tout, ceux-là avaient tout de même eu assez de courage pour se présenter d’eux-mêmes le lendemain et avouer leurs crimes.

Ce que j’acceptais moins, cependant, c’était ceux qui allaient à l’encontre des valeurs que je défendais. Encore une fois, si on n’est pas d’accord avec ça, pas de soucis, on est libre de partir, rien ne retient. Ou alors on fait en sorte de changer les choses. J’accepte le défi, j’accepte la confrontation directe, j’accepte le débat : je ne suis pas une tortionnaire. Et j’accepte d’autant moins ces pratiques quand ces mêmes hommes mettent en péril le monde entier. Je jetai un œil sur le dossier posé négligemment sur le bord du bureau. « Rakuzan Satochi – Amekage ». Léger soupir, le rouvrant pour la énième fois. Le dossier, bien qu’émasculé de quelques dérapages, ne comportaient quasiment aucune erreur.

Jusqu’aux dernières missions, Satochi était un Jônin impulsif mais qui avait su prendre ses responsabilités à la hauteur du poste qu’il occupait. Il était mon chef ANBU, le garant de la sécurité du pays. Pourtant, ses vieux démons étaient réapparus lors de la mission à Ame. Je lisais le rapport une nouvelle fois, grimaçant à la vue du nombre de morts et de leurs noms, tués par les Kaonashi à cause de sa bévue. Derrière, le rapport de Taiyô, les propos rapportés par Miko. L’activation du chakra, la demande de Jinchuriki. Je fronçai les sourcils lorsqu’on frappa à la porte.

    - Vous souhaitiez me voir ? Hokage-sama.

Je levai mes yeux vers lui, m’enfonçant dans mon fauteuil.

    - Assis-toi.

Mon ton était froid, peut-être un peu plus qu’il n’aurait dû l’être. Satochi était encore blessé, et j’estimai que le faire venir si tôt son réveil était déjà cruel. Léger silence, durant lequel il attendait que je parle, mon regard sévère toujours posé sur lui. Il ne devrait plus tarder. Et il ne tarda effectivement pas. Senritsu Gao se positionna derrière moi, après un bref salut, que je ponctuai par un signe de tête. Une fois tout le monde en place, j’ouvris le dossier, posant mon coude sur le bureau et ma tête dans ma main pour lire.

    - Usage de violence délibérée envers les civils d’Ame ; révélation d’informations à caractère sensible ; propagation de mouvement de panique ; homicides involontaires. Et j’en passe.

Je lui jetai le dossier sous les yeux, me remettant dans le fond de mon siège. Mon ton était sévère, mais on sentait la pointe de déception dans le fond.

    - On a été envoyés à Ame pour sécuriser les lieux après tout ce qu’on avait entendu. Et toi, tu attaques délibérément des civils et tu propages des rumeurs sur les dangers qu’ils courent ? Enfin, plus que propager des rumeurs : tu dévoiles des informations sensibles à des personnes non-autorisées. Tu veux savoir ce qu’il s’est passé, après ton petit numéro ?

Je m’avançai, tournant la page sur laquelle était écrite tous les chefs d’accusation retenus contre le Rakuzan. Plusieurs feuilles formaient un rapport, sur lequel était écrit « Rapport d’incident ».

    - Après avoir annoncé aux Amejins que leur hiérarchie était sans doute corrompue ou en tout cas remplacée, certains se sont inquiétés et sont allés demander à la police locale de plus amples informations. Police locale contrôlée par les Kaonashi.

Ma mine s’assombrit, mon regard glacial ne lâchant pas Satochi du regard.

    - Afin d’éviter tout soulèvement et dans l’espoir que leur couverture tienne, ils ont exterminé la plupart des civils présents sur place et qui auraient pu entendre parler de ces rumeurs. Que TU as colportées.

Je tournai les quelques pages, pour tomber sur une main courante.

    - Dépôt de plainte de la personne sur laquelle tu as utilisé une technique Raiton. Pour usage de la violence dans l’exercice de ses fonctions. Plainte tout à fait valable, au demeurant.

Je continuai de tourner les feuilles, tombant sur les rapports plus récents sur Taiyô.

    - Quant à ta mission récente au Pays du Soleil… Tes idéaux et tes envies loufoques ont amené une nation entière à sa perte. Tu as aveuglément suivi un homme que tu connaissais à peine, pour rétablir un système complexe de privation de chakra dans le but de libérer un démon à queues, puis tu as perdu du temps à quémander le scellement de ce dit démon dans ton corps.

J’arquai un sourcil.

    - Sais-tu que Taiyô dans son entièreté a été décimée par la fureur de Kyûbi, et que ses habitants se sont sacrifiés pour laisser au Yuukan une année de plus ? Alors que ne pas rétablir le chakra nous en donnait sans doute des centaines. Les idéaux ne font pas tourner le monde, Satochi.

Je me recalai au fond de mon fauteuil. Tout avait été dit de façon claire et sèche, lui laissant vérifier la validité de mes propos en feuilletant lui-même le dossier qu’il avait sous les yeux. Je soupirai, reprenant un ton plus doux.

    - Tu es un ninja de qualité et une bonne personne, mais tes émotions, ta crédulité et tes envies ne doivent pas passer par-dessus ton job. Surtout au vu de ta position actuelle, et de ta position future.

Je sortis un parchemin de mon tiroir, hésitant quelque peu avant de le donner au Rakuzan.

    - Comme tu le sais, Amashi va être créé sous peu. Ce parchemin, c’est ta nomination officielle au poste de Shodaime Amekage. Cependant… Au vu de tes derniers actes, au vu des problèmes que tu as créés dans le pays que tu es censé devoir protéger, au vu de la situation, tu ne me vois contrainte à prendre des mesures. Tu connais Senritsu Gao, n’est-ce pas ?

Gao était un membre imminent de Konoha, depuis plusieurs années. Un shinobi puissant, une référence en matière d’efficacité et de fidélité. Il s’était spécialisé dans le respect des lois et des règles. Parfait pour la mission qui lui incombait.

    - Pendant un temps, il sera mes yeux et mes oreilles à Amashi. Il te supervisera, veillant à ce que ce genre d’exactions ne se reproduisent plus. J’ai confiance en toi, Satochi : mais je veux que tu me prouves que j’ai raison.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Le Retour du Soleil Jeu 4 Mai 2017 - 3:26


L’atmosphère était glaciale, et le ton de Mizuki ne l’était pas moins. Obéissant sans broncher, le brun s’installa face à la Chef du village. Aucun mot sortit de sa bouche, muet comme une carpe, il attendait la sentence qui allait être la sienne.
Un nouvel invité fit alors son apparition, un illustre shinobi de la Feuille.
Satochi fut étonné de sa présence, mais salua ce dernier avec la distinction qui se devait d’être.
Il vint se placer derrière Mizuki, et c’est alors que les choses sérieuses commencèrent.

L’Hokage ouvrit un dossier et commença à en lire le contenu.
Le Rakuzan ne tarda pas à faire un cruel rapprochement. La lecture qu’il était en train d’entendre était bel et bien le listing misérable de ses prouesses récentes.
La liste était bien longue, trop longue même. Le brun en avait profondément honte et se mordait les lèvres inférieures de rage alors que la Rose écarlate lui jeta le dossier sous les yeux.
Il n’avait pas besoin d’y jeter un œil. Il avait commis ces stupidités. Elles avaient été commises dans un contexte bien précis pouvant porter à confusion, mais les faits étaient là. Et l’ANBU ne comptait pas refuser ces torts face à l’Aburame. Qu’importent les raisons qui avaient conduit à cette prise de décision, il allait sans broncher assumer la finalité.

Oui, le brun savait pertinemment ce qui s’était passé une fois que le duo konohajin eut quitté le laboratoire. Des civils étaient allé voir les autorités, contrôlées exactement comme l’avait pensé Satochi par les Kaonashi. Ce n’était pas faute de les avoir prévenus. S’ils avaient écouté et fait confiance à Sato’, ils ne seraient pas morts. Mais inversement, si le Rakuzan n’avait pas autant poussé le bouchon, ils seraient également toujours en vie.
Toujours sans broncher, sans chercher la moindre excuse, le brun continua d’encaisser la déferlante et douloureuse vérité.

Puis, vint le tour de Taiyô. Un fiasco total, mais qui aurait pu tellement mieux se terminer si un shinobi en particulier n'avait pas torpillé, bafoué, ce que les shinobis avaient toujours réussi à faire, à savoir trouver un terrain d’entente lorsque la survie du monde en dépendait. Kawaguchi Kira avait absolument tout gâché.
Certes, Satochi avait réactiver le chakra du Pays. Mais qui pouvait garantir le fait que Jiseyama n’aurait pas trouvé un autre moyen ? Un scénario menant à l’absence du Rakuzan à Taiyô. Le résultat aurait-il était plus positif ? Ou bien le démon aurait-il ravagé le monde.
Malgré, les risques que le brun avait pris en suivant Tatsu Hachomon, Daimyo de Taiyô.
Tsukiko avait été neutralisé, Hachomon avait été mis hors de combat lui aussi, blessé par Satochi d’abord, puis épuisé par ses tentatives de protéger Jiseyama. Tout cela, grâce au chakra et à l’aube de la trahison du Kazejin la réussite avait réellement était à portée aux yeux du Rakuzan.
Seulement, personne ne saurait jamais ce qu’il se serait produit si le Kawaguchi avait réussi à ne pas trahir le Konohajin, l’Armée de Taiyô, son propre frère d’armes, ainsi que le jeune Shukaijin. Dire que Satochi avait poussé le Pays du Soleil à la destruction était en revanche, l’accusation la plus facile. Soit.

La frustration le gagna cependant lorsqu’il entendit ces mots “perdre du temps à demander le scellement du Bijû”.
Mais il ne dit rien, une fois encore, c’était son échec, il avait misé sur un pile ou face et avait simplement perdu.

C’est alors qu’il apprit le résultat. La destruction totale du Pays du Soleil et de ses habitants.
Il n’avait pas réussi à repousser l’ultime vague de Kira et Uma-dono et les Taiyôjin avaient alors décidé d’offrir un sursis d’un an au Yuukan. Un an…
Il baissa la tête afin que ses cheveux puissent camoufler le filet de larmes qui s’était mis à couler de l’unique œil visible qu’il possédait aujourd’hui.
À quel point avait-il pu être aussi faible ? Il passa rapidement sa main sur son visage afin d’enlever toutes les traces des émotions, qu’il peinait à contenir. Tant de morts sur sa conscience, c’était trop, beaucoup trop.

Il aurait volontiers échangé sa vie contre celle des habitants de Taiyô, il se serait volontiers damné si ça lui avait donné l’opportunité de protéger les siens, de la protéger elle. Le Jônin serrait les dents. Hurlant intérieurement contre son impuissance, sa faiblesse évidente.
Pourtant, malgré tout les merdes réalisées dernièrement, Mizuki trouva un compliment à lui “offrir”, même si pour le coup, le Rakuzan parvenait à en douter. Encore plus exceptionnel, il avait face à lui une promotion. Une promotion et pas des moindre puisqu’il s’agissait de sa nomination à la tête du village caché d’Amashi.
Comment était-ce possible ? Il aurait aisément songé à une mise à pied. Mais l’Hachidaime trouvait encore les ressources pour lui faire confiance.
Il aurait pu pleurer face à temps de confiance émanant de la personne qu’il avait à coup sûr déçu, mais c’était la surprise qui le domina à cet instant. Il ne savait que dire…

- Vous… Vous ne devriez vraiment pas... Je n’ai pas été capable de protéger une armée, contre un simple traître… Comment je suis sensé pouvoir protéger un village entier ? dit-il d’un air abattu, le regard perdu.

La remise en question était évidente. Jamais le brun avait connu une telle déroute.

- Je ne veux plus voir l’un de nos proches perdre la vie...

Il n’oubliait pas Taiyô. Mais la situation le forçait à se pencher sur l’avenir. L’avenir de Konoha, l’avenir des siens. Était-ce la solution optimale de le placer à la tête d’un village ? La présence de Gao suffisait-elle à taire les doutes de Mizuki qui ne demandait plus qu’à voir le Rakuzan lui prouvait qu’elle avait raison. Ce qui était certain, c’était que l’esprit de Satochi, lui, était complètement déboussolé, écrasé par sa faiblesse et la confiance que Mizuki persistait à lui porter.
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Message(#) Sujet: Re: Le Retour du Soleil Ven 5 Mai 2017 - 22:37

Le visage infléchi et les yeux sempiternellement fixés dans le Rakuzan, Gao écouta l’Ecarlate sans même sourciller. Il savait ce que contenaient les fameux rapports, aussi se concentra-t-il sur l’invité du jour. Soigneusement, il détaillait son corps, les réactions de ce dernier. Son ouïe exacerbée lui permettait jusqu’à entendre les battements fuir le Cœur de braise. S’il avait choisi de subir et accepter en silence, son corps cachait de façon bien piètre les émotions le traversant.

Quand il commença à pleurer, le Senritsu ne bougea point. Un relent violent le frappa et il sentit son abdomen se tendre calmement, mais cela n’avait rien à voir avec la moindre empathie. Ce n’était qu’une nausée comme tant d’autres. Une nausée gutturale causée par la faiblesse affichée et assumée. Une faiblesse soigneusement conservée pour laquelle rien ne semblait être fait. Etait-ce vraiment le genre de personnes que l’on voulait au sommet ? Il cligna des yeux à deux reprises avant de reprendre sa soigneuse observation. Elle savait mieux que quiconque et si telle était sa décision, il ne comptait pas la remettre en question.

Lorsqu’enfin le maître de lave se décida à prendre la parole, l’Ombre du Feu et Gao échangèrent un regard tacite – l’autorisation pour ce dernier de prendre la parole avec son ton calme, presque compréhensif et dénué de toute condescendance... Combien même il n'en pensait pas moins.

« Qu’auriez-vous préféré ? Une exécution ? Un exil ? Une retraite ? »

Ce serait trop simple que de le laisser fuir ses responsabilités. Gao espérait que le Rakuzan était tout de même capable de trouver la réponse à cette question rhétorique. Il pencha doucement la tête sur le côté en continuant de fixer le brun avec ce même regard insistant, entre l’attention purement paternelle et toute la déception qu’un père pouvait avoir dans ses yeux. Quand est-ce que l’homme en lui a décidé de mourir pour ne laisser que ce cadavre ambulant dénué de la moindre réflexion, du moindre souci de l’autre ?

« Vous êtes à Konoha, j’espère que vous ne l’oubliez pas. Les promotions ne sont pas données à la légère, et toujours fondées sur des mérites. Personne n’exige de vous que vous ne commettiez aucune erreur. On ne fait que vous demandez d’assumer les conséquences de ces dernières et d’en tirer les leçons adéquates. »

L’erreur était humaine, certains en faisant plus, d’autres moins. Il n’était pas là pour juger de la qualité intrinsèque des Shinobis car la mesure de cette dernière n’apportait en général rien d’utile. C’était tout ce qui était entrepris pour corriger ces dernières qui faisait d’un homme un homme, d’un ninja un ninja. Etait-ce une école rude ? Oui. Rude et extrêmement douloureuse – pourtant, on y survivait et on en ressortait plus fort. Sans troubler sa respiration, il continua de sa voix grave et résonnante presque dans le silence ambiant que devaient connaître ses deux auditeurs.

« Votre naïveté maladive vous conduit à prendre des risques inconsidérés, et s’ils s’avèrent parfois payants… Les conséquences désastreuses de ces derniers ne justifient que trop peu de les prendre. Vous accordez votre confiance trop facilement. Porté par je ne sais quel rêve d’idylle, vous prouvez que vous êtes prêt à tous les sacrifices pour arriver à votre vision du monde... Seulement il y a des sacrifices qui sont inacceptables qu’importe les circonstances. »

Tout le monde en avait déjà fait. Tout le monde avait les raisons d’en faire. Et ces dernières importaient peu tant qu’elles ne nuisaient pas à Konoha. Le senior lui-même en avait fait de très lourds durant sa carrière, mais il n’en regrettait aucun : pour lui, c’était le gage du bien-fondé de ces sacrifices, de leur nécessité absolue au nom de Konoha et de sa vision du monde. A l’évidence, Rakuzan Satochi n’était pas dans cette situation.

« Préservez vos larmes pour pleurer ceux qui sont encore en vie. Elles ne changeront pas ce qui est fait. Acceptez les responsabilités qui vous incombent et rachetez vos pêchés auprès de ce monde. Voyez-y la chance de pouvoir accomplir plus. De pouvoir accomplir mieux. De grandir. Toutes les protections tacites de Konoha ne s’appliqueront plus à vous en tant qu’Amekage: vous serez plus que jamais responsable de vos actes et de vos décisions. Seul. Je ne serai pas là pour agir ou décider à votre place. Je vous serai conseil et supervision. Hokage-sama vous sera frein lorsque ce sera nécessaire. »

Il n’esquissa pas le moindre sourire durant son intervention. Pas la moindre indication signant ce qu’il pensait. Pragmatisme, logique et détermination. C’était sa devise. Sa façon d’être. Soupirant calmement à la fin, sans le moindre dédain, il croisa avec insistance le regard du brun. La moindre fissure dans sa posture ou sa personne signerait bien plus de travail que ce qui devait être fait initialement, même s’il ne comptait en rien renoncer à la tâche. Dehors, quelques enfants criaient en jouant avec un ballon. La génération future de Hi. Ne méritait-elle pas, à elle seule, que l’on donne le meilleur de nous-même ?

« De plus, il s’avère qu’Amashi sera en partie au cœur d’un nouvel organe interne développé à Konoha. Une institution sur la mise en place de laquelle je travaille depuis un certain temps. Mais je laisse à Hokage-sama le loisir d’en parler si elle estime nécessaire de vous informer plus en détails. »
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Message(#) Sujet: Re: Le Retour du Soleil Dim 21 Mai 2017 - 19:40

    - Pitiéééééééééééééééé, Satochiiiiiii.

La complainte, suivie d’un râle d’agacement, vint débuter la réponse de Gao qui enchaîna directement sur les valeurs de Konoha, sur ce qu’on attendait de lui et sur ce qui était moralement attendu de l’Amekage, terminant sur l’instance dont il avait la charge et dont Amashi serait une importance succursale.

    - Pas maintenant ; trop de détails restent à peaufiner.

Je reportai mon attention sur l’Amekage, soupirant une nouvelle fois.

    - Je vais pas te le cacher, hein. Tu as fait n’importe quoi. Tu as tué des dizaines de personnes à Ame, tu as créé un mouvement de panique, tu as failli compromettre une mission capitale, tu as failli faire tuer une personnalité importante d’Ame en la personne de Junko, tu as divulgué sciemment des informations sensibles, tu as libéré le chakra d’un pays qui nous préservait d’une menace planétaire, tu as suivi presqu’aveuglément un mec que tu ne connaissais pas et qui te disais clairement « Hey, allons libérer un démon ! », tu as perdu du temps en demandant à être Jinchuriki…

Tu as volé l'armure de ton père, t'es enfui de chez toi, pris l'apparence d'un soldat, abusé ton officier commandant, déshonoré l'armée de Chine, détruis mon palais, eeeeeeeeeeeeeeet… Hum pardon.

    - Donc oui, les conséquences de tout ça sont catastrophiques, on ne va pas se le cacher. Ton entêtement à vouloir « capturer » un démon a coûté cher : car tout ça aurait pu être évité si tu avais utilisé ta tête plus efficacement que pour penser à ce que ça pouvait t’apporter à toi. Honnêtement, vous croyiez qu’à deux vous aviez une chance de sceller Kyûbi ?

J’haussai un sourcil : vu le nombre de personnes ayant été nécessaire pour vaincre le Jinchuriki de Rokubi, il fallait être fou à lier pour penser vaincre un autre démon, plus puissant, à seulement deux – aussi puissants soient Satochi et Hachomon. Je soupirai, me décrispant légèrement. La question méritait d’être posée : pourquoi continuer à lui accorder une confiance alors que, depuis quelques semaines, le Rakuzan enchaînait les échecs cuisants ?

    - Tu as décimé une population entière et tu as expérimenté les dangers de la responsabilité. Toi, plus que quiconque aujourd’hui à Konoha, sait ce que ça signifie qu’être responsable. Pas parce que tu es plus puissant, plus mature ou plus mûre : mais parce que tu sais ce que ça fait que de faillir à ses responsabilités. C’est pour cela, Satochi, que je te nomme aujourd’hui Shodaime Amekage. Parce que si j’espère te connaître à moitié aussi bien que je le pense, ces échecs te serviront de leçon. Tu seras sans doute le shinobi le plus précautionneux quant à la sécurité des hommes qu’il va diriger et du peuple qu’il va protéger.

Comme pour Yusei, le choix de l’Ombre était risqué – pour des raisons différentes, certes, mais ni l’un ni l’autre n’était irréprochable. Pourtant, intimement, j’étais persuadée que je faisais le bon choix. Puis avec Gao pour sécuriser et faire en sorte que Sato soit dès le début sur des bons rails, je ne me faisais pas de soucis. S’il cessait d’être ce chevalier blanc qui prône la paix qu’importe le prix, s’il cessait d’être cet éternel naïf qui pense que tout le monde est digne de confiance ; si, au fond, il intégrait qu’être shinobi, c’est se méfier de tout le monde : alors il ferait un excellent Amekage.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Le Retour du Soleil Ven 2 Juin 2017 - 16:00


Les pleurs de faiblesses du Rakuzan stoppèrent net dès l'instant où les premières paroles de Mizuki retentirent dans ses oreilles. La pitié... Voilà un mot qu'il lui siée parfaitement bien à l'instant présent. Qui était-il pour se laisser pleurer alors qu'il était encore en vie ? Comme osait-il afficher de telles émotions alors qu'il avait pris de nombreuses vies ?
Cela n'avait jamais été son objectif, mais le constat était bel et bien celui qu'il était.
L'Hokage était agacée et c'était parfaitement compréhensible.
Ce fut néanmoins, Gao qui s'exprima le premier. Au moment de cette discussion, la réponse du brun aurait été évidente, il aurait voulu creuser lui-même son trou et s'y enterrer.

Pourtant, le shinobi devait parvenir à voir plus loin que l'homme dévasté par ses échecs. Le cheminement prendrait peut-être du temps, mais Sato' y parviendrait. Il n'avait nullement besoin que le Senritsu juge ses idéaux car ils étaient ce qui caractérisaient le plus le Rakuzan. Au Pays du Soleil, le résultat fut terrible, mais ce furent ces mêmes idéaux qui guidèrent le brun durant toutes ces années. Il avait failli à Taiyô, pas ses idéaux. Il n'avait pas fait confiance à Hachomon, et le pays avait payé le prix fort à cause de la trahison de Kira.
Le Rakuzan ferait en sorte qu'Amashi n'ait pas à subir la même déroute.

Il fut piqué dans sa curiosité lorsque le Senritsu évoqua ce fameux nouvel organisme. Après tout, Satochi avait toujours apprécié chercher un moyen de développer, renforcer le village de Konoha. Si Amashi devait être le point névralgique de cette nouvelle solution, il était tout naturel pour le Jônin de vouloir en apprendre plus.
Mais, la curiosité fut ramenée à la raison par Mizuki qui déclara que de nombreuses zones d'ombre persistaient et qu'il était donc encore trop tôt pour en parler.

S'en suivit ensuite, ce que le brun attendait depuis son entrée dans le bureau, un condensé à l'image de gifles répétées que le brun encaissa. Il avait besoin d'entendre cette réalité. Il ne percevait peut-être pas les choses de la même manière, lui qui ce jour là était sur place et avait vu tout espoir s'envoler lorsque le Kawaguchi décida de prendre l'armée d'assaut. Pourtant, il se contenta de la boucler, gardant en tête l'unique résultat final. Intérieurement, il ne pourrait jamais pardonner cette trahison. Satochi était un homme donnant facilement sa confiance, en revanche, il ne l'accordait qu'une fois. Il prit ces responsabilités et écouta l'Ombre du Feu continuer son discours jusqu'à ce qu'elle le nomme officiellement Shodaime Amekage.

Malgré les conditions, malgré sa tristesse, il ressentit une certaine fierté et il ferait en sorte que cette fierté ne s'éteigne jamais. La vie lui avait enseigné une nouvelle cruelle leçon. Et demain, le Rakuzan serait un autre homme.
Son regard éteint jusqu'alors retrouva une once de luminosité. Il lui faudrait sans doute plusieurs semaines pour chasser les nuages brumeux obstruant son esprit, mais au moins, l’émergence de la détermination pouvait se faire ressentir au plus profond de lui.

Il prit alors une profonde inspiration... Que pouvait-il dire dans ces moments-là ? Les mots lui manquaient et l’ascenseur émotionnel qu'il vivait ne l'aidait pas vraiment à y voir plus clair.

- Je ferais ce qu'il doit être fait.

C'était clair, court et significatif, le moyen le plus simple de faire comprendre qu'il avait compris ce qu'on attendait de lui et qu'il mettrait tout en œuvre pour garantir la protection des nombreuses vies placées sous sa responsabilité.
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Le Retour du Soleil

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