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 Un ciel nuageux où la foudre règne [Kumo]

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Un ciel nuageux où la foudre règne [Kumo] Jeu 11 Mai - 1:09

Une fumée grisâtre s'évadait lentement du palais de Kumo. Dans ce ciel sombre et orageux, un foyer incandescent brillait au loin. Dans ce silence monacal, on entendait seulement des crépitements résonner dans Kumo. Le Nanadaime était, une fois de plus, sur le toit de son palais, une cigarette en bouche. Les yeux plongés dans l'horizon, il contemplait ce qu'il avait de plus cher dans ce bas monde. Une vision remplie d'émotion contradictoire. Beaucoup d'amour et de fierté en regardant les habitants de la foudre. Cependant, il ne pouvait s'empêcher de succomber à la haine et la tristesse que tout ceci avait engendrées. Le pays, dans sa globalité, avait été transformé en un champ de bataille sordide et macabre. Les troupes impériales étaient arrivées de tous les côtés pour encercler Kumo et faire rouler la tête du Kadoria. L'Empire voulait l'annihilation totale de Kumo. Cela pouvait paraître naïf, mais il n'avait réellement vu cette guerre ainsi. Manzo savait le potentiel du Shûkai, mais il connaissait parfaitement les faiblesses de ce dernier et son but était de les exploiter minutieusement avec assez de temps en sa faveur pour faire imploser l'ancienne Alliance des Pays Neutres. Néanmoins, c'était sans compter sur la folie barbare d'un despote avide de pouvoir. Oser fouler les terres de Kaminari à quelques mois du sommet des nations. L'agent du Daimyô serra fortement son poing en pensant à tout ceci. Comment l'humanité peut en venir à des choses aussi extrêmes… L'incompréhension de tout ceci dépassait le pauvre être que le manipulateur de la gravité représentait. Il n'était pas fait pour ce monde et pourtant, il luttait encore plus chaque jour pour le changer. Une quête idyllique et grotesque en somme toute, mais c'était ce qui le maintenait en vie.

Tous les souvenirs du combat qu'il avait mené faisaient surface. Le temps passait et au lieu d'oublier, il se rappelait avec de plus en plus de précisions ces choix et ses actes. Il se voyait faire preuve de la barbarie qu'il reproche à ses ennemis. Avait-il le choix ? Sans cet excès de violence, il n'aurait peut-être pas terminé son affrontement vivant. Face à un monstre, il faut en devenir un soi-même pour ne serait-ce qu'espérer le vaincre. Ce n'était pas la première fois que le Raïkage était confronté à ce genre de situation, mais cela n'empêchait pas la dureté de vivre avec par la suite. L'assaut avait été éclair, mais sa rapidité n'enlève rien à sa violence. Jetant sa clope violemment par terre, le maître de la gravité avait les images de la ville portuaire de Senun. Scène de la violence ultime d'un homme qui porte bien le nom de guerrier rouge. Le sang séché et l'odeur des cadavres dominaient à présent la ville qui respirait la mer et la vie. Ce carrefour commercial n'était plus que l'ombre de lui-même et les tas de cadavres aux différents coins de rue n'arrangeaient rien. Tout ceci était désolant… Surtout pour les plus jeunes shinobis de Kumo. Manzo s'en voulait de devoir leur montrer l'atrocité d'une guerre idéologique. Ces pauvres gamins s'étaient engagés dans cette voie pour protéger et les voilà confrontés à la dure et froide réalité. Il y aurait fatalement goûté un jour ou l'autre, mais Manzo aurait voulu au moins maîtriser le contexte. C'était un bien triste jour. Kumo avait gagné, mais dans une guerre, il n'y a jamais réellement de gagnant. Seulement des morts.

L'Ombre regagna son bureau afin d'adopter une tenue plus solennelle. Il rangea les quelques papiers en désordre sur son bureau et claqua la porte. D'habitude, il aurait utilisé son Hiraishin pour arriver directement où il désirait, mais pas aujourd'hui. Non. Il voulait regarder attentivement ce pourquoi son peuple et lui s'était battu.

« Raïkage-sama, une lettre provenant d'un shinobi de Konoha vient d'arriver. »

« Merci, je lirai cela en chemin. Vous devriez d'ailleurs vous dépêcher, l'heure est bientôt arrivée. »

« Oui Raïkage-sama… »

Descendant lentement les escaliers, le Kadoria apprit la triste nouvelle. Il en avait vaguement entendu parlé, mais la confirmation était belle et bien là. Rokubi… Il avait donc frappé et pas qu'un peu d'après les rumeurs. Une terrible nouvelle pour le monde. Soupirant légèrement, Manzo ne pouvait s'empêcher d'imaginer le nombre de vie qu'avait prit ce démon à six queues. Un drame de plus à ajouter à la longue liste. Repliant la lettre, l'agent du Daimyô la place dans sa poche avant de quitter le palais.

Les rues étaient relativement vides et inertes. Quelques civils passaient, les yeux dans le vide et la mine basse. La joie de vivre qui émanait avant de ces si belles ruelles étaient mortes avec nos hommes. Il fallait laisser le temps faire son œuvre avant de retrouver cette ambiance d'antan. Devoir se reposer sur le temps était quelque chose que le nécromant détestait, mais ce n'est pas comme s'il pouvait s'en isoler. Un peu plus loin, il entendait des cris d'enfants jouant avec un ballon. Une image douce dans un contexte sordide comme celui-ci. D'un pas rapide, il esquissa un léger sourire presque forcé. Il ne dura que quelques secondes, car le Raïkage devait se concentrer sur sa destination et sur ses futurs mots.

Arrivant au cimetière de Kumo, il observa une pléthore de monde vêtu de noir dans leur habit et dans leur cœur. Manzo se fraya un chemin à travers son peuple. Une arrivée inhabituelle pour un homme de son rang, mais face à la mort, chaque homme est égal. Arrivant finalement un peu plus en hauteur, il dressa face à la grande foule qui le fixait du regard. De nombreuses tombes avaient fait leur apparition ainsi qu'une stèle pour les Kumojins dont le corps était introuvable et une autre stèle plus particulière puisqu'elle était en l'honneur du feu Général du Satoru.

« La coutume voudrait qu'après une guerre, le chef des armées s'adresse à ses hommes pour galvaniser les troupes et fêter la victoire. Ce rite ne sera pas respecté aujourd'hui. Nous sommes tous réunis ici pour saluer l'extrême courage de nos compatriotes tombés au combat. Ces hommes n'ont pas hésité une seule seconde à sacrifier leur vie pour défendre celle de leur camarade, de leur ami, de leur famille et généralement, de toute personne vivant au sein de notre village et de notre pays. Je ne peux que me prosterner devant ses hommes et ses femmes qui ont accompli leur devoir dans une abnégation exemplaire et honorable. »

Mettant un genou à terre et les yeux rivés sur les tombes, l'Ombre engagea une très longue minute de silence en mémoire de ces Kumojins protecteurs. Il reprit la parole en se relevant tout doucement.

« Néanmoins, nous devons aussi saluer votre courage à vous, peuple de Kumo. Vous avez, comme vos camarades, accompli votre devoir et grâce à votre détermination et à leur sacrifice, nous pouvons encore faire retentir notre statut de Kumojin avec fierté et honneur. Nous n'oublierons pas tous ces grands hommes tombés pour nous permettre de continuer. Nous ne pouvons pas oublier ce qu'ils ont fait. Nous ne pouvons laisser leur sacrifice vain. Nous avons la responsabilité de nous battre jusqu'au bout. C'est notre devoir envers tous ces hommes morts pour que Kumo survivent… À nous d'honorer maintenant leur sacrifice ultime. »

L’agent du Daimyô resta alors ici, visage fermé, attendant que les différents Kumojins viennent rendre un ultime hommage à leur homologue. Il attendit des heures avant d’être seul, sous ce ciel nuageux où la foudre régnait. Il se mit alors en face des nombreuses tombes en s’allumant une cigarette. Il saluait pour la dernière fois ces hommes qu’il n’avait pas pu sauver et qui s’étaient sacrifiés pour une cause qu’il partageait. Soupirant lourdement, il partit à son tour du cimetière pour se diriger vers son bureau. Une fois dedans, il laissait la rage s’exprimer. Il fracassa son bureau en un seul coup avant de serrer son poing et regarder la fenêtre. Un éclair venait tout juste d’illuminer le ciel sombre et nuageux. On dirait que la pluie ne va pas tarder à tomber...



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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Un ciel nuageux où la foudre règne [Kumo] Jeu 11 Mai - 17:40


Hakushi Shadis

L’Hakushi était là. Debout, immobile sous un arbre, occupé à observer, comme la plupart des ninjas du village, ce rite nécessaire et pourtant pesant. Pesant émotionnellement surtout… Bien des hommes étaient tombés lors de cette bataille aux allures d’Armageddon. Une, ou plutôt plusieurs batailles simultanées qu’il avait encore en travers de la gorge. Shadis n’était pas homme à se perdre dans des considérations inutiles ou à se morfondre à cause d’erreurs ou d’actes manqués. Néanmoins, les derniers événements l’avaient amené à réfléchir plus amplement à son rôle dans toute cette amère victoire. Plus généralement, il en était également venu à réfléchir sur son rôle même au sein du village.

Il écouta d’une oreille le discours du Raïkage. Il ne s’attendait à rien qui puisse sortir de l’ordinaire. Des mots appropriés, justes, arrimés à la solennité du moment seraient prononcés et par après, chacun pourrait pleurer dans son coin un frère, un ami, une femme mort au combat. Le tout en ayant cependant l’assurance que la plus haute autorité du village partage ce moment de deuil… Oui, Shadis également déplorait certaines pertes. Des hommes sous son commandement étaient tombés, des hommes qu’il connaissait plus ou moins bien, qu’ils soient d’une grande valeur ou non ; qu’ils aient acquis l’expérience nécessaire pour faire d’eux de bons ninjas ou non ; qu’ils aient les valeurs intrinsèques attendues pour un kumojin ou non… Et sur ses terres, le sang kumojin avait coulé pour assurer une fois de plus la pérennité de Kaminari. Tous étaient morts en faisant leur devoir. Quel plus grand honneur que cela ? Quel plus grand sacrifice que ce sacrifice ?

L’Hakushi regarda au loin les nuages qui s’amoncelaient. Il pleuvrait bientôt. Comme si mère nature comptait pleurer avec Kumo, le sort des morts au combat. Quoi qu’il en soit, malgré la victoire coûteuse, Kumo avait survécu. Kumo était demeurée debout ! La légende de ce village de combattant s’écrirait d’elle-même. Venant à bout de tous ses ennemis patiemment. Gogyou Makka s’était écrasée contre Kumo, le Genei Ryodan avait été détruit sur ces terres, l’alliance Kiri-Suna avait été écrasée par la Foudre, le Shoraizen avait eu à sentir le souffle de la mort de très près après ses provocations, l’Empire shukaijin désormais s’ajoutait à la liste des ennemis de la Foudre s’étant fait briser par cette nation. Une nation qui comme un lion, n’avait de cesse de toujours lutter pour sa survie. Demain, elle devrait se relever et continuer à se battre contre les ennemis qui n’allaient pas manquer de se dresser devant elle. Elle devra alors vaincre ou périr. La règle de survie implacable édictée par la nature.

Pour sa part, Shadis, se contenta, après une pensée envers ses hommes, envers le Général Hasaki, homme dévoué à la cause kumojine, après une pensée envers tous ces civils n’ayant pas peu éviter les affres de la mort, de tourner les talons et de s’en aller dès lors que le Raïkage eut terminé son speech. Bien des choses devaient être faites encore avant que Kaminari ne retrouve un semblant de paix.

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Un ciel nuageux où la foudre règne [Kumo] Jeu 11 Mai - 18:12

Akane s'était habillée de circonstances avec un kimono noir de cérémonie classique et des getas, les fameuses tongues traditionnelles surélevées. Elle avait le visage fermé et grave de circonstance, le temps n'était pas nécessairement à la fête malgré la victoire quasiment écrasante. Cependant, la guerre était ce qu'elle était, et la mort était malheureusement au rendez-vous. Dans un monde parfait sans doute que les guerres se gagneraient sans effusion de sang, mais pour le moment, ils devaient prendre un temps pour les morts. Dire que la Gogyou s'était toujours préparée à la mort, mais elle était revenue plus que victorieuse, avec du sang sur les mains. Elle avait signé et choisi sa voie, elle ne regretterait pas du tout ses choix, et si c'était à refaire, elle referait les mêmes.

Le shukai avait bien tenté de les réduire en cendres, de prendre la main sur un ennemi qui leur résistait malgré leur nombre. Elle était parfaitement conscience que le Kyomu avait également participé à cette guerre, mais elles n'étaient certainement pas venues uniquement par bonté d'âme. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'y croyait plus malgré la jeunesse qui l'habitait. Kiri esclave du shukai avait dû participer à cette gabegie, mais sans doute n'était plus la fameuse brume sanglante de leur grande époque. Les plaies dans le pays de la foudre devait être pansé, mais ils se relevaient sans doute bien plus facilement que ceux du shukai. La jeune femme avait largement pris sa part dans cette guerre, elle n'avait pas à rougir, mais elle n'estimait toujours pas sa dette de vie payée. On avait tous une motivation plus ou moins secrète, qui nous faisait tous lever le matin.

Akane n'aurait certainement pas eu la force de battre Hiko seule, d'ailleurs, il en était mort dans une parfaite coalition des deux femmes. C'était un nom à rayer du bingo book. Elle était une soldate, une assassin au service d'une ombre, et elle leur devait bien cela. Des vagues d'ennemies dans les marais avaient été massacrées, sans compter l'assassinat du dirigeant, un simple enfant même plus jeune que la Gogyou. Lorsqu'elle repensait à la mission de défense de la ville portuaire et la tentative de destruction de la ville à l'aide de lave, elle ne pouvait que se dire qu'elle avait bien fait qu'il soit mort. Qu'aurait il pu faire plus tard avec la vie sauve ? Elle n'avait jamais été dans l'illusion d'une vie de ninja pure et belle. C'était sans doute pour cela qu'elle avait été remarquée par Snow, son professeur, son chef d'équipe.

Akane n'était qu'une femme parmi la foule réunie dans le cimetière. Elle ne parlait pas vraiment à quelqu'un en particulier pour le moment. Elle n'était pas connue pour être quelqu'un d'ouvert en même temps. Elle s'inclina largement en voyant le raïkage se frayer un passage dans la foule en homme seul et digne. Elle était toujours aussi polie et regardante sur le protocole. Alors que Manzo commença à parler, elle baissa son regard humble face aux mots qu'elle sentait lourd de sens pour le Kadoria. Il était le chef de ce village, et par conséquent responsable de tous mes morts, de toutes les décisions. Cela devait être un lourd poids par moments à porter. Elle regarda ne disant toujours pas un mot le raïkage mettre genoux à terre devant les tombes fraîchement érigées. Elle hocha la tête lentement sans mot dire alors que Manzo tentait d'insuffler un nouveau courage malgré les morts. Il fallait honorer et non pleurer les morts. De toute façon, ce n'était pas comme si dans les règles qu'Akane avait apprises, il était interdit de pleurer. Elle n’avait personne à perdre, pas de famille, des amis peut-être, mais elle était sans doute trop solitaire.

La jeune femme avec ses longs cheveux noirs détachés s’approcha avec son bandeau sur la cuisse droite en direction du Raïkage. Elle s’inclina de nouveau par politesse sans un mot, elle ne voulait pas intervenir davantage que cela. Tout cela était très protocolaire à son goût, et elle aurait bien le temps de lui parler un jour si jamais cela se révéler utile. Sans un sourire et avec un visage grave, elle joint les mains au niveau de son visage dans une prière pour chaque tombe nouvellement érigée comme pour lui permettre d'avoir une dernière pensée pour chaque personne tombée au combat. Si c’était la victoire de Kumo, c’était également la leur après tout. Elle se déporta ensuite sur le côté en restant murée dans le silence avec patience. Dire qu’elle avait été prête à tout faire sauter, et elle avec en cas de victoire du Shukai. Finalement, elle n’avait pas eu à se sacrifier.

Akane eut un regard pour Shadis qu’elle commençait à bien connaitre à force, mais était-ce une bonne chose ? Elle ne savait pas tellement, mais c’était bien le cas. Elle le salua discrètement, lui aussi avait pris sa part dans la guerre, et elle allait sans doute bientôt le revoir. Elle savait où était sa place et son rôle pour le village qu’elle avait décidé de défendre, il y a de cela maintenant onze années.
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Message(#) Sujet: Re: Un ciel nuageux où la foudre règne [Kumo] Dim 14 Mai - 14:34




    Silence. Deuil. Chagrin.

    Mouken contemple les tombes sans dire mot. Ce rassemblement massif, lourd de tristesse, est une sorte de succès en soi, car il révèle l'indéfectible fraternité des citoyens de Kumogakure. Tandis que les nuages s'amoncellent petit à petit au-dessus des visages qui sont à présent aussi sinistres que la nuit, le jeune fauconnier accuse un immense sentiment de vide au fond de son être, mêlé à un formidable esprit de solidarité : c'est une déchirure qui rassemble.

    Comme si la plaie de la perte de ces êtres chers était recousue par le fil des liens qui unissent les compatriotes kumojins.

    Plus haut dans le ciel, un rapace survole la foule assombrie. Un cri lointain anime le ciel, comme un appel de détresse ; comme si l'animal cherchait les âmes des trépassés pour les remettre dans leur corps. Mais leur sort est inéluctable : ils seront bientôt rongés par les vers. Mouken observe son faucon l'espace d'un bref instant, savourant sa liberté céleste ; il se laisse séduire par l'idée que les âmes des défunts sont assez légères pour être balayées par les vents, et qu'elles profitent désormais d'une formidable émancipation.

    Après avoir prêté une oreille attentive au discours du Raikage, il observe également une longue minute de silence. A travers cet hommage, c'est un voyage spirituel qui démarre, une odyssée dans la mémoire des hommes. Le chagrin se mêle à la reconnaissance, tandis que sur les cendres de ceux qui partent pousse la germe d'un nouvel espoir.

    Il ne faut pas longtemps pour que Mouken s'en aille, une fois la minute de silence accomplie. Il essuie rapidement ses yeux embués de sanglots, lance un bref soupir et bascule ses cheveux en arrière, dévoilant un front plein d'idées. Les adieux sont faits, il faut maintenant regarder vers l'avenir.

    Assurément, cet avenir que Mouken guette est déjà dévoré par la haine.
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Message(#) Sujet: Re: Un ciel nuageux où la foudre règne [Kumo] Sam 20 Mai - 14:58

En ce jour funeste, nous étions réunies pour adresser une dernière pensée à nos morts. Ces hommes et ces femmes qui s’étaient battus pour que nous, peuple de Kaminari, puissions vivre un jour de plus. Ces hommes et ces femmes tombés, qui de par leurs actes courageux nous permirent de remporter la victoire. Ces hommes et ces femmes que nous remercions aujourd’hui de leur sacrifice. En ce jour spécial, je m’étais vêtu tout de noir. Les rues du village étaient désertes. Tous étaient réunis dans le cimetière du village, observant les cercueils de ceux que nous célébrions, des centaines d’âmes, étendus devant nous avec au centre une stèle érigée en leur mémoire. Le ciel tonnait tandis que la pluie menaçait de s’abattre sur nous. Les cieux aussi pleuraient les morts. J’étais venu seul, n’ayant pas l’envie de me mêler à qui que ce soit.

L’Empire maléfique du Shukai et le village caché de la Brume Sanglante, qui encore une fois prouva qu’il portait bien son nom, nous assaillirent de tous bords. Dans une dernière tentative de nous exterminer, l’Empereur et son vassal réunirent leur force dans une ultime attaque. Mais nos valeureux guerriers parvinrent à repousser l’envahisseur, au prix d’un très lourd tribut. Tous étaient égaux dans la mort. Du simple genin au grand général Seki Hasaki, tous nous permettaient d’être là en ce triste jour. Les soldats qui accompagnaient le général faisait mention d’une jeune femme maîtrisant le métal, adepte du Taijutsu et du Fuinjutsu. Le fait qu’un membre de mon propre clan ait pu causer la mort de notre général me bouleversait. Je ne connaissais presque aucun Kinzoku et leur histoire m’était pour la plus grande partie inconnue mais je me sentais responsable. Incapable de me battre pour changer la mentalité de ma famille, j’avais opté pour la fuite, il y avait de cela plus de 14 ans. Aujourd’hui mon passé me rattrapait, encore. Je courais encore et toujours vers ce passé qui me poursuivait et cette course m’épuisait. Mais en l’honneur de ceux qui sont tombés, je ne pouvais baisser les bras. Je ne pouvais bafouer ainsi leur sacrifice.

Les yeux rivés sur le Raikage, j’écoutais avec attention son discours. Il revint sur la coutume qui voulait qu’une chef de guerre n’adresse une parole à ses hommes pour les galvaniser. Coutume qu’il ne respecterait pas en ce jour. Soulignant l’immense courage de nos camarades tombés au combat, il se prosterna devant nous. Nous nous inclinâmes tous en signe de respect. Pas un seul bruit n’émanait de la foule. Nous restâmes tous ainsi pendant une minute, avant de nous relever après que Manzo ne l’ait fait. L’homme fort du village salua notre courage et notre dévotion. Nous qui avions accompli notre devoir sans broncher pouvions être fier de ce que nous étions parvenu à accomplir : défaire l’Empire. Mais le Kage ômit de dire que c’était lui, accompagnée de Saibogu Red, qui étaient parvenus à défaire le tyran Shukajin. L’homme le plus influent du monde avec en sa possession le plus grand pouvoir était tombé face au Kadoria et à la Saibogu. La planète était débarrassée d’un monstre. Pour certain, un démon était mort. Pour d’autres, un tyran était né. D’aucun ne pouvait réfuter que sa mort bouleverserait le Yuukan à jamais.

Tous les kumojins vinrent tour à tour déposer une fleur, une offrande ou une pensée aux défunts. Quand ce fut mon tour, je m’approchai de la stèle portant leur nom et créai un talisman en métal, que je déposai au pied, entre deux chrysanthèmes. Observant quelques secondes de silence, je reculai puis me mit en route vers les montagnes. Plus encore que la chaleur de mon foyer, j’avais besoin de me retrouver seul pour méditer sur les derniers événements.
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