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 Des alliés communs

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Message(#) Sujet: Des alliés communs Jeu 11 Mai 2017 - 21:11


Contexte du groupe
Les nouvelles de la guerre entre l'Empire et Kumo arrivèrent rapidement au pays du vent et à Suna. Le conflit avait été massif, mais pour l'heure, une information était capitale pour les Sunajins. En effet, Ketsueki Yami avait été aperçu au sein du pays du givre, livrant une bataille contre les troupes de chocs de l'Empire. Cette nouvelle représentait une bonne avancée dans la quête de Suna suite à la décision du Daimyô de Kaze. Il fallait impérativement retrouver l'immortelle Ketsueki afin de la couronner et Shimo représentait une piste plus qu'intéressante.

Ainsi, le village du sable dépêcha un trio de choc pour enquêter là-dessus. Le Nanadaime Kazekage, le chef du Kakumeigun et des Ketsueki ainsi qu'un membre du Kakumeigun étaient en marche pour atteindre le plus rapidement possible Shimo no Kuni. Leur destination principale était bien entendue la capitale du pays à savoir Touketsu. L'affrontement ayant eu lieu non loin de cette ville, il était fort probable que certains Shimojins aient pris part à l'affrontement. Les Sunajins se dirigeaient vers un endroit où les affrontements ont fait rage et où les mentalités sont méfiantes.

Règles générales
    Ø Respectez l'ordre de post, et privilégiez ce RP pour ne pas le faire traîner.
    Ø Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide. N'hésitez pas à exporter le code de vos techniques via votre Fiche Technique dynamique.
    Ø Le premier tour est un tour d’introduction. L’utilisation de techniques n’est pas autorisée dès votre premier post.
    Ø N'hésitez pas à utiliser le Guide de Combat et l'Indicateur de Chakra pour vous aider en cas de combat.
    Ø En cas de soucis, vous pouvez envoyer un message privé à @Aburame Mizuki.

Indications particulières
    Ø Rappel : votre groupe est en « compétition » avec les deux autres. Vous devez être les plus intéressants, les plus motivés, les plus drôles même, les plus épic pour attirer Yami !
    Ø Votre premier post servira d'introduction racontant votre voyage, votre arrivé à Shimo etc.
    A la fin de ce dernier, vous serez donc aux portes de la capitale.

Ordre des participants

Matsuno Kibō
Ketsueki Kazushi
Chikamatsu Ruri

Chroniqueur
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Ven 12 Mai 2017 - 7:55


Je restais incrédule devant l'ordre de mission que je venais de recevoir. La lettre avait transité par les mains des Konohajins, ils étaient donc au courant, tout comme moi, de la décision prise part notre Daimyo. On m'envoyait à Shimo no Kuni avec Kazushi et Ruri pour retrouver Yami. Non pas pour lui faire passer un procès comme l'avait subi mon maître, mais pour la nommé Kyudaime Kazekage. Je restais figé devant la missive, cherchant une faute ou une indication prouvant que ce courrier était faux, je ne voulais pas y croire, mais le sceau au pied de la lettre était bien celui de Sakyuu no Kazunori. Ce dernier avait été élu à ma place en tant que Seigneur du Vent, j'avais été déçu et frustré, mais j'avais confiance en lui, une confiance qui venait de s'estomper face à ses choix.

En effet, il avait démis Ogami de ses fonctions, mon élève n'aura pas fait long sur le trône, mais j'osais espérer que les motivations du Daimyo soient bonnes. Cependant, en décidant de mettre une déserteuse à la tête de Suna, je me disais que le choix de mettre à la porte le Toshiro était tout aussi faux. J'avais l'impression qu'il avait perdu la tête, tout comme moi à l'époque. Cet homme avait des principes qu'il tenait à cœur, il était proche du peuple et l'écoutait, mais j'avais l'impression que cette décision lui appartenait à lui seul. Je pense que notre village et notre pays avait d'autres préoccupations que de s'amuser à changer sans cesse ses dirigeants. Nous avions subi des dégâts à cause de Rokubi et il aurait été plus judicieux de commencer les réparations et restructurations des zones touchées. Nous avions moins d'un an avant la libération de Kyubi, un temps bien trop court pour que la Ketsueki se fasse accepter et mette en place un système permettant la protection son peuple. Le choix aurait dû se porter sur des personnes déjà en place, en laissant Ogami, en l'épaulant d'anciens du village ou en me remettant à la tête du village si mon élève avait vraiment mérité ce limogeage.

C'était donc dans un mauvais état d'âme que je m'emparais d'un papier et d'un pinceau pour écrire à Suna, plus spécialement à Kazushi, lui indiquant que je les retrouverais tout au sud de la frontière entre Shimo no Kuni et Yu no Kuni. Je me trouvais à Konoha, il était stupide de revenir à Kaze pour repartir. J'informais Mizuki de mon départ pour le Pays du Givre, je laissais temporairement mon fils au village le temps que je termine la mission et je viendrais la récupérer après celle-ci. Je lui demandais la permission d'apposer un sceau de téléportation aux portes Konoha pour revenir plus rapidement et arrêter de les déranger...

Je préparais mes affaires et quittais les lieux pour me rendre à Shimo no Kuni, un pays que j'avais très peu visité. Il allait me falloir deux jours pour atteindre ma destination, voir plus, alors je prévoyais de quoi manger et boire. Bien sûr, je stockais tout ça dans mes sceaux pour rendre ce voyage beaucoup plus confortable et surtout moins fatiguant!


***
VOYAGE EN COURS

***

J'étais le premier au point de rendez-vous, mes compatriotes allaient mettre un peu de plus de temps, mais j'en avais tenu compte et étais parti plus tard qu'eux. Normalement, il ne devrait pas tarder. En effet, je ne dus pas attendre bien longtemps, quelques minutes, voir une petite heure. Le trajet semblait bien s'être déroulé pour eux aussi, j'étais content de les revoir en vie après ce qui s'était passé.

    — Kazushi, Ruri, ravi de vous revoir.

Je portais encore quelques bandages par-ci, par-là suite à mon combat avec Tsukiko. Ma peau n'avait pas encore totalement guéri de la vapeur corrosive de la Kawaguchi, mais je pouvais m'estimer heureux d'être là et d'avoir récupérer mon apparence "normale".

    — Je vous propose sans plus tarder de nous rendre sur les champs de batailles où elle a été vue pour la dernière fois. Par contre, je vous mets en garde, il s'agit d'une déserteuse et non d'une des nôtres. N'oubliez pas qu'elle nous a quitté sans la moindre hésitation, sans se soucier de nous, alors que le village venait d'être détruit. Elle est également à l'origine de la désertion de Kioshi, alors ne soyez pas indulgent avec elle et rester sur vos gardes, elle n'hésitera pas à nous tuer s'il le faut.

J'attendais leur réaction avant d'entamer les recherches, peut-être que nous ne la trouverons pas ici, mais je me devais de mettre en garde mes coéquipiers face Comtesse sanguinaire.

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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Sam 13 Mai 2017 - 19:59

Ruri et moi-même avions reçu une missive. Plus j'en lisais le contenu et plus j'étais étonné par celui-ci. Première nouvelle, Ogami était démis de ses fonctions, deuxième nouvelle, le Kyudaime Kazekage avait été choisi, troisième nouvelle, c'était une nukenin et quatrième et dernière nouvelle, c'était Ketsueki Yami... Je ne savais pas quoi penser, j'étais partagé entre l'honneur d'avoir enfin un Ketsueki au rennes du village, la peur parce que Yami à sa réputation et surtout de sa réaction. Elle devait certainement être au courant des dernières nouvelles du village concernant les Ketsueki restés et aurait certainement déjà agi si cela ne lui convenait pas non ?

J'allais retrouver Ruri qui se trouvait dans mon salon et qui était en train de lire la même missive que moi. Sakyuu no Kazunori, c'était le Daimyo en place actuellement, j'espérais du plus profond de mon être qu'il ne se trompait pas. Le village n'avait pas besoin d'instabilité supplémentaire. Kioshi, lui, avait été accueillis et jeté en prison lors de son retour. Et là ? Qu'est-ce que nous faisons ? Nous allons chercher une déserteuse pour la mettre au pouvoir. J'étais réellement partagé par cette décision, mais j'allais la respecter.

« Tu as lu ? » Demandais-je à Ruri sur un air interrogateur. « T'en pense quoi ? »

Je ne savais pas vraiment quoi dire. J'attendais sa réponse et s'en suivi une discussion sur les pour et les contres, comment cela allait se passer, etc.

J'avais reçu la même journée une missive de Kibō, il se trouvait lui à Konoha et allait nous retrouver au sud de la frontière entre Shimo no Kuni et Yu no Kuni. Ruri et moi préparions le nécessaire au voyage et nous primes la route rapidement.

_____________________________________________

Heureusement, les tensions entre Konoha et Suna étaient retombés et nous avions la possibilité de traverser le pays du feu sans devoir faire un détour. Nous traversions le désert de Kaze rapidement et nous décidions de poser le camp à la frontière avec Hi afin de traverser le pays du feu sans arrêt et directement nous retrouver à Yu. Nous camperions à nouveau de l'autre côté de la frontière de Hi afin de nous reposer pour ensuite rejoindre Kibō au point de rendez-vous fixé par correspondance.

Rapidement après notre deuxième nuit, nous retrouvions Kibō qui nous attendait là.

« Bonjour Kibō ! J'espère que tu ne nous attends pas depuis trop longtemps ! » Disais-je enjoué au Nanadaime Kazekage et accessoirement mon Second au Kakumeigun. « Je suis content de te revoir en vie après toutes les dernières nouvelles. Comment vas-tu ? Je peux voir que tu as l'air d'être quelque peu amoché. » Disais-je d'un air un peu anxieux à mon collègue.

Passé les présentations et les retrouvailles, Kibō proposa de continuer le trajet au plus rapidement et de rester sur nos gardes, Yami était une nukenin, il fallait s'en méfier.

« Tu as raison, allons-y. »

Nous prenions ensuite la direction de Touketsu, capitale du pays du givre, Shimo no Kuni.


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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Lun 15 Mai 2017 - 20:14

La missive que j'avais entre les mains ne m'inspirait rien de bon. Un peu fébrile, j'allais d'abord m'asseoir avant de l'ouvrir, comme pour retarder l'inévitable échéance. Je pouvais facilement en deviner le contenu grâce au sceau de la capitale qui maintenait l'enveloppe fermée. J'en déchirais le coin droit avant de passer mon index par le trou ; puis tirais d'un coup sec pour ouvrir la missive par la tranche, sans briser le cachet. Avec une pointe d'adrénaline, je dépliais la lettre, pliée en trois.

Mes yeux analysèrent rapidement son contenu. L'information que je cherchais se trouvait dans les premières lignes. C'était prévisible au vu des récents évènements, mais ce n'en restait pas moins douloureux : Toshiro Ogami, mon sensei et ami, était démis de son poste de Kazekage. Il avait délaissé ses obligations et responsabilités au plus mauvais moment possible. Il avait eu sa chance, et il l'avait manquée. Je n'avais pas eu de ses nouvelles depuis un moment et je ne l'avais pas croisé depuis une éternité. C'était décidé : dès le lendemain, je partais à sa recherche.

Kazushi entra dans la pièce au même moment et tenant la même missive que moi dans ses mains. Il me demandait mon avis. Mon avis sur quoi ? Mon avis ne comptait pas. Ogami avait failli à son devoir et en assumait maintenant les conséquences. Mais en relevant la tête, je vis quelque chose dans l'expression du Vampire qui m'interpella. Il me manquait des informations.

Replongeant dans la lecture de la lettre, j'arrivais sur une nouvelle information : le nouveau Kage était déjà choisi. L'idée que Suna avait à présent besoin d'un nouveau dirigeant ne m'avait pas effleuré l'esprit avant ces mots. Une nouvelle pointe d'adrénaline pointa dans mon coeur. La logique voudrait que ce soit Kazushi qui reprenne le flambeau ; mais je ne voulais pas de ça. Ses responsabilités au Kakumeigun nous séparaient assez souvent...

Étrangement, mon voeu fut plus ou moins exaucé ; ce n'était pas le nom de mon amoureux qui figurait sur cette lettre et pourtant, ce nom me choqua bien plus. Ce nom était celui d'une déserteuse : Ketsueki Yami. Comment cela était-ce possible ? Le vieux Sakyuu no Kazunori avait-il perdu la tête ? Tout un tas de pensées traversèrent mon esprit. Déjà, elle était une Ketsueki, et pas une "comme Kazushi". Sa réputation n'était plus à faire... Mettre une déserteuse au pouvoir alors que nous avions mis Kioshi derrière les barreaux pour les mêmes raisons ? Elle était partie de Suna, pourquoi voudrait-elle y revenir avec un poste aussi ingrat ?

Je levais les yeux vers Kazushi puis secoua la tête. Notre avis ne comptait pas non plus sur ce sujet. De plus, nous devions aller la chercher dans une mission à haut risque... Notre Kage nous était imposé, cette mission nous était imposée. Tout nous était imposé depuis que nous avions choisi la voie de Shinobi. Et dans cette fonction, les ordres ne pouvaient pas être contestés.

_________________________________________________

Après deux jours et deux nuits de trajets, nous étions arrivés au point de rencontre convenu avec Kibo, qui était également réquisitionné pour cette mission. La traversée du Pays du Feu s'était fait d'une traite et sans encombres, même si je m'étais méfiée du moindre bruissement d'ailes. Je saluais Kibo de manière traditionnelle, ne sortant pas mon carnet inutilement. À présent, nos pas nous guidaient vers le Pays du Givre, l'endroit où Ketsueki Yami avait été aperçue lors d'une bataille plus que sanglante.
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mar 16 Mai 2017 - 12:57

Les plaines du pays du givre semblait bien calme depuis quelques jours. Le silence qui s’en dégageait reflétait la puissance du conflit entre l’Empire et Kumo. Ce dernier s’était étendu bien au delà des frontières de Kaminari no Kuni. Le récent allié de la foudre n’avait pas eu d’autre choix que de prendres les armes et se battres s’ils ne voulaient pas succomber à la main froide et manichéenne des impériaux. Cette bataille avait fait débat au sein des Shimojins, mais il savait pertinemment qu’il défendait avant tout leur pays avant de défendre Kumo.

L’attaque avait été rapide et sanglante. On pouvait encore sentir l’odeur nauséabonde du sang et de la putréfaction mêlée à la terre boueuse. Le pays avait globalement été nettoyé de façon à ne pas laisser les différents cadavres joncher le sol et afin de leur donner une sépulture décente pour leur sacrifice. L’ambiance était peut-être calme en apparence, mais tout le monde souffrait de ce mal commun. L’après guerre. Une chose horrible et douloureuse que l’on soit du côté des vainqueurs ou des perdants.

Le trio Sunajins traversait donc le pays dans cette atmosphère particulière. Eux aussi avait eu leur lot de souffrance, mais ils pouvaient aisément sentir la désolation émaner des quelques villages qu’ils traversaient. Finalement, leur chemin s’arrêta lorsque les grandes portes de la capitale se trouvèrent devant leur yeux. L’entrée était moyennement bondé, mais le nombre de gardes était anormalement important. Après une bataille comme celle-ci, il était logique et raisonnable d’augmenter la sécurité au sein du pays. Cela pouvait être un problème pour nos Sunajins qui débarquaient ici dans un contexte assez hostile. Deux des gardes remarquèrent le trio et s'avancèrent sans attendre afin d’engager la conversation.

- Bien le bonjour à vous, voyageur.
- Des Sunajins ici ? Etrange quand même non.
- Pardonnez l’impolitesse de mon camarade. Dans ces temps troubles, des shinobis d’une nation éloignés peuvent être présage de mauvaises augures, mais si vous étiez ici pour accomplir quelque chose de mauvais, je ne pense pas que vous vous seriez présentait par la grande porte, n’est-ce pas Taku ? Réfléchis un peu avant de parler !
- Oui oui…


Le garde principale s’arrêta quelque seconde sur l’homme à la chevelure blanc avant de plier son corps en signe de respect.

- Veuillez m’excuser, Nanadaime Kazekage, je ne vous avais pas reconnu. Soyez le bienvenue dans à la capitale de Shimo no Kuni ! J’espère que vous avez fait bon voyage, la route devait être longue. Pardonnez mon impertinence, mais mon travail m’oblige à vous demander les raisons de votre venu dans notre pays du Givre.

Voyant que son homologue n’avait saluer respectueusement un kazekage, il lui mit un coup de coude afin qu’il s’abaisse à son tour.

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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mar 16 Mai 2017 - 14:14


Je saluais Ruri d'un hochement de la tête avant de prendre la parole pour répondre au Chef du Kakumeigun.

    — Oui et là, j'ai déjà bien récupéré. Je vous ferais part de mon aventure à notre retour.

Inutile d'aborder le sujet de Tsukiko, Jiseyama et Kyubi maintenant. Nous avions une mission, pas plus importante que mon récit, mais importante quand même. En effet, je plaçais mes informations quant au démon à neuf queue devant la récupération d'une déserteuse, qui plus est, devait être placé à la tête de notre village...

Nous entamâmes donc le voyage jusqu'à la capitale de ce pays. Le paysage était tout sauf joyeux. Bien qu'aucun cadavre n'ait été aperçu, on pouvait clairement sentir la mort dans les contrées que nous foulâmes. Le sang était encore présent à certain endroit et si cela était un piège de notre cible ? Cette hypothèse me traversa l'esprit, j'étais peut-être fou, mais je la connaissais, c'était une vraie garce pour ça.

Nous traversâmes plusieurs villages détruits, une vision que je détestais, me rappelant Suna lors de l'attaque à l'examen Chûnin. Heureusement, notre vitesse nous permit de passer assez rapidement cette zone pour finalement tomber sur les Grandes Portes de la capitale. Une foule de gardes était présente, les yeux rivés sur notre trio. Ils se méfiaient de nous et je pouvais les comprendre, ils allaient adopter ce comportement pendant un moment, jusqu'à que les choses se calment. Si c'était possible. L'apparition des Bijuus allaient bouleverser notre monde.

Un duo vint nous intercepter à l'entrée. Nous nous arrêtâmes. Toujours sur mes gardes, j'attendais la réaction des gardes quant à notre venue. Je les laissais parler et débattre sur notre situation, jusqu'à que l'un des deux me reconnaisse. J'étais quelque peu surpris, je ne m'attendais pas à ce qu'on me respecte autant, surtout ici. Cependant, je ne savais pas quelle réputation j'avais dans cette zone reculé du Yuukan, me craignait-il pour la guerre déclenché contre Hi ? Je pouvais sans autre jouer sur mon statut de Kazekage pour obtenir plus facilement des informations et des laissez-passers.

    — Bonjour Messieurs. Je vous en prie, redressez-vous.

Déclarais-je. Je n'aimais que les gens s'inclinent ainsi face à moi, je n'étais ni plus, ni moins qu'un homme comme eux et je voulais qu'ils le comprennent.

    — Une amie à moi a été aperçue ici récemment, livrant bataille à vos côtés. Une dénommée Ketsueki Yami, son nom ne devrait pas vous être inconnu à mon avis. Avez-vous, ou l'un des vôtres, des informations la concernant ?

Utiliser le surnom de déserteuse n'était pas judicieux, car tout le monde savait que ces personnes-là étaient traquées pour ensuite être le plus souvent tuées. Bien sûr, il n'y avait qu'à Suna qu'on les couronnait. Et puis, je doutais bien qu'ils n'allaient pas balancer une alliée, nous devions gagner leur confiance pour obtenir des indices. Heureusement, j'étais vraiment un ami de la Ketsueki et nous pouvions également compter sur un membre de son clan pour appuyer nos "bonnes" intentions.

    — Bien sûr, nous sommes ouvert à l'échange, toute information se doit d'être récompensée. Autant vous dire que le panel est large, nous possédons de l'argent, comme des images osées de Ketsueki Yami la reprenant en plein acte...

Terminais-je à voix basse pour titiller nos deux interlocuteurs. Je faisais allusions à la fameuse scène où Yami avait été filmé en compagnie de Kioshi dans les ruelles de Suna. En tant que Kazekage, j'avais droit aux archives et donc à ce type de dossier, non ? Ou peut-être qu'il s'agissait d'un simple bluff ?
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mar 16 Mai 2017 - 15:14

Kibō ne souhaitait pas parler de ses mésaventures tout de suite et d'un côté, cela était compréhensible. J'hochais la tête pour approuver ses dires et nous continuons notre chemin, des villages détruit, une odeur âcre du sang encore frais par endroit. Le paysage d'un pays qui venait de sortir de la guerre, mais putain qu'est-ce qu'il fait froid.

« Vous trouvez pas qu'il fait, genre, quand même pas mal froid ? » Disais-je en me frottant les bras.

En tout cas, moi j'avais froid. Un petit verre de liqueur du pays ne me ferait pas de mal pour me remettre sur le droit chemin. Je n'avais pourtant pas le temps de me poser plus de questions, car, nous arrivions aux portes de la capitale et nous étions accueillis par une multitude d'yeux et plus principalement quatre, qui s'approchèrent de nous un peu plus dangereusement que les autres.

Ils n'étaient pourtant pas méchant et notre ami le Nanadaime, Kibō savait s'y prendre avec des hommes et c'est sans problème qu'il engageait une discussion avec eux, parlant d'images osées de Yami ? Préférant laisser Kibō gérer son échange tout seul, ayant le cerveau trop gelé pour comprendre ce qu'il nous arrivait, je demandais à l'autre garde si nous pouvions pénétrer dans la capitale et il m'offrait bien sûr ce droit, à Ruri et moi.

Et comme le hasard fait bien les choses, j'invitais Ruri à me suivre dans le premier établissement que nous rencontrions, laissant Kibō se débrouiller avec ses nouveaux amis.

« Tavernier ! Quelque chose de fort et en grande quantité ! Et deux grandes bières ! »

Je savais que Ruri n'était pas spécialement portée sur l'alcool, mais bon, on était en voyage on pouvait bien s'accorder un peu de bon temps, non ? Yami ne va de toute façon pas disparaître d'un seul coup. Quoique.

Le tavernier s'occupait de notre cas, nous servant à Ruri et à moi cinq shots d'alcool fort chacun ainsi qu'une bière. Je levais le premier verre en direction de Ruri et le levais afin de le faire tomber dans mon gosier. Même chose avec le deuxième. Le troisième. Ainsi de suite, j'avais de nouveau un peu plus chaud qu'auparavant, c'était appréciable. Je m'approchais de Ruri pour l'embrasser avant de me retourner vers le tavernier.

« J'espère que c'est du cru ! Remets-nous en, la même chose ! »

La tête commençait gentiment à cogner, les visages autour de moi me paraissaient tous un peu plus amicaux et moi, j'avais envie de pisser. Je laissais quelques ryos sur le bar, avertissais Ruri de mon départ aux toilettes et me dirigeait au fond de l'établissement. Je n'étais pas habitué à boire autant et si rapidement. Cinq verres de 2cl d'alcool fort et une bonne moitié de chope de bière que j'avais emporté aux toilettes pour en finir le contenu pendant que je vidangeais ma vessie.

Je me tenais debout et j'urinais, lorsqu'un homme au comportement bizarre s'approcha de moi, me chuchotant quelques mots. Je faisais tomber la dernière goutte et m'approchait de lui. Je regardais ce qu'il me tendait, une petite pastille rouge aux effets relaxant. Pas tout de suite, on verra plus tard ! Ce que je voulais, c'était retourner voir Ruri et mes nouveaux amis et surtout, boire une nouvelle bière !
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mar 16 Mai 2017 - 16:56

La mort et la désolation qui marquaient ce paysage, mes compagnons les avaient déjà décrites. Inutile de répéter, même si c'était vraiment pas beau à voir. Ça sentait pas bon, et en plus on marchait dans la boue. Heureusement que j'avais échangé mes geta contre des bottes, parce que sinon ça aurait été vraiment dégueu de patauger pieds nus dans les essences de cadavres. "Si Yami a bu le sang de tous les gens qui sont morts ici, elle doit être en train de faire la sieste quelque part au chaud pour digérer tout ça" pensais-je, mais je m'abstins de leur faire part de mes pensées. Après ça, elle ne devrait plus avoir tellement faim ; moins de risques de se faire sucer (le sang) comme des Mr Freeze, donc.

J'avais pris mes précautions en emportant les vêtements chauds que j'avais achetés à Kumo, mais il faisait quand même sacrément froid. Je réagissais à la remarque de Kazushi d'un vigoureux hochement de tête. On pouvait presque s'attendre à voir débarquer la reine des neiges, et elle aussi, c'était une dangereuse. La légende racontait qu'elle avait même failli geler sa soeur à mort. Mais la légende disait aussi qu'elle avait plutôt tendance à trainer vers Yuki no Kuni. Une folle en moins à surveiller !

Enfin, nous arrivions aux Portes de Touketsu. Les gardes étaient un peu suspicieux quant à notre venue, mais Kibo sut aisément les amadouer en parlant de photos compromettantes de Yami. Mais avant que le Nanadaime ne sorte les dites photos, Kazushi m'entraîna à l'intérieur de la capitale. Dommage, je demanderais à Kibo de me les montrer un peu plus tard.

À mon plus grand étonnement (ou pas), Kazushi nous emmena dans un bar malfamé, et à ma plus grande surprise (ou pas), il nous commanda une tournée d'alcool fort. Je ne protestais pas car tout d'abord, il faisait plus chaud ici et en plus, chercher Yami dans le Yuukan c'était comme chercher une ville sans maison close dans Kaze no Kuni : assez compliqué. Maintenant ou dans quelques heures, on était plus à ça près.

Le tavernier nous servit cinq verres chacun de quelque chose qui ressemblait à du saké de mauvaise qualité. Alors mon petit Kazushi, tu voulais jouer à des jeux d'alcool ? Aucun soucis, j'avais mes dés sur moi. Et je ne perdais presque jamais ! Premier lancer de dés, perdu. Deuxième, perdu. Troisième, saké cul sec. Les parties s'enchaînaient assez vite sans qu'aucun de nous deux ne réussisse sa manche et les verres étaient déjà vides. Mais si le réel but de ce jeu était de gagner, personne n'y jouerait.

La deuxième tournée fut un peu plus simple que la deuxième : personne ne regardait le résultat des dés mais buvait quand même. Autant dire que si je pouvais parler, je serais certainement debout sur la table à chanter une petite chanson. Kazushi s'en alla quelques instants aux toilettes et me laissa seule dans cet endroit peu fréquentable. En regardant par la fenêtre pour éviter les regards étranges des autres pensionnaires de l'établissement, je vis passer une femme avec de longs cheveux noirs.

Merde, c'était sûrement Yami ! Remettant un peu mes idées en place, je me ruais hors de la taverne, renversant ma chaise au passage pour courir après la Ketsueki. Et quand nos pas ne sont pas très assurés, le mieux c'est de courir ! Je me rapprochais dangereusement de la Vampire : trois mètres, deux mètres, un mètre... Je sautais sur son dos, m'agrippant de toutes mes forces comme une mouche sur un papier collant. C'était comme les serpents, il fallait les attraper par la tête pour ne pas se faire mordre, ou du moins c'était mon plan initial.
Quand j'aperçus le visage de la femme qui se débattait comme une furie, je me rendis compte de mon erreur : non, ce n'était pas du tout Yami. Je m'excusais platement devant cette jeune femme encore sous le choc.


Dernière édition par Chikamatsu Ruri le Ven 19 Mai 2017 - 22:43, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mer 17 Mai 2017 - 16:45

L’ambiance était assez détendu, malgré la surprise de voir trois Sunajins ainsi que le Nandaime en personne sur ces terres. La garde principal observé Kibo avec un profond respect. L’autre garde lui, plus réticent, observait avec méfiance les deux autres shinobis du sable. Néanmoins, il fut agréablement surpris de voir l’un d'eux demandait l’autorisation de rentrer pour s’en jeter un petit, pas piqué des hannetons. Acceptant, le deuxième garde laissa passer le jeune homme et la jeune femme avant de faire un signe discret à quelques gardes de quand même surveiller la joyeuse troupe du vent. Le Shimojin se retourna par la suite, écoutant brièvement la conversation.

- Ah oui ! Ketsueki Yami ! On voit très bien de qui vous voulez parler. On l’a croisé une fois après le plus gros des combats dans la capitale. Je dois vous avouer qu’elle fait très très peur quand même… Malheureusement, je ne sais rien, Kazekage-sama. Nous savions qu’elle a livrait bataille ici et après, cela s’arrête là. Après, vous savez, nous ne sommes que de pauvres gardes, peut-être que des gens dans la capitale pourront certainement vous aider d’avantage que nous.
- Attends ? Ketsueki Yami… La jeune femme avec ce genre de..
- Oui oui c’est elle Taku, calme toi.
- Il a dit images osées le monsieur Kazekage.
- Oui il a dit images osées Taku. Pourquoi ? Cela t’intéresse ?
- Ah bah ça oui ! J’étais plus occupé à la regarder qu’à défendre Shimo.
- Quoi ?
- Non mais je rigole, calme toi Shin ! Bref, mon bon monsieur, même si nous ne savons pas grand choses, nous pouvons vous aiguiller vers des endroits clés. La taverne où vos amis sont est connu pour être la plus fameuse de Shimo. Si la Ketsueki a fait une halte avant de partir, c’était forcément ici ! Sinon, vous pouvez vous rendre au Palais pour en apprendre plus ou encore, vous rendre dans la garnison des soldats de la capitales qui ont sûrement combattu avec la jeune et sublime demoiselle. Bref, voilà pour les infos. Passons au paiement voulez-vous ?


______________________

- C’est noté monsieur ! Je vous apportes ça tout de suite !


Ralala, elle était belle ma taverne quand même ! Plein de vie, d’alcool et de femmes. N’est-ce pas là tout ce que l’on désire lorsque nous sommes un hommes, un vrai ? Bah bien sûr que oui ! La question ne se pose pas. Trois ans que je tenais cette taverne et c’était la première fois que je voyais autant de monde se succéder. Putain, la guerre cela à du bon ! Les hommes se noient dans la l'alcool et les paires de sein pour oublier ce qu’ils ont vu et ça je dis oui ma bonne dame ! Allez donc vous soûler la gueule à ne plus trouver votre bite pour pisser ! C’est ça que l’on veut ! C’est ça la vie ! PAF ! Je dépose tout un tas de shot sur la table des deux visiteurs et hop je ramène direct deux grosse bières bien fraîches et voilà ! On est bien, on rigole et on se détend ! Je mis mon torchon sur mon épaule et je déguste tranquillement une de mes bières. Il n’y a pas à dire, cette taverne casse vraiment de culs. Oula ! On dirait que l’ami aux longs cheveux noirs à une bonne descente. Bordel c’est un bon ce gars là, je sens que je vais en faire un bon client. Il embrasse la femme qu’est à côté de lui ! Putain que c’est beau ! Ah ! On dirait qu’il en reveut le petit sagouin !

- Il n’y a que de la qualité ici voyons ! Allez hop, je vous remets les petites sœurs !

Alala ! J’aime mon métier. Je suis là à servir des shots, tranquillement c'est beau et... Pourquoi la jeune femme se barre en courant. Hmm c'est bizarre. Peut-être que l'homme qui picole comme jaja était en fait son tortionnaire ou quelque chose comme ça ! Je fais signes aux camarades de se rassembler et d'attendre le gars. Quand celui-ci revint dans ma taverne, on l'attendait tous, prêt à lui lancer des bouteilles dans la gueule.

- Alors comme ça on kidnappe des jeunes femmes hein ! On n'aime pas trop ça par ici ! Alors t'as intérêt à t'expliquer rapidement, où ça va mal se terminer pour ta petite gueule !

______________________

Enfin ! Enfin j'avais pu acheter ces petits gâteaux succulent que j'allais pouvoir déguster seul avec un petit thé bien sympathique. Avec cette pseudo guerre et tout ça, les magasin était vide et je ne pouvais même plus manger à ma convenance. Arrêtez donc de vous battre, parce que j'ai besoin de mes petits gâteaux moi et d'ailleurs je... QUOI ! Mais c'est qui cette gamine qui me saute dessus là. AH, mais dégage sale pauvre ! Quoi ? Pris pour quelqu'un d'autre !

- Non mais ça va pas dans ta tête de demeuré là ! C'est quoi cette ville de merde où je ne peux pas faire dix mètres sans me faire agresser par une gamine en robe là non mais n'importe quoi, j'en ai marre de tout ça !

Et voilà, mes gâteux sont écrasé....

- Ma petite, tu vas me rembourser ces jolis gâteaux que tu viens d'écraser ! Allé ! Plus vite que ça !

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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Jeu 18 Mai 2017 - 11:27


Impossible de ne pas être touché par la grace, la beauté et la violence de la Ketsueki. Tout homme tomberait sous son charme et je venais d'en trouver deux ou plutôt un qui n'échappait pas à la règle. Un des garde semblait vraiment conquis par les courbes de la Comtesse sanguinaire. Je devais miser sur lui, mais je n'avais même pas besoin de sortir les photos ou ne serait-ce que l'enveloppe pour que ce dernier me donne différentes pistes à suivre. J'avais suffisamment d'informations pour continuer mes recherches ou devrais-je dire les commencer.

Nous avions une taverne, un palais et une garnison. Je pouvais éliminer une des options, celle de la taverne, vu que mes compagnons s'étaient diriger dans celle-ci. Je faisais confiance à Kazushi et Ruri, ils faisaient partie du Kakumeigun, leur capacité et leur professionnalisme n'étaient pas à remettre en cause. Par conséquent, je devais choisir entre le palais et la garnison.

Je me posais tout d'abord la question "Pourquoi Yami serait allé au Palais ?", je voyais là aucune raison pour elle de se rendre chez le Seigneur de ce Pays, si elles avaient combattu à leur côté, c'était pour un objectif personnel et non pour leur venir en aide. Je me doutais bien que j'allais trouver peu d'indices auprès des personnes se trouvant dans ce bâtiment. Cependant, je gardais à l'esprit d'y aller si jamais je me retrouvais sans information supplémentaire après avoir questionné les Shinobis de la garnison.

Car en effet, je comptais bien me rendre auprès des ninjas s'étant rendus sur le champ de bataille. J'espérais tomber sur un ayant combattu aux côtés ou proche de la Ketsueki et qu'il aurait entendu quelque chose quant à sa future destination ou l'aurait vu se rendre quelque part. Je misais là-dessus, mais avant de rentrer dans la capitale, je devais répondre à celui qui me demandait les photos. Pour cela, j'arborais un visage blasé, comme pour dire "tu me prends pour un con ?".

    — Vous aurez droit aux photos une fois que j'aurais de vrais informations. Me diriger simplement à différents endroits ne m'avance à rien, mais ne vous inquiétez pas, je reviendrai vers vous. Vous aurez droit dans tous les cas à une récompense une fois mes recherches terminées.

Je passais entre les deux gardes et posais mes mains sur leur épaule en signe de bonne foi et pour les intimider. Qui sait si je leur avais apposé un sceau dessus en les touchant, je serais eux, je ne risquerais pas de m'empêcher de passer. Quoi qu'il en soit, je pénétrais dans la capitale pour retrouver mes coéquipiers afin de voir ce qu'ils avaient trouvé et ensuite pour nous diriger contre la garnison ou se séparer, à voir ce qu'ils m'apprendront.

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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Ven 19 Mai 2017 - 2:08

Aaah quelle était bonne la bière. Et l'autre gland là derrière était au moins aussi bizarre que l'alcool était bon. Je commençais aussi à un peu me questionner, on devrait faire d'une pierre deux coups et discuter avec les autres alcooliques de cette taverne. J'en étais pas sûr, mais presque, quelqu'un devait savoir ou avoir entendu parler de Yami. Après tout, elle n'est pas réputée pour sa gentilesse, mais plutôt sa cruauté et sa beauté. À voir.

Je sortais des toilettes, la tête dans ma bière et le sourire aux lèvres. Ignorant tous ces types qui me regardait salement et cherchant Ruri des yeux. J'avais beau regarder, je ne la voyais pas. Je ne savais pas si c'était à cause de mon pouvoir, mais mon sang n'a fait qu'un tour et a purgé tout l'alcool qui osait se mélanger à mon liquide corporel de couleur carmin.

Je changeais radicalement de façon de voir les choses et daignais enfin à accorder de l'importance au tavernier qui se trouvait face à moi, me provoquant. Je m'approchais de lui, lâchant la choppe de bière que j'avais dans les mains et approchant ma main de la garde de mon sabre. Je m'approchais de l'homme et lui disait dans l'oreille.

« Comment ? Tu peux répéter ? Moi ? Tortionnaire ? Je croyais que les taverniers étaient de bons observateurs, tu dois donc être cette exception qui confirme la règle. »

Je me reculais ensuite de quelques pas afin de pouvoir m'adresser à toute l'assemblée.

« Apparemment votre ami le tavernier ne sait pas faire son travail correctement. Moi par contre, je sais le faire. Je ne sais pas si un seul d'entre vous ici à pu remarquer ceci. » Disais-je en désignant mon bandeau Sunajin. « Mais nous sommes ici pour une mission de première importance et ce n'est pas vous qui allez nous mettre des bâtons dans les roues. »

J'attendais quelques secondes, relâchais mon sabre et me calmais. L'effet de choc, si on peut appeler ça comme ça passé, l'alcool revenait, mais en bien moindre quantité.

« Donc cette jeune fille, en plus d'être ma femme est ma collègue et nous recherchons une personne. Personne qui est peut-être passée dans la rue ce qui expliquerait pourquoi mon amie s'en est allée en courrant. Est-ce que quelqu'un a vu dans quelle direction elle est partie ? » Je marquais une légère pause avant de reprendre. « Ou alors vous pourriez peut-être nous aider. Nous cherchons Ketsueki Yami. Suna a une mission importante pour elle. Est-elle passé ici ? En avez-vous entendu parler ? Toutes les informations sont les bienvenues. De plus, sachez que Suna ne vous oubliera pas, si vous nous fournissez les informations que nous recherchons. »

J'attendais quelques instants et payais le tavernier. S'ils n'étaient pas capable de me fournir ce que je recherchais, je partirais dans moins d'une minute à la recherche de Ruri. J'espérais que Kibō avait pu passer les portes et que je le retrouverai dans la rue, juste devant l'établissement.

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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Ven 19 Mai 2017 - 23:19

Demeurée ? Gamine en robe ? Elle y allait un peu fort ! Mais avec la tête qu'elle se tapait, je pouvais comprendre qu'elle soit aigrie. Moi aussi, si j'étais aussi moche qu'elle et que mon seul réconfort était de m'empiffrer de pâtisseries, je serai assez énervée qu'on écrase mes gâteaux. De plus, j'étais en tord ; je n'allais pas lui tenir rigueur de ses insultes, même si elle mériterait bien un passage chez Cristina (une styliste reconnue dans tout le Yuukan) pour lui apprendre à faire la différence entre une robe et un kimono.

En tout cas une chose était sûre, ce n'était vraiment pas Yami. Si je l'avais vue de face, même remplie d'alcool, la confondre avec la Comtesse Sanguinaire aurait été impossible. De près, cette jeune femme ressemblait plus à notre Daimyo actuel qu'à notre future Kage. Après m'être excusée, je sortis une belle liasse de ryo, que je tendis à la pauvre femme. Avec ça, elle pouvait au moins acheter son poids en gâteaux. La paye de ma dernière mission allait y passer, mais il fallait bien être charitable avec les plus démunis, surtout ceux qui n'ont pas reçu le don de beauté de Dame Nature.

En fait, la charité n'était pas vraiment ma motivation première, j'avais une autre idée derrière la tête... Bien que ne l'aimant apparemment pas, cette femme repoussante vivait dans la cité. Elle aurait très bien pu apercevoir Yami, complexer à mort par-rapport à son propre physique et passer le reste de sa nuit en position latérale de sécurité en mangeant des gâteaux. Ou alors, elle aurait pris son courage à deux mains et elle aurait demandé à la Vampire comment elle faisait pour avoir les cheveux aussi brillants... ou la peau aussi blanche... ou de grandes dents.

Bref, dans tous les cas, si elle avait croisé Yami, elle s'en souvenait certainement. La paye conséquente qu'elle venait de gagner n'était sûrement pas quelque chose qui lui arrivait tous les jours. Autrement dit, j'allais tenter de la soudoyer. Ouais, c'est pas bien. Je pris mon carnet et écrivis :

Vous savez, je viens d'arriver dans cette ville et je ne connais personne. Je me disais que peut-être... nous pouvions devenir amies...? Les amies s'entraident, c'est bien connu.

Je joignis un autre billet à ce message, le tout avec un grand sourire.

Je suis à la recherche de quelqu'un qui habite ici. Ketsueki Yami, ce nom vous dit quelque chose ? Vous l'avez peut-être aperçue...

Ce message-ci était accompagné d'une photo de la Ketsueki. J'attendais de voir si l'argent allait faire son travail et si ma première tentative de corruption serait une réussite. Après quoi, il était temps de rejoindre Kazushi qui était certainement en train de pleurer toutes les larmes de son corps après ma disparition. Devant l'auberge se trouvait Kibo. J'essayais de paraître un peu plus sobre puis je l'invitais à me suivre à l'intérieur pour retrouver notre coéquipier.
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Lun 22 Mai 2017 - 13:14

Les paroles du Kazekage créèrent un soupirement venu du garde fanatique de cette fameuse Yami. La main posé sur son épaule ne faisait qu’aggraver son énervement et ça, son chef le voyait très bien. D’un signe discret, il lui demanda de se calmer, mais le bougre ne pouvait s'empêcher de parler. Il attendit alors que le Matsuno s’éloigne avant de glisser quelques mots doucements.

- Elles sont belles les ombres de notre monde. Même pas un geste commerciale quoi. Même pas une photo d’avance pour les informations fournies. Putain ça m’énerve !
- Calme toi merde ! Il va nous entendre.
- Tsss, bon… Suivant !


________

- Pardon ? Tu insinue que je suis un mauvais tavernier ? Oh putain, je vais me le faire celui-là !

Quoi ? Pourquoi mes clients me retiennent ? Mais bordel c’est ma taverne ou c’est pas ma taverne bande de chiens galeux ! Vous venez pleurer dans mes jambes pour obtenir cette douce bière que je vous fournis et voilà que vous m’arrêtez ! Putain, heureusement que mon chiffre d’affaire dépend de vous sinon, je vous aurai viré.

Plait-il ? Un shinobi de Suna en mission ? Mais qu’est-ce qu’il branle là ce jeune margoulin ! En plus la jeune gamine là c’est sa femme… C’est quoi ce village de pédophile là ! Vraiment un pays de débiles profonds. Jamais j’y foutrais un doigt de pieds ! En plus le sable ça gratte… Bref. Ketsueki Yami. Alors là j’en ai pas la moindre idée et je m’en fous complètement. Lorsqu’il posa où sa compagne était parti, tout le monde montra une direction différente, indiquant que mon alcool était le meilleur. Mais là n’était pas la question.

- Bon, t’as mission tout le monde s’en fout, alors maintenant que t’as fait ton petit numéro, je te conseille de te barrer très vite avant que je te chasse moi-même.

- Tenku ! Ferme-là un peu ! Tu crois vraiment qu’un tavernier ayant pour seul activité la boisson peut rivaliser contre un shinobi de Suna ? T’es pathétique. Si tu connaissais un minimum les arts du combat, tu pourrais sentir que ce gars là c’est tout sauf Jo le rigolo. Il est puissant et même la jeune femme qui était là pourrait te botter ton arrière train d’incapable en quelques secondes.

- Quoi ?

- Bref. Gamin, viens donc à ma table, nous allons parler tous les deux. Tenku, deux verres de ce que t’as de plus fort et fais ça vite et en silence.

Lorsque le Ketsueki s’approcha, il vit un vieil homme avec un visage meurtris par les nombreuses cicatrices. La plus grande traversait verticalement son oeil gauche. Passant la main dans sa barbe grisonnante, il reprit la parole.

- Alors, qu’est-ce que Suna a à offrir pour les informations que je possède ? Mettons-nous d’accord sur un marché que nous scellerons avec de l’alcool et à partir de là, je vous dirais tout ce que je sais, jeune guerrier.

________

MEEEEEEEEEEEEEEEEEESSSSSSSSSSSSSSSS GAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAATEAUUUUUUUUUUUUUUX !

Petite merde que tu es ! Pourquoi le monde s’acharne sur ma pauvre personne ! Je peux vous dire qu’elle va me le payer… Oh ! Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Ami ? Argent ? Vendu !

- Ma jeune demoiselle, vous savez vous faire des amis.

Ahahah ! Mes gâteaux ne coûtaient pas aussi cher ! Ahaha !

- Ce nom me dit vaguement quelque chose. J’ai entendu Mugen, le chef de la garde en parlait lorsque les Shimojins sont revenu de la guerre. Il en saura plus que moi. Sur ce.

Vite ! Vite ! Je cours super vite. Faut que je m’achète encore plus de gâteaux ! OUIIIII ! PLUS DE GATEAUX

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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mar 23 Mai 2017 - 2:25

Kibō avait pu passer la grande porte de la capitale de Shimo et ainsi se rendre à l'intérieur de la cité. Il entendait l'un des gardes derrière lui s'énerver contre le Nanadaime, mais il ne lui en tenait pas rigueur. En tout cas pas pour l'instant. S'il souhaitait s'en occuper, il le ferait plus tard. Tout d'abord, il devait retrouver Yami et ses deux collègues.

Il prenait la direction de la taverne, il espérait retrouver Ruri et Kazushi dans celle-ci. Il s'approchait et arrivait enfin devant celle-ci. Il y retrouvait Ruri, qui avait l'air un peu pompette, mais sans plus. Certainement avaient-ils goûtés aux boissons du cru. Les deux protagonistes poussèrent donc la porte et arrivèrent lorsque la petite échauffourée venait de se terminer.

______________________________________

Le tavernier avait mordu à l'hameçon, même assez fort. Pourtant, je ne le souhaitais pas vraiment. Je voulais juste le provoquer un petit peu, tester ces limites et apparemment elles avaient été atteintes.

J'écoutais les alcooliques tous plus sous les uns que les autres essayer de raisonner leur tavernier préféré. Un en particulier attirait mon attention. Il était vieux, balafré et semblait bien calme par rapport aux autres. Il remettait le tavernier à sa place, lui rappelant la loi du plus fort et s'approchait ensuite de moi, m'invitant à le suivre à sa place. Je laissais le prénommé Tenku s'énerver tout seul, j'avais mieux à faire.

Je m'asseyais à sa table et écoutait sa première remarque, il savait très bien ce qu'il voulait. Sa demande n'était pas dénuée de sens et était tout à fait légitime. Je m'apprêtais à lui répondre lorsque quelqu'un entrait, c'était Ruri ainsi que Kibō.

« Vous permettez qu'ils s'invitent ? Ce sont mes compagnons. »

Sans vraiment attendre sa réponse, je leurs faisais signe afin qu'ils nous rejoignent. Après tout, ce vieillard n'avait pas vraiment le choix. Lorsque Ruri s'approcha de moi, elle salue le vieil homme et s'empressa de m'écrire un message que je lisais avant de hocher la tête et de passer le message à Kibō.

« Les premiers qui terminent se retrouvent. À tout à l'heure. » Je marquais une légère pause avant de redonner toutes l'attention nécessaire au balafré. « Finalement, nous serons que tous les deux. »

Je réfléchissais ensuite. Qu'est-ce que Suna peut-bien offrir à une personne comme celle-ci ? À peu près tout, mais en même temps rien, cela dépendait de beaucoup de choses.

« Ce que Suna peut vous offrir ? Cela dépend de la qualité de vos informations, de votre passé aussi. Nous avons besoin de vous connaître avant de vous donner n'importe quoi. Vous avez du métier, cela se voit. » Lui disais-je en lui montrant les quelques cicatrices qui traversaient son visage. « Suna peut vous offrir ce que vous voulez, dans la légalité et l'honnêteté, mais pour ça, j'ai besoin de savoir ce que vous souhaitez. De l'argent ? Faites vos propositions et je vous dirais si oui ou non, elles seront réalisables. »

Tenku s'approchait ensuite avec nos boissons, je ne pouvais m'empêcher de le remercier en affichant un sourire moqueur. Nous nous apprêtions à faire "chin-chin" lorsque je le coupais dans son élan.

« Vous savez, votre copain là, je lui fais pas trop confiance. Je vous remercie pour votre boisson, mais je n'y toucherais pas. En plus de ça, j'ai déjà trop bu. Je suis en mission, vous comprenez. » Je marquais une légère pause avant de reprendre. « Reprenons donc. Vous voulez quelque chose de la part de Suna, Suna peut vous l'offrir. Et vous vous doutez bien que paiement sera fait lorsque Ketsueki Yami sera retrouvée... Alors ? Que savez-vous ? »

Je ne savais pas si le vieil homme serait coopérant, mais je devais de lui offrir le maximum que le village pouvait fournir afin d'obtenir le plus d'informations sur Yami.


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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Jeu 25 Mai 2017 - 0:15

Bon, ce renseignement m'avait coûté beaucoup plus cher que ce qu'il ne valait. Et même, vraiment vraiment cher. Mais au moins, maintenant, nous avions un semblant de piste à suivre. Je pouvais aussi me rassurer en me disant que mon "acte de bonté" allait participer à l'économie de cette "ville de merde". Les pâtisseries de la ville n'auront pas d'invendus ce soir, messieurs dames ! Peut-être que le karma me le revaudra. Quoi que, c'est pas la corruption qui achètera mon ticket pour le paradis.

J'entrais dans le bar de tout à l'heure suivie du Kazekage. Kazushi se trouvait là, assis à table avec un homme plutôt louche. Le genre d'homme qu'on a pas envie de croiser tard le soir dans une ruelle sombre. Ou seule sur un quai de gare. Ou en train de nous regarder par la fenêtre de notre chambre qui se trouve au troisième étage. Bref, un mec pas recommandable, mais ça ne m'étonnait pas trop du Ketsueki. Les gens bizarres, il les attirait comme un aimant. Il suffisait de voir la cinglée qu'il se coltinait en petite amie. Mais bon, fallait pas juger les gens aux apparences hein ! Peut-être que le passe-temps de ce mec-là était de sauver les chatons en détresse et qu'il dormait avec trois doudous, on en savait rien.

Je me dirigeais donc vers la table susnommée, accompagnée du Nanadaime qui était soudain devenu aussi silencieux que moi. Je saluais le vieil homme à l'allure lugubre et au regard lubrique, ou l'inverse, tout écrivant un mot à destination de Kazushi.

« Désolée d'être partie un peu vite. Au moins t'as trouvé un copain. J'ai trouvé une piste, je vais en direction de la garnison pour voir le chef. Je propose que Kibo m'accompagne, il sera plus convaincant que moi. »

Comment ça, Ruri, tu comptes te servir du Kazekage comme... comme... porte-parole ?! Et sans lui demander son avis en plus ? Masaka ! En même temps, il semblait un peu dans les nuages, comme mis sur pilotage automatique. Il pouvait bien se laisser guider un peu, ça ne lui ferait pas de mal. Mais pour être honnête, c'était aussi sur ses "moyens de persuasion" que je comptais car j'avais déjà épuisé les miens. Et je n'espérais pas retrouver Yami au point de vendre mon corps, non, quand même pas. Elle devait sûrement être sympa et tout hein, mais quand même pas à ce point.

Le trajet jusqu'à la garnison était pour le moins... silencieux. Je n'étais pas vraiment du genre à faire la conversation, mais ce silence se faisait pour le moins pesant. Est-ce que j'avais fait quelque chose de mal pour mériter cette punition, mis à part le fait de boire comme un trou en mission ? Non, certainement pas. Peut-être que, tout simplement, Kibo ne se sentait pas bien. J'avais souvent entendu dire que la cuisine locale de Konoha constipait, c'était sûrement ça.

M'enfin, je ne perdais rien à lancer un peu la conversation, il fallait juste trouver un sujet. "Hey, ça fait quoi d'être célibataire à nouveau ?" Oh euh, non, on va éviter ça. Alooors... "Hey, t'es pas trop triste de pas voir ton gamin grandir ?" Non, non Ruri, vraiment pas, c'est pas le genre de trucs à dire. "Hey, tu te dis pas que peut-être, si on trouve pas Yami, tu retrouveras ta place de Kazekage ?" ou "Hey, t'es content d'être en vacances depuis que t'as été démis ?". Noooon, carrément pas. En plus dire "hey", ça ne me ressemble pas, je ne dis jamais ça.

Trouver un sujet intéressant avait été beaucoup plus difficile que prévu et finalement, nous étions arrivés sur place sans avoir échangé le moindre mot. Tant pis. Nous nous présentions devant le bâtiment de la garnison et après s'être présentés ainsi qu'avoir utilisé les formules d'usage, Kibo joua de son statut pour demander une entrevue avec Mugen, le chef, et lui soutirer des renseignements sur Ketsueki Yami contre ce qui lui semblera juste.
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Lun 29 Mai 2017 - 13:27

Le vieil homme regardait attentivement ce défilé de Sunajins. Il était même surpris d’apercevoir un ancien Kazekage dans le lot. De son vivant, il n’avait eu l’occasion que de rencontrer les différents Raïkages et c’était bien assez pour lui. Il n’a jamais été attiré par cette facette de ce monde. Pour lui, peu de choses importaient et c’était déjà bien suffisant. Sa vie, son pays, ses enfants, ses petits enfants. Une vie classique qui convient parfaitement à cet homme rongé par l’âge, ayant perdu sa volonté d’antan. S’exprimant simplement par geste dans un premier temps, il attendait que les envoyés du sable terminent leur discussion avant de se concentrer sur son interlocuteur principale.

- Je te comprend bien Sunajins. Laisses moi t’expliquer rapidement ma brève histoire. Je suis un simple homme né au sein de Shimo. J’ai toujours vécu dans la capitale et j’étais le fils d’un forgeron. Mon père, tout comme moi, est un Kinzoku et les différentes guerres de ce monde nous donnaient beaucoup de travails à la forge. Par la suite, je voulais m’investir plus pour ma partie et c’est ainsi que j’ai quitté la forge familiale pour prendre les armes que j’avais crées. Toute ma vie s’est vue rythmée de combats et de guerre, que ce soit au sein de Shimo ou autre part. J’ai donc pas mal de bouteille comme tu dis gamin. Néanmoins, malgré le mal que j’ai fait en tant que shinobi, j’ai su trouvé une femme qui me comprenait et ainsi avoir des enfants et des petits enfants. Malheureusement, la guerre civile qui a ravagé ce pays a aussi emporté ma douce femme. Suite à la perte de leur mère, mes enfants ont décidés de s’éloigner le plus possible des shinobis pour vivre reclue en tant que civil. Un choix que je ne comprenais pas, mais que j’acceptais… Ce que je veux Sunajin, c’est simplement un peu d’argent pour aider ma famille qui s’en sort difficilement dans un monde où les shinobis sont aussi puissants et importants.

Buvant son verre d’une seule traite, il enchaîna.

- Alors, commençons par la début ! J’étais le chef d’une escouade de Shimojins qui appuyait la Ketsueki. Nous sommes rapidement arrivé face à des troupes impériales et surtout, un homme dont je ne connaissais que le titre. Seigneur de Taki. Un lieutenant impérial fort et précieux pour l’Empire. La jeune demoiselle que tu recherches était accompagné d’un jeune homme au cheveux roux il me semble. Un gars manipulant des esprits ou je ne sais quoi. Dans tous les cas, nous avons combattu avant un long moment et je pensais réellement mourir sur champ de bataille, mais notre allié a réussi à neutraliser l’impérial et ainsi bouleverser le cours de cette bataille.

Prenant le verre destiné au Sunajin, le vieux briscard reprit.

- Par la suite, nous avons prêté main forte aux autres groupes afin de repousser complètement l’invasion de l’Empire. Nous sommes restés quelques jours en statu-quo, attendant patiemment les nouvelles du front de Kaminari. La nouvelle de l’Empereur tombé au combat arriva très rapidement à nos oreilles et la Ketsueki partit très rapidement vers une ville portuaire afin de se diriger, il me semble, vers Kaminari no Kuni.

Finissant son verre, le vieux regarda le jeune gars.

- Voilà pour moi gamin. Je ne sais rien d’autre. En espérant que ces quelques informations vous seront utiles.

_______________

- Capitaine Mugen !
- zZz zZz
- CAPITAINE MUGEN !
- Quoi ? hein ? DEUS VULT !


Se réveillant d’un coup, il fit voler une petite statuette de son bureau qui s’éclata contre le mur.

- Deux Sunajins dont un… Kazekage désire s’entretenir avec vous.
- Ah d’accord. Bien. Ne le fais pas patienter et sors un alcool fort pour accueillir nos invités.


Le jeune homme accueillit comme il se doit les deux envoyés du sable avant de les escorter jusqu’au bureau du capitaine Mugen.

- Chers Sunajins ! Un plaisir de vous rencontrer. Je vous en prie, asseyez vous. Alors, que puis-je faire pour vous ?
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mar 30 Mai 2017 - 21:14


Sérieusement, pensaient-ils que j'allais réagir pour les quelques mots du garde ? J'avais passé l'âge où je m'énervais pour rien, pour une insulte, un mauvais comportement. Désormais, je réagissais quand la vie de quelqu'un était en jeu, les paroles me passaient par-dessus la tête. Quel genre d'Ombre serais-je si je m'énervais pour un rien ? Un Kage pitoyable sans doute, mais c'était ce que j'étais devenu, non ? J'aurais peut-être mieux fait de m'énerver plus souvent pour un rien alors...

Je rejoignais Ruri qui était.... ivre ? Je rêvais ? Elle faisait partie du Kakumeigun et elle osait se saouler pendant le service ? Son comportement me dépassait, comment avait-elle pu s'alcooliser en si peu de temps et pourquoi elle n'était pas avec Kazushi ? Lui, il l'aurait repris et lui aurait interdit de boire! Je ne lui adressais donc pas la parole au vue de son comportement indigne d'une Kunoichi de sa trempe...

Nous entrâmes dans la taverne et malgré les regards noirs contre nous, nous nous dirigeâmes à la table où se trouvait le chef du Kakumeigun, qui s'entretenait avec un homme bien marqué par les champs de bataille. Il y avait des verres d'alcool sur la table et le Ketsueki puait la gnôle lui aussi, c'était quoi ce bordel ? J'étais outré par l'attitude de mes coéquipiers, qui se permettaient des plaisirs durant une mission de la plus haute importance. Il ne fallait pas s'étonner que Suna soit aussi peu respecté et craint...

Enfin bref, je suivis Ruri qui semblait avoir une piste qui rejoignait la mienne, malgré son état, elle avait réussi à gagner des informations, incroyable. Le chemin fut court et silencieux, je n'avais pas pipé mot et la demoiselle non plus, mais venant d'elle, c'était normale ou peut-être que l'alcool allait guérir son mutisme, qui sait. Nous arrivâmes à la garnison et sans tarder, nous demandâmes Mugen, le chef des troupes. On entra bien vite dans les lieux et j'en étais ravi, cela évitait que je n'utilise la force.

    — Bonjour.

Disais-je simplement face à notre homme.

    — Nous n'allons pas vous déranger plus que ça, nous recherchons Ketsueki Yami pour le compte du Daimyo de Kaze, elle est la candidate principale pour le poste de Kazekage. Dites-nous tout ce que vous savez d'elle, nous savons qu'elle a combattu à vos côtés, vos rapports doivent forcément contenir des informations quant à la direction prise par la Comtesse, à moins qu'elle se trouve ici, cachée, parmi vous...

Laissais-je sous-entendre.

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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mar 30 Mai 2017 - 22:05

Dès que Ruri et Kibō s'en sont allés, le vieux aux cicatrices a commencé à me raconter son histoire. Une histoire assez classique, mais tout de même quelques petites choses à notifier, comme la mort de sa femme lors de la récente guerre civile et l'exode du monde shinobis de ses enfants. J'écoutais l'homme avec toutes l'attention qu'il m'étais possible de donner.

Je ne savais pas si son récit était là pour m'attendrir et me faire accepter sa demande, mais je lui avais promis de l'aider si jamais il me donnait les informations nécessaires et lui donner quelques ryôs ne me fera pas de mal, mes nouvelles responsabilités m'offraient aussi un nouveau salaire et je pouvais me le permettre. En plus, je pouvais très bien me les faire rembourses par le village s'il le fallait, si je pouvais prouver que j'ai dû acheter mes informations.

« Vous aurez votre argent si vos informations sont intéressantes, monsieur. Continuez seulement, je vous écoute. »

Je devais me concentrer pour réussir à placer des phrases aussi précises et propre, mais j'y arrivais quand même. J'avais pu voir durant quelques secondes Kibō lorsqu'il est venu accompagné par Ruri, il n'avait pas l'air content de notre petite entrée en matière sur les terres Shimojines. Il faut qu'il arrive à profiter de la vie un peu, qu'il sorte de ses règles strictes et précises lorsqu'il peut se le permettre. Oui, c'est une mission capitale pour Suna, mais elle n'a pas non plus irréalisable avec de l'alcool dans le sang. Cela aidait en plus nos pauvres corps de Sunajins à s'en sortir avec le froid mordant du pays du givre. Je lui toucherai un mot, plus tard.

J'écoutais le récit de la guerre contre le Shûkai du vieil homme, il dirigeait des troupes et s'occupait du groupe de Yami ! Je ne pouvais mieux tomber. Ses informations allaient être très intéressantes. Je sortais un papier afin de noter toutes les informations que je pouvais pour en savoir plus sur les agissements de la Ketsueki.

Le Seigneur de guerre de Taki, je le connaissais, ou plutôt Ruri, elle m'en avait déjà parlé. Hohenheim Van, un nom original dans nos contrées. Yami se battait aux côtés d'un roux qui maîtrisait les esprits, certainement un Mamoru, clan qui existant en très petite minorité à Suna, grâce aux efforts concentrés de Kibō, tiens, le revoilà, ainsi que de Van. La suite de son récit était moins intéressante, ils avaient combattu longtemps et attendu les nouvelles du front. Rien d'anormal. Jusqu'à ce qu'il me parle une nouvelle fois de Yami.

Dès qu'elle sut pour l'Empereur, Yami s'en est allée sur un bateau en direction, peut-être, de Kaminari. Je notais sur mon papier Kaminari que j'entourais plusieurs fois afin de retenir cette information principale.

« Merci beaucoup ! Vos informations seront très utiles à Suna ! »

Je plongeais ensuite ma main dans l'une de mes poches afin d'en sortir une bonne poignée de ryôs, c'était l'entièreté de ma récompense pour ma dernière mission plus quelques extras. Cela devait suffisant. Je tendais ensuite tout cet argent discrètement à mon interlocuteur afin de ne pas trop attirer l'attention des ivrognes du bar.

« Comme promis, voici votre dû. Je dois m'en aller, je vais retrouver mes compagnons. »

Je me levais de ma place et saluais le vieil homme, je m'apprêtais à sortir du bâtiment lorsque je m'arrêtais pour me retourner vers lui, j'avais une dernière question à lui poser.

« Une dernière question ! » Ma voix couvrait celle de l'assemblée et tout le monde s'était tut. « Quel est votre nom ? »

J'attendais sa réponse avant de m'en aller en direction de la garnison. Peut-être nous reverrons nous, vieil homme. Je me dirigeais vers la garnison et profitait du froid mordant pour reprendre encore un peu plus mes esprits. Une fois devant la porte je m'annonçais.

« Bonjour, vous avez certainement vu passer mes compagnons. Le Nanadaime Kazekage Matsuno Kibō accompagné d'une jeune femme, Chikamatsu Ruri, ils sont venus pour rencontrer le chef de votre garde. »

Je regardais les deux gardiens, chacun à leur tour dans les yeux avant de continuer.

« Pouvez-vous m'amener vers eux, ou dois-je les attendre ici dans le froid ? Je me nomme Ketsueki Kazushi. »

Je ne faisais pas valoir mon titre, mon nom et un petit regard suffisait généralement, à l'étranger, à délier les langues et m'offrir quelques privilèges, ou pas...
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mar 30 Mai 2017 - 23:42

Le chef de la garde fut bien aimable de nous recevoir immédiatement. Bien sûr, je refusais gentiment le verre qu'on nous proposait, ayant déjà eu mon compte pour la journée. Kibo se chargea naturellement de faire la conversation et moi de servir de plante décoratrice. Du coup, je n'avais pas grand-chose à raconter ce tour-ci, mais comme la coutume voulait qu'on parle pendant 1400 caractères, il me fallait bien dire quelque chose. Ça me rappelait une histoire que j'avais lue récemment (ne me demandez pas pourquoi), une histoire assez étrange d'ailleurs...

C'était l'histoire d'une petite fille qui voulait aller chez sa grand-mère pour lui apporter le goûter. Mais, sa grand-mère habitant dans une forêt dangereuse avec un loup (wtf grandma ?), la maman n'était pas vraiment d'accord de laisser la gamine y aller. Elle accepta finalement, à une condition : que la petite fille porte un long chaperon rouge. Bah ouais c'est logique, le rouge se fondait parfaitement dans les couleurs de la forêt et ainsi, le loup avait moins de chance de repérer l'enfant.

Mais, comme la nuit tombait sur la forêt, la jeune fille demanda de passer la nuit dans une petite maisonnette. Fort heureusement pour elle, la maison n'était pas habitée par trois ours mais par une famille de nains. Sept, pour être exact. Ils furent très accueillant, car ils n'avaient sûrement pas vu de fille depuis longtemps... La jeune fille passa donc la nuit en sécurité, dans un lit assez étroit mais douillet. Elle culpabilisait un peu d'avoir volé le lit d'un nain, mais elle se disait en même temps que dormir par-terre allait peut-être l'aider à grandir (ils ont tous des idées bizarres dans cette famille).

Le lendemain matin, une vieille femme vint frapper à la porte et offrit une pomme à la jeune demoiselle. Naïve comme elle était, elle croqua en plein dedans et tomba dans une sorte de coma, car oui, la pomme était empoisonnée ! Sa maman lui avait bien dit de se méfier des loups, mais pas des vieilles femmes déformées. La vieille, qui était en réalité une sorcière, l'enferma tout en haut d'une tour sans portes et sans escaliers.

La jeune fille se réveillant dans cet endroit malsain, décida de prendre le taureau par les cornes et décida d'agir comme son héroïne de contes préférée : Lara Croft. Elle entreprit donc d'escalader la façade de la tour pour s'échapper. Malheureusement, les pierres étaient très glissantes et la jeune fille tomba dans un buisson d'épines, empoisonnées bien entendu. Elle sombra dans un profond sommeil de cent ans. Je ne me souviens plus trop de la fin, je crois que quelqu'un vient lui mettre une chaussure et que suite à ça, elle se transforma en écume. Ou quelque chose dans le genre, cette histoire n'ayant ni queue ni tête.

Après cette brève pause histoire mentale, il était temps de revenir dans la conversation avec le chef de la garde Mugen. Peut-être qu'enfin, nous allions avoir une piste sérieuse sur l'endroit où se situait Ketsueki Yami ?
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mar 13 Juin 2017 - 22:44

Le Capitaine toisa le duo avec une certaine attention, les mains jointes entre elles, tout en ne parvenant pas à croire les paroles de l'ancien Kazekage.

« La Ketsueki ? Votre candidate idéale pour le poste d'Ombre ? … Elle n'est pas nukenin celle-là ?! »

S'égosillait-il en portant son verre de liqueur à ses lèvres avant d'adopter un ton plus sérieux après sa gorgée.

« Non pas qu'elle n'en est pas capable. Cette femme... Pour ce que j'en ai vu elle est capable de bien des prouesses ! Et son caractère... pouahhh ! Elle en a du venin au bout de ses crochets ! »

L'homme se montrait soudainement songeur.

« Le genre de femme avec du mordant qui fait tourner les têtes. Et pas seulement en séduction mais aussi littéralement en vous tordant le cou ! »

Plaisantai-il en mimant la dite action.
C'est à ce moment là que le jeune homme qui avait escorté les Sunajins revint avec un autre d'entre eux. Mugen acquiesça en l'invitant à prendre place tout en y allant de son petit commentaire.

« Eh bien ! Mon bureau est un vrai moulin aujourd'hui ! »

S'enfonçant dans son siège, il reposa son regard sur le Nanadaime.

« Mais vous frappez à la bonne porte. Votre Ketsueki... Elle traîne sur Shimo en ce moment. »

Reposant son verre, il fit appeler de nouveau le jeune homme.

« Transmets à Ketsueki Yami que le Nanadaime Kazekage ainsi que deux autres Sunajins veulent la voir pour une affaire importante. »

Le jeune acquiesça et s'en alla en refermant la porte, laissant Mugen adopter une posture plus sérieuse.

« Le temps que le message lui parvienne et qu'elle fasse le déplacement vous pouvez attendre demain matin ! Si seulement elle répond à votre appel ! Nous ne voulons pas de problèmes. Si elle refuse de vous rencontrer je vous conseille de ne pas en causer. »

Son regard s'était raffermi.

« Vous mettre en contact est une chose, en subir les frais une autre. »

Là dessus, il leur adressa un sourire sincère pour apaiser l’atmosphère.

« Allez à l'auberge en attendant si vous le souhaitez. »

Suite à quoi il les congédia, s'affairant de nouveau à son travail mis en pause par sa sieste impromptue.

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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Mer 14 Juin 2017 - 20:55


Cet homme était en complète admiration pour Yami. Je restais de marbre face à ses expressions et ses dires. Je connaissais la Ketsueki, elle était la Kunoichi par excellence, je l'admirais pour ces faits ninja, mais elle me répugnait pour son comportement. Pour moi, elle n'était ni plus ni moins qu'une déserteuse et si ça ne tenait qu'à moi, je l'emprisonnerai au lieu de la nommer Kazekage. Cependant, je n'avais aucun pouvoir décisionnel et je me contentais d'exécuter les missions que l'on m'assignait.

Non, je n'allais pas rester un pion. J'allais me rebeller, quitte à devoir partir de mon pays, comme tous ceux qui m'étaient proches. J'allais devenir comme eux, un déserteur, mais à quoi bon vivre emprisonné dans un système qui vous empêche de réaliser vos rêves ? Surtout si ces rêves permettent de rendre ce monde meilleur et d'aider tout le monde ? Mon seul frein était Satomu, une fois son cas réglé, chose compliquée, j'allais pouvoir donner tout mon être pour l'accomplissement de mon projet.

Je fus tiré de mes pensées lorsque le Chef de la garnison annonça que nous avions toqué à la bonne porte. La Comtesse se trouvait dans les parages, mais le temps qu'un messager lui passe le mot de notre visite, elle n'arrivera que le lendemain matin. Je mémorisais la tête de l'homme partit à l'encontre de Yami. Si jamais cette dernière refusait, je savais qui allait voir pour connaître la localisation de notre cible.

    — Merci pour votre aide. La rencontre se déroulera dans le plus grand des calmes, si rencontre il y aura.

Je tournais les talons et sortais du bâtiment, nous allions rencontrer la déserteuse et je n'allais certainement pas dormir jusqu'à son arrivée. Yami était capable de se pointer au milieu de la nuit et nous tuer. Je ne savais pas ce qu'elle avait en tête, je ne connaissais pas ses plans, ses envies et son attitude depuis sa désertion. Cependant, une chose était sûr, mes deux coéquipiers allaient devoir décuver avant demain matin.

    — Allez vous reposer à l'auberge, vous devez récupérer au plus vite. Il serait imprudent de recevoir Yami dans votre état et très irrespectueux, cela pourrait compromettre notre mission. Je monterais la garde devant l'auberge durant votre sommeil.

Je prenais la direction de l'auberge avant de m'arrêter, j'avais omis un détail.

    — Ah. Et préparez-vous à toutes éventualités.

Combat. Mort. Fuite. Sacrifice. Tout était possible avec la Ketsueki et j'appréhendais également mon comportement une fois face à elle. Je n'oublierai pas ce que j'ai vécu à cause de son départ, de celui d'Oniri et de Kioshi...
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Jeu 15 Juin 2017 - 21:32


Mes affaires sur Shimo touchèrent à leurs fins, encore un peu de temps et nos projets de concert avec Kumo seraient opérationnels. J'avais beau posséder quelques réticences en amont, je devais bien admettre que les Kinzoku s'étaient révélés efficaces et que la coopération avec nos Saibogu avaient porté leurs fruits.

Surveillant l’entièreté du hangar auquel j'étais affectée, je ne laissais rien au hasard.
Mes kuchiyoses senseurs inspectaient chaque recoin intérieur comme extérieur pour déceler une éventuelle menace, qu'elle soit humaine ou reposant sur divers pièges : les détracteurs de Kumo comme du Kyomu étaient nombreux sur Shimo, fraîchement rallié aux Pays de la Foudre.

Toutefois, les heures défilèrent, laissant le soleil se décliner à l'horizon. Une journée somme toute banale jusqu'à ce que le messager de la garnison fit son entrée, s'approchant de moi pour me confier ce qu'il était venu livrer.
Si mon attitude était complètement détachée à son arrivée, l'écoutant d'une oreille tout en poursuivant ma tâche, mon regard chercha bien vite le sien en entendant le contenu de son message.

« Qu'est-ce que vous dites ? »

Surprise, je me mis à l'observer avec suspicion, cherchant des yeux l'un de mes félins senseurs pour qu'il m'affirme que cet homme déclarait bel et bien la vérité : ce qu'il confirma.
Ainsi donc, Kibo, le Nanadaime Kazekage, s'était déplacé avec des sbires pour solliciter une entrevue ?! Suna s'était-il enfin réveillé pour courir après ses déserteurs, trois ans suivant leur départ ?! Si tel était le cas, pourquoi Kibo et sa troupe n'étaient-ils pas là, face à moi, en même temps que ce messager ? Quand bien même le village du Sable était devenu laxiste, ils auraient forcé la rencontre pour tenter de m'arrêter et ne se seraient pas donnés la peine de prendre rendez vous.

Si je me posai bien évidemment des questions sur la nature de leur visite, je me questionnai encore plus sur l'état d'Ogami. Son absence pouvait s'expliquer mais jamais il n'aurait entraîné mon arrestation. Je remerciai l'homme pour son message et le congédia, cherchant immédiatement à me lier au Toshiro à travers notre lien écarlate.
C'était un soulagement de le sentir aller bien, au moins ne ressentais-je pas cette sensation de vide particulier que j'avais perçu pour Tetsui après son trépas...

Fermant les yeux un instant durant la manœuvre, je les ré-ouvrais, luisant d'intensité, une expression impassible sur le visage. Ils m'attendaient d'ici demain matin ce qui me laissait largement le temps de m'entretenir avec Oniri, elle même présente à Shimo sous les éternels traits de Red pour mener à bien nos affaires.

« Une affaire importante » … Cela pouvait être beaucoup de choses. Je traînais moi même souvent dans des « affaires importantes ». C'était surtout leur absence, encore une fois, qui faisait s'interroger mon esprit. Il n'y avait aucune raison qu'ils ne viennent pas jusqu'à moi s'ils possédaient un mandat d'arrêt. Peut-être avaient-ils trop peur de se jeter dans la gueule du loup ? Ou que cela était une condition qui leur avait été imposée par la garnison ?

Quoi qu'il en soit, je n'avais bien entendu aucune envie de m'y rendre. Je n'étais pas la souris naïve se ruant vers un bout de fromage pour mieux se faire capturer ou tuée. Mais j'allais y aller, comme le chat observant les souris, tapie dans l'ombre jusqu'au moment opportun.
S'ils se pensaient chasseurs, ils déchanteraient bien vite en comprenant qu'ils n'étaient ici que les seules proies sur mon territoire...

Prévenant Red de cette visite impromptue, je passais le reste de la nuit à me préparer comme il se devait. Lorsque j'invoquai mes Kuchiyoses, ceux là me prévinrent d'un message similaire, portés par des Sunajins au manoir, le tout avec une précision et non des moindre. Apparemment, Suna serait en émoi pour faire de moi leur nouvelle Kazekage. Les yeux écarquillés par la nouvelle, je me mettais bien vite à éclater de rire. Ils n'avaient que leur déserteur apte à cette tâche ? Suna était tombé si bas ? Mes félins avaient vérifié les dires sur place : ils ne mentaient pas. Le Daimyo avait ordonné ma recherche après avoir éjecté Ogami. J'avais entendu des échos de cette histoire mais cette confirmation ne me plut guère...

Deux de mes Kuchiyoses s'étaient donc rendus sur place en avance pour sonder les alentours. Ils connaissaient bien la région désormais et ils ne leur seraient pas difficile de détecter plus de présences qu'a l'accoutumé, au cas où Kibo et ses quelques sbires s'était transformés en armée...
Je m'y rendis à mon tour un peu plus tard, escortée de Sekhara et Hotep, ainsi que d'une membre du Kyomu aux long cheveux noirs nommée Crow. Inflexible et droite, je déambulai non loin de la garnison avec mon escorte. Kibo devait bien se douter que venir seule n'était pas une option, aussi confiante de mes capacités étais-je.
J'étais à vrai dire interloquée à l'idée de le revoir après toutes ces années. Ogami avait sollicité mon aide en ma qualité de médecin le concernant pour sa folie mais Black s'en était chargé en premier...
Un homme, second du village puis Kazekage et finalement touché par la folie, brisant ses rêves et sa famille dans la foulée, comme en témoignait l'état de la « petite » Ema que j'avais retrouvé détruite par ses propres attaches.
Ah... le pouvoir des sentiments... Quelle infamie.

Méphisto me rejoignit enfin pour m'annoncer d'un signe de tête qu'il n'y avait rien à signaler : ainsi donc, ils étaient bels et biens venus en petit comité... Je m'en sentis presque faussement offensée.
Communiquant mes ordres à mon félin, ce dernier s'en alla en direction de la garnison pour prévenir de mon arrivée tandis que je patientais ici, au beau milieu de cette rue quasi déserte en cette heure bien matinale : c'était moi qui choisissait le lieu.
Ils retrouveraient mon kuchiyose dans un premier temps, ayant volontairement fait envoyer celui que Kibo avait été le plus susceptible de croiser et donc de reconnaître comme m'appartenant.

Quelques instants passèrent avant qu'ils n'apparaissent à leur tour.
Un Ketsueki, reconnaissable par ses caractéristiques similaires aux miennes et que j'avais déjà aperçu mais dont j'avais oublié le nom : ne lui accordant que peu de crédit tant sa vision clanique différait clairement de la mienne et de celle de nos ancêtres. Avec lui, la petite Chikamatsu que je connaissais simplement de vue également.
J'étirai un sourire.
Un Ketsueki et une Marionnettiste en tant qu'escorte ? Les membres de ces mêmes clans s'étant tant déchirés à sang par le passé ? Douce ironie...
Avec eux se tenait le Nanadaime déchu. Une vieille connaissance...

« Cela faisait longtemps Kibo... »

Lançai-je sans me départir de mon sourire où se mêlait amusement et mesquinerie tandis qu'ils se rapprochèrent. Mon air détaché contrastait nettement avec ma méfiance intérieure, me tenant prête à réagir au moindre de leur geste suspicieux alors que les sens de mes chats étaient affûtés à leur paroxysme.

« J'imagine que te demander comment tu te portes serait malvenu ? … »

Exposai-je de manière purement rhétorique. Bien entendu que cela l'était. Surtout en ayant connaissance de sa déchéance.

« Kazekage. Vraiment ? »

Mon air devint soudainement plus ferme et mon ton plus froid.

« Que se passe-t-il à Kaze à la fin ?! »

J’œuvrais pour ma patrie depuis que j'étais partie. Avec Oniri, nous amassions des ressources profitable à Suna et plus largement Kaze. Mais malgré nos efforts, de son côté Suna ne faisait que s'auto-détruire, encore et toujours dans une succession de mauvaises décisions, dictée par des dirigeants incompétents, chacun à leur manière, depuis l'ère de Zanshi.



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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Ven 16 Juin 2017 - 9:58


Je montais la garde devant l'auberge où mes coéquipiers se reposaient ou plutôt décuvaient. Je restais à l'affut de tout bruit, mouvement et bruit. Je n'étais pas un spécialiste pour repérer qui que ce soit, je devais me concentrer sur mes sens et ça me fatiguait beaucoup. Cependant, je n'avais pas le choix, je me méfiais de Yami, surtout après sa désertion. Nous avions un "bon" rapport auparavant, rien de bien intime, mais je la respectais. D'ailleurs, je portais toujours les vêtements de Ketsueki qu'elle m'avait offert ou échanger contre je ne sais plus quoi.

La nuit se consuma sans problème. Le Cheg du Kakumeigun et la marionnettiste me rejoignirent dès l'aube et comme par hasard, l'une des invocations de Yami apparut à cet instant. Nous épiait-il depuis le début ? Attendait-il que nous soyons réuni pour se montrer ? Cela ne m'étonnerait pas. La Comtesse allait donc répondre à notre invitation, chose surprenante. Pourquoi accepter ? Elle était une déserteuse, elle devait se douter que nous voulions la capturer à moins qu'elle ait eu vent de la nouvelle. Quoi qu'il en soit, nous suivîmes le félin toujours en restant sur nos gardes. Allions-nous tomber dans un piège ? Le risque était présent, mais nous devions l'accepter pour remplir notre mission.

Finalement, nous arrivâmes devant elle. La Ketsueki était accompagnée, nous craignait-elle ou pensait-elle nous voir débarquer avec plus d'hommes ? Peu importe, mon poing se serra lorsque je la vis. Rien que de la voir je revivais cette époque post-examen, où ils m'avaient tous lâchement abandonné, où ils avaient quitté un village détruit, où ils avaient laissé derrière eux un peuple au bord du gouffre. Heureusement, j'avais pu compter sur les jeunes Sunajins de l'époque, maintenant devenu des ninjas importants de notre village. Cependant, malgré la reconstruction de Suna, je ne leur pardonnerai pas ce geste. Qu'ils veuillent quitter le village, aucun soucis, mais pas dans une telle situation.

Je ne pipais mot, je me contentais de la regarder droit dans les yeux jusqu'à qu'elle adopta une expression sérieuse.

    — Tu le saurais si tu n'avais pas déserté.

Répliquais-je froidement. Elle comprendra que je lui en voulais, d'ailleurs, j'étais peut-être encore le seul à être répugné par son acte. Je restais une des rares personnes de cette époque là, même notre Daimyo semblait passer par-dessus son acte de trahison.

    — Je ne suis pas ici pour répondre à tes questions, mais simplement pour t'emmener auprès de notre Daimyo qui se fera le plaisir de tout t'expliquer. Si ça ne tenait qu'à moi, je ne serais pas ici pour te proposer de reprendre le village, mais plutôt pour te capturer et t'envoyer à l'Ergastule.

Si seulement je n'avais pas été atteint par la technique de Jiseyama, si seulement on m'avait nommé Daimyo à mon retour de Konoha, tout cette histoire n'aurait pas eu lieu et j'aurais su redorer le blason de notre nation. Malheureusement, la malchance semblait s'abattre sur moi et je comprenais clairement qu'on allait plus jamais me redonner la possibilité de guider mon peuple. J'étais voué à servir jusqu'à que ma patience atteigne sa limite.
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Ven 16 Juin 2017 - 23:10

J'étais arrivé un peu trop tard vers mes confrères et mes informations étaient du coup, tombée à l'eau. En effet, lorsque le garde qui s'occupait de surveiller l'entrée de la garnison m'emmena vers mes deux confrères, ceux-ci étaient déjà en pleine discussion. D'un revers de main il balayait absolument toutes mes informations. Yami se trouvait encore sur le territoire Shimojin. Intéressant, vieillard... Sans vraiment nous demander notre dû, l'homme envoyait un messager à la poursuite de Yami.

Nous étions congédiés par le chef de la garde et nous sortions tous les trois de la garnison et nous prenions la direction de l'auberge. Kibō nous proposait d'aller nous reposer, pendant que lui monterait la garde. Il avait raison, après tout. Nous devions être présentable pour accueillir la Ketsueki demain... Nous irons boire un verre tous les trois une fois la mission terminée.

« Oui tu as raison, pour ma part, je veux bien un peu de repos et je pense que Ruri aussi. »

Je me tournais vers Ruri afin de voir si comme moi elle acceptait d'aller décuver et dormir un peu afin d'être prêt demain. Kibō nous conseillait aussi d'être prêt à toute éventualité pour demain. Je souriais, car malgré tout, nous restions des shinobis d'élite. Nous étions certes, pas à cent pour-cent de nos capacités, mais nous étions tout de même prêts.

« Ne t'inquiète pas Kibō ! On reste quand même des shinobis, on sait encore faire notre métier ! Pas vrai Ruri ? » Je rigolais quelques secondes avant de me retourner une dernière fois vers le Matsuno. « Ah oui, merci pour la garde ! »

Je m'approchais ensuite de mon nouvel ami préféré l'aubergiste.

« J'espère que tu te souviens de moi ! J'ai besoin d'une chambre pour cette nuit s'il te plait ! »

L'homme me rendait un regard plein de haine, mais je m'en fichais. Il me faisait rire après tout. Je lui donnais le montant demandé avant de monter dans la chambre qui m'avait été assignée pour la nuit.



Le lendemain matin, nous nous en allions rejoindre Kibō qui avait veillé toute la nuit. En passant vers l'aubergiste, je lui demandais de servir un café avec une pâtisserie que j'allais apporter à Kibō, il méritait bien cela après tout.

« Tiens, bois et mange un peu. On peut reprendre le tour de garde si tu veux. »

Je remarquais son corps se raidir au même moment. En effet, un chat approchait. Yami était connue pour son lien avec les chats et le Matsuno semblait avoir reconnu celui-ci. Ce chat nous demandait de le suivre. Notre petit trio se mettait ensuite en marche. Je concentrais mon chakra afin de me préparer à toute éventualité et rapidement, nous arrivions dans une petite ruelle bien étrange, celle où il y a des meurtres et des viols dans les films. Ici pourtant, nous étions dans un monde de ninja, cela devrait donc bien se passer, non ?

Kibō et la Ketsueki se connaissait. Ils discutaient, l'une envoyant quelques piques au Matsuno et celui-ci répliquant. De mon point de vue, ils avaient tous les deux raisons. La première demandait qu'est-ce qu'il se passait à Suna. C'est vrai. Comment Suna en était arrivé-là ? Kioshi était revenu avec Arashi et il avait été jugé. Quelques mois plus tard, les mêmes personnes se retrouvaient à courir après une autre déserteuse pour la faire devenir Kazekage. Cherchez l'erreur.

L'Impulsif comme il se faisait appeler il y a quelques temps, renchérissait en lui disant que si elle n'avait pas déserté, elle le saurait et que si cela ne tenait qu'à lui, elle irait en prison. Pertinent aussi. Mais dans toute cette histoire, Ruri et moi, on sert à quoi ? Les deux vieilles connaissances ont l'air de bien s'entendre. Je pourrais essayer de dire quelque chose, à nos risques et périls, mais j'allais essayer. Pourquoi pas après tout.

« Mettez vos différents de côtés, nous en avons tous. » Disais-je d'un ton ferme. « Vous savez pourquoi nous sommes-là, évitons de tourner autour du pot durant des heures. Suna à une requête et une offre à vous faire. Si vous l'acceptez, vous devenez Kyudaime Kazekage... et surtout, la première Ketsueki au pouvoir. Jamais un Ketsueki n'a eu la possibilité de s'installer si haut dans la hiérarchie. À méditer. » Disais-je en haussant les épaules.

J'espérais en disant ceci piquer un peu plus son intérêt. Elle avait déjà accepté de nous rencontrer, cela devrait donc dire qu'elle songeait déjà à accepter le marché.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Sam 17 Juin 2017 - 1:59

Effectivement... Le chef Mugen savait où se trouvait Ketsueki Yami. J'avais raccroché à son monologue au bon moment et apprenait donc que la déserteuse se trouvait à Shimo en ce moment même... le pays même où nous nous trouvions. Coup du destin ou coup du sort ? Les faits restaient les mêmes. Kazushi nous ayant rejoints entre-temps, il était là pour entendre la "bonne nouvelle".

Ainsi donc, nous allions rencontrer le lendemain même la Comtesse Sanguinaire, si toutefois elle acceptait de répondre à notre invitation. Mon coeur accéléra le mouvement alors qu'un bref courant d'adrénaline parcourait mes veines. L'excitation d'une rencontre dangereuse mêlé à la crainte que tout ne parte en vrille. Je pensais d'abord à Kazushi, dont les idéaux divergeaient énormément de ceux de Yami. Il avait également pris sa place de chef de clan au sein des Ketsueki restés à Suna.

Mais je n'étais pas en reste non plus. Yami était une Ketsueki "de la vieille école", autrement dit, elle pouvait très bien avoir envie de m'écorcher vive pour venger ses frères tombés sous les assauts des Marionnettistes. Un détail que j'avais tendance à oublier tant cette guerre me semblait lointaine et les rivalités entre nos deux clans inutiles aujourd'hui.

Pourtant Kazushi restait la première préoccupation dans mon esprit encore embrumé par l'alcool. Il était beaucoup plus puissant que moi, et Yami l'était encore plus que lui. Que pourrais-je bien faire si la situation tournait au bain de sang ? Rien, mis à part se jeter sous les roues du train pour tenter de le ralentir. Une certaine mélancolie s'empara de moi...

Je faisais pâle figure dans ce trio. Le Nanadaime Kazekage, le Chef du Kakumeigun et... Ruri, simplement. Non pas que je languissais d'avoir des responsabilités plus contraignantes les unes que les autres ; je détestais simplement le sentiment d'être inutile. C'est avec ces pensées moroses que je rejoignis l'auberge de tout à l'heure, gravissant le chemin comme un automate.

Passer une nuit aux côtés de Kazushi me réconfortait toujours. Mais cette fois-ci, il ne détecta pas l'état dépressif dans lequel j'étais passée - contrairement à d'habitude - et s'endormit immédiatement, comme une masse. Et au vu de la journée qui nous attendait demain, je devais bien le laisser dormir. Je me contentais de lui tourner le dos et de me coller le plus possible contre son corps, absorbant sa chaleur. Je ne tardais pas à m'endormir moi aussi, la journée m'ayant épuisée.

J'ouvris soudainement les yeux. Vu la position de la lune dans le ciel, il restait encore deux ou trois heures avant l'aube. Pourtant, impossible de retrouver le sommeil. Kazushi dormait profondément : il ronflait même un peu. Je décidais donc d'aider un petit peu Kibō, comme je le pouvais. J'invoquais quelques clones et les envoyait dans les rues adjacentes de l'auberge, déployant mes capacités sensorielles pour détecter la présence d'un ennemi. Un des clones devait se poster près de Kibō : assez près pour l'assister en cas de besoin, mais assez loin pour ne pas que ce dernier le remarque.

J'attendis ainsi jusqu'au lever du soleil, profitant de ces temps de calme avant la tempête. Je réveillais doucement Kazushi, d'abord par des bisous, puis devant l'inefficacité de ceux-ci, je décidais de le secouer doucement. Nous devions être prêts. Et avec un peu de chance, le Nanadaime aurait le temps de se reposer quelques instants. Mais ce ne fut pas le cas : immédiatement après notre sortie, un chat bizarre s'approcha de nous. Un messager de Yami. Ainsi donc, elle avait décidé de répondre à notre appel. Il ne nous restait plus qu'à suivre l'étrange félin...

Ketsueki Yami se trouvait au bout de la rue, accompagné d'une fille aux cheveux noirs et d'un autre chat. Je m'inclinais légèrement parce que malgré tout, j'avais été bien élevée, et saluer les inconnus de manière formelle faisait partie de mes moeurs. Mais je ne fut pas étonnée que personne ne suive le mouvement. Et cela ne commençait pas vraiment bien : je ne m'attendais pas à de joyeuses embrassades, mais la tension dans l'air était plus que palpable. Et lorsque Kazushi prit la parole, je me rapprochai subrepticement de lui.
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Des alliés communs

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