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 Des alliés communs

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Lun 19 Juin 2017 - 15:21

Je m'étais attendue à la réponse de Kibo mais à vrai dire, j'osai espérer qu'il se révélerait plus intelligent que cela et avec plus de jugeote. Je levai le regard au ciel.

« C'était rhétorique.
Au cas où tu ne l'aurais pas encore compris, j'ai continué de suivre l'actualité Sunajin. Je dois bien en savoir tout autant que toi si ce n'est davantage sur ces dernières années... »


Ogami m'avait tenu au courant de ce qu'il s'y passait. De la folie de Kibo au procès et jugement de Kioshi. Toutefois, il n'était pas mon seul informateur, le Kyomu disposant de son propre réseau d'informations.
L'Hachidame avait perdu la tête et été mis en exil, si bien qu'il n'avait sans doute pas porté une attention assidue aux déroulements des choses au sein même de son propre village.
Sa réflexion concernant ce qu'il aurait préféré me réserver me faisait en revanche étirer un sourire, lui répondant dans un ton plein d'amusement.

« M'envoyer à Ergastule hein ? Comme Kioshi ? Où est-il à présent ? …
Là aussi c'est rhétorique. »


J'avais entendu des rumeurs concernant son évasion lors du tumulte provoqué par Rokubi tandis que j'étais moi même affairée a repousser les membres de l'Empire, ici même à Shimo.
Lui avait été jugé malgré ses actes de repentir pour la simple et bonne raison qu'il était à la tête du navire qui sombrait lorsqu'il l'avait abandonné. Je me souvenais encore de ma réaction en apprenant la nouvelle du départ de Kioshi sur un simple chantage dont j'ignorais l'existence. Quelle stupidité... Mon départ n'était pas censé engendré le sien, bien que j'aurais dû me douter qu'il écouterait son crétin de cœur au lieu de sa tête.

Evoquer le Yamada attiserait incontestablement les flammes de Kibo, je le savais pertinemment. Le sang froid n'était pas foncièrement une qualité des enfants ou habitants du désert dont je faisais également partie.
Ce fut ce moment là que choisissait l'autre Ketsueki pour s'exprimer à son tour, prônant la voix de la sagesse pour mettre nos différents de côté avant de venir chatouiller ma soif de grandeur. Celle là même parlant à tout ceux de notre clan : même aux ratés visiblement...

Mon regard se posa sur le sien sans me départir de mon sourire.

« Sache que je n'ai aucun différent avec Kibo. Pas plus qu'envers aucun Sunajin ou Kazejin. Je n'ai jamais renié ma nation, quoi que vous en pensiez. »

Parce que leur avis me passait bien au dessus et qu'en plus d'être fastidieux d'argumenter sur tout ce qui avait été entrepris, je n'en avais pas l'envie.

« Si physiquement je n'étais plus au village, j'ai continué d’œuvrer pour lui. Et cela plus efficacement qu'entre ses murs... »

Parce qu'il n'était pas possible de le faire sous la direction d'incompétents. Le village avait besoin d'une impulsion, d'un tournant drastique pour remonter la pente et prospérer afin de se revendiquer grande puissance shinobi. Comme autrefois...

« Tu connais Ogami, Kibo. Il était ton élève. Pourquoi penses-tu qu'il ait continué à me faire confiance même après mon départ, lui qui est un fervent protecteur de sa nation ? Ne t'es-tu jamais posé la question ? Parce que je n'ai jamais été une menace pour Kaze, bien au contraire. »

Ils n'avaient pas encore connaissances de ce qui avait été entrepris pour le village mais le Toshiro le savait. Il connaissait mes motivations et ceux de l'organisation, quand bien même il voulait m'en sortir.

« Concernant votre... « proposition »... sachez que bien que j'ai la certitude que vous ne mentez pas, je n'ai jamais eu pour vocation de m'en prendre à Kaze. Ne me faites pas changer d'avis... »

Sur ces paroles, mon regard se montrait plus noir tout comme mon ton plus incisif.
J'étais prête à les aider – surtout à m'asseoir sur le pouvoir qui allait avec – et à faire en sorte de sortir Suna de ses sables mouvants dans lesquels il s'était enlisé depuis bien trop longtemps : toutefois, à la moindre entourloupe je finirais d'achever les restes.

Kaze était mon pays natal et le voir si démuni tout autant que faible ne faisait faire qu'un tour à mon sang. Il n'était pas question que les choses restent ainsi...
La Ketsueki que j'étais, redresserait le village de son âme de conquérante. Fini les traîtres cachés parmi les rangs et les défenses superficielles face à l'ennemi. Bonjour l'expansion et la force armée aussi inflexible qu'inébranlable.

A cette pensée, mon regard se posa subtilement vers la Chikamatsu se tenant proche aux côtés du Ketsueki, par peur ou par volonté de se donner du courage qu'importait. Ce genre de comportement pitoyables – tout autant que vomitif - n'existeraient plus.

« Cela étant dit, soit, je vais vous suivre. Mais pour cela vous patienterez plusieurs jours... Disons dix. »

Mon regard se tourna sur Kibo que j'imaginais déjà protester.

« Nous pouvons peut-être quitter nos responsabilités à Suna du jour au lendemain sans crier gare mais ce n'est plus mon cas. J'ai des affaires à régler et à mettre en ordre avant de rentrer au village.
C'est cela ou rien. »


Ils étaient venus me chercher sur ordre du Daimyo, ils n'avaient donc que difficilement le choix de refuser.
Tournant les talons avec ma clique, je commençais à m'éloigner tout en rappelant les modalités.

« A dans dix jours. »




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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Des alliés communs Lun 19 Juin 2017 - 16:14


Je l'écoutais. Indifférent. J'avais exprimé le fond de ma pensée sans chercher à la provoquer, juste lui dire la vérité. Cependant, elle, elle me lançait des piques. Je voulais y répondre au sujet de Kioshi, mais Kazushi me devança. Le cas du Rokudaime avait été mal géré du début à la fin. Malheureusement, je n'avais pas pu prendre part à son jugement... Yami en savait peut-être vraiment plus sur Suna que moi, en effet, je ne savais pas que mon Senseï avait réussi à s'enfuir de l'Ergastule. Le blond était vraiment increvable.

Les paroles de mon coéquipier me plurent. L'idée était bien trouvé de titiller l'esprit conquérant de la Comtesse Sanguinaire, mais attention à ne pas trop mettre en avant les Ketsueki. Nous devions être un peuple uni, inutile de créer des différents entre les clans du village. Ce point me faisait particulièrement soucis, je savais que Yami affectionnait les membres de sa famille plus que les autres. Une attitude qu'elle devra changer si elle prenait la tête de Suna.

Le Chef du Kakumeigun avait tenté de calmer la déserteuse, mais elle continua à nous descendre. À l'entendre, ceux qui étaient restés à Suna s'étaient tourné les pouces en attendant la venue d'une messie. Elle alla jusqu'à dire qu'elle avait fait bien plus que nous. Je souriais nerveusement, pour qui se prenait-elle ? Si je n'étais pas quelqu'un de posé, je lui serais déjà rué dessus pour la frapper.

    — Une chose est sûre, c'est que tu parles beaucoup. Dommage que les paroles ne servent à rien. Si nous n'avions pas été là,...

Je pointais du doigts mes coéquipiers.

    — ... Suna n'existerait plus. Quand vous vous êtes tous fait la malle, qui est resté dans un village détruit, proche des familles au bord du gouffre ? C'est nous! Nous avons sué eau et sang pour rebâtir un village qui tienne la route, car je te l'accorde, Suna n'est plus ce qu'il était. Cependant, nous continuons de travailler pour lui rendre sa splendeur d'antan, car même si la tâche est rude, nous n'abandons pas et nous ne fuyons pas.

J'avais besoin de lui dire ce que j'avais sur le cœur et de défendre ceux qui avait travailler dur pour reconstruire le village. Nous avions tous commis des erreurs, mais nous restions à Suna pour les réparer. Les paroles avaient peut-être touché Yami, mais quoi qu'il en soit, elle acceptait de nous suivre. Dix jours, le délai pour elle de quitter son devoir de Nukenin et revenir sur ses terres. Nous n'allions pas l'attendre ici, nous allions informer le Daimyo de sa réponse. Elle connaissait la route après tout.

    — Dans dix jours à la Capitale. Nous avertirons le Daimyo de ta venue.

Je retournais les talons à mon tour. Une entrevue tendue, mais qui allait tout de même faire de la Comtesse le Kyudaime Kazekage. Mission réussie, à moins qu'elle ne se joue de nous, une fois de plus...

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