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 Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ?

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Message(#) Sujet: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Dim 14 Mai 2017 - 14:12

    A la façon d’un animal virtuel que l’on peut capturer dans des petites boules, l’ancêtre du Fuinjutsu, Shigo avait évolué. Son apparence n’avait pas beaucoup changé, voire pas du tout. Il ne portait pas son masque et exhibait tranquillement son orbite vide. Côté vestimentaire, il couvrait toujours la majeure partie de sa peau et son sabre lui cinglait la hanche. Moins qu’une évolution, il s’agissait plutôt d’une hausse de niveau alors. Quoiqu’il avait changé l’un de ses types, se surprenant à pouvoir influer un élément nouveau.

    Etait-ce l’ordre naturel des choses ? Une exposition prolongée à un grand danger avec les missions à Nami, Ame et enfin le grand cataclysme ? Ou bien la disparition de Rokubi et son chakra résiduel aurait imprégné les personnes présentes, les faisant réagir à la façon d’une allergie, débloquant quelque chose en eux ?

    Le Yamanaka n’en avait aucune idée. Et finalement, il s’en contre-fichait également. La priorité allait à la maîtrise de ce nouveau talent, mais surtout il gardait son unique œil tourné vers l’avenir : et vers la prochaine possibilité qui s’offrait à lui. Ainsi, il vint frapper à la porte de Natsuki Nara. Le maître de Shigo était mort suite à l’avènement de Rokubi et le Nara l’avait guidé maintes fois déjà dans l’art et la pratique ninja. Tout comme Shigo lui avait transmis certaines choses. Un échange. Mais le bras droit de l’Ombre de Konoha aura-t-il du temps à gaspiller avec une petite recrue suite aux différents événements ? Peut-être qu’en lui présentant un débat dans lequel il avait semblé s’impliquer auparavant ?

    « Bonjour, ou le bonsoir suivant la temporalité voulue, souhaitée ou préférée, excusez mon dérangement mais je n’ai pu m’empêcher de penser à vous. Vous qui prôniez le Futon comme l’affinité par excellence, et moi qui défendais le Suiton face à vos idéaux. J’ai une proposition à vous soumettre. Un compromis, plus précisément. Daignerez-vous m’apprendre à assimiler les deux éléments, à les faire cohabiter et vivre en symbiose dans un tout nouvel élément ? Permettant peut-être de trouver le mot de la fin concernant notre débat d’affinité ? »
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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Jeu 18 Mai 2017 - 23:01

Natsuki² demeura interdit en ouvrant la porte de la maison, essentiellement parce qu'il fut réduit au silence par l'homme qui se présenta à l'entrée en enchainant les répliques sans lui laisser le temps d'en placer une avant la fin. Il afficha d'ailleurs un air embarrassé lorsque ce fut à son tour de prendre la parole.

« Hum... Je vais être assez désolé de devoir vous dire cela, surtout alors que vous semblez si enthousiaste dans vos propos, mais je ne suis pas vraiment Natsuki, juste une création qui apparaît lorsque quelqu'un frappe à la porte. C'est que, vous voyez, il a déménagé il y a quelques mois, et a quitté le quartier Nara. Je ne suis là que pour rediriger vers la bonne personne ceux qui n'ont pas encore été informés du changement d'adresse quand la maison n'est pas habitée. Du coup, il va falloir lui redire tout ce que vous m'avez annoncé, je le crains. Tenez, voilà son adresse : il réside désormais au dernier étage du Septième Ciel, l'établissement située sur la grande rue principale de Konoha. Il y a une porte pour l'accès résidentiel sur le côté droit, à côté de sa boite aux lettres. Montez les escaliers, et ce sera la porte en face des dernières marches, celle où il n'y a pas son nom inscrit sur une plaque dorée. »

***************


Non-enveloppé dans son peignoir parce qu'il faisait déjà chaud de très bon matin – à priori, c'était l'été de l'année 2017 -, ses chaussons à tête de cerfs passés sous un bus aux pieds, un pantalon avec des monstres colorés dessinés dessus sur les jambes et son bol de céréales à peine entamé à la main, Natsuki observait d'un œil torve l'homme présent devant sa porte lui parler de beaucoup de choses.


« Et vous pensez souvent à moi à six heures et demi du matin ? »
finit par demander Natsuki lorsque Shigo arriva au bout du texte qu'il avait déjà récité à Natsuki²

Certes, il était encore chez lui et même pas prêt alors qu'il était déjà si tard aujourd'hui, mais à sa défense, il sortait tout juste d'un nouveau marathon bureautique avec Mizuki, et n'avait profité que de huit heures de sommeil depuis.


« Bon, laissez moi un instant déjà pour commencer. »


Natsuki referma la porte et la rouvrit dans l'instant, apparaissant cette fois-ci convenablement coiffé et habillé, si ce n'était au niveau des chaussons qui n'avaient pas changé.


« Venez entrez. Et mettez des chaussons. »


Natsuki ne pouvait la lui dire d'ôter ses chaussures, vu que dans toutes ses descriptions précédentes, Shigo signalait ne pas en porter – d'où son appélation de va-nus-pieds, probablement. Mais n'importe comment, il ne voulait pas la saleté accumulée de l'extérieur de se dépose sur sur parquet.


« Je vous vois de plus en plus souvent sans votre masque, alors que vous le portiez vraiment tout le temps avant. Y-a-t-il une raison particulière à ce changement. J'ai l'impression que cela remonte à quand vous avez perdu votre œil droit. »


Natsuki le fit s'installer à la table de sa cuisine, qui était déjà débarrassée de sa vaisselle, laquelle était en train de sécher à côté de l'évier.


« Bon, concrètement, qu'est-ce que vous attendez de moi là ? Parce que je ne suis pas sûr d'avoir tout comprit. Vous voulez combiner mon affinité du vent avec votre énergie élémentaire de l'eau ? Une technique combinée donc ? »
hasarda Natsuki en haussant un sourcil perplexe.

Les techniques combinées l'avaient toujours laissé un peu dubitatif, essentiellement parce que rares étaient les personnes qui lui survivaient assez longtemps pour avoir 1 ) le temps d'en développer une avec lui et 2 ) l'occasion de s'en servir. A ses yeux, c'était donc tout au plus des narrations distrayantes à faire, surtout si elles étaient bien enrobées et fourrées avec autre chose qu'uniquement la technique en question.

Sa seule technique combinée avait été fait avec une Yamanaka d'ailleurs : dommage qu'il avait dû la tuer quelques temps après – et s'en avoir l'opportunité de s'en servir.


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Ven 19 Mai 2017 - 22:40

    « Ca m’arrive en effet. Parfois. Peut-être préféreriez-vous que ce soit une personne du sexe opposée, possédée par un démon, originaire du désert, appréciant la technologie Saibogu et assassineuse à ses heures perdues ? Hélas… Me pardonnerez-vous de n’être que moi ? »

    Mais le Nara, dans son immense bonté, invita le Yamanaka à entrer avec pour seule condition de trouver chausson à son pied. Après qu’il ait fait preuve de ses supers pouvoirs en terme d’habillage et de présentation, Shigo suivit les consignes du magicien et put pénétrer dans la nouvelle demeure du second de Konoha. Chaussé de superbes pantoufles un peu démodé, il faut l’avouer – love Saibogu forever était écrit dessus – le va-vêtu-pieds s’installa à la fameuse table de cuisine qui ne présentait, hélas, pas grands mets à se mettre sous la dent. Mais ça n’était pas là l’objectif de sa visite initiale.

    « Vous êtes le premier à m’en faire la remarque… »

    Rapport au port du masque.

    « Mais je ne me souviens tout bonnement pas pourquoi je le portais. Ni pourquoi ces marques… »

    Sur son visage. La vilaine balafre, vestige de brûlures mal cicatrisées. Il avait espéré que quelqu’un le connaisse suffisamment pour le renseigner sur ces trous mémoriels, mais strictement aucune piste depuis Nami et la perte de son œil. Sans doute l’un des inconvénients à jouer le loup solitaire. Le Nara comprenait-il ce genre de situation ?

    « Combiner nos pouvoirs ne me déplairait pas, en effet. »

    Se lier, quelque part, à l’un des hommes les plus influents, ou au moins parmi les plus puissants, du Feu ? Ca ne pouvait qu’être positif.

    « Mais en réalité, je me suis vu pourvu d’un nouvel élément : le vôtre. Celui du vent. Hélas, cela signifie maîtriser, à long terme, deux affinités non solides. Vous connaissez les derniers dogmes régissant la formation d’une armure, et cette possibilité m’aurait bien aidé par le passé déjà… Je recherche donc un moyen de pouvoir contrôler un élément solide en plus du reste.
    Et si vous avez des conseils pour apprendre à apprivoiser le vent, je ne cracherais pas dessus. »

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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Mar 23 Mai 2017 - 10:05

La troisième phrase de Shigo fut prononcée, mais la quatrième mourut sur ses lèvres alors que deux poignes d'acier se refermèrent sur sa gorge, comprimant tout ce qu'elles tenaient jusqu'à sentir les cervicales craquer. Deux autres mains arrivèrent en renfort, prenant prise derrière les oreilles par quatre doigts et à travers les globes oculaires pour les pouces.

« Hum... pardon ? »
demanda Natsuki en papillonnant des yeux un bref instant, signe qu'il revenait à la réalité.

Shigo était toujours devant lui, indemne.


« Excusez-moi, je ne suis pas encore bien réveillé. Non, non, c'est surtout le six heures trente du matin qui m'interpellent. Mais soit. »


Ils s'installèrent donc à la table.


« Pas de souvenir ? C'est paradoxale pour un Yamanaka. Un peu comme pour un cordonnier d'être mal chaussé. Vous n'avez pas été examiné à ce sujet j'imagine, vous connaissant. Mmh... Vous ne m'aviez pas dit grand chose, la première fois que l'on s'est rencontré, et vous aviez encore votre masque à ce moment là. La seule chose que je sais de vous, en fait, c'est que vous avez grandit sur l'Île de la Cendre pendant l'ère de Makka. Vous ne m'en avez jamais dit plus, et je n'en ai jamais demandé davantage non plus – et pas seulement parce que vous transpiriez l'impression de ne pas avoir envie d'en parler. »


Mais à priori, ce n'était pas trop le sujet qui l'intéressait le plus. Et même si c'était le cas, Natsuki n'était pas en mesure de lui en apporter davantage. En lieu et place, Shigo lui précisa davantage sa pensée, et leva le malentendu. Il ne désirait pas – dans l'immédiat – combiner ses pouvoirs avec le Nara tatoué, mais plutôt mélanger la nature de son affinité principale avec la nouvelle qu'il s'était découvert. Du vent et de l'eau.


« Mmh... Je devrai pouvoir vous aider à faire cela, mais vous n'avez pas l'impression de brûler les étapes en procédant ainsi ? Je veux dire, vous vous êtes découvert votre capacité à transformer votre chakra en vent tout récemment, c'est bien cela ? Et vous voulez déjà essayer de le combiner avec une autre. A mes yeux, c'est un peu comme vouloir apprendre à jongler avec des machettes en feu couvertes de barbelé alors que vous ne savez même pas faire tourner trois balles dans vos mains. Donc oui, vous apprendre à apprivoiser quelque peu votre seconde nature élémentaire me paraît être une première bonne étape, pour commencer. Et une étape que l'on ne fera pas à l'intérieur de ma maison. »


C'était encore tout neuf, et même si cela ne l'était pas, il ne le fera pas dedans quand même : l'emploie de techniques était interdit dans la majorité des lieux de Konoha. Ils allèrent donc dans un endroit calme, espacé, isolé, et avec beaucoup de vent. Le sommet d'une montagne par exemple. L'endroit idéal pour se débarrasser d'un corps, surtout lorsqu'il est monté de son plein gré d'abord.


« Bien, nous allons commencer par des exercices simples, même si dans le fond, comme ce n'est pas votre première affinité, donc vous partez déjà avec un capital d'expérience non négligeable. C'est un peu comme être un expert à la hache, et se retrouver à devoir manier une épée. Vous êtes prêt ? Alors essayez-vous. Bien. Habituellement, je demande lors de cet exercice à la personne de fermer les yeux – ou l’œil – pour mieux se concentrer, mais j'ai dans l'idée que vous ne le ferez pas. »


A moins que Natsuki ne le lui crève, mais il ne savait pas encore les faire repousser, donc il préférait éviter dans l'immédiat – même si cela restait une opération bénigne pour la plupart des médecins Konohajin.


« Si je vous ai amené ici, là où le vent est fort, c'est afin de faciliter son emploi. J'aimerai que vous vous concentriez uniquement sur les sensations de votre corps, de sorte à ce que ma voix ne soit qu'un murmure faisant office de fil d'Ariane. Détendez vos muscles, et inspirez calmement. D'abord, sentez l'air qui entre dans vos poumons, percevez les odeurs qu'elle amène avec elle : les pins, la pierre, l'humidité, la terre, l'été. Soufflez. Laissez l'air filer entre vos lèvres deux fois plus lentement qu'à l'inspiration. Recommencez. Maintenant, centrez votre attention sur vous-même, isolez-vous du monde extérieur. Tout proche de l'oxygène qui filtre dans vos bronches, vous devez commencer à le sentir, le chakra qui parcourt votre corps, palpitant dans un réseau similaire au système lymphatique. Inspirez doucement, et soufflez. Efforcez-vous simplement de juste prendre pleinement conscience de cette circulation, de la comprendre, de capter ses ramifications. Visualisez son étendu maintenant, voyez là comme un souffle, une brise, une rafale. »


Cette partie qui durait plusieurs dizaines de minutes pour un non-initié ne devrait pas en prendre plus de cinq pour un adepte de l'emploie fréquent de son chakra, juste le temps qu'il trouve la molette Eau / Vent / Combinaison et qu'il change la configuration par défaut – ou plutôt, qu'il arrive à la changer rapidement, comme un automatisme.


« Bien. Maintenant, essayez de manifester votre chakra sous sa seconde nature élémentaire. De créer un courant en tendant le bras devant vous, ou une petite tornade dans votre paume. Le genre d'exercices basiques que même sans avoir la spécialisation Ninjutsu vous pouvez faire dans des narrations d'entrainement comme celle-ci. »


Pour commencer, cela sera pas mal, et lui laissera un peu de temps pour réfléchir comment combiner deux éléments pour en faire un troisième. Enfin, pas tant de temps que cela, vu que Shigo était du genre très rapide.


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Mar 23 Mai 2017 - 21:06

    Chacun ses démons. Du moment qu’ils ne vous poussent pas à étranger autrui, cela n’est pas vraiment problématique. Natsuki aurait-il été particulièrement marqué par les derniers événements ? Ou bien était-il constamment sur ses gardes de la sorte ? A moins que le Yamanaka n’ait dit quelque chose de mal ? Boarf, tant qu'il ne s'agit que d'une mauvaise rêverie ça devrait aller. Car imaginons le cas improbable où le narrateur ne l'aurait pas compris, ça aurait pu mal se passer ou donner une situation cocasse qu'il faudrait modifier à posteriori. Mais admettons : il ne s'est rien passé et l'on se concentrera donc uniquement du vécu du Yamanaka.

    « Pas de souvenirs… Certains uniquement. Mon passé n’est pas totalement noir : je me souviens très bien cette île, de son lot quotidien, du règne de Makka, de Natsumi Mairu, … Je me souviens de la faim et de la douleur, mais pas l’origine de cette balafre qui cingle mon visage de haut en bas. Hélas, je ne vois qu’une personne pour me renseigner à ce sujet, autre que des manipulations hasardeuses de Yamanaka, et elle est morte lorsque vous aviez donné l’assaut sur l’île… »

    Mairu. Une promesse non tenue, preuve que l’amitié ne servait à rien et aboutissait toujours au même résultat : la perte. Une rencontre implique inéluctablement une fin. Le bonheur, le malheur. L’affection, le deuil. Le gain implique la perte, dans un avenir plus ou moins proche. Toujours.

    « C’est pourquoi vous êtes l’homme tout indiqué, vous qui faites l’apologie du vent contre les autres affinités. J’ai conscience de brûler les étapes, de vouloir chercher un raccourci, mais un élément solide me serait grandement utile pour me défendre, et donc pour survivre. Or, vous êtes tout aussi conscient que moi de la situation : une simple bête et plusieurs villes détruites d’un simple claquement de doigt. Un démon qui sort de ses gonds, et une nation entière condamnée. Je ne demande pas à voler près du soleil ou à sprinter, mais peut-être à trottiner avant de marcher ? Car du temps, nous en manquons peut-être pour l’évolution normale. »

    Un œil de perdu récemment. De grosses pertes un peu partout. Le chaos surtout. Pouvaient-ils se permettre de marcher à reculons ? Alors le Yamanaka suivit son maître temporaire, quoiqu’il s’agisse de temporalité qui se répète souvent, jusqu’au sommet d’une montagne. L’endroit idéal pour épargner un corps, surtout lorsqu’il est monté de son plein gré d’abord. S’asseoir et fermer l’œil donc.

    « Il est en effet rare de devoir fermer les yeux pour passer d’une hache à une épée, à moins de se fier à la force et que l’épée soit en fait un sabre laser. Oublier le monde extérieur, fermer les yeux et détendre les muscles, j’avoue l’exercice un peu compliqué lorsqu’on s’est isolé de la société avec un homme qui a rêvé à voix haute pour un Yamanaka de vous étrangler sans raison apparente peu de temps auparavant. Sans vouloir vous offenser… Êtes-vous certain qu’il n’y avait que l’horaire qui entrait en compte ? »

    Pour se laisser aller totalement, il fallait avoir confiance en l’autre protagoniste. Et même s’il s’agissait sans doute de l’homme à qui il confierait le plus sa vie à Konoha, le Nara avait perdu quelques points sur cette échelle il y a peu de temps. Certes, il demeurait dans le positif alors que tous les autres se trouvaient de l’autre côté du 0, mais tout de même…

    Le va-nu-pieds ne s’isola qu’en partie. Il ferma volontiers son œil manquant, mais garda l’autre entrouvert, histoire de distinguer les contours des pieds de Natsuki. Si ses étranges pulsions revenaient et qu'il s’avançait, tout l’équilibre se perdrait instantanément et ses muscles se crisperaient. Sinon, il se concentra distraitement sur sa respiration, tentant de ressentir son circuit chakratique. Circulation sur laquelle il méditait souvent déjà : que ce soit pour trouver le meilleur moyen de le perturber, dans le cadre des illusions, ou pour l’accentuer dans diverses parties de son corps pour les combats au corps à corps. Vitesse, endurance ou force, chaque application avait sa propre spécificité. Mais il devait avouer être plutôt accoutumé à voir ce circuit comme un long fleuve au courant influençable. Sans doute due à son affinité au Suiton.

    La première étape, méditation et visualisation, ne dura pas très longtemps. Mais pour ce qui est du courant et du tourbillon… Le bras avait beau être tendu, on ne sentait pas de réelle différence avec les brises qui passaient déjà par là. Peut-être un peu plus, à force de se concentrer dessus et de s’imaginer faire quelque chose, avoir de l’effet, réussir ? Les mauvaises langues diront qu’il ne faisait strictement rien, que c’était dans sa tête, et qu’il n’ajoutait aucun courant au climat actuel. Et pourtant, en y regardant de plus près… ils avaient raison !

    Mais le tourbillon, lui, prit véritablement forme sur sa paume. Petite certes, mais bien visible. Et rafraichissante aussi. Une petite chose, un chiche bébé, une œuvre minime. Une réussite par rapport au courant. Mais… visible et rafraichissante. En Suiton en fait… Quoiqu’elle se déplaçait rapidement sur elle-même. Etait-ce le vent environnement, ou bien un peu de Futon se mêlait-il au processus ?
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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Jeu 25 Mai 2017 - 12:07

« Atchouum ! »

Natsuki manqua de s'étrangler en éternuant, alors que dans son pas en avant pour amortir le spasme, tous ses muscles se crispèrent, et sous l'impulsion de son souffle, il bascula en arrière. Légèrement hébété, il se secoua la tête en se relevant.


« J'avais oublié que j'avais un tel souffle dans un lieu où le vent est si concentré. J'espère que je n'ai pas attrapé un rhum. »


Retrouvant ses appuies, il se concentra sur ce que produisait Shigo au cours de son exercice. L'idée était, comme Natsuki venait de l'évoquer, de l'amener dans un endroit où les vents sont très présents, de sorte à rendre la manipulation de ce dernier plus aisé. Un peu comme l'usage de l'élément aquatique lorsque l'on est proche d'un lac. C'est toujours plus pratique d'assécher un étang et la vie qui s'y trouve pour attaquer quelqu'un – ce que faisait plus ou moins chaque attaque de zone en fait, qu'elle soit de nature ardente, rocailleuse, ou électrique.


« Vous arrivez à quelque chose ? »
lui demanda Natsuki.

En toute réponse, Shigo tendit sa main, paume probablement vers le ciel, et lui montra quelque chose. Natsuki tira un étui de son sac en bandoulière, puis une loupe de l'étui, et l'approcha de la démonstration. Il y avait bien quelque chose qui se produisait entre les doigts de l'homme masqué démasqué. Une petite chose à l'en croire, un chiche bébé, une œuvre minime. Lui aurait appelé cela '' un début prometteur '', mais personne n'avait les mêmes attentes de lui-même.


« Je ne saurais pas trop dire si c'est bien réussit, ou si c'est pas vraiment encore cela. C'est surtout un courant d'eau que je vois là, mais il semblerait qu'il y a aussi un peu de vent issu ou sous la coupe de votre énergie personnelle. Donc, dans le sens de juste manifester votre affinité au vent, c'est assez raté, mais dans la finalité de combiner les deux, vous vous rapprochez de quelque chose. Après, il ne suffit pas de juste mélanger l'un et l'autre séparément, sinon cela donne cela. Voyez l'eau comme de l'eau, et le vent comme de l'huile : ensemble, cela ne marche pas très bien, vu qu'ils se séparent. Le but d'aujourd'hui va être de trouver ce qui va permettre de lier les deux. En restant dans la métaphore culinaire, il va falloir réussir à produire votre jaune d’œuf. »


La mayonnaise pour l'assaisonnement était en option.


« Alors, comment faire cela ? Je ne vais pas vous le cacher, je n'en ai pas la moindre idée concrète. Je ne pratique aucun mélange affinitaire, aussi je ne connais rien de plus que de la théorie abstraite issue de littératures diverses. Cela dit, bien qu'il s'agisse davantage d'un ressenti que d'instructions claires, il en ressort globalement que votre '' jaune d’œuf '' doit être du chakra brute. Ce que je vous propose donc, pour commencer, c'est d'essayer la méthode Bordeciel. Vous concentrez du chakra affilié à l'eau dans votre main droite, avec un dosage de disons 75 % élémentaire et 25 % brute, et vous faites la même chose dans votre main gauche avec l'élément vent, avant de les lier entre eux en rapprochant vos mains. Il y a toutefois deux barrières dans cette méthode. La première est que cela nécessite un peu de pratique et de gymnastique chakratique, la seconde de savoir déjà maîtriser ses deux affinités. Or, l'on en renvient au problème initial que de savoir un minimum gérer votre seconde affiliation élémentaire. Et tant que ce point ne sera pas passé, je crains de ne pas pouvoir vous aider beaucoup. »


Alors certes, son travail était de l'aider à maîtriser cet élément. Mais s'il pouvait donner des conseils, il n'était pas magicien non plus, et ne pouvait pas par un peu de parole lui faire passer plusieurs niveaux dans sa barre d'expérience.


« Pour ce qui est de votre second élément, essayez de visualiser précisément la manière dont vous faîtes appel au premier. C'est peu ou prou la même chose. Simplement, ce qui diffère, c'est la manière dont vous allez malaxer le chakra pour lui donner une forme avant de l'extérioriser. Et en cela, je peux difficilement vous aider davantage, c'est bien trop abstrait. Vous n'y arriverez qu'avec l'essaie/erreur et l'habitude à force. Mais vous verrez très vite qu'une hache et une épée ne sont pas très différentes : il y a un manche et un bout qui coupe, seule la manière de frapper change légèrement. Je vous laisse du coup vous exercer encore avec la première étape, avant de passer à la seconde, où là je pourrai un peu plus vous aider pour estimer les dosages en énergie. »


Toutefois, grâce au procédé narratif dit '' du hors dialogue '', Natsuki pouvait lui prodiguer encore de nombreux conseils pour l'aider à réussir sans ouvrir de nouvelle conversation concrète.


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Ven 26 Mai 2017 - 0:03

    Atchoum ? Le grand Nara préférait parler d’un des sept nains plutôt que de creuser son propre passé, ou celui d’autrui ? Enfin, il s’agit là de la conclusion la plus simple, la plus directe, et donc celle que prendrait un néophyte en la matière. En réalité, il y avait sans doute là un subtil message dissimulé par la plume acérée et moult fois entraînée par autant d’années d’expérience que le protagoniste sans doute. Atchoum, la référence aux sept nains les plus connus qui se partagent tous une seule dame. Tout comme lui, et son démon, et le démon d’Oniri, devaient se partager la dite dame. Non, la jalousie du Nara ne se traduira point pas une pomme empoisonnée, mais il souhaiterait ardemment être le miroir magique, ô miroir, dans lequel se refléterait sa douce afin de lui répéter chaque jour, qu’à ses yeux, elle était la plus belle. Ou peut-être pas la plus belle, mais probablement la plus précieuse.

    Hélas il est bloqué là, au sommet de cette montagne, avec un homme dénué de cœur, ou qui semble l’être. Enchaîné par le devoir, une patrie et un village, ses désirs étaient relégués au second plan, l’obligeant à de subtils messages mélancoliques faisant ressortir ses émotions les plus secrètes, les plus enfouis, car aucun homme ne peut ignorer ses sentiments indéfiniment. Ils finissent toujours par s’exprimer, d’une façon ou d’une autre, un jour, ou l’autre.

    Mais cessons là la digression de l’homme viril et instructeur qui ignore son propre cœur. Il venait d’émettre la métaphore de l’eau et de l’huile et s’évadait à imaginer le jaune d’œuf. Un mélange subtil et le but du jour : trouver ce qui permettrait de lier les deux. De lier deux entités… Le Nara devenait-il de moins en moins indifférent à ses sentiments ? Tant de signaux inconscients et invisibles pour un œil non exercé, hélas….

    « J’ai le regret de vous annoncer que je ne suis pas très au point niveau cuisine. »

    Ce qui est comestible se mange, inutile de perdre du temps à embellir un repas ou un goût. Une fois dans l’estomac, la dissolution attendait tout le monde. De la peau de la patate au grand caviar. Même le jaune d’œuf. La dissolution, la perte et la disparition… Chacun sa subtilité. Evidemment que le Nara n’avait pas la solution concrète : sinon le mélange se serait déjà produit, et il vivrait son parfait jaune d’œuf avec sa blanche neige. Et il expérimentait donc sa théorie en direct : 25% et 75%, l’un de démon et l’autre d’humanité sans doute ? Pour aboutir à du chakra brute, ou bien à de l’amour brute… Sauf que le Yamanaka n’était pas là pour être son psychologue ni pour lui donner raison. Il était là pour apprendre, comme tout à chacun apprend de la vie chaque jour un peu plus.

    « Dans le taïjutsu, il faut souvent user de chakra brute. Et dans votre dernière leçon, avec les parades Suiton, j’ai pu assimiler la combinaison des deux aspects du chakra. Mais vous avez néanmoins raison : il me manque le second ingrédient de votre fameuse recette. »

    Le Nara n’était pas magicien non, et il n’avait pas apporté des rouleaux de parchemins d’expérience avec lui. Bien qu’il en ait sans doute quelque part chez lui, avec tous les gadgets qu’il avait accumulés au fil des années. Mais au moins, il avait le mérite d’être là, et de n’avoir encore jamais refusé une demande du Yamanaka. Finalement, était-ce vraiment Rin son maître, et non Natsuki ?

    « Seule la manière de frapper change légèrement… Mais la mentalité entre un sabreur et un hacheur diverge quelque peu également. Sans doute me faut-il davantage m’imprégner de votre éloge du Futon. Le vent qui coule et s’écoule… Non, ça rappelle à l’eau. Le vent qui souffle, comme une bise, une respiration. Comme la vie. Le vent qui caresse, qui voyage, qui tisse des liens entre chacun, sans distinction. Il pousse et repousse, parfois rassemble. La brise, la tornade, l’ouragan. Le vent qui tourne, la chance ? Le souffle, le rhume, atchoum…
    Le vent… Les affinités reflètent-elles la personnalité des gens ?
    Le vent glisse sur toute la terre, croise et salue tout être, toute chose, mais jamais ne s’arrête. Le vent est… Le vent est seul, toujours. Il est là pour tout le monde, mais il n’a personne à ses côtés. Pas vraiment du moins. Vous me rappelez un peu le vent. »


    Choisir le sommet d’une montagne, un endroit reculé mais surtout isolé ? Semblable à lui. Semblable à…

    « Il me rappelle le loup que vous décriviez en moi. Il laisse une marque sur le visage des gens, mais continue inlassablement sa route… Mon visage… Je crois. Je crois me souvenir de quelque chose. Une caresse, une marque, une profonde blessure sur la joue… »

    Les mains autour de sa tête, il voyait les contours flous d’une personne. Une femme, au-dessus de lui alors qu’il était allongé. Elle avait une torche à la main, et un couteau. Elle… Qui était-elle ? Pourquoi le brûler ainsi ? C’était… qui ? Sa forme disparaissait de nouveau, lentement. Shigo enserra sa tête plus fort encore, au point de blanchir ses phalanges. Mais elle continuait de partir, de s’effacer. Alors il lui demanda son nom, il cria de rester, hurla de s’expliquer. Pourquoi lui avoir fait ça ? Pourquoi et qui était-elle ? Mais rien. Rien que le vide, un passage, le vent qui caresse et s’en va. La solitude.

    Et un souffle plus fort sur la montagne. Qui enveloppe le Yamanaka suite à son cri, sans une once d’eau. La tornade qui dévaste et qui ne laisse rien. Qui secoue les cailloux, les pousse et les repousse, avant de poursuivre sa route, son chemin. Avant de disparaître, comme l’image, comme ce souvenir oublié. A terre, reprenant son souffle, il avait un poing fermé et les ongles ensanglantés. Malgré tout, il avait gardé quelque chose. Lorsqu’il l’ouvrit, une brise repoussa ses cheveux en arrière, et il entendit un son, un murmure au sein de la bise.

    « Retrouve là. Ta promesse. »

    Son affinité était là, la seconde. Et avec elle, une nouvelle facette de sa personne. La suite de son existence. Mais pour Natsuki, cet élément était son début, et son quotidien. Qu’est-ce que cela pouvait-il bien signifier ?

    « Je me sens… étrange. Pouvons-nous faire une pause ? Histoire de… souffler. »
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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Sam 27 Mai 2017 - 19:53

Natsuki haussa les épaules, l'air de dire qu'être mauvais en cuisine était sans importance.

« Qu'importe, je ne vous demande pas de me faire cuir un œuf. »


Même si ce n'était pas foncièrement compliqué à faire, cuir un œuf. Il suffisait d'avoir un œuf, et quelque chose qui chauffe, comme un réchaud, ou un soleil d'été et une grosse pierre plate – propre, de préférence.

Et à défaut d'être un cuisinier, Shigo se montra être extrêmement talentueux en poésie. Enfin, extrêmement talentueux était un grand terme, puisque Natsuki n'y connaissait pas grand chose en poésie et en référentiel de qualité, mais pour son niveau c'était franchement pas mal. Il ne fallait pas lui demander de faire pareil par contre, essentiellement parce qu'aujourd'hui, il avait assez de mal à se concentrer sur sa narration.

Puis il se passa un moment étrange, curieux, alors que l'image devint légèrement flou, grisâtre, et que Shigo se remémora un souvenir qui était enfoui profondément dans son cœur..

Le comportement de Shigo devint quelque peu inquiétant, alors qu'il s'agitait en se tenant la tête et hurlant, mais Natsuki avait l'impression qu'il s'agissait d'un moment important et intime pour le Yamanaka, aussi il n'osa pas intervenir. Il resta en retrait, et patienta le temps que le songe se fasse, que la musique passe, et que les images qui accompagnaient se cassent.

Shigo émergea après un moment, à bout de souffle, et demanda un moment pour récupérer. Ce qui lui fut naturellement accordé. Un entrainement n'était pas un enchainement d'exercices continue et non stop après tout, et puis, ils avaient tous deux la journée devant. Suffisamment pour commencer à six heures trente du matin et aller au sommet d'une montagne de proximité.


« Je ne vais pas vous demander si vous vous sentez bien, puisque '' étrange '' est une réponse en soi, bien que je ne sache pas quoi en faire véritablement. C'est la première fois que j'assiste à une réaction de ce genre pendant un exercice sur la manipulation de son chakra. J'imagine qu'il n'y a pas vraiment de rapport, cela dit. Vous avez une idée sur ce qui vient de vous arriver ? »


C'était toujours une bonne chose de lancer des questions sur un esprit troublé qui tente de recoller les morceaux sur ce dont il vient d'halluciner. Mais la grande question que se posait maintenant Natsuki était de comment rebondir là-dessus. Les distractions extérieurs ne l'aidaient guère, et il se sentait mal de poursuivre sur quelque chose de de lambda alors que Shigo venait de s'ouvrir sur une part personnelle de lui – même si uniquement dans la narration en italique. Mais justement, c'était une part subjective, de laquelle il ne faisait pas vraiment part au autres, autrement que par son cri, par sa gestuelle, et par ses mains égratignées.

En réponse, Natsuki pourrait parler un peu de lui, de son passé, de son histoire, le tout en italique aussi, mais il l'avait déjà assez fait dans beaucoup d'autres narrations. Alors hors de question de faire comme le syndrome Uchiha, qui conduit à un flashback de la nuit du meurtre du clan chaque fois que quelqu'un à le malheur de prononcer leur nom de famille. Le Nara tatoué n'avait plus rien à apporter à l'ensemble en agissant de la sorte : ni construire la narration, ni développer son histoire. Shigo lui, c'était différent, puisqu'il abordait des thèmes importants, au moins pour lui, nécessaire à la construction et l'évolution de son personnage.

Et sur ce remplissage, Natsuki passa le micro à son homologue en même temps qu'il lui tendit la barre chocolatée inspirée par la publicité perturbatrice qui passait dans le fond.


« Vous voulez manger un morceau avant de reprendre ? Il paraît que l'on n'est pas soi-même lorsque l'on a faim. »


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Dim 28 Mai 2017 - 11:04

    « Dans ce cas je n’ai pas été moi-même bien souvent… Mais merci. »

    Dit-il en grignotant la barre tout droit sortie d’une publicité, toujours assis à même le sol.

    « Je suppose que Konoha ne possède pas, ou plus, de prisonniers datant de la croisade contre Makka et qui a vécu sur son île ? »

    Hormis Shigo lui-même, évidemment. Quelqu’un qui serait capable de lui parler de ce passé, de cette vie là-bas, des trous qui doivent être remplis.

    « Une idée sur ce qui vient d’arriver… Un déblocage ? Un fantôme, une hallucination ou une démence… Un trou, un vide comme le passage du vent. Il est présent, et pourtant il n’est rien, invisible et insaisissable.
    Cela m’étonne. Vous ne demandez pas si j’ai absorbé une quelconque substance ? Par confiance ou pour éviter une réaction trop vive en cas d’affirmation ? Mais je n’ai rien pris, si ça peut vous rassurer.
    J’ai cru entendre une voix dans le sifflement du vent. Ma voix. Elle me poussait à retrouver quelqu’un, un fantôme, qui pourrait m’apprendre ce que j’ai oublié. Natsumi Mairu… Hélas, elle est morte voilà des années. Sur l’île de la Cendre, où j’aurais dû périr également. Mais le destin en avait décidé autrement, et les vainqueurs prirent le vaincu dans leur camp. »


    Rakuzan Satochi s’était insurgé en faisant le récit des soldats morts lors de cette guerre. Sauf qu’il y en avait davantage encore du côté des vaincus. De plus, c’était eux qui vinrent semer le chaos sur l’île d’autrui, qui semèrent la mort et le désastre dans leur sillage.

    « Excusez-moi de vous faire perdre de votre précieux temps en divagation. Peut-être n’ai-je pas perdu qu’un œil à Nami… Mais reprenons là où nous étions. Je pense avoir découvert l’interrupteur pour passer du Suiton au Futon. Manque à fusionner une épée et une hache. Une sorte d’hallebarde ? Le tranchant de la hache et la pointe de l’épée, bien que cela s’apparente davantage à une lance.
    Mais soit, savez-vous quel produit, quel plat est censé résulter de votre recette ?
    Une partie élémentaire et une partie brute. Un peu comme pour les techniques de parade. Voici pour le Suiton, dans ma main droite. Et pour le Futon… Attendez… »


    Le vent, le vide. Un souffle, une respiration, la solitude. L’air. Que tout le monde respire et dont personne se préoccupe.

    « Dans ma main gauche… Voilà. Plus petit qu’à droite, mais les proportions sont là, normalement. Manque plus qu’à approcher… Vous êtes certains que c’est sans danger ? »
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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Mar 30 Mai 2017 - 11:20

« J'espère que c'est du passé, dans ce cas. Notre époque et notre système économique font que le concept du travailleur pauvre n'existe pas encore. »

Chacun est sensé pouvoir vivre à son échelle de revenu sans problème.


« Je crains que non. Ceux qui n'ont pas écopé de la peine capitale ont fini de purger leur peine depuis, et sont désormais dans la nature. »


Le système judiciaire de cet univers était lui aussi très particulier, et que l'on soit déserteur, assassin, ou simplement un peu bête sur les bords, l'on ne restait jamais très longtemps en prison : soit l'on refoulait très rapidement la terre ferme, soit l'on était enterré dessous.


« Il est vrai que je ne pense jamais aux substances illicites. »
annonça Natsuki en frappant le bas de son poing contre sa paume, les traits comme frappé un éclair de lucidité extrêmement bien joué.

Et comme il avait une excellente mémoire - et qu'il avait engagé la demoiselle il y a deux ans pour enquêter sur le Pays du Soleil -, le nom de Natsumi Mairu ne sonna pas inconnu à ses oreilles. Toutefois, il n'allait clairement pas énoncer cette mission.


« J'ai connu une Natsumi Mairu aussi, il y a quelques années, pour une mission en coopération avec le Village de Kumo. Pas bien grande, sans grandes formes, avec des lunettes et elle s'y entendait pour manier une épée. Cela remonte à presque une décennie maintenant. Il me semble qu'elle a déserté depuis. »


Si le nom des Natsumi était plutôt connu pour l'époque, il ne pouvait faire le lien avec l'Île de la Cendre sans davantage de preuves. Et de preuves, il n'en avait jamais cherché.


« Enfin, si vous allez mieux, passons. »
conclut-il en haussant les épaules. « Cela ne me semble pas aberrant d'être sujet à des souvenirs enfouis lorsque l'on souffre d'amnésie. Les plus récentes études sur le cerveau affirment qu'il est semblable à un placard, et que tout ce que nous avons en mémoire n'est pas rangé de la même façon. Donc à priori, les souvenirs essentiels à la survie sont les mieux conservés. Et comme j'ai la nette impression que vous n'arriverez jamais à faire plus que survivre... »

Eh bien à quoi bon avoir en mémoire des choses qui ne servent qu'à vivre?


« Personnellement, j'ai toujours considéré que la stabilité psychologique était essentielle pour être efficace dans ce que l'on fait. Donc si vos divagations vous permettent de mieux réussir l'exercice par la suite, prenez le temps qu'il vous faut. Parce que pour répondre à vos questions, oui, je connais le résultat de l'association Vent + Eau : il en résulte de la Glace. Je vous suggère de réviser vos tables d'affinités primaires et secondaires, surtout si vous venez vers moi avec l'envie de faire des mélanges sans savoir ce qu'il va en résulter. Car cela vous donnera aussi des informations sur ce que votre adversaire est capable de faire : il n'y a pas que les Samui de l'Ancien Empire qui savent manier cet élément. »


Mais cela, il devait normalement déjà l'avoir déduit, puisqu'il allait devenir capable de le faire lui-même.


« Quant à être certain que ce soit sans danger... je suis à peu près certain que c'est une certitude qu'il vaut mieux ne pas avoir. Mais bon, concrètement, qu'est-ce que vous risquez ? »
lui demanda Natsuki en s'asseyant devant lui. « De réussir principalement. Que le mélange s'emballe et vous explose au visage secondairement. De vous congeler ou de vous brûler les bras en dernière intention. Plus tout un tas d'autres désagréments inhérent à l'apprentissage de quelque chose. La routine en quelque sorte, n'est-ce pas ? »

Le sourire de Natsuki était curieusement serein en annonçant cela, signe que lui ne s'inquiétait pas vraiment – ou alors que l'idée ne le dérangeait pas en outre mesure.


« Je n'ai jamais vraiment assisté à d'apprentissage de la sorte, donc comme je vous l'avais dit, les méthodes que je propose ne sont que purement théoriques, et issu de techniques étudiées en littéraire. La façon Bordeciel me paraît être la plus simple sur le papier, mais il faut encore voir ce que cela va donner en pratique. Les risques encouru ne doivent pas être très différents de ceux quand vous vous exerciez à maîtriser l'eau qui sommeillait en vous. »


Surtout pour en faire un usage en Taijutsu.


« En conseil supplémentaire de ce que je peux vous offrir, je dirai qu'il vaut mieux faire tourner l'énergie qui circule dans vos deux mains dans le même sens, pour favoriser le mélange, l'harmonie, et l’homogénéité du résultat. Je vous rappelle aussi que cela, ce sera juste dans un premier temps. Car ensuite, il vous faudra apprendre à produire cela à l'intérieur de votre corps. Mais ne brûlons pas les étapes, et commençons par le début : associer la droite et la gauche. »


Si cela pouvait le rassurer, Natsuki posa sur le crâne de Shigo un casque avec visière.


« Allez, je vous regarde. Il ne sert à rien d'avoir peur d'échouer, ni de craindre les conséquences : l'hôpital est juste à côté, et il n'y a pas grande chose que les médecins ne savent pas réparer. Oui, même votre œil. »


Le chakra magique invoqué en levant les bras et en faisant Wololo était plus fort que tout.


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Mer 31 Mai 2017 - 14:30

    « Le village de Kumo ? Non, elle a perdu la vie au cours de votre croisade à l’encontre de Makka… Très probablement. Même si je n’ai pas vu son corps, que nous n’avons pas combattu ensemble… Mais, juste au cas où : avait-elle un accent ressemblant au mien ? Celui du pays de la Cendre ? »

    Elle ne pouvait avoir survécu. Elle l’aurait cherché sinon, et elle l’aurait trouvé. Ils seraient de nouveau ensemble. Or, elle avait disparu, pour toujours, ne laissant que le vide de son souvenir derrière elle. Cette étreinte macabre enveloppant le cœur de pierre pour le dissuader de s’ouvrir à autrui. Pourquoi ? Ca ne servirait qu’à souffrir de toute façon.

    Il n’arriverait jamais à faire plus que survivre… Etait-ce un constat, ou une critique de la bouche du Nara ? Survivre était déjà suffisamment compliqué, pourquoi perdre de l’énergie à vivre ? Natsuki vivait-il ? Il donnait davantage l’impression de passer le temps en attendant la fin. Sinon, pourquoi un être tel que lui ne serait-il pas mieux entouré ? Une compagne ? Des enfants ? Une famille ? Une petite cabane au bord d’un lac pour pêcher dans vieux jours… Rien. Il accomplissait son devoir, sans réelle ambition, et c’était tout. Sa vie était un passe-temps, en attente du bout du chemin.

    « Je suppose, à votre discours, que vous n’avez jamais été atteint d’amnésie ? Pourtant avec votre vécu, il est probable que vous ayez des épisodes que vous préféreriez oublier, non ? »

    La stabilité psychologique… Un corps saint dans un esprit saint, n’est-ce pas ? Sauf qu’un Yamanaka peut changer de corps comme de chemise. Dans ce cas, il est plus compliqué de préserver un esprit authentique et stable, non ?

    « La glace donc. Je me souvenais qu’il s’agissait d’une matière solide, mais plus de laquelle… »

    C’était surtout qu’au lieu de lire les parchemins à l’académie, il préférait lire dans les pensées des autres. C’était un langage plus clair et compréhensible que l’art des lettres et des mots.

    Le Nara tenta de rassurer le Yamanaka, mais après avoir mentionné la possibilité d’une explosion ou d’une congélation des membres supérieurs… Voilà qui était très rassurant. Notamment lorsqu’il parla de l’hôpital non loin, tandis qu’ils étaient tout de même isolés au sommet d’une montagne… Mais soit.

    « Même mon œil… C’est bien dommage que vous ne soyez pas médecin vous-même. »

    Lui aurait-il fait confiance pour le laisser procéder à l’opération ? Peut-être. Mais pas vraiment par confiance. Shigo avait perdu son œil à ses côtés : il tablerait donc sur l’hypothèse d’un sentiment de culpabilité de sa part pour s’assurer de sa pleine concentration afin de parfaire l’opération. Hélas, l’implantation oculaire n’entrait pas vraiment dans son champ de compétence.

    Ni la décongélation des bras, au cas où… Mais il fallait bien rapprocher ces deux mains à un moment ou à un autre. Après tout, le Yamanaka lui avait bien demandé son tutorat. Soit, il mit les deux mini-tornades en contact, et retint son souffle.

    Evidemment, ce serait trop beau que cela fonctionne du premier coup. On pourrait accuser la perfection, l’héroïsme ou un manque de réalisme. La deuxième ou troisième tentative passe mieux, ou encore une ellipse d’essais. Mais pas la première tentative. Alors, ce fut tout logiquement que la seconde option citée par le Nara fut la bonne : une explosion. Un souffle aérien et liquidien qui envoya le Yamanaka valser par-dessus la montagne, heureusement rattrapé au talon par les réflexes surhumains du Nara. Ce dernier reposa Achilles, visiblement étonné, ou pas, du résultat.

    « Je pense avoir inversé le sens de rotation… Pas évident de faire tourner du vent en rond. Je vais ressayer. »

    Au moins il avait son casque, à défaut d’un masque. Deuxième tentative, ou la énième post-ellipse temporelle, les mains se rapprochent, se touchent, les tornades tournent, ralentissent, s’assemblent et s’emboitent. Un souffle, encore une fois, mais qui ne propulse personne au loin. Et, dans les mains du Yamanaka : un pétale. Un pétale de glace.

    « La méthode Bordeciel hein ? »
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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Ven 2 Juin 2017 - 18:44

La main portée au menton dans un geste pensif qui grattait la barbe qu'il n'avait pas – une pose et un descriptif récurant dès lors qu'il songeait à quelque chose - Natsuki se plongea dans une courte réflexion introspective.

« Non, je ne me souviens pas avoir eu des pertes de mémoire ou avoir souffert d'amnésie. »


Rires enregistrés.


« Avec le temps et de l'entrainement, j'ai pu retrouver des souvenirs de jeunesse en remontant le fil, comme quand j'ai été pendu par les pieds et fessé pour être sorti d'un étroit tunnel alors que quelqu'un hurlait comme une démente, ou qu'avec des milliard d'autres je suis parti à l'assaut d'une forteresse dans l'obscurité la plus totale mais que j'ai été le seul à en franchir les remparts. »


Il se demandait parfois ce qu'il était arrivé aux autres qui n'étaient pas parvenu à l'objectif avec lui.


« ... mais voilà, l'on ne peut pas vraiment parler d'une perte de mémoire dans ces cas là : ce sont simplement des souvenirs qu'un cerveau a tellement recouvert avec d'autres que l'on n'y a plus vraiment accès, tout simplement. Dans votre cas, le symptôme a peut-être une symbolique, genre enterrer un passé dont vous n'avez plus besoin. Quelque chose dans ce goût-là. »
hasarda Natsuki.

Là où il hasarda moins, ce fut à la question de Shigo sur l'accent de Mairu Natsumi, bien que la question posait problème.


« Alors, je suis assez embêté pour vous répondre, parce que c'est compliqué, alors essayez de suivre et de bien faire la part des choses. Après m'être renseigné, il s'avère que non, la Mairu que j'ai connu n'avait pas d'accent comme le votre, car elle n'est pas native de l'Ile de la Cendre. Mais, contrairement à ce que vous croyez avoir cru, dans l'hypothèse où nous parlerions de la même personne, elle ne l'a jamais eu, que ce soit dans sa vie ou dans vos souvenirs. De fait, vous ne m'avez pas vraiment posé la question, puisqu'elle n'a pas de raison d'avoir été posée, en réalité. Alors après, pour faire plus simple que de se perdre en explications compliquées, je pourrai vous faire un croquis du souvenir que j'en ai. »


Ou se métamorphoser. Personne n'y pensait jamais. Pour décrire quelqu'un, les ninja utilisaient souvent des mots, des images, des photographies, des portraits robots, des détails, mais personne ne pensait jamais à la métamorphose toute bête, une technique que l'on apprenait à l'Académie. Mais passons, puisque Natsuki, lui, opta pour le croquis, vu qu'il était assez bon en dessin et fier de l'être. Toutefois, comme Shigo n'avait probablement pas des heures devant lui, et que le Nara tatoué avait intérêt à surveiller son étudiant du jour plutôt que se concentrer sur une feuille de papier – au cas où par exemple, l'étudiant en question serait projeté en arrière par une décharge d'énergie non maîtrisé et tomberait de la montagne – il n'accorda pas plus de cinq secondes à l'activité crayonnage avant de remettre le résultat à l'intéressé.


« Il est fait un peu à la va vite, mais l'on y reconnaît les traits pour quiconque l'a déjà vu et s'en souvient. Mais comme dit, cela remonte à une dizaine d'années, donc allez savoir à quoi elle ressemble maintenant. »


Genre si plutôt qu'un style écolière de lycée à Ikebukuro, elle avait commencé le body painting rouge flashy avec trois pièces d'armure en option histoire de faire ninja. Par exemple.

Ce qui ne ressemblait à pas grand chose d'autres par contre, c'était les compétences médicinales de Natsuki que Shigo évoquait. Il avait essentiellement apprit sur le tas, en se débrouillant avec de la ficelle et un trombone pour réparer davantage qu'il ne guérissait. Entre ses mains, la plupart des blessures restaient mortelles ou handicapantes, mais elles le restaient un peu plus longtemps que si personne d'autres ne s'en était occupé. Parfois tout juste assez pour permettre qu'une seconde main puisse repasser derrière – avec tous les dégâts qu'il avait ajouté à l'équation.


« Moui. Je ne suis pas persuadé que cela aurait changé grand chose, que je sois médecin. »
dit-il finalement.

Surtout que c'était la première fois que quelqu'un étant passé sur un établit de bricolage avec lui au-dessus demande un second service. Peut-être parce que Shigo avait été inconscient à ce moment ?

Ce faisant, plus ils parlaient tous deux de sujets divers et variés, et plus le sujet principal devenait accessoire dans la narration, tout en gardant son essence même de fil conducteur dans l'ensemble. Si bien quand dans son texte, lorsque Shigo parvint à créer un pétale de glace et que Natsuki l'en félicita, ce paragraphe de quelques lignes était la seule partie en lien avec la maîtrise de la glace.

Et à priori, s'en était aussi la fin.


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Ven 2 Juin 2017 - 21:04

    « Une forteresse dans l’obscurité hein ? Il semblerait que vous ayez eu une vie bien remplie… Mais vaut-elle le coup ? »

    La vie, la survie… Souffrir pour se sentir en vie. La douleur qui prouve le sang qui coule et le cœur qui bat. La mort serait indolore et tranquillité. Elle serait paix… Alors pourquoi vivre ?

    « Un passé dont on a pas besoin ? Le passé ne sert-il pas à construire notre futur en dessinant notre présent ? »

    Philosophie quand tu nous tiens, la lumière s’allume et un siècle se nomme.

    « Certes, nous avons mis l’accent sur un quiproquo. Je la savais non native de la Cendre, mais je n’avais pas eu le temps de ressasser mes souvenirs écrits à la recherche de la bonne information. Sur le coup, quand on annonce le retour d’un fantôme, il est difficile de prendre le recul nécessaire…
    Un croquis donc. Excellente idée. Car en plus d’être doué dans l’art du combat, de la pédagogie, de la survie, et de bien d’autres domaines encore, vous êtes portraitiste.
    Et…

    Il y a une dizaine d’années c’est ça ?

    Pouvez-vous la retrouver ? Sa personne ou son corps, le cas échéant. »


    Natsumi aurait survécu ? Non, ça ne pouvait être possible. Mais si ? Pourquoi ne pas l’avoir recherché alors ? Et comment s’en était-elle sortie ? Mais surtout, elle avait les réponses que le Yamanaka cherchait.

    « L’eau, le vent et la glace. Des conseils ou des pistes pour affiner la maîtrise du Futon ou du Hyoton ? »

    L’eau qui s’adapte à toute situation, qui survie sous toutes ses formes. Le vent qui s’en vient et s’en va, toujours solitaire. Et la glace, le froid, le vide et le manque. Trois facettes d’une même pièce. Pas la fougue du feu ni l’énergie de la foudre. Pas la stabilité de la terre non plus. Les humeurs d’Hippocrate. Des éléments dont la symbolique étaient lourds de sens composaient donc l’essence du Yamanaka.
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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Lun 5 Juin 2017 - 18:02

Natsuki hocha la tête.

« Oui, je dirai que dans l'ensemble, j'ai une belle vie qui vaut la peine d'être vécu. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle je m'évertue à le rester – en vie. Comme toute chose, il y a des hauts et des bas, mais je trouve que c'est dommage de refuser un bonheur seulement par crainte de la douleur qu'il pourrait générer ensuite. C'est entre autre pourquoi, quand je n'ai absolument rien de mieux à faire, je me demande ce qu'il y a de si intéressant dans votre vie qui se limite uniquement à tout faire pour voir le soleil se coucher et la lune lui passer le relais à la fin de son cycle. Je veux dire, c'est un objectif louable et tout à fait compréhensible, mais lorsqu'il n'y a que cela... Quelque part, vous me faites penser aux héros d’œuvres fictionnelles, qui sacrifient leur bonheur et leur existence pour le bien du plus grand nombre, afin de défendre ceux qui en ont besoin. Sauf que vous n'avez ni la carrure ni la mentalité du héros, et que je ne doute pas que vous n'hésiteriez à aucun moment à sacrifier le plus grand nombre pour sauver votre peau. Ce qui encore une fois, serait compréhensible – mais pas louable. Tout le monde sait que les héros n'ont que deux destins possible : mourir au combat ou finir en prison. »


Ce qui ne constituait pas de transition à la suite :


« Le passé au sens large sert pour une minorité à raconter à la majorité qui s'en fiche ce qu'il va arriver suite aux erreurs qu'ils vont inlassablement refaire. Et au sens personnel, il sert autant à se rappeler des bons moments que de comment faire pour ne plus en vivre de mauvais – plus les mêmes en tout cas. Vous semblez avoir conservé cette partie de votre passé, une partie qui sert à apparemment votre unique objectif dans la vie. Pourquoi vouloir chercher plus du coup ? Ne me dites pas que vous vous ouvrez au monde et que vous aspirez à un peu de bonheur vous aussi ? »


Genre, il y aurait un cœur qui bat dans cette poitrine plutôt qu'une série d'engrenages et de roues dentées destinée à faire avancer la bille de fer froid qu'était son esprit.


« La retrouver ? J'imagine que si cela relevait d'une importance capitale pour le Village de Konoha ou la Nation du Feu, et valait la peine de mobiliser énormément de ressources matérielles et humaines, ainsi que de prendre de nombreux risques pour la vie des espions et groupes de recherche que l'on déploierait à cette fin, oui, ce serait possible. »


Dans le cadre purement personnel alors qu'il était plus simple d'apporter les réponses qu'il cherchait en se laissant fouiller l'esprit en coopération avec un autre Yamanaka, c'était beaucoup moins possible. Voire pas du tout.


« Si le seul but de la retrouver est d'avoir des éclaircissements sur votre passé – des éclaircissements qui seront peut-être des mensonges, allez savoir - vous avez déjà essayé de sonder votre esprit avec un double de vous même ? »
hasarda-t-il

Considérer Shigo comme autre chose qu'une machine à l'esprit froid et sans cœur était une épreuve en soi. Comme un être humain qui s'intéresse à la vie de quelqu'un d'autre l'était encore plus. Et faute d'y arriver, Natsuki continuait de lui parler comme s'il s'adressait à une entité pragmatique qui ne considérait que le factuel et le pratique, en épurant tout ce que l'humain pourrait inclure dans l'équation.

Ainsi, quand le Yamanaka le relançait sur des sujets plus terre à terre, plus militaire, il se sentait davantage en territoire connu avec lui.


« En piste de progression, j'ai envie de vous dire qu'il y a surtout la pratique. Mais bon, c'est un conseil un peu au rabais, comme de dire à quelqu'un qui veut progresser en dessin qu'il suffit de dessiner. '' C'est en forgeant que l'on devient forgeron. '', ce genre de bêtise. Sur un point de vue purement pragmatique, j'aurai tendance à vous dire qu'étant aussi nouveau avec les deux éléments, travailler l'un des deux en priorité ne vous aidera à mieux maîtriser l'autre. La glace résulte d'un mélange interne, donc c'est un coup de main différent que celui de manipuler le vent seul. »


L'histoire de l'épée, la hache et la massue tout cela.


« Pour ce qui est de s'exercer avec une affinité, j'ai toujours conseillé de s'entrainer à proximité de là où l'élément concerné est très présent dans l'atmosphère - L'altitude et la chambre froide de la boucherie de Mikato Roazuke dans votre cas. Cela facilite le travail, même si cela impose ensuite de s'exercer sans les petites roulettes une fois le geste assuré. Ensuite, ce n'est pas très différent de vos exercices du passé avec l'élément aqueux. Je me suis entrainé avec la terre de la même manière que je me suis exercé à maîtriser le vent. Sur les fondements en tout cas, car bien évidement, après cela change : l'on ne modèle pas les mêmes choses avec du vent qu'avec de l'eau. »


Même si encore une fois, il y avait des bases communes, comme la déferlante frontale, simple et efficace.


« Pour le vent par exemple, le projeter dans une direction est un bon exercice de base, surtout si vous le travaillez en vous imposant de rendre toujours plus concentrée sur une zone toujours plus petite la quantité de vent déplacé. »


Cela ouvrait de nombreuses perspectives sur l'attaque autant que sur la défense.


« Pour ce qui est de la glace, je dirai que c'est sensiblement proche de la maîtrise de la terre. Et ce que l'on attend de la terre, c'est d'être solide, résistante, et de prendre la forme que l'on lui impose. Pour commencer, j'aurai donc tendance à vous conseiller de vous exercer sur deux points : la quantité de glace que vous pouvez générer en un coup, et sa solidité. La forme, cela vendra plus tard, car elle est essentiellement accessoire. »


Un mur, quand son but principal est d'encaisser quelque chose, l'on se fichait qu'il soit lisse ou rugueux. De la même manière, se prendre une boule irrégulière ou un cube de quatre cent kilogrammes sur le coin de la figure ne changeait pas grand chose pour l'intéressé.


« Ce que l'on peut faire aussi, si vous le voulez et que vous avez encore de la place pour, c'est faire une ellipse de quelques temps, et nous retrouver pour voir vos progrès pour que je vous enseigne à faire une armure de glace. Cela ne doit pas être super confortable à porter, et même être un peu lourd, mais pourquoi pas ? »


Avec tout ce qu'ils avaient déjà fait, un ou deux posts de narration devraient suffire pour faire tout valider. Une pierre deux oiseaux.


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Mer 7 Juin 2017 - 11:13

    Refuser le bonheur par crainte de la douleur qui s’ensuivra serait dommage ? Sauf que cette douleur viendra inéluctablement. Toujours. Il ne peut y avoir de bonheur si l’on n’a jamais connu le malheur. Et si le bonheur dure trop longtemps, on finit par l’oublier, et on replonge donc dans le malheur. Shigo avait grandi dans un milieu où tout acte de bonté, de générosité, était un calcul finement mené dans un but purement égoïste et personnel. Proposer du pain à un jeune enfant affamé dans le but de le rouer de coups et voler ses biens ? Proposer un toit et un abri pour finalement tenter de dévorer le jeune gamin ? S’il avait été avec Natsumi Mairu, ce n’était pas parce qu’il l’appréciait… Non, c’était uniquement parce que la chasse et la survie à deux était plus facile. Mais pourquoi l’avait-elle abandonné ?

    Tout comme les compliments que le Nara peut recevoir du Yamanaka. Ils sont peut-être vrais, mais s’ils sont prononcés c’est que cela peut aider l’image qu’à Natsuki de lui. Un homme si talentueux qui lui apprend tant de techniques et à présent la maîtrise d’un nouvel élément, voire de deux éléments. Il valait mieux le garder dans sa poche que de s’en faire un ennemi.

    « Survivre est mon but là où vivre serait le vôtre. Le bonheur… Mais dites-moi, vous qui vivez, où est votre bonheur ? Vous n’êtes ni Ombre de la Feuille ni chef de l’unité spéciale alors que vous en avez les capacités. Un homme d’ambition est une personne centrée sur elle-même, sur son propre pouvoir, à des fins plus ou moins louables. Mais vous ne me semblez pas être le stéréotype de l’ambitieux. Or, ce qui tue l’ambition, c’est la famille. Mais je n’ai jamais vu de femme ou d’enfants autour de vous. Vous êtes un loup vous aussi.
    Seriez-vous ce héros d’œuvre fictionnelle qui sacrifie son bonheur et son existence pour le bien du plus grand nombre ? Et pourquoi aider une personne qui, selon vous, sacrifierait le plus grand nombre pour sa personne propre ? »


    Un peu de flatterie entourée de réelles interrogations.

    « Non, je n’aspire pas au bonheur. Survivre est déjà suffisamment compliqué pour ne pas avoir à se battre pour un sentiment éphémère qui s’estompera pour laisser sa place à une marque plus profonde encore. Comme vous venez de le dire : le passé sert à ne pas reproduire les schémas du passé. Donc, pour m’assurer de ne pas passer à côté d’une chose essentielle, il me faut connaître l’ensemble de mon histoire. »

    Hélas, l’ironie du Nara ne laissait que peu de chance à la recherche de Mairu. Devrait-il fuir le village pour la retrouver ? Non, le résultat était incertain et il se mettrait inutilement tout un village à dos, rendant sa survie plus que complexe. Il n’était pas encore suffisamment puissant pour se débrouiller en toute indépendance : sinon il ne serait pas là à demander conseil à Natsuki. Lui inventer une importance pour la Nation du Feu, afin qu’ils y mettent les moyens nécessaires ?

    « Envoyer un message à Kumo pour leur demander ce qu’elle est devenue est-il possible, ou cela entre-t-il dans la mobilisation de grandes ressources matérielles et humaines ?
    Quant à l’auto-sondage… Je ne suis pas suffisamment versé dans l’art du ninjutsu pour créer un double capable de techniques. Pas encore en tout cas. Et vous connaissez mon appréhension pour laisser à d’autres cette tâche. »


    Mais revenons au sujet intéressé à la base : la maîtrise d’un élément. Les conseils du grand Nara sur la question : affiner pour le Futon, la quantité pour le Hyoton en prenant en compte leur état naturel : solide ou non.

    « Nous faudra-t-il nous retrouver dans une chambre froide, ou bien cette étape sera-t-elle révolue ? Je dois avouer que cela m’intéresse de savoir si vous avez la capacité de trembler. Ou de frissonner ?
    Sinon, la proposition puit me plaire, en effet. Mais je n’ai de place que pour des techniques du plus haut rang que nous puissions convoiter, nous simples mortels. Avez-vous la base nécessaire à un tel apprentissage ? Si seulement vous ne m’aviez pas recalé en me traitant de psychopathe pour l’unité dont j’ignore l’existence et qui sera de toute façon dissoute, nous aurions pu user du terme d’entraînement et non d’apprentissage.
    Donc, si vous avez ce qui faut, va pour l’ellipse. Dans le cas contraire, je vous remercie pour vos précieux conseils, et nous nous arrêterons là. »

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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Jeu 8 Juin 2017 - 21:36

Natsuki dévisagea Shigo avec un sourire sur les lèvres. Sur le fond, les deux se comprenaient, ou plutôt, ils comprenaient le point de vue de l'autre jusqu'à un certain seuil, mais sur la forme, ils ne sauraient être plus opposés sur leurs avis. Ce qui au final ne relevait pas d'une grande importance vu qu'il n'avait pas prévu d'avoir des enfants ensemble.

« Je vous invite à voir les choses dans l'autre sens, Shigo. A-t-on forcément de l'ambition lorsque l'on a de la force et du pouvoir ? Et l'absence de l'ambition est-elle toujours forcément imputable à des attaches familiales ? J'ai connu un professeur à l'Académie qui n'a jamais cherché à évoluer car il adorait l'enseignement. Eh bien je suis un peu pareil. Je n'ai pas spécialement envie de me hisser au sommet de la hiérarchie, car c'est à mes yeux une place contraignante et monotone à souhait la plupart du temps. Je le sais bien, je le vois tous les jours avec notre Hokage. J'apprécie la liberté que j'ai – ou ce qu'il me reste, maintenant que je suis Assistant du Hokage -, et de pouvoir vivre ailleurs que tout le temps assis sur un fauteuil à manger de la paperasse importante et dormir sept heures par semaine – dans le fauteuil toujours. »


Le seul avantage du poste, c'était que le fauteuil Kagal apportait une quantité quotidienne de points d'expérience à son propriétaire
légitime, de sorte à ce que au mieux, il puisse rester à niveau en terme de puissance malgré le manque d'entrainement inhérent à sa position professionnelle.

« Quant à n'être jamais être entouré de femmes ou d'enfants, peut-être est-ce là simplement ce même désir de liberté que j'ai. Ou que je suis gay. Pas pédophile en tout cas. »


Il était assez connu des enfants de Konoha cela dit, en particulier ceux de orphelinat à qui il offrait le repas de midi au restaurant du Septième Ciel tous les premiers mercredi du mois.


« N'importe comment, je ne suis pas plus un héros fictionnel que vous. Et si je vous aide, c'est simplement parce que j'aime les points d'influence : n'y voyez aucun acte de charité dans ma pratique. Je suis payé pour vous assister. »


Il aimait les points d'influences, mais pas pour en faire quelque chose forcément. Juste les avoir, savoir qu'ils étaient là. Nombreux.


« Pour ce qui est d'envoyer un message à Kumo, j'imagine que la mobilisation de grandes ressources humaines et matérielles dépend de si vous avez de quoi acheter des timbres, un crayon et du papier, et que vous savez écrire. »


Tout était une question de perspective, et de relativité.


« Non non, pas besoin de nous retrouver dans une chambre froide, dans quelques semaines, vous aurez déjà maîtrisé les bases de la manipulation de la glace. Suffisamment je l'espère pour parvenir à en produire à partir de votre chakra dans la plupart des conditions du quotidien. »


Ce qui excluait le désert du Pays du Vent, entre autre.


« Pour la base, il va de soit que je l'ai, puisqu'autrement, je ne vous l'aurai pas proposé d'une part, et de l'autre, j'ai déjà tenté de vous l'apprendre avec l'élément aqueux, sans succès dans la réalité. Là au moins avec de la glace, l'on devrait arriver à un apprentissage plus concret. Surtout que l'apprentissage, c'est mieux que l'entrainement. Peut-être pas pour vous, mais pour celui qui enseigne, croyez-moi que si. »


Papa's got bills...



********************


Natsuki et Shigo se retrouvèrent une durée indéfini mais pas excessivement longue plus tard, dans un endroit qui se prêtait à l'entrainement. Disons le terrain d'entrainement, toujours tellement vide et tellement occupé à la fois.


« Bonjour Shigo. Vous avez progressé ? Nous allons voir cela tout de suite. Et si vous manquez de matière pour construire une narration assez longue, rappelez-moi ce que je vous avais enseigné la dernière fois sur le concept des armures. »


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Ven 9 Juin 2017 - 15:51

    « Si votre désir est la liberté, un nomade ne serait-il pas le statut idéal pour vous ? Car vivre dans ce village apporte son lot de sécurité certes, mais une flopée de devoirs l’accompagne, ce qui restreint également votre liberté.
    Et être au sommet n’est pas gage d’emprisonnement ou de paperasse derrière un bureau. Tout dépend du genre de chef que vous souhaitez incarner. »


    Difficile d’imaginer Makka passant ses journées assise devant des tas de parchemins. Elle ne se privait certainement pas de liberté, et pourtant elle avait été au sommet. Au point que les autres pyramides durent s’allier pour la démettre.

    « Dans le cadre d’un apprentissage, je peux comprendre que le salaire puisse entrer en compte. Mais pour ce qui est de la maîtrise de la glace en fusionnant deux affinités, votre paie ne diffère aucunement de ce même temps passé à me ruer de coups ou à m’extorquer mes biens. Par conséquent, il s’agit bien d’un choix de votre part, car vous ne tirez aucun réel bénéfice salariale sur ce temps d’enseignement, que ce soit la méthode Bordeciel ou une autre.
    Le héros fictionnel que vous n’êtes pas à choisi d’être bon alors qu’il aurait pu être mauvais pour le même gain. Inutile de jouer au plus modeste : vous avez déjà gagné. »


    Pour l’apprentissage qui allait s’en suivre, d’accord. Pour la maîtrise d’un pouvoir spécial, le tarif demeurait le standard de n’importe quelle page d’histoire ajoutée à un sujet ou à un autre.

    « Pour ce qui est d’envoyer un message à Kumo, j’imagine que l’assistant du Hokage comme nom de l’expéditeur donne lieu à plus de réflexion et donc à une meilleure précision de réponse que le nom d’un Chunin lambda de la Feuille. Que ce soit sa plume, ou simplement sa signature en bas de parchemin… »

    Pourquoi Kumo s’embêterait-il à répondre au message du Yamanaka ? Tandis que si Nara Natsuki est inscrit sur la lettre comme en étant l’auteur, il s’agissait d’une toute autre affaire. Une affaire à laquelle ils voudront bien prendre l’effort de transcrire une réponse sur un bout de papier.



    « Bonjour Natsuki Nara. Merci de me recevoir, même si cette fois il s’agit bel et bien de votre salaire qui en est la cause.
    Si je me souviens bien de votre enseignement, vous aviez divisé le principe des armures en trois catégories. La légère, la lourde et la semi-lourde où la mobilité représentait la principale différence. Hélas, nous avons œuvré sur du liquide, et donc du léger, les fois précédentes.
    Vous aviez débuté en me demandant de commencer par les avant-bras avant de penser à l’armure corps entier. Chose à laquelle je me suis déjà appliqué lors de mon affinement de la maîtrise de la glace, bien qu’encore limitée. Mais je bute sur l’étape suivante : vous aviez mentionné l’existence d’articulation pour les armures lourdes, comme une qui serait faite à partir de terre par exemple. Il s’agit là de mon objectif, la semi-lourde donc, mais je ne parviens pas à préserver la mobilité. Lors de mes dernières tentatives, soit je devenais un énorme bloc de glace qui ne pouvais plus se mouvoir, soit je laissais des espaces libres au niveau des articulations pour permettre la mobilité, mais cela donnait lieu à de sacrés failles dans mon armure.
    Pourriez-vous développer le concept sur la mobilité d’une armure solide ? »

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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Dim 11 Juin 2017 - 16:58

Vu qu'ils avaient fait un bond narratif temporel en avant, Natsuki ne savait pas trop comment expliquer la futilité de tout ce qui avait été évoqué jusqu'à présent. Quoi qu'ils se disent, l'autre trouvait toujours à redire – surtout Shigo il avait l'impression - en pointant des défauts. Bien sûr qu'il y en avait partout, aucune situation n'était parfaite, mais peu importe l'avis des autres du moment que l'on était bien dedans.

De la même manière, il n'avait même plus envie de revenir sur la bêtise qu'était écrire une lettre en son nom à un autre Village. Il représentait une fonction à Konoha, et son nom était associé à un poste. Un poste dont ses actions s'assimilaient comme s'il venait du Village entier - un peu comme Kibo avait lancé une guerre entre Suna et Konoha en tentant personnellement d'assassiner Miko. De fait, il laissa aussi imaginer à Shigo pourquoi lui n'allait pas se mouiller pour une affaire purement personnelle plutôt que de se lancer dans un nouveau débat avec lui. Parce que Leika allait être mise sur le tapis, qu'il répliquera avec que cela restait interne au Village, puis des questions de privilèges, mais en fait non de tentatives d'intégration d'éducation etc etc...

Bref, il n'avait pas envie, alors autant laisser l'imagination de Shigo faire suite à la conclusion du sujet sur un '' non '' du Nara tatoué, et poursuivre sur cette histoire d'armure.


« La mobilité en armure donc. Déjà, sachez qu'il est presque impossible de créer une armure sans faille dedans, tout simplement parce que les articulations ont besoin de mobilité. Il existe des moyens de les réduire, mais je doute que l'on puisse les supprimer totalement, surtout avec une matière comme la glace. Mais voyons ce que l'on peut faire. »


Natsuki tira un tableau en trépied de son sac sans fond, et accrocha dessus l'affiche d'une armure d'acier, en différentes parties avec précision et annotations.


« Commençons par le bras. Comme vous le voyez ici, cette partie de l'armure comporte grossièrement quatre parties : la main, l'avant-bras, le bras, et l'épaule. Entre chacune, une articulation pour un total de trois – je reviendrai sur le détail de la main et son gantelet plus tard. D'abord, les parties en elles-même. La protection au sens strict du terme se limite à une couche protectrice entre votre corps et l'agression. Toutefois, il est possible de la rendre un peu plus performante selon la forme qu'elle prend. Le modèle en épis par exemple, ne fait pas qu'encaisser le coup : il le dévie légèrement, ce qui soulage en partie l'impact subit. Dans un sens en tout cas. De ce côté là, il peut être intéressant pour vous d'étudier les différentes formes qui existent afin d'être capable d'adapter l'armure que vous avez créé pour qu'elle réponde aux besoins que vous avez analysé. »


Des manuels feront cette partie là beaucoup plus efficacement et de façon beaucoup moins rébarbatif que lui.


« Là où il convient d'être attentif, c'est sur les extrémités. En effet, pour éviter le syndrome du plâtre, les deux parties doivent bien s'articuler sur toute l'amplitude de l'articulation sans se gêner. Et c'est ici qu'apparait le problème de la faille articulaire. Personnellement, je ne connais que deux moyens de la réduire. Le premier, c'est de travailler au niveau des pièces qui entourent l'articulation en question, afin que leur forme limite les interstices au possible dans vos différentes positions. Les pièces mobiles de type visière sont parfaites pour la plupart d'entre elles, offrant un bon rapport protection/gène dans les mouvements. Le second, c'est la second couche. »


Natsuki désigna à nouveau le tableau, là où une chemise de mailles se portait sous l'épaisse cotte.


« La seconde couche n'est pas aussi performante que la première, mais elle peut suffire à absorber ou au moins réduire une attaque précise qui aurait trouvé le chemin de la faille. Pour cela, l'on utilise généralement une matière solide dont l'assemblage des très nombreuses pièces qui la composent la rend souple. Comme la maille ici. Créer un résultat similaire à partir de glace doit être possible, mais nécessite pas mal de doigté pour y parvenir de façon quasi-instantané. Rien que la pratique et l'habitude ne sauraient vous procurer, en somme. »


Il ne restait donc que la pratique à s'habituer, et s'habituer à la pratique.


« Je vous laisse réfléchir sur la manière de procéder à la création d'un gantelet, en appliquant les principes évoqués tout à l'heure. Réfléchissez, puis je vous écoute. »


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Mar 13 Juin 2017 - 13:22

    C’était donc un non. Inutile de débattre ou de faire une dissertation de quatre heures sur un sujet de philosophie. Ici aussi, il existe les deux réponses : positive et négative. Ici aussi, il y a des arguments pour et des arguments contre. Mais la différence entre une dissertation et la réalité est qu’il y a bien une réponse définie. La conclusion ne s’aboutit pas en un peut-être que oui, peut-être que non. Et ici, le verdict fut un non. Tout simplement.

    Quant à l’armure, le Nara démontra une fois de plus les bienfaits d’un inventaire infini pouvant s’adapter à toute situation. Une armure d’acier d’un âge moyen. Le genre un peu lourd, porté par un homme avant d’affronter en duel singulier un dragon pour conquérir la main d’une demoiselle honorable et souvent bien née. Les samouraïs en portent une, un peu plus légère cela dit, et au nom d’un devoir de soldat, pas de chevalier. Ils usent de la seconde technique énoncée par Natsuki : la double couche avec la cotte de maille ou sa version de cette époque et univers. Mais il s’agit d’un maillage quelque peu complexe. Trop pour le niveau actuel du Yamanaka.

    Main, bras et épaule. Trois articulations. Petite simplification mais que l’on retrouve dans toute fiction de ce genre, et c’est également un procédé explicatif pour qu’il puisse demeurer à la portée de tout le monde. Mais le Nara souligna lui-même la subtilité et la complexité en gardant le gant pour la fin : avec les nombreux articulations des doigts. Deux pour le pouce, trois pour les autres, sans oublier les mouvements du poignet. Le même débat pouvait être proposé au niveau de l’épaule, où un complexe de cinq articulations permet l’ensemble de sa mobilité, mais la main est une image plus parlante et plus claire.

    « La mobilité et la solidité sont donc des notions qui évoluent à l’inverse l’une de l’autre. Une armure robuste est gage d’une liberté de mouvement amoindrie, mais trop de mouvement signifie une couverture trop fragile pour certains assauts…
    Il me faudra me renseigner sur la forme, en effet, pour jouer sur les capacités défensives de l’armure.
    Pour ce qui est du gantelet, je sais ne pas avoir la maîtrise nécessaire à l’application de la double couche, pour le moment. La visière, cependant, est une idée à laquelle je n’avais pas songé, je dois l’avouer. Une idée qui me semble bonne et convenir à mon niveau actuel.
    Des interstices donc, en lieu des différentes articulations, et un toit rattaché à l’un des deux segments qui recouvre l’interstice sans pour autant s’y coller. Du distal vers le proximal de préférence, je suppose. Pour qu’une frappe contre ma main glisse vers le haut au lieu de s’engouffrer dans l’ouverture du toit pour se loger dans l’interstice.
    Pour ce qui est des articulations, mon défunt maître ayant été le directeur de l’hôpital, je pus acquérir certaines connaissances en la matière. Nous aurons donc les métacarpo-phalangiennes et les inter-phalangiennes pour les doigts, et la ligne du poignet.
    J’ose supposer que le léger glissement entre les rangées du carpe n’entre pas en compte : le bénéfice du mouvement serait moindre par rapport aux failles volontaires de l’armure.
    Nous aurons donc plusieurs cylindres : un par phalange, et une structure enveloppant la paume et le dos de la main qui sera relié avec l’avant-bras plus haut. »


    Evidemment, le Yamanaka tentait de lier la pratique à l’explication. Mais c’est le Nara qui détaillera les défauts potentiels de la proposition, et donc du gantelet ainsi créé, ainsi que ses restrictions.

    « Voyez-vous des améliorations à appliquer ? »
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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Ven 16 Juin 2017 - 17:40

« C'est l'idée, pour la mobilité et la robustesse d'une armure. Après, maintenant que j'y pense, il y a deux autres notions qui entrent en ligne de compte. La première est qu'une armure est rarement faite pour encaisser de front des assauts, surtout les plus massifs. Elle vise à protéger d'impacts déjà amoindrit par l'esquive ou la parade. Pour des coups légers, cela va encore, cela permet de les ignorer, mais en armure ou pas, si je vous frappe à pleine puissance, vous ne serez rien de plus qu'un boulet humain. »

Le temps des armures commençait doucement son déclin, Natsuki le sentait. Elles resteront toujours bien classées, mais certainement plus la réponse à tout.


« En second vient le fait que la solidité d'une armure dépend aussi du chakra qui la parcourt. L'épaisseur détermine la quantité d'énergie que l'on peut insuffler dedans, et la concentration de cette dernière la robustesse globale. Toutefois, contrairement à une technique classique de long cours, il est bon de savoir qu'avec une armure, il existe un moyen de créer un circuit fermé. Autrement dit, de la charger comme vous l'entendez en chakra, et de ne plus avoir à vous concentrer dessus pour son maintien. Je vous le dis maintenant pour que vous l'ayez à l'esprit lorsque vous travaillerez sur le reste. Je vous montrerai comment faire. »


Et le reste, c'était maintenant, à commencer par le gantelet décrit par Shigo.


« Dans l'ensemble, je suis tout à fait d'accord avec vous. Juste histoire d'avoir quelque chose à redire, j'avouerai avoir une préférence en ce qui concerne la protection des doigts pour des demi-cylindre. Cela entame à mon goût moins la dextérité et la mobilité de nos mouvements précis, comme la composition des signes. Après, c'est une question de choix et de style aussi. Personnellement, je me bats avec les poings fermés, il est donc rare que je sois frappé à l'intérieur de mes mains : une protection de la paume et du dessus me suffit donc. Et puis, entre nous, si vous essayez de bloquer une lame ou une attaque avec juste vos doigts, même avec une protection dessus, je ne suis pas certain qu'ils soient encore rattachés à vos mains après. »


En général, c'était avec les avant-bras, voire le dos des mains que l'on bloquait ou parait les assauts quelle que soit leur nature.


« Bien. En ce qui concerne les cuissardes, ce sont un peu des bras mais avec des pieds au bout, donc en soit, je ne vois pas l'intérêt de revenir dessus. Vous n'avez qu'à suivre le même principe global que pour les bras, et vous arriverez à un résultat satisfaisant. »


La vie était après tout surtout fondé sur de la logique. De la logique propre à leur univers, certes, mais de la logique tout de même.


« Pour le casque, là encore, il faut voir ce que vous préférez en terme de design, mais globalement, tant que ce n'est pas un gros cube – pas très aérodynamique ni efficace pour bien amortir un coup – il fera l'affaire. L'avantage de la glace est que vous pouvez la rendre transparente pour avoir une vision bien dégagée, j'imagine. Certains jouent aussi sur l'effet intimidant qu'il peut avoir, comme les bouches de démons des samurai, ou le modèle cornu du seigneur des larbins. »


Le débat entre l'esthétisme et l'efficacité était éternel, et même si personnellement Natsuki penchait assurément du côté de ceux pour qui prime l'efficacité – ainsi que la praticité, très important -, il gardait à l'esprit que l'esthétisme pouvait apporter un poids non négligeable dans la balance. Surtout contre des personnages anonymes, en fait.


« Bien, vu que le post est plutôt bien avancé - et histoire d'en gagner un de plus -, et que vous vous êtes bien débrouillé avec la réflexion menée sur le gantelet, voulez-vous que je vous laisse réfléchir dans un premier temps sur le principe de l'armure thoraco-abdomino-dorsale, celle qui fait le lien entre toutes les autres pièces ? Je suis toujours partie du principe que des notions s'intègrent mieux lorsqu'elles ont d'abord été réfléchit en amont par celui qui veut apprendre. A condition d'avoir une première piste de réflexion, bien entendu. Piste qui sera la suivante : qu'est-ce qui rend la cuirasse apte à mieux encaisser les coups ? »


Des travaux pratiques viendront ensuite, car la théorie était une chose, mais l'appliquer en pratique en était une autre.


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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Sam 17 Juin 2017 - 13:34

    « Un point pour vous. »

    Pour ce qui est de la dextérité et de la remarque sur les doigts.

    « Pour le cas, je suppose que prendre la forme dont nous sommes déjà pourvu peut être un bon compromis du point de vue de l’aérodynamisme… Un crâne humain par exemple, bien arrondi. Et peut-être cela m’aidera à me souvenir. Du pourquoi et du comment. »

    Choix étonnant n’est-ce pas ?

    « La cuirasse donc ? Je suppose qu’il me faille emprunter le savoir de vos divers préceptes pour répondre à la question. L’épaisseur tout d’abord, qui permet d’augmenter la robustesse de l’armure et d’y insuffler davantage de chakra, si j’ai bien compris. Le tronc étant au plus près du corps, c’est également l’endroit où nous pouvons mettre le plus de poids sans s’en retrouver trop limité. Plus de poids permis, donc plus de matière et on en revient à une meilleure épaisseur. De plus, la majorité des organes vitaux se trouvent là, hormis le cerveau, donc il s’agit d’un endroit à défendre en priorité.
    Sinon il y a la forme, comme vous en aviez parlé tantôt et que vous avez remis l’idée sur le tapis en parlant du casque. Pour encaisser des coups, il faut savoir disperser l’énergie de la frappe pour ne pas l’encaisser de plein fouet. Pas de surface plane donc. Plutôt arrondi, convexe par rapport à l’assaut, pour faire glisser la force sur les côtés plutôt que de la concentrer en un point précis.
    Restent les attaches avec les différentes parties de l’armure, les différents membres. La méthode de la visière, une nouvelle fois ? Des épaulettes pour les bras, une jupette pour les cuissardes, et un col roulé pour le cou ?
    J’ai néanmoins une interrogation sur la mobilité. Comme chaque vertèbre octroie quelques degrés, donnant à l’ensemble toute son amplitude, faut-il un mécanisme particulier à chaque étage, ou bien uniquement dans les différentes charnières ? A moins que la logique de ce monde ne soit simplifiée sur ce point et qu’un gros bloc suffise simplement sans pour autant limiter la possibilité de mouvement ? »

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Message(#) Sujet: Re: Futon et Suiton sont sur un navire. Futon s'envole et Suiton tombe à l'eau. Que reste-t-il ? Lun 19 Juin 2017 - 20:15

Une fois encore, Natsuki hocha la tête.

« C'est à se demander si vous avez véritablement besoin de moi pour monter une armure. L'explication est plutôt juste dans l'ensemble, à mon sens. Tout comme pour le crâne, la partie corporelle gagne à être arrondit pour dévier en partie la force d'impact des assauts reçu. Reste donc à voir avec vous la jonction des différentes pièces avec le buste et le dos. Commençons par les jambes. La jupette est une valeur sûre et passe partout dans la plupart des cas. Elle est un amoncellement de plaques afin de conserver une certaine liberté de mouvement dans les jambes, à voir donc s'il est possible pour vous de le réaliser avec de la glace. Autrement, il existe aussi le modèle '' jupe bouffante ''. Très large, elle ne gêne en général pas la mobilité jusqu'aux genoux. Au-delà par contre, cela se complique. Pas trop pour la course, mais les attaques de jambes deviennent difficiles. Personnellement, j'utilise de la matière souple et résistante, aussi je n'ai pas ce problème. Je vous recommande le modèle jupette que vous avez énoncé, en ce qui me concerne. Cela est moins compliqué à produire que de la maille – surtout en glace -, et est plus solide pour couvrir les zones exposées. »


Cela prenait juste un peu plus de place, ce qui expliquait l'impossibilité de s'en servir comme première couche sous l'armure.


« Pour les épaules, j'ai une préférence avec l'épaulière en ballon, rattachée sur le torse. En modulant un angle ici, elle couvre le prolongement du bras jusqu'à l'articulation de l'aisselle : à moins d'une attaque vivante ou très élastique – comme les insectes -, il est difficile d'infiltrer un coup là dedans. Au niveau du cou, il faut savoir qu'aucune armure n'a jamais prévenu la décapitation, mais un renfort solide reste important. D'un point de vu personnel, encore une fois, j'aurai une préférence pour ne pas mettre de collerette. Ne rien mettre du tout en fait, d'avoir l'armure et le casque taillé dans le même bloc. La glace, comme je l'avais évoqué un peu plus tôt, peut être transparente, ce qui est un avantage non négligeable. Avec un casque assez large sur ses prises, pour pouvez garder une mobilité du cou sous l'armure et le casque. Et la vision est essentielle. Seul soucis éventuellement, c'est qu'il faudra vous refroidir : la buée de votre souffle pourrait être gênante. »


Et puis pour le dos, il n'avait plus d'idée. Alors il donna à Shigo un tuyau en or, hors champs. Ou plutôt, hors texte. Avec cela, Shigo n'aura pas de problèmes de dos et de mobilité.


« Allez, un peu de pratique maintenant. »
annonça Natsuki en sortant de son sac des mannequins. « Chaussez-les avec des armures. Ces deux là aux bras, ces trois là torses et bras. Essayez différents modèles de raccordement, ce que vous avez évoqué un peu plus tôt avec moi. Ce n'est pas très différent de ce que l'on avait fait sur Queen of Fighter Alpha Turbo Prime Édition Golden Deluxe, aussi vous y arriverez assez rapidement je pense. Et puis, c'est plus la forme que le détail qui m'intéresse ici. J'ai envie que vous voyez en pratique la différence entre des armures arrondies ou rectangulaires, ce que permet une jupette et ce que réduit une jupe bouffante. Entre autres. »

Et histoire de relancer un peu d'intérêt dans la narration plutôt que du bête apprentissage.


« Sinon, je me posais une question. Par curiosité comme cela, alors vous êtes libre de me répondre ou non, mais vous sembliez troublé que si nous parlions de la même Mairu, qu'elle était encore en vie et qu'elle ne vous avait pas cherché. Comme si vous ne compreniez pas pourquoi. Mais ne vous êtes-vous pas dit qu'elle pensait peut-être la même chose ? Que vous êtes mort et qu'il n'y a rien à chercher ? »


Natsuki cherchait rarement les morts. Parfois les corps pour s'assurer qu'ils l'étaient bien, mais jamais quelqu'un qu'il pensait mort. Après, il n'était pas sur l'Île de la Cendre, et il ne connaissait pas les circonstances du drame.


Ce que je déteste avoir raison...
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