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 Renouer avec le passé [Oni Kinzoku]

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Message(#) Sujet: Renouer avec le passé [Oni Kinzoku] Lun 15 Mai 2017 - 20:17

La guerre était terminée et nous l’avions remportée. Le pays de la Foudre était sauvé. Mais malgré l’évocation de cette idée, je ne parvenais pas à retrouver la sérénité que je ressentais avant les événements de Shimo no Kuni. Cette confiance inébranlable dans le futur qui nous attendait. Tous ces morts, toute cette destruction, toutes ses souffrances. Toute ces injustices me révoltaient et me mettaient hors de moi. Nombreuses furent les terres dirigées par des tyrans aveuglés par leur soif de pouvoir, de tout temps. Mais avec le regard éveillé duquel j’observais le monde, je ne pouvais le laisser tel quel. Il me fallait agir et il me fallait agir vite. Le Yuukan plus que jamais vivait une période difficile. La chute de l’Empire laissait un vide que d’autres pays ou organisations mal intentionnées ne tarderaient pas à combler et la quête des Bijuus ne feraient que rendre le monde plus instable encore. Konoha, Kiri, le Kyomu, tous ces pays se lanceraient bientôt à la recherche d’une puissance plus grande encore et il nous fallait nous aussi nous préparer. Nous préparer pour nous aussi nous lancer dans cette quête afin de pouvoir faire jeu égal. Je devais me préparer, gagner en puissance et en influence afin de pouvoir protéger mon peuple… mes deux peuples.

Ma main posée sur le verre encore froid de ma vitre, j’observai le village endormi dans la pénombre nocturne. La lune illuminait de sa lumière blanchâtre les toits et les ruelles de la ville. Des ruelles vidées de toute vie. Autrefois habituelles, rares étaient devenues les nuits où je ne trouvais pas le sommeil. Mais cette nuit-là n’était pas une nuit comme les autres. Quelques heures auparavant, j’avais finalement reçu la réponse à la lettre envoyée à la Daimyo du pays du Givre. Lettre où j’avais demandé à Oni Kinzoku une audience. Ce moment à la symbolique fortement représentais la consécration de tous mes efforts pour mes deux pays. Dans une volonté d’être la main permettant d’unir la terre du Givre et celle de la Foudre, je désirai devenir le chef du clan Kinzoku. Une fois en position d’agir, je participerai à la profonde reconstruction et restructuration dont le pays avait tant besoin. La Daimyo ne pouvait refuser une telle requête, surtout quand elle était signée de la main du Raikage lui-même. N’ayant pas précisé les raisons, j’espérais tout de même que la femme soit assez clairvoyante pour comprendre d’elle-même. Parvenu jusqu’à la salle du trône, mon grade et mon nom ne devait plus lui être inconnus.

Le voyage jusqu’à la Touketsu serait long. Une fois les plaines de Kaminari traversée, je devrai emprunter le chemin des montagnes pour traverser la chaîne séparant nos deux pays. Aucune grande route n’était tracée par cette voie, le commerce et les échanges se faisaient en quasi-totalité par la mer. Mais prendre un bateau serait beaucoup plus long que de traversé par la terre, tout du moins pour un Shinobi. Plusieurs options se présentaient à moi, mais pour y réfléchir je préférais avoir une carte en face de moi. Levant ma main du carreau, je me retournai et me dirigeai vers mon bureau où était étendue une carte des terres Kumojins. Peu de sentiers traversaient les montagnes, à tel point qu’ils ne se dénombraient qu’au nombre de sept. Sept possibilités qui pouvait se résumer en 4 : prendre le rivage nord, très tortueux, et suivre la côte jusqu’à Shimo no Kuni, pour ensuite suivre le fleuve Towada jusqu’à la capitale ; ou faire de même en passant cette fois-ci par la côte sud. Mais bien que relativement « simple » par rapport aux options, elles étaient également les plus longues et je n’avais pas de temps à perdre en voyage inutile, le rendez-vous était fixé une semaine plus tard. Me restait donc les deux autres possibilités : emprunter le passage des montagnes débouchant au sud du pays, puis prendre la route remontant au nord pour atteindre Touketsu, ou prendre la voie par le nord et arriver au niveau du lac Towada, qu’il me suffirait ensuite de contourner pour atteindre ma destination. La première possibilité passait par moins de montagne, mais était également plus longue. La deuxième, plus risquée de par les dangers naturels et les pillards, était aussi la plus courte. Il ne me restait plus qu’à déterminer si la traversée des montagnes serait plus rapide que celle des terres Shimojins… Un pari risqué qui ne laissait aucunement place à l’erreur. Indécis, je décidai de préparer mes affaires. A perdre du temps, autant perdre du temps utilement. Je saisis un léger sac de voyage que je pouvais porter en bandoulière et y plaçai tout ce dont j’aurai besoin pour l’audience. Tenue officielle, habits de rechanges, nécessaire pour camper et rations de survies. La logique voulait que la voie du sud soit, bien que plus longue en distance pure, soit plus courte à traverser. Plus j’y réfléchissais, plus je doutais de ma décision et je décidai donc de me fixer sur le sud. Sans perdre plus de temps, je terminai d’emballer mes affaires, ainsi que la carte et la lettre de la Daimyo puis sortis de chez moi. Fermant la porte à double tour, je me mis en route vers l’est.

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Deux jours plus tard, je me trouvais au pied de la chaîne de montagne. Je n’avais traversé qu’une seule fois ces montagnes durant toute mon existence lors de ma fuite il y avait de cela 13 ans. J’entendais l’orage grondé au loin. Le bruit de la foudre et de la pluie raisonnait dans la vallée, mettant en garde quiconque oserait traverser. Les nuages noirs perchés au sommet des pics empêchaient toute lumière de passer, plongeant la zone dans une profonde obscurité. La crainte que je ressentais à la vision de cette nature déchainée n’était pas liée aux intempéries, mais à la symbolique que cela représentait. J’allais affronter le passé que j’avais toujours fuit jusqu’alors. Un passé douloureux pour lequel j’avais décidé de me battre. En ces terres désolées, je pensais trouver un pays en ruine et un clan tiraillés par les conflits. Fixant l’horizon, je me mis en marche, effaçant les derniers doutes de mon esprit.

La terre détrempée glissait sous mes chaussures. Chaque pas était plus difficile que le précédent et les trombes d’eaux qui s’abattaient sur moi n’aidait en rien ma marche forcée. Lancée dans une course prudent, afin de ne pas glisser sur une roche mouillée, j’avançais déterminer vers mon objectif. Les souvenirs de ce moment difficile, 15 ans plus tôt, revenait à la charge. Souvenirs que je pensais avoir oublié depuis bien longtemps. Campant si et là, à l’abri dans une cavité des volontés de la nature, je pris quatre jours à traverser les montagnes de Kaminari et Shimo no Kuni. Il ne me restait plus qu’une seule journée pour faire le trajet qui aurait dû en prendre deux. Une seule journée durant laquelle je n’aurai le droit qu’à de courte pauses. En me déplaçant toute la nuit, je savais que je pourrais y parvenir à temps, ce que je décidais de faire. Finalement, au bout des 7 jours escomptés, j’arrivai au palais de la Daimyo, terrassé par la fatigue.

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Assit sur la chaise ornée de divers motifs, j’attendais patiemment que l’on vienne me chercher. La pièce dans lequel je me trouvais ressemblais en tout point à un bureau de secrétaire, dernière étape avant que je ne puisse rencontrer la Daimyo du pays du Givre. L’attente me paraissait interminable, la fatigue profitant de chaque instant pour m’harasser. La salle était richement décorée, comme tout ce que j’avais pu voir du palais jusqu’à maintenant. Un palais que j’avais déjà traversé pour une toute autre raison. Ci et là, j’avais vu des corps démembrés et des gardes, prêts à tout pour défendre leur Daimyo, ou leur commanditaire… D’après nos informations, l’ancienne Daimyo était parvenu à fuir avant que nous parvenions à arriver sur les lieux. Quelqu’un ici présent l’avait donc informé et ce ne pouvait être autre qu’un membre de la rébellion. Mes soupçons se portaient naturellement sur Oni Kinzoku, soupçons que je n’avais pas hésité à donner lors de ma dernière réunion avec le Raikage. Oni Kinzoku, plus encore que le bonheur de son peuple, cherchait à étendre sa propre puissance et son influence. Remplacer un mal par un autre mal, voilà ce que nous avions fait.

Une jeune femme vient à ma rencontrer et m’invita à la suivre. Nous traversâmes plus de salles encore, avant de finalement arriver dans une grande pièce richement décorée. Au bout de celle-ci se trouvait, assit sur son trône de Fer la Daimyo du pays du Givre et chef du clan Kinzoku. Mon nom fut appelé, j’avançais jusqu’au bout du tapis. Arrivé à une dizaine de mètres de la Daimyo, je m’abaissai légèrement, pas assez pour le respect que l'on devait à une personne de son rang, puis attendit que la femme de pouvoir n’ouvre le bal. Le sors en était jeté.
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Message(#) Sujet: Re: Renouer avec le passé [Oni Kinzoku] Sam 3 Juin 2017 - 11:10


- Ne me faites pas regretter de vous avoir nommé ministre, Jinoku-Dono.


Elle n’était pas dans des grands habits de noble, ces derniers lui séant assez peu au teint. Elle n’était pas non plus en tenue de guerrière, le poste ne lui permettant tout de même pas de faire ce qu’elle voulait. Elle avait des obligations, et la tenue vestimentaire en faisait – malheureusement – partie. Habillée pour l’occasion d’une tenue élégante bleu foncé, elle était parée de magnifiques bijoux en or et en argent : aucune pierre précieuse ne venait sertir les métaux de ces bijoux, mais ils resplendissaient malgré tout.

Depuis son accession au pouvoir de Shimo no Kuni, elle avait un peu perdu de sa superbe image de guerrière redoutable, la faute à d’interminables réunions, rencontres diplomatiques et obligations seigneuriales qui l’amenaient bien loin de toute l’agitation de la réalité militaire du terrain. Kumo et Kaminari avaient investi les lieux et l’aidaient du mieux qu’ils le pouvaient à redresser le pays du givre : tout se passait très bien, dans une harmonie parfaite. Les dernières poches de résistance (quelle ironie pour elle de chasser désormais les rebelles, qui n’étaient cependant plus du même camp) s’éteignaient peu à peu, et une stabilité était en voie d’être retrouvée dans le pays : chose qu’elle avait cherché plus que tout.

Aujourd’hui ne dérogerait pas à la règle : des réunions se succédant et, fait rare pour être souligné, un Kumojin mais membre de son clan se présentait à elle. Avec un peu de retard lié aux précédentes entrevues, elle fit entrer Izaya dans la salle qu’elle occupait pour ce genre de réunion ; un bureau spacieux et richement décoré – pas par elle, elle se fichait bien de toutes ces fioritures – et où se trouvaient de nombreux dossiers, classeurs et autres livres. Elle invita Izaya à s’assoir et se mit face à lui.

- Vous voulez quelque chose à boire ? Vous avez fait un long voyage, si je ne m’abuse ?


Elle satisfit sa commande s’il en avait une, puis ouvrit une nouvelle pochette, sortant du parchemin vierge, de l’encre et une plume.

- Que puis-je faire pour vous ?
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