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 Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori]

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Message(#) Sujet: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Dim 11 Mar 2012 - 23:28

    En somme un début de matinée très ordinaire. Vers 10H30, je me réveilla, après avoir passé une courte nuit de sommeil. En effet la veille, je m'étais laissé entraîné par mes amis dans plusieurs bars. Nous avons surement fait la tournée de tous, quand j'y repense. Enfin, une belle bande de joyeux braillards que nous sommes. On s'est tous connu dès notre enfance, et depuis on ne fait pas une fête sans la bande au complet. Mangeant, buvant, draguant, cuvant, nous passions la plupart de nos soirées de la semaine soit dans les bars. Non, que dis-je... Tous les soirs de la semaine ! Une véritable orgie lorsque nous sommes réunis. Enfin... Une fois de plus, par je ne sais quel pouvoir, je me retrouve seul dans mon lit, alors que tous mes amis sont accompagnés ! Il doit bien y avoir ici-bas une fille qui daignera m'apporter un tant soit peu d'attention ! Enfin... Dans tous les cas, j'ai bien hérité de la plus grosse gueule de bois du groupe je pense. Me voilà à traîner dans mon lit telle une larve se recroquevillant dans ses couettes afin de conserver la moindre particule de chaleur. Cependant, le soleil n'était pas du même avis : les rayons passant par la fenêtre de mon appartement vinrent s'échoir sur ma petite frimousse embourbée. Gonflant les joues et serrant fort mes paupières, je me retourna dans l'autre sens pour ne plus être dérangé par Hélios. Mais bon, une fois réveillé, je ne peux plus me rendormir. Alors je prend une bande dessinée sous mon lit, et m'aperçoit qu'elle n'est pas très appropriée pour l'instant précis. En effet, la première de couverture, très suggestive, ne semblait pas être conseillée pour un public de bas âge. Sentant grandir en moi la force de la jeunesse, je reposa délicatement le magazine afin d'éviter de ne déraper dans de vilaines choses. Puisqu'il n'y avait plus rien à faire, je décida de me lever. Par chance, l'éclat du soleil n'avait pas eu pour effet que de me réveiller et de m'être désagréable, mais bien au contraire il provoqua en moi un élan de détermination. Je bondis d'un grand saut carpé de dessous mes draps, et atterris sur mon parquet avant de m'écrier :

    " Bien ! Je vais commencer par ma séance de muscul', et après j'irai faire un tour en ville ! "

    Après avoir fait une cinquantaine de pompes pour chaque bras ainsi qu'une centaine d'abdos, j'engloutis un bol de céréales et courras sous la douche. Une fois habillé d'un pantalon ample noir et de mon T-shirt moulant gris, je pris ma veste en cuir et sortit dehors. Je marchais heureux, le sourire aux lèvres, étant persuadé de pouvoir rencontrer des amis à moi en ville, et pourquoi pas prendre un verre, malgré ma gueule de bois. Eh oui, on peux dire que mes multiples sorties avec mes potes m'ont bien endurcis, me voilà devenu un vétéran de la boisson ! Konoha était comme une grande famille, où le point culminant d'attention et de vie active était le centre ville. On peut dire que j'y passe une grande partie de ma jeunesse. Une fois arrivé dans la grande allée marchande, une fois de plus remplie de monde, je m'arrêta devant une boutique d'armes. Sur la vitrine principale, j'avais aperçu un magnifique sabre doré. Sa teinture ainsi que ses motifs étincelait à mes yeux comme une pépite d'or précieux.

    " Wouah ! Quel épée ! - Sabre Ryôsenzo, Pourfendeur des Mines -. Son prix... Argh ! 800 000 Ryôs ! Jamais je ne pourrais me l'offrir... "

    Désespéré, je me retourna, l'échine courbée comme un animal blessé s'avouant vaincu et prenant sa retraite. Soudain, je trébucha contre une personne qui se trouvait malencontreusement juste derrière moi et tomba la tête la première dans sa poitrine. Ne comprenant pas ce qu'il m'était d'un seul coup arrivé, je profita cependant de l'instant fortuit, car la poitrine en question était féminine, et elle devait bien mesurer dans les 90 - 95 C ! Quel bonheur au touché, une véritable caresse. Un sourire serein avait envahi mon visage.

    " Ah, quel douceur ! "

    Après cinq longues secondes passées à apprécier les atouts de la jeune femme se trouvant sous mon nez, j'ouvris un oeil et m'aperçu de l'étendu de mon erreur. M'écartant soudainement de plusieurs mètres, de peur de recevoir des représailles dignes de ce nom, je m'excusa un milliers de fois pour mon acte grossier :

    " Oups, désolé ! Je... Je ne vous avait pas v... "

    Cette fille... Sa beauté m'avait frappé à l'instant même où je l'avais vu. D'une éblouissante félinité, son visage ainsi que les traits de son corps se dessinait finement, comme un pinceau divin qui serait venu délicatement dessiner ses contours. Chacune de ses courbes étaient une douce mélodie, comme une oeuvre d'art ne s'adressant qu'au plus fins gourmets. Aussi délicieux qu'un fruit interdit, ses yeux d'un jaune étincelant m'avait captivé dès l'instant où je les avaient croisé. Je crois bien que jamais je n'avais vu une aussi jolie créature. Ébahi devant ce torrent de magnificence, je tenta tout de même de me rattraper :

    " Excusez ma maladresse, jeune demoiselle. Mon nom est Gakyuu Kyuroru. Afin de me pardonner, laissez-moi vous inviter à prendre un verre. "

    Allait-elle gentiment accepter mon invitation, ou bien allait-elle m'asséner un poing vengeur dont je me souviendrais pour l'éternité ? J'espérais qu'elle allait épargner ma joue pour s'en prendre à mon coeur.
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Message(#) Sujet: Re: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Lun 12 Mar 2012 - 19:00



      Misory s'était une fois de plus écroulée sur son lit après un entraînement pour renforcer ses capacités de combat : elle n'était pas très douée pour le corps à corps et c'était justement pour cela qu'elle passait des heures à tenter de s'améliorer. Cependant, l'entraînement en solitaire n'était pas très instructif. Dès le lendemain matin, vers neuf heures, la jeune femme se réveilla, toute habillée, au-dessus de sa couverture, positionnée d'une telle façon qu'elle était à moitié sur le lit et à moitié sur le sol.

      Elle avait mal partout, ne pouvait pas bouger aisément. Elle commençait à avoir l'habitude de ce genre de courbatures puisqu'elle s'entraînait plus qu'à l'habitude ces derniers temps. Au bout d'une dizaine de minutes, elle se décida enfin à se lever, sentant tout le poids de son travail remonter en elle dans un flux douleur important. Misory se traîna comme elle put jusqu'à la douche, se déshabilla tant bien que mal et laissa couler l'eau sur son corps sans faire attention à la température. Elle fermait les yeux, une fois de plus, tentant de se rendormir pour oublier son mal un instant, sans succès. L'eau devenait de plus en plus chaude et l'empêchait d'oublier ses douleurs qui s'intensifiaient à chaque minute. Vingt minutes plus tard, Misory sortit de la douche, toujours en slow motion, et alla dans sa chambre pour se rhabiller.

      Je vais encore payer une fortune pour la facture d'eau...

      Encore une pensée très « joyeuse » qui se formait dans l'esprit de la jeune femme, comme à sa grande habitude. Elle voyait peu souvent le bon côté des choses, lorsqu'il y en avait un. Elle savait que payer des factures trop coûteuses, elle devrait inévitablement travailler. Elle pourrait bientôt pouvoir accéder à des missions réservées aux ninjas mais, pour le moment, il fallait qu'elle fasse attention. Il lui restait une petite réserve d'argents, mais elle se vidait progressivement. Tout était plus simple lorsqu'elle vivait encore avec ses parents : Elle ne se souciait pas de tout cela, elle faisait juste ce qu'elle avait envie de faire.

      Misory avait envie de faire un tour à l'extérieur, sans entraînement. Cela faisait des jours qu'elle ne s'était pas simplement promener. Soit elle s'entraînait, soit elle restait cloîtrée chez elle, sans rien faire. Aller voir le marché serait une bonne chose pour elle, elle pourrait prendre l'air.

      C'était une belle matinée d'été. Le soleil montrait déjà pleinement le bout de son nez, il n'y avait pas un nuage pour briser l'homogénéité du ciel. La chaleur semblait déjà être à son paroxysme alors qu'il n'était que 9h45.

      Dès midi, nous allons tous fondre sur place...

      Le marché était très abondant, non seulement de part les produits à vendre, mais aussi par la quantité de monde qui s'y trouvait. Misory n'avait jamais remarqué qu'autant de monde se rendait au marché dès le matin. Elle marchait, tout en regardant le ciel d'un air songeur, faisant de tant en tant une grimace terrifiante aux enfants qui la regardait avec un peu trop d'insistance. De temps en temps, elle regardait les stands de plus près. Peut-être trouverait-elle quelque chose de sympathique à acheter. Arrivée devant un stand, elle demanda une pomme, avec son sourire charmeur à qui personne ne pouvait résister, ou presque. En l'occurrence, le commerçant résistait. C'est pourquoi, en effaçant tout sourire de son visage, Misory paya et partit tout en sentant la colère montée en elle, d'où le fait qu'elle criait en disant ceci :

      « La prochaine fois, si vous voulez me faire payer, éviter de regarder ma poitrine comme si j'étais une bête de foire »

      Le visage du marchand devint écarlate, de part sa colère mais aussi sa honte puisque toutes les femmes présentes s'étaient retournées pour voir ce qu'il se passait mais aussi pour envoyer un regard très méprisant à celui qui avait osé humilier une jeune femme sans défense. Misory, elle, repartit avec le sourire comme si de rien n'était, mangeant sa pomme en pensant à l'argent qu'elle avait dépensé inutilement. Tout en marchant, Misory ne faisait pas attention à ce qui se trouvait devant elle. Elle réfléchissait à son prochain entraînement en regardant le ciel.

      Tout d'un coup, quelque chose vint perturber ses pensées. En effet, un jeune homme trébucha juste devant elle et se retrouver le nez entre sa poitrine imposante. Misory ouvrit les yeux, véritablement choquée : l'homme ne partait pas, restait là comme dans un moment d'extase, savourait sa position en réalité très embarrassante. Misory avait beau être une charmeuse, elle refusait qu'on lui manque de respect en tant que femme.

      « Oups, désolée! Je... Je ne vous avais pas v... »

      Misory le regardait, amusée de voir le bafouillage qui embrouillait le jeune homme qui s'était rendu compte de son erreur, à temps pour ne pas subir la colère de la ninja apparemment.

      « Excusez ma maladresse, jeune demoiselle. Mon nom est Gakyuu Kyuroru. Afin de me pardonner, laissez-moi vous inviter à prendre un verre »

      C'était un bon rattrapage de sa part. De plus, il avait l'air sincère dans ses excuses, ce qui était dur à croire de la part d'un pervers pareil. Son invitation était, comme il l'avait dit lui-même, une très bonne façon de se faire pardonner et d'oublier cette petite histoire qui au fond était sans importance.

      « Très bien, Gakyuu Kyuroru, j'accepte l'invitation. Je m'appelle Misory Hyô et je tiens à te préciser une chose... »

      Misory leva d'un seul coup la main comme pour lui montrer le ciel et, sans qu'il ait le temps de réfléchir à quoi que ce soit, lui mit une gifle d'une puissance étonnante. Elle-même s'étonnait d'avoir autant de force dans des moments comme celui-ci.

      « Ne refais plus jamais ça, pervers ! »

      Sans rien dire d'autres, mais en se retenant de rire, elle fit signe à Kyuroru pour lui faire comprendre qu'elle le suivrait pour prendre ce fameux verre.

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Message(#) Sujet: Re: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Mar 13 Mar 2012 - 19:12

    J'vous refait la scène : un sourire enjôlé, car j'ai réussi à obtenir un rencart avec une si jolie fille, puis une baffe déformant ma joue ronde, puis une valse quelques DIZAINES de mètres plus loin. Bouche bée, n'ayant pas compris ce qu'il venait de se passer si soudainement, je m'étais retrouvé sur les fesses, me frottant frénétiquement la joue endolorie, la larme au coin de l'oeil, comme pour faire partir la douleur.

    " Ça fait maaaaal ! Comment a-t-elle pu avoir autant de force... ? Il va vraiment falloir que je me tienne à carreaux... "

    Bizarrement, de ma position, j'arrivais tout de même à admirer la fabuleuse beauté de cette fille qui venait de me frapper. Décidément, elle était encore plus belle quand elle était énervée...

    M'adressant un signe du regard, puis un léger sourire, qui cela dit en passant me fit complètement fondre, je compris que nous allions prendre un verre tout de suite. D'un bond enthousiaste, je la rejoignis et emboîta le pas devant elle. D'emblée, je me devais de faire bonne impression, je me devais de me racheter, et ce avec brio ! Malheureusement, je ne connaissais que quelques bars dans le coin, et chacun abritaient déjà une dizaine de personnes que je connaissais surement. Je ne pouvais pas m'afficher avec elle dans l'un de ces bars, sinon je serais complètement discrédité et mon rendez-vous serais fichu. Gâcher une telle chance ne m'était pas permis, pas avec une si jolie demoiselle ! Pour une fois que le ciel m'avait offert l'un de ses plus beaux anges, je ne pouvais pas laisser passer ma chance ! Et puis, entre nous... Le bar n'est pas l'endroit idéal pour emmener une fille. Je devais trouver un endroit assez décent pour qu'elle soit à son aise, mais pas trop non plus histoire qu'elle ne pense pas que je la sous-estime. Il n'y a rien de pire que de suggérer à une fille que vous la prenez de haut. Seulement, un tel endroit n'existait pas ici bas, à moins que... Le restaurant de mon oncle ! Lui au moins ne me posera pas de problèmes, et puis j'espère qu'il me fera un prix, car... C'est la crise à Konoha, en sortie de guerre je n'ai plus aucun Ryôs en poche, et les missions de rang D m'insupportent. M'occuper de sales gosses ou de vieux répugnants n'étaient pas trop ma tasse de thé. Enfin... J'avais trouvé l'endroit où j'allais emmener cette belle demoiselle. Ah, d'ailleurs, avant de me frapper avec une telle violence que je ne reconnus pas une parsème de féminité dans son geste, elle me dit son nom. Misori Hyô. Quel beau nom... Il sonnait comme une mélodie enchanteresse à mes oreilles... Revenant à mes esprits, je lui dit :


    " Si tu me le permets, j'aimerais t'inviter dans un petit restaurant que je connais, assez sobre, rien de très formel. Et pour me faire pardonner, je vais te trouver une place sur la terrasse ! "

    Lui adressant un sourire charmeur, je lui fit signe de me suivre. Une fois arrivé au restaurant, j'entra dans la bâtisse et m'exclama :

    " Oyy ! C'est moi ! J'amène quelqu'un avec moi, tu pourrais nous trouver ta meilleure table sur la terrasse s'il te plaît ? "

    Une voix me répondit de l'arrière-salle où se trouvait les cuisines. C'était celle de mon oncle.

    " Ah, Kyu ! Vas-y, installes-toi, tu connais l'endroit ! Je t'amène un serveur dès que possible ! "

    Je tourna ma tête vers Hyô, lui transmit un regard coquin, et lui pris délicatement la main afin de l'amener à la table promise. Une vue imprononçable s'offrait à nous. En effet, elle donnait sur une petite rivière entretenue par les parents de mon oncles ainsi que toute sa branche familiale. C'était une affaire de famille. L'eau était très clair, d'un bleu azur, et reflétait chaleureusement la lumière du soleil. Ce joli petit point d'eau était entouré par une clairière verte où l'épaisse verdure semblait s'envoler à chaque brise qui la caressait. Le soleil tapait fort, étant à son zénith je décida d'installer un parasol sur notre table. Une fois la chose faite, je vis que la jeune fille était complètement ébahie par la vue qui s'offrait à elle. La faisant revenir à ses esprits, je lui tendis une chaise, galamment, afin qu'elle s'asseye.

    " Après vous, cher demoiselle... ", dis-je d'une voix grave mais délicate.

    M'asseyant à mon tour à son opposé, je fis signe à un serveur de nous apporter les cartes, afin que nous consultions ce que nous voudrions consommer. Jetant un oeil aux prix, je vis à quel point ce fut la crise, pour tout le monde. Dans ma tête, je voyais déjà mon oncle refuser en secouant la tête de gauche à droite qu'il me fasse une remise. Tsss... Ça allait être dur, mais mes principes de Gentleman m'obligeaient à agir en tant que tel, et donc je devrais l'inviter et payer sa part. Pourvue qu'elle ne prendrait pas un vin millésimé ou un homard en sauce !

    Me mettant à l'aise sur ma chaise, j'entama la conversation, ne réalisant toujours pas que j'étais à table avec une des plus divines créatures qui ait vu le jour sur Terre.


    " Alors, Misori-san, tu fais quoi dans la vie ? Kunoichi ? Joueuse de hockey ? Jongleuse à mi-temps dans un cirque local ? "

    Je tenta de glisser un peu d'humour afin de détendre l'atmosphère. Même si mon humour laisser un peu (beaucoup) à désirer, c'était l'intention, et surtout l'assurance qui comptait. La regardant droit dans les yeux, comme pour essayer de percer à jour les secrets de son coeur, j'attendais sa réponse avec engouement. Il me tardait de connaître les moindres détails de l'existence d'une fille qui avait su capturer mon regard à l'instant même où je lui avait offert.
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Message(#) Sujet: Re: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Mar 13 Mar 2012 - 20:32

      Malgré la gifle incroyable qu'il venait de se prendre, Kyuroru se releva sans broncher, avec un sourire aux lèvres enclin d'admiration.

      La gente masculine est vraiment très étrange...

      Il se mit en route, cherchant un endroit adéquat pour ce qu'il considérait certainement comme un rendez-vous. Du côté de Misory, c'était uniquement un moyen de se faire pardonner. Cependant, cela ne la dérangeait en aucun point d'aller dans un endroit sympa, si elle pouvait profiter de sa position de supériorité pour passer du bon temps, elle n'allait certainement pas s'en priver. De plus, c'était un bon moyen de lui faire oublier la galère dans laquelle elle se trouvait à cause de son entraînement qui ne donnait pas grand chose.

      Le jeune homme regardait partout autour de lui, notamment les bars, mais ils ne s'arrêtèrent point. Quelque chose le gênait dans ses endroits, impossible de savoir de quoi il s'agissait. Une chose était sûre : Ce n'est pas dans ce genre d'endroit qu'ils iraient. Ce n'est que quelques pas plus loin que Kyuroru reprit la parole :

      « Si tu me le permets, j'aimerais t'inviter dans un petit restaurant que je connais, assez sobre, rien de très formel. Et pour me faire pardonner, je vais te trouver une place sur la terrasse ! »

      Ces paroles sortaient mais Misory était ailleurs, elle ne les écoutait pas réellement. Elle était beaucoup trop occupée à regarder le ciel. Il faisait vraiment très beau, mais la chaleur se faisait de plus en plus ressentir. Misory mit sa main à son front et s'essuya doucement. Quelques gouttes de sueur perlaient sur son front mais rien de bien dégoûtant.

      Bientôt, ils arrivèrent devant un restaurant à l'allure très sympathique, Misory avait presque envie de se prendre au jeu.

      « Oyy ! C'est moi ! J'amène quelqu'un avec moi, tu pourrais nous trouver ta meilleure table sur la terrasse s'il te plait ? »

      Il parlait à quelqu'un se trouvait dans l'arrière-salle, sûrement quelqu'un qu'il connaît bien. Peut-être était-il un habitué de ce restaurant ? Ou simple était-ce quelqu'un de sa connaissance, peu importe.

      « Ah, Kyu ! Vas-y, installe-toi, tu connais l'endroit ! Je t'amène un serveur dès que possible ! »

      Kyuroru avait réellement une étrange façon de regarder Misory. C'en était presque terrifiant, intriguant en tout cas. Le jeune homme prit les devants, peut-être un peu trop sûre de lui. Pensait-il vraiment que tout était déjà gagné pour lui ? Il ne savait certainement pas que le cœur de la jeune femme n'était pas une conquête facile, qu'il fallait travailler dur pour espérer pouvoir essayer de le toucher. Dans tous les cas, c'était un garçon sympathique qui, malgré son écart d'il y a peu de temps avant, s'était plutôt bien conduit avec elle.

      Le paysage était resplendissant. Misory, qui était particulièrement fan de ce genre de vue, était conquise. Ses yeux étaient grands-ouverts. Elle ne clignait plus des yeux, ne regardait plus rien que cette magnifique rivière aux reflets étincelants. Misory n'avait jamais vu de verdure comme celle-là, une verdure qui respirait réellement la vie. Une petite brise caressait les cheveux de la jeune femme, la poussant dans un état d'âme très agréable.

      Faisant asseoir Misory d'une façon très galante, Kyuroru s'installa en face de celle-ci. Il fit un signe au serveur, et, sans plus attendre, entama une conversation très enclin « d'humour » :

      « Alors, Misory-san, tu fais quoi dans la vie ! Kunoichi?Joueuse de Hockey ? Jongleuse à mi-temps dans un cirque local ? »

      Son humour laissait à désirer, il faut l'avouer. Comme si Misory avait une tête à faire quelque chose d'aussi inutile que Hockeyeuse ou encore Jongleuse.

      « Je suis Kunoichi ».

      Sa blague n'ayant pas eu le résultat attendu, Misory se sentait beaucoup plus dans un esprit joueur. Elle allait seulement profiter de ce restaurant et de cette magnifique vue et peut-être qu'elle irait s'entraîner après. Elle ne demanda pas à son compagnon ce qu'il faisait dans la vie, car il était très probable qu'il était lui aussi un ninja de Konoha.

      Dans la foulée, Misory vit le serveur arrivé. Sans trop de suspens, elle prit directement la parole :

      « Je n'ai pas très faim pour le moment, alors je prendrais seulement un saké s'il vous plaît ».

      La faim lui viendrait certainement plus tard, il était encore un peu tôt pour déjeuner.
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Message(#) Sujet: Re: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Mar 13 Mar 2012 - 21:44

    La réponse brève de la Kunoichi me glaça presque le sang. Cependant, il m'en fallait plus pour m'arrêter, moi et mon insatiable romantisme à toutes épreuves ! Au vue de l'attitude de la jeune demoiselle, j'eût vite fait de comprendre qu'elle aimait se jouer de la gente masculine. Peut-être était-ce une interprétation un peu trop poussée de ma part, ou bien une impression qui s'avérerait utile pour le reste de ce rendez-vous auquel j'apportais beaucoup d'importance, peut-être un peu trop même, me dira-t-on. Quoi qu'il en fut, je me complaisais à observer la moindre de ses réactions, le moindre de ses gestes, la moindre de ses paroles. Tout ceci formait un ouragan de douceur, berçant mon âme dans des cieux inatteignables. J'étais un jeune garçon prévenu, malgré mon jeune âge, l'expérience commençait à se faire sentir. Derrière cette façade de clown se cachait un coeur tendre, un coussin moelleux pour accueillir celui de la femme qui l'aimera. Mon âme était comparable à un puis d'amour dont la profondeur dépasserait l'entendement humain. Certes, mon corps était robuste, musclé, et viril, mais mon âme, elle, était tout ce qu'il y a de plus frêle, un véritable nid de cristal, qui n'attendrais que d'accueillir en son sein les plus beaux oiseaux jamais connus. Connaissant la gente féminine à peu près, je me résolu assez rapidement à ne laisser ouvert mon coeur qu'à celle qui en vaudrait la peine. Mais une chose clochait avec cette belle Kunoichi : je ne savais pas encore si elle était le genre de fille qui vous détruit ou qui vous fait vous sentir unique.En tous cas, je me devais de me protéger, en somme, de rester moi-même, et puis... On verra bien ce qu'il adviendra !

    Le serveur arrivant à la table, je tenta de demander ce que Hyô voulait, mais elle me devança, et commanda un verre de saké. Ce qui me surprit au plus haut point ! Une si jolie jeune fille, boire un alcool aussi fort que le saké ? Cela me dépassait complètement. Pour ma part, j'étais relativement bien rôdé face aux ravages de ce breuvage. Mes compagnons de bars m'ont bien entraîné, c'est le moins que je puisse dire. Je pris donc la parole à mon tour :


    " Un deuxième pour moi, s'il vous plaît. "

    Etant donné qu'il n'était pas encore tout à fait l'heure de déjeuner, il n'y avait pas grand monde au restaurant. Le service fut donc conséquemment rapide, ce qui ne déplût pas à la demoiselle, ni à moi d'ailleurs. Qu'y a-t-il de plus contraignant que des heures entières passées à attendre que l'on soit servi ? Quoi que, cela m'aurait plutôt arrangé, j'aurais pu gagner du temps à bavarder avec ma charmante compagnie. Les deux verres furent donc servis, et l'addition avec. N'ayant pris que cela, le montant global ne s'élevait pas très haut. Je leva mon verre et dit :

    " Santé, belle demoiselle. Je remercie le destin de nous avoir réuni pour ce petit moment de bonheur. Quant à l'addition, je m'en charge. C'est un plaisir que de passer du temps en si charmante compagnie. "

    Nous bûmes donc. Une fois encore, j'eût sous-estimé la puissance du gosier de la jeune femme, qui avala d'un trait le shooter. Pour démontrer ma virilité, je fit de même. Malgré les apparences, les petites joues Hyô rougirent. Ce fut si mignon que je craqua complètement devant sa beauté à un état au-delà du Divin même. J'enchaîna la discussion :

    " Dis-moi, tu es quel grade ? Es-tu une Kunoichi redoutable, sans fausse modestie ? "

    Avant que la demoiselle ne pu répondre, j'ajouta une question, qui était surement la plus importante des trois, sur un ton davantage chuchoté, comme dans une ambiance d’aveux :

    " Et... Serait-ce possible, par tous les miracles, qu'une aussi charmante jeune femme dispose d'un coeur qui ne soit pas encore pris ? "

    J'essaya d'aller plus en profondeur dans ce petit rendez-vous, mais tout en faisant attention à ne pas être trop brusque. En cela, j'agissais en parfait Gentleman, n'est-ce pas...
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Message(#) Sujet: Re: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Mer 14 Mar 2012 - 19:36

      Le serveur revint très vite avec les deux sakés que Misory et Kyuroru avaient commandé. Sans plus attendre, celui-ci trinqua sans se priver d'offrir une multitude de belles paroles pour faire rougir la jeune femme. Il précisa de plus qu'il payerait l'addition ce qui, soit dit en passant, était évident pour Misory puisque depuis le début il la draguait et y mettait du sien pour que tout soit parfait et pour que Misory tombe dans ses bras. Malheureusement pour lui, ce n'est pas chose aisé de faire craquer cette jeune demoiselle tenace et difficile. Elle ne souhaitait certainement pas s'engager avec n'importe qui et, bien que ce jeune fut charmant, il ne l'avait, pour le moment en tout cas, pas convaincue de le laisser passer la première barrière de protection menant à son cœur. Il faut savoir que notre jeune femme au langage sarcastique et plein de mépris s'adoucit quand on sait la convaincre de sa bonté, mais, aux dernières nouvelles, peu de gens ont pu voir qui elle était vraiment en-dessous des mots.

      Bref, le saké était arrivé et, après avoir trinqué, Misory regarda son shooter quelques secondes : Le saké, quelle exquise boisson que notre genin aimait boire à l'occasion ! Malgré ses apparences de petite femme sans défense, elle était aussi solide et forte que n'importe quel homme sur cette terre. En se léchant le coin de la lèvre de sa langue rosée, elle apporta le verre à sa bouche et, d'une seule traite, bût le verre dans son intégralité. Elle ferma les yeux pendant la dégustation de sa boisson préférée, savourant chaque instant de cette saveur qui s'imprégnait doucement dans sa gorge. La chaleur lui montait aux joues, si bien qu'elle trouva plus agréable encore de se trouver à l'extérieur.

      Quand elle ouvrit à nouveau les yeux, Kyuroru la regardait avec les yeux grands ouverts, certainement choqué de la scène. Cependant, son regard fut vite attendrit par quelque chose d'inconnu aux yeux de Misory. Pouvait-il vraiment être attiré par elle ? Cette femme renfermée qui rejette tous les sentiments positifs qui s'offrent à elle pour en faire ressortir chaque côté méprisant voire détestable ? Misory était pensive. Rien que de se dire qu'un garçon pouvait vouloir passer du temps avec elle, elle sourit. Il ne savait vraiment pas à quoi s'attendre.

      Quelques instants plus tard, après que le jeune homme, lui-aussi, ait bu son shooter, il lui demanda quel était son grade et, dans la foulée, comme pour obliger la Kunoichi à répondre à la question inévitable, demanda si elle était célibataire ou non. Misory regarda son compagnon. En attente d'une réponse, il ne faisait aucun geste, certainement prêt à encaisser la réponse quelle qu'elle soit.

      « Je suis genin. Mon cœur n'appartient à personne et n'appartiendra JAMAIS à personne. Il est libre de se laisser découvrir par ceux qui le mériteront mais, pour le moment, sa protection est telle que tu ne pourras pas la percer aussi facilement »

      Au moins, avec cette réponse, elle était plutôt directe. Elle avait tout cela en regardant le paysage qui s'offrait à elle, pour avoir les idées plus claires. Elle ne voulait pas le vexer, puisqu'il avait été très gentil depuis le début malgré ses mauvaises manières par moment, alors elle évitait de le regarder tout de suite afin de ne pas lui lancer un regard qui pourrait l'effrayer. Pour changer de conversation, puisqu'elle n'aimait pas réellement déblatérer sur sa vie personnelle, elle enchaîna la conversation.

      « Et toi, quel est ton grade ? »
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Message(#) Sujet: Re: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Sam 17 Mar 2012 - 19:18

    La réponse de la jeune femme me glaça quelque peu le sang. Je n'en était néanmoins pas découragé. En effet, j'eût de nombreuses fois l'occasion d'être confronté à ce genre de situation. Sans avoir une once de vantardise, mes expériences passées m'avaient endurcies. J'avais appris à mes dépends ce qu'étaient la souffrance, le désir, la passion, et l'amour. De tels sentiments, reconnus pour avoir une intensité des plus importantes, si ce n'est LES plus fortes émotions, m'avaient habités, voire hantés pour la première fois il y avait deux ans de cela. Coeur de cristal, âme d'enfant, je ne savais pas ce qu'était la souffrance d'une passion brisée et non réciproque. Je n'aimais pas m'en souvenir, mais l'expérience dont j'avais été victime m'avait néanmoins aidé à grandir. Même si dans ces conditions-là, on préférerait rester jeune toute notre vie, et par conséquent innocent et ignorant de ce que représente la souffrance d'une personne que l'on aime mais qui ne nous aime point... J'avais gardé en moi l'irrévocable puissance de ma volonté, celle qui me permit, au bout d'un extrême labeur personnel, de franchir le cap de la souffrance passionnelle. J'étais en rescapé de la guerre de l'amour, une "Gueule Cassée" de la passion. J'avais appris donc à garder en moi le surplus d'émotions romantiques qui serait susceptibles de jaillir de moi involontairement. Puis, je vus qu'elle venait de changer de sujet, comme pour éviter de me blesser. Heureusement, il en fallait désormais plus pour me briser, au vue de mes déceptions passées... Je lui répondis avec calme et retenue :

    " Je suis Genin moi aussi. Je fais partie de la Team Haruko, et mon Sensei est Iwasaki Nami. Je suis un Shinobi qui a le sens du devoir et la droiture de ce que l'on appelle la "justice". Cependant, je possède une valeur qui me différencie d'un ninja ordinaire : avant le devoir, je pense aux personnes qui me sont chers. Certains me diront que je suis un moins que rien, que je désobéis aux règles Shinobis et que je suis inapte à être un bon Ninja, mais cela m'importe peu. Pour moi, la seule chose qui vaille la peine d'être défendu, c'est ce que l'on a dans notre coeur. Et dans le mien, je trouve mes amis. Dans le mien, je trouve mon clan. Dans le mien, je trouve mon père et ma mère défunts. Dans le mien, je trouve... "

    Je m'arrêta, avant de laisser mon romantisme déborder et échapper à mon contrôle, évitant ainsi de prononcer des paroles qui auraient pu effrayer la demoiselle. Je me rattrapa donc et enchaîna :

    " ... Des choses que nul autre ne trouverait. On peut appeler ça... L'amour. "

    Je regardais désormais la jeune et belle Kunoichi droit dans les yeux, avec un regard charmeur, nuancé cependant afin de ne pas la gêner non plus. J'avais appris au fil de mes expériences à trouver le juste milieu, ce niveau où lorsqu'on le dépasse, il explose et lorsqu'on ne l'atteint pas assez ne produit rien. Il fallait cependant parfois savoir prendre des risques. Ceci était désormais naturel chez moi, car sans risques, il n'y avait rien. Si tu ne prends pas le risque d'essayer, tu ne connaîtras jamais le résultat. Cette logique était pour moi implacable.

    J'avais observé la réticence de Misori quant à ma précédente question. Raisonnable, je décida donc de ne pas m'attarder davantage sur la question. Celle-ci semblait avoir touché un point sensible de la jeune femme, et après la gigantesque claque que je m'étais reçu, je n'avais aucunement envie de l'agacer. Je décida donc de faire bouger notre "rendez-vous".


    " Hum... Je suppose que tu as fini. Voudrais-tu bien que l'on fasse un tour, ou bien que je te raccompagne chez toi ? "

    Au même moment, alors que nous nous apprêtions à sortir du restaurant, un jeune homme, pas plus âgé que nous, vînt la prendre par la taille et la serrer dans ses bras.

    " Misori-kun ! Comment vas-tu, ma jolie ? "

    Pour moi, cet énergumène tombait très mal. Je déteste les gens qui pense avoir le droit de s'approprier une personne ainsi. Non, Misori n'avait pas à être prise ainsi dans les bras d'un parfait inconnu. Je ne pouvais le tolérer ! En fait, je pense que je tombais un peu amoureux... Je rougis de colère, et serra discrètement le poing sous la table. Furtivement, je cacha mon regard, afin de ne pas exploser et malencontreusement agresser cette personne. J'espérais tout de même que Misori allait réagir, sans quoi, me connaissant, j'allais m'en mêler...
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Message(#) Sujet: Re: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Lun 19 Mar 2012 - 19:16

      Kyuroru répondit d'une façon plutôt calme et agréable, à croire qu'il n'avait pas prêter attention aux mots qui avaient été dit avant la question de Misory. Cependant, celle-ci croyait peu à cette version. Peut-être avait-t-il finalement été blessé et ne voulait pas en parler davantage ; impossible de connaître les pensées d'autrui, encore moins d'un autrui masculin. Le shinobi conta donc son curriculum vitae en quelques phrases : il était genin, faisant parti de la team Haruko, dont le sensei est Iwasaki Nami.

      Misory sourit lorsqu'elle entendit que le shinobi pensait d'abord aux êtres qui lui sont chers plutôt qu'à son devoir même de shinobi. Elle, qui était dans le même esprit que lui, s'adoucit un peu. Au fond, Misory pouvait être une personne très douce, une personne dont le sens de la justice. Pourquoi continuer à se battre si ce n'est pour se battre pour une réelle cause ? Toutes les causes ont un rapport avec le contact humain. Chaque vie a le droit d'être, et, les personnes qui veulent mettre en défaut cette phrase ne méritent pas le titre d'humain, ne mérite donc pas le droit à cette vie. Sa personnalité de sadique sarcastique s'adressait surtout à ses ennemis et aux inconnus. Lorsqu'elle trouve une personne réellement appréciable, elle n'est plus du tout la même envers celle-ci.

      Lorsque Kyuroru finit sa phrase par le mot tabou dans le vocabulaire de Misory (l'Amour), celle-ci détourna le regard. Elle s'attendait fortement, et non sans raison, à recevoir de la part du locuteur un regard droit des ses yeux, un regard plein de sens, plein de pensées : Un regard que Misory n'était certainement pas capable de soutenir. C'était pour elle. Cet homme, elle le connaissait depuis seulement quelque heure, parce que celui-ci était allé fourré son nez dans sa poitrine dans un geste irrespectueux mais cela dit involontaire. Pourquoi tomberait-elle amoureuse de quelqu'un qu'elle ne connaît pas ? Que voulait-il pour vouloir si rapidement passer les étapes ? Misory se renfrogna. Il parlait d'amour, mais qu'en connaissait-il ?

      Kyuroru n'avait pas l'air d'attendre une réponse de ma part, une remarque ou quelque chose d'autre. Il invita donc la kunoichi à faire un tour ou à la raccompagner chez elle. Elle regarda encore une fois le paysage qui s'offrait à elle. Question difficile : continuer à voir ce que ce garçon vaut ? Ou simplement rentrer et passer à autre chose ? Son instinct lui disait de continuer ce « rendez-vous » pour voir ce qui allait se passer. De toute manière, elle n'avait pas envie de rentrer chez elle pour aller s'y ennuyer et pour ne rien faire car elle n'était pas d'humeur à aller s'entraîner. En regardant une dernière fois la beauté de la rivière, elle regarda son ami et se leva doucement, d'un geste gracieux.

      Sans avoir eu le temps de lui donner sa réponse, un idiot vint à leur rencontre et prit Misory par la taille. Misory n'en croyait pas ses yeux. Aujourd'hui elle était devenue un aimant à garçons. La différence avec celui-là, c'est qu'il était venu volontairement pour souiller son honneur de femme. C'en était trop pour elle. Elle s'était retenue avec Kyuroru qui avait fait quelque chose d'irrespectueux mais d'involontaire mais pour lui, aucune pitié. Elle lui donna un coup de coude dans les côtes pour avoir le temps de se tourner et lui donner un coup de pied dans les bijoux de famille.

      « Touche moi encore et je te tue réellement, Connard. »

      Sans dire un mot de plus elle avança vers la porte, sous les yeux ébahis de tous les clients du restaurant. Aucun ne disait mot, approuvant certainement le geste qui convenait bien à la situation. Elle s'arrêta cependant à l'entrée et se retourna. Le goujat, toujours à terre, souffrait le martyre à cause du coup qu'il venait de se prendre. Misory avança vers lui avec un regard très gentil et empli de sympathie et s'accroupit à côté de lui. Ne pensant pas une seconde à lui faire des excuses ou quoi que ce soit dans ce genre, elle leva le point et lui enfonça dans le visage, faisant saigner abondamment son nez.

      « Ca, c'était juste pour que tu souffres un peu plus. J'espère que tu tomberas dans les pommes comme une fillette sans défense et que tu garderas cette humiliation dans ta mémoire jusqu'à la fin de ta vie. J'espère pour toi que tu ne recroiseras jamais ma route. »

      En se tournant vers Kyuroru « Je veux bien aller faire un tour pour admirer le paysage ».

      Et sans un mot de plus elle sortit, sans se soucier le moins du monde de ce qui pouvait advenir de l'homme qu'elle avait blessé.
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Message(#) Sujet: Re: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Mer 21 Mar 2012 - 14:43

    Cet homme n'était en fait qu'un simple pervers. Ce genre de personnage qui fait passer la gente masculine pour des porcs sans cervelles ni romantisme. Ce genre d'homme qui nous discrédite totalement, nous, rescapés de l'honneur masculin. Malheureusement, et de tout temps, un homme romantique, possédant de réelles valeurs, capable de se discerner des autres, est un homme rare. C'est un homme qui paraît soit émasculé, soit faible. Or, c'est bien dans nos valeurs que résident notre supériorité dans la masculinité. Oui, nous avons une chose que les autres hommes n'ont pas. Une chose importante, parfois sous-estimée, parfois oubliée, et trop souvent dévalorisée : cette chose, c'est notre sensibilité. Un homme sensible est un homme plus viril que les autres. En effet, un homme qui sait prouver qu'il est un homme autrement que par de simples actes physiques est un homme qui a une longueur d'avance sur les autres. C'est précisément cet atout qui fait la différence. Un véritable homme est un homme qui sait écouter une femme, et la combler, avant même ses propres désirs. Je pense que c'est ainsi que je pouvais me qualifier. Un homme sensible au désir des femmes. En réalité, je ne cherchais pas à me démarquer ou bien à être supérieur aux autres, j'étais tout simplement moi, et en étant moi, je voulais plus que tout au monde aimer, aimer une fille qui m'aimerais à son tour. En somme, tout ce que j'ai toujours voulu, tout ce dont j'ai toujours eu besoin, c'était une fille que je pourrais protéger, serrer dans mes bras, et lui dire qu'elle est tout pour moi.

    Voilà que cet imbécile de gros porc gisait à terre, ayant été achevé par un sacré coups de poing en pleine figure. A ce moment précis, pour rien au monde je n'aurais voulu me retrouver à sa place. En même temps, il l'avait bien cherché. Ce n'aurait pas été moi qui aurait agi avec autant de grossièreté. Sa maladresse me réconfortait quelque part, je me disais qu'au final, il existait en ce bas monde des personnes largement moins valeureuses que moi. Peut-être qu'inconsciemment, cet énergumène venait de me donner un avantage vis-à-vis de la demoiselle. Il est vrai que je dois l'avouer, son charme m'avait atteint en plein coeur, et j'étais prêt à tout pour avoir la chance de m'emparer de son âme. Mais peut-être était-ce trop tôt, surement. Toute chose arrive à point à qui sait attendre. Une règle d'or que je me devais de respecter si je ne voulais pas tout faire valser et finir par terre le nez en sang. Bref, j'avais convaincu Misori de faire un tour. La chance était décidément de mon côté ce jour-là. Nous marchâmes donc en direction d'un parc non loin du restaurant. Ce petit parc se trouvait le long de la rive du point d'eau. Il n'était pas très grand. On pouvait y voir un grand cerisier avec des fleurs roses et quelques banc de bois installés par-ci par-là. Des jeux pour enfants se trouvaient quelques mètres plus loin, enfermés par une clôture, protégeant les touts-petits d'un possible accident. Je me dirigea vers un banc sous le cerisier, et proposa à Misori de s'asseoir, comme me l'ordonnait mes principes de galanterie. Je m'installa à côté d'elle, ni trop près ni trop loin. Un léger vent rafraîchissait l'atmosphère. Le soleil, à son zénith, était cependant caché par quelques nuages blancs. Après m'être confortablement installé, je tourna ma tête vers Misori pour lui parler. J'aperçu les ombres des fleurs de cerisier danser sur son magnifique visage. Ses traits dessinaient parfaitement sa féminité, et en devenaient presque provocateur. Ne pas posséder une femme avec une telle beauté en devenait insultant. Mon coeur, en apercevant la rare magnificence de la jeune femme, se contracta, comme pris de stupeur face à un tel charme. Mon souffle se coupa presque, mais j'enchaîna avant qu'elle ne pense que je l'observe vulgairement. Un tel quiproquo aurait été dommage. Pour moi, admirer est tellement différent de reluquer...


    " Dis-moi, Misori-kun, je ne sais pas grand chose sur toi. Tu vis seule ? Tu as des passions, ou un but précis dans la vie ? Je serais ravis d'en savoir plus sur toi... "

    Impatient d'avoir l'opportunité de pouvoir entendre sa voix enchanteresse encore une fois, j'attendis sa réponse avec engouement.
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Message(#) Sujet: Re: Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori] Mar 27 Mar 2012 - 22:47

      Les deux genins étaient finalement sortis du restaurant, devant les yeux complètement choqués de tous les clients du lieu. Misory n'y pensa pas plus longtemps, car déjà Kyuroru l'emmenait autre part pour continuer son plan séduction. Apparemment, il n'avait peut-être pas compris que ce n'était pas la peine de trop insister car Misory était une femme compliquée. Pour elle, on ne peut tomber amoureux qu'une seule fois. C'est pourquoi elle attendait un coup de foudre, LE coup de foudre qui ferait qu'elle changerait totalement de comportement, de personnalité, d'attitude. Le coup de foudre qui ferait qu'elle ne verrait plus rien d'autre dans ce monde à part son élu.

      Les deux jeunes s'installèrent sur un banc, baigné dans le soleil, à côté duquel se présentait un magnifique cerisier. Misory adorait regarder le paysage autour d'elle, rien n'était plus extraordinaire que la beauté naturelle qui s'offrait à son regard. Dès qu'ils furent installés, Kyuroru entama à nouveau la conversation en demandant des informations supplémentaires à Misory sur sa vie personnelle. Celle-ci soupira d'agacement.

      « Je vis seule, oui. Tu veux en savoir plus sur moi ? Première chose : Je déteste parler de moi, surtout quand on m'y oblige. »

      Elle se tut. Elle n'avait pas envie d'en dire davantage. C'était un garçon très sympathique mais il posait beaucoup trop de questions. Il avait l'air d'un adolescent amoureux dès le premier regard. Cela paraissait absurde mais, au fond, peut-être avait-il eu un coup de foudre pour la Kunoichi ? Elle ne voulait pas y penser. Le fait de s'imaginer que quelqu'un ait eu un coup de foudre pour elle la rendait mal à l'aise. Elle avait rencontré beaucoup d'hommes dans sa vie, mais jamais aucun n'avait réussi à la convaincre, à lui faire franchir une étape. Personne n'avait été aussi persistant au niveau de la séduction envers elle, c'était la première fois qu'elle observait un tel attachement à sa personne.

      Elle ne voulait pas le décevoir, mais d'un autre côté, elle s'en fichait un peu. Elle avait pour habitude de toujours envoyer balader les gens, alors pourquoi ne le faisait-elle pas avec lui ? Elle n'en avait aucune idée et rien que d'avoir cette pensée qui lui montait dans l'esprit, elle se rendait compte sa la stupidité dont elle avait fait preuve. Elle ne voulait rien dire pour le moment, parce qu'elle passait un bon moment au milieu de ce paysage radieux. Tout était parfait, alors il ne fallait pas tout gâcher. Cependant, elle imaginait bien que ce silence d'or ne durerait pas très longtemps...
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Un pas de plus, et c'est... [PV : Hyô Misori]

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