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 Intrusion scolaire [PV Kadoria Tsuki]

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Message(#) Sujet: Intrusion scolaire [PV Kadoria Tsuki] Mar 16 Mai 2017 - 11:16

La nuit s'immisce peu à peu dans le quotidien des Kumojins. Un long voile de ténèbres enveloppe peu à peu les rues inertes du village de la foudre. Au coeur de ce village, l'académie s'engouffre dans l'obscurité - seules quelques pièces sont encore éclairées, permettant aux apprentis de finir leur étude. Les couloirs semblent habités seulement par le silence, mais il y a là, en réalité, quelqu'un qui guette dans l'ombre.


    Et de nouveau notre jeune aventurier s’exerce dans l’art du camouflage, véritable quête du ninja sensoriel. Mouken accuse sa négligence quant à cette pratique, essentielle à bien des égards pour quelqu’un qui se revendique de la caste des prédateurs. Lors de son rite initiatique, il comptait beaucoup sur ses alliés à plumes pour traquer ses proies, et reléguait volontairement l’art de la dissimulation à un second plan ; au mieux, il fallait profiter de l’effet de surprise provoqué par le piqué du faucon et des serres de ce dernier, transperçant la chair et maîtrisant le gibier à terre, pour faire une bonne chasse. Mais à présent il se rendait à l’évidence que l’embuscade était une stratégie absolument fructueuse dans l’art de la guerre, et qu’il avait été idiot de ne pas parfaire cette maîtrise ; d’autant que tout le village était un terrain d’entraînement absolument grandiose pour affûter sa technique. Surtout la nuit.

    De toute évidence, la nuit est le meilleur allié de l’embusqué. Elle dissimule derechef ceux qui l’épousent, comme une mère cachant son rejeton contre sa poitrine. Elle protège tous ceux qui acceptent de devenir les fils de l’ombre, et se terrent dans un mutisme figé – aussi pourrait-on croire que ceux qui se dissimulent dans les ténèbres se suspendent à la réalité, quittent l’espace et le temps pour un monde inerte, incolore, inodore. Un monde parallèle où la lumière s’épuise, disparait ; sauf aujourd'hui, car dans ce monde aveugle naissent les yeux d'un monstre. Les paupières de Mouken s’ouvrent pour faire apparaître deux iris rouges, sanguines, réclamant avec un appétit cruel la mort, l’agonie, l’épouvante. Inutile de s’échapper : ces deux yeux voraces guettent tout ce qui bouge, tout ce qui respire, paralysent les membres et laissent quelques frissons parcourir les veines de la « proie », comme si le sang de cette dernière, tout à coup, se mettait à la brûler vive de l’intérieur – comme si ces veines, agitées, se mettaient à devenir folles, à remuer tout azimut et à ligoter les muscles sous la peau, avec une rage assez puissante pour tous les bâillonner.

    Condamnée, voilà la victime qui ne saurait alors que sangloter et respirer la terreur, tandis que les yeux du prédateur s’approcheraient avec une tranquillité infinie, quand bien même sa gorge soutiendrait un léger grognement et que les serres du rapace se planteraient avec une force vive dans les tripes du gibier.

    Ce tour de manège, Mouken ne l’a jamais répété que sur de petits rongeurs. Du menu fretin, de l'amuse-bouche. Il est temps, à présent, de passer à un défi de plus grande taille.

    Il a donc jeté son dévolu sur l'académie. Cette dernière fourmille d'élèves en pagailles la journée, mais ces derniers se font plus rares la nuit ; souvent, ce sont ceux qui restent sur les heures d'études. Lorsqu'il était lui-même élève, Mouken arpentait régulièrement les couloirs de cet établissement, et il savait par expérience que les lumières n'étaient gardées que dans les pièces à vivre.


    Le voilà donc dissimulé dans une salle de cours, vide de tout élève. Il a choisi un bureau côté mur, présumant que ceux de l'allée centrale occasionneraient trop d'opportunités pour son cobaye de le repérer. Il a patienté plusieurs longues minutes, qui semblaient être une éternité tant l'attente pouvait être pesante dans ce genre de contexte. Ce travail de longue haleine était pourtant nécessaire, car il lui fallait se fondre dans son nouvel espace, ne fait qu'un avec cette salle de cours. La précipitation risquait d'abroger tous ses préparatifs.

    Lentement, le voilà qui sort de son trou. Il porte sa main sur sa capuche afin de la rabattre davantage : toute sa combinaison noire comme l'ébène semble se marier avec la pénombre, et seuls ses yeux rouges brillent dans la pièce. Son visage, couvert de craie noire pour le dissimuler, laisse couler quelques sueurs chaudes, tandis que ses doigts gantés fouillent dans sa besace pour vérifier que tout son armement est bien en place, correctement aligné comme prévu au préalable. L'exercice est tout à fait paramétré. Ses pieds glissent sur le sol à la manière d'un fantôme qui volerait au-dessus du parquet, et son souffle est aussi discret que celui d'un nageur en apnée. Mouken est inaudible, invisible. Il progresse à la manière du fauve dans le taillis, prêt à fondre sur la première proie. Dans l'entrebâillement de la porte, il constate un mouvement de foules. Les élèves sortent de la salle d'étude uns à uns.

    Mouken reste là, figé. Il observe patiemment. Il sait précisément ce qu'il doit faire.


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Intrusion scolaire [PV Kadoria Tsuki]

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