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 Entretien avec un prisonnier

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Entretien avec un prisonnier Jeu 18 Mai 2017 - 23:29

Trois jours s’étaient écoulés depuis son retour avec la troupe kirijine qui avait été mobilisée à Senun, une des villes portuaires de Kaminari que l’armée de la Brume - commandée exceptionnellement par le guerrier rouge - était supposée assiéger. Mais au final, ils avaient dû abandonner la cité qu’ils avaient pourtant réussi à prendre à cause de la défaite de celui même qui les avait enrôlé dans la guerre : Samui Kakeshou.

Une guerre offrait toujours deux options : la défaite ou la victoire. Une réalité que la Natsumi acceptait entièrement. Jusqu’à présent, elle n’avait jamais mal pris le fait de perdre, une guerre ou un simple affrontement personnel mais cette fois, elle ressentait un arrière-goût amer bloqué au fond de la gorge. Une sensation désagréable qui ne semblait pas vouloir partir et qui rendait amer même les plus douces des friandises.

La cause de cette amertume n’était point la défaite de l'ancien Kamui car la Natsumi reconnaissait que ce dernier avait été certes un grand homme mais ici-bas on finissait toujours par trouver plus fort que soi. La samouraï ne reprochait donc pas à l’ex-empereur d’être tombé durant une guerre qu’il avait lui-même conduite. La jeune femme était certaine que le vieil homme avait dû tout donner avant de tomber.

La raison de l’âcreté de la samouraï – et de nombreux autres kirijin – était plutôt qu’elle avait perdu des camarades et des êtres chers durant une guerre qu’elle avait considérée comme n’étant pas la leur. Des soldats de la Brume avaient été sacrifiés pour les idéaux d’un homme qu’ils avaient été forcés de servir. Si jusqu’à présent la jeune femme aux yeux rubis n’avait jamais accordé une réelle importance à l’indépendance de Mizu no kuni qui était sous le joug de l’Empire, la guerre contre Kaminari lui avait ouvert les yeux. Se sacrifier pour un homme qu’on avait choisi de servir librement et un à qui on était forcé d’obéir laissaient des sentiments bien différents. Si on pouvait avoir la fierté de mourir pour le premier, ce n’était point le cas pour le second envers qui on pouvait même ressentir de la haine.

La guerre à laquelle ils avaient été forcés de participer leur avait arraché leur Ombre qui avait été capturée par les ennemis. Son absence laissait un grand vide au sein du Village Caché de la Brume que des hommes aptes à endosser le rôle avaient heureusement réussi à administrer provisoirement. Ainsi, aucun incident n’eut lieu au sein du village sans chef officiel. Le choix d’un nouveau kage n’était pas à l’ordre du jour car tous espéraient le retour de Shinda Michiki. Ceux qui en avaient le pouvoir réfléchissaient actuellement à un moyen de sortir leur chef ainsi que les autres prisonniers kirijins de leur mauvaise posture. N’étant qu’une simple chuunin qui ne sortait pas du lot, la position de la Natsumi ne lui permettait pas de participer au débat bien qu’elle était sans doute la personne la plus intimement liée au Fossoyeur. En effet, pour elle, Michiki n’était pas un simple Kage mais aussi et avant tout l’homme qu’elle aimait mais ceci était un secret entre eux deux.

Laissant donc aux têtes pensantes du village le devoir de trouver une solution à leur problème, de son côté, Mairu décida d’assouvir une curiosité personnelle en se rendant à la prison de Kiri. Lieu qui jamais depuis son arrivée dans ce dernier n’avait été aussi rempli de monde. Certains de leur avaient été capturés mais eux aussi avaient réussis à ramener des prisonniers de guerre. La samouraï elle-même était rentrée de Kaminari avec des captifs soigneusement triés parmi tous les hommes et femmes qu’ils avaient réussis à maîtriser. Les autres avaient été délaissés dans leurs cellules à Senun car ils ne pouvaient pas tous les embraquer dans leur retraite. Et puis, il était inutile de s'encombrer des détenus d'aucune valeur.

Parmi les prisonniers ramenés à Kiri se trouvait celui qui avait donné à la Natsumi bien de fil à retordre sur le champ de bataille. Un dénommé Bakushô Law. Maître artificier qui avait réussi à marquer à jamais le dos de la jeune femme par une atroce brûlure. C’était à cet homme que la samouraï allait rendre visite. Celui-ci avait été isolé des autres prisonniers dans la salle d'interrogatoire. De cette pièce, rien ne filtrait à l'extérieur ainsi seuls ceux qui étaient présents pouvaient profiter des confidences qui y étaient faites.

Seule et debout face au kumojin installé sur une chaise et sans la moindre entrave mais dont le chakra était bridé par un puissant sceau, la Natsumi fixa l'homme un moment avant de décider de briser le silence.

« Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas ici pour vous arracher des informations de force. J'aimerais juste m'entretenir avec vous, non pas comme un prisonnier et son geôlier mais plutôt comme deux simples adultes qui conversent. »

Mairu marqua un bref silence avant de reprendre.

« Ce que je vais vous demander va vous sembler étrange alors je vais commencer par me présenter pour que vous compreniez. Je me nomme Natsumi Mairu. Mon nom ne vous parle peut-être pas mais j'ai été une kunoïchi de Kumo durant des nombreuses années et j'ai été assez proche de certains kumojin dont un en particulier dont j'aimerais avoir des nouvelles. Seki Zennosuke … J'aimerais savoir comme il se porte. »

Le kumojin devait prendre la kirijine pour une véritable niaise de venir dans un tel endroit lui quémander des nouvelles d'un homme supposé aujourd'hui être son ennemi mais la Natsumi considérait Zennosuke, à ce jour encore, comme un grand frère de substitution après la perte de son véritable ainé Natsumi Haru …
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Message(#) Sujet: Re: Entretien avec un prisonnier Jeu 1 Juin 2017 - 21:40

Je dois avouer mon étonnement, peu après ma capture, d’avoir été aussi bien traité en pays ennemi. L’on m’avait jusque-là assuré les soins minimums. Les blessures internes qui avaient été miennes, celles abdominales avaient progressivement disparu au bout des trois jours de traitement. Une infirmière des plus compétentes s’était occupée de mon cas, sans jamais chercher à nouer un contact particulier avec moi et sans aucune animosité. Sans un mot, hormis pour exprimer des besoins primaires, je m’étais laissé faire dès que j’avais eu l’intuition que ses intentions n’étaient guère mauvaises. Pour autant, aurais-je pu tenter la moindre action en vue de me protéger si j’avais eu la malchance d’être l’objet de torture et de sévices ? Evidemment non…

Au bout d’environ une semaine, durant laquelle je fus déplacé hors des terres de la Foudre, après un bout de temps à Sennun, vers l’archipel de Mizu no Kuni et plus précisément la prison de Kirigakure no Sato, j’eus l’occasion de réfléchir profondément sur mon humble personne, mes faiblesses, mes forces, mes objectifs de vie. Vous savez, l’un des formidables avantages que confèrent le fait d’être limité dans ses mouvements est justement de solliciter au maximum de ses capacités, l’imaginaire et l’intellect à notre disposition. Je n’avais pas manqué de mémoriser, autant que j’avais pu et que l’on me l’avait permis, le chemin menant jusqu’à ma cellule. Puis à partir de cette même cellule, constatant que l’on me laissait libre de mes mouvements, malgré un sceau inhibant, il faut bien le reconnaître, j’étudiais mon environnement à la recherche de la moindre faille pouvant me permettre un jour de m’en sortir. Bien évidemment, je n’en trouvais aucune. Il me semblait que j’étais dans un environnement isolé. Loin de tout, loin de tous. Pour autant, je ne perdais guère espoir.

Une fois arrivé à Kiri, trois jours après, je reçus la visite d’une kunoichi que je connaissais bien. Une kunoichi que j’avais combattu lors de la dernière bataille à Kumo, à quelques kilomètres de Sennun, non loin des rivages du sud-est. Cette femme, m’avait donné du fil à retordre. Enormément d’ailleurs. Tant et si bien que je n’avais guère réussi à la mettre hors combat. Je ne parlerais même pas de meurtre. D’un air neutre, quoique soupçonneux par rapport à cette visite inattendue. Je ne dis rien quand elle s’approcha de moi –toutes précautions gardées cela dit-. Je ne dis répondis rien non plus lorsqu’elle rassura qu’elle n’était pas venue avec une volonté de m’arracher des informations de force comme elle dit. Je la laissais dérouler histoire de deviner, à défaut d’entendre clairement exprimé, la raison de cette visite. Tout pouvait m’arriver après tout… Une libération chanceuse, tout comme une exécution sans aucune forme de procès. La dure vie d’un prisonnier de guerre.

Cependant, cette samouraï me parla de tout autre chose. Elle se présenta, affirmant être une ancienne kumojine. A cette mention, je ne pus réprimer ce mouvement naturel de mes sourcils imprimant un arc de cercle vers l’intérieur de mes yeux, affichant certainement une expression de perplexité à mon visage. Je m’étais douté l’avoir connu. Ou du moins, reconnu. Mais de là à m’imaginer avoir affaire à une ancienne kumojine… Passé ma surprise, à l’évocation du nom du Godaïme Raïkage, je me tus un instant, rassemblant mes esprits. Mon intuition me dit que cette femme pourrait être une clé, un moyen pour moi, éventuellement, de sortir de l’impasse dans laquelle je me trouvais. J’avais probablement tort. On ne sait jamais avec l’intuition. Quoi qu’il en soit, mon côté cartésien me commandait que cette femme que j’avais réussi à blesser au combat n’était pas de mon côté malgré la grande maîtrise d’elle-même dont elle faisait montre jusque là. Me fiant à son regard et n’ayant rien d’autre à quoi me raccrocher pour me conforter dans l’idée qu’elle pourrait être un atout plutôt qu’un obstacle pour moi, je finis par lui répondre d’une voix enrouée. Le fait probablement d’être demeuré silencieux un bon moment… Peut-être quelque fatigue également qui sait ?

_ Seki Zennosuke ? Le Godaïme Raïkage ? Je ne sais malheureusement pas grand-chose de lui. Enfin, je veux dire je n’ai aucune certitudes le concernant. La version officielle veut qu’il ait été mis de côté par le Daimyo il y a maintenant quelques années. Plus personne ne s’intéresse à sa situation à Kumo… Et du coup très peu de gens doivent savoir où il se trouve à l'heure qu'il est.

La regardant, je l’étudiais avant de lâcher :

_ Natsumi Mairu hein ? Ce nom ne me dit rien, même si au début de notre affrontement quelque chose me disait que je vous avais déjà vu. Vous aviez un lien particulier avec le Godaïme ? Je veux dire… Pourquoi demander après lui ? C’est curieux venant d’une désormais kirijine.

Une simple question qui ne recevrait possiblement aucune réponse surtout que je venais de mettre à l’eau l’un des rares moyens pour moi d’appâter cette jeune fille.


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Message(#) Sujet: Re: Entretien avec un prisonnier Sam 3 Juin 2017 - 22:20

Le kumojin affirma ne pas reconnaitre la Natsumi. Chose qui n'avait rien de surprenant car après tout Mairu n'avait été qu'une kunoïchi effacée au sein de Kumo. Une jeune fille qui jamais n'avait cherché à briller donc ne sortait pas du lot. Et son caractère froid et distant de l'époque ne lui avait guère aidé à se faire connaitre, pas même à se faire des amis. Sa personnalité l'avait isolée jusqu'à l'effacer totalement des yeux de la plupart des gens, des habitants comme des soldats. Seuls les quelques rares shinobi qui avaient été forcée de la fréquenter par devoir savaient qu'elle existait. Il y avait eu cependant quelques rares personnes qui s'étaient intéressées à la Natsumi pour celle qu'elle était. Parmi ces individus se comptait Seki Zennosuke. Être envers qui la jeune femme regrettait aujourd'hui de ne pas avoir montré plus d'affection à l'époque. Maintenant qu'elle avait changé, qu'elle s'était enfin ouverte aux autres, Mairu réalisait enfin les efforts de cet homme avait fourni pour la supporter et être présent auprès d'elle durant ses moments difficiles alors que comme tous les autres, il aurait pu très bien la laisser dans sa bulle d'isolement.

Le Bakushô ne reconnaissait même pas le nom de la Nastumi. Nom qui avait valu pourtant à Mairu tant de préjudices et de la méfiance de la part des kumojin parce que son grand frère Haru avait par le passé détruit une grande partie du Village Caché des Nuages. Il faut croire que le légendaire senin commençait à s'effacer de l'histoire des shinobi. Si ceux de sa génération se souvenaient encore de lui, le Shisenshinku semblait emprunter le chemin de l'oubli. Chose qui arrangeait Mairu bien qu'elle ne blâmât point son défunt grand frère car il avait été un être qu'elle avait aimé plus que sa propre personne. Désormais, la jeune femme aux yeux rubis n'aurait plus à souffrir à cause de ce qu'avait fait son ainé. Aujourd'hui, elle pouvait enfin révéler son identité sans avoir peur de représailles.

« Je vois. »

Deux simples mots lâchés avec indifférence, malgré la curiosité qui l'animait intérieurement, tout en croisant les bras sous son opulente poitrine alors qu'elle restait debout face au prisonnier totalement libre de tout mouvement. Une liberté qui s'apparentait à de la négligence de la part de ceux qui le détenaient mais avec son chakra bridé, le kumojin ne ferait qu'aggraver sa situation s'il tentait quoique ce soit de déplacer. Jamais il ne pourra s'échapper de la prison et encore moins du Village Caché de la Brume dont la sécurité avait été renforcée à cause de l'absence du Mizukage et de l'avenir plus qu'incertain du village après la chute de l'Empire.

La Natsumi ne tenait pas à faire du mal au détenu mais s'il tentait ne serait-ce que de s'échapper de la pièce où ils se trouvaient, elle n'hésiterait pas à lui briser un ou deux membres et de sorte à ce que jamais plus il ne pourra s'en servir. Tenter quoi que ce soit de sa part alors qu'il avait été si bien traité serait comme trahir la confiance que les kirijins lui accordaient et bafouer la crédulité qu'un autre avait placée en soi était l'un des actes qui répugnaient le plus la samouraï.

« Disons qu'il est une personne qui compte beaucoup pour moi mais je vous préviens, cela ne fait de moi votre complice. Je m'en tape de ce qui pourrait bien vous arriver ! »

Mairu s'en fichait réellement de ce qui pourrait advenir du Bakushô bien qu'elle n'entretînt aucune haine envers celui-ci même s'il l'avait marqué à vie. La jeune femme considérait sa blessure - qui jamais ne s'effacerait totalement - comme le prix de la vie qu'elle menait et le fruit de son incompétence.

« Pourriez-vous me dire en détail ce qui est arrivé au Seki Zennosuke ? Du moins, ce que vous savez. Et, n'avez-vous aucune idée d'où il pourrait se trouver actuellement ? »

La Natsumi marqua un bref silence avant d'ajouter.

« Je comprendrai si vous ne souhaitez pas assouvir ma curiosité personnelle mais que diriez-vous qu'en échange des informations sur Seki Zennosuke, je vous informerai de la situation extérieure, notamment celle concernant votre pays ? »

La Natsumi faisait la promesse de partager au prisonnier des informations qui n'avaient rien de confidentiel mais qu'il ne saura sans doute jamais, du moins pas tant qu'il n'aura pas regagné sa liberté. Chose dont le kumojin n'était sans doute pas certain de retrouver …
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Message(#) Sujet: Re: Entretien avec un prisonnier Ven 16 Juin 2017 - 20:34

Je dois avouer que dans un premier temps, je ne fis pas directement le lien entre les propos de la dénommée Natsumi Mairu concernant le Godaime Raïkage et une quelconque question de complicité. Je fis une moue d’étonnement d’ailleurs, marquant bien l’expression par un sourcil arqué sur mon visage. Ne réagissant pas autrement aux propos de la samouraï, je rangeais tout ceci sur le compte de son côté féminin. Les femmes bien souvent sont capable de réagir de telle façon que même un homme averti ne saurait les comprendre. Hochant la tête suite à cette première conclusion, je ne pus qu’être d’accord avec moi-même sur une seconde hypothèse m’étant apparue à l’esprit : elle m’en voulait à cause de notre combat, malgré ses airs détachés. Oui c’était ça ! Je risquais probablement de subir rapidement de graves dommages d’un moment à un autre, suite une torture qu’elle prendrait un malin plaisir à exécuter.

Alors que mon esprit tentait coûte que coûte de trouver une réponse à ce que je ne comprenais pas, j’écoutais les propositions de la samouraï. Elle insistait lourdement sur le Godaime. Vu de l’extérieur, on pouvait être certain que ce dernier lui était passé dessus. Les hommes au pouvoir profitent bien souvent de leur position dominante pour tirer sur tout ce qui bouge. Enfin… En l’occurrence, il faut avouer que cette Mairu était bien foutue. Oui, ce Seki lui avait fait sa fête à tous les coups ! Je me reconcentrais rapidement cela dit. La Natsumi faisait une proposition intéressante. Elle souhaitait un échange d’information concernant le Seki versus la situation actuelle du village. A l’évocation de Kumo, mon cœur ne fit qu’un bond dans ma poitrine. Je me redressais malgré moi. L’image des miens passa dans mon esprit, le quartier Bakushô, Yuji, le Senpaï Shadis, Izaya… Qu’étaient-ils devenus durant cette guerre et cet assaut final. Je m’étais approché de mon interlocutrice, d’abord perdu dans mes pensées nostalgiques, puis progressivement plus lucide sur la question. Je me souvins alors de notre séjour à Sennun, puis du départ des troupes de Kaminari. J’avais beau ne pas être un devin, il y avait là pas mal de pistes pour laisser croire que Kumo existait toujours. Autrement, pourquoi les troupes alors dirigées par un Gouverneur se seraient-elle retirées ?

_ J’avais beau être en mauvais état, j’ai remarqué le retrait des troupes de Kaminari… Kiri et le Shukai ne peuvent pas avoir remporté la guerre sur ce seul assaut. J’aurais du mal à le croire !

En réalité, je n’étais sûr de rien. Je partais d’hypothèses simples, pour émettre un jugement, une conclusion. Il se pourrait que j’aie tout faux.

_ Ce qui m’intéresserait plus à l’heure qu’il est, c’est de savoir ce que vous comptez faire de moi… Pour ce qui est du Godaime, les rumeurs disent qu’à sa destitution, il s’est tenu hors de la vie politique et militaire de la Foudre, reclus dans la capitale kumojine. C’est tout ce que je sais. Je connais un homme qui en sait plus que moi sur la question. Mon mentor.

Je m'étais rapproché de la samouraï. J’étais désormais plus très loin de la Natsumi. Puis tout en continuant d'avancer, comme pour aller vers la porte de cette salle d'interrogatoire, je l'avais dépassé, puis je m'étais retourné en prononçant mes dernières paroles. Je pouvais sentir son parfum et voir de plus près sa beauté saisissante et pourtant si insaisissable. Je ne pourrais plus avancer d’un iota. Pourtant la porte de la salle était là, à deux mètres de moi. J'étais cependant certain que derrière cette porte, m'attendaient à tous les coups des ninjas sur-entraînés. De toutes façons en sa présence, je n’avais pas intérêt à faire quoi que ce soit qui aille à l’encontre de la volonté kirijine. Si je me fais coincer, je suis bon pour la potence.

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Message(#) Sujet: Re: Entretien avec un prisonnier Dim 18 Juin 2017 - 20:44

La Natsumi suivait du regard le Bakushô qui s'était levé de sa chaise pour se diriger vers la porte de sortie de la salle d'interrogatoire. Bien qu'elle fût sur ses gardes, s'apprêtant à intervenir si le prisonnier tenterait de l'attaquer, la samouraï ne comptait pas cependant intervenir si le prisonnier tentait de quitter la pièce où ils se trouvaient. Outre le fait que la jeune femme ne le pensait pas assez idiot pour ne pas savoir que jamais il ne pourrait s'échapper avec son chakra entravé, même sans son intervention, le kumojin n'irait pas bien loin. Toute tentative de sortie de la part du Bakushô pourrait se solder par sa fin. Chose que Mairu ne souhaitait pas malgré ce qui s'était passé entre eux mais elle ne ferait pourtant rien pour empêcher la mort du kumojin s'il venait à faire un écart de conduite.

« Votre sort n'a pas encore été décidé à l'heure actuelle. »

Loin de paniquer malgré la liberté de mouvement que se permettait le prisonnier, la Natsumi n'avait effectué le moindre pas et avait gardé les bras croisés sous son opulente poitrine.

« Je pense cependant qu'un échange des prisonniers pourra avoir lieu … Du moins si votre Ombre juge que votre vie et celle de vos camarades que nous détenons valent celles des nôtres qui ont été emprisonnés par les vôtres. »

La Natsumi marqua un bref silence avant de reprendre toujours sur un ton bien serein qui lui était habituel bien que la révélation lui pinçât le cœur.

« Parmi les nôtres qui ont été capturés par les vôtres se trouve notre kage alors je me demande si le Raïkage va vouloir le laisser partir pour sauver la vie de ses petits soldats … Quel genre d'homme est-ce ? … Croyez-vous qu'il accorde assez de valeur à votre existence et celle de vos camarades pour qu'il consentirait à libérer l'homme à la tête de notre village en échange de votre liberté ? »

Par la révélation de la capture du Rokudaime Mizukage, la Natsumi honorait sa promesse en fournissant au kumojin une information capitale en échange des informations qu'il lui avait révélées sur Seki Zennosuke. Par le biais de cette confidence, la jeune femme aux yeux rubis cherchait également à savoir si le Raïkage serait potentiellement intéressé par un échange de prisonniers bien qu'il y ait un déséquilibre certain dans la valeur des prisonniers possédés par les deux camps. Un déséquilibre qu'un meneur qui passe la vie de ses hommes avant l'intérêt n'accorderait pas cependant aucune importance mais Mairu avait assez vécu pour savoir que nombreux sont des êtres qui n'hésiteraient pas à sacrifier même la vie de leurs proches pour arriver à leurs fins …


Dernière édition par Natsumi Mairu le Lun 19 Juin 2017 - 13:14, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Entretien avec un prisonnier Lun 19 Juin 2017 - 12:00

Bien évidemment, je n’avais guère osé franchir le Rubicon et passer le seuil de cette porte que je savais ouverte. Pourtant, je demeurais fixement devant cette porte, bien conscient que quelque part, au-delà, se trouvait ma liberté. Avez-vous déjà été emprisonné ? Ou du moins entravé dans vos libertés d’aller et de venir ? C’est là un désagréable sentiment à endurer. On se sent diminué, inutile, quelques fois même inexistant. Il m’a fallu prendre sur moi énormément pour parvenir à me hisser un peu au-delà de ces problèmes existentiels, lorsque je me trouvais alors seul, sans aucune autre visite que cette infirmière accompagnée de deux gardes. Maintenant que je suis confronté à ce seuil quasi virtuel, une partie de mon être plus que jamais a envie de prendre des risques en vue de recouvrer ma liberté. Seul mon intellect s’y refuse. Lui seul à ce moment précis sait combien sont infimes mes chances de réussite pour peu que je me lance dans une entreprise aussi vaine. C’est la sentence prononcée par la Natsumi qui eut le don de me ramener sur terre.

*Mon sort n’a pas encore été… décidé ?*

Je me tournais vers la samouraï. Elle avait croisé ses bras sous ses seins donnant encore plus de volume à ceux-ci. Je m’attardais évidemment, malgré moi, sur les contours de ses seins, bien trop énormes pour être ignorés. J’en venais à me demander d’ailleurs comment elle faisait pour être aussi agile malgré ce poids évident sur sa poitrine.

*Un échange de prisonniers ?*

Je n’eus pas à me poser la question bien longtemps. La réponse fut apportée par la Natsumi. Elle eut l’effet pour moi d’un baume au cœur. Le Mizukage était enfermé à Kumo ! Preuve que le village n’avait pas été rasé et que quelque part les forces impériales avaient été repoussées. La guerre suivait peut-être son cours d’ailleurs, et Kiri, sans son ombre, se trouvait nécessairement désorganisée. Y avait-il un numéro 2 dans ce village ? Probablement que oui… Je me concentrais sur la fin du propos de la Natsumi et répondit presque aussitôt, après un instant d’hésitation.

_ Je ne sais pas si le Raïkage libérera votre Kage. Il est évident que sa valeur vaut celle de tous les ninjas tel que moi et que nécessairement s’il est libéré, je le serai aussi. Enfin… C’est ce qui devrait se passer dans le meilleur des mondes, mais honnêtement je n’ai aucune certitude…. Je crois cependant que le Raïkage accorde de la valeur à tous ses hommes. Après ce qu’il fera du Mizukage…

Je venais de m’adosser contre la porte que je voulais franchir un instant avant. Tête baissée, bras croisés également sur ma poitrine, je réfléchissais à toutes ces informations transmises par la Natsumi. Me mentait-elle ? Si oui, quel en serait la raison ? Le but ? Avais-je lâché des informations capitales sur le village ? Il me semblait que non. Jusqu’ici je n’avais fait que parler vaguement d’un ancien Kage disparu et du Kage en poste que je ne connaissais pas vraiment. D’ailleurs pouvais-je considérer que je dispose d’informations sensibles sur le village ? Bonne question. Je venais de redresser la tête, m’intéressant à la Natsumi.

_ Dîtes Mairu… Pourquoi avoir quitté Kumo ? Etes-vous partie lorsque le Godaime a été destitué ? Vous vous aimiez si j’ai bien saisi… Alors pourquoi ne l’avez-vous pas suivi ?

De simples questions qui au fond n’avaient aucun intérêt. Mais dans la mesure où cette Mairu avait eu l’amabilité de venir discuter avec moi, autant que ce temps soit agréable. Puis je dois avouer que quelque part, regarder cette belle frimousse et cette belle poitrine à quelque chose d’intéressant pour l’homme que je suis.

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Message(#) Sujet: Re: Entretien avec un prisonnier Mer 21 Juin 2017 - 21:03

La réponse du Bakushô ne convainquit la Natsumi qu'à moitié mais néanmoins celle-ci permit à la samouraï de croire à la possibilité d'échange des prisonniers. Une initiative qui n'était pas d'ailleurs officielle. En effet, Mairu ne savait même pas si le régent actuel du village et ceux qui l'assistaient avaient pris une décision concernant les sorts des kumojin qu'ils détenaient, ni de ceux de leurs compatriotes capturés. Cette idée d'échange de prisonniers était la sienne mais elle ne doutait pas que des nombreux kirijin, voire même le régent, ne serait pas contre. Là était après tout certainement ce qu'il y avait de mieux à faire. De toute évidence, ces détenus de guerre ne faisaient que surcharger la prison du village inutilement sans compter que les maintenir en vie - car un prisonnier mort ne valait rien - coutaient en matériels, en nourriture et en main-d'oeuvre au village qui devait déjà remettre sur pied ses propres hommes.

Jusqu'à présent, aucun des prisonniers n'avait été interroger ou torturer dans le but de leur soutirer des informations. Peut-être parce que le régent jugeait qu'il y avait mieux à faire pour l'instant avec tous ces soldats à soigner et la sécurité du village à renforcer avec des effectifs réduits en cette période bien trouble. En attendant, la Natsumi ne voyait ces prisonniers kumojin que comme des monnaies d'échange contre la libération des leur et elle ne manquerait pas d'aller susurrer cette idée au régent une fois son "entretien" avec le Bakushô terminé. Voilà pourquoi, elle cherchait à s'assurer auprès de ce dernier que le Raïkage se soumettrait à cet échange "pacifiste". La samouraï n'était certes qu'une simple chuunin mais sa position de garde personnel du Rokudaime Mizukage et l'un des effectifs les plus fiables du village lui octroyait certains droits dont celui de se faire écouter.

« Je n'ai pas quitté Kumo de mon plein gré mais une mission qui avait mal tourné m'a poussé vers une autre voie et à cette époque le Godaime était encore à la tête du Village Caché des Nuages ... Autrefois j'ai été une kunoïchi mais à présent je suis incapable d'exécuter la moindre technique de jutsu parce que mon chakra m'a été enlevé. Après la perte de cette source d'énergie qui me servait d'arme, je suis devenue une femme inutile alors je n'avais pas jugé bon de retourner dans un village où je ne servirais plus à rien. Mais ce monde cruel m'a fait vite comprendre que pour survivre je devais savoir au moins me défendre. J'ai suivi la voie du bushido pour cette raison. »

La jeune femme ne jugea pas utile de préciser qu'elle n'était pas une samouraï liée au Pays de Fer qui était actuellement allié de Kaminari. L'homme qui l'avait transmis son art était natif du pays des samouraïs mais la Natsumi avait rencontré son Maître au Pays du Soleil. Mairu ne révéla rien non plus sur ce qui l'avait amené à servir Kiri car là était une histoire qui ne regardait qu'elle, cependant la jeune femme tenait à éclairer un point.

« Je considère le Godaime Raïkage comme un grand frère … Rien de plus. »

Là encore, la jeune femme ne rentra pas dans les détails qui n'intéressaient certainement pas le Bakushô. Et puis, elle n'était pas là pour faire une confidence personnelle à un prisonnier de guerre.

« Si vous n'avez rien d'autre de susceptible de m'intéresser à me confier alors je mets un terme à cet entretien … Votre sort sera bientôt fixé mais n'ayez crainte, je ne pense pas que celui-ci sera cruel … La Brume Sanglante n'est plus. »

Du moins la Samouraï pensait que le Village Caché de la Brume n'était plus un territoire des barbares qui forgeaient leur réputation sur des actes bien inhumains. Des actions que jamais la Natsumi ne cautionnerait d'ailleurs. Elle servait la Kiri la Douce et non pas la Brume Sanglante …
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