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 Une personne indispensable

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Konoha
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Message(#) Sujet: Une personne indispensable Lun 22 Mai 2017 - 0:20

« Allez tout droit. »

Oui, Natsuki savait qu'il fallait aller tout droit, tout simplement parce que les seules fois où il devait tourner à gauche ou à droite, c'était quand un obstacle se dressait sur sa route et l'empêchait de suivre la bonne direction – auquel cas la voix insistait jusqu'à ce qu'il reprenne le bon cap.

La voix, c'était ce petit insecte en bocal que Miko lui avait fait brancher sur le tableau de bord de leur voiture. Quelle idée stupide... Ce n'était pas grand chose de plus qu'une boussole. Une boussole qui indiquait la source de la seule chose qu'elle chose qu'elle avait mangé plutôt que le nord, mais une boussole quand même : elle aurait très bien fait son office en étant juste suspendu à son rétroviseur. Au lieu de cela, elle parlait.


« Allez tout droit, puis, traversez la mer. »


Natsuki pilla en entendant cela. Oui, il savait qu'il se dirigeait vers le bord de la mer, mais pas qu'il aurait à la traverser pour retrouver Tengoku. Parce que tout droit dans cette direction, c'était le Pays des Vagues. Et suite à différents problèmes, il n'y avait toujours pas de pont qui reliait cette grosse archipel au Pays du Feu. Il allait donc falloir qu'il trouve un bateau pour traverser.

D'un côté, il n'était pas trop surpris de découvrir que Tengoku était au Pays des Vagues, et cela n'avait rien à voir avec sa nature de vagabond. Le médecin lui avait dit être – ou avoir été – un prêtre de Benzaiten, aussi il avait dû apprendre ce que Natsuki avait pu lire dans son rapport, à savoir qu'un incident impliquant deux Démons à Queues avait frappé le temple principal. Normal donc qu'il y s'y soit rendu.

Garé sur le quai de la ville portuaire – parce qu'il pouvait aller partout avec sa voiture -, Natsuki s'enquit auprès du premier navire qu'il croisa.


« Bonjour. Votre navire part-il en direction du Pays des Vagues ? »
« Non il... »
« J'achète votre navire. »
le coupa Natsuki en lui remettant une somme d'argent qui valait largement deux fois le tas de bois sur lequel il allait désormais embarquer.
« Mais, il y a les marchandises qui... »
« J'achète vos marchandises. »
le coupa à nouveau Natsuki avec le même procédé. « Bien réunissez tout le monde. Nous partons. Maintenant. Et ouvrez la cale, je dois faire embarquer ce véhicule. »

Il était temps qu'il le couvre, avant qu'il ne prenne trop l'air marin, salé et corrosif. La traversée en elle-même se passa plutôt bien, et même assez rapidement. D'une part car elle n'intéressait personne et ne contribuait à pas grand chose dans la narration, et de l'autre parce que Natsuki incita les vents à souffler dans une seule direction, celle qui l'arrangeait.

Arrivé à bon port, il n'avait au final prit que quelques minutes pour faire sceller toutes les marchandises qu'il avait acquit sans même regarder ce que c'était, et annoncer à son équipage qu'ils partiront dans quelques heures – et que s'ils n'étaient pas contents, ils étaient libre d'aller se trouver un autre employeur. Il coupa court au débat comme quoi le Nara tatoué aura bien besoin de marins d'expériences pour manœuvrer le navire, car il savait que deux personnes suffiraient amplement pour ce qu'il planifiait de faire : traverser la mer dans l'autre sens, et le revendre plutôt que de s'en encombrer.

Au volant de sa voiture, il reprit donc la route.


« Allez tout droit. »

Une fois rendu au temple, la véritable narration pouvait commencer. Vu qu'il y avait une partie accessible au public, notamment pour les dons, Natsuki commença par là.


« Bonjour à vous. »
salua-t-il le premier prêtre qu'il croisa. « Veuillez me pardonner pour le dérangement, mais les différentes offrandes que je souhaite faire au nom de la Déesse Benzaiten ne rentrent pas dans votre boite à don. »

Il libéra alors la cinquantaine de caisses qu'il avait scellé sur le bateau au milieu du chemin.


« Alors, il y a... »
annonça-t-il en ouvrant quelques caisses au hasard, découvrant au passage en même temps ce qu'elles contenaient. « … des oranges. Des ananas... Des vêtements en fourrure – c'est bête, nous sommes en été maintenant. Des sandales de pailles... Des... »

Natsuki observa d'un œil perplexe la dizaine de regards qui se tournèrent vers lui lorsqu'il souleva le couvercle de l'immense caisse.


« Des immigrés clandestins ? »


Il haussa les épaules, puis referma la caisse.


« Bref, beaucoup de choses. Et du coup, pendant que vous vous occupez de tout cela, est-ce que cela serait possible que je rencontre Tengoku Suchiru ? J'ai besoin de m'entretenir spécifiquement avec lui. Assez rapidement dans la mesure du possible, si ce n'est pas abuser de votre gentillesse. »


Oui, cette narration n'était pas très sérieuse, mais Natsuki n'était pas d'humeur à l'être ces derniers temps. Cela finira bien par passer.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Une personne indispensable Mar 23 Mai 2017 - 23:07

Ma maison !

Il fallait savoir une chose pour les vagabonds : ils peuvent prétendre être des hommes sans attache et, pourtant, ils ont tous une « maison ». C’est une bâtisse ou une personne après laquelle ils courent dès qu’il arrive quelque chose à cette dernière. Dans mon cas, ma « maison » était le Temple de Benzaiten. J’y avais passé mon enfance, et mon adolescence, entouré de livres rares et très convoités par le monde scientifique. La Destruction du Temple signifierait pour moi une Destruction de mon passé, et surtout, d’un Futur.

Mes gens !

Cependant, je ne m’attachais pas à des choses uniquement matérialistes. Entre ces murs, il y avait des personnes. Le gros Mitchon qui faisait une soupe miso des plus délicieuses. Ou la Veuve Tanaka qui avait constamment une chose à redire sur votre façon de parler, de marcher ou de vous habiller. Et tant d’autres, sympathiques comme antipathiques.

Mes recherches !

Le point culminant de la nouvelle de Nibi qui se serait « échappée » de la statue de Benzaiten a été la goutte d’eau en trop, à vrai dire. Voilà quelques mois – bientôt un an ou deux – que je cours derrière ces bêtes légendaires, en m’aventurant dans les zones les plus dangereuses et les plus oubliées de notre monde … Et, il y avait une de ces bêtes, juste sous mon nez ! Je saluais la bête à mon départ, comme à mon retour ! Je remerciais la bête pour des repas, ou pour les femmes que j’ai pu rencontrer ! Je m’excusais auprès de la bête pour des choses futiles comme graves ! Il fallait admettre une chose : je me sentais encore plus con d’avoir prié, de temps à autre. Je ne suis pas un fervent religieux adepte de quelques rituels antiques. A mes yeux, la prière pour Benzaiten doit se matérialiser au travers d’une recherche constante du perfectionnement de son art !

***
Il était trop tard, évidemment. Arrivé, je n’avais droit qu’à un énième spectacle désolant. Une ou deux vieilles personnes mortes d’une crise cardiaque – le cœur n’a pas soutenu le choc de voir un Démon – et quelques petits blessés car ils avaient couru aveuglément, en se cognant stupidement quelque part. Comme toujours, je n’arrivais qu’après les faits, et je récoltais les pots cassés.

« Au moins, tout va bien … ici »
conclus-je, quoiqu’évaluant d’un œil critique les dégâts sur la belle statue de la divinité ou les alentours. Je n’aimais pas prier, mais j’avais apprécié la beauté et le détail de cette sculpture géante. Je rassure le haut prête du temple que j’ai connu une excellente sculpture durant mes nombreux voyages, et que je le ferais venir très rapidement. Il m’a remercié, d’un ton las, tentant de fuir mon regard accusateur. J’étais prêt, après ma petite offre, à attaquer le vrai sujet : pourquoi ce silence ?

Cependant, quelqu’un m’interrompit dans cet élan. Quelqu’un souhaitait me voir, avec un étrange déchargement de fruits, de vêtements en fourrures et de clandestins. Apparemment, la personne portait un bandeau de Konoha.

- Très chère frère, pourriez-vous être un peu plus précise. Les Konohajins ne manquent pas, ces derniers temps, comme vous devez bien le savoir
, répondis-je courtoisement à un des prêtres du temple. Ce dernier me mit à décrire le personnage, et j’avais vaguement une idée de qui cela pouvait bien être.

J’abandonne finalement le haut prêtre pour me concentrer sur mon invité. Je me dirige sans tarder vers le lieu où il devait, en théorie, attendre. Comme j’ai pu deviner à la description, ce n’était personne d’autre que Nara Natsuki, un homme qui attirait pas mal de merveilles et de catastrophes autour de lui. Le genre d’homme qu’il est bon d’avoir avec lui durant les voyages, histoire d’être sûr de vivre une aventure digne de ce nom.

- Si vous êtes venus voir notre attraction cachée, je suis bien désolé, déjà parti, introduis-je en haussant les épaules. Je n’ai pu en récupérer qu’une vague description de quelques personnes, et encore, je ne sais pas du tout si elles sont justes ou justes fantaisistes, soupirais-je. Je tuerai « presque » pour avoir un Yamanaka portable, qui scanne chaque mémoire, à capturer le moindre détail !

J’observe la cargaison, entourée d’une dizaine de personnes charnues et perdues. Ils devaient être les fameux clandestins. Je lance un regard critique à la cage, m’en approche, l’examine, plisse le nez et m’en éloigne.

- Je ne sais pas du tout comment ils font pour ne pas finir asphyxier par leur propre odeur. Enfin, ce n’est pas notre sujet du jour. Discutons tranquillement à mon bureau, voulez-vous. J’ai quelques petites choses à mettre dans mon sac. Un départ imminent se prépare pour moi, voyez-vous. Mais avant de partir, je suis bien curieux de savoir ce qui vous amène ici !

Le bureau en question était exigu. On sentait que c’était davantage un lieu de stockage, qu’un lieu de travail. D’une main experte, j’empoigne livres comme instruments d’étude avec moi. Je prends grand soin de récupérer le sceau où j’avais scellé une des attaques acides de Rokubi. Je comptais l’utiliser pour mes recherches … le problème était l’acidité … et la quantité à extraire. Je devais seulement desceller l’équivalent d’un flacon, et non l’équivalent d’un lac. Et surtout, je devais avoir un support solide ou hermétique. Le chemin était encore bien long …
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Message(#) Sujet: Re: Une personne indispensable Mer 24 Mai 2017 - 11:44

Natsuki haussa un unique sourcil en souriant en coin.

« Toujours aussi accroc à ces grosses bêtes je vois. Mais je peux comprendre votre déception, d'avoir raté le passage du mannequin ayant posé pour une fresque millénaire. Les vagues descriptions la décrivent comme encore bien conservée ? »


Quelques politesses d'usages plus tard, et ils se retrouvèrent tous deux dans le bureau de Tengoku. Natsuki fit un pas en arrière en le découvrant et regarda la porte, pour s'assurer qu'il n'y avait pas eu une erreur et que dessus figurait une petite pancarte '' placard à balais '', puis entra définitivement à la suite du prêtre médecin.


« Tout d'abord, plutôt que les offrandes que j'ai trouvé dans la cale du bateau que j'ai acheté pour venir au Pays des Vagues, j'ai pensé que ce petit cadeau vous ferait plaisir. »


Natsuki tira une enveloppe de son sac en bandoulière, et la remit à Tengoku.


« Contrairement à vous, j'ai effectivement accès à des Yamanaka portables, et des contactes avec des shinobis qui étaient présents le soir où l'un des Rokubaby s'est invité ici pour délivrer Nibi. Ils n'ont pas pu voir grand chose, mais vous trouverez dans cette enveloppe les photos les plus exploitables sur les deux Démons à Queues que nous avons pu tirer de leur esprit. »


Cela, c'était lui offrir une transition vers ce qui allait suivre.


« Si vous me le permettez, je vais nous isoler quelque peu. »
annonça Natsuki en posant une carte pourvu d'un sceau sur la table.

Il la tapota deux fois de l'index, et en réponse, les branches du sceau s'étirèrent dans la salle avant de disparaître. Une bulle invisible bloquait désormais les sons de l'extérieur vers l'intérieur, tout comme l'inverse.


« Vous mentionnez tout à l'heure devoir partir, aussi je ne vais pas vous prendre trop de votre temps, et aller plus ou moins directement à l'essentiel. Comme vous m'en aviez fait part, je sais que vous vous intéressez beaucoup à l'Histoire du chakra, et les Démons à Queues sont un chapitre dans Celle-ci qui attire votre attention. Cela me laisse supposer, entre autre, que votre départ imminent a un lien avec Nibi, désormais en liberté dans le Pays des Vagues. Du coup, je me demandais, quelle serait votre réaction si je vous proposais de partir avec moi en safari-photo pour retrouver les neufs Démons à Queues ? »


Les doigts formant un triangle parfait sous son menton, Natsuki observa son interlocuteur devant cette première annonce.


« Il se trouve que j'ai en ma possession différentes informations sur eux, et notamment la localisation approximative d'une partie de leur effectif. Des informations que je serai tout à fait disposé à partager avec vous si je peux compter sur deux choses : votre discrétion, et votre coopération. Que je m'explique. »


Une explication qui nécessitait un petit résumé introductif.


« Rokubi a causé un véritable massacre sur le continent, et rares sont ceux qui n'ont pas été touchés par les conséquences. Votre temple en fait hélas partie. Tout cela, c'est parce que nous, les Villages Shinobi, nous sommes reposés sur nos acquis, que nous nous croyions capable de faire face à tout après avoir traversés tant de crises comme celle de Makka ou des Furyou. Dans notre dos, le Démon à Queues a eu le temps de se préparer, et d'arriver à ce dont nous avons été témoin. D'ici un an, Kyubi va être lâché sur le continent, et même s'il n'aura pas la préparation en amont de sa consœur à tête de limace, ce que nous savons sur sa nature et sa puissance ne laisse aucun doute sur le carnage qu'il perpétuera à son tour. Naturellement, il est hors de question que nous laissons ceci se produire. Que ce soit avec Kyubi, ou n'importe quel autre Démon à Queues. »


Et il y en avait hélas beaucoup.


« En ce sens, l'on m'a confié une tâche très simple : étudier les Démons à Queues, les observer, déterminer leurs capacités, leurs forces, leurs faiblesses. Comme je sais que vous êtes très versé dans cette branche, et que le sujet vous passionne grandement, je me suis dit que vous seriez peut-être intéressé de m'accompagner dans ce projet. Qu'en pensez-vous ? »


Il y avait encore bien des choses à dire sur le sujet, mais même si le médecin était loin d'être bête, Natsuki ne pouvait pas tout déballer aussi vite à Tengoku qu'il l'avait fait avec Eichiro : les deux hommes n'avaient pas le même statut.

L'un était un shinobi affilié à Konoha, et l'autre un simple civil – très doué dans ses arts - sans attache.
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Message(#) Sujet: Re: Une personne indispensable Sam 27 Mai 2017 - 0:51

Je ne savais pas quelle attitude adopter. « Kyaaaaah, Démons ! » ou « Hm, que me tramez-vous, cher Natsuki ? ». Je me contentais donc d’une attitude neutre et froide, l’attitude que j’adoptais quand j’analysais un patient présentant des symptômes étranges ou graves, qu’il ne faut pas prendre à la légère. Certes, il était Shinobi de Konoha mais, concrètement, je ne le connaissais pas suffisamment. Le choix était très cornélien : soit accepter cette opportunité de mettre la main sur une clé de notre existence – peut-être – et trouver son compte, soit accepter cette malédiction et se retrouver dans une situation problématique.

Pourtant, il réussit à me convaincre. Kyubi allait attaquer dans un an. En d’autre mot, Kyubi allait pouvoir être un objet d’étude dans un an ! Oh, pour beaucoup, c’était synonyme de catastrophe ou de fin du monde. De mon point de vue, ce n’était qu’un autre malheur à essuyer, qu’une autre pierre dans notre Histoire. J’espérais seulement être des survivants et non des victimes.

- Ecoutez ! Il ne faut pas perdre du temps alors, dis-je en commençant à emballer beaucoup de choses, scellant tour à tour instruments et livres dans des sceaux. Puis-je me permettre de demander une chose : qui vous a fait une telle demande ? La Hokage ?

Etre l’instrument d’une bande de militaires ne me plaisait guère, mais s’il était nécessaire de se coltiner ces brutes barbares, alors soit ! Enfin, pour le moment, cet homme ne répondait pas vraiment à tous ces stéréotypes du militaire bon samaritain qui rêvaient de licorne et de bonbons. Lui, c’était le type expérimenté qui semblait être apte à prendre un certain recul sur la situation.

- Les Démons sont donc capables de faire preuve d’intelligence, au point de comploter. Hm, voilà une nouvelle à la fois excitante, et terrifiante, conclus-je, fronçant mes sourcils pour exprimer clairement une véritable « peur ». Il y avait une différence entre un massacre perpétré par une personne intelligente, et une personne stupide. La première tape là où personne ne s’y attend, causant beaucoup de dégâts visibles et invisibles, et la seconde suit une ligne directrice des plus attendues et avec seulement des dégâts visibles et grossières.

Je lance en parallèle un regard sur la représentation d’un des démons, et ne peut m’empêcher de siffler. C’était grand. Très grand. Je me rappelle aussitôt de Rokubi. Puis, j’évalue de la tête aux pieds Natsuki.

- Je suppose que je vais comprendre les détails par la suite, comme peut-être une explication sur ce sceau. Il faut savoir que je suis un très grand curieux de cet art, qui offre mille et une explications en médecine. Et bien, dites-moi, quelle est notre première destination ? demandais-je, de but en blanc, peu inquiet à l’heure actuelle des conséquences de cette décision hâtive.

Beaucoup pouvait me reprocher mon insouciance mais entre mes connaissances médicinales, mon talent à me défendre à coup de poings d’acier, je pouvais me permettre un tel état d’esprit. Ne craignais-je pas la mort ? Oh, je la craignais comme la peste – il suffit de voir mon régime alimentaire ou mon style de vie très structuré, dont le but était de rallonger mes années au maximum – mais entre mon expérience de médecin de guerre, ou de médecin tout simplement, faisait que je commençais à accepter à vivre avec cette « possibilité » d’une « fin » subite et inattendue.

- Quant à Rokubi, j’ai une petite pensée. Il semble maîtriser l’acidité. Pourquoi ne pas rencontrer un membre du clan Joki. Certains maîtrisent avec habileté l’art des acides. On pourrait s’enquérir sur les points faibles de cet état de l’eau
, proposais-je, sans vraiment y croire moi-même. En l’état, il avait les informations, je n’avais rien. Il fallait vivre avec.
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Message(#) Sujet: Re: Une personne indispensable Sam 27 Mai 2017 - 1:59

Natsuki hocha la tête.

« Ce sceau, comme vous dites, sert effectivement à éviter que les détails ne s'ébruitent, et se place en lien direct avec la coopération – et surtout, la discrétion – dont je faisais mention tout à l'heure. »


Le moins que Natsuki pouvait dire était que le médecin s'était rapidement décidé, avec enthousiasme, et ce malgré le peu d'informations dont il avait eu droit. A croire qu'il avait déjà entendu l'essentiel pour lui, comme quoi chaque chose n'avait pas la même valeur en fonction des personnes. Il suffisait de prononcer les mots '' Démons à Queues '' et '' les étudier en chair et en os '' pour le convaincre d'aller jusqu'au bout du monde. Définitivement, Tengoku était un véritable geek.

Il resta tranquillement installé sur sa chaise pendant que son interlocuteur préparait à la hâte ses affaires.


« Non, ce n'est pas le Hokage qui m'a demandé d'accomplir cette tâche. Il y a différentes raisons à cela, et la première de la liste est sans doute la nécessité d'être très libre. Avoir une attache à un Village pourrait être un frein, notamment pour enquêter. »


Mais il reviendra là-dessus plus tard.


« Celle qui m'a demandé de m'occuper de ceci est la même personne qui m'a demandé de l'assister là-dedans, à savoir la Daimyo du Pays du Feu. Ou plutôt devrai-je dire, l'ancienne Daimyo du Pays du Feu, puisqu'à l'heure qu'il est, Aburame Miko a décidé de prendra sa retraite. Ce qui ne veut pas dire qu'elle va être inactive, bien au contraire. Car comme beaucoup d'entre nous, elle a comprit ce que nous ont démontré Ichibi, Rokubi et Kyubi : le temps de la cohabitation est révolu, et ce, qu'importe les motivations des autres Démons à Queues. Un homme cherche à les contrôler afin de détruire l'ordre établit actuel, lequel n'est pourtant pas si mal, surtout avec l'ère de paix qui nous pendait au nez avant tout cela. S'ajoute à cela que chaque nation va vouloir mettre son grain de sel dans l'histoire pour s'approprier leur puissance – et se la disputer -, j'ai l'impression que quoi qu'il se passe, Jiseyama arrivera à son but. »


C'était un peu dommage de jouer à un jeu où il n'était que possible de perdre. Surtout quand ce n'était pas un jeu, et que les conséquences étaient des vies par millier.


« Et c'est parce qu'elle a conscience de cela qu'elle a décidé de jouer autrement. Que ce soit les Démons à Queues, les Villages Shinobi, ou Jiseyama lui-même, nous n'allons pas leur laisser l'occasion de planifier leur devenir : nous allons frapper en préventif, et retirer de la partie tous les enjeux. Car pas d'enjeux, pas de gagnant. Pas de gagnant, pas d'intérêt. Et pas d'intérêt, pas de conflit. »


Natsuki continuait de suivre calmement Tengoku du regard, qui s'agitait dans son placard à balais son bureau. Il se fit toutefois plus sérieux.


« Vous l'aurez comprit, ce que je vous propose n'est pas seulement d'étudier les Démons à Queues. Mon offre va être de rejoindre un groupuscule indépendant d'une poignée de personnes seulement, d'enquêter sur les Démons à Queues, de les traquer, et enfin, de les éliminer définitivement, sans égard pour leur intentions futurs. »


Cela changeait légèrement par rapport à ce qu'il avait annoncé au début, mais davantage par omission que par réel mensonge.


« Compte tenu de ce que je viens de dire, est-ce que vous êtes toujours intéressé ? Vous avez parfaitement le droit de me répondre '' non '' sans craindre que je vous réduise au silence après vous avoir dévoilé tout cela, vous savez. »


Il lui faudra lui faire oublier la conversation, cela c'est un fait. Et ce ne sera douloureux que si Tengoku fait en sorte que cela le soit, cela en était un autre.


« Et pour répondre à votre dernière question, si vous êtes prêt à partir, nous allons nous rendre au Pays du Feu, au Temple de Kyubi. Nous allons y retrouver les deux autres membres de la fine équipe que vous allez intégrer, afin de se répartir les tâches pour optimiser le plus efficacement possible le peu de temps que nous avons devant nous. Donc si vous êtes prêt, nous pouvons partir de suite et discuter du reste des détails en route : je suis garé à l'entrée de votre monastère. »


Il fallait l'admettre, c'était quand même plus pratique quand tout était orchestré un peu plus en amont via les techniques de Skypejutsu. Cela permettait de savoir où l'on allait dans les grandes lignes, et d'éviter des pans de remplissage narratif à chaque question qui se posait.
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Message(#) Sujet: Re: Une personne indispensable Sam 27 Mai 2017 - 18:27

J’observais attentivement le sceau, mémorisant chaque signe et embranchement attentivement. Je me rappelle vaguement d’un sceau similaire utilisé par un autre de mes clients, qui voulait une discrétion absolue dans le cadre d’une opération qu’il voulait garder secrète à tout prix. La chirurgie esthétique n’était pas une chose très appréciée par la population, surtout au sein du Yuukan. Enfin, je ne trouvais pas plus perturbant qu’un membre qui repousse en l’espace de quelques jours.

- Aburame Miko démissionne donc ? En voilà une nouvelle surprenante ! m’exprimais-je. Vous savez, moi et la politique, on faisait bien deux ! En soit, je ne savais pas du tout si c’était surprenant ou pas mais je suppose que c’était la seule phrase clichée et banale qu’un ignorant comme moi pouvait fournir sans trop révéler son désintérêt total en terme de politique. Dans un monde où porter le rouge et le jaune pouvait se révéler dangereux, autant garder ses opinions politiques comme sa neutralité pour soit. Je viens toujours, Monsieur Nara.

L’affaire était sacrément nébuleuse. Je ne croyais pas fermement à cette affaire de démons qu’on allait tout bonnement exterminer. Je gardais un certain scepticisme, comme le fait que l’ancienne Daimyo voudrait offrir une des bêtes en cadeau à sa Nation du Feu. Je ne pouvais guère la blâmer : elle ne devait pas être la seule à avoir potentiellement de telle envie. Cependant, comme indiqué, c’était avant tout un scepticisme. Je serais bien mieux fixé une fois que j’aurais rencontré le groupuscule total. Et si mes doutes se fondaient … ? La seule chose qui m’agacerait, dans ce cas, est que je risquerais de ne pas avoir de sujet d’étude. Par conséquent, être balloté de droite à gauche, en risquant ma peau sans arrêt pour n’avoir rien si ce n’est potentiellement les restes de la Nation du Feu. Une perspective qui ne m’enchantait pas. Enfin, je ne pouvais pas non plus totalement me plaindre : sans eux, je ne risquais de ne « rien » avoir.

C’était un quitte, ou un double.

« Et puis, ils ont un Yamanaka. Et là, j’ai une idée ou deux » pensais-je, un sourire au coin. Il faudrait juste « convaincre » ce parfait inconnu de la beauté de mon idée folle et sûrement dangereuse. Bah ! On n’obtient rien sans risquer rien ! C’était une loi fondamentale de notre univers, au final.

- Vous m’offrez là une grande opportunité. Je verrais bien vite les détails, les plus et les moins, de l’expédition au fur et à mesure. Ne vous méprenez pas sur mon compte : je ne suis pas le genre d’homme à foncer tête baissée, mais non plus le genre à trop réfléchir. J’agis selon les circonstances. Aujourd’hui, j’ai besoin d’une information que vous avez.

Demain était un autre jour. Ainsi était ma façon de vivre.

- Le temple de Kyubi ? Et seulement deux personnes ? Sans vouloir vous offenser … commençais-je en mettant mon sac sur le dos et me préparant à quitter la pièce … J’espère que l’équipe est vraiment fine. J’ai entendu dire qu’il faudrait un millier d’hommes pour mettre à terre un seul monstre, ou l’équivalent d’une personne ayant une force d’un millier d’hommes.

Aburame Miko avait assez fait parler d’elle, certes, mais je ne l’avais jamais vu à l’œuvre. Je n’avais droit qu’à des on-dit, et souvent des rumeurs exagérées ou dénaturées.

- Enfin, dernière question. Est-ce que Aburame Miko est une belle femme ?

J’espérais bien que oui, et une jolie jeune femme mignonne, si possible. Autrement, cela risquait d’être ennuyeux. J’aimais bien allier beauté et travail, voyez-vous ?

Et nous quittions dans les heures qui suivent Nami no Kuni, pour le temple.
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