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 Dans les mémoires d'une Légende

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Iwa
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Message(#) Sujet: Dans les mémoires d'une Légende Jeu 25 Mai 2017 - 18:37


Avec la débâcle impériale, et le reflux des troupes sur la nouvelle Iwa, le nouveau village Ninja se trouve agité dans tous les sens. Il faut soigner les blessés, garantir les frontières, s’occuper de la transition. Désormais, au désarroi du plus grand nombre, l’Empire est enterré pour donner suite à un modèle plus classique, avec le Tsuchikage en son centre.
Après avoir rencontré le principal intéressé, Hiyori et Kotaro se sont décidés à répartir les tâches. Kotaro s’en est retourné vers le Clan afin de glaner des informations, et savoir ce qui serait prévu à l’avenir. De son côté, Hiyori, bien que le cœur en peine, s’est décidé à être un acteur de la nouvelle vague, et s’est ainsi dirigé vers l’ancien Palais impérial.

Le Palais semble être un bâtiment doué de logique, de raison et de vie. Il crache avec violence les intrus et gobe sans ménagement les membres de l’administration, faisant le tri dans les portes qui lui servent de dents, et faisant disparaître ceux qui se prennent portes de placard et armoires à bascule. Le bruit est d’utilité sonore, et le pas de course résonne dans toute la maisonnée. Il est impossible de définir si c’est le sens des responsabilités ou la crainte du nouveau maître des lieux qui donne des ailes aux serviteurs de l’État. Mais à n’en point douter, ils sont voués à leur tâche sans faillir !

Entrant comme un étranger dont personne ne se soucie, l’homme arpente les escaliers, longe les murs. Il ne tient pas à se faire remarquer. Il est venu aider, et sait que le premier venu peut lui confier une tâche sans même attacher d’importance à son identité et à son grade. De nombreuses personnes vont et viennent ; portent des meubles, font transvaser des données, font circuler des documents … . Le bâtiment n’est pas seulement en réaménagement ! Il se doit également de vivre pour donner des missions, confier des responsabilités et faire en sorte que le Village caché de la Roche ne perde pas face aux autres Nations.

Le Jisetsu avance sans dire un mot, mais connaît son objectif. Après avoir pris deux virages et gravi un escalier, il arrive au cœur même du pouvoir, dans l’antre d’une Légende : le bureau impérial, où présidait encore il y a peu Kakeshuou Samui, Kamui des Pays neutres et Empereur-Dieu Ninja.
Le bureau a déjà été visité. Et même s’il s’agit de déménagement d’affaires et autres, on dirait qu’il a été littéralement pillé. Çà et là, des papiers jonchés et piétinés au sol, deux ou trois meubles manquants. En fin de compte, il ne reste guère que la bibliothèque privée sur la gauche, la cave sans bouteilles, et le majestueux bureau qui trône au centre de l’attention. Une véritable œuvre d’art ! sur laquelle de nombreux documents ont du être signés par le Vénéré. Contournant l’objet somptueux, Hiyori laisse glisser avec affection ses doigts sur ce bois massif jusqu’à arriver face au siège principal. Aura-t-il le culot de s’y asseoir ?? Serait-ce le début d’une prétention au pouvoir, comme son modèle ?

Le Ninja n’en détourne et se concentre sur les tiroirs qui n’ont pas été violés. Il y trouve rapidement quelques documents. Peu d’intérêt : les missions futures, de la correspondance. Il y trouve des noms, qu’il ne connaît que peu, mais démontrant que l’Empereur était un homme ayant beaucoup d’intérêt pour les affaires internationales : un certain Kibô, un Ogami … . Un dénommé Pô qui l’aurait été de nombreuses années auparavant pour la prise du pouvoir. Des lettres avec le Blasphématoire, Michiki Shinda qui s’est autoproclamé Mizukage quelques années auparavant. Il y a un certain nombre de contacts, qui seront intéressants à mettre à profit à l’avenir. Certains noms restent cependant obscurs : Hakyô Suzurane, Shinji Monjara, la « Grande Grue » … . Des noms qu’il sera bon de recontacter plus tard … .

Le tiroir est désormais vide. Et pourtant, Hiyori reste seul, regard dans le vide. Il sait qu’il peut avoir accès à des souvenirs précieux ici ; mais y tient-il vraiment ? Dépourvu de réflexion, se laissant guider par l’instinct – chose qu’il fait rarement, il appose une main sur son œil gauche, et laisse ce dernier luire comme un feu follet. La pupille dorée accompagne son geste alors que sa main effleure le tiroir. En un instant, l’atmosphère devient poussiéreuse, les couleurs grisâtres, le Temps vieux : dans un courant qui le tire vers l’arrière, il remonte le temps et fait soudainement face … à Kakeshuou Samui !!
Ce dernier est dans son siège, en train de rédiger un nouveau document. Il est assidu. Il doit certainement régler un certain nombre de détails avant l’assaut sur Kumo. Nous ne sommes pas loin en arrière ; après tout, la capacité unique de Hiyori ne lui permet que de remonter de quelques mois au maximum. Il ne peut pas prétendre revenir à plusieurs mois en arrière. La lettre est rédigée. L’homme appelle un Ninja qui vient la prendre et la porter au destinataire. Le Kamui porte sa main unique à son front pour pincer l’arrête nasale, sous le coup de la réflexion intense. Puis il se penche sur le côté … et ouvre le fameux tiroir.
A cette scène, le Balafré ne dit rien. Mais une larme s’échappe de son Dôjutsu. Il avait une affection et une admiration profonde pour ce fantôme qu’il voit ici. Sans pouvoir lui parler ou le rappeler à lui, il est difficile de ne pas être touché par cette scène du quotidien, qui occulte tout : guerre, colère, lutte au quotidien.

L’Empereur farfouille longuement dans ce tiroir ; ce qui attire l’attention d’Hiyori ! Il ne fait pas des kilomètres de long, et n’est pas surchargé en paperasse ! Il n’y a donc aucune raison pour que le Kamui s’y attarde aussi longtemps ! Une bouteille cachée, d’un excellent cru ? Voilà qu’apparaît un objet … une clé !

Sortant de cette vision, le Jônin essuie rapidement ce signe de faiblesse de sa joue ; et observe le bureau massif.

» Une clé … ?

Il s’en retourne à ce fameux tiroir. Mais après ya voir retiré les papiers, aucun indice d’une clé. L’homme se penche, observe l’objet dans sa totalité … et sent du bout des doigts un trou dans le fond retourné ! La bonne vieille méthode ! Une petite aiguille suffit à soulever le double-fond, et à trouver la fameuse clé qui y était cachée ! La prenant en main, réactivant son Kinnegan, le vétéran du village observe le passé de cet objet. Son ancien propriétaire est cette fois-ci en pleine nuit affairé à l’État. Il se lève et se dirige vers la bibliothèque. Il en tire deux livres : le Traité des Cinq Roues de Miyamoto Musashi et l’Art de la Guerre de Sun Zu. Il en tire un espace caché, et y trouve .. un coffre !! Dont il tape le code ! Hiyori Jisetsu ne se pose pas un seul instant la question de la nature même de ce qu’il fait. Il enregistrer les chiffres que tapote l’ancien Maître du Shukaï. Y plongeant la clé, il ouvre le contenant … et la vision s’arrête.

D’ordinaire, le membre de la Caste combattante se poserait la question. Ce genre de chose n’est pas son affaire, et c’est à un responsable de trouver ces documents et de décider quoi en faire. Si le Kamui a pris soin de les disposer à un endroit aussi secret, il ne tient sans doute pas à ce que quiconque puisse y avoir accès. Mais dans l’immédiat, le guerrier de l’Ombre ne se laisse pas le temps de la réflexion. Ses pas le mènent sans tarder à la bibliothèque, d’où il tire les deux ouvrages et viole le secret. Le code est validé, et la clé permet de déverrouiller le coffre et ses secrets … .

Quatre dossiers. Chacun soigneusement disposé dans ce petit coffre ne contenant rien de précieux ni de valeur. Méfiant, le Jisetsu soulève avec précaution le premier dossier : il s’agit du plan d’invasion de Kaminari et de Shimo. Un développement militaire pour le poids de la bataille ; mais aussi ce qui devrait figurer par la suite ! Deux autres dossiers sur d’autres faits … des analyses médicales ? Des travaux de recherche ? Et un carnet. A écriture manuscrite. Sans chercher à en savoir plus, le Jônin réalise soudainement ce qu’il a fait ! Il détient en main des clés importantes, mais ne peut ni perdre plus de temps ici, ni prendre le risque que quelqu’un de mal intentionné les découvre. Sans chercher à en savoir davantage, il se dépêche à enfourner ces informations dans son sac de mission, et referme lestement le coffre, camouflant le tout tel qu’il l’était auparavant. La clé … il la gardera sur lui pour l’instant.

En peu de temps, l’homme est ressorti du bureau, et quitte la zone du Palais impérial. Il attendra avant de lire ces différents dossiers ; et préviendra son Supérieur de ce qu’il a trouvé. Si ce dernier ne détruit pas l’œuvre d’une Légende… .

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