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 Il n'y a pas que les morts que j'enterre.

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Message(#) Sujet: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Mar 30 Mai 2017 - 23:39

Tout avait été organisé pour les derniers jours de célibataires de Leika et Ryokaï. Enfin, '' célibataire '' était à prendre au sens large du terme, dans la simple opposition à '' marié ''. En ce matin, Leika était seule dans son lit, mais pas dans sa chambre : quelqu'un devait forcément être là pour jouer la douce mélodie à la guitare que l'on entendait dans la pièce. Cette dernière, d'un rythme assez lent, montait en crescendo au fur et à mesure que les minutes s'égrainèrent, comme pour chercher à attirer l'attention de l'esprit endormi de la jeune femme, et progressivement, la tirer hors des bras de Morphée sur un chemin pavé de notes musicales.

« Bonjour Leika. »
salua Natsuki d'une voix douce, sans pour autant s'arrêter de jouer de sa guitare. « Tu as bien dormi j'espère ? Car une grosse journée t'attend aujourd'hui. »

Il pencha la tête légèrement sur le côté.


« Oui, je sais, dans l'immédiat, tu dois surtout te demander ce que je fais dans ta chambre. Ou pourquoi Ryokaï n'est pas là. Peu importe laquelle te vient en premier, puisque la réponse est la même : c'est pour ton enterrement de vie de jeune fille. »


Même assit et avec une guitare, Natsuki restait très agile : sans même quitter son siège, il était capable de se déplacer et d'éviter toute sorte de projectile. Pour les cris et les insultes éventuels par contre, il était assez limité : il ne pouvait que se taire et attendre que les décibels retombent pour poursuivre.


« Et inutile de me dire que ta journée est occupée, j'ai déjà vérifié ton emploie du temps. Enfin, en un sens, elle va être occupée, mais par le programme que je t'ai concocté. »


Il tendit un bras en direction de l'armoire, où pendait deux tenues sur leurs cintres respectifs.


« Je te laisse choisir l'ensemble que tu jugeras le plus représentatif de ta personnalité. Princesse ou Guerrière, le choix te revient. »


Il cessa enfin de jouer, et rangea son instrument dans sa housse de transport.


« Je vais patienter dans la cuisine, où ton petit déjeuner t'attend. J'ai préparé tout ce que tu aimes, alors ne traine pas trop, car le chaud risquerait de refroidir, et crois-moi, tu vas avoir besoin de forces pour aujourd'hui. »


Il s'éclipsa alors, et se dirigea vers la cuisine, où il acheva les derniers préparatifs culinaires. Oeufs pochés, flancs aux saveurs diverses, tartines ou jus de fruits pressés main, il y avait de tout pour satisfaire l'estomac. A plus forte raison que Leika ne sera pas la seule à manger à cette table : Natsuki comptait bien prendre son petit déjeuner lui aussi.

L'occasion peut-être pour la jeune femme de se poser les premières questions sur ce qui allait l'attendre, maintenant qu'elle savait à quelle sauce elle allait être cuisinée.


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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Ven 2 Juin 2017 - 17:43

Ce n'était vraiment pas le son que j'avais pour habitude d'entendre lorsque je dormais. Ce dernier, me berçait doucement, délicatement et malgré les rayons du soleil qui frappaient doucement mon visage à travers le rideau de la chambre, j'avais le plus grand mal à parvenir à me sortir de cet état léthargique dans lequel je me trouvais. Pourtant, la musique chatouilla une nouvelle fois mes oreilles. Je serrais plus fort le drap qui enveloppait mon corps sans pour autant ouvrir les yeux. Une nouvelle note raisonna et je bougeais doucement les paupières jusqu'à entrouvrir les yeux.

J'étais seule… Je ne savais pas que Ryokai avait une mission à accomplir aujourd'hui ?
La musique raisonna à nouveau et je tournais doucement la tête jusqu'à tomber nez à nez avec…

"Natsuki ?" Murmurais-je tout en me redressant doucement.

Que faisait-il dans ma chambre ? Je relevais doucement le drap sur ma poitrine en rougissant pour me cacher avant d'observer une nouvelle fois mon maître sans vraiment comprendre ce qui était en train de se passer. J'entrouvris la bouche, mais Natsuki coupa net mes interrogations et répondit à ces dernières assez abruptement. Enterrement de vie de jeune fille ? Les paroles raisonnèrent quelques secondes dans ma tête, le temps que je réalise qu'il venait de les prononcer. J'ouvris une nouvelle fois la bouche pour émettre un son. Protestation ou autre, avant de la refermer. Je connaissais trop bien Natsuki pour savoir qu'il ne servait à rien de protester et puis … En y réfléchissant bien, ça pouvait être une bonne expérience. J'affichais donc un sourire de circonstance avant de sortir du lit pour observer la "surprise" qu'il m'avait concocté.

Disons-le clairement, l'une comme l'autre tenue était juste immonde, mais quitte à choisir :

"Je prends la guerrière !"

Autant être sexy non ? C'est ce que j'avais toujours été depuis le départ.

Je laissais mon sensei s'éclipser de la chambre pour descendre dans la cuisine pendant que moi-même, je tentais de me débattre vainement avec tout le cuir qui composait la tenue de guerrière. Je ne m'y attendais pas, mais la tenue était parfaitement ajustée à ma taille et à la forme de mes seins. Je me demandais bien comment le Nara avait fait pour avoir des mensurations aussi précises avant d'apercevoir l'étiquette de la couturière qui l'avait confectionné. La même que pour ma robe de mariée. Tout s'expliquait à présent. Je réajustais le corset avant d'entreprendre la descente vers la cuisine. Je n'étais pas très à l'aise dans l'idée de me trimballer dans ce genre de tenue, mais … Je pouvais la jouer comme avant. Je descendis donc l'escalier de fer d'une démarche pour le moins sexy avant de m'avancer vers la table de la cuisine ou effectivement, Natsuki avait prévu de quoi nourrir un ogre. Je me servis un jus d'orange tout en regardant mon sensei :

"Est-ce que je dois prendre des forces pour ce qui m'attend ou je me contente d'un petit-déjeuner ordinaire ?"

Sans vraiment attendre sa réponse, j'avais déjà rapproché de mois un flan au chocolat et un à la pistache, un pain au chocolat et des tartines de beurre et confiture. J'avais l'estomac dans les talons.
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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Dim 4 Juin 2017 - 18:44

Leika avait plutôt bien prit l'ensemble, se disait Natsuki. Ce n'était pas donné à tout le monde de se montrer calme en se réveillant avec un autre homme non invité dans sa chambre. A croire que l'excuse de l'enterrement de vie de jeune fille, ou EVJF en abrégé, suffisait à faire passer beaucoup de choses. Il allait la retenir à l'avenir.

Sa théorie se retrouva appuyée lorsque la future mariée se présenta dans la salle à manger dans le costume d'une guerrière mythologique, un rendu qui fut assez amusant. Et c'est en franchissant le pas de la porte qu'elle déclencha la première photographie d'une longue série.


« Comme tout EVJF qui se respecte, ce qu'il s'y déroulera sera intégralement photographié. »
expliqua Natsuki en baissant l'appareil photo qu'il avait acheté à Suna trois ans plus tôt. « A la fin de la journée, la pellicule te sera remise, et tu seras la seule à en disposer : ce que tu en fera ne regardera que toi. »

Tomba ensuite une question à laquelle Natsuki ne pouvait pas donner de réponse ferme et définitive.


« Mmh... Je te conseillerai de manger tout ce que tu es sûre de pouvoir garder sur l'estomac, car cela risque de bouger pour toi. »


Certains pourraient crier au gaspillage de la nourriture, qu'il y avait beaucoup trop pour seulement deux personnes. Mais si la demoiselle du jour méritait bien cette intention et cet éventail de choix pour égayer son début de journée, ce n'était pas le genre de Natsuki de préparer autant pour jeter ensuite. Et c'était pourquoi, parce que la journée allait être plus ou moins minutée, que dans une demi-heure un coursier viendra récupérer la nappe et son contenu mise sous scellée pour la déposer chez sa Tante Lulu, qui saura quoi en faire avec les vingt bouches qu'elle avait à nourrir aujourd'hui.


« Bien, que je t'explique le déroulement de cette journée, ma chère Leika. J'ai prévu aujourd'hui une série activités diverses pour toi un peu partout à Konoha. Toutes ont un rapport avec la vie de couple marié afin de t'y préparer, toutes ont vocation d'être surtout amusantes à vivre. Et c'est justement parce qu'elles ont pour but d'être amusantes avant tout que je ne te forcerai pas à y participer : s'il y en a une – ou même toutes – qui ne te fait pas envie ou qui te génère une crainte que tu préfères ne pas affronter, c'est ton droit. Tu n'es pas ici pour souffrir, okay ? »


Les explications données et la situation mise au clair, ils quittèrent tous deux le logement du jeune couple à la fin de leur petit déjeuner, sous le regard des Hyûga qu'ils croisèrent en chemin. Natsuki les affronta avec un stoïcisme remarquable, mais cela était probablement dû au fait que sa tenue n'était pas au centre de l'attention, contrairement à celle de Leika qui l'accompagnait. Heureusement, elle portait un gros badge sur la poitrine indiquant '' dernière journée de célibataire '' afin d'éclaircir la situation et prévenir les bruits de voisinage à venir – ou pas, vu que les Hyûga semblaient tellement guindés...

Leur premier arrêt de se fit à proximité du terrain d'entrainement, où les attendait un homme aux cheveux grisonnant sous sa casquette assorti à sa veste sans manche rouge. Il les accueillit d'un sourire et d'une salutation.


« Ce qui est important dans un couple... »
commença par expliquer Natsuki. « … c'est de savoir prendre du recul sur une situation donnée, qu'elle soit sujette au conflit ou au bonheur. Savoir voir les choses sous un autre angle, parfois à travers les yeux de l'autre pour découvrir comment lui les perçoit, et comprendre sa position ou son choix. Ceci Leika, tu vas l'apprendre avec Mr. Gekei Honda ici présent, qui va t'emmener sur son dos pour un baptême de l'air au dessus de Konaha. »

Elle n'en était peut-être pas à son premier vol, mais il y avait toujours une différence entre faire quelque chose par nécessité, et pour s'amuser. Au passage, Natsuki en profita d'un rapide coup d'appareil photo pour immortaliser la réaction de Leika à l'annonce de sa première activité.

Les photos naturelles étaient les plus amusantes.


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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Ven 9 Juin 2017 - 0:14

Cela risque de bouger pour moi ? Je reste un moment muette face à cette simple phrase et je repose mon chocolat chaud pour me concentrer sur des aliments plus solides. Je dévore mon petit-déjeuner assez rapidement malgré tout avant d'écouter les explications de Natsuki avec une oreille des plus attentives. Je mange un morceau de viennoiseries tout en l'écoutant avant d'approuver d'un hochement de tête :

"Ok, si quelque chose ne me convient pas, je te ferai signe !"

Je lui souris et en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, je me retrouve embarquer vers l'extérieur dans ma tenue affriolante qui fait tourner plusieurs têtes dans le quartier Hyuga. Je rougis et j'adresse un petit signe de tête pour m'excuser auprès des gens que je peux croiser avant de finalement sortir du quartier. L'air de rien, je suis soulagée de ne pas avoir eut à affronter cela dans le quartier Hayashi. Je n'imagine que trop bien les réactions que j'aurais pu voir et surtout, les conséquences d'un tel acte de débauche. Mais je ne suis pas là pour me tracasser avec de telles pensées, mais bel et bien pour m'amuser. Je compte bien profiter !

Nos pas nous conduisent donc devant l'un des terrains d'entraînement ou se trouve un homme d'âge mur qui semble déjà nous attendre. Il me lorgne du regard, avant de reporter son attention sur Natsuki après m'avoir poliment salué et sourit.

Les explications de Natsuki me font rigoler à gorge déployée :

"Tu crois vraiment qu'un baptême de l'air va m'apprendre cela ?"

Peut-être pas, mais le maître-mot du jour restait de s'amuser. Monsieur Honda se transforma alors sur un gigantesque oiseau et il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que je devais me glisser sur son dos et m'accrocher solidement. Pas facile, je ne voulais pas lui arracher des plumes.

Nous primes notre envol et quelques secondes plus tard, je découvrais la délicieuse sensation du vent qui glissait à travers mes cheveux, l'effroi de la chute libre, le plaisir de se sentir planer parmi les cieux. La dernière fois que j'avais eu l'occasion de voler, j'étais dans un état critique, je n'en gardais pour ainsi dire aucun souvenir. J'étais une amatrice de sensation forte et pour le coup, j'étais plutôt servie là !

Lorsque je redescendais sur terre, je n'avais toujours pas perdu le sourire qui s'était dessiné sur mon visage :

"Merci Honda ! C'était vraiment génial ! Des sensations extraordinaires !"

Je me retournais alors vers Natsuki, arborant toujours mon joli sourire et prête à passer à l'activité suivante :

"Ça va aller crescendo ? À quoi je dois m'attendre maintenant !"
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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Dim 11 Juin 2017 - 12:33

« Je suis persuadé qu'un baptême de l'air va te l'apprendre. Cela, et bien plus encore. » lui affirma Natsuki avec un sourire en coin.

Honda agita les bras, et dans un éternuent se transforma d'un coup en une immense grue de quatre mètres d'envergure, avec une couronne de plumes dorées dressées sur le crâne. Il se ramassa légèrement sur lui-même pour permettre à Leika de monter sur son dos, puis battit des ailes pour prendre son envol.

Rapidement, il prit de l'altitude jusqu'à atteindre une hauteur de croisière où il se stabilisa pour se laisser flotter sur les vents aériens. Le Village de Konoha et ses environs s'ouvraient alors pleinement à la jeune femme qui pouvait découvrir le monde depuis le ciel, avec beaucoup de recul. L'horizon repoussait ses limites, le sol se résumait à des points de vie où l'on avait l'impression que tout pouvait tenir entre ses doigts.

Mais au-delà du spectacle qui pouvait s'offrir aux yeux, il y avait tout un univers qui se passait dans la tête, alors que l'on se retrouvait en proie aux sensations nouvelles du vent d'altitude. Militairement parlant, voler était fantastique, mais cette aptitude ne se limitait pas qu' à cela, elle offrait tellement plus, à commencer par cette liberté totale que ressentait peut-être Leika.

Après un moment toutefois, un cri animal perçant résonna dans le ciel et brisa la bulle de leur tranquillité. Honda tourna brièvement la tête, jusqu'à apercevoir deux aigles qui le prenaient en chassent.


« Hum, encore eux. »
caqueta Honda d'une voix amusée avec son bec. « Ce sont des aigles sauvages qui se croient sur leur territoire. Accrochez-vous, nous allons les semer : pas question de les attaquer. »

Honda battit des ailes avec force, et prit de la vitesse. Les aigles tentèrent de suivre la cadence, mais sans jamais parvenir à vraiment se rapprocher. Le Gekei de la grue enchainait les virages serrés et les pirouettes pour voler dans les plumes de ses poursuivants sans jamais les blesser. Pour le vieil homme, ce n'était rien de plus qu'un jeu qu'il semblait avoir pratiqué depuis des années, presque au point de donner l'impression qu'il avait oublié qu'il avait une passagère sur son dos, cramponnée à son cou. Vrilles, piqués et remontés se succédaient avec rythme, transformant la tranquille ballade aérienne en virée acrobatique. Les oiseaux de chasse finirent par s'épuiser, volant avec peine derrière Honda qui les narguait de plus belle.


« Allez, nous allons finir en beauté. Le virage Himmelmann ! »
caqueta joyeusement Honda.

D'un puissant coup impulsé par tout le corps, il prit de l'altitude à la verticale, mais un mauvais craquement résonna, suivit d'un couinement.


« Je crois que je deviens trop vieux pour cela... »
crachota-t-il à bout de souffle.

Sans possibilité de battre des ailes, la gravité rappela ses droits sur les deux corps en suspend : un piqué improvisé et guère engageant débuta alors, en opposition au sol qui bien qu'éloigné semblait pressé de leur foncer dessus. La chute dura quelques secondes, suite à quoi un bruit qui rappelait les dernières gouttes d'eau disparaissant dans le trou d'évacuation d'une baignoire résonna. Il fallu une poignée d'autres secondes pour réaliser qu'il s'agissait du rire de Honda. Il tordit le cou pour faire face à Leika, et lui fit un clin d’œil avant de reprendre une position aérodynamique et redresser quelques mètres avant le sol après s'être assurée qu'elle était bien cramponnée. Natsuki, qui avait commencé à s'envoler vers eux en voyant qu'il y avait un problème, s'écarta en urgence pour ne pas se faire percuter.


« Il y a eu un soucis ? »
demanda Natsuki en s'approchant lorsqu'ils eurent atterrit.

Honda se contenta de rire aux éclats.


« Simplement un petit bonus, parce que vous m'avez demandé de rendre le baptême inoubliable. Et puis j'adore faire cela. »


Natsuki haussa un sourcil, puis tourna son regard vers Leika.


« C'est ça aussi le mariage, jeune fille ! »
s'exclama avec bonne humeur le Gekei en lui offrant une bourrade dans le dos. « Savoir lâcher prise, et se lancer à corps perdu sur l'avenir : il n'est pas toujours ce qu'on attend, ni ce que l'on croit. »

Pour le meilleur et pour le pire.


« Tu tiens le coup ? »
demanda Natsuki à son étudiante alors que Honda s'éloignait, son travail étant terminé. « Non, cela ne va pas aller en crescendo, surtout après cela, rassure-toi. Je m'étais juste dit que cela pourrait être sympa pour bien être réveillé et se mettre en jambe pour la journée. La prochaine activité sera beaucoup plus calme. »

Une fois qu'elle eu pleinement récupéré, Natsuki conduisit son étudiante vers le centre ville de Konoha, en direction de la prochaine épreuve qui attendait la jeune femme pour son enterrement de vie de jeune fille.


« C'est ici. »
finit par lui désigner le Nara tatoué.

Ici, c'était un large bâtiment à étages nommé '' Les Jardins Saint Suguato ''. Assez peu connu de la population jeune de Konoha en dehors de ceux qui avaient de la famille résidente là-bas – et encore, pour ce qu'ils leur rendaient visite... - , il s'agissait d'une maison de retraite pour personnes âgées dépendantes. Natsuki laissa considérer Leika l'établissement un moment, comme pour lui donner l'occasion de réfléchir à ce qu'elle allait bien pouvoir avoir à faire ici, puis lui expliqua les règles de ce jeu.


« Être marié, c'est pouvoir affronter à deux des problèmes que l'on aurait jamais eu seul. En cela, les jeunes couples manquent parfois d'expérience face à telle ou telle situation. C'est pourquoi il est important de savoir qu'il est possible, et qu'il ne faut pas avoir honte, de demander conseils à autrui. Et qui de plus apte pour cela que nos vénérables ancêtres encore en vie, ceux qui en ont vu et traversé plus que n'importe qui d'autres de nos générations ? Ici, Leika, tu vas pouvoir lever tous tes doutes et toutes tes questions en interrogeant les personnes âgées sur leur vie de couple, et obtenir de précieux conseils sur comment réussir à entretenir ta vie sexuelle après le mariage. Crois-moi, j'ai déjà repéré le terrain, ceux du quatrième étage ont du vécu, et n'ont pas leur langue dans leur poche. Tu as une heure devant toi pour récupérer le plus de témoignage possible, et dresser la liste des dix règles d'or pour mettre du piment dans ta vie de couple. Je vais t'attendre dans le secteur Alzheimer, retrouves y moi quand tu auras terminé. »


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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Jeu 15 Juin 2017 - 17:13

Après un passage entre les mains expertes du Gekei, je devais avouer moi-même qu'il serait difficile de faire plus fort encore que ce que je venais de vivre. Je retournais toute guillerette, mais surtout la tête encore dans les nuages vers Natsuki qui me rassura sur la suite des évènements avant de me faire prendre la route du village pour nous retrouver bien rapidement devant ce qui me semblait être la maison de retraite de Konoha
.
Le discours que me tint alors le Nara tatoué me laissa alors pantoise. Incapable de prononcer la moindre parole. Sérieusement… Je devais aller parler avec des personnes âgées de leur vie sexuelle… Passée… Où peut être même encore active ? (j'eus un haut-le-cœur à cette pensée). Je regardais une nouvelle fois le Nara, incrédule, incapable de parler, mais ce dernier avait profité de mon état de stupeur pour… s'enfuir.

"Non … non mais non ! Sérieux !"

Que pouvais-je bien faire ? Entrer ? Faire demi-tour ? Retourner dormir ? Me cacher ? À coup sûr, il me retrouverait. Je me mis à faire les cent pas devant l'entrée avant de finalement oser faire un pas vers l'intérieur. Je regardais d'abord à droite, puis à gauche pour constater que je ne voyais aucun déambulateur. Finalement, je me prêtais au jeu, et je gravissais les étages pour rencontrer les résidents.

Je redescendais les étages environ deux heures plus tard pour retrouver Natsuki à notre point de rendez vous. Mon visage était inexpressif, mais je m'installais sur une banquette à côté de lui afin de faire le résumé de ce qu'il m'avait demandé :

"D'après Maggie, de la chambre de 207, présenter une flamme devant l'anus de son compagnon dans l'espoir de retrouver un … Objet égaré est une très très mauvaise idée ! Elle n'a jamais pu retrouver l'état normal de ces sourcils depuis ce jour."

Mon expression resta neutre, mais je regardais pourtant le Nara avec des yeux perçants.

"En cas de rupture du frein lors d'ébats trop violent, il est important d'appliquer immédiatement un gant froid sur le membre et de comprimer ce dernier pour éviter que mon compagnon ne se vide de son sang… Ça, ça vient d'Eddy, du sixième !"

Est-ce que je devais vraiment poursuivre ? Et bien oui, allons-y joyeusement, après tout ce rp à peut être notion à passer interdit aux personnes mineurs :

"Le plug anal doit être retiré d'un coup sec au moment de l'orgasme de son partenaire pour donner le maximum de plaisir à ce dernier… Faire l'amour sur la machine à lavée n'est peut-être pas une si mauvaise idée que ça…

Je poursuivais mon discours durant une bonne dizaine de minutes avant de lancer un nouveau regard perçant à Natsuki avant d'avouer :

"Cela se paiera un jour ! Je te le promets !"

Oui, mais en définitive :

"J'ai quand même eut quelques bons conseils dans le lot je dois avouer ! Ils m'ont beaucoup fait rire !"

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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Jeu 15 Juin 2017 - 20:05

Spoiler:
 

Beaucoup fait rire ? Certainement, mais il n'y a pas que Leika qui rit sous cape.

En effet, par un état de grâce presque divin, je suis au courant de son programme de cette journée. Bon, d'accord, Natsuki m'a filé quelques infos. Vous êtes contents ? Bref, j'ai suivit de loin Leika, déjà caché et surtout, déjà grimé. J'ai enfilé une perruque et passé une bonne heure de maquillage pour faire de moi un vieil homme crédible. J'ai aussi mis des appliques directement sur mes yeux pour cacher mon doujutsu.

Et croyez moi, y'a une raison pour laquelle on n'utilise pas souvent cette astuce. Ca pique les yeux un truc de dingue. J'en avais des larmes qui perlaient de douleur, et les yeux rouges, bouffis et irrités. Quand j'ai aperçus Leika qui s'est approchée de moi, j'en étais soulagé, car je savais que mon malheur prenait fin. Bientôt. Je devais juste me contenter de parfaire mon plan démonique.

Mettre du piment dans la vie de couple ? Et bieeeeen cela tombe bien... j'ai justement cette vieille huile de massage. Chauffante, très sensuelle. On a vécu des moments torride Elma et moi avec cette huile. Ha, Elma... A appliquer sur un endroit sensible de l'homme, bien entendu. Effet garantie ! Je te la donne, je n'arrive plus à redresser mon bambou. Oh rage, oh vieillesse ennemie !


Je lui donne alors avec mes mains faussement ridées un petit flacon poussiéreux. Je pousse même le vice jusqu'à trembloter quand je lui donne. Puis, je lève la tête au plafond en faisant semblant d'éternuer et je m'arrête. Puis je grommelle dans ma fausse barbe avant de terminer notre conversation avec un vrai conseil.

Pour autre conseil je dirais... d'être créatif. Et de ne jamais cesser de séduire l'autre.


Ca c'était un vrai conseil. Je la vois se retourner et aller chercher des conseils chez d'autres vieilles personnes. Je suis sa progression de loin avec mon Byakugan et, dès qu'elle est suffisamment loin, je commence à ricaner tout seul en retirant mon déguisement et en m'enfuyant de la maison de retraite avec des gardes à mes trousses (le tout en continuant de rigoler). J'ai réussit mon méfait. La supercherie a l'air d'avoir prise racine.

Vous allez me demander ce qu'il y avait dans la bouteille ? Dedans, il y a de l'huile oui. Mais surtout, de l'huile dans lequel a macéré un piment pendant plusieurs jour. Ha, ça pour mettre du piment dans la vie de couple, cela ne risque pas de louper. Désolé Ryokai si je bousille ta nuit de noce, c'est purement par sadisme.
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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Dim 18 Juin 2017 - 0:49

La salle était ce que l'on appelait un secteur fermé, ou en périphrase pour moins choquer, un secteur '' protégé ''. Restait à savoir qui était protégé dans cette histoire : les patients, ou les personnes au-delà des murs ? Trois aide-soignants vaquaient dans la salle, aidant les personnes âgées qui s'y trouvaient à manger. Il n'était que onze heures du matin, mais la prise des repas était très longue ici, aussi elle commençait tôt, afin de chauffer les plats progressivement pour que les derniers résidents incapable de manger seuls n'aient pas un repas froid systématiquement. Cela restait une purée immonde, mélange de tout le repas en un seul plat, mais au moins c'était chaud.

Certains des patients ici étaient incapables de rester assit, ou même sur place, et déambulaient sans cesse dans la pièce, tournant en rond comme des lions en cage à répéter régulièrement le même discours, les mêmes demandes. '' Je veux sortir me promener dans le jardin. '' avec calme mais insistance, '' Je dois aller chercher mes enfants à l'école, laissez moi partir ! '' avec panique et agressivité. Des personnes qui ont oublié qu'elles ont été accompagnées dehors ce matin, ou que leurs enfants ont la cinquantaine passée maintenant.

Installé sur une chaise, Natsuki se tenait en face d'un vieil homme emmailloté dans des couvertures, à l'air très malade. Son visage était pâle au point d'en prendre des teintes verdâtres, et les veines lui ressortaient sous la peau comme des vers de terre dans un bocal. Attaché à son fauteuil par une contention abdominale, il s'agitait comme il le pouvait, le regard égaré et hagard. Et il criait. Son hurlement était long, plaintif, et continue, au point que l'on se demande comment un être dans son état pouvait trouver encore tellement de force.

Natsuki patientait devant lui, un sourire sur les lèvres, et faisait de son mieux pour lui donner les cuillères de purée de son plat. L'homme se débattait en secouant la tête, puis par moment, acceptait la cuillère qui apparaissait sans cesse toujours devant lui, entrecoupant de courts silences la plainte aigüe qui ne cessait de s'échapper de ses lèvres. La détresse dans ses yeux par contre ne disparaissait jamais.

Ce fut vers ces moments là que Leika arriva, et prit place près de lui. A contre-coeur, il dressa une barrière de silence à l'aide de ses cartes sceaux. Il garda toutefois le sourire.


« Eh bien, je me doute que tu as dû bien t'amuser – ou que certains ne t'ont pas lâché pendant un moment – vu le temps que tu as passé dans les étages. »


Une heure de plus que le temps imposé, la pêche aux conseils avait intérêt à avoir été bonne. Et elle le fut, à entendre Leika lorsqu'elle lui narra un bon quart d'heure durant – soit trois cuillères données au patient en face d'eux – toute l'expérience des générations passées qu'elle avait pu acquérir à leur contact.


« Hahaha. Tu me le feras payer le jour de mon enterrement de vie de jeune garçon si tu veux. »
lui glissa-t-il avec un d’œil complice. « Nous allons pouvoir passer à la suite du coup. Ryugamine s'est endormi devant nous, je ne pense pas qu'il mangera davantage. Après la prochaine épreuve, nous nous arrêterons pour déjeuner nous-même. Je te laisse déjà prendre de l'avance vers la sortie ? Je vais signaler à l'aide-soignant que je m'en vais. »

Natsuki dissipa son sceau, et se retrouva à nouveau plongé dans le bruit de fond de la démence ambiante qui régnait dans la salle. Il se releva, et accorda un dernier regard tendre à Ryugamine avant de partir à son tour.


« L'on se revoit dimanche prochain, grand-père. Je t'aime. »


De retour sous le soleil d'une belle journée, il rejoignit Leika et la guida jusqu'au Septième Ciel, où aura visiblement lieu la prochaine étape de sa journée. Il monta avec elle jusqu'à son appartement, et lui indiqua la salle de bain.


« La suite promet d'être un peu plus sportive, aussi une tenue adaptée s'impose. Tu en trouveras deux suspendues dans ma salle d'eau : choisi celle que tu préfères, et rejoint moi sur le balcon. »


Les deux tenues en question étaient des classiques, les genres que l'on trouvait pour le sport et la natation dans les lycées – l'endroit où les enfants qui ne s'arrêtent pas à un diplôme à dix ans pour devenir soldat vont. Maillot complet bleu nuit dans un cas donc, T-shirt blanc et bloomer rouge dans l'autre. Lorsque Leika fut prête, Natsuki était déjà sur son balcon, installé sur une chaise longue. D'un geste, il l'invita à s'allonger sur celle à côté de lui.


« Cela fait du bien de s’assoir un peu, n'est-ce pas ? C'est un peu cela aussi, la vie de couple. Il y a des moments forts, et d'autres plus calmes qu'il convient d'apprécier tout autant. Car crois-moi, l'on traverse de sacrées épreuves à deux. Parfois, l'on les affronte ensemble, comme des équipiers vers un objectif commun, mais il arrive aussi que la confrontation a lieu au sein du couple, et qu'elle oppose les deux amants. A mon sens, il est très important de savoir quand donner du mou, et quand ne pas lâcher le morceau. Et plus que '' quand '', je dirai même qu'il faut aussi savoir '' comment ''. »


Natsuki leva l'avant-bras, et révéla à Leika la télécommande qu'il tenait en main. Lorsqu'il appuya dessus, la chaise longue de la jeune femme se redressa brusquement, et la projeta par-dessus la rambarde du balcon. Deux étages, ce n'était pas grand chose pour un ninja, surtout quand une piscine attendait en dessous pour la réception. Deux mètres cinquante de profondeur pour seulement soixante centimètres de remplit, ce n'était pas de l'eau qui se trouvait au fond, mais du chocolat fondu.

Penché par-dessus la rambarde qui donnait sur la future terrasse du restaurant, Natsuki jeta un coup d’œil en contre-bas, et adressa un signe de la main à Leika.


« Comment ne pas lâcher le morceau, tu vas l'apprendre avec la demoiselle en face de toi. »
précisa-t-il en désignant femme au gabarit d'athlète qui attendait dans la même piscine en position de combat. « Je te présente Karisawa, elle fait de la lutte en catégorie semi-professionnelle. Elle porte une clef à sa ceinture. Si tu arrives à la récupérer pour déverrouiller l'échelle et sortir de la piscine sans qu'elle arrive à t'arrêter, tu as gagné. Mais attention, ninjutsu et genjutsu sont interdit. Je te surveille. L'on commence dès que tu es prête. »

Natsuki avait une belle vue d'ici, pour un spectacle qui promettait d'être amusant.


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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Mer 21 Juin 2017 - 0:53

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la journée était riche en rebondissements. J'avais glissé la crème offerte par l'un des grands-pères là ou j'avais pu. C'est-à-dire compte tenue de ma tenue qui ne laissait que très peu de place à l'imagination, proche de ma poitrine.
J'écoutais Natsuki avait un certain sourire lorsqu'il évoqua son propre enterrement de vie de jeune homme :

"Retrouve vite ta copine alors ! Parce que j'ai bien l'intention de t'en faire baver comme jamais !"

Et encore, il n'avait même pas idée. La vengeance est toujours un plat qui se déguste avec lenteur. Je retenais néanmoins cela dans ma tête.

C'est donc ainsi, que nous quittions la maison de retraite pour prendre une toute nouvelle direction. J'en profitais pour faire la conversation à Natsuki :

"Je ne savais pas que tu allais voir ton grand-père toutes les semaines. Tu dois avoir une sacrée organisation pour parvenir à faire tout ce que tu fais ! Je me demande vraiment comment tu y arrives !"

Il faudrait moi-même que je me consacre moi aussi à ce genre de chose en vue du petit être qui grandissait paisiblement dans mon ventre. Mais j'avais encore un peu de temps pour voir venir et puis, il fallait encore que je l'annonce à Ryokai et pour ça, je préférais attendre encore un peu. Le bon moment dirons-nous. Après le mariage pour qu'il soit moins stressé. D'ici là, il me fallait continuer à le cacher au mieux et cela n'était pas une chose facile avec les tenues pour le moins excentriques que Natsuki avait décidé de me faire porter.

La suite nous emmena donc au septième ciel ou semble-t-il, nous allions pouvoir poursuivre la suite de ma journée d'enterrement. J'étais un peu angoissé à l'idée de la suite des évènements, mais je me laissais guider par Natsuki jusqu'à découvrir les nouveaux morceaux de tissu que j'allais devoir porter. Dès lors, je poussais une exclamation :

"Non ! Mais non ! Natsu …."

Pas le temps de finir ma phrase. La porte avait déjà claqué et … Et je me retrouvais à devoir me vêtir de l'une des tenues. Sans trop y réfléchir, je me débarrassais de la tenue de cuir que je portais, jetant dans le lavabo la fameuse crème lubrifiante avant d'enfiler le teeshirt blanc et le mini short rouge. Mon reflet dans le miroir me fit rougir. C'était vraiment très très court et je ne portais pas de soutien-gorge dessous ce qui laissait une vue assez intéressante à travers le teeshirt légèrement transparent.

"Connard !" Maugréais-je avant de sortir de la salle de bains et de le rejoindre avec toute la dignité que je pouvais avoir avec un ce haut blanc qui exposait ma poitrine de façon aussi flagrante.

Nara Natsuki, tu iras en enfer pour cela !

Je le rejoignis et je feins de n'avoir rien remarqué lorsque je m'installais sur la chaise longe à ses côtés m'accordant donc quelques minutes pour souffler un peu. Je tournais la tête vers lui, écoutant son curieux discours jusqu'à ce qu'il me montre la télécommande. Je n'eus malheureusement pas l'observer plus longtemps, car je me retrouvais aussi projeté dans les airs, accompagnant mon vol plané d'un grand cri de frayeur qui déchira tout le quartier autour de nous jusqu'à ce que j'atterrisse tête la première dans le chocolat.
Je vous laisse imaginer la scène lorsque je ressortis enfin la tête de cette mare marron afin de retrouver mon souffle et de rouvrir les yeux sans comprendre ce qu'il venait de se passer. Quelques secondes s'écoulèrent. Interminable jusqu'à ce que je réalise la situation dans laquelle je me trouvais, à quatre pattes dans cette piscine transformée pour l'occasion en ring de combat et face à une géante avec la clé de ma liberté à sa ceinture.
J'écoutais les paroles de Natsuki, en me relevant et enlevant le chocolat de mon visage avant de lui lancer un regard noir :

"JE TE JURE NARA NATSUKI QUE JE VAIS TE DEFONCER !!!!"

Oui enfin d'abord, c'était cette grande gourdasse que je devais défoncer et ça n'allait pas être une chose facile. Pas de ninjutsu, pas de genjutsu. Merde quoi. Au moins, je pouvais utiliser le Taijutsu. Mais je ne voulais pas qu'elle me porte de coup violent. Il allait falloir esquiver.

Alors messieurs, dames, la première chose que vous apprendrez, c'est que le chocolat fondu dans une piscine et bien sa glisse. À ma première esquive, j'en fis douloureusement les frais, me retrouvant cette fois-ci sur le dos et donc, entièrement couverte de chocolat. La belle tenue de Natsuki ne servait pas à grand-chose, mais l'avantage, c'est que l'on ne distinguait plus mes tétons.

Je dus bien me résoudre à mener le combat et cela se fit dans la douleur. J'offris visiblement un ravissant spectacle à mon maître, mais à tous les occupants du septième ciel qui s'étaient rassemblés sur les bords de la piscine pour nous encourager, ou nous huer. Toujours étant qu'après une demi-heure plus tard, à bout de souffle, je parvenais finalement à me hisser à l'escalier de la piscine après avoir semé mon adversaire. Je rampais alors sur le sol, avant de m'étaler comme une crêpe pour reprendre mon souffle. Ça avait été une expérience épuisante et … Je ne savais pas si j'en gardais un bon ou un mauvais souvenir. À bout de force, je levais cependant les yeux vers mon entourage avant de me redresser en apercevant Natsuki :

"Mais ou vas-tu donc chercher toutes ses idées !"

Oui, enfin lui aussi avait droit à une petite récompense. Le prenant au dépourvus, je le plongeais l'espace d'une demi-seconde dans un genjutsu visuel avant d'aller le serrer dans mes bras, me frottant de façon éhonté à lui pour le couvrir de chocolat fondu. Un signe de ma vengeance que je lui refilais avec un immense sourire :

"Tu ne pensais pas te débarrasser de moi aussi facilement quand même ?"

Hors de question en tout cas que je le laisse s'en tirer comme ça. Sakuraï qui était présente, me tendis par la suite une serviette et me fit rejoindre les douches de la piscine afin que je puisse me "débarbouiller".

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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Mer 21 Juin 2017 - 11:15

Penché sur la rambarde, la tête appuyée sur ses bras formant un coussin improvisé, Natsuki observa sa jeune étudiante réagir alors qu'elle se retrouvait à patauger dans le chocolat au lait fondu.

« Ara ara. C'est avec cette bouche vulgaire que tu comptes embrasser ton mari ? »
répondit-il d'un ton clairement amusé. « Si tu n'es pas contente, tu y réfléchiras à deux fois avant de te marier la prochaine fois. »

Natsuki éclata de rire, puis éleva la voix pour se faire entendre de tous.


« Mesdames et surtout, messieurs ! Venez assister à notre combat de ce jour, qui opposera Leika Hayashi, futur mariée avide de liberté pour retrouver l'homme de sa vie, à Karisawa Mikado, la bourreau chargée de la retenir captive dans cette piscine de chocolat ! Que la lutte pour l'évasion de la Graine de Konoha commence ! »


Et lutte commença. Alors bien évidemment, ce n'était qu'un jeu, une épreuve, et Karisawa était loin de malmener Leika. Elle l'attrapait et la repoussait dans le fondant pour le spectacle, il n'y avait pas de violence à proprement parler, encore moins de coups et d'attaques. Il était prévu qu'à la fin, elle laisse la futur mariée s'en sortir, mais pas sans mériter sa victoire un minimum au préalable. Et puis Leika était loin d'être une petite fleur fragile : elle avait de la ressource, et pouvait peut-être s'en sortir plus rapidement que ce que l'on pensait.

A la fin, il se dirigea vers la piscine, où son visage apparut au-dessus de celui de Leika, alors étalée sur le sol en étoile de mer pour reprendre son souffle.


« Impressionnant. J'ai vu de la combativité, de la détermination, tout autant de qualités qui te serviront à l'avenir. »


En remerciement, Leika l'enlaça pour le couvrir de l'excès de chocolat qui la recouvrait.


« Mmh... Je ne sais pas si c'est légal de s'en prendre à celui qui organise ton enterrement de vie de jeune fille. »
grimaça-t-il en écartant les bras comme un épouvantail pour constater les dégâts. « Et surtout de le faire à celui qui organise tout alors que la journée n'est pas encore terminée. » ajouta-t-il avec un sourire malfaisant.

« J'ai fait installer des cabines de douche à pompe pour aujourd'hui. Elles sont juste à côté. »


Puis lorsqu'elle fut éloignée, il installa les affiches publicitaires, celles qui proposaient de venir au Septième Ciel pour profiter de son activité '' lutte dans le chocolat fondu ''. Avec maillot de bain en vente au comptoir, tous bénéfices reversés à l'orphelinat de Konoha.

Natsuki profita du temps de pause pour se laver et se changer lui-même, tandis que la tenue guerrière de Leika lui était déposée pour continuer sa journée déguisée. Les deux individus se retrouvèrent dans les cuisines du Septième Ciel, un peu à part des autres. Car avec Midi sur le point de sonner, autant dire que c'était le feu dans les fourneaux. Sur leur espace de travail les attendait une cuisinière.



« Leika, je te présente Kuke Mimaï, la charmante femme qui a accepté de nous donner un peu de son temps sur une journée de libre. C'est avec elle que tu vas préparer notre repas de midi, mais elle t'expliquera les choses mieux que moi sans doute. »
« En effet. Parce que être mariée, c'est aussi devoir s'occuper de la maison : nous pouvons rarement compter sur les hommes pour ça. On a beau me dire que les temps changent, c'est des sottises tout ça ! Un homme est incapable de faire à manger. Il sait faire la cuisine, ça oui : mettez le dans une salle immense comme celle-ci avec une douzaine de marmitons sur qui crier, et il vous sortira un œuf au plat qu'il agencera délicatement avec des brins de n'importe quoi sur un lit de quelque chose de vaguement sinistre. Alors oui, quand on me dit qu'un mari sait cuisiner, en général, ça veut juste dire qu'il connait une recette d'un truc très cher qu'il fera au mieux deux fois par an, et qu'après il laisse les plats sales dans l'évier '' pour tremper ''. Parce que si tu lui demandes de nourrir une flopée de gosses affamés avec un budget d'étudiant redoublant, cela lui tiendra de casse-tête pour les six mois à venir. Alors quand Natsuki m'a dit que tu allais te marier, je lui ai répondu '' hors de question que je laisse cette pauvre jeunette sans lui donner des conseils avant qu'elle se glisse dans sa couche nuptiale et commence à pondre une petite armée. '' Allez, viens par là. Kuke va t'apprendre tout ce qu'elle sait sur l'art de nourrir une famille. Et avec le boucan qu'il y a dans le fond, tu as droit à la bonne ambiance : rien ne fait plus de bruit qu'un gosse qui a faim. »


Et ce fut partie pour une heure et demi de formation à l'art du fourneau par une vétérane qui pouvait prétendre à autant d'expérience que Tante Lulu. Elle était un peu brute de coffre, mais bienpensante et amicale – tant que l'on ne la contre-disait pas, en tout cas. Avec elle, Leika pu apprendre comment cuisinier un cochon sans laisser le moindre reste de l'animal et en avoir assez pour servir plus de cinquante assiettes. Comment rehausser le goût d'une soupe un peu fade avec trois fois rien. Les quarante-six façon de préparer un poulet et les accompagnements qui se marieront à merveille avec. Le tout s'accompagnait de comment choisir ses ingrédients, évaluer la bonne santé d'un animal qui finira à la casserole, et quelques conseils grivois sur l'art d'entretenir un homme – beaucoup, quand l'on y repensait en fait.

Et tout cela sur fond d'un exercice unique : préparer un repas pour trois personnes avec le peu d'ingrédients qu'elles avaient devant elles.


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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Mer 21 Juin 2017 - 13:18

Prévenant comme toujours, des douches n'étaient pas très loin de la piscine, ce qui me permit de me glisser assez rapidement dans l'une des cabines de douche où je me déshabiller, non sans mal, mes vêtements étant devenus très lourd pour l'occasion. Je fis couler le jet d'eau un long moment. Jusqu'à ce que l'eau devienne parfaitement claire et limpide. J'étais soulagé et au bout du compte, je me disais que ce petit masque au chocolat ne ferait pas de mal à ma peau. En plus, au fond, je m'étais quand même bien amusée et je pense que la clientèle de Natsuki en avait de même bien profiter.

À la sortie de la douche, je remarquais par contre le retour de ma tenue de guerrière ce qui me fit pousser un petit soupir, mais je l'enfilais sans rechigner cette fois-ci avant de sortir pour constater que la petite attraction que j'avais faites ce matin était désormais une trouvaille de Natsuki pour se faire un peu d'argent et que cela marché plutôt bien. Un sourire narquois se dessina sur mon visage alors que je rejoignais mon sensei pour la suite de notre journée.

C'était l'heure du repas. Enfin, bientôt et visiblement, c'était aussi le sujet de l'activité suivante de mon programme. Je fis alors la connaissance de la délicieuse Kuke. Une vieille femme assez moche qui me semblait avoir ce brin de bienveillance dans le regard. Un sourire chaleureux se dessina sur mon visage dès que nos regards se croisèrent et en deux-temps, trois mouvements, voilà que je me retrouvais affubler d'un tablier de cuisiner pour couvrir ma tenue légère que j'étais mise aux fourneaux pour préparer, cela va de soit, notre repas.

Kuke était une femme vive, ingénieuse et qui avait la langue bien pendue. Elle ne faisait que parler, parler et encore parler. Cela dura un peu plus d'une heure au cours de laquelle j'appris, outre la façon de désosser un poulet proprement, comment réaliser de parfait sushi, mais également, préparer des plats beaucoup moins onéreux. Ce fut le cas pour mon exercice du jour et bientôt, je revenais à la table en compagnie de Kuke, poussant un chariot sur lequel se trouvait tout ce que nous avions préparé.

D'un geste théâtral, je soulevais la cloche pour déposer au milieu de la table l'entrée qui se révélait être une énorme salade composée avec de la laitue, du maïs, des concombres, des tomates, etc… Simple, mais rafraichissant et économique.

"Kuke m'a fait préparé ça en entré ! La suite est un peu plus folichonne !"

Folichonne, oui, c'était le cas de le dire, car la suite se composait essentiellement d'abats. Ce n'était pas quelque chose que j'avais l'habitude de manger, il fallait bien le dire, mais la cuisinière avait raison. C'était peu cher et surtout, c'était très nutritif. Nous les avions juste faits légèrement rôtir et les avions accompagnés d'Haricot Vert. Succulent. Le dessert était tout aussi simple. Du fromage blanc au fruit. Cela passait bien avec le bain de chocolat auquel j'avais eut droit juste avant et surtout, c'était frais et léger. Une cuillère dans la bouche, je finissais mon assiette avec le doigt non sans lancer un regard amusé à Natsuki avant de me tourner vers Kuke :

"Merci pour tous ces bons conseils Kuke ! Ça me fait vraiment très plaisir !"

Et c'était peu de le dire. Mais à présent, mon regard se tourna vers Natsuki. Y avait-il encore beaucoup d'autre activité prévus pour finir cette journée dans la joie et la bonne humeur ?
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Message(#) Sujet: Re: Il n'y a pas que les morts que j'enterre. Jeu 22 Juin 2017 - 11:11

« Ce n'est pas en une heure que tu peux tout apprendre, mais ce que je t'ai apprit aujourd'hui devrait déjà t'aider pour les quelques années à venir. »

Kuke attrapa Leika dans ses bras gras et puissants, et la serra contre elle.


« Repasse me voir quand tu veux trésor. »
« Merci de vous être dérangée pour nous Kuke. A bientôt. »


Natsuki avait pour intention de remercier Kuke en lui offrant deux bouteilles du bourbon qu'elle appréciait tant, mais il avait noté qu'elles manquaient déjà sur le buffet près de l'entrée alors qu'il était sûr de les y avoir mit. Connaissant la demoiselle, il ne doutait à aucun moment qu'elle s'était déjà remerciée en avance.


« Allons faire une petite marche digestive dans le centre ville, si tu veux bien. J'ai vraiment bien mangé, aussi ce ne sera pas un luxe. A ton expression, je peux dire en tout cas que tu as passé un bon moment avec Kuke. Je reviendrai juste sur l'un des conseils qu'elle t'a donné, à savoir de toujours garder un vêtement sur toi pour dormir, afin de conserver l'intérêt et la passion de ton amant : choisit peut-être autre chose qu'un chapeau. »


C'est ainsi qu'ils déambulèrent tous deux dans les rues du centre-ville de Konoha, exposant un peu plus Leika dans son déguisement à la vue du grand public tandis que les photographies continuaient de se multiplier sur l'appareil du Nara tatoué. Là était un peu le but de la tenue excentrique, par ailleurs. Pour autant, malgré qu'il semblait à rallonge, le chemin qu'ils suivaient donnait l'impression d'être parfaitement choisit par Natsuki, et s'acheva à l'entrée du boutique nommée '' La Pointe du Diamant ''. Ici, ce n'était pas tant des objets ou des accessoires divers que l'on y vendait, mais un savoir. Et pour cause : il s'agissait d'un salon de tatouage.


« Avant que la panique s’empare de toi et que tu me fuis aussi loin que pourront te porter tes jambes, saches que je ne vais pas t'imposer de graver ta peau avec de l'encre indélébile. Car crois-le ou non, mais il y a d'autres choses qui sont possible de faire dans ces établissements là. Non, ce ne sont pas les piercing dans des endroits divers et variés que j'ai à l'esprit. Entre avec moi, et tu verras bien. »


La devanture de la boutique était assez simple en elle-même. Elle présentait une large vitre transparente qui permettait de voir ce qu'il se passait à l'intérieur, ainsi que de nombres modèles de tatouages exposés aux murs. Le comptoir faisait aussi office de vitrine d'exposition pour plusieurs bagues, anneaux et autres bijoux destinés à être inséré seulement dans des endroits qui n'ont pas encore de trou pour les porter. Natsuki entra avec Leika, et prit place sur le canapé à trois coussins en attendant que quelqu'un s'occupe d'eux.


« Cela va sinon pour les préparatifs du mariage, tu arrives à t'en sortir ? J'ai ouïe dire que c'est un grand événement pour une femme, et une source de stress abominable. Tu as déjà pu trouver la robe que tu porteras pour la cérémonie ? »



Un homme d'âge moyen et vêtu d'un T-shirt noir vint les accueillir après un moment. Au physique, il ne semblait pas vraiment à sa place ici, dans la mesure où pour ce que l'on voyait de son corps, il ne présentait ni tatouage, ni piercing, ni scarification. A son approche, Natsuki se leva et lui serra la main.


« Bonjour Natsuki ! Vous voilà enfin. Tout est prêt, comme vous l'avez demandé. »
« Merci beaucoup Nekuma. Voilà Leika, la jeune femme dont c'est la fête aujourd'hui. Leika, je te présente Nekuma, mon tatoueur. Ce n'est pas lui qui va s'occuper de toi aujourd'hui car j'ai déjà réservé ses mains pour une séance personnelle, mais sa collaboratrice va te proposer une séance de tatouage au henné. C'est assez reposant, non douloureux, et surtout, éphémère, alors ne t'inquiète pas. Mais... si tu en veux un peu plus, tu es libre de demander. »
« Elle vous attend dans la pièce là-bas. Vous serez tranquille avec elle. Et pour vous Natsuki, qu'est-ce qui vous amène ? »
« La même chose qu'à chaque fois, Nekuma. De vilaines blessures que l'on m'a entièrement cicatrisé, mais qui ont grandement altéré mes tatouages. »


Natsuki souleva son haut au niveau du flanc droit, et révéla que la ligne de ses marques étaient en partie effacée. Pas totalement, comme si un tracé subsistait malgré tout, mais la différence visuelle était nette. Nekuma hocha alors la tête, et l'invita à le suivre dans sa propre salle.


« Vous menez vraiment une vie dangereuse, à en juger par la superficie que je suis régulièrement amené à vous refaire. C'est vraiment impressionnant que vous ne gardiez aucune cicatrice. »
« Au moins cela fait tourner votre boutique, tout comme l'hôpital. Allez, à toute à l'heure Leika. L'on se retrouve quand tu auras terminé. »


Natsuki s'engouffra dans la salle avec Nekuma, et laissa son étudiante rejoindre sa propre pièce.


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