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 En attendant Godot

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Message(#) Sujet: En attendant Godot Mer 7 Juin 2017 - 21:12

Aussi confortablement installé que l'on pouvait l'être dans un fauteuil d'hôpital, Natsuki se remettait des efforts de la semaine passée. L'attaque de Rokubi avait été lourde pour tout le monde, et lui avait eu la mauvaise idée de remettre le couvert pour un deuxième round à peine quelques heures après le premier. Le combat initial l'avait terrassé, et bien qu'il avait été remit sur pieds en urgence pour le second, son corps n'était pas une batterie qu'il suffisait de brancher sur du chakra pour fonctionner. Ses tissus étaient saturés d'énergie, si bien que c'était sur le repos qu'il devait le plus compter pour récupérer et se rétablir. Ce qui ne l'empêchait pas de se tenir informé sur l'actualité de son Village et du monde – en témoignait la narration placée chronologiquement cinq jours plus tôt où il était en pleine forme, paradoxe temporel qui s'expliquait grâce à la Boite de Pandore.

Ainsi, ayant du temps libre devant lui, il avait décidé de se consacrer à une tâche laissée depuis trop longtemps de côté.

« Bonjour Nemui. »
salua Natsuki d'une voix joviale en activant la pierre de sang de son collier. « J'espère que je n'appelle pas à un mauvais moment. Sinon tant pis. Alors, comment allez-vous dites moi ? Cela fait une éternité que l'on ne s'est pas vu. Moi qui comptait sur vous pour me rappeler rapidement et organiser notre prochain rendez-vous, je dois admettre une certaine déception. Je nous pensais pourtant
très pressés par le temps. '' Ne traînez pas ! Nous n'avons pas le luxe de nous le permettre. '' ce genre de chose. D'autres affaires plus urgentes qui depuis des mois doivent attirer votre attention ailleurs j'imagine. Cela ne doit pas être comme si une jeune demoiselle continuait de se faire gangréner et que vous ne trouviez pas '' le moyen de l'affaiblir suffisamment pour le tourner à notre avantage. '' Peut-être étiez-vous en vacances pour soulager votre esprit surmené ? »

Des vacances comme celles qui prendra bientôt pour sauver le continent.

« Pas dans les Plaines de Fer j'espère ? J'ai entendu dire qu'une créature dangereuse y rôdait, avec des cornes, des griffes et une longue crinière argenté. Elle aurait même attaqué et tué l'Empereur du Shukaï qui s'amusait à faire la guerre plutôt que de mobiliser ses forces afin d'empêcher un Démon à Queues de ravager le continent. »


Dire que cela ne lui servira même pas de leçon...

« Bien, maintenant que j'ai passé l'introduction avec les jeux d'esprit d'usages, et que vous ferez sans doute de même – oui, je sais que vous détestez quand je prétends savoir ce qui se passe dans le bloc d'acier qui vous sert de tête -, venons en au sujet. »
reprit-il, beaucoup plus sérieux. « Je pense avoir fait assez preuve de patience avec vous en attendant alors qu'à part me cracher du venin dessus je ne vous ai pas sentit faire grand chose de plus. La preuve en est, vous étiez pressée en prétendant avoir connaissance de l'état dramatique de notre amie, contrairement à moi, mais les mois passent et j'attends encore. Si après autant de temps, vous voulez me faire croire que vous n'avez pas eu la moindre opportunité, c'est que je vous ai très largement surestimé. Dans une semaine, les morceaux de mon corps qui ont fondu au contact de Rokubi auront fini de repousser. Si dans les sept jours qui suivent, vous n'avez pas trouvé de solution, c'est moi qui vais venir en apporter une. »

Juste le temps de finir la traque qui sera en cours.

« Vous m'aviez dit qu'elle fuira en me sentant arriver ? Nous allons voir combien de temps elle va accepter de rester dans la peau de la proie avant de penser qu'elle aura autant de facilité à me tuer qu'un vieil homme à moitié fou. »


L'Empereur du Shukaï avait peut-être pour lui un concentré de soixante ans d'expérience pour survivre, mais à défaut de même pas la moitié, Natsuki comptait pour lui un tout autre atout : Yami Ketsueki.

Une source d'énergie virtuellement illimité pour un corps qui pouvait fonctionner exclusivement à la rage.


Ce que je déteste avoir raison...
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Message(#) Sujet: Re: En attendant Godot Lun 12 Juin 2017 - 23:02

Une semaine s'était écoulée depuis la destruction de l'Empire.
Une entité déchue de laquelle j'avais extirpé un Seigneur de Guerre désormais captif malgré son indéniable perte de valeur. Peut-être en avait-il encore... En tout cas, Red semblait bien décidé à l'utiliser aux fins de l'organisation. Cela n'était de toute-façon plus mon problème, quand bien même je me préparais en cet instant même à opérer le dit captif pour lui recoller les morceaux que je lui avais moi même retiré sur les terres de Shimo.

C'était justement en plein milieu de ces préparatifs qu'une voix horripilante s'immisça dans le creux de mon crâne, me faisant regretter de lui avoir fourni ce moyen de communication. Soupirant tout en levant les yeux au plafond avant de les reposer sur mes ustensiles, je l'écoutai déblatérer tout un tas de reproches qui me passèrent complètement au dessus.

« Je vois que vous semblez de bonne humeur, cela est plaisant. J'ai en effet eu un emploi du temps chargé sans possibilité de vous réservez un créneau, vous m'en voyez navrée. »

Mon ton exprima sans retenu mon sarcasme.

« Figurez vous que j'étais moi même occupée à réduire à néant les forces d'un Empereur fou, bien que je me sois contentée de l'un de ses Seigneurs de Guerre, laissant le gros gibier à une Chasseresse affamée... »

A quoi bon le lui cacher ? Lui qui connaissait la nature démoniaque d'Oniri avait bien évidemment dû faire le rapprochement. Il ne devait pas y avoir trente six milles Saibogu nukenin possédée par un Akuma.

« Cela ne veut pas dire pour autant que je me suis tournée les pouces sur notre affaire et j'imagine que vous non plus. Si vous daignez me contacter c'est que votre fuinjutsu ne frôle plus le ras des pâquerettes.  »

Dis-je d'une petite intonation amusée avant de reprendre :

« Je n'ai passé pour ma part que peu de temps en compagnie d'Oniri et quand cela était le cas, nous étions prises par autre chose si bien qu'effectivement, il n'y a pas eu la « belle opportunité » dont vous parlez. »

Continuant de préparer mon matériel, je fronçai les sourcils malgré tout amusée de l'entendre évoquer ses blessures faites par le Démon à Queues, comme pour souligner son utilité au cours de cette bataille, plus légitime que la notre.
Chacun ses priorités, en l'état, la menace Bijuu n'en avait pas eu après ma vie si bien que cela m'avait peu importé, préférant asseoir mon ascendance sur un haut partisan de l'Empire pour défendre le Pays du Givre. Surtout pour affirmer mon ascendance en fait. Après tout, le Shukai avait attaqué le premier ces terres, il fallait bien du monde pour les défendre...

« Cependant, j'ai concocté une substance après un mois de labeur qui a pour propriété d'altérer et amenuiser les sens. Cela va de soit, c'est une solution incolore, inodore : indétectable même pour son palais de gourmet. J'ai également conservé une fiole de son sang qui pourrait être utile au cours de la manœuvre... »

Cela pourrait me permettre de l'immobiliser ou de la faire sombrer dans l'inconscience en modifiant l'irrigation sanguine de son encéphale.

« Pour tout vous dire, elle semble se complaire de son état et certains de ses aspects ne me sont pas... déplaisants. Le problème doit être résolu mais l'urgence n'est plus absolue... »

Ma voix se montrait bien plus rêveuse et chatoyante.
Bien évidemment, je repensais à cet échange charnel sanglant auquel nous nous étions adonnées toutes les deux. Songeant à toute la bestialité et sauvagerie dont elle avait été capable. Savourant l'image de tout ce sang dans lequel nous étions baignées, blessées de toute part, dans ce mélange de tension et d'excitation extatique. Elle s'était complètement abandonnée pour épancher sa frustration. Rendant notre ébat possible jusqu'à satiété uniquement grâce à mes capacités de régénérations... Quelqu'un d'autre en serait probablement mort. Elle n'avait sans doute jamais été aussi exquise...
Mais ce doux souvenir fut gâché par les paroles du Nara.
Mon regard s'intensifia en même temps que transparaissait ma colère dans ma réponse :

« Parce que vous pensez sérieusement que je vais vous laisser l'acculer comme une bête ?! La confrontation brute, pleine de violence, c'est cela que vous voulez ?! Je suis prête à accepter l'idée de la trahir en vous menant près d'elle et en la contraignant à l’affaiblissement, mais chercher le conflit sciemment ?! Tenez vous plutôt tranquille, sans quoi la seule proie, ce sera vous. »

Bien qu'il ne pouvait pas le voir, mon expression ne mettait aucunement en doute mes propos.

« Les choses étant claires, à quelles mesures avez vous songé de votre côté ? Dois-je vous rappeler que vous êtes le seul à avoir connaissance du moyen d'utiliser le cristal ? … Des préparatifs sont à faire de mon côté le concernant ? »

Encore et toujours beaucoup trop de zones d'ombres et d'incertitude face à une situation qui ne comptait probablement qu'un essai unique. C'était avec la même équation que nous avions commencé notre périple sans pour autant nous empêcher d'avancer, empruntant des détours nous opposant à des quasi divinité pour se faire. Il n'y aurait pas d'exception à la règle.



We're all mad here... :
 
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Message(#) Sujet: Re: En attendant Godot Mar 13 Juin 2017 - 18:56

La voix de Natsuki devint soudainement lasse. Lasse, et fatiguée.

« Ce que je veux ? »
répéta-t-il. « Je veux retrouver la femme que j'ai aimé, et qu'une créature nuisible m'a enlevé. Et si je dois tabasser ce monstre pour l'arracher hors de son corps, alors je n'hésiterai pas à le faire. Personne ne mérite de devenir ce vers quoi j'aurai évolué sans son intervention. Pas même vous. »

Et c'était parce qu'il savait exactement ce qu'il était et ce dont son corps était capable qu'il pouvait tenir ce discours. Parce que si Oniri devait lui ressembler, si la Saibogu évoluait comme le lui décrivait Yami, une confrontation sera inévitable. Inévitable, et sanglante. La Ketsueki avait beau prétendre qu'en la bonne occasion, il était tout à fait possible de réussir en douceur, la bonne occasion, il l'attendait depuis des mois, et personne n'avait l'air de se presser.

Mais...

« Mais si vous me dîtes qu'elle est heureuse ainsi au point que vous appréciez ses penchants et ne vous en inquiétez plus, alors à quoi bon ? C'est qu'elle ne deviendra jamais comme je l'ai été, preuve qu'elle a davantage assimilé mon essence que cette dernière l'a gangrené. Que cela contribue à votre bonheur m'est franchement égale, mais si elle, elle est heureuse ainsi, c'est tout ce qui compte pour moi. »


Pourquoi continuer de débattre et de s'inquiéter pour un sujet qui ne le tracassait que lui ? Oniri se complaisait dans sa situation, à en croire Yami, et si cette dernière ne s'en formalisait plus comme au premier jour, c'est que cela pouvait être pire. Oniri avait dû finir par trouver un équilibre entre son propre organisme d'adaptation et l'essence à laquelle elle s'était adaptée, pour en résulter sur ce qu'elle était aujourd'hui, une entité différente de ce que lui avait manqué de devenir.

Elle l'avait sortit de sa vie à cause de ce que son essence avait changé en elle, et lui menaçait de revenir dedans pour éviter qu'elle ne devienne comme lui. Peut-être aussi égoïstement parce qu'il voulait retrouver la femme qu'il aimait, mais avant tout et surtout parce qu'elle l'avait aidé jadis quand lui était au plus mal. Mais maintenant ? L'équation avait changé, les données évoluées. Oniri n'allait apparemment pas dans la direction qu'il redoutait tant, même si elle s'en rapprochait, et menait une vie qui lui plaisait. Avait-il encore une place là-dedans, et le droit de faire voler tout cela en éclats ? La réponse avait l'air de tenir dans le premier constat de ce paragraphe.

« Vous connaissez mon avis sur la question ? Puisque la situation est si stable et que vous baignez dans la joie du quotidien avec votre organisation, il n'y a presque plus besoin de renverser quoi que ce soit, à vous entendre, encore moins de vous infliger la peine de la trahir. Restons-en donc là, si vous y tenez. Si besoin s'en fait sentir, vous n'aurez qu'à apposer le cristal contre sa peau nue assez longtemps, et espérer que cela fonctionne sans moi. Et si la situation de notre amie devait devenir hors de contrôle malgré tout ce que vous semblez penser, vous aurez toujours la possibilité de me contacter si vous ne détruisez pas votre communicateur. »


Car c'était ce qu'il avait toujours été, en définitif : l'option de la dernière chance.


Ce que je déteste avoir raison...
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