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 La fête de l'été [Konoha & autres]

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 0:07

Spoiler:
 


    Comment ça t’aimes pas ?
    C’est pas que j’aime pas, c’est que j’aime pas suffisamment pour tout manger.
    Bah t’aimes pas quoi. C’est toi qui voulais goûter, pour ça que j’t’en ai pris une aussi. Fallait que tu me le dises quand j’en demandais une autre pour toi. Sinon j’aurais pu t’en prendre une au poulet par exemple…
    Laisse tomber, c’est bon j’vais la manger.
    Eh ! Te fâches pas ! T’sais quoi…


Gobant en un coup son calamar grillé à s’en décrocher la mâchoire, il mâcha difficilement le mollusque, la texture plastique n’aidant clairement pas. Déglutissant avec effort, il tendit la main vers Asami tout sourire.

    Donne, j’vais la manger.
    Et on dit que le romantisme est mort ...


Fit la brune, sarcastique au possible. Rougissant momentanément, le Yamanaka reprit sa composition alors qu’elle lui tendait la brochette à peine entamée. S’agrippant au batônnet, Asami en profita pour glisser sa main dans celle encore vacante d’Iji, le visage du blondinet reprenant momentanément une teinte rouge.

    Ça te dit qu’on aille voir le cirque Gekei ? J’ai des amies qui avaient vu les répétitions et qui m’ont conseillé d’aller y faire un tour, ça peut être marrant ! Apparemment rien que pour le Kangourou acrobate ça vaut le coup !
    … Euh … Ouais, ouais ok !


Comme si elle attendait réellement une réponse de sa part vu qu’elle avait déjà commencé à s’avancer en le tirant un peu… Silence gêné alors qu’ils marchaient au milieu des autres participants. Il fallait qu’il dise quelque chose, n’importe quoi. Une brise dans le dos le fit frissonner, comme un signe d’encouragement du ventilateur humain qu’il avait vu plus tôt dans la soirée. Se tournant vers elle alors qu’elle regardait avec envie les stands, -qu’elle était mignonne en yukata-, il prit son courage à deux mains et se lança dans sa tirade savante tout en agitant sa brochette de poulpe alors qu’il s’expliquait.

    Hmm… En parlant de Gekeis… Tu savais qu’il y a quelques années il restait que 24 marmottes de Vancouver ? Entre les prédateurs naturels et l’homme … Elles avaient presque disparu ! … Mais j’ai vu récemment qu’à force de les protéger et compagnie, on a réussi à multiplier par au moins 10 la population… Ça donne espoir j’trouve… Non ?


Asami se tourna vers lui, la bouche en rond, visiblement intéressée au possible par le sort des marmottes de Vancouver, boostant la confiance du blondinet alors qu’il continuait, sans se douter un seul instant qu’il lui avait déjà raconté cette super anecdote au laboratoire.


    J’avoue ! Et comment tu distingues une marmotte lambda, d’une marmotte de Vancouver ? Elles ont quoi de particulier ?


Et voilà … il était lancé.




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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 1:04

    La fête de l’été. La célébration, des sourires, des exclamations, de la joie. Une fête… Mais pour fêter quoi ? L’été ? Pourquoi ? Il vient chaque année, qu’on le loue ou non, et il continuera de venir qu’importe les actions des hommes sur la terre. Il n’y avait strictement aucune raison de fêter, ni d’être joyeux. Mais c’était peut-être pour ça qu’ils étaient là, à fêter et à sourire ? Un placebo de foule. A force de tous rires ensemble, ils se donnaient l’impression qu’il y avait une raison à ça. Le sourire de l’un alimentait celui de l’autre, et finalement la joie s’installait dans le village. Une joie hypocrite qu’ils oublieront tous si tôt de retour sur un champ de bataille. Avaient-ils oublié que la vie était un combat, une sale engeance des dieux dans l’unique but de voir se débattre des pions sur un grand échiquier ?

    Et pourtant, l’homme au crâne humain sur son visage avait rejoint les festivités. Certes à l’écart, mais bien présent. Que ce soit parce qu’il fut poussé par une impulsion sociale due à Natsumi Mairu, si tant est que leur retrouvaille déjà inscrite dans leur histoire, mais pas sur le papier, se passe bien. Ils se seraient retrouvés là, à cette fête, après s’être retrouvés à la réunion des différentes Ombres. Sinon, le Yamanaka serait tout de même présent, mais pas avec les mêmes pensées que les autres.

    Là, il remarqua Kibõ, qu’il avait raté lors de son dernier départ de Konoha. Mais cette fois, l’homme masqué ne le lâchera pas : il l’aura lorsqu’il s’en ira, lui tombera dessus et dérobera son marteau de ses mains froides.

    Là-bas, Yusei Yôgan, dont la tête était mise à prix. Un peu de poison dans un verre, un poignard au milieu de la foule, … Les possibilités étaient multiples. D’autant plus pour un Yamanaka qui pouvait investir n’importe quel corps pour le pousser à l’acte mortel…

    Au même endroit, le directeur de l’académie avec une poussette… Un homme plein de savoir et qui possède une large palette d’information, avec un point de pression si visible. Tellement facile d’atteindre cet enfant innocent, de le manipuler, d’influencer son esprit tandis que ses parents ont l’esprit à la fête… Enfant innocent ? Non, il ne l’était pas. Il avait fait le choix de vivre, et à ce titre il devait lutter comme tous les autres.

    Plus loin, l’Ombre de la Feuille. Tant de hauts dignitaires dans le même lieu. Tant d’options possibles… La menace ou bien se faire voir ? Provoquer un accident pour le résoudre soi-même, ou engendrer un assassinat qui soit profitable… Mais il devait probablement y avoir de nombreux gardes dans les environs avec les yeux rivés sur elle et les alentours.

    Et toutes ces autres personnes comme autant de raisons potentielles d’être présent à cette fête. Mais célébrer la joie ? Sûrement pas. Ils baissaient tous leur garde et oubliaient qu’ils étaient mortels, et qu’ils n’avaient qu’une vie. Shigo ne ferait pas cette erreur : il ne boira pas une goutte d’alcool et restera vif, à l’affût de la moindre occasion d’où il pourra tirer profit. Un accident aura lieu probablement. Sûrement. Mais dans les intérêts du Yamanaka, ou par vengeance inconsciente, car la vie lui avait ôté toute occasion de fêter le bonheur alors qu’eux souriaient si insouciants ?
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 1:13


Dix jours au bas mot que les rues étaient en émoi, que les commerçants et les différentes populations affluaient à Konoha. Grâce au réseau ferroviaire flambant neuf, les voyages se faisaient plus rapidement et de façon bien plus agréable. Les échoppes étaient montées, les spectacles étaient peaufinés, tout était réfléchi et préparé pour que le tout soit une réussite. Et plus la soirée avançait, et plus il était évident que cette fête de l’été était une réussite. J’avais croisé de nombreux Konohajins, de nombreux civils, mais également des shinobis d’autres nations, que je ne connaissais pas – ou que je connaissais d’ailleurs, il m’a semblé apercevoir Kibo un peu plus loin. Malgré le danger, malgré ce qui nous attendait, il me semblait important qu’on continue à vivre, à s’amuser, à rire. Et cette soirée tenait toutes ses promesses.

Neuf minutes étaient passées depuis que minuit avait sonné, et la soirée battait encore son plein – j’avais même l’impression que les rues ne cessaient de se remplir. Il n’y avait pas de réel couvre-feu, et j’avais plaisir à voir tous ces gens, jeunes, vieux, femmes, hommes, de l’Autorité ou non faire la fête autour de la même idée et de la même chose. Comme si aucun danger n’existait et n’avait jamais existé. Comme si nous n’étions, au fond, qu’un seul et même peuple. Les rêves de l’Autorité. Qui ne s’accompliront sans doute jamais, parce que l’idéal fait peur, et que, à leur place, je l’aurais combattu également.

Huit-cent ryôs. Voilà ce que j’avais déjà dépensé en nourriture de tout genre. Des crêpes, des gaufres, de la glace pilée, et même une glace à la vanille mélangée à du jus d’ananas et du coulis d’ananas. On ne dirait pas, comme ça, mais c’est vachement bon et ça rafraîchit – et juste pour information, on peut en trouver pour de vrai dans un parc ayant pour thème une souris de dessin animé, à l’entrée de la partie « orientale » du parc. J’en aurais bien repris une deuxième, mais avec tout ce qu’il me restait à visiter cette nuit, j’ai bien peur que remonté toute cette foule pour une glace ne soit pas vraiment une bonne idée.

Sept rues plus tard, je tombai cependant sur un marchand qui vendait la même chose. Jamais je n’avais aussi heureuse de voir quelqu’un vendre des glaces plus chères que ce qu’elles ne devraient. En offrant une à Ahiko, qui refusa poliment mais ne se fit pas prier plus que ça, nous continuâmes à marcher, saluant tellement de personnes que j’avais cessé de compter. J’ai été plus une icône pour eux pour leur permettre de boire du saké en milieu festif que pour avoir mené un combat contre un démon. Bande d’ingrats.

Six oiseaux s’envolèrent au loin. Je fronçai les sourcils, regardant en l’air. Je pus remarquer différents shinobis se relayer, garants tout de même de la sécurité du village dans un moment de liesse et de mélange avec d’autres villages. Mes insectes vrombirent légèrement, me donnant la chair de poule. Ahiko me demanda si ça allait, je lui adressai un grand sourire en continuant notre chemin.

Cinq minutes plus tard, je ne ressentais plus rien : l’étrange sensation que j’avais éprouvé n’était plus. Tout était serein. Tout se passait sous les meilleurs auspices. Je devais me calmer : le monde n’est pas un perpétuel danger ; surtout en plein milieu de mon village.

Quatre fois. C’est le nombre d’occurrences où mes insectes se mirent à paniquer en quelques secondes à peine. Je m’étais arrêtée, regardant autour de moi. Ahiko se demandant ce qu’il se passait. J’avais perdu tout sourire. J’étais en alerte. J’avais peur, même.

Trois secondes suffirent à tout faire basculer. Le temps sembla s’allonger et prendre des heures. Mais non : seules trois secondes étaient passées.

Deux coups de tonnerre frappèrent le village qui se mua dans un silence inquiet.

Un hurlement déchira la nuit…


La chute fut sans doute la plus longue de toute ma vie, bien qu’elle ne dura en réalité que quelques secondes. Sous le choc, je fus projetée en arrière, les bras en avant, légèrement courbée. Mes pieds décollèrent du sol. Mes oreilles sifflèrent ; je n’entendais rien d’autre qu’un son strident. Ma vision se brouilla ; assez pour que je ne puisse pas voir l’agitation soudaine autour de moi, tous ces gens qui, une fois qu’ils eurent réalisés ce qu’il se passait, s’était mis à courir pour échapper à la menace invisible, à cet assassin foudroyant ; mais pas assez pour que je ne puisse pas remarquer le sang qui gicla hors de ma poitrine et de mes lèvres. Ahiko n’avait pas stoppé son hurlement quand je touchai par terre, ma tête frappant lourdement le sol de pierre. Instinctivement, je serrai les dents, comme si la pression qu’elles exerçaient pouvait apaiser cette douleur atroce dans ma poitrine. D’un mouvement inespéré, je réussis malgré la force invisible à porter ma main droite sur la blessure. Le sang chaud coulait. Je sentais mes insectes s’affoler ; mais aucun chakra ne put sortir malgré mes appels au secours.

Je finis par relâcher l’effort de tenir mon bras. Le dos de ma main revint au contact du sol chauffé par les rayons du soleil plusieurs heures auparavant et mes yeux plongèrent dans le ciel noir. Les étoiles étaient vraiment belles ce soir. L’ouïe me revenait peu à peu, les hurlements avec eux. J’entendais des voix, plus ou moins connues, près de moi. Je vis des silhouettes gâcher mon tableau étoilé, et j’eus la force de froncer les sourcils : si c’était là la dernière vision que j’avais, quelle déception. Le brouillard devant mes yeux se dissipa peu à peu, laissant place à de doux ténèbres. Plus de ciel étoilé. Plus de silhouette. Plus de hurlements.

Mais surtout, plus de douleur.

Spoiler:
 




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 2:00

La foudre résonna une fois de trop dans le silence obscur du ciel dégagé qui semblait rire à la face de Konoha. Un hurlement, puis deux, puis trois. Il n’y avait plus de joie de vivre. Il n’y avait plus de folie douce ou ambiante, de joie – même la musique à laquelle Gao dansait venait de s’éteindre devant la stupeur générale. A trois rapides reprises, il cligna des yeux à trois reprises pour s’assurer que tout ceci était vrai. Konoha avait été attaquée en son plein cœur, dans tous les sens du terme. Les secondes paraissaient heures et d’un geste brutal le Senritsu s’éloigna de son épouse et la regarda le regard sévère – il n’avait pas besoin de parler pour qu’elle comprenne : récupérer les enfants. Inspirant de toutes ses forces alors qu’il la voyait partir, il hurla de tout l’air que pouvait contenir ses poumons.

« PERSONNE NE BOUGE. »

S’il n’était pas le plus grand des combattants au corps à corps, la détermination fut assez pour qu’il soit dans les premiers à s’approcher du corps de l’Hokage, et l’exergue de ses sens permettait encore d’entendre quelques bruits d’agonie d’une vie qui risquait de s’achever bien trop tôt. Autour de lui, les gens reculèrent en le voyant arriver : ils savaient globalement tous qui il était et la confiance que lui portait l’Ecarlate.

« UN MEDECIN, MAINTENANT ! »

Autant qu’il en faudra pour la soigner pour le moment – elle était la seule blessée à priori, et une blessée de marque. Déjà, sentait-il les spécialistes médicaux s’agiter et venir vers lui, par chance y en avait-il un ou deux à la fête entière. Dans son esprit, tout devenait clair, limpide et inintelligible à la fois. Tel un protocole se déroulant de façon mécanique au niveau de son esprit, il commença à distribuer les rôles et les tâches. Quiconque frappait dans la ruche devait s’attendre au retour de l’essaim, et l’heure était pour Konoha de faire valoir cette expression.

« Vous, prévenez les gardes ! Personne ne sort du village. Personne n’entre. Nous fermons toutes nos portes à compter de maintenant ! »

Il s’afféra rapidement à faire ce qui était demandé. Alors que les médecins luttaient contre le temps non loin de ses pieds, stabilisant assez pour un minimum de transfert permissif, il veillait, évaluait la population, les témoins, les réactions. C’en était trop même pour lui. Trop de monde. Trop de potentiels suspects. Trop de…

« SHINOBIS DE KONOHA ! NOUS AVONS ETE ATTAQUE. ET NOUS ALLONS REPONDRE. »

Il soupira doucement, s’étant accaparé de l’attention de la foule qui malgré sa consigne de rester immobile s’était en partie naturellement précipité vers l’événement macabre.

« Que les Genins aident à se mettre à l’abri les enfants, les personnes fragiles, les personnes âgées. Vous serez chargez de leur protection. A la moindre chose suspecte, référez à un supérieur qui me transmettra l’information. Les Chûnins sont invités à escorter tous nos invités venus des quatre coins du monde vers leurs logements attribués. Je suis sûr, chers visiteurs, que vous comprenez que les circonstances veuillent qu’on limite quelque peu vos libertés pour le moment. »

Peu à peu, les gens commençaient à exécuter tant bien que mal les tâches – ils étaient tous des guerriers entraînés à suivre les ordres et gérer les crises. C’était le moment de faire leurs preuves en tant que Shinobi.

« Que les Jonins spécialisés en traque et sensorialité cherchent les moindres indices qui puissent nous guider sur les traces d’un coupable. Quant aux autres, je compte sur vous pour surveiller la situation dans son ensemble. A la moindre chose suspecte, prévenez-moi. Envoyez une lettre pour annoncer que nous fermons nos frontières dans le cadre d’un exercice. Si Konoha se cloître, le pays le fera aussi. Personne ne traverse nos frontières dans un sens ou l’autre sans être appréhendé. »

Il soupira une fois de plus, toisant l’assemblée de son regard. Il n’aimait guère rester en pleine lumière comme c’était le cas – après tout sa formation était celle de l’ombre, mais Konoha avait besoin d’une tête sur ses épaules. De quelqu’un qui prendra les plus difficiles des décisions – il n’avait aucun problème avec celles-ci – et de quelqu’un qui subira les conséquences des actes d’aujourd’hui – un rôle qu’il était prêt à assumer pleinement.

« Si qui que ce soit a vu quelque chose qui pourrait nous aider à identifier le ou les coupables, qu’il vienne me voir immédiatement ! »

Dispersion… Combien étaient-ils ? Un humain seul pouvait-il attaquer l’Empire du Feu si impunément ? Cela semblait exagéré… A moins qu’il ne s’agisse d’une trahison interne ? Il secoua doucement la tête. Si l’idée n’était pas à exclure, elle ne devait pas gangréner son esprit : ce n’était pas une chasse aux sorcières dont le village avait besoin mais d’une intervention rapide et efficace. Et il ne faisait confiance à personne d’autre que soit pour en être. D’un dernier regard, il fixa le corps de la jeune femme et les efforts médicaux environnants.

La journée serait rude, et dès que l'Aburame serait hors de danger et placée en sécurité, il irait lui même mener son enquête. Personne ne restera impuni pour un tel acte. Personne.

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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 3:03

Ma B.A. de ma journée accomplie, je pensais enfin profiter de la soirée un tant soit peu. Il était vrai au final que toutes les remarques que j’ai pu recevoir jusque-là avaient un fond de vérité. L’enchaînement des évènements ne m’avait pas permis de relâcher la vapeur, et je regrettai amèrement de ne pas prendre plus de temps pour faire autre chose que me détendre, faire autre chose que de la paperasse ou de l’entraînement. Ma foi, le festival était la bonne occasion, je pourrais en effet passer un peu de temps avec les miens et oublier mon rôle de Shinobi.

Ou du moins, c’était ce que je voulais.

Après une course rapide, je marchai à nouveau dans le centre-ville à la recherche de quelque chose à faire. Devais-je rejoindre le clan pour faire la célébration d’après soirée, ou plutôt accompagner la troupe à l’auberge composée de plusieurs de mes connaissances ? Difficile de choisir, les deux options se valaient. Mais alors que je réfléchissais, la couleur écarlate significative de la chevelure de Mizuki m’apparut dans mon champ de vision. Je me souviens à quel point nos relations étaient tendues, pour ne pas dire froides, depuis ma dernière discussion avec elle. Mais bon, peut être quand ce temps agité, je pouvais lui accorder des paroles de convivialités ? C’était donc dans cette idée que je m’apprêtais à la saluer…

… Et à ce moment que tout changer. Un bruit sourd résonna au milieu des bruits de la fête, alors qu’un flash lumineux vint éblouir ma vision. Quelques temps aveuglé, je pus enfin rouvrir les yeux, et vit avec horreur le corps étendus de Mizuki au sol. Je ne bougeais plus, ne sachant pas quoi faire, paralysé par la vision improbable. Mais la voix masculine ordonnant l’arrêt des troupes me sorti de ma torpeur, et comme par réflexe, je composai plusieurs Müdras pour créer des parois d’obsidienne, séparant la foule du corps inanimé de Mizuki, cachant ainsi son corps à la vue de tous et empêchant les autres d’approcher.

Courant en direction de l’Hokage, je ne fis que très peu attention à l’autre homme et m’agenouillait pour observer les dégâts. Elle avait été frappée en plein cœur par un Raiton, et d’une précision remarquable qui plus est. L’homme que je reconnu enfin de visage comme un des plus hauts gradés du village gueula pour avoir un médecin, mais avant ça, je devais m’en assurer. Avalant ma salive, j’approchai lentement ma main au niveau du cou de Mizuki et fermait les yeux, deux doigts contre sa peau à attendre. Le silence, encore, pesant et écrasant, je commençais à perdre espoir… Quand je le perçu : un pou ! Faible mais présent ! Aussitôt fait, je réfléchissais à la demande de Gao. La rue, le secteur, les gens qui s’y trouvaient, qui de présent était là et pouvait-


« - Kihran ! Venez ici ! »

Me levant et m’éloignant du corps, je parlais à l’homme qui, je l’espérais, avait accouru en ma direction pour répondre.

« - Frappée en plein cœur par un éclair, le sang coule de partout, son pou est faible. Vous êtes le seul avec des connaissances médicales suffisantes ici, stabilisez-la immédiatement ! »

Ne lui laissant pas le temps d’accepter ou non, je me retournai pour observer les personnes qui se trouvaient autour, réfléchissant à la situation et quoi adopter. Gao semblait donner des instructions à la masse, mais il me fallait des ordres plus spécifiques, plus centrés ! Réfléchis, réfléchis Yusei ! Après quelques secondes, je commençais à distribuer les ordres.

« - Satochi, fonce aux remparts et ordonne la mise en place du dôme de protection ! Qui que soit l’attaque, il n’a pas pu réussir une attaque aussi précise à des kilomètres du village, il est forcément à l’intérieur. Tu es le seul avec l’autorité suffisante pour ordonner l’établissement et l’enfermer !
Je veux que quelqu’un fonce à l’Hopital et leur dise que Mizuki Sama a été frappée en plein cœur et a besoin d’une opération chirurgicale sur le champ.
Qu’un Yamanaka vienne immédiatement ! Il faut fouiller la mémoire de Mizuki. Elle a de trop grandes compétences dans le repérage de chakra pour ne pas avoir remarqué une anormalité avant l’assaut, la solution se trouve dans sa tête.
Gao, que personne à part les noms que j’ai cité et ceux que vous autorisez n’approche ! Eliminez quiconque tente le contraire.
»

C’est dans des moments comme ceux-là que j’admettrais vouloir conter sur l’aide de Miko, ses insectes traqueurs nous seraient des plus utiles ! Mes ordres donnés, il ne me restait plus vraiment grand-chose à faire. Je n’avais pas de dons sensoriels ni de capacités pour aider la traque. Cependant, je savais qu’il y avait au moins un témoin plus suspect que tous les autres… Sans hésitation, j’attrapai son poignet et le tirait avec moi à part pour l’interroger.

« - Vous étiez avec elle depuis le début de la soirée. Dîtes-moi exactement tout ce que vous avez vu… Ahiko-san. »

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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 3:24

    Un coup de foudre ? Une tentative d’assassinat éhontée pour certains, un malheur de plus pour d’autres. Mais au final, ce brouhaha incessant n’était nul autre que la simple réalité : la vie n’était pas un long fleuve tranquille. Ils l’avaient oublié le temps d’une soirée, le temps d’une fête, et voilà qu’ils le regretteront le reste de leur misérable vie. Ce n’était que l’ordre naturel des choses : il doit y avoir le chagrin pour que la joie puisse exister. Et il y avait bien trop de joie ce soir…

    La réalité, et toujours autant de possibilités. Plus même. Le Yamanaka qui songeait à toutes les options avait subitement les neurones en ébullition. Mizuki était touchée, mortellement peut-être, malgré sa garde. Un assassin bien dangereux se promenait dans la foule. Qui ? Où ça ? Shigo devait-il se mettre à l’abri ? L’Hokage était la cible, pourquoi lui en voudrait-on, lui qui est un simple Chûnin ? Il ne devait pas craindre beaucoup de ce mystérieux fauteur de trouble. Alors pourquoi ne pas profiter de la situation, encore une fois ?

    Moult ninjas formèrent des signes avec leurs mains. Konoha était peuplé de senseurs vu ses clans, mais si tous usaient de leur technique, une technique de plus ne ferait que se noyer dans une marmite de chakra déjà débordante… Alors il n’y avait qu’à profiter des cris des paniques pour en ajouter un dans le lot, indiscernable des autres mais dont le son sera malgré tout entendu. Et ainsi les premières illusions de l’homme masqué s’implantèrent parmi la myriade de fêtards.

    Un homme tenta de prendre le commandement. Il était écouté tant bien que mal, et ses ordres relayés, même si nombre de civils continuaient de paniquer. A juste titre : si un assassin avait pu atteindre l’Hokage, pourquoi eux seraient-ils en sécurité ? Et ils appelèrent un Yamanaka pour les aider en plus. Shigo était donc l'homme qu'il fallait ! Avec une permission toute trouvée pour s'avancer, user de ses dons dans la zone et voir le corps de Mizuki.

    Yôgan Yusei se mit à inter-changer allié et ennemi. Dans le meilleur des mondes, il mourra et sa prime pourra être empochée par le premier prétendant qui ira la réclamer. Et si c’était vraiment noël : il mourra en tuant Rakuzan Satochi, anciennement chef de l’ANBU qui ne sut reconnaître pleinement sa valeur. Evidemment, Shigo s'approchait plutôt de Gao pour remplir sa mission que de Yusei, histoire d'éviter qu'il ne devienne la cible de sa propre action.

    Kibõ perdit l’usage de son corps, son esprit quittant son enveloppe pour une autre peau : celle d’Aburame Mizuki qui était prise en charge par quelques médecins - ou seulement Kihran ? - alors que le Yamanaka passait l'angle séparant la blessée de la foule.

    Parlant médecin, l’un du groupe fut frappé par la même malédiction que Yusei. Il avait donc la cheffe de ses ennemis juste sous ses yeux, et déjà mortellement blessée. Au lieu de la soigner comme les autres autour de lui, il lui suffisait sans doute d’un simple geste pour achever le travail de la foudre… Un médecin du groupe, ou Hayashi Kihran si finalement il était le seul à s'occuper d'elle ?

    Et Aburame Mizuki, célèbre blessée à l’origine de ce vent de panique, quitta également son corps, laissant Kibõ seul. Elle rejoignit une enveloppe à l’apparence de son choix : un quidam, un civil que Shigo avait dit avoir besoin, en face du Yamanaka qui lui posa une question directe :

    « Avez-vous vu l’agresseur Hokage ? J’ai mis votre âme en lieu sûr. Quelles sont vos ordres ? »

    Ainsi, Shigo ajoutait au chaos en ciblant Yusei, Kibõ et l’un des médecins, tandis qu’il passait pour un sauveur aux yeux de l’Hokage et tentait de s’octroyer par la même occasion la très précieuse carte de l’immunité. Hélas, il était limité quant au nombre de malédictions qu’il pouvait lancer dans un tour, sinon bien d’autres dignitaires auraient pu suivre le mouvement…

    Spoiler:
     

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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 4:38

Tranquillité...

Tu espérais l'atteindre en cette soirée particulière. Néanmoins, malgré ta contemplation passive, il fallait que le destin s'accorde à t'empêcher de profiter à ta manière de cet évènement. Sora était intervenu afin de t'extirper de ta sérénité, t'adressant la parole comme si de rien n'était. Tu n'avais aucune affinité avec lui, agaçant avec ses camarades, tu n'éprouvais pourtant pas de rancœur contre l'attitude qu'il menait au quotidien. En même temps, tu n'avais pas eu l'occasion de partager grand chose avec lui...

Et tu aurais préféré que cela s'arrête là...

Silencieuse, tu le fixais, t’apprêtant après quelques secondes à lui répondre tandis que tu te faisais couper l'herbe sur le pied par une Konoha-jin visiblement irritée par la remarque désobligeante du shinobi de Kiri. Tu haussais un sourcil, tu n'avais pas franchement l'envie d'intervenir et mettre les mains dans ce qui s'annonçait être un immense bourbier entre les deux individus. Sora était grand, il pouvait se débrouiller seul, tu n'avais aucun obligation d'intervenir même pour justifier une solidarité nationale.

Néanmoins, ton esprit contemplatif voguait ailleurs. Depuis que tu avais développé tes dons de sensorialités de manière presque excessives, tu pouvais ressentir davantage de chose qu'une bonne partie de la population ambiante. Il était agréable de voir le monde sous un autre angle, mais cette fois-ci, il n'en était rien. Un simple mauvais pressentiment qui se faisait de plus en plus fort, tandis que tu ne pouvais pas certifier sa véracité ni même son origine.

Puis... Plus rien. Un bruit sourd fit son apparition et la panique générale s'enclencha alors, telle une bombe à retardement. Une attaque avait eu lieu, et de ce que tu pouvais entrevoir, l'Hokage avait été la simple principale. Mordant ta lèvre inférieur, tu n'avais pas le temps de céder à la panique générale. Fixant Sora, tu posais une main sur son épaule, connaissant sa nature impulsive.

- Surtout ne fait rien d'inconsidéré et reste calme.


Vous étiez tout deux d'un autre pays, d'un potentiel concurrent. Il n'y avait aucune bonne solution à ta position. Tenter d'aider ne pouvait qu'être mal vu par les locaux. Fuir ne représentait qu'une preuve de plus sur votre éventuelle culpabilité dans tout ceci. Il faisait aucun doute que tant que la situation n'allait pas être éclaircie, les regards vindicatifs des patriotes Konoha-jin allaient se tourner vers les étrangers présent sur les lieux.

Les actions de Sora allaient inévitablement impacter ta propre situation. Tu voulais juguler toutes tentatives vaines de sa part davantage par instinct de survie qu'autre chose. En ce même instant, tu pouvais entendre les soldat du pays du feu prendre la relève, beugler des ordres de sécurité. Toi qui n'était venue que par soucis personnel se retrouvait impliquée dans une belle pagaille...


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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 9:44



Alors qu’il continuait de profiter de la soirée, un éclair surpuissant et soudain ébranla le village et fit sursauter le Yamanaka qui renversa un énième verre de sake. Quand la panique gagna la foule, Eichiro comprit que la fête touchait à sa fin, ce mystérieux éclair n’était pas naturel et il était forcément le fruit d’une technique de combat. Le marionnettiste se leva de son tabouret, les jambes tremblantes et il s’avança tant bien que mal au milieu de la foule en délire, cherchant à comprendre ce qui était en train de se passer. Entre sa vision troublée par l’ivresse et un son sens de l’équilibre grandement altéré par l’alcool, la tâche se révéla très compliquée, tous ses copains de boisson étaient déjà partis ou en train d’assumer leurs rôles de ninja. Eichiro déambulait entre les civils, écoutant les cris et les ordres qui résonnaient dans les rues du village.

L’Hokage venait d’être grave blessée, le village était en état d’alerte et la défense commençait à s’organiser. Eichiro se trouvait alors devant un cas de conscience (probablement à cause son ébriété), devait-il aider ou pas. Après tout… Il n’était qu’un déserteur pour les ninjas de Konoha, très peu de personnes étaient au courant de vraie situation et c’est seulement grâce à l’immunité que lui offrait l’Essaim qu’il avait le droit de se tenir ici.

Les genins, soutenus par les chûnins, tentaient de contenir et d’orienter la foule, les gradés et combattants expérimentés cherchaient à découvrir la personne à l’origine de l’attaque et le marionnettiste décida de s’asseoir sur le sol, adossé à un mur. Il observait les personnes courir devant lui, il lisait l’expression de terreur sur leurs visages, une attaque en plein cœur de Konoha, avec tous les systèmes de défense mis en place, l’auteur devait être une personne très douée, un traître peut-être ? Une personne de l’intérieur manipulée par Jiseyama par exemple, ou achetée par un village voisin. Les mercenaires ne manquent pas dans le Yuukan et l’argent peut faire tourner bien des têtes.

Après de longues minutes à comater dans son coin, Eichiro décida de se lever et d’aider à son tour, au fond il était et il restera toujours un Konohajin, pour son clan, pour ses proches, tout ce qu'il avait fait pour la Racine était dans le but d’aider le village, et il n’allait pas arrêter aujourd’hui. Fièrement il se dressa sur ses jambes, les poings serrés et le visage fermé. Doucement il bascula en avant et il s’effondra sur le sol aussi lourdement qu'un sac de pierre,

« grmllmlml » - grogna le ninja.

En même temps, si on peut même plus prendre une cuite en sécurité à Konoha….
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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 11:04


J'avais oublié, précédemment, le passage où mon verre de saké avait explosé dans ma main. La personne chargée d'animer le ciel de Konoha avec ses feux d'artifices était quelque peu maladroite. En effet, il avait réussi à toucher ma boisson. Heureusement, je ne fus pas blessé et furieux, le tenancier insulta celui qui jouait des lumières avant de m'offrir un verre et s'excuser pour ce malheureux accident.

    — Ce n'est rien, ça arrive.

Lui répondais-je tout en souriant. Je n'allais pas faire un scandale pour un verre de saké, si ? Tout le monde était heureux et de bonnes humeurs, je ne voulais pas briser cette chaleureuse et bonne ambiance. Je continuais donc comme si de rien n'était à converser et boire avec les clients de ce bar mobile. Nous fûmes rejoins par Yell qui s'adressa à... l'Amekage ? À qui parlait-elle ? Je voyais que son regard convergeait vers SatoSHi. Je faillis m'étouffer avec ma boisson, je commençais à tousser lourdement tout en tapant du poing sur ma poitrine (comme un gorille). Je ne comprenais pas pourquoi, mais cette technique fonctionnai toujours.

    — Amekage !? Tu comptais me cacher ça encore longtemps !?

Lui demandais-je l'air "énervé". Bien sûr, je jouais la comédie et l'alcool aidait pas mal.

    — Salut Yell

Ajoutais-je en penchant ma tête pour me faire voir. Soudainement, un bruit strident vint chatouiller mes tympans. La foule s'agita anormalement et le chaos prit le dessus sur cette belle fête. Que se passait-il ? Mon regard devint sérieux et j'avais l'impression que l'alcool s'était dissipé, cette agitation me ramena tout de suite à la réalité. Nous pûmes entendre au loin les cris d'un homme donnant des ordres. Médecin. Attaque. Il n'en fallut pas plus pour comprendre la situation et certains villageois - en pleur - détaillèrent la situation. Mizuki avait été la cible de cette attaque. Décidément, la Paix n'était qu'un rêve éphémère, jamais nous ne pouvions nous relaxer et profiter de la vie.

Le bar se vida, le blond quitta les lieux zigzagant entre la foule en panique et l'Ombre de la Pluie fut envoyé au Grand Rempart. Je restais là avec Yell, Leika, Minato et Hiyori. Nous devions retrouver au plus vite le coupable et pour cela, je pouvais faire appel à mes invocations.

    — Prenons de la hauteur et ...

Je sentis mon esprit quitter mon enveloppe corporelle. Cette dernière tomba de la chaise et mon crane percuta lourdement le sol, s'ouvrant par la même occasion. Mon corps était inerte, à terre, mon visage baignant dans une flaque de sang.

Avais-je trop bu ? Non, quelque chose d'étrange était en train de se passer. J'avais une sensation bizarre, je ressentais une douleur insupportable au niveau de la poitrine et je peinais à reprendre mes esprits. J'ouvrais péniblement les yeux, ma vue était trouble et il faisait sombre. Je pouvais apercevoir des murs autour de moi et des têtes surplombant mon corps. Je luttais pour rester conscient, j'essayais de poser un regard sur mon torse et j'avais l'impression d'halluciner. Mon buste était en sang et troué, mais que diable m'arrivait-il ?

    — Tenez bon Hokage-Sama

Me criait-on. Ils étaient tous ivre ou quoi ? Ne voyait-il pas que j'étais le Nanadaime Kazeka... Attendez... Pourquoi avais-je des mèches rouges qui m'obstruaient la vue ? J'étais dans le corps de Mizuki ? Pourquoi ? Comment ? Je ne pouvais pas donner d'explication à ce phénomène ô combien étrange, mais tout à fait possible. Je me retrouvais à lutter entre la vie et la mort pour sauver l'Aburame ? Que se passerai-t-il si j'abandonnais mentalement, allais-je mourir et retrouverais-je mon corps ou Mizuki mourra ? Aucune idée, mais dans un cas comme dans l'autre, je devais me faire violence pour éviter une mort. Souffrir pour ne pas mourir... et quelle souffrance, jamais je n'avais fait face à autant de douleur...
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 11:59


J'eus une réponse à ma question, mais pas de la part de Yu. Une voix féminine provenant de derrière moi se fit entendre. Je me retournais, l'air toujours blasé et plongeais mon regard bicolore dans celui de l'inconnue. Elle voulait quoi elle ? On se connaissait ? Non, alors parle-moi pas. Sérieux, c'était quoi le problème à ces verts ? On m'avait assez fait chier à l'entrée, mais ça je pouvais le comprendre, par contre, je ne voyais pas pourquoi on devait venir me provoquer de la sorte alors que je parlais à ma compatriote. Je me rapprochais de cette femme pour me retrouver à quelques millimètres de son visage.

      T'as un problème ?

Phrase bateau pour déclencher un bonne baston.

      Ne crois pas éviter une bonne raclée juste parce que tu es dans ton village. Ajoutais-je sans crainte.

J'attendais sa réaction, qui arrivera ou pas, mais la détonation d'un éclair attira mon attention. Quiconque ici pouvait comprendre que ce bruit n'avait rien de normal et la panique qui s'installa dans les ruelles du village confirma la venue d'une menace. Une main vint se poser sur mon épaule et des paroles accompagnèrent le geste. Mon amie me conseilla de rester planté là alors qu'on était attaqué ? En réalité, ni Yu, ni moi étions en danger pour le moment. Nous pouvions sans autre rester à l'écart de cette animosité et attendre que ça se calme.

      Tranquille, tant qu'on ne vienne pas plus me faire chier. Lui répondis-je en fixant celle qui était venu m'emmerder avec sa remarque à la con.

Il était rare que je reste calme, surtout dans ce genre de situation. La Kosobayui avait de la chance...

      C'est terrible! Une attaque, une seule a suffit pour terrasser notre Hokage! S'écria un homme alcoolisé.

Une attaque pour venir à bout d'une Ombre ? Je restais pétrifier face à cette annonce, mais gentiment, mon corps se mit à trembler. Peur ? Non, j'étais excité. En fin de compte, j'avais bien fait de venir ici, j'avais l'occasion de me mesurer à quelqu'un d'extrêmement puissant. Moi qui voulait surpasser tous les ninjas, je venais de trouver mon homme. Un sourire maléfique se dessina sur mon visage et je tournais ma tête pour regarder Yu.

      L'heure est venu. Déclarais-je simplement avant d'activer une technique basique et courir sur la façade de la maison la plus proche.

Je devais prendre de la hauteur et activer mes dons en sensorialité pour repérer le fauteur de troubles. Je me réjouissais à l'idée de pouvoir croiser le fer avec cette personne capable d'une telle prouesse. J'effectuais différents mudras pour localiser les différentes sources de Chakra, je devais repérer la plus grosse.

HRP:
 
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 13:15

Finalement, l'aplomb tant attendu n'était pas revenu. Les heures avaient continué de défiler, la foule d’inonder les rues de bonheur, de rires et d'alcool, la musique d'ajouter une touche entrainante à l'ambiance festive générale, mais elles n'avaient pas contribué à lui donner envie de quitter son balcon et de participer à tout cela. Ce qui était bête. Il avait toujours été du genre à aimer s'amuser quand il le pouvait, à prendre du bon temps quand l'occasion se présentait parce qu'il avait conscience que la vie été courte et avare en cadeaux : ce que l'on voulait, il fallait venir le chercher et le prendre soi-même. Rester à l'écart et ruminer alors que le Village entier baignait dans la joie n'avait aucun sens, selon cette logique. Mais pourtant, même lui parfois était sujet à des émotions plus fortes que la logique. Même après avoir passé dix ans à se battre pour et dans le corps qu'il avait prit, et soumit aux pulsions macabres de ce dernier.

Minuit.

Minuit, l'heure du crime, et lui était toujours là à faire du vent sur son balcon. Du vent pour que les spectateur du cirque Gekei ne meurent pas de chaud, du vent pour que les glaces ne fondent pas trop vite au beau milieu de la foule
( d'un dimanche après minuit ), du vent pour encourager Iji auprès de sa collègue de travail, du vent pour se donner l'impression de faire quelque chose quand même, même si c'était juste brasser de l'air en l'occurence.

Après les feux d'artifices, il y eu le tonnerre qui se mêla à la fête. Ce qui était curieux, vu que le ciel était dégagé. Peut-être l'événement promit ? Un peu curieux, aussi Natsuki commença à parcourir des yeux plus activement les rues à la recherche de l'origine de ce bruit, et repérer vers où se projeter pour rejoindre le clou du spectacle.

Mais au lieu des festivités, après le tonnerre, ce furent les cris, la panique, et les mouvements de foules désorganisées qui suivirent. Quelque chose clochait, mais alors qu'il songeait à prendre de la hauteur pour voir ce dont il s'agissait, un trait de flammes à la forme et à la couleur très particulières embrasa le ciel nocturne.

Le sang de Natsuki se figea dans ses veines un court instant, avant qu'il ne pivote sur lui-même et bondisse jusqu'au balcon de l'étage supérieur, celui qui donnait sur le bureau de Mizuki. Il traversa avec précipitation la grande baie vitrée sans se donner la peine de l'ouvrir avec toute la force que nécessitait l'épaisseur de ce vitrail à l'alliage particulier, et frappa du plat de la main gauche le centre du bureau Kagal. Au travers de son chakra qu'il déversa, un sceau apparu sur le sous-main et s'étendit rapidement.

Quelques secondes plus tard, Konoha tout entier commença à trembler alors que des ronces par milliers s'élevaient à l'extérieur des remparts. Certaines tiges étaient plus épaisses que des troncs d'arbres et assuraient le support principal du dôme protecteur qui se formait, tandis que des plus fines comblaient les espaces entre deux dans l'entremêlement qui conduisait à terme à une sphère totale autour du Village, que ce soit la partie émergée comme sous les fondations. Outre les épines de toutes tailles qui déconseillaient de venir s'y frotter, des centaines de fleurs se mirent à éclore, et émettre une sorte de lumière phosphorescente. Prise séparément, l'intensité était plutôt faible, mais l'ensemble permettait d'avoir l'équivalent d'un pleine jour nuageux même avec l'absence de ciel. Ce n'était pas comme si les rues n'étaient pas déjà éclairées par la fête, mais Natsuki n'avait pas le contrôle sur cette option là.

Immédiatement après, il récupéra le carnet de communication longue distance, dont les sceaux apposés dessus permettaient de faire passer des messages très rapidement à ceux qui possédaient l'exemple relié, à savoir les postes de gardes les plus proches du Village. Il l'activa à l'aide de son chakra, et commença à noter d'une écriture précipitée.


 Ici Natsuki Nara, Assistant du Hokage. Konoha est en état d'alerte maximale. La menace, sa puissance et sa localisation sont inconnues pour le moment, mais le signal d'alerte a été lancé. Renfort non demandé pour l'instant, je pars enquêter. Préparez-vous à partir à la moindre sollicitation.

Il désactiva le carnet qui ne réagissait qu'à Mizuki ou lui-même, l'embarqua, ouvrit le tiroir de Pandore pour laisser quelqu'un en faction sur place, puis s'élança en direction des rues de Konoha depuis le ciel. Il fallait qu'il comprenne ce qu'il se passait.

Et il ne fut pas difficile de repérer l'attroupement le plus animé.

Spoiler:
 


Dernière édition par Nara Natsuki le Ven 14 Juil 2017 - 9:55, édité 1 fois (Raison : J'ai ajouté mon Spoiler)
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 14:24

"Je vais prendre un diabolo menthe s'il vous plaît !" Répondis-je au chasseur de chimère lorsqu'il annonça payer sa tourner. Pas d'alcool pour moi aujourd'hui, mais mon frère ne se gêna pas pour commencer une bière alors que je levais les yeux au ciel.

Ce n'est que quelques instants plus tard alors que Minato et moi entamions quelques pas de danse que je fus interrompu par l'arrivée de mon époux. Je le pris dans mes bras et l'embrassais chaleureusement et sans aucune pudeur pour l'accueillir :

"Contente de te revoir mon amour !"

Ainsi donc, après avoir confié notre chien à mon frangin, c'est avec lui que je dansais désormais, mais cette béatitude latente n'allait être que de courte durée.

Un éclair, un cri… Puis le chaos. Je levais les yeux dans la direction où nous avions entendu le cri, puis, je tournais la tête vers Ryokai sans comprendre. Nous amorcions un pas en direction de cet endroit avant d'être soudainement happé par la foule. Je trébuchais dans l'angoisse ambiante tout en entendant les ordres de nos supérieurs. Une nouvelle fois, je regardais Ryokai l'air entendu avant de voir le corps du Matsuno s'effondrer devant moi, heurtant durement le sol et produisant un craquement caractéristique d'une fracture.

Les gens commencèrent à s'avancer vers lui, mais mes réflexes prenant le dessus, je criais :

"NE LE TOUCHEZ PAS !!!!"

Il venait de tomber d'une certaine hauteur sans amorcer le moindre geste pour se retenir et surtout, il était tombé de tout son poids. Sa colonne vertébrale risquait d'être touchée. Je n'étais pas eisenin, mais j'avais les notions nécessaires pour le diagnostiquer et juger de son état de santé ainsi que des premiers soins à apporter.
Avec précaution, je fis glisser mes mains à la surface de son crâne, j'ouvris doucement ces paupières pour les examiner avant de glisser ma main derrière sa tête. Il avait une large ouverture au niveau du pariétale gauche. Je préférais ne pas trop m'y attarder, même si ça saignait abondamment, je lançais un regard autour de moi, cherchant, je en sais quoi pour éponger cela avant de tout simplement déchirer un morceau de mon yukata pour l'apposer sur la blessure. Il fallait faire compression alors je m'adressais aux premières venues lui intimant l'ordre suivant :

"Tu tiens ça contre son crâne pour stopper le sang ok !"

Puis, je fis doucement descendre mes mains le long de son coup pour vérifier ce dernier. Tout semblait aller bien de ce côté-là, c'était un soulagement, mais pourquoi un homme de cette trempe, c'était ainsi évanouit et surtout ... J'ouvris une nouvelle fois ses paupières pour les examiner.

"Il y a quelque chose qui ne va pas… Je n'ai aucune activité au niveau des yeux ce n'est pas normal…"

Comme s'il était mort. Pourtant, son cœur continuait de battre et il respirait…
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 14:27


Cette fête était une pure réussite, et hommes comme femmes qu’ils soient de Konoha ou d’ailleurs avaient la possibilité d’échanger et de rencontrer diverses personnes, nouer des liens, ou les resserrer. Une manœuvre parfaitement habile lorsqu’on savait que l’humanité toucherait peut-être à sa fin dans moins d’un an.
Ainsi, Satochi avait fait la connaissance d’Hiyori d’Iwagakure, un homme sympathique au premier abord venu ici pour dessiner les tableaux offerts par la fête estivale.

Puis, le petit groupe fut rejoint par Yell qui déposa sa main sur l’épaule du Rakuzan l'appelant par son titre au milieu de cette foule alcoolisée.
Souriant à son tour à l’ancienne ANBU, il lui répondit que tout allait bien, que les choses avançaient, mais qu’à l’image du Namikage, le temps libre était un luxe bien trop coûteux à s’offrir à l’heure actuelle.

Enfin, il répondit à Kibo qui avait manqué de s’étouffer lorsque Yell avait appellé Satochi “Amekage”. Outré, le Nanadaime Kazekage se demandait combien de temps il aurait dû attendre avant que Sato’ se décide à lui révéler ce détail.

- Probablement quelques verres de plus… dit ce dernier en souriant.

Il n’y avait pas à dire, cette fête était exceptionnelle.
Hélas, il n’y aurait pas de verres supplémentaires…
En quelques secondes, la panique gagna le village caché des Feuilles, d’abord plusieurs coups de tonnerre, puis les cris paniqué gagnèrent les rues de Konoha.
Le visage fermé, Satochi capta que la fête était terminée, et que le pire restait à présent à venir.
Enfin, il pensa que le risque restait à venir, mais ça c’était avant que le Shodaime Amekage entende la voix puissante de Gao commander un médecin.
Se rapprochant, il fut alors frappé par la cruelle réalité et son esprit quitta son corps l’espace de quelques instants.

Elle déconnait non ? Qu’est-ce qu’elle foutait allongés par terre dans un moment pareil ? Elle allait bouger son cul dans les secondes qui allaient suivre non ? Quelqu’un pouvait lui dire ce que Mizuki foutait à baigner dans son sang ?!
Telle une turbine en cours de fonctionnement, le cœur du Rakuzan donnait l’impression de vouloir sortir de l’enveloppe corporelle de son propriétaire.
La mâchoire serrée, il n’avait pas de réaction. Pour lui, c’était tout simplement impensable.

Il ne fit même pas attention aux ordres donnés par le Senritsu et ce fut seulement la voix de Yusei qu'il extirpa de son état second.
Son premier réflexe fut donc de se tourner vers Yell. Après le carnage qu’elle avait vu lors de l’exécution de Tetsui, il était tout simplement interdit qu’elle pose un œil sur Mizuki dans cet état là.

- Occupe-toi d’amener ton fils dans un lieu sécurisé, et retrouves nous ensuite, il est ta priorité, on s’occupe de ce merdier en attendant.

Il peinait à contenir sa colère et le peu de patience qu’il mettait dans ces mots traduisait à la perfection son état d'esprit actuel. Il était dévasté, mais il allait devoir se ressaisir. Le village avait besoin de lui.
Il s’approcha donc de Yusei qui lui demanda de se rendre aux remparts pour déclencher le déploiement du dôme. Bien, qu’il en soit ainsi. Cependant, il avait une confidence à faire avant de partir et c’était également la même chose pour Gao.

- Protèges-là, non sauvez-là. C’est tout ce que je vous demande demanda-t-il en s’envolant.

Une fois dans les airs, il avait une vue bien plus globale de la pagaille dans laquelle était plongé le village.
Mais plutôt que de se diriger comme prévu vers les remparts, il opta pour une autre solution.
Utilisant ses capacités sensorielles, il fit un rapide repérage qui lui permit de trouver la position de plusieurs personnes dont l’une était tout aussi bien placée que lui pour déclencher le déploiement du Dôme, mieux encore, cette personne allait déclencher l’état d’urgence. Du moins, c’est ce que le Rakuzan espérait qu’il ferait lorsqu’il verrait la boule de chakra Yôton exploser dans le ciel. Un signal de détresse comme un autre, à défaut d’avoir une fusée sur lui.

L’ensemble des Konohajins seraient alors marqué d’un sceau scintillant et toutes les aptitudes défensives seraient déployées en même temps et dans le bien fondé du pouvoir de l’amitié, peut-être que ce sceau donnerait également la force à l’Aburame blessée de tenir bon. L’Autorité avait encore besoin d’elle, il avait encore besoin d’elle.
N’ayant donc toujours pas bougé de sa position, le brun fut également et presque instinctivement attiré par une autre présence chakratique, celle d’une personne qu’il appréciait peu, voir pas du tout. Shigo… Et comme par un étrange hasard, ce dernier se trouvait exactement sur les lieux du drame.
Satochi n’avait jamais fait confiance à ce type. Surtout depuis le jour où ce dernier avait vanté les méthodes de Gogyou Makka.
De ce fait, le brun se donna quelques instants pour observer ce qui se passait sous ses pieds.
Si rien ne se passait, il irait remplir son job de traqueur, sinon ça allait chauffer…

Et subitement, Kibo s'effondra. Alors peut-être qu’il avait bu plus que ce que Satochi avait pu constater. Mais de là à s’écrouler de la sorte dans un moment pareil cela ne lui correspondait pas. Il aurait sans doute souhaité aider, plutôt que de se vautrer comme une merde en plein milieu d’une fête traditionnelle.
Ensuite, ce fut Yusei qui vu du dessus commença à délirer. Définitivement, le Rakuzan songea qu’il y avait quelques choses d’étrange.

Il généra alors deux clones qui allait s’occuper de la situation en bas tandis que lui irait traquer celui qui avait osé faire cela.
Ce furent donc deux Satochi qui retrouvèrent la terre ferme.
L’un faisait face à Shigo l’air agacé, l’autre se posa dans le dos de Kihran observant alors l’étendue des dégâts donc Mizuki était la victime.

- Pourquoi est-ce que je dois venir m’assurer que tout va bien ici alors que je devrais plutôt m’occuper de traquer l’ordure qui à oser attaquer notre Hokage ? Peux-tu répondre à cette question Shigo ?

La réponse était simple : “Yamanaka Shigo”. Le Yamanaka avait toujours été quelqu’un de tordu, un profiteur ne songeant qu’à une seule chose, sa propre survie.
Satochi avait moult fois fait face à l’énergumène et c’est pourquoi, aujourd’hui, il ne serait pas bercé dans une quelconque illusion.

- Il me semble que nous avons demandé la présence d’un Yamanaka.
Shigo était là, mais ne comptait pas vraiment aux yeux du Rakuzan.

- Est-ce que quelqu’un peut partir à la recherche de Yamanaka Iji ? Dites-lui que c’est une demande urgente pour le bien de l’Hokage. Quant à toi dit-il en observant Shigo. Si ton chakra frétille ne serait-ce d’un flux ou que tu bouges d’un centimètre… Tu seras considéré par l’Amekage comme dangereux pour l’Autorité.

Satochi agissait peut-être à tort et subirait les conséquences si c’était nécessaire.

- Idem si l’un de mes deux clones venait à être détruit d'une manière ou une autre

Le Rakuzan avait toujours rêvé de ce moment où Shigo dévoilerait son visage d’enfoiré de première. Ce moment était peut-être venu, en tout cas, il savourait. Car Shigo ne prendrait sans doute pas le risque d'agir si sa survie en dépendait. Il pouvait répliquer, mais à quel prix ?

Pendant ce temps là l’Original avait parcouru un petit bout de chemin dans les airs de Konoha et avait finit par mettre la main sur un ancien ANBU dont il connaissait les excellentes capacités.
Le sceau d’état d’alerte avait également commencé à scintiller et le Dôme de ronce commençait déjà à former le cocon protecteur autour du village.

- Bankichi ! J’ai besoin de toi et de tes yeux. L’Hokage a été attaquée, nous recherchons tous les mouvements suspects pouvant illustrer une fuite.

Par ailleurs, Ryokai était également présent lui aussi et si l’Amekage avait que brièvement eu l’occasion de débuter sa formation. Il savait que l’Hyûga agirait de la bonne manière.

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Dernière édition par Rakuzan Satochi le Ven 14 Juil 2017 - 12:49, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 14:45


La fête de l’été battait toujours son plein malgré l’heure tardive. En compagnie d’Izumi et de la petite famille, je continuai d’apprécier les feux d’artifices. Mais ces derniers furent rapidement remplacés par une déflagration assourdissante tombant tout droit du ciel. Une seconde retentit encore, perturbant le silence qui s’était soudainement installée. Mes yeux me piquaient à cause des flashs lumineux de la foudre, mais il ne fallut pas longtemps pour comprendre que notre Hokage avait été touchée. Cette fête se transformait en cauchemar en à peine quelques secondes.

Puis une voix s’éleva au-dessus des cris de paniques, j’ignorai de qui il s’agissait, mais c’était un gradé du village aucun doute là-dessus. Kihran-sensei fut appelé pour s’occuper de la grave blessure de la rousse, baignant dans une mare de sang. Je tâchai de ne pas paniquer mais mon corps tremblait, j’étais perdue dans toute cette agitation inattendue. Qui avait pu réussir un coup pareil ? Je chassai mes questions de ma tête lorsque des ordres fusèrent, il n’y avait pas de temps à perdre pour le moment ! Nous devions assurer la protection des invités et les raccompagner dans leur logement. Je jetai un regard à ma coéquipière avant de me mettre en mouvement, alors que le directeur de l’académie créait un clone chargé d’éloigner Asahi de la zone.

Puis Yusei-san donna également des instructions, fermer le village était la meilleure chose à faire pour s’assurer de retrouver le coupable. Une attaque aussi précise ne pouvait pas avoir été faite à grande distance. Mais lorsque le jônin demanda à ce que quelqu’un aille prévenir l’hôpital, je m’arrêtai une seconde, il y avait bien assez de chûnins pour s’occuper des invités, et les jônins avaient déjà leurs tâches. J’étais assez rapide pour y arriver à temps, du moins je l’espérai.

« Je vais les prévenir ! »

D’un saut sur un toit à proximité, je quittai la foule pour foncer en direction de l’hôpital et ramener des eiseinins. Je crois que je n’avais jamais couru aussi vite, et trouver le chemin aussi long. Des crépitements entouraient mon corps, m’aidant à augmenter ma vitesse. Quelques instants plus tard, et essoufflée, j’arrivai aux portes. J’entrai en trombe, faisant sursauter le personnel qui se tourna vers moi.

« Konoha est attaqué et Mizuki-sama a été touchée en plein cœur, on a besoin de médecins, elle doit être opérée au plus vite ! »

Cette seule information suffit à déclencher l’organisation d’urgence. L’hôpital se transforma en véritable fourmilière. Les eiseinins s’affairaient à préparer leurs sceaux à une vitesse impressionnante. Certains ne tardèrent pas à se montrer prêt à rejoindre le lieu de l’attaque surprise. Je guidai l’équipe de pas moins de quatre médecins, même si l’agitation était déjà un facteur d’indication. Ces derniers purent ensuite se rendre auprès de l’Ombre du Feu. Je demeurai sur un toit et aperçu Kibô-san au sol, je ne comprenais vraiment rien, Leika s’occupait de lui. Quant-au Yôgan, il avait un comportement étrange. Des clones de l'Amekage s'occupèrent de la situation. Où se cachait le responsable de tout ça... Je descendais pour me rapprocher des clones, ils gardaient Shigo à l'œil, qu'est-ce qu'il avait avoir dans tout ça celui-là ? Je leur demandais où était l'original, et m'empressai de le rejoindre, dans la foule mon odorat ne servait à rien, mais peut-être plus à l'écart.

HRP:
 



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Dernière édition par Inuzuka Shizu le Jeu 13 Juil 2017 - 20:20, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 15:08






Deux coups retentirent dans le village tout en étant accompagnés de lumières foudroyantes. Le ciel s’éclaira de la même manière que lors des feux d’artifice, mais quelque chose n’allait pas. Les yeux verts de l’Hayashi se tournèrent vers le lieu de l’incident avant de voir le corps de son Hokage et amie projeté dans les airs. À cet instant, il n’entendit plus rien, son cœur s’arrêta de battre tout comme le temps cessa de s’écouler. Ses yeux horrifiés suivirent la chute jusqu’à ce qu’il réalisa.

« Mi…MIZUKI !!!! »


Il criait, mais sa voix s’étouffa dans les différents hurlements qui remplacèrent rapidement les rires de la fête. La foule eut rapidement un mouvement de panique, forçant l’Hayashi à se reculer et prendre de la hauteur, son fils dans les bras. Encore en état de choc, il reprit une bonne inspiration avant de confier Asahi à sa compagne et constituer rapidement des mudras. Ils étaient attaqués, il n’y avait pas de temps à perdre. Cinq clones apparurent autour de lui, l’un d'eux prit l’enfant avant de partir en direction du quartier Hayashi avec trois confrères. Ils devaient avertir également le clan, que le quartier soit aussi sécurisé et que les Hayashi se mobilisent pour protéger le village.


« Kihran ! Venez ici ! »

Rapidement, le Directeur se rendit aux côtés de ses supérieurs et face à…. Il mordit la lèvre avant de s’agenouiller et effectuer rapidement quelques mudras. Il passa sa main au-dessus de Mizuki afin de la scanner et prendre conscience de tous les dommages internes.

« Vous avez eu de la chance de ne pas avoir été électrocuté en la touchant. »

Fit-il remarquer brièvement. Seulement, ceci voulait dire qu’il pouvait également la manipuler sans crainte, l’électricité s’étant sans doute dissipée dans la terre. Malheureusement, là n’était que la seule et unique bonne nouvelle… On pouvait facilement deviner avec la tête de Kihran que l’état de Mizuki n’était pas bon du tout. Il allait par ailleurs tenter une technique avec l’aide de ses clones pour stabiliser son état, mais soudain.

Tout se fit trouble, étrangement, tout ce qui l’entourait semblait devenir une menace immédiate, des ennemis, y compris celle qui se trouvait entre ses mains. Le rouquin eut un mouvement de recul, avant de jeter un regard autour de lui. Les clones encore à ses côtés le regardèrent bizarrement, quelque chose… Il se passait quelque chose….


« GAO ! »


Cria le clone en train de faire les premiers traitements afin de le rendre attentif au comportement étrange de son original. Le second clone resté à l'écart tenta de rapidement venir se diriger vers ce dernier. Cependant, très vite, celui-ci se mit à composer un signe de main. Là, tout redevint anormalement normal. Il avait vu juste, heureusement.


« Un genjutsu. »


Murmure-t-il tout en reprenant ses esprits, son souffle court et ses mains couvertes de sang. Ils allaient devoir rapidement se déplacer dans un endroit plus sûr. Ici, tous étaient trop exposés aux attaques.


HRP:
 












Dernière édition par Hayashi Kihran le Jeu 13 Juil 2017 - 15:42, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 15:40




Toujours en train de savourer les quelques gourmandises à sa portée, Yuna fut rapidement sortie de ses rêveries par un rouquin un peu étrange. Elle tenta d’abord d’ignorer tout simplement son existence en se focalisant sur son goûter, mais rien à faire. L’homme était toujours là, et lui demandait son identité.


« … Ketsueki Alberta, cousine de la grande Ketsueki Yami et vous ? »


Il n’y avait aucune hésitation dans sa voix. Elle espérait simplement que le nom des Ketsueki et de la nouvelle Kazekage suffisent à faire fuir les éventuels dragueurs en tout genre. L’Alberta était un petit plus et puis oui, elle s’amusait à user de ce nom avec l’honorable clan vampirique. Pas sûre que la cheffe ait le même humour, mais il n’y avait pas de raisons qu’elle le sache, n’est-ce pas ?

Avec ce petit numéro, Yuna finit sa part de gâteau pour reprendre son chemin tout en rejouant l’ignorance avec le jeune homme s’il venait l’envie de la suivre. Tout était normal dans le village de la feuille, jusqu’à ce qu’elle entende un éclair, puis des hurlements. Rapidement, elle alla se déplacer via les toits pour rejoindre la zone d’agitation. Là, elle vit un grand baraquer donner des instructions. Attaqués ? Ils étaient attaqués ?

C’est à ce moment-là qu’elle reconnut l’Hokage à terre et en mauvais état. De ce qu’elle pouvait comprendre entre deux cris, c’était que l’Hokage venait d’être foudroyée. Sérieusement ? Était-elle si faible pour se faire avoir par un simple éclair ? Et qui était l’idiot qui…tch.

Ce n’était pas le moment, la situation était désavantageuse pour elle et … Elle chercha rapidement le Nanadaime. Elle se souvint alors l’avoir vu boire dès leur arrivée à ce fameux stand. Elle sauta du toit et s’y rendit avant de voir l’invraisemblable. Son supérieur était à terre, blessé et entouré de shinobis non identifiés.

Très vite, la jeune Kawaguchi se mit à charger contre la jeune femme penchée sur son supérieur et lui donna un premier coup au niveau du visage, avant d'en donner un second suffisamment puissant dans le dos pour l’écarter de ce dernier. Elle observa très rapidement l’état de ce dernier avant de se redresser en position défensive, un kunai à la main, le regard noir.


« Qu’est-ce que cela signifie ?! Konohajins ! Qu’avez-vous fait ?! »


Pourquoi Matsuno Kibō, était-il à terre ? Que s’était-il passé ?! Et comment allait-elle réussir à sortir de cette situation… ?



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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 16:19



Allongé face contre terre, Eichiro mobilisait toute sa concentration pour lutter contre les violents vertiges qui altéraient profondément son équilibre, sans parler de son esprit complètement perdu dans les vapeurs d’alcool qui le privaient de son bon sens. Après plusieurs grandes inspirations, le nukenin se releva et observa autour de lui, c’était toujours la panique et la situation semblait même empirer, une boule de feu traversait le ciel alors que tous hurlaient des ordres et annonçaient un état d’urgence. Le Yamanaka tituba à nouveau vers l’avant et il se rattrapa sur le premier mur à portée.

Tant bien que mal, le marionnettiste analysa la situation, un nouvel attroupement s’était formé tout proche du bar que venait de quitter le ninja, est-ce que quelqu’un était blessé ? Sans vraiment trop réfléchir (et vu son taux d’alcool dans le sang, réfléchir est un bien grand mot) Eichiro se rua dans le tas, pensant à protéger son bar et ses partenaires de boisson.

« Mécréééééééants !! » - hurla-t-il en postillonnant, se frayant un chemin à grands coups d’épaule.

Il découvrit alors un homme allongé sur le sol, Bibo si ses souvenirs étaient exacts, un des premiers hommes à l’avoir rejoint dans sa quête d’ivresse.

« Biboooo ! » – s’égosilla à nouveau le ninja de la Racine.

Une jeune femme semblait vouloir protéger la victime à terre, le Yamanaka s’approcha, deux parchemins d’invocation dans les mains, les pointant vers les personnes autour comme des armes,

« Qu’ez-qui-ze passe ici ??! » demanda le ninja à son tour.

Prêt à invoquer ses marionnettes et à combattre, Eichiro fixait tour à tour les personnes autour de lui, il reconnut alors la jeune femme qui l’avait arrêté à son retour dans le territoire Hi, il afficha un sourire étrange, avec toute cette panique autour de lui, il ne savait plus qui était un ennemi ou un allié et pour l’instant, l’homme à terre et son protecteur étaient des alliés en attente de renforts.
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 17:39

Je suis sur le toit en face du bar où boivent quelques célébrités - en train de lancer des feux d'artifices - quand tout se produit très vite.

Un éclair tombe au sol, dans la direction d'une place avoisinante. Je ne vois pas où il atterit.

Un éclair comme ça, sans nuage ? C'est illogique. J'ai comme un flashback, et je vois Rokubi dans ma tête. Souvenir de Kawa no kuni, le dernier endroit où quelque chose d'illogique et imprévisible était arrivé. Je serre les dents. D'un seul coup, je me retourne et dans un réflexe conditionné par des années de pratique, j'active avec mon index levé ma première défense.

*Byakugan.*

Mon doujoutsu s'active. Ma vision et ma perception s'élargit. Maintenant, Je VOIS. D'abord mon regard se pose sur quelqu'un au sol, une silhouette que je connais bien, Mizuki. Je me mords les lèvres de surprise. Cible de l'éclair ? Blessée gravement au torse. Acte terroriste, donc présence d'un terroriste. Y'a-t-il un aspect de son chakra en particulier qui nécessite intervention ? Ensuite, mon attention se porte autour, car je me dois de trouver le coupable, le responsable. Je VOIS. Tout autour de moi, des gens s'affairent, grouillent, crient, se débattent, s'énervent. Je VOIS. Du chakra. Des gens qui l'utilisent. Gao prend le commandement, j'entends sa voix qui tonne au-dessus du chaos, et ordonne que personne ne bouge et de fermer les portes du village. Sage décision. Cela sous-entend aussi qu'il n'a personnellement rien vu d'anormal.

Je l'écoute du mieux que je peux tout en continuant d'observer ce qu'il se passe. Je ne m'arrête pas là. Se camoufler visuellement, c'est facile comme bonjour. Trop de monde est présent, c'est enfantin de se fondre dans la foule. Se camoufler de son chakra, c'est plus difficile, mais pas impossible pour quelqu'un aux atouts sensoriels. Cela dit, la tâche est compliquée, il y a de multiples ninjas présents. Mais Konoha est aussi connu pour être un village de senseur. Il est fortement probable qu'un assassin le sâche, et qu'il dissimule volontairement son chakra. Par contre, sera-t-il aussi malin pour dissimuler d'autres aspects aspect de la sensorialité ?

Je compose d'autres mudras. Je rassemble mon chakra. Deux techniques de sensorialité suppémentaire. La première vient se greffer à mon Byakugan comme un filtre doré. Et c'est exactement ça, un filtre sur la lumière. Les rayonnements qui traversent cette membrane sont altérés. Le spectre visible devient moins précis, mais est allongé pour atteindre les infrarouges. Ma vision des couleurs devient de piètre qualitée, mais je gagne en contre-partie une vision thermique grossière. Couplée avec ma vision périphérique, j'ai une réplique du don des Samidare. Je ne suis malheureusement pas encore expert dans l'utilisation de cette technique - je ne manipule pas l'Hikariton depuis longtemps. Seulement quelques mois.

La seconde technique que je fais augmente mon ouïe. Je fais simplement circuler du chakra dans les méridiens de mes oreilles. Je peux mieux distinguer ce qu'on dit autour de moi, les bruits. Allié à ma vision périphérique, j'enregistre un maximum d'informations sur tout ce qu'il se passe proche de moi. Même des détails anodins, comme ce blond qui tombe au sol d'avoir trop bu ou Kibô qui parait troublé. J'entends surtout parfaitement Gao donner l'ordre aux Jonins spécialiser en traque de traquer.

Directement, je sais quel rôle m'incombe. La traque. La recherche. J'ai déjà commencé - c'est presque un second rôle après avoir passé des années dans les rangs de l'ANBU au sein de la division de renseignement. Mais cela me confirme dans mon rôle et dans mon évaluation de la sévérité de la situation actuelle. Je lui répond.

"Bien reçu, Gao."

Je me rends compte qu'il ne m'entend probablement pas là où il est, d'autant plus que je n'ai pas parlé fort. Effet sensoriel. Note à moi-même, ce n'est pas parce que je l'entends super bien qu'il peut entendre ma réponse de là où je suis. Je continue mon rôle d'observateur.

 Je VOIS Shizu qui s'élance à grande vitesse au loin. Je prends une note mentale des gens qui ont utilisés des techniques sans effet direct. Seuls les senseurs, les techniques de soin ou les boosts de vitesse sont logiques dans ce cas précis. Les techniques d'illusions, de sceaux, de ninjutsu ou de camouflages... sont particulièrement suspectes.

 Je n'ai pas besoin de bouger mon regard pour scanner la place, ma vision périphérique me suffit. Sur plusieurs dizaines de mètres, très peu peut m'échapper. Mon regard téléscopique se met à regarder les alentours. Une attaque si précise... Je n'ai que deux options dans ma tête. Soit quelqu'un a placé un "traceur", de quoi frapper à distance et de manière précise - et tromper la vigilance de Mizuki, possible mais difficile - soit... ce quelqu'un était tout proche, camouflé, pour exécuter cette technique. Et est probablement encore dans les environs. Je trace du regard là d'où vient la foudre. Est-ce que je peux apercevoir une trace résiduelle de chakra que je peux traquer ?

J'aperçois rapidement Satochi qui arrive à ma hauteur. Faut dire, je n'ai pas essayé d'être discret dans ma démarche sur le toit d'un immeuble. Il m'informe de la situation et de mon rôle. Je fais un sourire triste avant de simplement acquiescer.

"Je suis déjà occupé à vérifier la zone de tout mouvement ou camouflage suspect. Ou si je peux voir d'où vient l'attaque. Je t'informe si je trouve quelque chose dans la zone proche sinon il faudra bouger et traquer ailleurs."

Le fait de l'avoir à mes côtés me rassure. Si je vois quelque chose de louche, j'aurais quelqu'un de puissant à mes côtés pour intervenir. Satochi est une armée à lui tout seul. Je me contenterai d'être une tour de contrôle.

Mais je ne laisserai pas la tragédie de Kawa se réitérer ici.


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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 19:58



« Un vrai plaisir de vous rencontrer ce soir, messieurs ». En quoi cette phrase a-t-elle le moindre impact, physique ou psychologique ?! C’est pourtant quelques mots des plus anodins et des moins offensifs qu’il puisse y avoir, non ?!
Pourtant, cela n’a pas empêché les éléments de se déchaîner en une fraction de secondes ! Malgré le brouhaha de la foule, l’activité et les excès de boisson à droite et à gauche, rien ne put surpasser le fracas d’un éclair qui vint pétrifier la fête ; avant de la tourner en plein chaos. Rapidement, des cris dans tous les sens, des alertes, de simples passants qui se transforment en Ninjas d’élite, tout cela au milieu d’une foule qui se laisse facilement prendre par la panique. Bref, tout fout le camp. On se retrouve pour la Grande Fête de l’Hiver !

Réagissant à ce qu’il y a de plus proche, Hiyori oublie bien vite ses partenaires de trinque – d’autant que Satochi Rakuzan a bondi comme un kangourou ! – et se focalise sur le Kazekage qui vient de faire une chute magistrale à ses côtés. Quittant son siège, et mettant de côté son verre, il reste silencieux et observe avant toute chose les réactions de chacun. La jeune femme qui s’intéressait quelques minutes plus tôt aux jeux de canne à pêche se jette en avant pour venir en aide au blessé, pendant que d’autres intervenants semblent pris de panique, voire même de colère. Le Balafré préfère calmer le jeu aussi rapidement que possible.
Il commence par s’impliquer dans l’action.

» Je m’en charge. Une serviette épaisse, s’il vous plaît !

L’homme s’agenouille, et accepte le morceau de yukata que la jeune kunoichi lui tend, tout en demandant au Chef du lieu quelque chose de plus épais. Il applique délicatement le tissu à l’arrière du crâne, afin de limiter l’effusion de sang. Dans le même temps, il lève les yeux vers ceux qui les entourent ; et plus particulièrement sur la jeune Sunajin, qu’il identifie à son bandeau sans savoir qu’il s’agit de Yuna, membre du clan Kawaguchi.

» On reste calme, s’il vous plaît ! Si Konoha voulait tenter quelque chose contre Kibô, étant donné son historique et leur passé commun, le faire au beau milieu d’une fête serait le pire choix possible. On a d’autres problèmes. Vous, je vous prie – son regard s’est cette fois tourné vers le Hyûga – la foule est en panique générale et cela risque de créer des accidents importants … .

L’homme, tout en maintenant une main sous la tête du Kazekage, fait un signe du Tigre de l’autre. La terre s’agite et tremble doucement, pour qu’en émerge un golem de pierre prenant son apparence.

» Je suis prêt à vous assister pour encadrer la population locale. Mais il va clairement falloir plus de monde si on veut pouvoir calmer la foule et déplacer les blessés rapidement vers le centre de soin le plus proche … .

Le ton est calme et posé. Ce n’était pas son intention en venant à cette fête exceptionnelle et ouverte à tous, mais le Jisetsu est déterminé à agir efficacement et rapidement pour un « retour à la normale ». Avec son clone, il est prêt à aider Ryokai si ce dernier veut se lancer dans cette mission. Mais il ne pourra pas être seul dans cette entreprise.
Son regard revient sur la jeune Sunajin … et son alcoolique de voisin.

» Ha oui, et … il va sans doute devoir gérer « ça » … . Il faut à tout prix limiter les dégâts, et identifier clairement ce qu’il vient de se passer. Tout porte à croire que le principal évènement ne se joue pas ici … . Vous permettez ?

En s’adressant à la kunoichi médecin, il espère pouvoir intervenir sans déranger la pratique des premiers soins. Il s’est penché pour observer le regard de l’Ombre du Sable : pupilles blanches, mais sa vie n’est apparemment pas en danger. Il faut tenter une autre approche. D’ordinaire, le Ninja tente d’en révéler le moins possible sur son identité. Mais cette fois, il n’a pas vraiment le choix.
Se mordant le pouce, il plaque au sol sa paume au pouce perlé de sang. Un petit nuage de fumée fait apparaître une drôle de créature, aux yeux exorbités et à la peau verte.

Ora, Boss !
» Leone, regarde ce qu’il y a chez lui … .
Okay, Boss !!
– le caméléon grimpe sur le corps encore inerte de Kibo, et fait bouger ses pupilles en rond de façon absolument grotesque et repoussante – Ya un lézard, Boss ! L’est pas mort, mais pas conscient ! L’est vivant, mais son chakra part en vrille, Boss !

Une confirmation, et au moins une bonne nouvelle. Mais est-ce que cela résout la clé du mystère ?


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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Jeu 13 Juil 2017 - 21:10

Hiromasa s'était précédemment rapproché de l'Hokage. Voyant qu'elle ne l'avait pas entendu et qu'elle s'en allait dans une autre direction, il avait décidé de la suivre au beau milieu de la foule. Tandis que celle-ci augmentait considérablement, le jeune Hyûga avait décidé d'activer son Byakugan afin de mieux cerner l'individu. Il contournait chaque personne faisant face à lui. Plusieurs marchands l'abordaient et lui proposaient diverses offres de ventes, qu'il refusait.

< Hé, gamin, c'est pour ta copine, ce magnifique bouquet que tu tiens ? >

C'était une jolie jeune fille d'un peu plus de vingt ans qui lui demandait cela. Ses cheveux étaient bouclés et blonds et elle ne possédait aucune imperfection physique visible. On pouvait voir un rouge à lèvre d'un rouge scintillant sur ses lèvres, et son nez était plutôt fin. De même, elle avait de jolies yeux de couleur bleu. Le jeune homme, visiblement assez gêné par cela, ne répondait que d'une courte phrase.

< Euh.. hmp'f.. désolé, mais je suis pressé. >

Il s'en allait à toute allure en lui faisant signe de la main droite avant de reprendre son attention sur l'Hokage par le biais de son Byakugan. Il se demandait si elle allait enfin pouvoir l'entendre : il voulait juste parler à la personne la plus influente du village, ni plus ni moins. Observant les personnes qui l'accompagnaient, il pouvait voir que cette fois, il n'y avait que très peu de sécurité. C'était l'occasion idéale pour lui de pouvoir enfin commencer la discussion, mais il devait déjà passer la gigantesque foule. Tant pis pour eux. Il bousculait les individus devant lui tout en s'excusant poliment afin de se frayer un chemin bien meilleur. Il n'était plus qu'à quelques mètres d'elle. Alors qu'il atteignait enfin la destination tant attendue, il pouvait apercevoir un éclair le frôler, se plantant en plein sur le torse de l'Hokage. Il était ébahi devant la vitesse de l'attaque, ainsi que choqué. Déposant le bouquet de fleurs sur le côté, il avait pu apercevoir par où l'attaque venait. Il se rapprochait d'abord devant le corps inerte de l'individu, tandis que les premiers secours arrivaient.

Alors qu'il levait la tête, il pouvait appercevoir Bankichi. Il éxécutait plusieurs bonds afin de le rejoindre sur le toit, avant de s'exclamer :

< Bankichi-sama ! J'ai tout vu, l'attaque venait de là-bas ! >


De sa main droite, il montrait une petite ruelle sombre qui s'enfonçait dans les recoins les plus perdus du village. Il essayait de calmer son calme, et résuma quelque peu la situation à son confrère Hyûga. Maintenant que le lieu de provenance de l'attaque était connu, il ne fallait pas s'éterniser.
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Ven 14 Juil 2017 - 3:38

    Hayashi Kihran sembla s’en sortir de sa petite malédiction sans grande difficulté. Cependant, Kibõ fut bien pris au piège, Yusei en attente d’observation et Mizuki dans une situation à l’état de possibilité à la façon du chat de Schrödinger. Vraiment dommage pour ce cher médecin qui n’assassinat donc point l’Hokage avec l’âme de Kibõ prisonnier dedans. Juste un petit effort encore. A peine quelques signes des mains…

    Mais Rakuzan Satochi vint faire son rabat-joie sans aucune raison apparente. Ou plutôt, les Satochis. Un clone ? Ou bien deux ? Deux, selon ses propres propos. Et pourquoi venait-il l’importuner ? Rien de probant, à part si l’on connait le véritable comportement du Yamanaka. Mais ses faits disaient tout autre chose : il n’avait agi à l’encontre de ses camarades que lors d’une compétition, un examen les forçant à se confronter et qui ne sollicitait aucunement l’esprit d’équipe. Lors de ses missions pour Konoha ? Il revint plusieurs fois à l’hôpital et avait donné un œil pour le village. Avait-il déjà cherché à se débarrasser d’un Konohajin dans le seul but de se distraire ? Jamais. Et il accomplissait pratiquement toujours ses missions avec brio, sauf cette fois avec Rokubi et son rituel étrange qui ravagea toute une ville. Mais la coupable était une Kawaguchi de Suna, non l’homme masqué.

    Alors, quant à la raison pour laquelle Satochi avait dû venir s’assurer que tout allait bien ici plutôt que de traquer le coupable, la raison était toute trouvée :

    « Parce que vous avez beau prôner la Volonté du Feu, vous venez prouver sciemment que vous ne faites vous-mêmes pas confiance à vos hommes, ou anciens hommes.
    Pourtant, vous semblez certain que je ne sois pas l’auteur de ce crime. Soit je suis coupable, soit je suis innocent, mais pas entre les deux. Arrêtez-moi ou laissez-moi faire mon travail je vous prie. A moins que vous ayez des preuves d’un quelconque forfait de ma part ? »


    Si seulement Mizuki pouvait prendre la parole à côté dans son nouveau corps bien frais histoire de lui montrer l’importance de ma personne et la bêtise de sa surveillance… Des preuves ? Avoir formé des mudras ? Comme la grande majorité des personnes présentes dans les environs : que ce soit pour une technique de détection ou pour autre chose, comme Yôgan Yusei avec son mur cloisonnant l’Hokage de la foule. L’utilisation de Genjutsu ? Comme tout Yamanaka présent qui souhaitent lire l’esprit des gens pour trouver le potentiel meurtrier. Kibõ qui s’est effondré ? Comme un autre Yamanaka qui n’eut aucun mal à tomber tout seul, comme d’autres à cause de l’alcool, et d’autres à cause des bousculades.

    Des preuves contre Shigo ? Strictement aucune. Le Yamanaka hésita à éliminer les deux clones malgré tout, prenant la casquette du Konohajin dévoué à sa tâche envers et contre tout, car il se savait à l’abri de tout procès, ses exactions étant bien noyées dans la foule et la multitude de techniques et de chakra utilisés. Mais il garda cette carte sous la main, préférant prendre quelqu’un d’autre à témoin avant d’aller plus loin, car il n’était pas certain d’avoir une Mizuki consciente pour épauler son innocence ensuite.

    « Comme vous venez si bien de le dire, vous êtes Amekage. Vous ne représentez pas l’autorité ici, et mon devoir va avant tout à Konoha. Continuez ainsi, et vous aurez le sang de votre Hokage sur les mains. Ne venez-vous pas de dire avoir besoin d’un Yamanaka ?
    Senritsu Gao ? Vous êtes le bras droit de l’Hokage, et en son « absence », c’est votre parole qui fait loi ici. Je m’appelle Yamanaka Shigo, Chûnin de la Feuille. Permettez que je sois votre télépathe. Je peux préserver l’esprit d’Aburame Mizuki, à défaut de son corps, ou dans le cas où les Dieux en décideront autrement, je peux au moins percer ses pensées afin de chercher des informations sur notre assassin.
    Ou, si vous partagez les mêmes doutes ridicules que l’Amekage, permettez que je me retire pour que vous puissiez utiliser tous vos moyens à la recherche du meurtrier au lieu de « baby-sitter » l’un de vos propres hommes. Mais ne salissez pas mes mains de son sang s’il sera trop tard pour agir.
    Votre décision, bras droit de l’Hokage ? »


    Belle preuve d’esprit d’équipe de l’ancien chef de l’ANBU. Ils prêchent la volonté du Feu et empêchent les gens d’en démontrer la foi lorsque l’occasion se présente. Et combien à parier que l’Amekage s’en sortirait sans aucune remontrance si Shigo se serait contenté d’obéir sans broncher et que finalement Mizuki aurait péri ? Les hauts de la société se croient tout permis, comme d’accoutumé. Hélas, le Yamanaka ne se trouvait qu’au milieu de la pyramide. Mais heureusement, il y a toujours quelqu’un au-dessus de soi dans cette fameuse pyramide. Ici : Gao. Quelle priorité ? Des doutes sans preuve de l’Amekage ou la survie de l’Hokage ainsi que la traque de son agresseur ? Tout en sachant, dans le cas du Senritsu tout du moins, que l’Amekage est à l’origine de la fin du monde qui devrait avoir lieu dans quelques saisons à peine…

    Spoiler:
     
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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Ven 14 Juil 2017 - 12:51


Cette situation était particulièrement agaçante pour le Rakuzan. Il aurait cent fois préféré se concentrer et coller une raclée à l'enfoiré qui avait osé attaquer l'Hachidaime. Mais au lieu de cela, il se retrouvait scindé en deux, ou trois à l’occurrence afin de gérer une situation bien suspecte près du lieu où Mizuki avait été attaqué et s'était effondrée.
La présence de Shigo catalysait à elle seule la suspicion de Rakuzan vis-à-vis de cette scène. Avait-il raison ? Avait-il tort, il en avait strictement rien à faire. Le Yamanaka était en présence d'allié et c'est particulièrement ce qui inquiétait le Rakuzan.

Grâce à l'efficacité des forces Konohajins les rues bondées avaient peu à peu perdu de leur flux et avait laissé place à une rue presque déserte où seule une poignée de shinobi était encore présente.
Kibo avait été pris en charge et Hiyori l'Iwajin se trouvait à ses côtés et essayait de rassurer une Sunajin perturbée par cette situation.
Voilà, l'image parfaite de ce que Satochi voulait à tout prix éviter en ces temps où les alliances entre les villages étaient d'une importance capitale.
La mort de Kibo ici, serait très mal prise non seulement par Suna, mais également par les reste du Yuukan et l'humanité pourrait très bien en pâtir. Si Shigo était derrière tout cela, cela devait cesser.
Enfin... Il se décida à répondre à cette question qui en réalité n'attendait aucune réponse...
Il prouvait tout simplement à Satochi qu'encore une fois, il essayait t'utiliser les mots pour se sortir de la merde dans laquelle il s'était foutue.

- Hélas pour toi, je pense que rien n'est tout blanc ou tout noir... Surtout pour quelqu'un qui porte un masque.

Des preuves ? Il en avait actuellement aucune, mise à part son instinct et ce qu'il savait au sujet du genre de personne qu'était Shigo.
"Vous semblez certain que je ne sois pas l'auteur de ce crime" avait-il dit ? Mais de quel crime voulait-il parler ? De l'attaque de l'Hokage ? Ou bien de l'attitude soudainement étrange de Yusei et de Kibo qui s'écroule subitement sans raison apparente ?

D'ailleurs, en parlant de ça, Hiyori avait fait preuve de collaboration et avait invoqué un petit caméléon qui avait analysait le corps de Kibo. Résultat ? : il n'était pas mort, mais pas conscient, vivant, mais son chakra partait en vrille. Bingo ! Au moins une chose était pratiquement certaine, Kibo était sous l'influence d'un Genjutsu.

Cependant, Satochi devait faire face à une autre intrigue. Le Yamanaka essayant comme il le pouvait de s'extirper de cette mauvaise position. Et encore une fois ? Les mots et encore les mots... Mais cette fois-ci, c'était des mots visant à discréditer le Rakuzan. Sérieusement ? Osait-il vraiment remettre en doute l'autorité de l'Amekage à Konoha ? Il avait peut-être oublié qu'avant d'être Konoha, Ame et Nami, les trois nations formaient l'Autorité du Feu et qu'en tant que t'elle, l'Amekage restait au-dessus d'un Chûnin qu'importe le village où ce dernier était affecté.
Et ce fut vers Gao que le Yamanaka chercha une porte de sortie. Préserver l'esprit de Mizuki à défaut de son corps ? Pourquoi ne pas faire confiance à Kihran qui était un excellent médecin pour sauver les deux ? De plus, quelque chose clochait... Comment transférer l'esprit de quelqu'un d'inconscient ? Comment interroger ce dernier si ce dernier ne répondait déjà plus ? Et surtout qu'est-ce qui pourrait arriver à l'esprit si le corps mourait ? On laisserait Mizuki dans le corps d'une civile choisit au hasard ? Ce n'était pas la solution et l'Hokage elle-même ne cautionnerait probablement pas qu'une vie soit sacrifiée pour la sienne.

- Gao-san est certes le Bras-Droit du Hokage et possède plus d'autorité que moi ici, je te le concède... Mais il sait également qu'en tant qu'ancien Chef de l'ANBU, je suis plus que bien placé pour connaître mes hommes répondit le Rakuzan d'un ton calme est posé.Tu es un homme d'action, tu réussis souvent les missions que l'on te donne, c'est un fait. Mais tu es surtout un solitaire, et c'est lorsque tu es entouré d'allié que tu deviens un danger pour eux. Le parfait assassin en quelques sortes. Voyez, Satochi était capable de reconnaître la valeur de son ancien ANBU, et c'était ce point qui confortait Satochi dans l'idée que le Yamanaka n'avait pas sa place à ce moment précis dans cette ruelle.
Et c'est parce qu'aujourd'hui, les enjeux sont bien plus importants que le fait de simplement trouver celui qui à oser, nous attaquer ou nous trahir que je ne peux te laisser ou recommander à Gao-san de te laisser agir librement ici.

Parce qu'il savait que si Shigo avait l'opportunité de tirer avantage d'un évènement garantissant un peu plus la survie, il le ferait.

- De ce fait, je ne demande pas grand chose... Est-ce que quelqu'un est capable d'utiliser un Kai sur le Nanadaime ? demanda-t-il au peu de personne encore présentes sur les lieux. Et... Dit-il en regardant avec sincérité le Senritsu. Pouvez-vous faire la même chose sur le Shodaime Namikage s'il vous plaît ?

Voir Shigo essayer par tout les moyens possibles de s'attirer les faveurs de Gao avait convaincu le Rakuzan de forcer les preuves à se manifester d'elles-mêmes.
Si Kibo et Yusei avaient été plongés dans des Genjutsu, alors s'ils étaient en mesure de raconter leurs expériences respectives, alors peut-être que les preuves tomberaient enfin. Shigo serait peut-être innocenté ou rendu coupable. Satochi perdrait peut-être la face. Mais une de plus ou une de moins n'était pas vraiment un souci pour lui.

- Quant au corps de l'Hokage... Que diriez-vous de laisser à Kihran le temps de le réparer et d'attendre de constater des signes de vie avant de tenter un transfert d'esprit ou une fouille psychique qui pourrait s'avérer éprouvante voir impossible pour une personne inconsciente ?

Gao aurait le dernier mot et si ce dernier était prêt à prendre le risque de voir le Nanadaime Kazekage victime d'une attaque au Genjutsu évidente, le Namikage agir bizarrement et le Médecin en charge des soins placés sous Genjutsu sans essayer d'envisager toutes les possibilités alors oui, sans doute que Satochi n'avait pas sa place ici. Mais pour l'heure, Shigo restait sous la surveillance attentive de ce dernier et il était absolument impensable qu'il puisse espérer recevoir ne serait-ce qu'un centième de seconde de répit pour pouvoir agir sans éveiller les foudres de l'Amekage.

Pendant ce temps-là, le vrai Satochi avait rejoint Bankichi est restait à ses côtés attendant que le Hyûga l'informe d'une direction à prendre ou d'un changement de secteur à effectuer.


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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Ven 14 Juil 2017 - 15:37


Il avait suffit d'une seconde pour que tout bascule. Pour que la panique s'engouffre dans les rues du village avec une rapidité sans nom. Pour que les visages radieux, profitant pleinement de la fête, basculent dans la panique et le désespoir.

Regardant tout autour de moi sitôt les éclairs s'étaient abattus, je cherchai le point d'impact de cette folie, mettant Yell de côté pour laisser place à la kunoichi. Kihran et moi prenions rapidement de la hauteur comme bons nombres de nos semblables pour éviter les bousculades et mieux observer l'horizon.

Mon premier réflexe fut de vouloir mettre Asahi en lieu sûr et Kihran eut évidemment la même pensée, créant des clones pour emmener notre fils au quartier et prévenir les Hayashi.
Chacun se mettait à son poste, écoutant les consignes des plus hauts gradés pour savoir comment se rendre utile. Je m'apprêtais à en faire autant tandis que nous rapprochions de l'attroupement, jusqu'à ce que Satochi me barre la route comme pour m'empêcher de progresser davantage, me demandant de mettre Asahi à l'abri, chose qui était déjà faite.
Les sourcils froncés face au comportement de mon ancien chef ANBU, j'entendis alors Kihran hurler le nom de Mizuki, me faisant manquer un battement tout en me rapprochant davantage...

C'est alors que mes yeux s'écarquillèrent avec horreur devant la vision de ma sensei et Kage au sol, baignant dans une large flaque de sang. Je chancelai, presque à tomber, en sentant la panique m'envahir tandis que Yusei-sama créa un rempart autour de nous pour empêcher les curieux de s'avancer pendant que Kihran tentait de la sauver.
Non... Elle ne pouvait pas nous abandonner...

J'eus un instant de flottement avant de me ressaisir. On comptait sur moi ailleurs, les civils devaient être mis en lieux sûrs et le coupable devait être retrouvé : ce n'était pas le moment de céder à la panique.
Les bandeaux Konohajins de ceux qui les portaient se mirent à luire, et le dôme de ronces recouvrant l’entièreté du village se déploya, signe que l'alerte avait été donnée. Il ne m'en fallut pas plus pour retrouver mon sang froid et vouloir me rendre utile, jusqu'à ce que l'un des clones de Kihran appelle le bras droit de la Hokage. J'observai alors mon Hayashi qui semblait lutter contre lui même, me faisant me précipiter sur lui sous l'inquiétude. Me baissant, je posais une main dans son dos tout en le détaillant avec insistance.

« Kihran, ça va ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

Il parvint à reprendre ses esprits et à parler d'un genjutsu, montant d'un cran supplémentaire ma méfiance. La menace rôdait toujours...

Dans le même temps, le Yôgan semblait aussi confus, cherchant à s'en prendre à quiconque s'approchait de lui comme s'il ne nous reconnaissait plus. J'en concluais rapidement qu'il devait aussi être plongé dans une illusion après ce qui venait d'arriver à Kihran si bien que je m'approchai de lui en tâchant d'éviter ces attaques.

« Yusei-sama, calmez vous ! Ce n'est qu'une illusion ! »

Peut-être qu'il en avait conscience mais qu'il n'arrivait pas à en sortir...
Il fallait que je perturbe son chakra pour essayer de le faire revenir parmi nous. Mais c'était sans compter sur le tempérament de feu du Yôgan... Certaines personnes autour se joignirent à moi, esquivant et interceptant les tentatives du Yôgan déchaîné pendant quelques temps jusqu'à ce que je finisse par réussir à me retrouver dans son dos en boostant ma vitesse par le biais d'une vague suiton et y posai ma main pour y injecter une grosse dose de chakra pour brouiller le genjutsu, espérant que cela serait suffisant.

« Yusei-sama... Comment vous sentez vous ? »

Je me méfiais de sa réaction. Il m'avait sauvé la vie dans l'estomac de Rokubi, entre autre, c'était à moi de l'aider à mon tour.

« Reprenez vous ! C'est le chaos ! »

Peut-être que cela suffirait à le sortir de sa torpeur. Quoi qu'il en soit, je vis Shizu arriver avec des médecins ainsi qu'un brancard pour permettre à Mizuki d'être déplacée jusqu'à l'hôpital pour ses soins intensifs. Je laissais donc le Yôgan aux bons soins des personnes présentes après m'être assurée qu'il allait bien pour revenir vers Kihran, l'accompagnant avec le groupe vers l'hôpital pour assurer la protection des médecins ne cessant d'officier pour sauver Mizuki.

« Est-ce qu'elle est... ? »

Demandai-je à Kihran tout en avançant.
Je ne voulais probablement pas connaître la réponse...

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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Ven 14 Juil 2017 - 19:51




Finalement, j’avais bien fait de l’emmener avec moi. J’aurais pu tout aussi bien utiliser mon Byakugan ou encore mes capacités sensorielles pour retrouver sa trace, mais ce serait beaucoup moins amusant pour le coup. C’était aussi l’occasion pour lui d’entretenir ses capacités. Son frère avait accepté de le garder pendant que nous dansions tous les deux. Cela me rappelle tellement de vieux souvenirs du pays des vagues alors que je revenais d’une mission. Les choses avaient tellement évolué depuis, nous étions mariés et nous attendions un enfant ensemble. Après les événements tragiques des derniers mois, nous avions enfin l’occasion de nous détendre un peu. Cependant, cet instant de calme et de répit n’avait pas duré très longtemps. Quelque chose de terrible venait de se produire !


Nous étions victimes d’une attaque. Le ou les responsables étaient encore inconnues, mais avec tous ces shinobis venus d'autres villages dans les parages, les suspects étaient assez nombreux. Cela dit, vu qu’ils avaient tous subi un interrogatoire avant de pouvoir circuler librement, le ou les coupables n’étaient peut-être pas parmi eux. Je l’espère en tout cas, car avec la menace des Biju, nous n’avions pas besoin d’une guerre à nos portes. Les Jonins spécialisés en sensorielle étaient réquisitionné pour essayer de trouver le coupable, étant membre du clan Hyûga et Jonin, il était de ma responsabilité de participer à cette recherche. Je n’avais pas envie de laisser seule mon épouse avec cette menace d’attaque, mais nous étions tous les deux shinobis. Nous avions nos responsabilités avant nos sentiments.


- Sois prudente !


Avant d’activer mes pupilles, j’avais besoin d’une meilleure position. Le sommet de ce bâtiment était excellent pour un plus large champ de vision. Mes Byakugan étaient à la recherche du moindre indice, de la moindre trace suspecte. C’est à cet instant que je découvris que la victime n’était autre que Mizuki-Sensei. La situation était bien plus grave que prévue. Elle était encore en vie, mais quelque chose clochait avec son chakra. Il y avait déjà suffisamment de personne avec elle, la rejoindre serait donc inutile. Continuant mes recherches, je découvris que cette fois-ci, c’était Leika qui était attaqué. Ma sensei et maintenant, mon épouse ? Il ne s’était pas passé une seconde que déjà, mon corps avait réagi instinctivement. Je me déplaçais sur place à toute vitesse, oubliant tout le reste. Sur place, j’interceptai l’attaque dont elle était victime et encaissa les dégâts sur mon avant-bras. Ma peau s’étant endurcis avec mon affinité de la pierre. Je me plaçais ensuite devant elle, pupilles actives et en positions de combat, prêt à la défendre ou me défendre au besoin.


- Ça va ? Tu n’as rien ? Qu’est-ce qu’il se passe ici ?


Au sol, je pouvais apercevoir le corps inconscient du Kazekage. Enfin du précédent plutôt. Lui aussi avec sa circulation de chakra perturbé comme Mizuki-sensei.


- Votre assistance ? Pardonnez-moi si j’ai quelque réticence à l’accepter. Notre village est victime d’une attaque et notre Hokage a été pris pour cible. C’est alors que je découvre qu’une Sunajin use de la violence contre une autre personne qui m’est chère. Vous comprendrez alors ma méfiance…


Ce n’est pas que je n’en voulais pas, je suis un adepte de la diplomatie après tout, mais difficile de faire confiance quand on ne connaît même pas l’identité de la menace. Lorsqu’il invoqua sa créature via certainement un pacte. Je n’étais guère plus rassuré. Cependant, le caméléon confirma ce que j’avais pu apercevoir sur le corps du kage des sables.


- Je confirme les dires de votre invocation, les flux de chakra du Kazekage sont bel et bien perturbés. En plus de ses blessures, il doit être victime d’un Genjutsu.


Nous pouvions facilement le libérer de cette illusion, mais vu la situation…



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Message(#) Sujet: Re: La fête de l'été [Konoha & autres] Ven 14 Juil 2017 - 20:33

Le chaos était total, mais que pouvais-je faire à mon petit niveau ? Me consacrer sur ce que j'étais déjà en train de faire. Le kazekage n'était pas dans son état normal. Quelque chose n'allait pas et je n'avais pas les capacités d'un eisenin pour le guérir immédiatement. Il nous fallait le conduire immédiatement à l'hôpital. Du moins, c'est la solution que je trouvais la plus adaptée. J'étais penchée sur le corps du nanadaime, une vision étriquée des choses qui ne me permit pas de percevoir l'attaque venant vers moi. Je reçus la charge de plein fouet et je sentis mon visage partir en arrière et retomber lourdement sur le sol. Un craquement de mon propre crâne se produisit et la douleur fut intense. Ma vision se troubla légèrement et je pus apercevoir la silhouette de Ryo devant moi. Que c'était-il passé. Il me fallut plusieurs secondes pour retrouver mes esprits et me redresser en me tenant la tête. Certes, ce n'était pas un coup très violent en terme de puissances, mais je n'avais fait aucun geste pour l'anticiper ou autre tant j'étais absorbé par la tâche sur laquelle j'étais concentrée. J'avais subi l'attaque de plein fouet et je me sentais déboussolé, nauséeuse. Je me roulais sur le côté pour me redresser, mais je sentais mes bras tremblaient sous l'effort.

Finalement, je finissais par observer le spectacle qui se déroulait devant moi en même temps que je retrouvais le reste de mon esprit. Ryokai en position d'attaque et une Sunajin dans une position assez similaire. Je clignais des paupières avant de poser ma main sur ma tempe :

"Ça … Ça va…"

Ou presque. Mais il y avait plus important non. Je me déplaçais une nouvelle fois jusqu'au corps de Kibo ou un Iwajin avait semble-t-il suivi mes instructions en stoppant l'afflux de sang de la blessure de ce dernier. Je penchais une nouvelle fois sur lui et je posais alors mes mains sur son cou :

"Maintenez-la !" Ordonnais-je au shinobi d'Iwa alors que déjà, de l'écorce d'arbre sortait de mes mains et s'enroulait autour du cou du chasseur de Chimère. J'étais en train de former une minerve naturelle pour maintenir ses cervicales en place. J'enroulais également le haut de son crâne et les mains du shinobi de la terre, tout en lui demandant :

"Lâchez la serviette et retirez doucement vos mains, je vais maintenir le pansement en place avec mon bois !"

Je ne tenais même pas compte de l'agitation qu'il y avait autour de moi, n'y même de ce qui se passait. Je ne m'étais même pas rendu compte que du sang coulait légèrement de ma tête à l'endroit où j'avais moi aussi percuté le sol. Ce n'était pas très grave pour l'instant. Kibo m'informa alors de la nature des mots du Kazekage et là, je pouvais faire quelque chose. Je formais un mudra et relâchais une impulsion de chakra dans l'ensemble de son corps afin de le sortir de l'illusion dans laquelle il se trouvait. Je plaquais alors ma main sur son épaule pour le maîtriser ou cas où il essayerait de bouger en sortant de l'illusion :

"Matsuno Sama surtout ne bougez pas ! Vous vous êtes blessés à la tête en tombant ! On va vous conduire à l'hôpital !"

Mon regard se posa alors sur Hiyori et sur la créature qu'il avait fait apparaître.

HRP:
 
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La fête de l'été [Konoha & autres]

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