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 Liberté [terminé]

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Liberté [terminé] Mar 1 Aoû 2017 - 17:35


*CLUNK...tktktkt...

CLUNK...tktktk

CLUNK...tktktk*



Debout, une jambe repliée sur elle-même, la pointe de la semelle de ma botte bien accotée sur le mur, je regardais les experts de notre groupe qui forçait l'accès condamné aux sous-terrains dans lesquels nous nous trouvions. La porte, faite de fer et probablement aussi épaisse qu'un encyclopédie, avait commencée à rouillée depuis toutes ces années. La poignée en forme de roue, qui devait habituellement activer les mécanisme d'ouverture lorsqu'on la tournait, était fichue par cette cochonnerie brune-orange qui s'y était accumulée depuis trois décennies...mais nous étions ceux qui l'avions inventés...et nous savions comment la rouvrir.

À quelques mètres de moi, l'un des cadets de la formation me regardait, n'osant pas trop s'approcher...vu les histoires que l'on racontait sur mon cas. Il était nerveux, cela paraissait. Il gardait les mains dans les poches, regardaient tantôt devant, tantôt derrière lui puis, posait discrètement son regard sur moi de temps à autres, ne sachant pas trop si je le regardais ou non. Lorsqu'il pensait que je le faisais, il détournait rapidement le regard,
continuant de faire la girouette et de soupirer longuement. Cela lui prit au moins un bon dix minutes avant d'enfin se lancer, trop peu sur de lui...tentant simplement de trancher le silence malaisant qui s'était installé malgré le bruit des travailleurs.


-Adolescent
Dites? Vous avez déjà vu ce qu'il y a de l'autre côté? J'veux dire...vous avez déjà été depuis...l'explosion? Êtes-vous un Rapace?

Mais je ne répondis pas. Décidément, il se fiait à mon masque afin d'en venir à la conclusion que je vivais déjà à l'époque de notre défaite face aux impériaux. La vérité, c'est que j'étais, comme lui, né entre ces murs. J'avais grandis, comme lui, en ne voyant jamais le soleil, les arbres...les plantes...les rivières. Tout ce que je connaissais était métal, grilles de fer, tuyaux et conduites de gaz. J'aurais facilement pu faire partie des Rapaces,
notre unité de récupération qui sortaient la nuit tombée en utilisant les anciens conduits d'aérations de l'usine...j'en avais les talents. Mais je ne préférais pas. Je ne sais pour quelle raison, mais je me permettais d'attendre "le bon moment avant de sortir". Et il était aujourd'hui arrivé.

Essuyant un nouveau soupir de la part du gamin, accompagné cette fois-ci d'un petit grognement d'insatisfaction, suivit d'un simple "Vous êtes nul les gars" dans une moue boudeuse, je tournai brusquement la tête vers la porte après qu'un son bien particulier venait de s'en dégager. La poussière sur le sol vola en notre direction, poussée par quelque chose que l'on avait jamais ressentit encore pour la plupart d'entre nous; Un courant d'air...un vrai! Les gars se regardèrent, la joie lisible dans leurs yeux et l'excitation apparente dans leurs mouvements. Ils s'empressèrent de commencer à tourner la roue au centre de la porte blindée, qui crissa d'un cri aiguë et insupportable d'abord, puis se déroula pratiquement d'elle même jusqu'à ce que l'on entende un grand "BANG", signalant qu'elle en était arrivé à la fin de son mécanisme.

Ne pouvant contenir mon excitation à mon tour, je repoussai le gamin contre le mur, de la tête de mon bâton de marche fait de cylindre de fer et de plaques d'aciers. Comme sous le choque, trop obnubilé pour résister, il se laissa pousser hors de mon chemin alors que je m'approchais de la porte encore fermé. Soudainement, l'impatience des mécaniciens s'était transformée en confusion, en paralysie même. Ils se regardaient, comme incertain de vouloir ouvrir la porte finalement. Incertains de ce qu'ils y trouveraient de l'autre côté. Était-ce le jour? Était-ce la nuit? Nous le savions...c'était le début de soirée. Mais c'est comme si nous n'en étions plus sur, comme si notre cervelle ne voulait plus croire en ce qui se passait. Nous nous regardâmes, tous sans exception...comme si nous recherchions l'approbation du groupe en entier avant de continuer. Puis, posant la main sur la porte de fer, je retournai mon regard vers le Doyen des Sabakyô, qui était resté plus loin à l'arrière.
Ses yeux étaient ronds, comme impatient de voir ce qu'il n'avait pas vu depuis tant d'année...mais l'on pouvait aussi y lire la peur. Peur du changement peut-être. De l'inconnu...de ce que le monde avait bien pu devenir sans nous...ou à cause de nous même.

HmHmHm...mais je n'allais pas faire durer le suspens plus longtemps. Doucement, appuyant tout mon poids sur la lourde porte afin de la pousser vers l'extérieur, je fis apparaître le premier rayon de lumière sur l'ensemble du clan qui attendait toujours dans le couloir. Sa chaleur percuta tout de suite la manche de mon manteau noir, sa luminosité me fit tout de suite plisser les yeux, même à travers mon masque, et sa beauté céleste me fit couper le souffle. Pour la première fois de ma vie, j'observais le ciel bleu, les nuages blancs, le soleil orange du soir qui brillait de mille feu dans l'immensité du ciel, tel le roi du monde. Je dû m'appuyer contre le cadre de porte, tellement les émotions remontaient en moi. Même le plus cruel des hommes, le plus insensible des monstres, ne pourrait résister devant une telle chose. Et je compris que ce n'était pas juste la beauté du monde, pas seulement l'émerveillement de ce que nous étions témoins...après tant...tant d'années enfermées tels des rats. Non...c'était un sentiment cher pour les Sabakyô qui poussait dans les racines de notre coeur et qui hurlait à plein poumons maintenant qu'il avait la chance de renaître.

Devant nous, c'était la liberté qui nous tendait la main, qui nous rappelait ce pourquoi nous vivions depuis tant d'année, ce pourquoi nous avions tant attendus que la chute de l'empire se produise. Nous étions libre...

Nous quittions cette cage de fer...et à peine avais-je déjà entamé mes premiers pas sur la terre sèches du sol, que mes yeux contemplaient déjà les ruines de ce que nous avions autrefois bâtis ici, de ce dont nous avions déjà été maîtres après avoir, déjà auparavant, briser les chaînes de nos maîtres. Mais...il y en avait d'autre encore prisonnier des murs d'aciers de ce pays corrompu. Au loin, très loin à l'Est...se dressait une immense muraille où étaient enfermés le reste de nos frères.

Et inconsciemment, dans mon mouvement en cette direction et alors que mes yeux fixaient ce point à l'horizon qu'était le Mont Inku et la prison impériale qui y avait été construite...je lançai un signal au reste des miens qui suivirent ma réaction. Une main se posa alors sur mon épaule, et j'entendis sa voix au travers son vieux masque respiratoire, sa voix saccadée, faible...rauque.



-Doyen Sabakyô
Qu'as-tu en tête...Akumu? Elle doit toujours être aussi bien gardée malgré la chute de l'empire...ne tente rien de stupide.

Si je goûte à la liberté aujourd'hui, alors tous les Sabakyô en ont le droit. Garde tes peurs pour toi l'ancêtre...car avec ou sans toi...je les libèrerai.

-Doyen Sabakyô
Je ne te savais pas si solidaire...

Ce n'est pas une question de solidarité...c'est une question de principe. HmHmHm...



Dernière édition par Sabakyô Akumu le Mar 5 Sep 2017 - 20:33, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Liberté [terminé] Mer 2 Aoû 2017 - 4:35

Cela faisait bien longtemps que Fujisawa n’avait pas respiré l’air pollué de Shoukou. Il devait bien pourtant être l’un des seuls à savoir l’apprécier. Ce n’était pourtant pas par nostalgie qu’il s’était rendu en ces-lieux, mais simplement pour une livraison qu’on lui avait confié. Le voyage avait été éprouvant, mais il n’avait pas l’intention de s’éterniser sur place bien longtemps. Cependant il avait eu vent d’une rumeur intrigante concernant un certain retour des Sabakyô. Il n’y croyait peu, mais avec la fin de l’Empire, il se devait de vérifier cette théorie avant de repartir.

Si la capitale avait changée de domination, son état ne s’était pas pour autant amélioré, le dictateur tyrannique était simplement remplacé par un comptable corrompu. Si les apparences étaient plus soignées, le peuple connaissait la même misère. C’était exactement la raison pour laquelle Fujisawa avait emprunté cette voie, croyant sincèrement que toute paix n’était qu’un voile qui finissait forcément par s’envoler. Il finissait même par apprécier la situation qui était plus tolérante pour les personnes comme lui. Cependant, si son clan avait décidé de surgir des ruines pour s’élever à nouveau, il s’agissait là d’une occasion qu’il ne pouvait louper. Si le monde commençait à les oublier peu à peu, Fujisawa n’était que trop bien placé pour réaliser leur potentiel de destruction.

Au bout de quelques jours dans la capitale, il finit par obtenir les informations qu’il attendaient tant. Le clan était enfin sortit de sa torpeur. Il ne put cependant pas s’empêcher de penser qu’ils avaient tout de même attendu l’extinction totale de l’Empire pour oser sortir la tête, ce qui confortait également la vision qu’il avait de son clan. Il n’était cependant pas parti à leur rencontre dans le but de les confronter, mais simplement pour évaluer la situation et aviser ultérieurement. Cela faisait deux décennies qu’il n’avait pas eu de contact avec eux et il se doutait qu’il n’était pas en possession de toutes les informations nécessaires pour juger de la situation. C’était donc ce qu’il comptait régler.

Il se dirigea donc vers les anciennes usines chimiques où se trouvaient les ruines où son clan avait vécu si longtemps. Il ne savait pas bien s’il allait les trouver là, pensant qu’ils avaient déjà pu être partis, mais c’était le meilleur endroit où commencer. En approchant du dit-lieu, il eut un léger sentiment de déception en voyant les camps de fortunes qui commençaient à s’installer sur place, montrant ainsi une certaine retenue dans leur reconquête. Ce n’était cependant pas bien grave, la seule chose qu’il craignait était que son clan eut perdu toute ambition de pouvoir.

Lorsqu’il commença à s’approcher, Fujisawa sentit que des regards se posaient peu à peu sur lui. Il se doutait bien qu’il passait pour un étranger aux yeux de tous et il devait bien reconnaître qu’il n’en reconnaissait pas la plupart. Cependant, il put montrer aisément en quoi sa présence en ces lieux avaient une justification. Un léger nuage de gaz s’échappa alors du manteau du Sabakyô qui s’avançait calmement parmi les siens. Le gaz se dissipa rapidement, sa seule utilité étant d’annoncer son appartenance clanique.

- Et bien dîtes-moi ! Si on m’avait dit à mon départ de Kawa que j’allais revoir le clan d’ici la fin de la semaine, je ne l’aurais pas cru. Vous n’entendez parler que seulement maintenant de la rébellion ou vous attendiez d’être sûr que l’Empire ait chuté ? Aller, faîtes pas cette tête, je vous taquine, alors ça vous fait quoi d’être sortis ?

Fujisawa affichait toujours le même sourire impassible tandis qu’il s’inclina légèrement de manière assez ironique.

- Quel rustre je fais, je ne me suis même pas présenté. Sabakyô Fujisawa, heureux de vous revoir !
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Message(#) Sujet: Re: Liberté [terminé] Mer 2 Aoû 2017 - 18:20


Et lorsqu'enfin, le vent vint à souffler une bourrasque sur nos bottes de cuire épaisses, faisant rouler la poussière sur nos chevilles, une voix un peu plus loin. Plissant les yeux, ramenant ma main au dessus de mes grosses lunettes rondes et fumés qui m'offrait un style des plus glauques en ajout au reste de mon habit. Bien entendu, le "glauque" était un adjectif répandu pour décrire un Sabakyô, généralement, mais celui qui nous faisait face était différent. L'homme était clairement un membre de la nouvelle génération, il ne portait pas de masque. À moins...que la médecine d'aujourd'hui eut réussit à trouver un moyen de contenir notre maladie, voir même la guérir entièrement? Dans ce cas, cet homme pourrait être la clé à bien des solutions pour nos aînés...mais rien n'était sûr. Et puis, à en voir son apparence, la première des suppositions était bien plus probable. Alors...comment serait-il partie? Un ancien de l'unité Rapace qui ne serait jamais revenu de son devoir de récupération? Capturé peut-être? Puis libéré? Non...personne ne libère un Sabakyô. Ils savent bien trop qu'ils en paieraient le prix cher pour ce qu'ils nous ont fait subir. Il était donc probablement un freelance. Quelqu'un qui a décidé de mener sa propre vie, en dehors de ces murs, las d'attendre "le bon moment". Une chose qui peut se faire, lorsque l'on est seul...un électron libre. Un groupe entier de Sabakyô aurait tôt fait de se faire voir et se faire prendre. Un loup solitaire...donc. Tiens donc...HmHmHm...

M'avançant vers lui, j'écartai les membres du clan qui s'était attroupé autour de lui. De mon long bec noir, je semblais le renifler, l'observer de mes deux grands yeux...et de mes gants je m'aventurai à prendre un pan de son long manteau afin d'essayer d'en toucher la texture entre mes doigts qui formaient une pincée sur le tissus. Je continuai mon manège en tournant autour de l'inconnu...du "vieux frère"...qui nous avait abandonné. Puis je lui tournai le dos pour m'éloigner de nouveau, observant la grande sphère brûlante dans le ciel en écoutant bien ce qu'il disait. Ce "Fujisawa".

Mais la vérité, c'est que cela ne me préoccupait pas pour le moins du monde qu'il ait quitté le clan et la vie que nous menions. Un Sabakyô est né pour être libre. Né pour être maître de lui-même...de n'être contraint à aucunes règles hormis celle qui se distribues au sein de notre clan. Et à ce que je sache...personne...jamais personne n'a été contraint de vivre dans ces ruines. Nous le faisions de notre plein gré. C'était notre décision...et si lui eut envie de partir, il était le seul maître de ses choix. Et je respectais toujours un homme qui savait se montrer confiant envers ses propres choix. C'était un homme honnête...pas envers les autres...mais envers lui-même. C'était ce qui importait le plus.

Toujours de dos, fixant le soleil qui se couchait derrière le Mont qui abritait nos frères privés de libertés, je souris derrière mon masque. Il avait visé juste: Nous attendions que cette saleté d'Empire soit éradiquer de la surface avant de nous remontrer le bout du museau. Nous n'étions pas con. Fou oui, peut-être...mais pas con. Nous n'allions pas faire plaisir à ces entrepreneurs et sales voleurs en allant nous tuer sur le champs de batailles pour qu'ils aient le loisir de danser sur nos tombes et le plaisirs de ne plus nous avoir dans les jambes. Enfin...s'il avait réussis à survivre seul depuis tout ce temps...cet homme devait probablement avoir des compétences intéressantes. Peut-être pourrait-il m'aider...et racheter un peu de cette solidarité qu'il a laissé derrière lui en quittant le clan. Après tout...n'était-il pas revenu vers nous?


Eh bien...rebienvenu dans ce cas je présume. HmHmHm!

Et oui, tu as bien raison, nous attendions d'être sur que les autres élimine ce problème qu'était l'Empire. Nous n'aimons pas être redevable aux autres...ou enfin...eux ne préfèrent pas, mais je les comprends. Pourquoi devrions nous être redevable aux autres de vouloir rester chez nous et en être les maîtres? C'est chez nous, non?

Parlant de chez nous...puisque tu es revenu nous voir, pourquoi pas nous aider à libérer le reste de nos confrères? Ce serait pour toi une bonne opportunité de nous dire que tu nous a pas simplement abandonner derrière? Dans une communauté aussi petite et recluse,
chaque individus est important, je suis sur que ta disparition en a importuné plus d'un.
Mais...je salue ta décision...si c'était ce que tu souhaitais que de vivre ta vie, on serait mal placer pour te dire que c'était égoïste.

Mais tu es revenu aussi...ce qui veut dire que tu t'intéresse aux tiens. Et si tu t'intéresse au tiens...tu devrais t'intéresser à ceux qui sont enfermés et torturer depuis des décennies.


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Message(#) Sujet: Re: Liberté [terminé] Jeu 3 Aoû 2017 - 0:18

Regardant, intrigué, l’individu lui tourner autour comme s’il s’agissait d’une auscultation, Fujisawa fut forcé de contenir un rire. Il ne voulait pas non plus froisser le seul à l’avoir un minimum accueilli. De plus, le comportement des autres à son égard semblait indiquait une certaine supériorité. Il écouta donc attentivement ses paroles, le laissant terminer avant de l’interrompre. En entendant la réponse à sa question, il comprit qu’il avait bien fait de venir, décidément, le clan avait l’air d’avoir toujours besoin d’un petit coup de pouce pour se lancer.

- Me battre pour vous prouver que je ne vous ai pas abandonné, ça risque d’être difficile. Non pas que je refuse le combat ou autre, j’ai déjà vaincu l’Empire une fois, c’est pas une mission de libération qui devrait poser problème. Cependant, faut dire les choses telles qu’elles sont, j’ai abandonné le trou à rat dans lequel on s’était tous réfugiés y’a plus de vingt ans et j’ai aucunement l’intention de m’excuser à ce sujet.


Il était au moins content que quelqu’un avait l’intention de se bouger un minimum après être sorti. Cette histoire de libération des Sabakyô prisonniers était un peu trop cliché pour lui, mais il devait bien avouer que le sort des siens qui n’étaient pas restés dans les ruines n’était généralement pas très favorable. Il n’en connaissait pas du tout le nombre exact, il avait bien entendu des rumeurs lors de son enfance, mais même le nombre avait forcément varié depuis. Il voyait cet objectif d’un bon oeil, mais il n’allait pas se laisser convaincre aussi facilement. Cela faisait des années qu'il n’avait pas travaillé gratuitement et s’il savait que cet homme n’avait pas les moyens de s’offrir ses services, il devait encore jauger les gains potentiels d’une telle opération.

- Libérer les Sabakyô prisonniers, c’est une belle tâche que vous avez là. Laissez moi deviner, ensuite ce sera renverser le Daimyô, prendre le contrôle du pays et retrouver notre gloire d’antan ? Cette fois-ci faudra faire attention à rester loin de ce qu’on fera exploser quand quelqu’un s’en prendra à nous !

Bien conscient que sa blague n’allait pas être appréciée de tous, il se mit à rire à pleine dent avant de reprendre son sérieux au bout de quelques secondes. Il avait beau plaisanter, il savait pertinemment que le pouvoir politique à Ame était bien trop fragile en l’état, le renverser n’avait rien de bien compliqué. Cependant le vrai pouvoir du pays résidait dans l’or, ceux qui en possédaient le plus avaient une influence bien plus forte.

- Je suppose que vous comptez vous en prendre à l’ancienne prison impériale. Ce n’est pas une mince affaire, nombreux sont ceux qui eurent ce projet avant d’être contraint de l’abandonner. Évidement, depuis que l’Empire a failli, le lieu n’est plus ce qu’il était, mais ça n’en restera pas moins dangereux. Mais on discutera des détails plus tard, je ne dirais pas non à un petit verre !
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Message(#) Sujet: Re: Liberté [terminé] Jeu 3 Aoû 2017 - 7:31


Derrière mon masque de cuire, un sourire s'afficha et bien qu'il ne put être percevoir par ce frère perdu, il lui était bel et bien destiné. Décidément, il n'avait pas totalement compris ce que je lui avais dit. Le simple fait qu'il disait ne pas avoir à s'excuser d'être partie depuis si longtemps le prouvait...je lui avais clairement dit que son choix était le sien. Cependant,
il était revenu vers nous en se présentant directement comme l'un des notres. S'il l'avait fait, c'est qu'au fond de lui, il y avait encore une bribe de ce sentiment d'appartenance à notre groupe qui sommeillait en lui. De toute façon, il était difficile de renier ce fait...car nous n'étions pas comme les autres clans. Nous avions un petit quelque chose de plus. Nous étions jeunes d'existence, et nous savions que trop bien comment nous avions vu le jour. Cette expérience, ce manque de liberté, cette sensation de n'avoir jamais eut réellement notre place dans le Yuukan...et peut-être même ailleurs. La seule manière de remplir ce vide en nous avait été de prendre de force tout ce que nos maîtres de l'époques avaient. Notre liberté, leur richesse, leur terre...puis leur vie. Tel une véritable maladie, un choléra particulièrement violent et sévère, nous avions tout emporté sur notre chemin. Nous avions causé un tel carnage que plus personne n'avait osé se mettre en travers de notre route. Et pourtant, ce que nous voulions était si simple: faire notre chemin. Maaaaiiis...parfois...il faut briser toutes les barrières qui se dressent devant nous et c'est ce que nous avions fait. Et Aujourd'hui, je m'apprêtais encore à le faire et pour mener ce projet à bout, j'aurais besoin de l'aide de tous nos confrère. Lui compris.

Haussant donc simplement les épaules, poussant un petit soupire d'exaspération après avoir vu qu'il n'avait pas cette "fierté" et ce "désir" de voire notre nom au sommet de ce pays, je vis bien rapidement qu'il me faudrait accepter sa requête et ainsi voir où une plus ample discussion pourrait nous mener. Décidément, il agissait tel un véritable mercenaire...ce qu'il était probablement devenu depuis le temps. Pour un Shinobi, c'était la manière facile de gagner sa vie lorsque l'on errait seul. C'est d'ailleurs comme cela que nous avions commencés aussi à l'époque, lorsque nous fûmes livrés à nous-même après le suicide de notre "créateur".

Enfin, faisans un signe de main au reste de la compagnie, comme pour leur faire voir que tout allait être "ok" et je redirigeai mon attention vers ce Fujisawa.



HmHmHm!!! Effectivement, je compte bien prendre d'assaut cette prison, mais dans l'unique but de retrouver les nôtres. Les autres, ils peuvent bien y rester,
j'en ai rien à faire. Et...ne t'en fais pas. J'ai bien l'intention de réussir là où les autres ont échouer.

Enfin, pour un verre...je ne bois pas. Je préfère avoir les idées claires...en tout temps.
Mais si tu veux, vas-y...sers-toi. Sanosuke doit bien avoir quelque chose qui traine dans ses réserves. Cet alcoolo de Sabakyô n'a jamais hésiter à prendre une bonne bouteille lors de ses missions de récupération au lieu de nous ramener quelque chose de vraiment utile.
Le gars, là-bas, avec le masque orange. C'est lui...dit lui que c'est moi qui t'envois et il te le donnera. Il me doit quelques services déjà...il sera bien content de s'alléger d'une de ses dettes. Car vois-tu...c'est comme ça que je fonctionne moi. Je ne veux pas d'argent et je n'en ai pas. Alors ce que l'on fait pour moi, je le rend...et ce que je fais pour les autres...je m'attends à ce que l'on me rende l'ascenseur aussi.

Tôt ou tard...nous avons toujours besoin d'une autre personne.

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Message(#) Sujet: Re: Liberté [terminé] Ven 4 Aoû 2017 - 15:56

Lorsqu’il entendit son interlocuteur expliquer qu’il avait bien l’intention de réussir là où d’autres avaient échoué, Fujisawa ne put s’empêcher de soupirer légèrement. Il avait entendu tant de beaux discours de ce genre et aucun d’entre eux ne s’était réalisé. D’expérience, il était persuadé que seuls ceux envisageant sérieusement la défaite pouvaient espérer vaincre. Cependant, il considéra cette confiance uniquement comme émanant d’un souhait de le convaincre. Voyant que son interlocuteur n’était pas intéressé pour boire avec lui, Fujisawa sortit sa flasque personnelle plutôt que d’aller déranger quelqu’un d’autre. Après l’avoir porté à ses lèvres, il reprit la conversation.

- On ne va pas aller le déranger pour si peu voyons, il me serait bien pénible de vous prendre les maigres ressources que vous semblez avoir. C’est très honorable à vous de ne pas vous préoccuper de l’argent, quoique un peu utopique si vous avez le moindre projet concernant Ame. Si le pouvoir est reconnu partout dans le monde, seul l’argent pourra vraiment vous le garantir sur ces terres. Enfin, je suppose que je ne vous apprends rien.

Si le Sabakyô ignorait tout de la vision des membres de son clan qui étaient restés cachés à ce sujet, il avait passé la plus grande partie de sa vie à vivre à la capitale du pays et il y avait expérimenté la réalité du quotidien vécue par la population civile. Il savait que cette expérience était ce qui manquait à ceux qui avaient passé toute leur vie à l’écart. Après tout, s’il appréciait l’idée d’un retour au pouvoir des siens, il craignait que cette ambition fusse réalisée de manière irréfléchie.

- Et si ce n’est pas indiscret, que comptez-vous faire après cette évasion ? Les grandes puissances auront probablement d’autres soucis à régler et ce n’est pas le Daimyô qui va réagir, mais cela révélera à tous notre retour officiel. Le Seigneur cherchera alors à nous restreindre, et probablement même, nous éliminer.

Si Fujisawa prenait un ton calme et détendu pour interroger l’autre Sabakyô, il n’en était pas moins sérieux. Il était venu voir son clan pour jauger leur situation et leur projet, voire trouver un moyen de pouvoir se servir d’eux à son profit. Il ne pouvait donc pas les laisser faire n’importe quoi. Si l’étape suivante était directement d’aller tuer le Daimyo pour régner autoritairement sur le pays, cela allait forcément nuire à ses affaires. S’il pouvait toujours aller travailler ailleurs, la situation favorable du pays était un atout dont il refusait de se séparer. Un crise politique d’une telle nature provoquerait une crise globale du pays dont les grandes puissances se chargeraient immédiatement d’en profiter.
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Message(#) Sujet: Re: Liberté [terminé] Sam 5 Aoû 2017 - 18:33


Prenant, donc, simplement appuie sur ma canne, je regardai le "nouveau" venu prendre une flasque et en boire les quelques gorgée qu'elle contenait encore, refusant simplement de piger dans les ressources du reste des nôtres pour étancher sa soif personnelle. Un geste qui me fit bien étirer un petit rictus sous ce masque de cuir que je portais, dont le long bec et ses verres fumés en camouflèrent bien la vision. L'homme avait quitté le clan depuis longtemps, ses manières étaient évidentes. Jamais un Sabakyô ne se gênerait d'accepter ce qu'on lui offre. La question de la fierté n'y était pas...c'était seulement ainsi que nous étions entre nous. Après avoir passés d'innombrables heures dans le même "trou à rat", s'échelonnant même sur des années, ce qui appartenait à un appartenait aussi à l'autre.
Le partage était une denrée que nous avions apprise à intégrer dans notre vocabulaire et notre mode de vie. Un service en attirait un autre, tout simplement...et s'en était même devenu ce que certains appelaient un "nindô". L'or, en apparence, valait bien des choses...mais que très peu dans les instants les plus cruciaux de l'être humain. Un service dû ou rendu parcontre...pouvait sauver bien des choses.
Nous l'avions compris, car nous l'avions vécu plusieurs fois et pendant très longtemps.

Néanmoins, s'acharner sur les moeurs et les manières de Fujisawa n'était en rien ma priorité. Ce qui m'importait, c'était la tournure que prenait cette discussion. L'homme, de par ses dires et ses réactions,
avait bien finit par apprendre à vivre seul, attaché à rien ni personne d'autre que lui-même, ses potentiels gains et les répercussions que ses actions pourraient occasionner sur sa vie. Un véritable mercenaire dans l'âme. Il était revenu à ce que nous étions avant d'être infecté par ce gaz, avant d'être une unité rebelle à la soif d'indépendance et de pouvoirs. Avant que nous soyons réellement ambitieux à vrai dire. Je voyais en lui, non pas une faiblesse, mais un frein au potentielles actions qu'il pouvait effectuer. Un frein à ce qu'un homme pouvait devenir et faire qui pourrait changer le monde et la façon dont les choses se font ou se passe à l'intérieur de celui-ci. Pour la simple et unique raison qu'il agissait probablement et surtout à un niveau personnel, ne prenant en compte que l'individu qu'il était. L'homme...avait dû faire d'énormes sacrifices pour lui-même afin de survivre seul dans la jungle qu'était le Yuukan. Le sacrifice de perdre les siens de vu, le sacrifice de sa stabilité en voyageant, le sacrifice de ne pouvoir se permettre de lier de profonds et solides sentiments d'attaches envers quelqu'un d'autre ou autre chose...car ils pourraient devenir une arme contre lui. Le point n'étant pas de prouver qu'il était égoïste, non, mais simplement qu'il avait choisit de ne faire confiance qu'à lui-même durant toutes ces années. Du moins, c'est ce que j'en retirais...et sa manière de voir le rêve que je lui partageais me donnait quelque peu raison. Car il ne comprenait pas, ou ne voyait pas, que pour atteindre ce but, il y avait des risques que j'étais prêt à prendre...que nous étions prêts à prendre. Le risque de se sacrifier, mais aussi de sacrifier les autres. Notre voisins, notre frère, notre mère...car pour penser au mieux pour tout le monde, il fallait être capable du pire pour tout le monde aussi. Capable de se sacrifier, oui...mais d'en sacrifier d'autres aussi. Car ce n'était pas seuls que l'on changeait le monde...c'était ensemble...


Nous ne pouvons nous permettre d'êtres négatifs ou de penser au pire, Fujisawa-san. Ce que nous ferons, nous le ferons car nous y croyons fermement. L'empire n'est plus et il aura fallu,
à ce que l'on dit, que trois grandes puissances s'allient pour le mettre à terre. Ces grandes puissances n'en ont probablement rien à faire qu'un clan comme le nôtre revienne à la surface dans le simple but de reprendre le pays et en refaire quelque chose de "bien". Notre retour ne les intéresse guère j'en ai bien peur. Cependant, ce seigneur devra comprendre que "l'argent" n'achète pas la fierté d'un peuple. Il peut l'endormir comme il le veut, mais le peuple atteindra et reconnaîtra toujours "ce moment fatidique"
où il doit se soulever. La seule chose qu'il a de besoin pour le réaliser, après être aussi bas et endormis qu'il ne l'est aujourd'hui...

...c'est le souvenir de jours meilleurs, et une voix pour les pousser à prendre les choses en main. Une voix claire, déterminée...signe de puissance et de respect.

Et c'est ce que nous sommes pour eux Fujisawa. Les véritables patriotes ne jurent que par l'acte concret et extrême d'hommes fiers et insoumis. Et c'est ce que nous avons été du début à la fin. Insoumis...

Ne faisait donc aucun doute que mes intentions étaient clairs, suites à un discours aussi sérieux. Bien qu'étouffée par mon masque, ma voix avait été ferme et solide du début à la fin, prenant même en force à certains moments clés, certains mots important dont le dernier en particulier. Certes, peut-être cet homme ne partagerait pas ce point de vu, et peut-être pensera-t'il que de mener ce combat pourrait être une tentative de suicide collectif pour les nôtres, mais le fait est que...de toute manière...nous étions morts aux yeux des gens depuis longtemps déjà et qu'entre nous, nous vivions déjà comme si nous étions dans les abysses les plus profondes du monde. Exclus de tout...sauf de notre propre conscience. En sommes, nous n'avions rien à perdre et même...nous avions un effet de surprise gigantesque. Notre initiative frapperait le pays tel un véritable boulet de canon sortit de nul part et ceux qui nous avaient déjà craints par le passés se verraient être face à un cauchemar sortis d'outre-tombe. Et, bien entendu, il y avait des plans pour "l'après" aussi...

Pour la suite des choses, eh bien...le peuple tranchera et décidera bien de ce qu'il veut! Mais je suis prêt à parier que cette bombe saura éveiller leur conscience, et qu'ils verront en nous un espoir de renouveau, de retour à une certaine "justice" comme nous avions réussis à leur apporter. Et les autres pays environnant? Au lieu de leur faire la guerre et de garder pour nous les immenses surplus énergétiques que ce pays approvisionne depuis des décennies dans une gourmandises des plus sadiques et égoïste, pourquoi ne pas simplement nous montrer comme "de bons voisins" et partager avec eux nos richesses contre les leurs?

La véritable richesse de ce pays, ce n'est pas ces gros bonnets qui la tiennent avec leur argent sale. Leur argent n'est que le produit des ressources d'ici. Autrement dit...nous reprenons ce pays...et nous avons ce qui compte vraiment, ce qui vaut vraiment quelque chose. Ensuite, nous le vendons ailleurs et redonnons un pourcentage des profits sous formes de "retour de bons services" pour les travailleurs acharnés d'Ame No Kuni. Tout simplement."
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Message(#) Sujet: Re: Liberté [terminé] Lun 7 Aoû 2017 - 21:10

Plus Fujisawa écoutait les paroles de son interlocuteur, plus il s’interrogeait sur l’avenir de son clan. Il était désormais convaincu d’avoir affaire à un idéaliste qui n’avait aucune idée de ce qu’était la réalité de ce monde. Ce qui l’énervait cependant, ce n’était pas l’idée de voir son clan mené à sa perte, mais juste de ne pas arriver à saisir quel était la véritable volonté de cet homme. D’un côté, il semblait vouloir ce qui était le mieux pour son clan et le faire accéder au pouvoir du pays, mais de l’autre, il disait également vouloir libérer le peuple tout en étant gentil avec les grandes puissances frontalières. L’envie lui brulait de lui expliquer en quoi ses objectifs n’étaient pas réalisables, mais ce n’était pas le moment. S’il fondait encore des espoirs chez les siens, l’idée qu’une instabilité politique pouvait mener à un conquête par un pays annexe l’inquiétait au plus au point. S’il appréciait toujours une bonne guerre et que le chaos avait l’habitude de le rendre riche, voir Âme sous le contrôle d’un village shinobi n’était pas envisageable.

- Je dois bien avouer que ce que tu me dis me rend perplexe. Si j’approuve vos ambitions et que je suis prêt à les soutenir si vous le souhaitez, j’ai des doutes sur la viabilité de votre plan. Cependant, je ne veux pas gâcher cette belle journée en remettant tout en question dès mon arrivée. Si je puis vous être d’un moindre secours, n’hésitez pas à demander. Cela fait si longtemps que j’attends ce moment…


- Fujisawa ?


Entendant son nom prononcé sans en voir la source, l’intéressé détourna sa tête pour chercher qui pouvait bien l’appeler ainsi.

- Fujisawa, c’est bien toi ?


Cette voix fragile et féminine, légèrement atténuée par le port d’un masque à gaz, il l’avait presque oubliée, mais il s’en rappelait à nouveau. Elle avait donc survécu à ces vingts dernières années, c’était une réelle surprise pour lui, même si elle ne pouvait pas tomber plus mal.

- C’est moi, ta mère ! Ça fait tellement longtemps que je t’attends, tu as tellement grandi !


Gardant son sourire, Fujisawa fut légèrement décontenancé en voyant sa génitrice se mettre à courir pour venir le rejoindre. Enfin, courir était un bien grand mot, sa maladie n’était pas allé en s’arrangeant et elle ne pouvait désormais guère que marcher plus rapidement qu’à l’habitude. Il fut soudain atteint d’une grande envie de la repousser avant de l’ignorer, ses sentiments à son égard n’avaient guère changer avec le temps. Il se retint cependant, beaucoup de monde les observait et le moment de montrer à tous son manque d’empathie n’était pas encore arrivé. Il la laissa donc le prendre dans ses bras, pleurant pitoyablement.

- Je suis content de te revoir aussi, la famille va bien ?


- Tout le monde va bien, enfin sauf Utae, mais on n’a pas de nouvelle d’elle depuis des années… Après être partie en expédition, plus personne n’a jamais entendu parler d’elle.


Utae était la soeur de Fujisawa, de sept ans sa cadette. Il n’avait jamais réellement pris le temps de la connaître, mais il n’avait contre elle, sa disparition était dommage. S’il ne se considérait plus comme faisant partie de cette famille de lâches, il commençait à se dire que si sa soeur partait en expédition, elle était peut-être moins irrécupérable que le reste.

- Dans ce cas, je vais tout faire pour la trouver. Tu peux aller me chercher des affaires à elle, des photos, ce genre d’indice ?


- J’y vais de suite, quand les autres vont apprendre que tu es de retour, ils ne vont pas y croire.


Et elle partit aussi pitoyablement qu’elle n’était arrivée. Fujisawa se retourna alors à nouveau vers son précédant interlocuteur.

- Ah la famille, tu sais ce que c’est hein, tu ne les vois pas pendant 20 ans et ils deviennent tout excité. En tout cas, j’espère que ma soeur est toujours en vie. Sinon, pour cette histoire de prison, vous comptez vous y prendre dans combien de temps ?
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Message(#) Sujet: Re: Liberté [terminé] Mar 15 Aoû 2017 - 4:21



Bien que mes paroles étaient guidées par un esprit patriotique sans faille, l'expression sur le visage de mon interlocuteur soutenait le doute qu'il avait eut depuis le début de notre rencontre. Il n'approuvait pas ces méthodes "précipitées", et je ne pouvais qu'être compréhensif vis-à-vis son sentiment. Rien n'était encore totalement planifié, aucun plan "solide" et "travaillé" n'avait été présenté, car il n'avait toujours pas été organisé. Il m'était donc impossible de lui donner une idée concrète de ce que je voulais faire, néanmoins, il nous fallait bouger le plus rapidement possible, avant que le monde ne remarque notre retour et pour se faire, il nous fallait avoir tous les Sabakyô, sans exception, de notre côté. Une fois le clan entièrement réunis, nous pourrions tous avancer dans la même direction, avec le poid du nombre nous accompagnant. Dix Sabakyô en libertés et animés par la rancoeur valaient mieux que cents des civils de ce pays. Il fallait être aveugle pour ne pas le voir.

Soupirant, mettant un pied devant l'autre tout en relevant la main, je fus coupé de mon élan par une tierce voix...féminine. Faisant volte-face, tournant le haut du corps en l'inclinant légèrement au dessus de mon bâton, insistant à voir celle qui nous dérangeait, je fus surpris de voir cette femme courir vers le nouveau venu en enlevant son masque, comme si elle avait enfin droit à une bouffée d'air frais malgré ses poumons malades. Plus vieille que nous deux, l'élan de tendresse et d'affection qui suivit son pas de course me fit réaliser qu'il s'agissait là de la mère de Fujisawa. Combien de temps n'avait-elle pas vu sa progéniture? Cet air libérateur sur son visage en disait long. Combien elle avait du se sentir coupable de son départ. Combien d'années elle avait dû endurer le terrible idée que son fils fut peut-être rattraper par les impériaux et enfermés dans cette cage immonde que je voulais aujourd'hui forcer. Peut-être ne le réalisait-il pas...que ça aurait pu être lui?

Mais sa réaction me fit tiquer, tout particulièrement au moment où il décida de mettre terme à ces émouvantes retrouvailles pour se retourner vers moi. Il était un solitaire, un opportuniste aussi probablement. Cela se sentait maintenant, se voyait...derrière cette image qu'il venait de projeter pour attendrir sa véritable nature. Il jouait bien son jeu, et je ne devais ma clairvoyance qu'à mes aptitudes naturels avec le "faire semblant". Intéressant...ce Fujisawa. Peut-être avions nous plus en commun que je ne le croyais...finalement.


HmHmHm! Voilà qui intéressant alors! Une soeur en cavale...comme quoi son frère devait avoir une certaine influence sur elle. Alors voici ce que je te propose; Vient m'aider à retrouver "mes frères" et je t'aide à retrouver ta soeur...peut importe ce qu'il peut être advenu d'elle. Dis-je en levant mon bâton jusqu'à son torse, sans le toucher pour autant. Alors rejoins moi ici-même dans un mois Fujisawa. Trente jours. D'ici là, j'aurai mis en place un véritable plan et trouvé des gens prêts à nous aider dans ma cause perdue.

Et...je ne te demande pas de la faire pour moi, ta famille...ou ce clan...Fujisawa-San. Mais pour ceux qui n'ont pas eut la chance que tu as eus en quittant ces taudis. Tu aurais aussi bien pu te faire prendre par les impériaux aussi et pourrir dans ces cellules. Fait le au nom de la liberté...et que le reste aille se faire foutre s'il le faut.


Puis, tendant la main vers ce nouvel allié et lointain cousin, j'attendis de sceller cet accord avant de reporte mon regard vers les toits de la capitale que l'on pouvait voir au loin. Shoukou serait ma prochaine destination. La grande ville fumante devait bien regroupé quelques coeurs vaillants et esprits solidaires qui voudraient bien voir les choses changer. Si non, ne me manquerait plus qu'à tomber sur une malette remplie d'or et d'acheter les services...mais j'espérais bien ne pas en arriver là.

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Message(#) Sujet: Re: Liberté [terminé] Lun 21 Aoû 2017 - 5:36

Fujisawa se sentait tout d’un coup stupide de ne pas avoir pris en considération sa famille. Si cela n’était que révélateur du manque total de considération qu’il avait pour tous ces lâches qui étaient restés cachés à attendre que d’autres fassent le sale boulot à leur place, sa réaction détachée n’avait pas du manquer de se faire ressentir chez certaines des personnes alentours. Ce n’était pas l’impression qu’il avait l’intention de laisser auprès de son clan, car s’il n’avait que peu d’estime pour eux, il leur voyait toujours une grande utilité future. Il se demanda alors si son interlocuteur l’avait compris, sans avoir réellement de réponse. Il voyait bien que ce dernier essayait de le cerner et d’utiliser ses déductions pour le convaincre, mais il était difficile de savoir ce qu’il en était réellement. La dernière chose qu’il souhaitait était que le clan comprenne ses réelles motivations. Quant à Utae, il ne s’inquiétait pas vraiment. S’il avait désormais l’intention d’essayer de la retrouver, son destin ne le préoccupait peu. Soit elle avait survécu à la vie extérieure et ainsi prouvé son mérite, soit elle ne valait pas grand chose de plus que les autres.

- C’est honorable à toi de me proposer ton aide pour ma soeur, je t’en remercie, même si cela ne sera pas nécessaire. Tu m'as tout l’air d’être une personne influente dans ce clan et cela me peinerait de te voir te préoccuper de cela alors que tous les nôtres vont probablement avoir besoin de ton aide dans les mois qui vont suivre. Je la retrouverai ne t’inquiète pas à ce sujet.

Fujisawa afficha alors un sourire sincère avant de saisir la main tendue. Attaquer une prison était dans ses cordes, refuser maintenant ne pouvait pas lui servir.

- Je serais des vôtres pour cette entreprise et ce n’est pas la peine d’essayer de me proposer une contrepartie, je doute qu’il y ait quoi que ce soit que vous puissiez m’apporter à ce niveau-là de toutes façons. J’espère juste que nos frères enfermés n’ont pas trop éprouvé leur peine. J’ai vu les dégâts que peuvent faire la guerre, la torture et l’enfermement, tout le monde finit par craquer au bout d’un moment. D’ici trente jours j’espère pouvoir réussir à convaincre certaines de mes connaissances de nous rejoindre, mais je ne peux rien garantir. Il est bien difficile de recruter sans ressource et mes possessions actuelles sont bien trop maigres pour y remédier.

A vrai dire, la chance lui avait plutôt souri ces derniers jours et il avait réussit à amasser un petit pactole en jouant. Mais cela n’avait pas d’intérêt à ce niveau, ce n’était pas suffisant pour une armée et il n’avait de toutes façons pas l’intention de puiser dedans pour une affaire aussi triviale. Il n’avait jamais payé quiconque pour faire son travail à sa place et il n’avait pas l’intention de commencer maintenant. Cependant, il connaissait la personne parfaite pour ce genre d’entreprise et heureusement, ce n’était pas le genre à demander la lune.
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Liberté [terminé]

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