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 La valse des esprits {Ayumi}

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Konoha
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Message(#) Sujet: La valse des esprits {Ayumi} Mar 1 Aoû 2017 - 19:29

    Je faisais face à la porte de l’Hokage. Etait-ce vraiment une bonne idée ? En théorie oui. Mais en pratique, chaque plan préservait une part d’improvisation que je n’appréciais guère. Certes je m’en sortais souvent, mais rien ne vaut l’assurance d’une certitude à un doute potentiel. Chaque idée était à double tranchant.

    La mienne ? M’approcher de l’Hokage pour me mettre sous les feux des projecteurs et donc gravir plus rapidement les échelons. Le défaut ? C’était une Yamanaka, et me rapprocher d’elle signifiait donc prendre le risque qu’elle lise dans ma tête. Peut-être découvrira-t-elle la raison primaire de ma venue et elle me rejettera alors, scellant ainsi mon avenir au sein du village.

    J’expirais longuement. Restons focalisé sur notre discours, et elle n’aura alors aucune raison de fouiller plus en profondeur. Et si nous pensions à quelques compliments flattant sa grandeur et sa réputation, ça ne pourra jouer qu’en notre faveur. Bien. Je frappais à la porte et attendis l’autorisation d’entrer.

    Une fois dedans, je m’inclinais respectueusement face à l’Hokage. Une simple application du protocole.

    « Nidaime Hokage, pardonnez mon masque mais je ne souhaite pas insulter vos yeux de mon visage… Avez-vous un peu de temps à accorder à un simple Chûnin de la Feuille ? »

    Les pieds nus et un crâne sur le faciès oui. Ma mère m’avait interdit de dévoiler mon visage au grand jour et je détestais les regards de dégouts ou de pitié auxquels j’avais droit si je l’ôtais. Mais les nobles n’apprécient guère de parler à un homme masqué… Me pardonnera-t-elle ma présentation ? J’attendis d’obtenir son accord avant de poursuivre :

    « Nous portons le même nom : celui de Yamanaka, mais je n’ai hélas pas grandi au sein du clan. Les récits de vos exploits sont nombres et ne tarissent pas d’éloge quant à vos capacités. Vous êtes sans nul doute une Yamanaka fort compétente. M’accorderez-vous l’audace de vous quémander un brin de votre immense savoir ? Une petite formation quant aux classiques du clan pour que je puisse davantage me rapprocher des normes du clan et du village ? »

    Un Chûnin en quête de savoir qui venait solliciter l’enseignement de la meilleure des candidates. S’approcher du sommet et apprendre des plus talentueux : d’une pierre deux coups.
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Message(#) Sujet: Re: La valse des esprits {Ayumi} Mer 2 Aoû 2017 - 1:07

Eeeeeeeeeeeeeeeet salut à tous, et bienvenue dans cette nouvelle aventure riche en rebondissement, en trahison et en calembours de haute voltige. Si vous ne me connaissez pas, déjà honte à vous, parce qu’après tout ce temps passé ensemble, j’aurais espéré avoir plus de reconnaissance de votre part. Je suis certaine que dans une autre vie, je vous ai fait rire, je vous ai fait pleurer, je vous ai fait vous questionner sur les questions les plus essentielles de la vie, telles que « Est-ce que Pikachu dit « Pikachu » parce qu’il s’appelle Pikachu ou est-ce qu’il s’appelle Pikachu parce qu’il dit « Pikachu » ? » ; une question sur laquelle je suis désormais depuis plusieurs années et qui hantent mes nuits depuis lors. Je dors mal, je fais des cauchemars, je me réveille en sueur, j’ai des hallucinations de Noadkoko qui se battent avec des Lippoutou : c’est horrible.

Bref, maintenant je suis sûre que vous me resituez… Non ? Mais si… La gamine Hokage… Avec les cheveux rouges, une gueule d’ange, des répliques cinglantes… Mais enfin. Les céréales Captain Ukulélé ? Vraiment pas ? Pfff. Bon en tout cas, retenez-bien qui je suis maintenant, parce que vous allez me bouffer à toutes les sauces (sauf au ketchup. Sérieux c’est dégueulasse le ketchup). Yamanaka Ayumi, Nidaime Hokage, briseuse de chaîne, l’imbrûlée, reine légitime des Andals et des premiers Hommes, reine de Mee… Ah, visiblement non, juste Nidaime Hokage. Bon, soit. Mais je veux moi aussi qu’on m’annonce à chaque fois que je suis en présence d’une nouvelle personne, aucune raison que je sois réléguée derrière cette pimbêche aux cheveux trop clairs.

Bref, la Nidaime Hokage (moi) était en train de travailler dans son bureau sur des trucs super intéressants de Kage. On a toujours tendance à penser que la vie d’une Ombre est trépidante, pleine d’aventure et de secret ; or, la réalité est toute autre. On passe le plus clair de notre temps assis dans notre bureau à faire de l’administratif, à écouter les exploits et les échecs de nos soldats en en oubliant presque le goût du danger et l’adrénaline qu’une mission nous donne. On a à peine le temps de s’entraîner, en fait ; et ce qui est le plus inquiétant, dans le fond, que le ninja censé être le plus puissant du village, qui est censé le protéger coûte que coûte… ne devient qu’une pâle copie de celui qui a été nommé. Je soupirai, me mettant au fond de mon large fauteuil. Diriger et gérer le village me plaisaient, mais je devais avouer qu’il y avait des facettes du métier qui ne m’étaient guère enivrantes.

On frappa finalement à la porte. Je n’attendais pas de visite aujourd’hui, mais j’invitai tout de même mon visiteur impromptu à entrer. Interloquée, je le fus d’autant plus lorsqu’un homme au masque de squelette se présenta face à moi ; un masque que je reconnus presqu’immédiatement comme étant celui de Yamanaka Shigo, doublement ce que l’on peut appeler « l’un des miens ». J’écoutai son discours, légèrement intriguée. Je n’avais que de vagues idées de ce qui lui était arrivé ; j’avais juste eu vent de problèmes d’œil. Je lui adressai un sourire lorsqu’il eut terminé, légèrement narquois.

« Fais comme bon te semble. Mais je crois que je n’ai pas trop de conseils à donner en matière de présentabilité des yeux. »

Quoique dans sa gentillesse extrême, « il » avait fait en sorte que l’immense cicatrice qu’il me laissa en guide de cadeau d’adieu se fond dans mon visage, gardant une espèce d’harmonie dans le tout, et me permettant de faire passer cela comme un vestige de la guerre. Quel homme charmant. Bref, revenons à Shigo. Je souris à la fin de son discours.

« Que de compliments. J’étais déjà conquise à « exploits ». »

Léger regard cynique derrière le sourire que j’affichai ; un Yamanaka de sa trempe ne saurait être dupée par un traître mot de ce que je venais dire. Mais j’aimais la flatterie, alors pourquoi pas. Je me levai, attachant mes cheveux avec un kunaï, et me dirigeai vers la sortie. Je n’étais pas habillée en tunique de Kage aujourd’hui ; juste de simples vêtements noirs. Il m’emboîta le pas jusque sur le toit, battu par la pluie et le vent. Je dus légèrement hausser la voix pour être sûre qu’il m’entende.

« Aucun problème, Shigo. Allons-y. Yamanaka de longue date ou non, je suppose que tu connais les principes de base de la transposition, non ? Je commencerais simplement ; je ne tenterai pas de résister à ton esprit dans un premier temps. Essaye juste de mettre le tien dans mon corps. N’aies aucune crainte… »

Léger sourire narquois – un peu vantard aussi.

« … Dès que tu seras installé, je n’aurais aucun mal à te déloger. »




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: La valse des esprits {Ayumi} Mer 2 Aoû 2017 - 2:05

    En réalité, le véritable nom de Pikachu serait Pika, comme il l’indique parfois lui-même. Cependant, en raison d’une forte expansion de Pokemon plantes et insectes, à cause notamment d’une ancienne Aburame qui en laissait traîner partout, le pollen pullulait et faisait souvent éternuer la pauvre souris jaune, ajoutant donc l’onomatopée de sa toux « Tchou » à son nom et transformant « Pika » en « Pikachu ». Mais l’erreur est compréhensible et si le débat vous hante toujours, écoutez donc du rondoudou. Vos cauchemars ne tourneront plus autour de Noadkoko et de Lippoutou mais sur la meilleure façon d’effacer un stylo indélébile.

    Mais vous avez raison, resituons plutôt.

    L’Hokage tutoyait ses troupes, mais au moins elle ne m’obligea pas à retirer mon masque. Peut-être parce qu’elle semblait souffrir d’un mal similaire ? Devais-je faire une remarque ? Lui dire qu’elle demeurait rayonnante pour les yeux ? Non. Il fallait doser convenablement les choses : trop et elle se douterait de l’hypocrisie. Sans doute l’avait-elle déjà compris à sa remarque ? Etait-elle en train d’espionner mes pensées ? Elle semblait ironique en tout cas, bien qu’elle décida d’accepter malgré tout. Parce que les flatteries étaient inutiles, ou parce qu’elle les appréciait tout de même ?

    Elle ne dit rien, mais elle abandonna son bureau en me laissant derrière après s’être attachée les cheveux. Je supposais donc qu’il me fallait la suivre : elle n’allait pas me laisser seul au milieu de toute cette paperasse d’importance. Je demeurais néanmoins sceptique en la suivant : Ayumi nous mena sur le toit, face aux éléments. Je regardais autour de moi, m’interrogeant… Il existait trois options : ou elle vouait une confiance aveugle en ses hommes, ou des ninjas surveillaient cet endroit sans que je ne les remarque, ou elle se pensait si puissante qu’elle ne craignait de toute façon rien. Sinon, le jour venu, qu’est-ce qui m’empêcherait de procéder à la même mascarade pour l’amener à l’écart et m’occuper d’elle en toute impunité ? Certes, vu l’emplacement, si je parvenais ne serait-ce qu’à l’atteindre, je n’arriverais sans doute pas à quitter le village en vie. Mais il n’en demeurait pas moins un risque pour l’Hokage, et c’était précisément ce genre de situation qui servaient aux assassinats des chefs mafieux à Haï.

    Devais-je faire une remarque à ce sujet ? Non. Pas tout de suite en tout cas. Que ce soit ma première pensée paraîtrait louche : un simple Chûnin recevant cet honneur de l’Hokage devrait sauter d’impatience et bouillir de joie, de reconnaissance. Je m’inclinais alors, plus bas que lors de la salutation, la remerciant sous cette pluie de m’accorder pareille attention.

    Et puis, si elle répondait à l’interrogation sans que je ne dise rien, j’aurais la preuve qu’elle espionne mes pensées…

    « Je connais les principes de base, en effet. Ainsi que les signes à former pour l’utilisation de la technique. Mais j’en ignore encore les possibilités et les limites : peut-on migrer dans le corps d’un animal ? Y a-t-il une durée à ne pas dépasser, sous peine que notre esprit se voit changer par le corps de l’hôte ? Est-il possible de survivre par ce biais-là, en poussant le processus plus loin ? Notre véritable corps à l’agoni, mais notre esprit sain et sauf dans une nouvelle enveloppe ? »

    Etait-ce trop de questions d’un coup ? Pourtant, hormis le chef de clan, elle était la plus à même d’avoir les réponses, sans nul doute pour en avoir testé certaines. Et j’en avais encore tant d’autres… Je comptais bien pleinement profiter de cet instant privilégié pour m’accaparer un maximum de connaissances. Mais je devais également bien me faire voir de l’Hokage pour gravir les échelons de la hiérarchie… Par conséquent, il me fallait me montrer à la hauteur de ses attentes. Si toutefois elle en avait ?

    Formant les signes, je laissais mon esprit quitter mon corps pour rejoindre celui de l’Hokage. Il me serait alors si aisé de récupérer le kunai des cheveux et de me trancher la gorge… Mais si le temps me le permettait : je me contenterais d’observer mes mains et de toucher mon nouveau visage. Dans le corps d’une Ombre. Le corps d’une des plus puissantes personnes de cette terre… Si je parlais, allait-ce être ma voix ou la sienne qui sortirait de la bouche ?

    « Cela signifie que j’ai accès à sa force, ou je demeure le même ? Et elle, a-t-elle connaissance de ce qui se produit actuellement ? »

    Cependant, dans l’excitation du savoir que j’allais obtenir, j’avais oublié un détail : faire s’asseoir mon véritable corps avant la transposition…
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Message(#) Sujet: Re: La valse des esprits {Ayumi} Mer 2 Aoû 2017 - 23:18

La pluie continuait de tomber sur le toit du palais, tandis que Shigo, lui, continuait de poser ses questions. Pertinentes, certes, mais même s’il n’avait pas grandi au sein du clan, il n’en demeurait pas moins un Yamanaka ; il ne me fera pas croire que ces questions étaient parfaitement innocentes. J’haussai de nouveau un sourcil, léger sourire.

« Dans l’ordre : non, tu ne peux te transposer que dans le corps d’un être humain… J’ignore d’ailleurs ce que tu pourrais bien faire dans le corps d’un animal. Et oui, pour te répondre en avance, les Gekei sont des êtres humains. Tu ne peux pas définitivement transférer ton esprit, si le temps est dépassé tu perds en maintien et tu retournes automatiquement dans ton corps. Pour ta question de survie, je suppose que des recherches plus poussées pourraient effectivement mener à ce genre de… chose. Mais les expérimentations à faire seraient dangereuses et, je te le dis tout de suite, interdites. La vie éternelle, c’est une chimère que personne ne veut atteindre. »

**** Vingt ans plus tôt, Hi no Kuni ****

« Recommence. »
« Je suis fatiguée... »

La gamine était essoufflée, couverte de sueur. Ses cheveux blonds collés à son front, ses joues rougis par l’effort, elle haletait, se tenant les genoux de ses paumes. Face à lui, un grand homme, blond comme elle, les yeux aussi clairs que les siens ; son père à n’en pas douter. Il la regarda sévèrement avant de sourire, son visage s’éclairant.

« D’accord. On s’arrête là pour aujourd’hui. »
« DIEU MERCI. »

Elle se laissa tomber en arrière, dans l’herbe fraîche, laissant ses muscles se détendre d’eux-mêmes, reprenant doucement sa respiration. Son père avait déjà prévu le coup et lui avait servi un grand verre de thé glacé à la mangue, assorti d’une paille violette et de glaçons. Il vint s’assoir à côté d’elle, lui tendant le verre, qu’elle accueillit comme la huitième merveille du monde.

« C’est pas juste. J’arrive jamais à rester plus de dix secondes dans ton corps. Moi aussi je veux être forte comme maman et toi. »

Son visage s’illumina l’espace d’un instant, comme si elle venait d’avoir la plus merveilleuse des idées.

« Je sais ! Je vais me transposer dans le corps de quelqu’un de super fort, et j’y resterais pour toujours ! »

L’homme éclata de rire, passant sa main dans les cheveux de la gamine.

« Mettre son esprit dans le corps de quelqu’un d’autre temporairement, c’est quelque chose de déjà assez complexe. Certains shinobis bien plus forts que ta mère et moi se sont essayés à des expérimentations pour… changer de corps définitivement. Crois-moi, ça s’est toujours mal passé. »

Il lui sourit une nouvelle fois, de sa bienveillance naturelle. Il n’était pas le plus érudit, ni le plus fort, ni le plus sage, mais il avait assez de connaissance pour être sûr de ce qu’il disait. Yamanaka, c’était un Kekkei Genkai étrange, mystérieux et à la puissance incommensurable. Des génies, il y en a partout ; des génies expérimentaux également. Il fallait être fou pour penser qu’en toute l’histoire du clan, personne n’a jamais pensé à utiliser le pouvoir du clan pour faire office de fontaine de jouvence. Visiblement, les résultats étaient assez peu concluants.

« Allez Ayumi, on rentre. Maman doit déjà nous attendre. On reprendra demain. »

**** De nos jours ****

Shigo n’avait pas terminé sa salve de questions. Je me contentai de lui sourire, croisant les bras.

« Tu restes le même. L’autre quant à elle… Est comme prisonnière, spectatrice de son propre corps. Mais rien ne vaut un exemple, n’est-ce pas ? »

Shigo usa de la transposition, non sans avoir oublié de mettre son propre corps à l’abri, résultant d’un bruit sourd de masque d’os se fracassant sur le sol. Au moins était-il dans mon corps. L’espace d’un instant, je fus reléguée à mon tour à simple spectatrice, mais cela ne dura qu’à peine deux secondes – le temps en fait pour le corps inanimé de Shigo de tomber par terre. Poussant un soupir (très intérieur du coup), je ne me forçai à peine pour sortir mon homologue Yamanaka de mon corps, le renvoyant à son corps trempé dont le visage était désormais visible. J’haussai un sourcil.

« Voilà donc ce que cache le mystérieux Shigo. »

Reculant d’un bond pour m’adosser à un mur, je fis à mon tour le signe de la transposition, pour me retrouve dans son corps. Mon corps, lui, s’affaissa juste contre le mur, dans une position qui devait être, en réalité, très peu confortable. Mon sourire narquois se dessina sur le visage du jeune homme.

« Pour réussir une transposition, tu dois comprendre comment tes ennemis en sortent. Je ne force pas : essaye de me chasser de ton esprit. »




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: La valse des esprits {Ayumi} Jeu 3 Aoû 2017 - 2:15

    La vie éternelle, une chimère que personne ne veut atteindre ? Une bien piètre illusion. Les seules à penser ça sont ceux qui ont échoué dans cette quête ou ceux qui estiment déjà avoir tout vu ou fait dans leurs vies. De quel côté se trouvait donc Ayumi ? Son ambition s’était-il arrêté avec son accession au grade d’Ombre ? Ou bien avait-elle procédé à des sacrifices inutiles dans cette recherche ? Du reste, il demeurait une notion intéressante dans la première question.

    « On ne peut se transposer dans un animal, ou il ne faut pas car on en mourrait ? Quant à ce qu’on pourrait faire dans le corps d’un animal : un oiseau peut voir plus loin que nous, ici-bas, et une fourmi peut entrer plus discrètement dans une maison que nous, par exemple. »

    Mais la discussion ne dura pas bien longtemps du fait de la valse des esprits, rappel subtil de l’entête de la rencontre, où Ayumi me renvoya violemment dans mon propre corps où je ressentis la douleur de l’impact précédent contre le sol. Médusé, je remarquais que mon visage se trouvait alors à découvert tandis que l’Hokage fit une remarque à ce propos.

    « Ne vous moquez pas. » furent les seuls mots que j’eus le temps de prononcer tandis que je cherchais un moyen de masquer mon visage, rapidement interrompu par la perte de contrôle de mon corps.

    J’étais relégué à l’arrière de la scène, dans les coulisses, tandis que mon corps restait face au public. C’était comme si j’avais oublié mon texte, que j’avais un blanc, qu’un autre acteur prenait ma place en se déguisant de ma silhouette. Je m’entendis prononcer des mots que je n’avais pas commandés. Les mots d’Ayumi, me demandant de la chasser à mon tour.

    Avait-elle accès à mes pensées, la seule faculté qui me restait ? Non, je n’avais pas eu accès aux siennes lorsque j’avais pris possession de son corps. Ou bien m’en avait-elle empêché ? Deux esprits dans un même corps, mais une seule personne aux commandes. J’étais un siège à regarder le film de mon existence, de mon présent, sans pouvoir rien y faire. J’avais beau lui dire de couvrir son visage, il n’écoutait pas. Qu’importe le corps et les vêtements trempés, je n’en avais cure. Mais il n’avait pas le droit d’exposer son faciès au monde ! Ce visage que personne ne désirait, que mère détestait…

    Ayumi était là, debout face au panneau de commande, et j’étais derrière elle, enchaîné dans des milliers de mailles, crucifié sur une croix, totalement immobile.

    Ayumi était là, me surplombant dans une pièce lumineuse, penchée au-dessus d’une minuscule boite noire dans laquelle je me retrouvais, recroquevillé sur moi-même, totalement seul.

    Ayumi était là, bien plus grande que moi, à me tenir ligoté par des fils telle une marionnettiste qui joue avec son pantin, totalement impuissant.

    Les métaphores ne manquaient pas. Le résultat demeurait identique. Elle avait les pleins pouvoirs et je ne pouvais rien faire. Elle était l’Hokage et moi un simple Chûnin. Comment lutter contre elle ? Contre la vie ? J’étais enchaîné, oublié et contrôlé.

    « Voilà donc ce que cache le mystérieux Shigo. »

    Mon masque. Mon visage ! L’œil manquant, la brûlure mal cicatrisée, les traits de mon violeur de père, … Si je demeurais ainsi, mère n’allait pas être contente. Mère allait… Elle allait me punir une fois de plus !

    Je poussais un cri, appuyant contre les chaînes, poussant contre la boîte, tirant sur les fils. Les mailles comprimèrent ma chair, les ténèbres m’oppressèrent, les fils me lacérèrent. Je continuais de pousser, les tendons blanchis par la pression et le corps se morcelant doucement. Mais je me fichais de mon corps. Il n’y avait que le visage qui importait : il fallait le couvrir au plus vite ! Les chaînes s’écartèrent doucement, la boîte vacilla lentement, les fils s’amincirent faiblement.

    Et enfin l’explosion. Le néant puis la résurrection. Je voyais le toit et les fragments de mon masque. Je ressentais la pluie qui martelait mon corps. Je remarquais que j’étais à quatre pattes au sol. Je remarquais surtout que je pouvais de nouveau bouger. Mais je demeurais avachi, le visage masqué par la position.

    « C’est donc ce que ressentent nos cibles… Et plus la technique est élaborée, plus la résistance à forcer est grande je suppose… Bien que l’inertie de notre propre enveloppe puisse être problématique… Expulser l’âme d’un corps… Il s’agit d’une défense, dans le cas présent. Mais est-il possible de le tourner dans l’autre sens ? D’expulser l’âme d’un autre corps que le sien ? »
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Message(#) Sujet: Re: La valse des esprits {Ayumi} Lun 7 Aoû 2017 - 20:32

Avant toute chose, je tiens à présenter mes excuses à mes plus jeunes lecteurs, les moins aguerris, qui ont pu voir dans mes propos la vérité absolue. Le fait est que ce monde, ce pouvoir, est en réalité très nouveau pour moi. Je n’en connais pas tout à fait les tenants et les aboutissants mais, hey, je suis Hokage, je suis Yamanaka, donc il ne faut pas que je me démonte. On va faire passer cette négligence comme un test que je passais à Shigo. Ouais c’est bien ça.

Du coup, le plus naturellement du monde, je souris à son innocente question sur les animaux.

« En réalité, tu en as la possibilité si ta transposition est bien réalisée. Il faut par contre faire gaffe parce que dans ton exemple, entrer dans le corps d’une fourmi pourquoi pas… mais pense à quel point tu deviens vulnérable lorsque tu es dans le corps d’un insecte. Les blessures que ta nouvelle enveloppe subit, tu les subis également. Raison pour laquelle c’est très fortement déconseillé. Les animaux ne sont pas contrôlables, hors transposition. »

*****20 ans plus tôt, Hi no Kuni*****

« Tes progrès sont remarquables, Ayumi. Essaie de stabiliser ton esprit maintenant. Prête ? »

La jeune fille acquiesça, légèrement essoufflée, et se remit en position. Serrant les dents, elle impulsa son chakra et se sentit partir, avant de rouvrir les yeux pour voir son corps se démantibuler devant ses yeux, pour bien la centième fois. D’abord sereine, elle sentit la force spirituelle de son père tenter de s’échapper. Et elle maintint sa technique. Cinq secondes, puis dix, puis quinze. Mais elle le savait : si sa victime pouvait tant se défendre, c’est qu’elle n’était pas assez forte encore. Mais on lui avait promis que au plus on tiendrait, au plus il sera facile de contenir la force de l’autre.

Vingt secondes. Puis trente. Sa tête lui faisait un mal de chien, si bien qu’elle tomba en avant, s’écorchant les genoux, avant d’être dégagée quelques secondes encore plus tard. Se retrouvant dans son corps, elle se releva, avant de sentir une douleur à ses genoux : l’écorchure sur les genoux de son père avait été répercutée sur les siens…

*****De nos jours, Hi no Kuni*****

Je rouvris les yeux, de nouveau dans mon corps, après la tentative de Shigo. Pas trop mal ; s’il ne connaissait pas la transposition avant, on sent tout de même une certaine expérience dans le domaine shinobi. Je me relevai, la pluie continuant de tomber de plus en plus sur Konoha. Je souris à Shigo, remettant une mèche de mes cheveux et écoutant ses nouvelles questions.

« Plus ou moins, oui. Plus tu es fort, plus tu mets de chakra dans ton transfert et plus, effectivement, en sortir sera compliqué. A terme de toute façon, il faudra de toute façon une impulsion chakratique. Tu n’en as pas eu besoin car je n’ai pas vraiment utilisé de techniques ; je n’en ai pas eu besoin car tu ne la maîtrises pas. Regarde ce que ça fait lorsque tu ne peux pas forcer pour sortir. »

Cette fois, j’utilisai une vraie technique, comme je l’utiliserais sur un champ de bataille, pour me retrouver une nouvelle fois dans le corps de mon élève du jour. Mais aucun mal de crâne, aucune force résistante : sans dissipation, il ne pourra pas s’en sortir.

« Tu vois. Cette sensation d’être enfermé, de ne pas pouvoir bouger, ni sortir. C’est ce à quoi tu dois arriver. Que ta victime ait l’impression de subir, pas d’assister au spectacle de son propre corps »

Je claquai des doigts, me retrouvant dans mon corps originel.

« Recommence. »




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Message(#) Sujet: Re: La valse des esprits {Ayumi} Lun 7 Aoû 2017 - 23:05

    Les blessures du nouveau corps, transmises à l’enveloppe original. Une problématique forte inconfortable. Evidemment, je ne me transposais jamais dans une personne qui importait pour moi. Tout simplement parce que personne n’importe à mes yeux, mais je pensais ne pas avoir à faire attention à leur corps non plus. On ne pouvait donc se donner la mort via la transposition ? Ce serait pourtant l’assassinat parfait, sous couvert d’un suicide. Quoiqu’il demeure certaines failles : comme se jeter du haut d’une falaise et retourner dans notre corps d’origine pendant la longue chute. Ou l’ingestion de poison ? Ou la pendaison ? Ou…

    Les solutions existaient, mais elles demeuraient compliquées à mettre en place, suivant la situation. Se trancher la jugulaire serait tellement plus simple…

    « J’ai lu que la transposition classique, apprise à tout Yamanaka, comporte bien cette contrainte. Mais j’ai également lu que certains membres du clan auraient développé la technique plus loin ? Au point d’avoir trancher la transmission douloureuse ou bien d’avoir retiré l’inertie de notre corps d’origine ?
    Vous êtes une guerrière illustre de la dernière rébellion. Je pense bien que vous vous retenez ici dans un but pédagogique, mais je serais curieux de savoir : jusqu’à quel niveau avez-vous développé cette technique ? »


    Histoire de connaître les possibilités de cet art surtout, et vers où creuser. Néanmoins elle avait ignoré l’une de mes questions. Soit l’un des effets néfastes de la lecture et de l’écriture comparé à la réalité, ou bien un autre interdit de l’Hokage ? Quant à l’expulsion des âmes d’autrui de leurs corps… Histoire de pouvoir sauver une partie de l’Hokage si cette dernière se prenait un rayon foudroyant, par exemple.

    Puis une nouvelle démonstration. Plus puissante qu’avant. Ou tout simplement plus véridique ? Plus authentique. Heureusement, elle délivra mon corps d’elle-même, car je n’étais pas du tout dans la même situation qu’auparavant. Et pourtant elle me demandait de calquer son exploit.

    La cible ne devait pas être active. Elle devait demeurer passive : comme si elle tombait inconsciente, ou qu’elle dormait. Elle ne devait plus rien pouvoir faire. Rien à part attendre que ça se passe. Que son cauchemar ne se termine…

    Je composais une nouvelle fois les signes, après m’être couvert le visage par un tissu quelconque et m’être assis correctement sur le sol, et je pris possession du corps de l’Hokage. Je la refoulais derrière, au loin, tandis que son enveloppe m’appartenait parfaitement.

    « Donc si je me blesse ici, je le suis également là-bas… Ce lien de mutilation, peut-on le transposer uniquement lui, sans le reste, entre deux personnes ? »
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Message(#) Sujet: Re: La valse des esprits {Ayumi} Mer 9 Aoû 2017 - 0:35

Dans ce monde, il existe bien des pouvoirs que l’on ne s’explique pas. A vrai dire, mon propre pouvoir allait à l’encontre de tout ce que bon nombre de personnes en ce monde croyait – ou plutôt, ne croyait pas. Mes parents étaient très croyants, et m’emmenaient souvent dans leur cérémonie de culte. J’ai jamais vraiment écouté ce qu’ils disaient dans ces réunions qui m’ennuyaient profondément, mais une phrase courante m’avait interpelé déjà à l’époque. Une phrase que tous disent : « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ; et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen ». Alors loin de moi l’idée de prêcher pour ma paroisse (ahahaha, t’as compris Simone ?), mais cette logorrhée (madame sort les mots du dimanche… AHAHAHA, putain Simone je suis trop marrante) me pose personnellement quelques soucis. Pas en tant que personne croyante ou non, mais en tant que Yamanaka.

Au fond, ce que nous dit ce crédo, c’est que le croyant croit en plusieurs choses, incluant « l’esprit saint » (bon ça pour un Yamanaka je veux bien le croire), mais également en la résurrection et à la rémission des esprits. Mais… Pourquoi devrions-nous douter de l’existence d’un esprit qui ne fait « qu’habiter » notre enveloppe charnelle, alors que le principe même de notre pouvoir réside en la manipulation de ces esprits ? Pourquoi est-ce qu’on devrait en douter ? La véritable question réside surtout dans ce qu’il advient une fois le corps mort. Rien de plus. La rémission, l’enfer, le paradis, le questionnement de l’existence ou non de l’esprit n’ont rien à faire dans le Yuukan.


« Pour répondre à ta précédente question, Shigo, oui, dans l’histoire du clan, certains ont réussi à pousser leur pouvoir si loin qu’ils pouvaient échanger deux âmes d’autres personnes. Un pouvoir à grande responsabilité, à mon sens… »

Puis l’entraînement reprit, amenant avec lui son flot de questions. Plus elles arrivaient, et plus je fronçais les sourcils : il était tout de même bien informé pour quelqu’un qui disait ne rien savoir.

« Je n’ai pas entendu parler de ceux qui rompaient le lien de douleur qui lie les deux corps. Peut-être était-ce une extension de ceux qui étaient capables de manipuler les corps des autres. »

Il fit encore quelques essais, je lui montrai encore quelques fois, lui donnant des conseils que mon père m’avait prodigués, une vingtaine d’années auparavant. Nous étions trempés, et le temps que je pouvais lui donner était presque écoulé. Alors, une fois que je le fis sortir une nouvelle fois de mon corps, facilement, je m’approchai de lui.

« Bien. Tu as les bases, désormais. Il te faudra t’entraîner encore des journées entières pour parfaire cette technique. »

Puis, affichant un large sourire, je claquai des doigts.

Au son du claquement, Shigo et moi nous retrouvions dans mon bureau. Au dehors, le soleil brillait, les oiseaux chantaient. Léger sourire en direction du Yamanaka, qui avait toujours son masque intact, assis sur l’un des fauteuils face à mon bureau.

« Tu m’excuseras de la ruse, mais tu comprendras que je ne peux laisser n’importe qui prendre possession de mon corps, dusse être un entraînement. »

Je lui souris, me renfonçant dans mon fauteuil, fixant Shigo à l’endroit où devaient se trouver ses yeux.

« Tu as largement les capacités de développer la transposition. Je dois néanmoins te mettre en garde, Shigo, contre l’utilisation que tu feras de ton pouvoir. Tu as déjà dû comprendre l’étendu de la puissance qu’être Yamanaka t’offre. Des plus talentueux et des plus intelligents que toi se sont brûlés les ailes en essayant d’acquérir des pouvoirs moins puissants que ceux que tu essaies de trouver. Ne l’oublie pas. Tu peux disposer. »

La manipulation des âmes et de la vie… Lorsque les Hommes, tous shinobis puissent-ils être, s’improvisent Dieu de la mort et des esprits, les conséquences sont toujours désastreuses…




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: La valse des esprits {Ayumi} Sam 12 Aoû 2017 - 0:04

    Un pouvoir à grande responsabilité. Une manière plus noble de dire dangereux. Un pouvoir demeurait une arme, et une arme pouvait être utilisée pour une bonne ou une mauvaise cause. Dans les deux cas, il y avait une part de responsabilité en jeu. De danger surtout. Mais au moins, j’étais à présent certain de la possibilité. Ne restait qu’à trouver comment la rendre réalisable. Etant donné que prier un dieu quelconque ne suffit pas : il faut justifier la trouvaille de l’extension du pouvoir. Mais une piste était déjà un bon début, n’est-ce pas ?

    Dommage pour rompre le lien douloureux ceci dit. A moins qu’Ayumi n’ait menti pour que je ne creuse davantage le sujet ? Après tout, ce lien était la certitude que nous respections le corps emprunté, au risque de nous malmener nous-mêmes. Si nous pouvions supprimer ce lien, c’était la porte ouverte aux pires vices de l’homme. Le saint graal.

    Puis, subitement, la pluie s’arrêta et nous nous retrouvions dans le bureau de l’Hokage, secs. D’où l’absence de sécurité sur le toit… Mais quand avait-elle formé les signes ? Sous le bureau ? Dans son dos ? A l’abri dans une manche ? Et par quelle voie était-elle passée ? La vue ? L’ouïe ? J’étais si concentré sur le fait de masquer mes pensées que je n’étais pas attentif aux signes.

    « Je comprends, Nidaime Hokage. »

    A sa place j’aurais agi de même. Probablement. Elle était rusée… Tant mieux, ça faisait de Konoha un lieu plus sûr. Mais est-ce que ça sécurisait mon avenir pour autant ? Je voulus bien lui répondre que je n’avais pas d’ailes et qu’elle n’avait donc pas à s’en faire, mais cela pouvait s’apparenter à de la provocation. Je me contentais alors de me lever et de m’incliner respectueusement en disant :

    « Merci pour vos enseignements. J’espère que vous aurez encore du temps à l’avenir, pour continuer de guider le Chunin que je suis sur la bonne voie… »

    Celle de la puissance ! Des découvertes et du savoir des arcanes de notre clan aux possibilités multiples. Je me retirais alors. Priant pour à la fois avoir marqué des points auprès de l’Hokage tout en gagnant une enseignante de qualité.
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La valse des esprits {Ayumi}

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