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 Toc toc, Hokage, vous m'avez quémandé ? [Ayumi]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Toc toc, Hokage, vous m'avez quémandé ? [Ayumi] Mar 1 Aoû 2017 - 22:42


-------------- Hiver, an 2, devant le palais de l'Hokage ----------------

AAAATCHAAAAAA... satané rhume.


Je remets mon mouchoir en dentelle dans ma poche de mon tout nouveau gilet et je remet mon écharpe rouge en place avant de reprendre ma route et d'affronter le blizzard ambiant, une main sur mon chapeau pour le garder en place. J'ai reçu une convocation de la part de l'Hokage. Yamanaka Ayumi. J'ai déjà eu l'occasion de travailler avec elle à la construction de Konoha, notamment sur des échanges interclans. Si je remonte plus loin, je pense l'avoir déjà vu sur des champs de bataille mais je ne suis pas certain. Il faut dire, il se passe tellement de choses à la guerre qu'on ne fait pas toujours attention à ce qu'il se passe à une dizaine de mètre de soi.

Bref, j'entre dans le tout nouveau palais en poussant la porte et puis je la referme derrière moi. Je me frotte les vêtements pour retirer la neige et je range ma cape à un porte-manteau avant de monter les escaliers. Les gardes vérifient mon identité et je suis rapidement amené devant le bureau de notre supérieure à tous. J'active mon Byakugan et je constate qu'une autre personne est présente dans le bureau, je me décide du coup d'attendre un petit peu pour ne pas la déranger. Le visiteur est un peu plus énervé qu'elle. Je n'entends rien de là où je suis, par contre, je peux voir leurs lèvres bouger et déduire le sens du dialogue. Les mots m'échappent, pour la plupart, mais je peux déchiffrer quelques rétorques cyniques de la part de la Yamanaka. Cela me donne un sourire.

Ah, Suguato, si tu voyais a quel point ton héritière est nettement plus à l'aise dans ce rôle que tu ne l'as jamais été. Tu as bien choisis. Oui.


Je désactive mon Byakugan quand je me rends compte que le visiteur s'en va et je me mets sur le côté. Les portes s'ouvrent en trombe. Il s'en va, je ne m'attarde guère sur la personne en question. Un industriel ? Un noble ? Je n'en sais rien, je m'en moque autant que de la raison de leur désaccord. Je me glisse à l'intérieur du bureau, un large sourire aux lèvres tandis que je referme les portes derrières moi et que je m'adresse à mon Hokage, après une petite courbette d'usure.

Encore un prétendant reboutée, Ayumi-San ? Un jour, il faudra bien que tu te laisses tenter par un de ces nobliaux.


Je me redresse et j'affiche mon sourire narquois. Oh oui, je suis peut-être un petit peu piquant. Je porte mon attention sur Ayumi. Son visage. Pourquoi donc m'a-t-elle appelée ? A-t-elle une mission spécifique pour moi ? Depuis la disparition de Suguato, nous avons beaucoup à faire. La perte du principal héros de la rébellion fut un coup politique difficile à encaisser dans l'immédiat mais on s'en remet.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, Hokage, vous m'avez quémandé ? [Ayumi] Mer 2 Aoû 2017 - 13:27

« Non, en fait je ne vois absolument pas le problème. »

Nidaime Hokage. Si c’est pas classe, ça, franchement. Je suis la deuxième ombre du feu de l’histoire de Hi no Kuni. Et rien ni personne ne pourra me l’enlever – sauf si une puissance supérieure décide de tout détruire pour reconstruire un monde à son image, mais sincèrement, qui fait ça ? Cinq jours que j’avais découvert la lettre de Suguato. Quatre jours que ma nomination avait été annoncée à Konoha, qui visiblement ne s’en est pas ému plus que ça (bande d’ingrats, elle est où l’époque des manifestations ou des slogans intelligents ? J’aurais pu envoyer mes ANBU les terroriser et tout, mais noooooooooooon, on me refuse ce petit plaisir de nomination en applaudissant. EN APPLAUDISSANT PUNAISE. Pfffff…). Et du coup, trois jours que je me battais à réformer les institutions.

Enfin, « réformer » est un bien grand mot. Bras droit de Suguato, j’avais activement participé à l’élaboration de ces dites institutions et je connaissais déjà tous les rouages de la politique du village. Par cœur, même, puisqu’il faut avouer que le Shiaijin ne s’en occupait plus réellement en fin de mandat ; sans doute son dernier entraînement pour moi avant son départ. Les principaux acteurs du village, les administrés, tous avaient présenté leurs démissions de courtoisie. Si certains avaient été reconduit, ce n’était pas le cas de tous ; de ma volonté ou de celle des intéressés. C’était le cas du directeur de l’hôpital, qui décida de stopper la gestion de l’établissement pour se concentrer sur de la recherche, m’obligeant par la même à le remplacer. Un candidat naturel se présentait : Saki Yumui, un jeune homme de moins de trente ans imbu de lui-même et dont la réputation de médecin tenait plus de sa proportion à crier sur tous les toits quel bon médecin il était plutôt que sur ses compétences, somme toute, assez médiocre.

C’est donc naturellement que je ne l’ai pas nommé, même si je savais que commencer par refuser le poste au prétendant jugé légitime par la plupart n’allait pas m’accorder que des faveurs. J’ai nommé à la place une jeune Eisennin très prometteuse du clan Aburame, un pari risqué puisqu’elle n’avait encore rien réellement prouvé sur le long terme. Surpris, mais confiants (je vous l’ai dit : aucune manifestation), les médecins acceptèrent la décision. Tous, sauf un. Saki Yumui lui-même, qui débarqua en trombe dans mon bureau sans même prendre la peine de frapper.

« Vous ne voyez pas le problème ? Vous nommez une incompétente inconnue à la tête d’un hôpital que votre prédécesseur voulait prospère et influent, et vous pensez que votre seule réputation vous sauvera de cette erreur. »

J’haussai un sourcil, posant mon coude sur le bureau, prenant ma tempe entre deux de mes doigts.

« Oh excusez-moi de cette… erreur, dans ce cas. Je vais révoquer de suite la nouvelle directrice. Vous voyez quelqu’un de plus… pertinent à ce poste ? Attendez avant de répondre. »

Il allait probablement vanter ses mérites, louer ses prouesses, vendre sa personne ; si bien que je le coupai avant qu’il puisse dire quoique ce soit, sortant d’un tiroir un dossier bleu, que j’ouvris à la volée. Sur la première page était affichée une photo du Saki, accrochée par un trombone.

« Dans mon incompétence, j’ai tout de même pris le temps d’étudier certaines candidatures. Votre réputation vous précède, Yumui, cependant je n’ai jamais réellement vu ni entendu quoique ce soit qui ne soit pas de simples rumeurs. A croire que quelqu’un s’amuse à colporter des choses sur vous et, quelle chance vous avez, ce corbeau est plutôt blanc que noir. »
« C’est-à-dire que... »
« Hep hep hep, c’est pas très poli de couper la parole à son Hokage, si ? »

J’haussai un sourcil, pendant que l’homme en face de moi blêmit légèrement. Léger sourire narquois pendant que je lisais son dossier.

« Vous vous vantez vous-même d’avoir sauvé des dizaines de personnes lors de notre première victoire face à l’Empire, vous autoproclamant meilleur Eisennin de la rébellion. Pourtant, les rapports indiquent que vous étiez à l’hôpital de Kahin ce soir-là. De même, vous prétendez n’avoir jamais raté une seule opération ; pourtant une de vos patientes a porté plainte récemment parce qu’elle a dû se faire réopérer parce que l’un de… ses organes n’étaient pas au bon endroit. Vous avez cru que la chirurgie c’était Tetris ? »

Fermant le dossier, j’haussai un sourcil en le regardant bouillir de rage. Mon sourire ne disparut pas. Croisant les jambes, je m’enfonçai dans mon fauteuil, joignant les mains devant mon visage.

« Je crois que nous sommes d’accord, non ? La nouvelle directrice fera très bien son travail. »

Après quelques secondes, il quitta la pièce, furieux. Je l’entendis marmonner quelque chose dans ses dents d’inaudible mais qui ne devait pas être très glorieux. Puis le prochain visiteur lui succéda. Au moins lui semblait-il être compétent. Lorsqu’il se présenta, je lui fis un large sourire.

« Entre, Bankichi, je t’en prie. »
« Encore un prétendant reboutée, Ayumi-San ? Un jour, il faudra bien que tu te laisses tenter par un de ces nobliaux. »
« Pas vraiment... »

Si seulement. Mais non.

« Tu veux quelque chose à boire ? Un café, un thé, un chocolat chaud, du saké ? »

M’exécutant en fonction de sa demande, je me rassis ensuite, un verre de thé glacé à la mangue dans la main.

« Alors, comment se passent les missions de la Racine ? »

Je mis mon verra à la bouche, plongeant mon regard dans le sien. J’ignorais s’il savait que je savais, mais Suguato m’avait mis au courant assez tôt. Et maintenant que j’étais Hokage…
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, Hokage, vous m'avez quémandé ? [Ayumi] Mer 2 Aoû 2017 - 22:42


Ayumi-san me fait entrer avec un certain sourire. Elle me propose à boire, ce que je décline. Je m'approche de son bureau pour prendre place devant elle lorsqu'elle me pose une question assez chienne sur la RACINE. Sur le coup, je ne réponds pas, je réfléchis. Est-ce qu'elle bluffe ? Je peux jouer à l'innocent, ou faire une blague. Suguato ne m'avait jamais dit s'il avait mit quelqu'un d'autre au courant. En même temps, je n'étais pas dans TOUTES ses confidences. Sa succession était une surprise. De toute manière, la RACINE existait pour le village et pour son Hokage. Cela ne servait à rien de nier son existence ou de vérifier son bluff. Ayumi-san est tout à fait en droit d'être mise au courant. Peut-être était-ce juste une façon de tester ma loyauté que de garder cette surprise ?

Probablement. Cela ressemblait à un raisonnement du Shodaime.

Je soupire avant de lever un index et de dire simplement.

"Hum, un instant."

J'active mes Byakugan, mes yeux blancs divins. Je n'aperçois personne de camouflé dans la salle, ni personne dans un rayon de dix mètres. Au-delà, des sceaux bloquent ma vision au Byakugan - sans doute lié aux sceaux de sécurité placés autour du bureau de l'Hokage. Je suis rassuré. On n'est jamais trop prudent, surtout lorsqu'on parle d'un sujet aussi sensible. Je m'assieds en face d'Ayumi et je dépose mon chapeau sur un coin inoccupé de son bureau.

"Excuses-moi, simple précaution. Suguato et moi-même n'avions pas l'habitude d'en parler aussi ouvertement."

Je passe un doigt sur le rebord de son bureau et je le fais glisser lentement avant de le regarder. Pas la moindre poussière dessus. L'hokage à certainement une meilleure femme de ménage que moi.

"Pour répondre à votre question, la gestion opérationnelle se passe bien. Il n'y a eu qu'une seule tentative réellement fondée de vous renverser à l'annonce de la disparition du Shodaime. Une semaine comme une autre, somme toute."

Je n'en dis pas plus, mais j'affiche un grand sourire. Une tentative, car cela n'était pas arrivé plus loin. Un corp de plus disparu dans les forêts qui entourent le village. Un dossier de plus dans nos archives secrètes. Je ne crois pas que cela l'intéressera outre-mesure. Je caresse doucement mon chapeau avant de reporter mon regard droit dans celui de Nidaime.

"Je ne sais pas à quel point vous êtes informé du projet RACINE, mais je pars de l'hypothèse que le Shodaime vous à mis à jour sur les grandes lignes il y a quelques mois. Le pays a été stabilisé, les éléments subsersifs visibles ont été éliminés. Cela dit, ce n'est qu'une partie de l'iceberg. Nous rencontrons pour l'instant un obstacle technique lié à notre réseau d'informations et d'espions. J'y travaille en première priorité, et cela prendra sans doute une bonne année, voir deux ans. Une fois que le réseau sera mis en place, je passerai au recrutement de shinobis pour me suppléer et aider à faire régner l'ordre... dans l'ombre. Des shinobis discrets, et surtout, loyaux."

Et j'ai quelques années pour réfléchir comment tester cette loyauté. Un screening sera bien entendu nécessaire et fait sur tous les candidats. Un test d'entrée, peut-être aussi ? Les paramètres sont encore à définir.

"Il y a également quelques plans à moyens et long termes mais qui ne sont qu'à l'état d'ébauches pour le moment. Il faudra un certain temps avant que la raçine ne se développe suffisamment."

Puis, mon rapport fait, je me tais. Je ne me doute pas qu'elle aura des questions. Je lui laisse tout le loisir de les poser.

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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, Hokage, vous m'avez quémandé ? [Ayumi] Ven 4 Aoû 2017 - 3:20

Aaaah, l’information. Qu’on se le dise : aussi haut gradée puissé-je être aujourd’hui, mon pouvoir, mon vrai pouvoir ne me vient pas de mon grade ou de quelconque capacités – bon un peu quand même, mais pas totalement. En général, d’ailleurs, le vrai pouvoir vient plutôt de l’information. Savoir, marchander, négocier, prêcher le faux : quelle douce sensation de se sentir en supériorité parce que l’on a accès à la vérité. Quel doux sentiment de voir son interlocuteur s’embourber dans des mensonges quand on sait qu’ils le sont.

Bankichi utilisa ses Byakugans. J’haussai un sourcil, légèrement amusée par cette paranoïa. Le choix de Suguato se comprenait à cette simple entrevue ; mon prédécesseur étant quelqu’un de très… prévoyant. Je le laissai alors disserter sur son organisation, ses conclusions, ses interrogations, ses sentiments, ses amours ; sa vie, quoi. Moi, je l’écoutai en sirotant mon thé glacé, mes cheveux cachant un peu mes yeux : j’avais clairement l’air d’une gamine que l’on essaye de rassurer. Je pris néanmoins la parole dès qu’il eut terminé.

« Je doute que Suguato ait voulu rester très longtemps à ce poste vu toutes les informations qu’il m’a transmises durant son règne. Soit dit en passant, tu devrais te détendre. La panique t’a fait passer du tutoiement au vouvoiement, c’est perturbant, je ne sais plus trop comment m’adresser à toi… »

Deux choses : premièrement, oui j’ai changé de couleur. Et t’as intérêt à dire que ça te plaît grave et que je suis la meilleure. Deuxièmement, je me rends compte de plus en plus que, dans les faits, le Shiaijin m’a laissé gérer le village depuis bien plus longtemps qu’une petite semaine. Il avait réussi à orchestrer une transition parfaite, pour que je me trouve à ma place rapidement, sans effort ni panique, pour que je sois légitime et que je puisse tout de suite trouver mes marques… C’est déprimant, jamais je n’aurais son talent. J’imagine déjà mon successeur, un petit jeune homme pâle qui aurait essayé de me tuer et dont je ne pourrais tirer que du mépris, qui finira par monter sur la plus haute marche de Konoha un jour d’été trop chaud sans savoir par quoi commencer. Moi, le plan était clair dans ma tête – à croire que je l’ai déjà fait dans une autre vie (aha).

Je soupirai, sortant un dossier d’un tiroir, sur lequel était écrit « Racine » de façon très claire. Je l’ouvris, une main jouant avec mes cheveux.

« J’ai encore du mal à comprendre les tenants et les aboutissants de cette organisation, en fait. Si une personne essaye d’en tuer une autre, pourquoi faudrait-il que la sentence soit faite discrètement ? En dehors de l’attrait propagande que ça donne, évidemment : il est sûr que je préfère qu’on pense que je suis adulée plutôt que détestée, mais tout de même… »

Bon, simple test basique : je voyais bien entendu l’intérêt d’une organisation comme la Racine. Une fois qu’il eut terminé de me convaincre (et je suis persuadée qu’il le fera, sinon grand Dieu que je serais déçue d’avoir cet homme en bras gauche), je repris mon verre et me recalai au fond du fauteuil.

« Bien. Tu m’as exposé tes projets futurs et la façon dont tu penses progresser, soit. Et tu l’as dit toi-même, ça va prendre un temps fou. Ne serait-ce que parce que l’essence même de l’organisation empêche Konoha de la financer. »

Une gorgée de thé glacé. Léger silence.

« Par contre, là où je peux t’aider, c’est sur ton efficacité. Actuellement, seules deux personnes ont tous les accès au village : moi, bien sûr, et Natsuki en sa qualité de bras droit. Avec l’extension de Konoha, sa démographie croissante, ses affaires qui ne cessent de croître, je pense qu’on me financera sans aucun problème un bras gauche. »

Il devait peut-être voir où je voulais en venir… Mais dans le doute.

« Et avec ça, des nouvelles ressources financières, allouées au bras-gauche et à ses… collaborateurs. Aux yeux de tous, tu auras les mêmes attributions que Natsuki, et tu les auras d’ailleurs. L’accès illimité à tout le village, la possibilité de décider et de donner des ordres tant que je n’aurais pas décidé le contraire. Un accès infini à l’information, et de quoi subvenir aux besoins de la Racine. Bien sûr, tu seras aussi chargé de… dossiers banals, tu devras faire des apparitions de temps à autre, gérer des conflits, des missions. Mais plus de la moitié de ton temps sera consacré à ton activité un peu plus secrète. »

Verre fini, bruit caractéristique de la succion de la paille qui racle le fond d’un verre.

« Et au cas où ce n’était pas clair, je te propose de devenir mon bras gauche. »




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, Hokage, vous m'avez quémandé ? [Ayumi] Ven 4 Aoû 2017 - 20:50

Tandis que je dévoile tout à ma supérieure, j'observe son langage corporel. C'est marrant, sa maitrise de son corps. On dirait qu'elle fait la gamine qui a besoin d'être rassuré, alors qu'en fait, elle a suffisamment de self-estime en vrai. C'est impressionnant. J'en apprends tous les jours sur comment détecter les mimiques et décrypter ce qu'ils veulent dire, et voilà qu'Ayumi vient renverser toutes mes croyances et mes connaissances sur le sujet.

Puis elle me fait remarqué que je la vouvoie. Hum. Elle a pas tord.

"Ah oui, je suis passé en mode rapport formel. Je change ça tout de suite."

J'avoue que quand Ayumi me pose plus ou moins la question en jouant avec ses cheveux de la pertinence de la Racine, la moutarde me monte un peu au nez. Est-ce qu'elle fait exprès ? J'ai beaucoup de mal à le dire avec sa tête de poker qu'elle porte en permanence.

"Hormis l'aspect propagande ? Pardon, cela me reste au travers de la gorge. L'Histoire à beau être écrite par les vainqueurs, il faut que ceux-ci fasse attention à ce qu'on retiendra d'eux. La communication est une arme extrêmement difficile à manipuler. Oui, exécuter un glorieux traitre peut revigorer une nation, si on avait put décapiter l'Empereur lui-même en place publique, ou le roi des pirates Gold D. Roger, quel triomphe. Quel spectacle, parce que l'adversaire est GRAND et qu'il est méritant de vaincre un ennemi puissant. Tout l'art de se louer en louant ses adversaires vaincu. Mais exécuter un petit industriel miteux ? Les gens ne croiront pas qu'il y a eu sabotage. Ou ils penseront que l'exécution n'est pas méritée. Sans compter ceux qui sont fans des complots et des théories de conspirations. Peu importe, ils vont se permettre de *juger*. Le contexte ne se *vend* tout simplement pas toujours, et alors tu passes pour la méchante et les gens ne croiront plus à ta protection. Et je ne veux pas de ça. Le méchant, c'est moi."

Je reprends à peine ma respiration que je continue, le visage un peu rouge d'indignation et prêt à défendre mon bifteck jusqu'au bout.

"Et ça, ce n'est *que* l'aspect propagande. La racine te permet de faire un déni officiel probable de chacune de nos actions impactantes. Elle permet de réguler dans l'ombre ce qu'il n'est pas politiquement admit de faire. Je peux contacter des mercenaires, des truands sans gâcher ta réputation. Et tu sais tout ça, tu me fais juste parler pour le plaisir de me voir me frustrer et de m'énerver à défendre le projet de Suguato-San.

Petit silence. Comme je commence à la connaitre Ayumi, je suppose que c'est un silence parfaitement maitrisé pour m’appâter. Encore une subtilité de langage non-dit ? Maitriser le silence c'est important en communication. Puis elle reprend et m'explique maintenant en quoi elle peut m'aider.

Un financement et un accès illimité. Voilà qui est plus qu'intéressant. Le pouvoir exécutif est aussi un bon point supplémentaire, ne serait-ce que pour couvrir mes traces ou celles de mes subordonnées. En fin de compte, Ayumi me facilite de beaucoup ma tâche. Avec de tels moyens, le début de la racine sera nettement plus marqué. Du coup, elle monte dans mon estime. Avec un grand sourire je me contente de dire malicieusement.

"Tu sais causer aux hommes, Ayumi. Je signe où ?"

Je rigole un grand coup avant d'expliciter ce que j'ai sur la conscience. Parce qu'Ayumi a beau être une Yamanaka, elle n'en reste pas moi incapable de lire complètement mes pensées.

"Effectivement, ce que tu me proposes me retires une épine du pied en plus de me fournir une couverture adéquate. Et je suis positivement surpris que tu me fasses une telle proposition aussi généreuse à mon égard. Même si, faut avouer, le titre fait un peu "bras maladroit". Mais a côté de Natsuki-san, je peux comprendre la comparaison. Niveau opérationnel... Tu préfères en savoir le moins possible, être avertie de nos moindres mouvements, ou un juste milieu ?"

Et puis voilà, si elle a d'autres choses à me dire, qu'elle me le dise, mais pour l'instant je digère encore l'annonce. Si j'avais su, j'aurais pris une tasse de vermeille, pour un peu me calmer.

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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, Hokage, vous m'avez quémandé ? [Ayumi] Mar 8 Aoû 2017 - 0:57

« Au niveau opérationnel, on va être amené à faire quelques petits changements tout de même. »

A vrai dire, tout n’avait pas été prévu au début de notre rencontre. Je sais ce que vous vous demandez. « Prévoit-elle vraiment tout ou improvise-t-elle au fur et à mesure ? », et sachez que cette question est très pertinente, mais que je laisse une part de mystère car j’estime que chacun a le droit à son jardin secret. Toujours est-il que la Racine allait changer légèrement. Elle était actuellement adaptée à un système de Kagennat basé sur Suguato, qui avait moins la conviction de devoir savoir et gérer. Je pense que l’information, c’est le pouvoir. Je pense que la transparence, c’est ce qu’on doit a minima ceux que l’on dirige ; même si l’on devait trouver le juste milieu. Ce juste milieu, ce sera la Racine.

« Aujourd’hui, la Racine est inconnue du public. Elle sert les intérêts de Konoha dans l’ombre en privilégiant la fin au moyen. Le principe… n’a rien d’infâmant. La Racine va devenir publique. Son principe en tout cas. Elle sera le regroupement de shinobis d’élite, choisis par tes soins, et qui agiront toujours dans l’intérêt de Konoha. Mais pas forcément dans l’ombre. Vous serez une unité spéciale. Vos résultats seront connus ; vos procédés resteront à la discrétion de toi et moi. Vous vous occuperez des missions périlleuses voire suicidaires, dont la réussite impactera le bon fonctionnement de Konoha. »

Au fond, pas grand-chose ne changeait, si ce n’est l’implication de Konoha. Sa démonstration avec le chef d’entreprise belliqueux occultait une donnée importante : la confiance que le « peuple » m’accordait. Qu’importe ce que j’en fais, s’ils me font confiance, ils accepteront. Et c’est cette confiance que je veux garder. S’ils voient que des opposants, des criminels, des chefs d’entreprise belliqueux disparaissent à tour de bras sans qu’aucune explication ou enquête soient faits, que vont-ils réellement penser ? Soit que je m’en fiche, soit que je veux cacher quelque chose. Dans les deux cas, le secret inutile que cela crée n’est pas pour me plaire. Qu’ils sachent que cet homme fomentait un coup contre eux et qu’il a été arrêté. Si nous sommes dans notre bon droit, personne ne pourra contester.

« Tu seras en charge des recrutements, et tu auras toujours totale liberté sur vos actions, évidemment. Je ne pense pas que les profils que tu recherchais soient réellement différents des profils que tu voudras maintenant que la Racine sera une institution officielle. Ca te permettra en plus d’avoir plus de choix, plus de subventions… Le tout en restant bras gauche, évidemment, la proposition tient toujours. »

L’ANBU, quant à elle, sera traitée dans quelques heures lors de mon prochain rendez-vous. Il y a certaines missions que l’éthique ou la déontologie ne permettent pas de donner à n’importe qui. Demandez à un shinobi de tuer des femmes et des enfants, même si c’est pour préserver Konoha, il ne le fera pas forcément. Les dilemmes moraux sont des préceptes complexes à résoudre. La Racine sera faite pour ceux : pour faire fi de ces dilemmes. Et pour permettre à Konoha d’avancer et de se préserver. Et Bankichi était l’homme de la situation.




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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, Hokage, vous m'avez quémandé ? [Ayumi] Mar 8 Aoû 2017 - 21:23



Ah ?



Donc quand même un peu de changement opérationnel. Et bien on dirait qu'Ayumi est capable de réfléchir pendant des jours en l'espace de quelques minutes. Une espèce de dilatation temporelle qui lui permet de déterminer en cours même de discussion quelle lui semble la meilleure des options à prendre pour un but donné. Soit ça, soit elle improvise. Mais on ne peut pas arriver à son niveau dans la hiérarchie en improvisant, n'est-ce pas ?
En synthétisant, elle préfère tout de même une certaine visibilité. Même sur la façon et la méthodologie à utiliser, sans pour autant être complètement transparent. Une sorte de mitigation, je crois. Je réflechis quelques secondes avant d'acquiescer. Cela ne me plait pas totalement, mais je suis prêt à travailler dans ce sens-là si tel est le souhait de mon Hokage.
C'est... une autre approche. Différente dans l'exécution même si l'objectif final est le même, mais cela inclus une certaine visibilité aux yeux de tous. A priori, je préfère ne pas te forcer à être tenue pour responsable de nos actions, car c'est de ça dont il s'agit si tu nous exonère de nos méthodologies. Enfin, je sais pas si on te l'a déjà dit, mais c'est toi la chef. Ordonne et j'obéis.

Je me mettrai bien à genoux devant elle pour juré honneur et fidélité, mais la connaissant, elle prendrait ça pour une demande en mariage et serait capable de me charrier avec même après le flashback.

Ou encore pire, elle pourrait accepter.

J'ai un sourire aux lèvres tandis que mon regard se plonge de-nouveau dans les yeux de celle qui est vouée à être ma responsable directe pour les années à venir.
Car c'est bien le travail d'un bras gauche non ?


Si j'avais su que cette convocation allait discuter de toute cela, par tous les Kamis ! Une nouvelle position. Des sous en plus, le support de l'Hokage en personne, quelque soit les méthodes employées. C'est presque une carte blanche. De quoi laisser libre court à ma créativité.
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