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 Retrouver ses habitudes

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Konoha
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Message(#) Sujet: Retrouver ses habitudes Mer 2 Aoû 2017 - 1:55

Cette journée était semblable à chacune des autres que vivait Natsuki au sein de Konoha. D'abord le soleil qui se levait lentement à l'horizon, comme s'il doutait de l'utilité de son effort, puis le petit déjeuner. Des informations qui transitaient déjà de bon matin dans l'esprit du Nara tatoué, véhiculées par une Boite de Pandore en pleine activité, et qui continuaient d'affluer alors qu'il prenait la route du Palais du Hokage où une nouvelle journée administrative l'attendait. Où Mizuki l'attendait déjà, même si le terme '' attendre '' était incorrecte dans cette phrase. Car pour attendre quelqu'un, il fallait arriver avant lui, or Natsuki doutait que son Hokage ai seulement quitté son bureau cette nuit. Cela lui arrivait encore, mais beaucoup moins souvent. C'est ce qui expliquait sans doute que ses yeux étaient beaucoup moins creusés désormais. Forcément, lorsque l'on avait habitué son corps à seulement trois heures de sommeil par semaine, trois heures de sommeil par nuit relevait du véritable luxe pour l'organisme.

Sacrée Mizuki.

Sans surprise, elle était déjà encore là lorsqu'il entra, dans la même position que lorsqu'il avait quitté le petit bureau Kiléa qu'elle avait fait installer pour lui à côté de son massif et confortable équivalent en Kagal size. Ce qui convenait au Nara tatoué, dans le fond. Car avoir sa propre pièce ne l'avancerait à rien : il fallait quand même qu'il communique avec Mizuki régulièrement, et les téléphones, c'était marrant cinq minutes, mais avec la ligne interne toujours occupée parce que tout transitait par le standard, ce n'était pas possible. Cela d'une part, et de l'autre parce qu'un bureau plus large signifiait plus de surface pour y accueillir le travail à faire. Mizuki se noyait souvent dans le sien, et lui n'avait pas besoin de chaise vu que les piles de courriers étaient toujours assez larges pour faire office de fauteuil.

C'était le quotidien. Un quotidien qui lui convenait plus ou moins, puisque là était la finalité de tous les grands ninja talentueux et puissants : faire de la paperasse. Toute la journée. Cela, c'était le moins, car dans le plus, il pouvait compter qu'il s'était quand même beaucoup rapproché de Mizuki. Leur relation qui jusqu'à assez récemment était plutôt froide et strictement professionnelle, avait évolué vers quelque chose de plus personnel, faisant de eux des amis de confiance en plus de collègues de bureau. Le fait qu'il s'était sentit prêt à lui parler de ce qu'il était, et le pourquoi de son comportement de ces dernières années avaient dû aider aussi, mais il ne l'aurait jamais fait s'il n'avait pas sentit entre eux un support solide.


« Il est quinze heures passées Mizuki. Tu devrais faire une pause repas – ou au moins manger pendant que tu travailles. Tu te souviens des consignes de l'étudiante en médecine Leika, non ? Il te faut ta dose de protéines quotidiennes. »


Silence.

Malaise.

Mais Natsuki parvint d'une certaine manière à ne pas mourir de honte et à garder une expression digne tandis qu'il se tournait vers la vitre du balcon pour étudier une intéressante tâche présente dessus.


« Qu'est-ce que... »
lâcha-t-il, alors que ses yeux furent attirés bien au-delà de la tâche, vers une lueur luisante dans le ciel.

Il ouvrit brusquement la porte vitrée, et se rua sur le balcon.


« C'est... un météore ? »
lâcha-t-il, ébahit.

Ce n'était pas la couleur ou la trainée ardente qui l'étonnait, mais la taille de la comète. Car si elle avait l'air assez petite de là où il se trouvait, il n'eut pas beaucoup de mal à calculer que si elle était visible d'une telle distance, c'était parce qu'elle n'aura clairement plus l'air petite lorsqu'elle arrivera sur eux.


« Je crois que nous allons au-devant de sacrés ennuies... »
parvint-il à articuler.

Il ne servait même à rien de déployer le dôme de protection de Konoha : l'astéroïde n'était pas un météore mais une planète. Une planète qui leur fonçait droit dessus. Personne ne pourra survivre à cela. Pas même lui, même en supposant qu'il trouvera quelqu'un pour recoller les morceaux.


« Mizuki, je... »


Pas le temps pour une dernière déclaration, même si c'était pour lui dire qu'il n'avait pas initialement prévu de finir ses jours avec elle comme femme à ses côtés. Et pas seulement parce qu'elle était Aburame. La planète approcha trop vite pour cela. Le monde entier commença à grésiller à l'approche de l'impact. Des ponts de foudre tombèrent d'un univers à l'autre, de ouragans se levèrent pour compléter les tremblements de terre intenses. Personne n'eut le temps de vraiment céder à la panique.

Tout devint noir.


**************************


Natsuki eu l'impression de reprendre conscience sans même avoir fermé les yeux. Et il y avait un affreux mal de crâne.


« Cela vous embête si je prends l'air un instant, Hokage ? »
demanda-t-il en se rendant sur le balcon.

Il inspira grandement en fermant les yeux, ce qui n'eut pas grand succès. Sa tête était un véritable capharnaüm, comme si l'on venait de reverser des milliers de sacs de leur contenu en un coup. Tout était fouillis, et il avait des sauts d'images lui passant devant les yeux. Des souvenirs qui n'étaient pas les siens, et dans lesquels il était pourtant. Il n'arrivait pas à trier.

Ouvrant doucement les yeux, il observa au loin le Septième Ciel, dont il était le propriétaire et dont la simple évocation de ce fait ne suffirait probablement pas à faire valider l'achat du lieu RP. Cela, il l'avait toujours. Expirant une dernière fois en massant ses tempes d'une seule main, il se décida à retourner dans le bureau Kagal où se trouvait Ayumi. Mécaniquement, il posa sa main sur la poignée du tiroir gauche du bureau, et l'ouvrit. Un clone de lui-même en sortit, cligna des yeux, puis disparut aussi simplement qu'il était apparut. Cela aussi, cela y était toujours.


« Hokage ? Je sais que cela fait une paire d'années que nous travaillons ensemble, aussi ma demande risque de vous paraître étrange, mais il y aurait moyen que vous me définissiez quel type de relation nous entretenons tous les deux ? J'ai comme un gros blanc là, et je suis incapable de dire si nous sommes de simples collègues de bureaux n'ayant que des interactions distantes et strictement professionnelles, ou si nous nous considérons aussi comme des amis entre qui une relation de confiance a déjà été établit. Accessoirement, vous savez soigner les migraines ou je dois me contenter de la boite d'aspirine sur votre bureau ? »


Ce dont il était sûr, c'était qu'Ayumi était son Hokage depuis qu'elle avait succédé à son prédécesseur, et qu'elle n'était pas très portée sur les protocoles d'usages, dans quelque circonstance que ce soit. Il avait aussi bien conscience qu'elle était cynique et sarcastique à souhait, ce qui risquait de rendre sa réponse très difficile à interpréter. Malheureusement, quand il était question de relations pré-établit, il fallait bien passer par là pour savoir à quoi s'en tenir.

Et dans l'immédiat, il ne savait pas encore trop, justement.
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Message(#) Sujet: Re: Retrouver ses habitudes Mer 2 Aoû 2017 - 15:14

Il existe deux sortes de voyage. Enfin, en fait il en existe sans doute des milliers, mais pour le bien de ma narration (qui va déjà être bien chiante pour vous, hein, comme d’hab, vous me connaissez) on va dire qu’il en existe deux. La première sorte, c’est le voyager classique, au sens propre. Celui où tyu regardes l’heure toutes les heures et où seulement quatre minutes étaient passées depuis la dernière fois où tu avais regardé ta montre (aaaaah, l’espace-temps). Ces voyages horribles à l’arrière d’une voiture trop chaude, à côté de ta sœur bien chiante qui est séparée de toi par un sac qu’on n’a pas pu mettre dans le coffre (« JE T’AVAIS DIT QUE CA RENTRERAIT JAMAIS. TANT PIS LEA TU LE GARDES AVEC TOI »), et derrière tes parents qui écoutent de la musique de merde où t’as envie de dire « Mais… change ? » mais où l’épisode du sac te revient et où du coup tu te tais. Parce que tes parents sont malins, ils prévoient trois CD pour les 1000 km qui relient le Pas-de-Calais à l’Hérault : une compil’ NRJ de 2006 (l’occasion pour nous de redécouvrir qu’à l’époque Diam’s cherchait un mec mortel, un mec qui pourra lui donner des ailes, un mec fidèle et qui n’a pas peur qu’on l’aime, donc si t’as les critères babe, laisse-lui ton e-mail), le best-of de Richard Cocciante (et là t’as envie de l’étriper quand il te chante sur un ton mélodieux « J’ai attrapé un coup de soleil » quand toi ta tête entre en combustion spontanée) et un de Bob Marley… Ce qui m’a amené à faire des rêves étranges où des mecs en bobsleighs sur l’herbe se faisaient guider par un mec tout rouge pour l’emmener voir Nikos à Cannes (?). On dit qu’il faut pas mélanger l’alcool et les anxiolytiques, les torchons et les serviettes, et moi je vous dis qu’il faut pas mélanger Bob Marley et Richard Cocciante. Mais bref je vous jure, il fait au moins 7000 degrés dans ces voitures quand tu pars en vacances. La prochaine fois qu’on me dit qu’on part en vacances à 1000 kilomètres dans une voiture surchargée, en plein été, avec la clim’ qui apparemment n’arrive pas à l’arrière de la voiture, je me fous la feu direct hein, on gagnera du temps. Le seul peu d’air que tu arrives à avoir c’est quand ta mère fume sa 57ème cigarette (mais elle laisse pas la fenêtre ouverte, ça gène le conducteur, ça empêche d’entendre Lâam dire à sa petite sœur qu’elle connaît sa peine et sa douleur parce qu’elle avait la même dans son cœur).

Et la deuxième sorte de voyage, c’est plus spirituel, plus mystique. Imaginez par exemple que vous avez passé votre vie dans le corps d’une jeune fille magnifique, aux longs cheveux soyeux, vivant avec des insectes dans le corps, une petite merveille de la nature en soit ; et que, du jour au lendemain, vous vous retrouvez être une splendide femme blonde à la peau douce et au poil soyeux. Vos pouvoirs ont changé, votre vie a changé – et vous le savez – mais vous gardez toujours en tête la vie que vous aviez avant. C’est étrange, car vous avez conscience que ce que vous saviez n’existe pas et n’est censé n’avoir jamais existé. Mais vous savez aussi que vous l’avez vécu. Une espèce de voyage inter-dimensionnel ; un Marvel-like, où l’on se retrouve propulsé dans une espèce de multiverse, à la suite visiblement d’une fin tragique dans l’univers de base à la Mélancholia (mais si ! De Lars Von Trier, ce film génial sur la dépression… Me dites pas que je suis la seule à avoir subi ce film, si ?). Mais apparemment, je n’ai pas été la seule à me remémorer les anciennes gloires de Konoha. Bras droit et ami dans l’univers 1, bras droit et ami dans l’univers 2, Nara Natsuki semblait légèrement troublé par ces changements. Je lui adressai un sourire.

« La même chose que tu avais avec ta précédente Hokage, Natsuki. Dans ce monde, rien n’a réellement changé nous concernant. Si ce n’est ma couleur de cheveux. »

Je me levai, allant fermer la porte du bureau. On sait jamais, quelqu’un pourrait nous entendre.

« Ce que tu penses être vrai l’est. Ce que tu penses avoir été vrai l’est tout autant. Disons que des forces supérieures ont décidé de nous laisser une seconde chance, dans ce monde vierge et inexploré. A nous d’en tirer profit. Quant à ce qui a été avant… Disons que cela s’est passé dans nos têtes. »

Mais comme dirait un grand homme : bien sûr que ça se passe dans ta tête, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n’est pas réel ?.

« Je doute que d’autres comprendraient nos références. Furyous, démon, gène, Jiseyama : tout ça n’a jamais existé dans ce monde. Je nous connais, je sais qu’on ne pourra pas s’empêcher d’en parler lorsque nous serons ensemble ; après tout, les murs n’ont jamais été un obstacle pour nous. Mais je doute que tous aient été forgés dans le même moule que toi et moi… Il va donc falloir se cantonner à ce que nous savons actuellement vrai, et faire en sorte naturellement que ce qui était vrai mais que nous voulons de nouveau vrai soit cohérent pour toutes les personnes de ce monde. Genre… Le contrôle de ton démon ou ton talent incroyable pour le ninjutsu. Si tu vois ce que je veux dire. »
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Message(#) Sujet: Re: Retrouver ses habitudes Jeu 3 Aoû 2017 - 12:26

Alors qu'Ayumi se levait pour aller fermer la porte de son bureau, Natsuki ouvrit la boite d'aspirine et en délogea un comprimé qu'il fit tomber dans son verre d'eau. Le son de la pastille effervescente en train de se mélanger dans le verre posé à côté de lui lui agressa les oreilles – au moins une des deux en tout cas -, mais il s'efforça de se concentrer sur sa Hokage assise en face de lui et ce qu'elle lui disait. Et par '' efforcer '', il fallait comprendre '' essayer d'ouvrir des yeux qui se plissaient d'eux-même dans l'espoir vain et futile d’apaiser son mal de crâne ''.

Il l'écouta donc, immobile. Lorsqu'elle eu terminé, il reste silencieux une poignée de secondes à la dévisager. Et sans la quitter des yeux, il ouvrit à nouveau la boite d'aspirine et en vida le contenu dans son verre mousseux dont le crépitement reprit de plus bel. Il avala le tout cul-sec, et croqua les éléments récalcitrants : il avait besoin d'acide acétylsalicylique dans le sang très vite.

Le verre claqua sur le bureau dans un écho sonore quand il le reposa, tandis qu'il s'efforçait d'assimiler ce qu'il se passait. Visiblement, il n'était pas le seul à avoir soudainement des flash d'une autre vie, même si pour le coup, Ayumi semblait prendre les choses avec beaucoup plus de naturel et de flegme. Comme si c'était semblé
normal.

« Tu me parles de contes pour enfants là, Ayumi. Tout ce que tu viens de me citer, tu l'as lu dans ce roman best-seller '' Shinobi no Hattan ''. Quoi que, vu le contenu rédigé par le samurai qui l'a écrit, ce n'est pas pour enfants, je retire. »


Soupirant, il frotta de son annulaire gauche le dessous de son œil, et chercha à imposer sa volonté sur son estomac pour qu'il digère plus vite les cachets.


« Bon, du coup, j'en déduis que je t'ai déjà fait la genèse du monstre que je suis. Que j'ai des cornes, des écailles, que je suis plus coriace qu'un clou de cercueil, ce que j'ai vécu pendant une décennie et pourquoi je suis réduit au stade larvaire pendant l'hiver, tout cela. »


En même temps qu'il parlait, des exemples venaient appuyer ses propos, comme ses cornes qui poussèrent jusqu'à devenir des bois de cerf lorsqu'il les évoqua, l'étrange matière sombre et irrégulière qui serpenta sur le bras qu'il présenta avant de retourner dans sa manche, le couteau destiné à ouvrir le courrier qu'il s'enfonça sur le côté de cou jusqu'à la garde mais qu'il retira ensuite parce que ce n'était pas pratique pour parler, son bureau plein de poussière parce que c'était le début du printemps et qu'il ne l'avait pas ouvert depuis la fin de l'automne etc...

Mais alors qu'un revêtement rugueux prenait place sur sa plaie pour éviter l'hémorragie et salir le tapis, et qu'il nettoyait le sang sur le couteau avec un mouchoir, il se figea, frappé de stupeur. Sa tête donna l'impression de grincer lorsqu'elle tourna vers Ayumi.


« Attends... Comment cela, '' que le contrôle de mon démon soit à nouveau vrai '' ? Tu n'es pas en train de me dire que je vais devoir reprendre de zéro, si ? Que alors que je suis le même que j'ai toujours été depuis cinq années réelles, et le double en narratif, et que j'ai un background orienté sur ce sujet à 98 %, que je ne suis pas cohérent ? Que plutôt que de pouvoir enfin avancer dans ma vie, je vais encore devoir reprendre une décennie d'histoire ? »


Pour les spécialités, cela passait. Pour les pouvoirs spéciaux, il comprenait. Pour les kinjutsu, c'était legit. Pour les achats de lieux, normal. Pour les aptitudes, cela l'embêtait mais il faisait avec : tout le monde était à la même enseigne. Mais cela... Cela, cela faisait beaucoup trop à lui seul pour ses nerfs, surtout si sa maîtrise de lui-même était réinitialisée.

L'aura de mort qui émanait de lui ainsi que tout ce qui était en train de se dresser et de durcir sous ses vêtements – mais qui n'avait pas la moindre once de sensualité même dans le plus tordu des fantasmes – lui donnèrent l'impression qu'il n'allait pas vivre longtemps dans ce monde vierge et inexploré, lequel deviendra rapidement stérile et désolé. Enfin, dans cette hypothèse, il allait sûrement se faire tabasser, arrêter et exécuter avant, genre dans les cinq minutes qui allaient suivre.

Dans un soupir résigné, la tension s’apaisa.
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Message(#) Sujet: Re: Retrouver ses habitudes Lun 7 Aoû 2017 - 21:46

« Ouaip, tout ça, je sais. »

C’est quand même étrange de savoir que l’on est que de vulgaires pions contrôlés par des espèces de personnes qui nous sont supérieures parce qu’ils sont derrière un écran. Une situation qui me permet de vous parler d’un film que j’ai vu il n’y a pas longtemps, réalisé par Mark Neveldine et Brian Taylor et qui s’appelle « Ultimate Game ». Mais je dois vous prévenir à propos de ce film, et comme un homme averti en vaut deux, sortez un deuxième fauteuil et préparez-vous à encaisser des litres de sueur, de sang, de vomi et de pisse. C’est donc un film d’anticipation et d’action qui se passe dans le futur où un producteur de jeu vidéo a créé deux jeux révolutionnaires : Society (un truc qui ressemble aux Sims) et Slayers (un truc qui ressemble à Call of Duty). Rien de bien révolutionnaire, sauf que dans ces jeux, tu contrôles de vrais gens. A l’aide d’une technologie aux explications incompréhensibles, n’importe quel joueur peut contrôler physiquement un autre être humain. Dans Society, des joueurs paient pour disposer librement du corps d’autres gens (qui sont payés en échange). Et pour Slayers, étant donné que ça implique la mort de vrais gens, il a été décidé d’utiliser des condamnés à mort qui doivent s’entretuer dans des arènes (et ils seront libérés s’ils réussissent à survivre à une trentaine de parties).

Evidemment, on va avoir un groupe de hackers qui pirate le système, l’histoire d’un condamné à mort contrôlé par un petit génie du jeu vidéo, qui arrive à 29 victoires et OH SURPRISE la 30ème va mal se passer parce que le gros méchant ne veut pas que quiconque sorte, il va quand même réussir et DEVINEZ QUOI la femme du héros est avatar dans… Society, et est aux mains d’un pervers dégueulasse qui se tripote sur elle. Assez glauque, tout comme d’ailleurs tous les joueurs qui torturent les avatars qu’ils possèdent. Bref, je divague un peu sur ce film franchement déplaisant pour faire enfin le parallèle avec moi. Je suis un avatar ; on l’est tous, et l’on a plus ou moins de chance en fonction de nos joueurs. La mienne est grave cool, par exemple ; celui de mon interlocuteur aussi. Mais j’en connais des moins bien, des qui prostituent presque leur personnage en les faisant coucher à droite et à gauche pour satisfaire des désirs qu’ils ne parviennent pas à assouvir dans leur vie à eux. Un peu gênant.

« Là je t’avoue que je ne peux pas te dire. Mais je suppose que non, que tout sera bien évidemment facilité puisque lesdits entraînements ont été fait récemment. Ne panique pas pour ça, tu vivras en paix avec ton démon. Ou il vivra en paix avec toi… Au choix. »

Je soupirai, allant jusqu’à la fenêtre pour regarder le village qui s’étendait. Tout avait l’air si paisible pour ceux qui ne doutaient pas de leur propre réalité. Enfin, je ne pense pas être irréelle : mais ma proportion à posséder mon libre-arbitre est assez infime. Si je ne vous avais pas déjà fait tout un laïus sur un film pourri, je vous en aurais fait un autre sur une bonne série (quoiqu’un peu compliquée), à savoir Westworld, qui se base également sur un principe similaire, et où l’émancipation intellectuelle de personne comme moi est questionnée.

« Tu retrouveras vite tes habitudes, Natsuki. Et vois le bon côté des choses : tu n’as plus à subir le poids des erreurs des autres. Par exemple : ton combat contre Shukaku… Il n’a jamais eu lieu. »




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Retrouver ses habitudes Lun 7 Aoû 2017 - 23:49

Natsuki passa ses mains sur son visage qu'il frotta. Il était gêné, mais il ne le montra pas.

« Désolé Ayumi, je démarre un peu sur les chapeaux de roue avec ce sujet. Il me hante encore à un point, tu n'as pas idée. Je vis toujours avec cette peur que tout ceci n'est que temporaire, que ce n'est qu'une question de temps avant que je ne décline à nouveau. Et je ne sais pas si je supporterai une troisième fois de tout perdre : ce n'est pas très bon pour ma santé mentale déjà bien malmenée. Vivre dans une cage, c'est une chose. Mais crois-moi, rien ne fait plus peur à un prisonnier qui retrouve sa liberté que de se la faire arracher à nouveau. »


Il resta silencieux quelques instants, à observer la mousse restante d'aspirine dans son verre qu'il faisait tourner.


« Je vais avoir besoin d'un peu de temps pour m'habituer à tout cela je pense. Ces flash que j'ai depuis tout à l'heure sont perturbants. Je sens que je vais me retrouver parfois à vouloir parler de choses à des gens, mais juste avant de le dire, je vais bloquer, et me demander si je ne confonds pas avec les souvenirs d'un autre moi. J'avais lu une théorie là-dessus, comme quoi l'univers est peu comme les manches d'un pantalon, et que la plupart des décisions que l'on aurait prit dans une autre version de notre existence nous auraient quand même conduit au même endroit. Quelque chose comme cela. Je t'avoue que dans l'immédiat j'ai encore trop mal au crâne pour m'en rappeler en détails. »


Et ce n'était pas si intéressant que cela.


« En tout cas, je suis content que l'on soit toujours des amis proches.. Même si j'ai l'impression que tu me connais bien mieux que l'inverse. »


Il haussa les épaules.


« Je me souviens en tout cas que tu détestes les histoires purement relationnelles, aussi je vais devoir m'y prendre autrement pour te découvrir. En lisant les comptes rendus de tes narrations avec autrui par exemple. Enfin, j'ai du temps devant moi pour reprendre mes marques. »
dit-il en bougeant brièvement la main devant lui comme s'il chassait une mouche. « Du coup, pour ne pas rendre ce pan d'histoire trop relationnelle justement, je vais te demander de signer cela si tu veux bien. C'est un papier attestant que je suis bien le propriétaire du Septième Ciel, l'établissement que j'ai commencé à faire construire après la création de Konoha. Je pourrai le signer moi-même puisque j'ai presque la même autorité que toi, mais l'on dirait que j'abuse de ma position. Et si je le faisais en imitant ta signature, ce serait encore pire. »

Natsuki posa le document devant elle, avec un stylo prêt à l'emploi. Ainsi qu'une loupe, si elle voulait vérifier qu'il n'y a pas de petites lignes.


« Ceci ayant été dit, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer tout à l'heure qu'il manquait quelque chose dans ton bureau. Je m'occuperai de corriger cela la prochaine que nous aurons une narration ensemble : cela me servira d'introduction, vu que je suis vieux et que je ne regarde ni films bas de gamme ni les nouveaux Disney pour faire comme toi. »


Et il n'y avait aucun intérêt à le faire, par ailleurs.


« Bien, nous ajournons la séance du jour avec ceci ? Personne ne s'intéresse à la façon dont nous travaillons de toute façon, et cela libérera un slot narratif chez toi. Je sais qu'en tant que Hokage tu es très demandée, et que tu n'es non plus pas du genre à déléguer le travail. »


Personne ne venait le voir spontanément lui pour des demandes officielles, alors qu'il était pourtant bien plus facile à berner que sa supérieure, et qu'il avait la quasi-même autorité qu'elle. Cela venait peut-être de l'aura gracieuse et du charisme leader naturel qui émanaient de Mizuki Ayumi. Ou alors que tout le monde se fichait bien des Assistants des Kage. Ou qu'il était discret de nature.

Dans les trois cas, cela lui convenait.
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Message(#) Sujet: Re: Retrouver ses habitudes Ven 11 Aoû 2017 - 17:16

« Crois-moi, ce n’est qu’une impression. En dehors de mon âge, de mes cheveux et de mon nom, pas grand-chose n’a changé, en réalité. »

Je lui souris de la même façon que A.M. avait l’habitude de lui sourire – peut-être cela le rassurera-t-il. On a coutume de dire (je sais pas d’où, hein, commencez pas à me poser des questions d’Histoire je suis grave nulle en ça. Enfin, c’est pas que je suis nulle, en fait, c’est que j’ai toujours été fainéante et que j’avais horreur de passer des heures à apprendre des trucs par cœur. Du coup, même si j’aimais qu’on me raconte des anecdotes, des évènements importants (vraiment, j’adore ça), comme visiblement apprendre les dates c’est important, et qu’on ne peut pas les connaître de manière innée, bah… c’était toujours ridicule. Et le pire c’était la géographie… Quelle matière horrible, franchement) qu’un sourire apaise les mœurs (oui moi aussi j’ai dû aller chercher le début de la phrase, t’en fais pas).

« Et ce n’est pas que j’aime pas le relationnel, mais on tourne vite en rond, en fin de compte. A part le début où chacun vaque à ses occupations, le reste est assez fade. Et on galère à relancer l’autre, il y a des blancs, des sourires gênés, des regards qui fuient, des sujets bateau… Bref, tu vois ce que je veux dire j’en suis sûre. »

On a tous eu ce partenaire de discussion plein de motivation mais qu’on traîne la patte pour lui répondre parce que c’est fade, plat, ennuyeux et que tu sais même pas quoi écrire pour atteindre les 1400. C’est ce genre de choses que je veux éviter, moi. D’où mon refus général pour les « bah on a qu’à en ouvrir un et on verra où ça nous mène ». Aha. Aha. Non. Je pris tout de même le papier qu’il me tendait, attestant de la propriété du Septième Ciel. Bien sûr que cela lui appartenait, il avait passé des journées entières, des semaines, des mois, des années, des SIECLES même, à retaper cet établissement pour en faire ce lieu incontournable de Konoha qu’il est aujourd’hui. Signant d’un gracieux « Yamanaka » en bas de la feuille, je le lui rendis, le temps pour lui de terminer ce qu’il avait à dire.

« Il manque quelque chose ? »

Je me retournai, examinant les différents recoins dudit bureau. Le meuble était là, les rangements aussi, mon frigo personnel où je range tous mes jus de fruit, les tiroirs étaient remplis – dont un avec le fameux sceau d’appel de Natsuki, et j’avais même des rideaux. J’arquai un sourcil, avant de hausser les épaules.

« Bah… Tu as les clés de toute façon. Au passage, cette porte-là mène à ton propre bureau, juste à côté. Tu ne seras plus obligé de travailler sur le recoin d’un meuble, mais tu resteras toujours à proximité. »

Mooooh trop mignon. Lui affichant un large sourire, je retournai à mes affaires. Visiblement, cette entrevue était terminée, me permettant du coup d’en avoir plein d’autres. Jusqu’à la prochaine. Qui ne saura trop tarder.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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