N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.

Partagez | 
 

 Une petite chutte pleine de conséquences

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 661
Rang : A+

Message(#) Sujet: Une petite chutte pleine de conséquences Mer 2 Aoû 2017 - 19:23

C'était la fin de l'après-midi et l'heure du goûter était passée depuis bien longtemps lorsque la jolie rouquine se promenait dans sa jolie guêpière de cuir avec quelques fanfreluches rouges et sa petite jupe courte de même couleur. À sa ceinture aux couleurs de Suna pendaient quelques sacoches avec quelques produits. Elle avait de hautes bottes allant presque jusqu’aux genoux. Kumiko passa lentement sa main sur son visage alors qu’elle progressait dans les rues encore bien chaudes de la cité. On ne se trouvait pas dans le désert pour rien, mais la jeune femme semblait être bien trop affectée par un simple soleil brûlant pour une habitante du désert. Elle essayait de bien paraître malgré son attitude légèrement chancelante, mais son habituel grand sourire jovial trônait toujours sur son visage. Elle essayait de cacher son mal, cela ne la regardait seulement elle et personne d'autre. Elle passa devant un mendiant, c’était un homme assez vieux, dans les cinquante ans et visiblement la vie n’avait pas été tendre avec lui, car il lui manquait une jambe. En passant devant elle lui glissa une petite pièce avec un clin d’œil et un doigt sur ses propres lèvres comme si cela devait être un secret. La Saibogu était quelqu’un de généreux, elle ne s’en cachait pas.

« C’est gentil de votre part Mamzelle ! »

« Ce n’est rien voyons, prenez soin de vous ! Et il faudra que l'on étudie une jambe mécanique, la prochaine fois cela marchera peut-être ! »

Dit alors en riant Kumiko avec le mendiant, cela semblait être comme une boutade, mais elle y avait réfléchi. Cependant, elle ne s’y connaissait pas assez en médecine pour faire quelque chose de réellement efficace. Cela semblait être une plaisanterie habituelle, car le mendiant riait de bon cœur également. Elle était déjà venue avec plusieurs propositions sur des plans, en discuter avec lui, mais il ne semblait pas très enclin à vraiment changer, comme si son état le satisfaisait en un sens. Elle était cependant quelqu'un d'assez têtue pour ne pas lâcher le morceau si aisément. Elle fit quelques pas en se sentant mal, elle en avait peut-être trop fait aujourd’hui. Elle s'arrêta d'un seul coup en s'appuyant d'une main contre le mur de la maison la plus proche en fermant à moitié les yeux. La jolie inventrice ne devait pas tomber dans les pommes dans la rue, elle ne voulait pas se montrer ainsi. Personne ne devait savoir, même si quelqu’un d’éclairer aurait sans doute deviné qu’il y avait un souci. Elle dut prendre quelques secondes de repos pour ne pas défaillir sans bouger, tant et si bien que le mendiant s’inquiéta pour elle.

« Hep Mamzelle ça va ? »

« Oui ne vous en faites pas, je suis juste fatiguée. »

Dit alors d’un ton enjoué avec un large sourire. Elle se frappa doucement la tête d’un coup de poing en tirant un peu la langue.

« J’ai un peu trop travaillé, mais je vais me reposer pour ce soir, je sortirais une autre fois ! hihihi ! »

Kumiko ne se mentait pas à elle-même, elle savait bien qu’elle ne risquait pas de sortir faire la fête ce soir, elle devait se reposer, mais c’était une manière d’enjoliver la situation. Elle était consciente qu’il y avait du monde autour d’elle, ce n’était pas le moment, mais il y avait-il vraiment de bons moments pour cela ? Elle soupira légèrement comme une profonde respiration en reprenant sa route. Elle avait le visage un peu plus bas que d’habitude alors qu’elle poursuivait sa route en s’éloignant du mendiant le long du mur d’une maison, juste au cas où. Il y avait plusieurs personnes autour d’elle, alors elle tâchait d’avoir bonne mine et souriante, mais elle avait la vue légèrement brouillée, un mal de tête étrange et une légère impression de tournis. Elle sentit une légère douleur sur la droite, alors elle pressa sa main sur sa hanche l’air de rien, mais après quelques une vingtaine de mètres et alors que le mendiant recommençait à quémander quelques pièces pour le soir, on put entendre un bruit d’impact sur le sol. Kumiko venait de tomber au sol à genoux comme sans force en grimaçant légèrement, elle semblait avoir un peu de mal à respirer. Elle sortit rapidement un mouchoir très joli avec de petits cœurs, et la rouquine le pressa contre sa bouche en toussant fortement. Elle essayait de cacher de ses mains, mais elle crachait du sang venant de ses poumons dans une respiration pas très nette.

« Je … je crois que j’ai attrapé froid …. C’est malin … »

Tenta alors vainement de trouver une excuse la Saibogu. Le mendiant commençait vraiment à s’inquiéter pour la jeune fille toujours très gentille avec lui, alors il héla un peu plus fort de l’aide. Il aurait bien du mal à l’aider avec une jambe en moins.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 2032
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Mer 2 Aoû 2017 - 22:58

    Une belle journée avec un grand soleil trônant sur l’arche céleste. Comme pratiquement tous les jours à Kaze. L’astre souriait au monde, et je lui rendis la même expression, quoiqu’un peu mélancolique. Comment pouvait-il continuer ainsi ? Cela faisait des milliers, des millions d’années, voire plus encore, qu’il siégeait là-haut à baigner le monde de sa lumière apaisante. Durant tout ce temps, il était seul. Une solitude qui le dévora tant qu’il ne laissait personne s’approcher trop près de lui, quitte à le brûler sans pitié. Voici donc le fondateur des Yamada ? Voici donc notre destin ? Réchauffer jusqu’à ce que nous réalisions que nous courrons après une chimère. Réchauffer jusqu’à finir par brûler tout ce qu’on protégeait, ce qu’on représentait…

    Je ne voulais pas finir ainsi. Mais vouloir protéger les siens n’était pas la bonne voie : ça ne fonctionnait pas. Ma jeune sœur, puis mon père… Ca n’était pas la solution ! Il ne fallait pas protéger, mais fonder un monde où la protection ne serait plus nécessaire.

    Mais pour cela, j’avais besoin d’informations sur de très vieilles légendes… Alors, encore une fois, mes pieds nus foulaient le sable en direction de la grande bibliothèque. Hélas, je n’étais pas suffisamment gradé pour avoir accès aux archives… Etait-ce là qu’attendaient mes réponses ? Devais-je tenter de les dérober ? Soumettre une requête dans les formes auprès de la Seigneur ? Sans doute acceptera-t’elle vu qu’elle me doit encore un service. A moins qu’elle ne considérait rien me devoir ? Je l’ignorais…

    Cependant, sur le chemin, il y avait une jeune fille qui se tenait à un mur. Elle semblait harassée ou malade malgré son sourire. Mais était-ce un maux physique, ou psychologique ? Peut-être allait-elle procéder à un acte qu’elle répugne ? Assassiner une personne par exemple ? Ou on l’obligeait à travailler alors qu’elle était malade, la bienséance la forçant à sourire pour bien paraître. Ou bien encore elle était simplement trop fière pour assumer ses faiblesses et les dévoiler au grand jour. Hélas, la première hypothèse ne me convenait guère : mon frère et ma mère vivaient un peu plus loin. Je continuais donc de marcher avant de faire lentement demi-tour un peu plus loin.

    Lorsque je revins, elle se trouvait à genou au sol et un mendiant appelait de l’aide pour elle. Cela faisait-il parti de son plan d’assassinat ? Une diversion peut-être ? Mais nous étions loin des grandes instances de la capitale. Elle indiqua avoir dû prendre froid… Au milieu du désert, en pleine journée ? Je vins me poster face à elle, souriant aimablement en lui tendant une main pour l’aider à se relever.

    « Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu peux encore te lever ? »

    Au moindre geste suspect, j’étais prêt à réagir. Mais je crus voir un détail plus alertant :

    « … Montre-moi ce mouchoir. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 661
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Jeu 3 Aoû 2017 - 8:27


Kumiko ne se rendait pas tellement compte de qui venait et repartait autour d'elle tant elle était faible en cet instant. Elle ne remarqua pas le demi-tour du Yamada. La rouquine avait bien autre chose à penser sur le coup. À peine essayait t'elle alors de se relever qu'un chevalier servant vint à son secours en proposant sa main pour se relever. C'était noble de la part de ce jeune homme, et elle accepta glissant sa main légèrement tremblante dans la sienne. L'autre se contentait de serrer le mouchoir afin de cacher la tâche de sang sur le mouchoir précédemment immaculé.

« C'est gentil de votre part monsieur, oui ne vous en faites pas, c'est juste une fatigue passagère. »

Répondit alors avec une bonne politesse la jeune femme en acceptant son aide avec un doux sourire. Elle s'appuya légèrement tremblante sur cette main pour réussir à se relever, comme si ses propres muscles refusaient de la porter. Elle dut s'appuyer sur cet homme d'une main supplémentaire une fois totalement relever. Cependant, son sauveur insista pour voir le mouchoir, elle ne pouvait se permettre, il était souillé de sang provenant de ses poumons.

« je vous remercie... Cela va mieux maintenant, c'est passé, ça va aller. »

Essaya alors de se dédouaner la Saibogu avec un sourire forcé afin de rassurer l'inconnu. Elle essayait de cacher son mal pour continuer de travailler pour le village, pour sa cause et ses idéaux. Elle ne voulait pas que l'on la prenne en pitié, que l'on l'écarte du monde par souci de protection. Elle avait l'impression que si elle ne s'acharnait pas à poursuivre ses recherches, si elle baissait sa garde un moment, son corps pourrait bien totalement l'abandonner. Elle tenta subtilement de glisser le mouchoir dans sa poche, mais sa main la trahissait en restant bloquée. Le mouchoir volait quelques instants dans une magnifique dance aérienne avant de s'immobiliser au sol révélant une tâche rougeâtre. Elle se contenta pendant de longues secondes à observer cette vilaine preuve. C'était bien trop tard maintenant, cet homme, cet inconnu avait tout pu voir. Il était inutile de nier quoi que ce soit.

« Ce... Ce n'est pas si grave que cela puisse paraître vous savez. »

Déclara alors Kumiko en cherchant à rassurer cet homme, mais elle ne se rendait pas compte que ce dernier avait des connaissances en médecine. C'était alors peine perdue d'essayer de minimiser les faits. Elle essaya de se pencher en avant afin de récupérer la preuve au sol, il était inutile de vouloir l'exposer à toute la ville.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 2032
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Jeu 3 Aoû 2017 - 19:03

    Juste une fatigue passagère ?

    « La fatigue fait bailler ou s’asseoir sur une chaise, voire un banc. Elle ne fait pas s’écrouler au milieu d’une rue, à moins que tu ne forces trop malgré les messages que t’envoie ton corps. »

    Et puis il suffisait de la voir en station érigée pour comprendre que quelque chose n’allait pas. Elle ressemblait à un grand sportif dont les muscles étaient tétanisés après un immense effort. Sauf qu’elle n’avait pas la respiration rauque du sportif d’après effort, ni la transpiration qui allait avec. Ca ne semblait donc pas être la première hypothèse : elle n’était pas une ennemi, à priori. Tout comme elle ne voulait pas me dire ce qu’elle avait. A moins qu’elle ne soit elle-même dans le déni ?

    Jusqu’à ce que le mouchoir ne se dévoile et que le voile tombe. Je décidais aussitôt de ne pas la laisser debout plus longtemps, passant un bras dans son dos je la portais contre moi. Cracher du sang ne pouvait qu’être mauvais signe, d’autant plus si c’était la raison de son écroulement. Il ne fallait pas fatiguer son corps plus que de nécessaire.

    « Ce n’est pas si grave que cela puisse paraître… Tu laisses sous-entendre que tu sais ce dont il s’agit. Alors dis-moi ? »

    La demoiselle dans mes bras, je formais un mince mudra d’une main pour créer un courant Futon qui poussera le mouchoir jusque dans la poubelle la plus proche tandis que je marchais en direction du quartier Yamada.

    « En tout cas, tu ne travailleras pas aujourd’hui, ou qu’importe ce que tu comptais faire. Je m’appelle Yamada Kioshi et j’ai des aptitudes en médecin ninja. L’hôpital est plus loin que chez moi, je vais donc m’occuper de toi.
    Interdiction de protester. »


    La destination ? Une simple tente de laquelle je demanderais à ma mère de nous laisser un peu d’intimité. Je déposerais alors la patiente sur quelques coussins, l’un des rares objets de l’habitat, et je plaçais le dos de ma main sur son front pour lui prendre la température.

    « J’écoute ? Tu peux tenter de fuir mais je ne te laisserais pas partir. Pas dans ton état en tout cas. Puis tu n’irais pas bien loin de toute façon… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 661
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Ven 4 Aoû 2017 - 17:12

Kumiko se pinça les lèvres en entendant la réponse de cet homme au sujet de la fatigue. Il avait une sorte de réponse un petit peu trop scientifique pour que cela reste une simple personne lambda. Elle savait fort bien le mal qui la rongeait, c'était de sa faute en même temps. C'était certain que cet homme était un ninja et de haut rang, mais que pouvait-elle répondre à cela ? La rouquine portait à la ceinture la marque du village, mais ce n'était qu'un symbole après tout. Le village était jeune, et elle ne pouvait pas prendre mal que l'on puisse douter d'elle. Les actes parlaient bien plus que de simples mots. Puis dans un geste chevaleresque, cet homme la porta dans ses bras contre lui. Il était fort et dans la faiblesse momentanée que présentait Kumiko, elle ne pouvait qu'être soulagée d'être traité ainsi. Elle rougit légèrement à la position, mais elle se laissait faire en passant simplement ses bras autour de son cou.

« C'est... Vraiment une situation gênante... »

Dit alors d'une petite voix la jeune femme ainsi transportée en pleine rue. Elle était une kunoichi une combattante, une arme pour son village, mais à être traitée ainsi, cela ne révélait pas son plein potentiel. Elle soupira légèrement à l'oreille de son sauveur lorsqu'il comprit qu'elle savait ce qu'il se passait. Elle devait parler et la position particulière du duo l'aiderait sans doute à quelques confidences. Elle lui souffla à l'oreille quelques mots en espérant que cela n'aille pas plus loin.

« C'est... Une sorte d'empoisonnement avec des produits chimiques lors d'expériences... Pour faire simple. La rébellion valait au moins cela. C'était une autre époque... »

Dit alors Kumiko comme si elle se cherchait des excuses. Son corps était corrompu, cette sorte de maladie la rongeait petit à petit, et ce ne s'arrêterait pas si aisément. Peut-être serait-il possible à l'aide d'un médicament ou une médecine de stabiliser pour un temps l'avancée de ma dégradation du corps, mais elle ne se ferait sans doute pas guérir. Il fallait sans doute qu'elle paya son impudence à manier le pouvoir des dieux. Deus ex machina. Il était aisé de découvrir qu'elle était une Saibogu, elle avait d'étranges attirails même pour un shinobi. Elle put voir son mouchoir s'envoler jusqu'à une poubelle, qu'elle noble esprit habitait cet homme. Elle en rougit quelque peu se sentant un petit peu bête à la situation. Elle ne faisait pas trop attention dans quelle direction cet homme-là menait, ce serait nécessairement mieux qu'une simple rue et elle avait l'impression qu'elle pouvait lui faire confiance.

« Je... Je comptais bien me poser chez moi, mais j'ai tant à faire, des idées à écrire, des plans à concevoir, des tests à réaliser. »

Kumiko d'une certaine manière, même si elle assumait son erreur, elle maudissait la faiblesse de son corps. Il y avait tant à faire, et si peu de temps.

« Je m'appelle Saibogu Kumiko... J'aurais préféré dans une situation bien plus agréable comme je ne sais pas moi, une rencontre dans un bar autour d'un verre, je trébuche et dans un réflexe de chevalier servant vous me rattraper avec un grand sourire et de doux mots. »

Dit alors la rouquine dans un petit rire comme pour apaiser la situation. Elle ne minimisait pas sa situation, elle se doutait à quoi s'en tenir même si elle n'avait pas de compétences en médecine Kioshi. Peut-être pourrait-il trouver quelques pistes pour l'aider à être utile encore quelques années de plus ? Allez savoir, peut-être que le destin était à l'œuvre cette fois-ci.

« Je ne protesterais pas promis, je serais une patiente conciliante. »

Avoua alors à demi-mot la jeune femme, qui se reposait davantage dans les bras de cet homme. Elle n'était plus sur la défensive comme au départ, cet homme faisait partie d'un clan important de la cité qu'elle avait jurée de protéger. Elle ne pouvait qu'avoir confiance en lui. Elle sourit même sans qu'il puisse le voir, après tout, il était joli garçon et ce n'était pas désagréable. Elle observa alors à l'arriver la simple tente blanche préalablement installée, c'était simple, mais sans doute, le but également. La présence d'une femme ne lui faisait pas peur, mais elle préférait la discrétion sur son mal. La rouquine ne semblait pas avoir vraiment de fièvre, seulement à peine à cause de la douleur et des efforts. Elle semblait avoir repris un petit peu de couleur.

« On va dire que tu as gagné pour cette fois. »

Dit alors amusée la jeune patiente à son nouveau médecin en riant doucement sur les coussins agréables. Elle ne s'imaginait pas s'enfuir en claudicant vu sa faiblesse passagère, il était un ninja, alors il allait nécessairement aussi rapidement qu'elle voyait davantage.

« c'était une journée où je faisais des tests avec un vieux projet à moi, une machine qui fonctionne avec une base de divers produits chimiques dans une base alcaline, sauf que c'était trop instable, tout à exploser avec ma réserve d'autres produits. Sur le coup, je n'ai rien eu véritablement, ce n'est que des mois après que je me suis rendu compte qu'il y avait un problème. J'ai ressenti les premiers symptômes et maintenant cela empire petit à petit, mais c'est très lent comme progression. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 2032
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Sam 5 Aoû 2017 - 0:15

    La demoiselle semblait gênée que je la porte ainsi. Etait-ce sa fierté qui était en cause, ou une certaine pudeur du fait de notre différence de sexe ? Je lui souris légèrement, moqueur, je lui demandais :

    « Tu préfères peut-être rester au sol, au milieu de la rue, avec toutes ces personnes qui passent ? »

    Une manière de détendre l’atmosphère tout en lui démontrant qu’elle n’avait pas vraiment le choix. Ou en tout cas que celui-ci était la meilleure option. Mais mon sourire disparut bien vite. Un empoisonnement avec des produits chimiques ? Et elle mentionna la rébellion… Les expériences dont elle parlait devaient dater d’au moins quatre ans, sinon plus. Mais comme nous nous déplacions encore, c’était inutile de l’inquiéter en posant des questions que je ne pouvais régler encore. Le trajet servira plutôt à lui faire changer les idées avant de passer aux choses sérieuses.

    « Une Saibogu avec des rêves de chevaliers servants ? Et bien, tu devrais passer du temps auprès des Akuzu ou des Yamada, nous sommes suffisamment festifs pour que ton idée ne se réalise. Pour ce qui est du sourire, je peux néanmoins te l’offrir d’ors et déjà. »

    Une fois dans la tente composée presque exclusivement d’oreillers et seuls, Kumiko se dévoila davantage. Une exposition à divers produits…

    « A quand cela remonte-t-il ? Aussi, tu as toussé et craché du sang, je crains que tes voies respiratoires ne soient affectées. Peux-tu retirer ton haut, que je puisse t’ausculter ? Ou me permets-tu de le retirer ?
    Au moins, tu ne sembles pas fiévreuse. Tu as parlé de symptômes, quelles sont-ils ? »


    Des produits chimiques dont les effets prirent des mois avant d’agir, et ils continuaient encore plusieurs années après ? Ca signifiait que son corps ne saurait s’en débarrasser. Pas sans aide en tout cas. On pourra sans doute jouer sur sa vitesse de propagation, mais pourra-t-on l’endiguer véritablement ? J’avais trop peu d’informations à ce sujet pour le moment. Il me fallait tout d’abord l’examiner.

    « Tes produits. Etaient-ce des liquides ou des gaz ? Avais-tu été blessée lors de l’explosion ? Par quel biais la contamination s’est-elle produite ? »


Dernière édition par Yamada Kioshi le Lun 7 Aoû 2017 - 3:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 661
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Dim 6 Aoû 2017 - 0:59

« C’est totalement mesquin …. Mais tu es mignon, alors je te pardonne ! »

Commença à dire alors la Saibogu avant de regarder à droite à gauche, comme si on pouvait l’espionner.

« Enfin avec maman à côté, je ne vais peut-être pas parler trop fort, désolée. »

Dit alors la rouquine en parlant tout doucement et en agitant la main devant son visage comme pour chasser certains mots gênants. Elle ne trouvait très envahissant à la forcer à se faire examiner, mais sans doute était un attrait des médecins. Il faisait du mieux qu’il pouvait, et cela, il ne pouvait le lui reprocher. Il semblait vraiment avoir le cœur sur la main, après tout, rien ne l'obligeait de prendre soin d'elle. Combien de personnes seraient passées sans la voir une fois à terre ?

Kumiko avait lutté pendant la rébellion, c’était une réalité pour elle, ce n’était pas de l’histoire. Cependant, elle ne reprochait à personne de ne pas avoir participé à cela à cause de leur jeune âge, ou encore pour quelque raison que ce soit, car cela avait été une lutte sans merci contre l’oppresseur. Par chance ou miracle, leur cause avait triomphé, mais combien de compagnons étaient morts ? Elle remarqua alors le sérieux immédiat du jeune médecin à la mention des informations qu’elle possédait sur son propre mal. Il était ancien, c’était juste, et elle en souffrait encore. Ce n’était pas passager, pire, cela s’aggravait avec le temps irrémédiablement. Elle rit doucement en entendant la petite boutade au sujet de sa recherche de chevalier servant.

« J’aime les machines, leurs fonctionnements, leurs utilités, c’est indéniable, mais je dois bien avouer que la discussion d’un humain est très légèrement plus pertinente que ma moto. J’espère que vous viendrez au prochain Elu Festu, notre festival au Saibogu, on sait bien recevoir. Cette fois-ci, je gagnerai la course ! »

Dit alors très enjouée la jeune femme, comme si elle pouvait faire des plans sur le long terme à ce point malgré sa maladie. Elle posa ses mains sur ses genoux en réfléchissant aux premières questions du jeune homme.

« A quand cela remonte ? oula … cela remonte à loin …. Je dirais un petit peu plus que cinq ans. Je faisais que deux choses à l’époque, me battre et préparer de nouvelles armes pour la rébellion. C’était si important de débarrasser le monde de cet empire. J’étais vraiment prête à tout. Au début, il ne s’est rien passé véritablement, ce n’est que des mois après que j’ai commencé à sentir des maux que je prenais pour de la fatigue. Comme si à cette époque j’avais le temps de ne pas être à cent pour cent de mes capacités ! Que je retire mon haut ? C’est une nouvelle façon de draguer ? »

Demanda alors un peu de gêner la jeune femme en rougissant légèrement. Elle se pencha un peu en avant afin de regarder ses yeux avec les siens. Elle était curieuse de sa réaction, c’était davantage de l’humour, un médecin ! Non, ce n’était pas possible, il pensait au bien des autres. Elle commença alors à se tourner dos à lui, par principe. Elle défaisait son bustier lentement, puis son haut en gardant seulement est soutiens-gorge noirs. Elle avait plusieurs anciennes blessures plus ou moins visibles, elle avait lutté longtemps et cela se voyait pour un œil expert, mais c’était évident qu’elle n’avait pas été tant blessée que cela.

« Au début, j’étais souvent fatiguée, mais je travaillais beaucoup, alors je n’y ai pas prêté attention. Des mois passèrent, et de temps à autre, assez rare, j’ai senti quelques pertes d’équilibre. Je me disais que c’était tout de même étrange. Je devenais pâle comme un linge. Certains étaient très inquiets, mais je devais continuer à me battre. Après la victoire, et ce quelques années après l’accident, cela revenait de plus en plus rapidement et pire un jour, j’ai craché du sang. Heureusement, cela reste rare, la plupart du temps … cela ne se voit pas. Je suis une chunin du village, je dois faire ma part. Le village est jeune, alors je dois travailler dur. Je ne voudrais pas que l’on soit démuni si jamais un mal comme l’empire revenait. »

Kumiko ne pensait pas vraiment à sa propre santé au vu de son discours. Elle ne pensait d’ailleurs pas vraiment à pouvoir y survivre vu la tournure des choses. Elle n'avait jamais présenté son mal officiellement, elle craignait trop que l'on ne la retire du service actif. Elle avait besoin de cela pour se sentir encore utile, elle n'était pas seulement une inventrice de machines. Elle avait l’action dans le sang, et seule elle était capable d’extraire le meilleur de ses machines. Elle ne semblait pas avoir véritablement de traces corporelles comme des blessures de sa maladie ou des preuves d’empoissonnements.

« J’étais dans mon labo de l’époque, alors j’avais un petit peu de tout, des liquides à solutions basiques ou acides. J'avais des gaz explosifs, corrosifs, ou encore toxiques sous pression, quelques métaux plus ou moins rares également. D’ailleurs, c’est là où j’ai perdu dans l’explosion un métal que je n’avais jamais vu. Il était comme de la roche volcanique noir, mais mêlée comme à un sulfate de soufre, jaune orangée. Je n’ai jamais su à quoi il pouvait servir, et je ne saurais sans doute pas vu qu’il a été pulvérisé. J'ai bien eu quelques morceaux de métal ou de verres à plusieurs endroits lors de l'explosion, mais rien de bien dangereux. J’ai rapidement repris mon travail après, mais je ne sais pas trop comment j’ai pu être contaminé, mais sans doute est-ce dû à cet événement, je suppose … »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 2032
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Lun 7 Aoû 2017 - 3:32

    L’Elu Festu ? Je devais avouer ne pas bien connaître les coutumes des Saibogu. Les Akuzu étaient des gens simples qui se mariaient très bien avec nos us. Mais les Saibogu cherchaient à comprendre la nature plutôt que d’en profiter, à la contrôler pour diverses expériences. Ils étaient matérialistes et avaient tendance à oublier les petites choses de la vie. Quand bien même, Kumiko parla d’y gagner la course. Sujet sur lequel je pouvais donc rebondir :

    « Pour gagner la course il te faudra sûrement être en pleine forme. Je suppose donc que tu comptes te reposer et te ménager en prévision de ce festival ? »

    Et oui, ne pas arpenter les rues alors que ses jambes lui hurlent de faire demi-tour, par exemple. Une petite moralité pour indiquer au patient qu’il devait faire attention à sa santé, tout en restant dans le sujet de la conversation. Mais m’écoutera-t-elle seulement ? Après tout, je n’étais qu’un inconnu. Au moins, je l’aurais prévenue. Pouvais-je seulement faire davantage ? Et pourtant je devais représenter le soleil… Abandonnait-il après un simple obstacle ? Non, il continuait de se lever jour après jour…

    « Tu parles de l’empire comme s’il s’agissait de la pire des calamités, allant jusqu’à mettre ta vie en jeu pour l’éliminer… Ne te méprends pas, je ne te juge aucunement et ne peux que comprendre ton opinion. Seulement, puis-je te demander pourquoi ? Une grande morale ou une vengeance personnelle ?
    Quant à la drague, dois-je te rappeler que tu as accepté d’être portée et même d’entrer dans la tente d’un inconnu, seule, alors que tu es clairement en position de vulnérabilité ? Certes je t’ai interdit de protester, mais il est rare que ça fonctionne aussi bien… »


    Retour à l’envoyeur ? Il n’était pas rare que je reçoive ce type de remarque de la part des patients. Aussi, j’avais le plus souvent des réponses toute préparées. Evidemment, au début je me sentais quelque peu gêné de demander aux autres de se dévêtir. Mais à présent, c’était juste une nécessité, et non une hésitation polie.

    Kumiko m’indiqua donc le récit de ses symptômes. Si on ôtait le sang, ça aurait pu être une simple déshydratation passagère ou bien d’autres maux sans conséquence dont le traitement aurait été un simple repos. Mais le sang… Peut-être avait-elle vu juste et ses produits chimiques étaient bien la cause de son mal ? Soit. C’était donc une Chûnin malade qui plaçait le village et son avenir en première priorité. Une bien belle philosophie, mais je ne pouvais décemment pas le lui dire. Pas lorsque sa philosophie la tuait à petit feu.

    « Si tous les Chûnins du village se tuaient à la tâche au lieu d’accomplir leurs devoirs à leur rythme, chacun faisant de la surenchère mortelle au lieu de simplement faire de leur mieux, au niveau de chacun, que deviendrait alors le village ? Le village serait démuni de ses propres Chûnins… »

    Voyait-elle où je voulais en venir ? Elle pouvait agir, mais ne pas forcer. Si tout le monde allait au-delà de leur capacité, personne ne serait apte à affronter le danger quand celui-ci se pointera à nos portes, tout simplement parce que tout le monde serait mort de fatigue à ce moment-là.

    « Allonge-toi s’il te plaît. »

    Que je puisse l’examiner convenablement. Sur le dos, évidemment. Que j’appose mes mains : une sur son front et l’autre sur la partie basse de son ventre. De mes mains s’échappèrent une chiche lueur bleutée. Une contamination… Un empoisonnement ? Mais à quoi ? Plus de cinq ans et une propagation lente… Soit la quantité était trop faible pour être décelable, soit cette quantité s’accroissait jusqu’à augmenter les symptômes avec. A moins que le corps n’abandonnait simplement la lutte, tout doucement mais inéluctablement jusqu’à la mort ?

    Un poison… Mes yeux devinrent dorés tandis que de la chaleur irradiaient de mes mains, réchauffant le corps de la Saibogu.

    « Je ne suis pas certain de pouvoir identifier votre mal avec précision. Pas avec si peu d’informations. Cependant, la majorité des venins perdent leurs effets avec une source de chaleur. Je vais donc tenter d’endiguer le mal par le chaud, et je te refroidirais ensuite, plus que la normale, pour que le sang de ton organisme véhicule plus doucement. Ainsi, dans le cas où je n’aurais pas amenuisé la dose de ton mal, ce dernier verra tout de même sa vitesse de propagation réduite.
    Tu sentiras néanmoins un petit ralentissement général. Il te faudra te reposer dans un premier temps. Seuls les jours à venir nous indiqueront les résultats du traitement. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 661
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Lun 7 Aoû 2017 - 20:35

En tant que représentante du clan le plus matérialiste du Yuukan, sans doute qu’elle n’était pas la mieux à apprécier une simple beauté naturelle. Sa nature profonde et l’amour de la mécanique la poussaient à toujours à améliorer, à modifier son quotidien même si un magnifique paysage se suffisait à lui-même. Elle sourit doucement à attendre le médecin essayé de trouver une bonne motivation pour la rouquine à aller mieux.

« Oui sans doute que cela aidera d’être en pleine forme. Je doute que je puisse aller mieux au final, mais je compte sur toi pour trouver quelque chose, je ne sais pas moi, une drogue. Une médecine ? Il faut que je tienne assez pour que quand je parte, la situation soit parfaitement stable. »

Cela pouvait sans doute être cruel pour un médecin d’entendre un de ses patients dans une pareille situation mentale. Elle était persuadée qu'elle ne vivrait pas longtemps, mais elle avait tout de même espoir que cet homme puisse trouver quelque chose pour la faire tenir quelque temps. Peut-être arriverait-il à la stabiliser ? Ce serait vraiment formidable. Elle venait de placer beaucoup d'espoirs en cet homme en peu de temps, mais qu'avait-elle d'autre alors à se raccrocher ? Il venait à peine d’entendre les premières informations, mais la situation était suffisamment grave ainsi.

« Je vais devoir améliorer encore ma moto, elle doit être plus rapide, mais je ferais de mon mieux en tout cas. La dernière fois, j’ai été seconde ! Je dois être première ! Il y a aussi pendant ce temps-là des concerts de musique métal, des expositions d’invention, c’est un moment extraordinaire ! »

Kumiko était une travailleuse acharnée, ce serait difficile de l’éloigner complètement de ses tâches. Pire, elle risquerait sa propre vie pour une mission importante sans s’en soucier. Elle l’avait déjà fait lors de la rébellion, alors cela ne lui faisait guère plus peur aujourd’hui. Elle leva immédiatement son doigt en entendant le médecin émettre un doute face au danger qu’était l’empire.

« Oui évidemment ! C’était le mal absolu dirigé par un fou dangereux, qui risquait de transformer notre monde en dictature totalitaire dans tous le yuukan ! J’ai quitté ma famille pour combattre l’empire, je me suis battue des années jusqu’à sa chute. Même si cette maladie est le prix de notre victoire, alors cela me va, ça en valait le coup. L’empereur l’est devenu après un massacre, il n’avait pas peur de détruire son propre peuple en plus de ceux des autres. Il prenait de force, les civiles doivent avoir le choix de leur destiné. Je n'ai rien véritablement perdu, ce n'est pas une vengeance loin de-là. J'aurais pu rester tranquillement dans le carcan familial, mais ce n'est pas mon genre. Je suis plutôt une pile électrique, pour une Saibogu, c’est plutôt amusant non ? Je ne sais pas si j’ai une grande morale ou une envie de briller, je n’en sais rien. J’ai fait ce qui me semblait le plus juste, voilà tout. »

Dit alors pleine de conviction la jeune femme, avant de souffler légèrement après sa longue tirade. Elle s’installa alors plus confortablement, tandis qu’elle se mit à rire.

« Les médecins sont toujours un bon plan pour avoir plein de filles autour de soi non ? »

Dit alors Kumiko amusée en se pinçant les lèvres pour ne pas davantage glousser. Elle le prenait plutôt bien, et elle aimait bien ce genre d’homme capable de lui tenir tête avec élégance. Elle se massa doucement le bras gauche comme sentant une légère douleur passagère, mais elle n’en dit rien, alors qu’elle tourna légèrement son visage dans la direction de Kioshi.

« Tu es sans doute trop gentil pour être une simple lame comme les autres. C’est bien ce que l’on attend d’une kunoishi telle que moi d’après les livres non ? Être une arme pour son village, ne montrer aucun sentiment, accomplir la mission quoi qu'il en coûte et de toutes ses forces. »

Kumiko guettait alors une réaction de la part du médecin. Elle glissa une main contre la sienne en lançant un léger sourire amical. Elle ne pensait pas à ce genre de règles qui circulaient pourtant, que l’on apprenait aux jeunes ninjas. Elle espérait tout de même qu’ils ne prenaient pas tout au premier degré.

« je veux que tu gardes tout cela pour toi, je ne veux pas être retirée des équipes actives. Il n’en est pas question tu entends ? »

La rouquine soutint alors un regard dans le sien, afin d’être certaine qu’ils s’étaient compris. Elle assumait parfaitement son choix, d'autant plus que personne ne dépendait vraiment de sa personne. Docilement, elle s’allongea alors sur le dos comme lui indiquait Kioshi. Elle garda tout de même ses deux bras contre sa poitrine, par principe. Elle se laissait faire, trop heureuse d'être allongée tranquillement, il avait raison. Elle avait vraiment besoin de se reposer un minimum. Elle sentit la main sur son front, et l’autre sur son ventre. Elle gloussa légèrement alors que sa peau fine et douce lui procurait des envies de rire aux chatouilles. Ce n’était sans doute pas le moment, mais elle avait un esprit apaisé et léger. Elle profitait de la vie qui lui restait avec plaisir, comme si rien ne comptait. Cela ressemblait à un empoisonnement étrange, chimique, technologique totalement inconnu. C'était le résultat d'un nombre de facteurs malheureux, mais quoi qu'il en soit ce qui avait investi le corps de la jeune femme continuait lentement comme un cancer ou peut-être une sorte de corruption similaire très lente. Cela pourrait ressembler à une torture ou une vengeance parfaite, mais alors, ce serait seulement la nature. Il semblait bien avoir une sorte de corps étranger quasiment impalpable, du moins autant qu’une sorte d’aura très étrange. C’était sans doute difficile à comprendre.

« Tu dois faire des merveilles dans les massages avec des mains pareilles tu sais ? »

Dit alors Kumiko avec un sourire amusé. Elle préférait sortir une petite boutade plutôt que de fondre dans de grands malheurs face à sa situation. Ce n’était pas du tout son genre que de laisser tomber, que de se laisser aller. Cela faisait du bien, mais visiblement la chaleur ne semblait pas affecter la sorte de substance étrangère, qui affectait son corps. Plusieurs cellules semblaient mourir comme brûler chimiquement d’une certaine manière. Cela pouvait expliquer sans doute l'épuisement général, voir le vomissement de sang.

« Si tu ne peux pas trouver ce qu’est ce mal, peut-être pourrais-tu en stopper ou refreiner les symptômes ? Je suis vraiment désolée de ne pas pouvoir t’aider davantage. Je suis certaine que tu fais du mieux que tu peux, et je te remercie. »

Kumiko hocha la tête doucement avec un sourire aux lèvres, alors qu’elle ferma les yeux doucement pour laisser faire le médecin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 2032
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Lun 7 Aoû 2017 - 23:57

    Mes propos ne semblèrent pas influencer le choix de Kumiko à placer son devoir avant sa propre santé. Hélas. Elle était du genre idéaliste : à tout donner dans une cause. Dans sa cause. Détruire l’Empire à tout prix ? Et pour quelles raisons ? Je lui souris doucement. Non pas pour me moquer, mais comme un père à son enfant, lorsque ce dernier affirmait une chose mais qu’il ne voyait pas assez loin.

    « L’Empereur l’est devenu après un massacre… A ma connaissance, Iwa, Konoha et Suna se sont formés suite aux rébellions, et donc aux multiples guerres contre l’Empire. Pour qu’une nation naisse, il faut qu’une autre décline. Nous sommes nés du massacre de l’Empire. Notre massacre vaut-il mieux que le leur ? Tout comme un enfant nait alors qu’un parent se meurt et rejoint la poussière. La création et la disparition. Nous avons répondu au massacre par un autre. Est-ce vraiment la solution ? Que pensent les survivants de l’Empire de nous selon toi ? Très probablement ce que nous pensions nous-mêmes d’eux… »

    Les choses n’étaient pas toute noires ou toute blanches. La vie n’était pas aussi simple. Des nuances de gris ternissaient le paysage et complexifiaient la notion de bien ou de mal. De juste. Mais nous devions tous croire en nos propres idéaux pour avancer. Quitte à ce qu’ils ne soient pas les bons. La solution existait-elle réellement ? Mais la discussion devenait un peu trop sérieuse. Heureusement que Kumiko s’amusa avec le sujet de la drague, encore une fois.

    « Pleins de filles et bien d’autres choses encore. Ce n’est pas un plan qui attire que les plus beaux fruits. Mais ce n’est cependant pas ma priorité, heureusement. Tu souhaites peut-être devenir médecin toi aussi ? »

    Le tout accompagné d’un petit clin d’œil. Si elle voulait jouer à ça, jouons. Ses charmes l’aidaient peut-être à se sentir plus à l’aise dans ce lien de supérieur – inférieur que l’on trouve souvent dans le schéma médecin – patient. Kumiko mentionna ce que l’on attendait d’un ninja.

    « La gentillesse serait donc un défaut ? Mais laisse-moi te poser une question : penses-tu qu’on attend d’un ninja à ce qu’il s’écroule au milieu d’une rue, au bord de la fatigue. »

    Peut-être qu’à force de persévérance, elle changera tout de même son point de vue sur le sujet ? Mais Kumiko me donna l’opportunité idéale pour la tenir. Je devais garder tout cela secret pour qu’elle ne soit pas retirée des équipes actives ?

    « Et bien, il semblerait que tu aies besoin de moi… Tu me demanderais donc une faveur ? Que pourrais-je bien te demander en échange de mon silence… »

    Evidemment, je savais déjà quoi lui demander. Mais je voulais la faire réfléchir un peu tandis que je m’occupais de son traitement. Kumiko lança une nouvelle boutade, dans un registre similaire aux autres, sans doute pour apaiser ses propres nerfs ?

    « Hélas je n’ai pas souvent l’opportunité de me prélasser en massage. Le devoir, le travail, …, mais tu connais déjà tout ça. »

    Comme m’occuper d’une jeune ninja qui surestimait ses capacités ? Hélas, je n’étais pas certain de pouvoir la soigner. Pas pour le moment tout du moins : il me faudra étudier plus en profondeur sa pathologie. Et du peu que je connais d'elle : elle ne va pas se reposer et son comportement rapprochera l’échéance le plus rapidement possible. A moins que…

    « Tu ne veux pas être retirée des équipes actives, c’est bien ça ? Dans ce cas, rejoins la mienne. Si je te vois forcer plus que de nécessaire, le secret ne tient plus. Et aussi, il faudra que tu viennes tous les deux jours pour un traitement de deux ou trois heures. Je refroidirais au maximum ton corps et tu te reposeras, ce qui ralentira la progression de ton mal tout en me permettant de l’étudier davantage pour, peut-être un jour, le retirer. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 661
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Mar 8 Aoû 2017 - 20:07

Kumiko aurait pu sans doute être davantage sensible à faire attention à sa propre santé si jamais elle pensait avoir un avenir. Elle était certaine que sa vie serait courte, elle rêvait simplement d’avoir le plus de temps possible afin d’appliquer ses idées et ses rêves. Il était une évidence à l’entendre parler et la voir agir qu’elle était une idéaliste, il n’y avait pas d’hésitation à avoir. Elle et les rebelles des différents pays avaient vaincu l’empire, et elle espérait bien définitivement. C’était le moment de construire sur des bases neuves un monde meilleur, et elle allait y participer. La rouquine ne faisait pas vraiment cela pour elle-même, elle n’avait pas d’enfant ni d’homme à ses côtés, mais c’était surtout pour tous les enfants à naître. Elle désirait leur offrir un monde le plus parfait possible, et elle était consciente qu’il fallait en payer le prix. Elle tourna alors son visage légèrement en écoutant le médecin parler de sa vision des choses.

« Pour qu’une nation naisse, une autre doit décliner …. Quelle sombre vision que voilà. Suna est né d’une alliance, d’une création, et chercher à créer un empire de mille ans ne donne pas un billet gratuit et moral pour massacrer des populations entières. Je ne dis pas que nous avons les mains propres, j'ai … nous avons les mains pleines de sang et j'en assumerais les conséquences devant qui voudront. Tout ce que j’espère, c’est que le pire est derrière nous, que les jeunes pourront simplement vivre et construire un monde meilleur encore. Il était une évidence que nous ne pouvions pas parler avec l’empire. Ils nous auraient ri au nez, et ce même après la mort de l'empereur. C’est triste, mais il le fallait. Le jour où nous pourrons arrêter une guerre par de simples mots, l’Homme aura fait une grande avancée et nous serons au chômage. Ce sera une très bonne chose. »

La rouquine fit un mouvement de la main à la penser des survivants de l’empire.

« Sans doute qu’une partie ne doit pas nous apprécier tant que cela, mais nous les aiderons à former un avenir meilleur. Ils verront que nous avions raison et ce malgré les morts et le sang. L'empereur à manipuler les siens pour son propre pouvoir, j'accuse alors ces derniers à l'avoir accepté. »

Rien n’était uniquement blanc ou noir, la Saibogu était une rêveuse, mais pas jusqu’à là. Elle savait trop bien que lorsqu’elle créait une invention mortelle, ce n’était pas uniquement pour impression les foules lors de la fête nationale. Elle avait fait partie d’un groupe de rebelles, maintenant d’une armée. Elle s'était entraînée durement pour être une tueuse efficace. Tout ce qui restait de morale était ses choix, on avait toujours le choix. Il fallait seulement être assez courageux pour accepter et faire ce qu’il fallait, quand il le fallait. Elle leva les mains comme pour signifier sa neutralité.

« Si tu préfères les garçons, je ne te juge pas bien entendu ! Chacun voit midi à sa propre porte ! Et moi je suis quoi comme genre de fruit ? On dirait un épicier expert … »

Dit alors en riant la jeune femme absolument pas sérieuse pour le coup. Elle avait parfaitement compris pourquoi le médecin lui posait cette question de cette façon, et répondre directement ne serait sans doute pas très amusant.

« Devenir médecin comme toi ? Sans doute que non, ce n’est pas que cela ne m’intéresse pas, mais par manque de temps … Ce ne serait pas très gentil pour les autres, je pourrais bien m’absenter un jour prochain. »

Comprendre qui pourra aurait-elle pu dire à ce moment-là. C’était sans doute un peu noir comme réponse, mais elle n’était pas prête sans savoir si dans quelques mois elle serait capable d’être encore en vie entre sa vie de combattante et sa maladie étrange. Comment pourrait-elle oser faire de la peine à quelqu’un qui s’attacherait à elle un petit peu trop ? Elle sourit doucement à Kioshi, car elle ne trouvait pas cela si triste après tout. Elle hocha la tête lentement à la question si la gentillesse était un défaut.

« Si l’on prend ce que l’on apprend aux jeunes ninjas, la gentillesse est un défaut. Attend-t-on d’un ninja d’épargner un ennemi ? Qu’un ninja comme moi s’écroule au milieu de la rue ? Non j’imagine que certains dirigeants préféraient que je meure en actionnant une bombe géante en emportant ma vie et beaucoup d’ennemis. Ne t’en fais pas, j’ai compris le message va. Je joue à la rebelle, ça doit me rassurer quelque part. J’ai beau me rapprocher dangereusement des trente ans, je suis toujours là. »

Kumiko sourit doucement sans regarder le Yamada, qui ne cherchait qu’à bien faire. Elle craignait que l'on la retire des équipes actives, après tout, qui pourrait avoir confiance en quelqu'un de capable de s'écrouler ainsi en pleine bataille ? Ce n’était sans doute pas très sérieux de chercher à braver la mort ainsi, mais elle avait peur d’y laisser la vie à simplement rester dans un lit à attendre le pire. Elle préférait être active jusqu’au dernier moment, même si elle devait mourir sur scène. Elle rit doucement en l'entendant comme essayer de négocier suite à ma demande de faveurs.

« Acheter ton silence, comme tu y vas. Une demande de discrétion voilà tout. Qu’est-ce que tu pourrais bien vouloir d’une femme comme moi ? Dis-toi que si tu m’aides à tenir, je t’en devrais une. »

La rouquine ne pensait pas vraiment que ce Kioshi était du genre à négocier lorsqu’une vie était en jeu. Cependant, elle ne serait pas femme à lui refuser. Après tout, elle en demandait beaucoup même si la discrétion d'un médecin était quelque chose d'assez banale. Son devoir était peut-être d’en informer les autorités compétentes. Ce serait un échange de bon procéder, mais tout allait dépendre de ce qu’il demanderait. Elle avait des principes, et il devait s’en douter à l’entendre parler. Elle rit doucement, la discussion avait un drôle de rythme entre sérieux et humour, mais la vie pour la Saibogu était comme du théâtre, rire, pleure, extravagance, elle devait vivre sa vie à fond comme si elle risquait qu’elle s’arrête prématurément.

« J’ai comme l’impression que certaines choses se perdent, l’honneur, le devoir, l’amour du travail. Oui évidemment je connais ça, je dois travailler en permanence pour que mon art ne s’érode pas. J’imagine que c’est comme tout le monde de toute façon, mais non, je n’ai pas trop le temps de me laisser aller à me détendre. C’est sûr. »

Kumiko ne s’attendait pas à ce qu’une solution soit trouvée en quelques minutes évidemment. Elle avait essayé de comprendre, la chimie, la technologie s’était son rayon, mais elle ne comprenait pas. Cela la dépassait totalement, c’était devenu agaçant, énervant, puis elle eut dépassé cela maintenant. Elle était comme une bougie, qui cherchait à briller si fort, qu’elle ne se rendait pas compte qu’elle fondait d’autant plus vite. Elle respectait la vie des innocents, elle aimait sa forme de justice et d’équité. Elle ne faisait pas tout et n’importe quoi, mais ses propres règles ne semblaient pas s’appliquer à elle-même. Cependant, lorsqu’elle entendit la proposition de cet homme, elle arrondit ses yeux en grand. Elle ne put se retenir de répondre immédiatement et de réfléchir comme à haute voix.

« Rejoindre ton équipe ? Vraiment ? Ca y est, il a craqué à mon charme ravageur ! »

Commença alors par dire la rouquine en riant doucement, mais ce n’était qu’une esquive pour lui permettre de réfléchir quelques instants. Cet homme semblait partager certaines de ses valeurs. Il arrivait à lui tenir tête et à tenter de la guider sans être un tyran. Il avait commencé à avoir un tableau peint par elle-même de sa personne, et malgré tout cela, il voulait tout de même d’elle dans son équipe. C’était un choix important, de toute une vie de shinobi.

« Tu comptes me surveiller en me gardant proche ou tu as trouvé quelque chose qui te plaît en moi ? Tu ne sais même pas ce dont je suis capable, je suis peut-être une horrible personne, qui sait ? Qu'attends donc tu de moi ? Que comptes-tu faire dans ta vie d’ombre des sables ? Je te préviens, je me lève tôt, je fais du bruit souvent et je parle beaucoup. »

Dit alors la shinobi, qui ne semblait pas trop avoir froid aux yeux. Elle était assez attirée par la proposition, mais avant de dire oui, elle voulait voir la réaction de ce Kioshi, l’entendre par ses propres mots au sujet de ses questions. Elle était une femme de principe, c'était important. Ils apprendraient à se connaître, à se faire confiance et à ne plus avoir à devoir se parler pour agir un jour. Avoir un médecin à ses côtés en permanence était une brillante idée, et sans doute que d’autres viendraient par la suite. Elle donnera ses commentaires pour sûre à leur propos, elle n’était pas du genre à garder sa langue dans sa poche. Elle avait bien compris que c’était une proposition d’accord avec de nombreuses conditions, mais c’était sans doute la meilleure chose qui pouvait lui arriver.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 2032
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Jeu 10 Aoû 2017 - 1:06

    Pour qu’une nation naisse, une autre doit décliner. Et pourtant, c’est bien ça, comme le démontre le cycle de la vie : pour qu’une nouvelle espèce naisse, une autre doit disparaître, car la naissance de la nouvelle se fait dans une niche laissée vide, mais pour qu’il y ait ce vide une autre a dû dépérir…

    « Suna serait née d’une alliance ? Tu penses sans doute à Konoha et Iwa ? Dis-moi donc, durant ces quatre années de paix, qu’avons-nous fait de commun ? Chacun de son côté, nous proliférons, jusqu’à ce que nous nous marcherons dessus. Si aucun ennemi commun n’apparaît, l’être humain finira inéluctablement par se créer son propre ennemi. Nous grandissons, nous prenons de plus en plus d’espace, mais l’espace que nous pouvons occuper n’augmente pas. Sans un parent digne de ce nom pour éduquer les enfants que nous sommes, nous nous battrons les uns contre les autres. Et comme chaque enfant, nous avons tous notre épisode de rebelle.
    Que les jeunes puissent vivre dans un monde meilleur ? L’Empire est dépeint comme le mal absolu parce qu’ils ont perdu. Lorsqu’ils régnaient, ce n’était sans doute pas ce qui était enseigné aux jeunes gens. Et l’Empire dura suffisamment longtemps pour que beaucoup de nouvelles générations les pensent bons. A présent, Suna, Iwa et Konoha sont des héros. Parce que nous sommes vainqueurs pour le moment. Le jour où un autre groupe prendra l’ascendant, les livres d’histoire nous nommeront l’ennemi et eux les champions du bien.
    La solution ne se trouve pas là… »


    Mais où la trouver dans ce cas ? Une énigme bien coriace que voilà.

    « Certes nous pouvons tendre la main aux survivants de l’Empire, mais certains ne voudront pas de cette main, comme il y en aura qui ne la tendra pas de notre côté non plus. Et au final, de nouvelles tensions en ressortiront. On ne peut mettre toute l’Humanité d’accord sur un même point, nos divergences sont l’essence même de notre nature. C’est bien pour cela qu’il n’y a qu’un chef et que nous ne sommes pas tous chefs de nous-même. »

    Notre diversité faisait notre force et à la fois notre faiblesse. Il pouvait y avoir de tout parmi nous. Des philosophes, des benêts, des guerriers, des marchands de fruit, …

    « Pour le savoir, il me faudrait d’abord te goûter. »

    Transition toute choisie avec le sujet des fruits. Evidemment, il ne s’agissait pas d’une réponse sérieuse mais d’une moquerie pour lui renvoyer sa provocation. En tout cas, Kumiko était une idéaliste, mais également fataliste lorsqu’il s’agit de sa propre personne. Elle était certaine de sa propre fin, alors pourquoi s’attacher aux autres ? Elle luttait pour une idée, pas pour une personne. Elle coupait tout lien avec autrui… Mais c’était sans compter mon petit chantage. Je ne compris pas bien sa première remarque, bien que je supposais là une énième moquerie pour ne pas prendre le sujet au sérieux, pour se voiler la face. Je lui souris doucement.

    « Tu as là beaucoup de questions. Comment veux-tu que je me souvienne de toutes ? Mais je note surtout l’absence de protestation. Donc tu n’as aucune raison de refuser, à moins que tes questions ne sont là pour en trouver ? Comme ça tu n’auras pas à côtoyer quelqu’un et à risquer de t’attacher ?
    Non, je ne te connais pas bien. Seulement que tu es capable de mettre ta vie en jeu pour une idée et non pour des raisons personnelles. Tu ne te bats pas pour une personne ou une famille, mais pour un but, un rêve.
    Tout le monde a un rêve, mais ce dernier comprend le plus souvent un proche dans la balance. A moins que tu ais omis de me parler d’un frère caché, d’une mère dans la misère, ou d’un amant solitaire, tu as choisi de ne donner aucune valeur à ta vie pour te consacrer aux idées. Alors, à moins que ton idée ne soit mauvaise, tu ne peux être une horrible personne.
    Mais surtout, je suis un Yamada. Un soleil comme le démontrent mes yeux. Et l’astre lumineux éclaire toutes les étoiles, même les plus petites ou les plus perdues. C’est ainsi que l’on m’éduqua : donc qui serais-je pour te laisser t’assassiner sans rien dire ? Car c’est bien là ce que tu fais, Saibogu Kumiko. Tu te tues. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 661
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Jeu 10 Aoû 2017 - 20:10

Il était une évidence que le jeune homme avait raison en disant que pour construire au final il fallait de la destruction, mais la rouquine n’était pas du tout prête à accepter ce genre de choses. Elle était bien trop idéaliste pour cela, elle rêvait d’un monde toujours meilleur, alors elle refusait la fatalité à tous les niveaux. Peut-Être était-elle innocente et plus fleur bleue qu'elle imaginait. Il était toujours très difficile de se juger soi-même.

« Non je parle bien de Suna, après tout, Kawaguchi Dastan, premier seigneur du vent a bien rassemblé les clans du désert malgré quelques tensions. Cela forme notre jeune nation, après, je ne dis pas que tout est parfait, mais nous devons rester fort ensemble. J’ai la foi, je crois en l’humain, je crois en l’intelligence des clans du désert. Nous n’avons pas vaincu l’empire pour retomber dans nos anciens travers. Peut-être devront nous trouver de nouveaux territoires autour, mais j’espère que ce sera par alliance et non par conquête. Tout dépend de cette Yami maintenant, et de chacun d’entre nous bien entendu. Seuls nous pouvons forger notre destin, et je me battrais de toutes mes forces pour que ce soit le meilleur possible. »

Kumiko commença alors à rire doucement en entendant parler Kioshi au sujet de la jeunesse et des passages de rébellion.

« Je crois que je suis toujours une petite rebelle quoique j'aie rejoint les rangs de l'armée. C’est juste une longue passade. »

Ajouta alors en tirant la langue la jeune femme en tournant son regard vers le Yamada. Elle abaissa son regard à l'évocation de la mauvaise publicité au sujet de l'empire, alors, elle se contenta d'une simple phrase.

« Les vainqueurs écrivent l’histoire dit-on, je le crois évidemment, mais je suis une simple mémoire de ce moment. Cependant, l’empire a tout de même débuté dans un torrent de sang, qui risquait de tout submerger. Nous nous sommes contentés de nous défendre non ? Enfin je dis-nous, mais tu n’étais peut-être pas avec nous les rebelles ? Hm ? Ce n’est pas un reproche bien entendu. »

Demanda alors la jeune femme assez curieuse d’en apprendre plus sur son histoire. Elle croisa les bras doucement.

« Après un tel exposé, j’imagine que tu vas dire que tu n’as pas la solution à cette énigme n’est-ce pas ? Que tu es simplement un objecteur de conscience ? »

Kumiko hocha la tête doucement en entendant que les survivants de l’empire ne supporteraient pas d’accepter l’aide de leur vainqueur, c’était une évidence pour la rouquine. Sans doute était-ce pour cela qu’elle acceptait de la proposer, mais elle n’avait pas de réelles rancœurs envers ses impériaux.

« sans doute, est-ce pour cela que la vie est intéressante, si tout le monde était d’accord avec tout, ce serait d'un ennui mortel ! Par contre, chacun est chef de soi-même, après libre à chacun d’accepter d’être dirigé ou non. »

La Saibogu mettait les choses au point assez rapidement, elle était toujours une rebelle, sans doute un petit peu plus assagit, mais au moins vigilante. Elle éclata de rire en se cachant toujours, alors comme à demi-nu. Elle toucha le bout du nez de Kioshi avec un petit sourire en coin.

« Je ne suis pas encore disponible à la vente, il faudra être patient… D’ailleurs, je peux me rhabiller ? Ce n’est pas que j’ai froid, mais … »

Kumiko préférait se rhabiller tout de même, afin d'être décente, même si elle n'était pas tellement timide maladive. Elle avait beau dire qu'elle n'était que de passage, encore plus court que les autres, elle courait partout afin d'avoir des contacts proches avec d'autres humains, mais il restait toujours une fine couche de verre imperméable que personne n'avait vraiment franchie encore. Elle était prête au sacrifice, car elle ne voyait pas l’espoir qu’elle pouvait avoir. À quoi bon construire quelque chose, qui pouvait être balayé par la vie cruelle l'instant d'après. La jeune femme pouvait accepter certaines personnes, qu'elle jugeait assez fortes, de se rapprocher légèrement de sa personne. Elle sentait l’ivresse d’une formidable personne en l’esprit de ce Yamada. Il était comme un soleil qui cherchait à briller le plus fort possible.

« Je ne sais pas, prend des notes ? »

Répliqua alors sur le fait qu’elle posait trop de questions, et qu’il était difficile de tout retenir. Elle rit doucement comme pour faire pardonner l’aigreur de sa remarque et son acidité, mais elle n’était clairement pas une personne méchante bien au contraire.

« En effet, sur le principe, je ne refuse pas, je voudrais prendre un peu de temps pour accepter, mais tu lis bien en moi visiblement. »

Kumiko évita de répondre à la question qu’elle risquait de s’attacher à quelqu’un. Elle se contenta de sourire en abaissant son visage, les yeux légèrement dans le vague pendant un moment, alors qu'un flot de souvenirs lui remontait à l'esprit. Elle n’était sans doute pas prête à accepter cela d’elle-même, ou alors ce n’était pas si important. Cependant, l’absence de réponse était sans doute bien trop révélatrice pour quelqu’un d’aussi fin que ce Kioshi. Sans attendre d’approbation, elle remit alors son haut afin de se retourner complètement dans la direction de son interlocuteur.

« Tu es quelqu’un de gentil en tout cas, je le sens. Tu as de fortes ambitions, je le pense et tu évites de parler de toi-même pour le moment. J’ai des parents quelque part dans ce qui reste de l’empire, mais cela fait bien longtemps que je les ai laissés à leur sort. Si je porte uniquement les noms des Saibogu, ce n'est pas pour rien, mais tu m'as bien cerné en tout cas. Alors si malgré tout cela, tu veux encore de moi, j'imagine que je n'ai pas à refuser de rejoindre ton équipe. Sache tout de même que je pourrais servir avec mes inventions pour le combat, le repérage ou la logistique dans les grosses lignes, mais je suis certaine que tu connais bien mon clan n’est-ce pas ? »

Kumiko glissa alors doucement sa main sur son torse avec un sourire.

« la plupart se fichent pas mal du sort de leurs voisins, ils ne pleureront à peine à la mort de ces derniers, mais pas toi. Tu es noble d’esprit, et je tâcherais de t’aider tant que tu auras de nobles idéaux. Je pense que tu es un véritable médecin dans l’esprit et le cœur, alors tu peux compter sur moi …. Le temps que je serais là. »

Finit alors Kumiko par conclure. C’était un petit peu comme si elle s’enfonçait lentement une longue dague dans le cœur, centimètre par centimètre. Du sang avait commencé par couler, à tacher ses vêtements. Elle souffrait, elle pleurait en un silence assourdissant et lourd dans une nuit sombre de solitude, mais visiblement un astre du jour était bien décidé à changer tout cela. Pour le bien ou pour le pire ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 2032
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Jeu 10 Aoû 2017 - 21:23

    « Tout dépend de cette Yami… Kawaguchi Dastan aurait rassemblé les différents clans du désert ? Nous ignorons encore si c’était bien lui ou son usurpateur : Chikamatsu Yuren. De plus, l’unification n’a été possible que parce qu’il y avait un ennemi commun contre lequel lutter. Auparavant, les Ketsueki et les Kawaguchi se disputaient les terres de Kaze. Et si tu t’es bien renseignée, tu sauras que Yami fut nommée, mais sans la voix des Kawaguchi. Les tensions entre ces deux clans demeurent, et les méthodes des Ketsueki sont plus que douteuses… Ils avaient forcé les Yamada à combattre pour eux et nous asservissant par le sang.
    Méfie-toi. Que tes idéaux n’obscurcissent pas ton jugement. »


    Un asservissement, un affreux chantage qui aboutit à la mort de mon père lorsqu’il tenta de faire fuir notre famille. Certes les assassins étaient l’Empire, mais la raison de cette fuite était les Ketsueki…

    « Si, j’en étais. Deux années à affronter l’Empire. Nous nous sommes contentés de nous défendre ? En un sens oui, le terme change. Mais dans les faits, que l’on attaque ou que l’on se défende, dans les deux cas on tue des gens. Des gens qui ont une famille et des amis. Et pour ces derniers qui survivent, sommes-nous des défenseurs ou de simples assassins nous aussi ? »

    Je ne faisais aucun reproche à Kumiko : je me mettais moi-même dans le même bateau. J’avais tué. Etait-ce vraiment dans le seul but de protéger mon frère ? Ou voulais-je moi aussi venger la mort de père au plus profond de mon être ? Je ne pensais pas que nous allions l’emporter. L’homme a démontré qu’en se rassemblant, il était capable des plus grands miracles. Mais aussi des plus grandes horreurs… Au déclin de l’Empire, combien de soldats n’ont pas baissé les armes mais ont continué à leur rendre leur monnaie de leur pièce ? Attaquant des hommes démunis, désarmés voire parfois innocents, dans le seul but de leur faire savoir ce qu’ils leur avaient fait auparavant. Combien ?

    « Non, je ne suis pas simplement un objecteur de conscience, mais je n’ai pas la solution à l’énigme non plus : sinon je ne serais pas ici mais je ferais de mon mieux pour l’appliquer. J’ai néanmoins une piste. J’ignore cependant s’il s’agit bien de la solution… »

    Je n’en dis pas plus cependant. Tout comme je ne la contredis pas sur le fait que chacun est chef de soi-même. Son temps était probablement compté : pourquoi m’amuserais-je à argumenter contre chacun de ses propos dans l’unique but d’avoir le dernier mot ? Qu’elle se complaise dans la sensation d’avoir un libre arbitre si ça peut lui faire du bien. Je ne lui retirerais pas ce bonheur. Tout comme je ne lui retirerais pas sa vertu, en acceptant à ce qu’elle se rhabille. Je notais cependant un détail intéressant :

    « Pas encore disponible à la vente ? »

    Pas encore ? Ce qui signifiait qu’elle le serait plus tard ? Par conséquent, voyait-elle tout de même un espoir quelque part, un avenir pour elle ? Quoique ses derniers propos laissaient présager le contraire. De toute façon, avait-elle le choix ? Si elle refusait de rejoindre mon équipe, j’irais transmettre son état plus haut. Enfin, l’aurais-je vraiment fait ? Personne ne le saura : Kumiko venait d’accepter.

    « Je ne connais le clan Saibogu que dans les grandes lignes, et de ce que j’en avais vu lors des rébellions. Mais comme tu ne taries pas d’éloge sur moi et que tu me caresses déjà dans le sens du poil pour obtenir une bonne place, voici ta première mission : repose-toi. Toute la journée. »

    Evidemment, avec ou sans compliment l’ordre aura été le même. Bien que son savoir technologique et ses possibles inventions puissent m’être utile, sa santé passait avant mes intérêts, quand bien même ces derniers englobaient le monde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 661
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences Ven 11 Aoû 2017 - 19:01

« Que ce soit lui ou un usurpateur, quoi qu’il en soit, cette personne a su rassembler plusieurs clans en une nation malgré les réticences, c’est tout ce que je vois d’intéressant. Je ne dis pas que le monde est devenu parfait, qu’il n’y a plus aucune tension, je dis juste que nous avons une chance unique de marquer l’histoire de la bonne manière. Je reste méfiante, je suis devenue une rebelle une fois, je peux en devenir une deux fois. »

Dit alors sans détour la jeune femme avec un sourire. Elle était une personne assez claire et directe, du moins assez pour dire ce qu’elle pense. Elle trouvait important de tout se dire maintenant, car elle ne comptait pas cacher qui elle pouvait être. Elle se pensait suffisamment fiable et ouverte pour que ses idéaux n'obscurcissent pas son jugement. Kumiko était d'ailleurs certaine que le Yamada serait là dans ce cas-là pour la guider, vu qu'ils voulaient tous deux faire équipe. Elle hocha la tête lentement en écoutant Kioshi parler de son passé de rebelle affrontant l’empire. C’était le gage d’une bonne valeur morale et de force de caractère suffisamment fort pour bousculer l’ordre établi. Elle sentit bien que le fait de tuer des gens n’était pas une chose qu’il pouvait accepter facilement. Elle posa sa main sur son épaule et la Saibogu se contenta de hocher la tête lentement.

« Je sais bien et j’assume toujours mes actes, bon comme mauvais. Nous sommes des tueurs, nos mains marquées par le sang d’êtres humains, mais cela n’est pas pour cela qu’il faut y rester à pleurer à se morfondre. Il y a trop à faire. »

Kumiko avait bien senti que c’était une sorte de question ouverte, de réflexion dont il n’avait pas vraiment de réponse. Elle-même n’en avait pas vraiment de toute façon, tout juste pouvait-elle mettre des mots à ce propos. La jeune femme ne s'était jamais posé la question sur le fait de gagner ou perdre, c'était une guerre qui méritait d'être menée quoiqu'il en coûte. À quoi bon vivre dans un monde si triste et désolant qu'elle aurait honte de se regarder et de n'avoir rien fait. Elle était une idéaliste et certainement pas une va-t-en-guerre. À la chute de l'empire, elle avait surtout fêté la victoire au milieu d'alcool et d'amis plutôt que dans un autre bain de sang. Elle se leva alors doucement afin de rentrer chez elle, la majeure partie de la crise était passée. Kumiko allait déjà beaucoup mieux, et elle ne comptait pas rester plus que nécessaire au milieu de la tente de son nouveau chef d’équipe.

« Le jour où tu seras prêt à me donner ta piste, on ira l’explorer ok ? »

Déclara avec un léger sourire la jeune femme en tapotant son épaule du petit soleil. Elle rit légèrement en remarquant que Kioshi avait noté ce détail. Elle fit un léger clin d'œil simplement alors qu'elle fit quelques pas plutôt stables en direction de la sortie de la tente. L'humain avait toujours un espoir de survivre, une petite flamme qui pouvait pousser à un miracle absolu comme une mère qui soulève une lourde charge avec son enfant en dessous. Elle avait tout de même une volonté de vivre, et elle fondait des espoirs sur cet homme, ce médecin. Elle aurait très bien pu refuser sa proposition et risquer d’être retiré du service actif, comme elle l’avait dit, elle assumait ses choix, mais elle pensait que cet homme avait suffisamment de bonnes qualités pour l’accompagner. La Saibogu ne pensait pas véritablement que le Yamada la vende au final, ce n’était pas trop son style sauf si vraiment elle était en grand danger. Elle rit largement sans pouvoir se retenir lorsque Kioshi dit qu'elle le caressait dans le sens du poil, tandis qu'elle passe la tente. Elle gardait simplement un pan ouvert afin d’une dernière réplique.

« Tu remarqueras rapidement que ce n’est pas mon style, je dis ce que je pense et c’est ce que j’ai fait. Je t'ai simplement donné quelques pistes sur le pourquoi, j'ai vraiment accepté, mais sur ce, à bientôt peut-être. Mission acceptée … »

Se contenta alors de dire Kumiko, alors qu’elle laissait la tente se refermer sur lui. Peu de temps plus tard, un bruit de moteur se fit entendre, et ce fut alors que la Saibogu fila sur une moto vers sa maison à une allure raisonnable. Elle ne comptait pas faire de folie, mais bien allait se reposer. Elle pourrait bien tenir jusque chez elle !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Informations

Message(#) Sujet: Re: Une petite chutte pleine de conséquences

Revenir en haut Aller en bas
 

Une petite chutte pleine de conséquences

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Pays du Vent :: Sunagakure no Satô :: Quartiers Résidentiels-