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 Suna et ses difficultés

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Suna
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Message(#) Sujet: Suna et ses difficultés Ven 4 Aoû 2017 - 14:08

Le convoi avançait paisiblement, et mon regard niais observait les gigantesques dunes de sable par la fenêtre fermée qui était située près de mon siège dans une des caravanes que j'avais loué au prix fort. Cela faisait quelques heures que j’avais pris la route en direction de Suna, le cœur même de Kaze no kuni. Fraîchement parti d’Aketana, mes ambitions étaient encore claires dans mon esprit. Notamment monter doucement dans la hiérarchie afin d’alléger les tâches que j’aurais eu à faire. Si même dans la volée, je pouvais me faire un maximum d’argent pour pouvoir marcher avec quelque chose dans les poches, ça n’aurait pas été particulièrement mauvais. Mais pour cela, il aurait fallu avant tout que je trouve un bon repère, un endroit parfait où j’aurais pu me reposer quelques instants.

-Espérons que ça n’a pas trop changé non plus depuis ma dernière visite…

Un an. Cela faisait un an que mes pieds n’avaient plus foulé le sol de Suna. Et j’aurais bien aimé que cela aille plus loin encore mais bon, quand l’heure de se retrousser les manches sonnait, il valait mieux le faire vite pour retourner tout aussi vite dans son lit. Mon regard niais trahissait ma lassitude et mon agacement face aux nombreux futurs soucis que j’allais avoir dans le village militaire.

Quelques heures encore et j’étais arrivé au centre-ville de la capitale. On y trouvait de tout, bien évidemment. Les ruelles étaient bondées, riches en personnes transpirantes et en mouvements dans tous les sens. Ça en était presque étouffant. Malgré tout ça, l’odeur de la bonne cuisine qui flottait dans l’air, restait toujours un bienfait pour mon organisme. Dommage seulement, que je n’avais pas un radis pour me procurer à manger. Mais quand même, quelle idée d’arriver à Suna à la recherche d’un lieu où dormir sans rien avoir sur soi ! Mais que voulez-vous ? Je ne travaillais pas, et ne volais encore moins – du moins pas fréquemment.

De ce fait, pour l’heure, j’allais devoir être aussi inatteignable qu’un moine. Même si la faim tiraillait mes muscles, je n’en ferais rien. Je serais impassible et je marcherai droit comme un soldat pour traverser le petit restaurant d’où cela provenait. Quoi que, j’étais un humain quand même. Les moines étaient honorables, mais moi pas. Et j’avais faim en plus. Arrivé comme un chat – silencieusement mais avec plein de malice – je m’approchai du comptoir et m’adresser avec finesse au marchand.

-Euh… Salut m’sieur le cuisto. Vos yukunes, ils en valent vraiment la peine ?

Il y avait dans les lieux un bon nombre de personnes avec des plats remplis de boulettes de viande embrochés sur une petite tige. L’odeur était similaire à une violente attaque de Genjutsu. Elle perturbait ma perception des choses autour de moi. En dépit du niveau de la puissance ennemie, je gardai une certaine attitude quand je m’adressai au vendeur. C’était le meilleur moyen d’avoir une brochette gratuitement. Le vieil homme se retourna pour me faire face, avec son tablier qui couvrait son corps depuis le torse large jusqu’aux tibias.

-Y’a qu’une façon d’le savoir mon p’tit gars !!! Ha ha ha, allez bon, goutte moi une brochette et dis moi ce que tu en penses ok ?

Il avait accepté avec une facilité perturbante, du moins pas pour moi. Un large sourire s’afficha sur mon visage et mes yeux scintillaient de mille couleurs, alors même que j’avalai chaque bouchée comme étant un trésor divin. La texture de la viande était si exquise, au point même où, pendant un moment, j’en oubliais le motif de ma venue dans la capitale. C’est alors que, une fois que je finis, j’observai le vieil homme pour lui dire en me levant du siège:

-Je viendrais prochainement. Et cette fois, ça sera pour avoir beaucoup plus qu’une simple brochette.

Sur ces mots, je m’extirpai de là, regagnant mon regard las, et ma démarche nonchalante. C’est alors que, en faisant voyager mon regard dans tous les sens, mes yeux s’accrochèrent à un spectacle qui ne me laissa pas de marbre, du moins, pas intérieurement. Une jeune mécanicienne, qui procurait des soins à une personne dont la main était totalement mécanisée, était assise dans une petite pièce. Un œil ordinaire n’aurait très certainement pas prêté attention. Mais comme mes yeux savaient toujours où se poser et à quel moment le faire, la chose fut facile. Les chances pour qu’il s’agisse d’une Saibogu étaient très grandes. Par opposition, les chances pour qu’elle sache que j’en suis un, étaient toutes aussi faibles. M’avançant donc dans sa direction, avec ma seule sacoche noire le long de ma cuisse droite, je frappai à la porte déjà ouverte bien évidemment. La politesse, c’est important.

-Oï, c’est bien ici, qu’on répare des objets mécaniques ?

Question stupide certes, mais quand on ne savait pas quoi dire, on improvisait bien vite des mots pour leur accorder une petite importance.

@Saibogu Kumiko
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Ven 4 Aoû 2017 - 19:15

L’endroit ne semblait pas vraiment être une boutique, mais plus un bric-à-brac de mécaniques, de rouages, de tubes métalliques et de ressors. Il y avait de petites fenêtres rondes ouvertes, où des panneaux en bois montés sur des axes permettaient de les faire tourner rapidement afin de limiter les grandes chaleurs à l’intérieur. Au plafond, il y avait une sorte d'énorme hélice qui tournait afin de rafraîchir l'intérieur. Une drôle de machine qui vrombissait légèrement avait un très long tuyau jusqu'au plafond, d'où s'échapper de la vapeur d'eau presque en continu. Sur une sorte d'établie se trouvait une sorte d'optique avec plusieurs verres disponibles, des mécanismes de réglage et un bouton sur le côté. Juste au-dessus étaient rangés par ordre de grandeur et de styles divers outils de précision. En hauteur se trouvait sur un trépied une sorte de petite machine aux rouages complexe avec ce qui semblait être une machine gun. C'est-à-dire, un fusil à six canons pouvant tourner sur lui-même afin d'avoir un débit de projectiles assez impressionnants. La tourelle semblait être en fonction et se tourna dans la direction du nouveau venue sans rien dire de particulier.

La jeune femme était alors accroupie face à un homme d'une trentaine d'années à la main mécanique. Elle avait plusieurs tournevis à portée de main et un système d’optique sur le visage qui était placé sur un œil. Elle sembla alors placer plusieurs rouages en demandant par moments à l'homme de bouger la main. La rouquine était concentrée sur sa tâche en fermant son œil afin d’observer uniquement par sa lunette. Elle se tourna alors dans la direction lorsque Kumiko entendit que l’on frappait à la porte, encore le tournevis à la main.

« Ho tiens ça par exemple ! Un ventre qui parle ! Quelle formidable découverte ! »

Commença alors par dire la kunoishi en relevant doucement sa tête, alors qu’elle s’apercevait de son erreur, mais sans perdre une sorte de joie de vivre immense, un grand sourire radieux. Elle commença alors à régler sa lunette de visée afin d'y voir mieux, sans une précision extrêmement. Évidemment, elle aurait pu ouvrir l'autre œil, mais c'était sans doute trop facile. Pourquoi faire simple, lorsque l’on pouvait faire compliquer ?

« Ha ! Non fausse alerte ! c’est un jeune homme ! Dommage, ça aurait été la découverte du siècle ! »

S’exclama alors la jeune femme en levant un simple doigt en souriant largement. L'homme assit ne semblait pas plus que cela appréciait que l'inventrice soit dérangée dans un tel travail de précision, mais il ne dit rien. Tandis qu’elle se releva lentement, Rinkyu put alors apprécier un corps à la peau hâlée, preuve d’un long séjour sous le soleil. De grosses lunettes de protection se trouvaient au milieu d’un océan de cheveux de feu, presque sauvage. Elle arborait le symbole de Suna au niveau de sa ceinture, où pendaient quelques sacoches. Elle posa alors le tournevis qu’elle avait dans sa main, et elle les épousseta contre sa petite jupette rouge.

« Si c’est ici que l’on répare des objets mécaniques ? Ho je rends service de temps à autres, voilà tout. Cela me permet de ne pas perdre la main, pourquoi cette question ? Tu ne dois pas être du coin n’est-ce pas ? »

Demanda alors la chûnin en relevant son optique de précision sur son œil droit. Elle gratouilla alors la barbichette de Rinkyu en riant doucement.

« Mais c’est adorable ça dis donc ! »

Kumiko ne cachait pas qu’elle trouvait ça mignon, mais cela n’avançait rien de particulier. Elle vivait dans une sorte de paradis permanant, et ce sans prendre aucune drogue ! Elle posa ses mains sur ses hanches en plissant les yeux.

« Je ne t’ai jamais vu dans le coin, je me trompe ? Tu viens d’arriver ? Tu sais que c’est une ville militaire, la sécurité tout ça tout ça … Ho ! Mais je ne me suis même pas présentée ! Je suis Saibogu Kumiko pour te servir ! Enfin …. Ça dépend à quoi quand même ! Hahahaha ! »

S’annonça alors en partant dans un nouveau rire, alors qu’elle le regardait en attendant une quelconque réaction à tout ce qu’elle venait de dire.
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Ven 4 Aoû 2017 - 20:45

Moi qui pensais avoir un local technique à Aketana, je me trompais lourdement. Au seuil de la porte, je restais assez impressionné par tout ce qu’il y avait au sein de la pièce. J’observais de tous les côtés, si bien qu’à la fin, je n’arrivais même pas à voir tout ce qu’il y avait. Mais mon regard s’attarda un léger moment sur la machine gun qui était située sur une étagère. La simple vue de ce petit outil me fit comprendre que j’avais à faire à une dure. Une tourelle se tourna même dans ma direction, et à un moment, je me suis sincèrement demandé s’il s’agissait d’un outil de photographie, ou d’une arme. Dans le doute, je pris le soin de ne pas trop avancer.

-Tcht… j’espère vraiment qu’il se contentera de me prendre en photo.

Ma main alla gratter légèrement l’arrière de ma tête, tandis que je comprenais bien que j’avais en face de moi une personne qui ne partageait réellement pas les mêmes principes que moi, quant à la façon dont il fallait passer ses journées. Pour ma part, le repos et le sommeil devaient être le moteur de nos quotidiens. Mais pour elle, ça aurait très certainement été le travail et l’effort. Quelle galère...

Mais bon, je devais saluer son amour pour son office, qui avait permis à ce que je la localise rapidement le lieu. Après m’avoir traité de ventre parlant, certainement à cause de son système d’optique qu’elle avait à l’œil, elle se leva. Bien heureusement, elle se rendit vite compte de son erreur et me considéra comme ce que j’étais, un homme.

La rousse ne tarda pas avant de venir se placer en face de moi et remarquer que je n’étais pas du coin. Une remarque assez intrigante quand on l’écoutait aussi soudainement. Passait-elle réellement ses journées à observer toutes les personnes de la capitale ? Je le faisais aussi, c’était bien vrai, mais pas au point de reconnaître un nouvel arrivant la seconde même où il posait les pieds dans mon entourage. Je ne pouvais donc que saluer ses compétences qui étaient loin d’être le fruit d’une flemme particulière. Seulement quand elle toucha ma barbe avec toujours autant de légèreté, je fus légèrement gêné. Cette gêne intérieure ne changea rien à mon faciès continuellement ennuyé, je vous rassure.

-C’est normal qu’elle soit adorable, c’est MA barbichette. Aussi, t’sais pas qu’on ne touche pas les gens tout en étant si proche ? Quoi que… tu n’as pas tout à fait concernant mon ancienneté.

Pour le moment, elle m’avait balancé des questions encore et encore, largué des suppositions et des hypothèses. De ce fait, elle était à deux doigts de me faire péter le cerveau. Mais bon, je restai bien calme, fermant doucement les yeux, avant de gratter l’arrière de mon crâne tout en traversant mon interlocutrice pour faire une petite balade dans la petite salle. Je réfléchissais, à tout ce qu’elle avait pu créer ici ainsi qu’à leur utilité. C’était certainement un réflexe acquis par les inventions que mon père me forçait à utiliser, sans même en avoir le mode d’emploi. Toutefois, je m’arrêtai devant l’établi, observant longuement le système d’optique ainsi que les lentilles. J’aimais bien tout ce qui touchait à l’observation parce qu’il me donnait un avantage certain autant en combat que dans la vie courante.

Il était bien connu que personne n’aimait qu’un individu inconnu touche ou déplace les choses que l’on avait minutieusement disposées sur une table. Seulement, j’étais nonchalant, et ce, dans tous les domaines. Bien que la politesse me saisissait à certains moments, je ne perdais rien de ma nature propre. Je pris alors le système en lui-même, observant minutieusement chaque partie, tout ce qui pouvait faire sa constitution. Il était vrai qu’à un moment j’en avais même oublié la présence de l’autre, toutefois, je pris quand même la parole pour répondre à ses questions :

-Tu as raison, Kumiko. Cela fait un an que je ne suis plus à Suna. De ce fait, j’ai un peu perdu mes repères et mon visage a légèrement changé compliquant une quelconque reconnaissance. M’enfin… je me présente aussi, Tadewashi S. Rinkyu. Je suis en ville depuis une bonne quinzaine de minutes déjà. Pas beaucoup non ? Mais j’ai déjà été attiré ici.

Je déposai le système optique, avant d’observer de gauche à droite à la recherche d’un lieu pour se prélasser. À ma grande surprise, il y avait bien quelque chose où j’aurais pu me reposer un moment. Un peu de bonheur dans ce monde totalement rempli de machines.

-En fait, en ce moment même, j’ai besoin d’un peu d’assistance. Et j’ai pensé que tu es la personne la plus adepte pour m’aider. Pourquoi ? Difficile à expliquer.

Je me rapprochai alors lentement vers ce paradis pour flemmards, avant de m’y allonger tout en continuant à réfléchir. Elle était certainement une de ces maniaques de la technologie qui ne dormait que deux heures par jour – et apprendre que ça aurait été ici, ne m’aurait pas tellement surpris. Et la lueur de recherche dans ses yeux, scintillait comme la racine du mal, qui fera tout pour me pourrir la vie dans les prochains jours, et certainement prochaines heures.

-Ahh… Quelle galère tout ça…

Mes pupilles roulèrent au bas de mes yeux, pour aller observer la machine gun. C’était clairement plus sophistiqué que mes deux misérables armes que j’avais dans ma sacoche.

-Je vois que tu fais également dans les armes lourdes… tu les utilises aussi ou bien c’est uniquement pour la vente ?
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Dim 6 Aoû 2017 - 0:17

« c'est vrai que …. Je n'y avais jamais pensé qu'il prend une photo juste avant …… mais non ce n'est pas sa fonction. »

Dit alors avec un sourire la jeune femme en s’essuyant les mains avec un torchon. C’était bien clairement une arme, mais elle n’était pas qu’une simple scientifique Saibogu, elle était également chunin de Suna et elle avait fait la grande guerre au front. Elle n’était pas vraiment une amatrice, mais elle était loin d’être une bouchère assoiffée de sang, bien au contraire. Elle remarqua alors la gêne dans le geste du jeune homme à se gratter l’arrière de la tête, mais elle se contenta de garder le sourire simplement.

Kumiko était vraiment une artiste du travail, sa vie tournait dans ses recherches, la concentration, l'inventivité et l'innovation. Devoir être oisive était totalement impossible, c’était bien pour cela que sa maladie qui la rongeait petit à petit était une ombre ténébreuse trop importante pour sa façon de vivre. Elle se reposerait une fois qu’elle serait morte, c’était sa façon de vivre. Elle travaillait souvent dans les renseignements, grâce à ses capacités, et surtout que les shinobis n’étaient pas si légion que cela. On aurait presque dit que cet homme était une sorte de touriste

« Oui, mais tu comprendras aussi que si tu es trop loin, je ne pourrais pas toucher ta barbichette ! À moins que je n'invente un doigt télescopique, mais … c'est un autre problème. »

Répliqua alors la Saibogu en ne relevant pas le fait qu’il se lançait des fleurs à lui-même à propos de sa barbichette. Elle ne perdait en rien son grand sourire radieux quoi qu’il en soit. À la mimique faciale que faisait le jeune garçon, la rouquine remarqua bien qu'il eût du mal à suivre, mais en tant que chunin et face à un nouveau-venu ainsi, elle se devait de poser des questions. N’importe qui ne rentrait pas ainsi dans une cité militaire. Il y avait dans la salle principale tout un tas d'outils, d'objets en tous genres. Certains étaient terminés, d'autres au contraire étaient à peine débutés, comme de vagues projets. La tourelle continuait à suivre le mouvement du jeune homme dans la boutique, sans tirer heureusement.

« C’est un ancien projet, mais c’est trop compliqué pour le moment, il me faudra encore des années de travails. »

Ajouta alors, Kumiko en voyant le jeune homme prit de passion par le système de lentilles posé sur l'établi. Elle ne savait pas trop quoi s’attendre avec cet homme, qu’elle ne connaissait pas, alors on ne savait jamais. Sans doute que le système pouvait voir de plusieurs manières, d’assez loin. Il y avait tout un système de rouages astucieux et plusieurs boutons sur le côté sans doute pour demander des réglages. Elle pencha la tête légèrement en regardant cet homme assez gonflé pour toucher à tout ainsi.

« Une année que tu n’es pas venue à Suna ? Tu as déserté ? Car si c’est le cas, je suis désolée, mais je vais te demander de me suivre alors. Pourquoi es-tu parti du village ? Es-tu d’une armée spécifique ? Tadawashi S. ? S comme quoi exactement ? »

Kumiko semblait être particulièrement sérieuse, et un interrogatoire était sans doute proche de commencer, même si elle restait sympathique.

« Tu es donc revenu dans ce village, car tu as besoin d’aide ? Tu es un civile ou tu as fait l’académie ? »

La rouquine était de plus en plus curieuse, mais elle laissa alors le jeune homme s’installer tranquillement en s’allongeant. Elle le laissa apparemment réfléchir en glissant ses deux mains sur sa ceinture, où se trouvaient une dizaine de petites boules mécaniques.

« Je fais toutes sortes de machines, mais on peut dire cela oui. Cependant, si tu connaissais mieux le village d’où tu viens visiblement, tu saurais sans doute que le clan Saibogu ne vend pas d’armement. Nous ne vendons que des matériels neutres aux autres pays, certaines connaissances ne doivent pas sortir de nos dunes de sable. Quant à moi, je ne vends rien. »
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Dim 6 Aoû 2017 - 13:38

Les premières paroles de mon interlocutrice sonnèrent comme une alerte dans mon esprit, me poussant encore à observer à deux fois la tourelle qui ne faisait que pointer le canon dans ma direction. Mes pas étaient furtifs et mes déplacements plus légers, comme ci, je gardais une certaine distance entre moi et la tourelle. Il n’aurait pas été très judicieux de ma part de prendre des risques inconsidérés alors même que je n’étais là que depuis quelques heures. Suna… décidément était le pire endroit que j’avais eu à rencontrer. Et l’enfer n’avait jamais été plus proche de moi, que dans l’atelier de cette jeune femme. Avais-je donc véritablement eu raison de m’introduire ici ? Quelle folie de croire que mon propre clan m’aurait soutenu, celui-ci étant réputé pour sa dévotion aux recherches et aux travaux.

La réplique de la mécanicienne au sujet de ma barbichette me fit froid dans le dos. Je ne savais pas si c’était de l’humour ou bien si elle réglait tout ce qui l’intriguait par une invention technologique. Mais dans les deux cas, ce n’était pas vraiment bon. Son esprit travailleur perturbait le mien au plus haut point. C’était comme être un bloc de glace, exposé trop longtemps à la chaleur du feu, ou bien inversement.

-Ton humour est clairement… inventif. Dis-je en souriant sarcastiquement.

Je me suis bien vite allongé, les mains derrière la tête et les jambes croisées. Deux choses dans ce monde étaient sacrées : Le canapé et le lit. De ce fait, je ne m’autorisai pas à y mettre mes chaussures, toutefois, je croisai bien mes jambes dans le vide, les tibias soutenus par l’accoudoir. Comme une machine gun qui lançait des milliers de balles dans ma direction, Kumiko me posa des questions les unes après les autres. C’était presque à croire que chacune de ses questions en engendrait une autre. Et bien évidemment, je fis la sourde oreille à pratiquement la moitié de tout ce long discours. Pourquoi ? Parce qu’elle était agaçante, vraiment, mais alors, très agaçante.

Mon visage grimaçait tout mon mécontentement, suite à quoi, je soupirai longuement. Tournant légèrement la tête dans la direction de la belle, je l’observai encore de haut en bas sans dire un mot, le visage niais. Après quoi je revins initialement à ma position, fermant doucement mes paupières.

-Tu devrais, à tous les coups, installer un bouton ‘’muet’’ sur toi. Je suis certain que tu épargnerais bien des vies de cette façon… Mais comme nous sommes encore loin d’y être…

D’une simple rotation, je me mis en position assise avant d’observer quelques instants mon auditoire. Une dizaine de secondes passa après quoi :

-Raahh…. Tu m’forces à réfléchir maintenant.

Mes yeux après avoir quittés le sol, vinrent s’accrocher à ceux de mon interlocutrice. Une longue explication allait devoir être donnée, et dieu savait à quel point cela m’énervait. Mes yeux mi-clos témoignant de ma lassitude se plièrent encore plus, comme si je cherchais à voir dans le regard de celle qui m’observait, quelque chose de lointain.

-J’ai passé une année hors de Suna. Je suis allé en vacances à Aketana. J’avais le mal de l’air et trop bosser me mettait hors de moi. Du coup, voilà la petite histoire. Mais pas d’inquiétude, je suis Genin et mon bandeau est dans ma sacoche. Tu peux vérifier si tu veux… ou bien, j’sais pas, consulter les registres ou un truc du genre.

Je grattai encore l’arrière de ma tête un moment avant de laisser tomber mon dos sur le canapé pour observer le toit de mon regard toujours las :

-J’ai longtemps travaillé avec les membres du clan pour étudier les sites, des ruines ou des cavités profondes à la recherche de matériaux. En réalité, toute mon existence ne s’est résumée qu’à ça, et à apprendre également l’art du combat. Je suis allé à l’académie Gaku, comme toi certainement…

Je bâillai soudainement avant de poursuivre en nettoyant la larme au coin de l’œil

- Juste avec ça, tu dois certainement te douter que nous sommes du même clan. Seules les personnes du clan Saibogu ont accès à l’académie Gaku. Mais bon, «S.» signifie Saibogu

Elle ne manqua pas non plus de me parler des habitudes de notre clan, le fait de ne pas vendre ses armes. Kumiko avait une ligne de conduite admirable, mais sa dévotion au travail ne pouvait certainement pas me convenir. Une seule phrase semblait donc propice pour la situation. Courte, mais pourtant si efficace que les grands sages de ce monde avaient déjà attesté sa véritable valeur :

-Si tu le dis…

Suite à cette grande preuve de sagesse, mon corps se redressa me permettant donc d’observer à nouveau la rousse.

-En réalité, j’ai besoin d’aide. Après un an passé en dehors de Suna, j’ai perdu mes bases et mes repères. Je cherche donc un toit, et un moyen de réintégrer l’armée après ce long moment de détente. Et rien de mieux qu’un membre de mon clan qui fait également partie de l’armée de Suna, pour me venir en aide.
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Dim 6 Aoû 2017 - 19:10

Visiblement la tourelle était capable de suivre une cible pendant ses mouvements, et ce n’était pas les pas prudents du jeune Saibogu, qui allaient changer quoi que ce soit. Cependant, il avait raison de se méfier de ce genre de jouet, c'étaient des armes de guerre. Une seule tourelle n’était pas vraiment létale, ou alors il fallait en subir plusieurs assauts, mais ce genre de choses n’était pas seul en général sur un champ de bataille. En général la Saibogu était surtout quelqu'un de sympathique, mais voilà, la sécurité du jeune village militaire telle que Suna était bien trop importante. Elle ne sous-estimait pas son travail et ses responsabilités de chunin. Elle ne pouvait pas trop savoir à qui elle avait affaire, il pouvait être sous une transformation ou encore bien mentir sur son appartenance. Chaque instant de la vie était propice à trouver de nouvelles inventions, de nouveaux besoins. Elle avait d’ailleurs toujours un carnet sur elle au cas où une idée de plan lui venait en tête.

Kumiko rit doucement en entendant le jeune homme parler au sujet de son humour. Elle était plutôt ouverte d’esprit, toujours à s’amuser malgré la situation légèrement tendue.

« Ca va aller ? Tu es bien installée dans mon canapé ? Tu voudrais peut-être un thé à la menthe ? N’hésite pas surtout. »

Dit alors la jeune femme sur un ton des plus complaisants en apparence, mais elle n'aimait pas trop le sans-gêne de ce curieux visiteur. Elle avait la curieuse mauvaise habitude de faire les questions et les réponses, d’imaginer les réponses de son vis-à-vis et de poursuivre sans attendre sa réponse. Rien qu’au mouvement du visage et de ses mains, elle savait ce qu’il allait dire. Elle se retenait de poursuivre à poser des questions en trépignant presque à regarder ce jeune homme comme endormit face à son agitation. Elle leva les yeux en l’air en soupirant légèrement, un petit peu comme face à la rapidité du paresseux. Elle plissa les yeux alors en entendant la réponse qu’elle n’appréciait guère sur le besoin de se taire. Elle poussa de son index droit à plusieurs reprises contre la joue de Rinkyu.

« Ce n'est pas très très gentil cela, mais des boutons sous-dermiques pour quelques inventions peuvent être intéressants, il faudrait que le corps puisse le supporter et qu'il n'y ait pas de rejet. Cela peut-être compliqué, ou nécessité des médicaments, à moins de passer par une greffe d’une plaque d’un métal non abrasif. »

Kumiko leva un sourcil perplexe, puis elle croisa les bras légèrement.

« Tu comptes dans la vie éviter de réfléchir pour y avancer ? J’ai l’impression que tu as besoin d’un senseï exigeant pour te remettre dans le droit chemin. »

Il y avait sans doute quelques reproches dans sa voix et une habitude d’être une professeur d’autant plus pointilleuse. Elle n'aimait pas du tout les flémards, mais heureusement, elle n'était pas sa professeur. Visiblement et par chance, il avait réussi à passer au travers de la surveillance de la garde. C’était bien une preuve comme quoi il village avait besoin de plus d’organisation. Elle pencha la tête sur le côté en tenant sa longue tignasse de feu d’une main. Assez perplexe, elle papillonna des yeux.

« Tu as passée une année en dehors de Suna …. En vacance ? Tu te fiches de moi ? Avant de partir, je suppose que tu étais genin aussi ? Tu dois bien savoir que porter le bandeau qui caractérise ton village est obligatoire en permanence. Nous sommes un village militaire, nous devons être paré à tout instant à nous battre et défendre les citoyens innocents de notre pays. Nous sommes les représentants de l’autorité, nous devons être un exemple ! Tu n'es pas sans savoir qu'en tant que genin, tu as l'interdiction de sortir du territoire de ton village sous peine d'être pris pour un déserteur sauf si tu étais en mission évidemment.
»


Kumiko cherchait une voie des plus agréables pour tout le monde, car elle n'avait vraiment pas l'impression que ce jeune homme était autre chose qu'un type un peu paumé dans sa tête. Elle se frotta la joue en faisant les cent pas devant le jeune homme installé confortablement dans le canapé. Elle devait avoir beaucoup trop d’énergies pour rester oisive à le regarder, une vraie pile électrique.

« Consulter les registres, oui, je vais devoir le faire et procéder à un rapport. »

Kumiko continuait d’écouter les dires de ce jeune homme en plissant l’arête du nez. C'était une chance pour lui s'il avait été emmené dans une mission de fouille pour le clan, et cela, les Saibogu et les registres du village devaient sans doute en avoir quelques traces. Elle leva ses épaules comme une évidence.

« Bien entendu que j’ai fait l’académie Gaku, et même sans doute plus que cela, mais peu importe. Ho un S, cela ne veut rien dire, mais nous avons de très bons registres, alors maintenant, c'est parti en avant ! »

Cria presque la jeune femme comme si elle se trouvait sur un navire. Sa pléiade à propos des règles du clan n’attendait pas grand-chose à part l’approbation de tous les Saibogu, alors elle ne revint pas dessus pour le moment.

« Ho mais mon petit attend une minute, cela ne se fait pas si facilement que cela ! Je vais devoir vérifier tes dires, une petite enquête s’impose ! Alors hop debout ! On est parti ! »

Kumiko avait autour du cou un collier en métal assez proche, et elle appuya sur un bouton dessus. Elle se mit à parler toute seule, mais il était évident que c’était une radio.

« Ici Saibogu Kumiko, position 2 5 0, problème de sécurité. Je demande à avoir accès au dossier d’un certain Tadewashi S. Rinkyu. Il dit être parti il y a un an lors d’une mission de fouille à l’extérieur du village …. Oui …. Non ça devrait aller … Oui oui, j’attends. »

La rouquine se tourna alors vers le jeune homme en soupirant doucement. Elle leva les yeux au ciel comme si c’était impossible dans son esprit.

« Perdu les bases … Je te jure … »

Kumiko marche alors jusqu’à son établi et elle jeta des grandes feuilles de papier sur Rinkyu.

« J’ai un moyen extrêmement simple de voir si tu es bien qui tu prétends, alors maintenant, tu vas me tracer pour commencer quelque chose de simple, un sceau de fuinjutsu d’aspiration et un autre de renvois. Si tu n’as pas menti, tout va bien se passer, sinon, la police militaire t’interrogera plus en avant, et sans doute que tu n’apprécieras pas… Alors au travail ! »

Kumiko avait toujours une main à sa ceinture où trônaient une dizaine de sphères de métal.

« Mais je ne m’inquiète pas ! Tu vas être un formidable inventaire avec moi comme professeur, tu vas voir ! Pour le toit, j’espère que tu ne comptes pas dormir avec moi, hm ? Tu n’as pas de famille ici ? Techniquement à moins que tu aies fui les forces de Suna, tu n'as jamais quitté l'armée. Je n’ai pas à te rappeler que les déserteurs sont exécutés n’est-ce pas ? Je suis certaine que le clan doit avoir des traces de ta fameuse mission. »
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Dim 6 Aoû 2017 - 21:33

Je me rappelai bien de la texture de mon lit, et de la paisibilité qui régnait dans ma chambre à Aketana ce matin. Rien n’était plus merveilleux que cela, rien ne pouvait valoir ce sentiment désormais lointain qui était si relaxant. Bien que je m’efforçasse à répliquer cette bien heureuse sensation au sein de l’atelier de cette rousse, bien que je fasse fi de l’odeur de suie et de métal qui régnait en maître dans ce milieu crasseux et insalubre, du fond de mon esprit résonnait la voix de mon interlocuteur qui était de plus en plus grande. Elle était de plus en plus audible et résonnait tel un écho dans mon subconscient, au point même de m’extirper un moment de mon court sommeil de dix secondes. La mécanicienne semblait vouloir enfin m’aider, à me détendre davantage. Enfin une idée ingénieuse de sa part. Kumiko faisait en plus vers la sympathie.

-Ah… si tu as du thé à la menthe dans les parages, ça ferait encore mieux les choses, tu ne crois pas ?

Par la suite, face à ma remarque sur le fait de disposer un bouton sur elle, la mécanicienne me surprit à faire une hypothèse là-dessus. Et même pour cela, elle était barbante. Mes paupières se rabattirent bien vite ainsi que mes épaules, après quoi ma main rejoignit mon visage pour le couvrir dans son entièreté. Cette fille était décidément irrécupérable. C’est alors qu’elle fit mention d’une idée qui me glaça le sang jusqu’aux orteils : le besoin d’un seinsei…. exigeant

-Toi tu as clairement besoin de détente. Ton humour souffre de la peste – et ne tardera pas à mourir –, et en plus… tu es aussi bavarde que oiseau de malheur… C’est quand la dernière fois que tu t’es relaxée déjà ?

Demandais-je ironiquement. Oui, je n’avais pas véritablement besoin de réponses sur le moment. À tous les coups, ça allait conduire à une remarque mécanique et scientifico-barbante. Mes oreilles n’étaient pas encore prêtes pour un tel supplice. Mais comme je devais le faire, les explications au sujet de mon absence s’en allèrent. Bien évidemment, j’y avais mis suffisamment d’effort pour ne plus avoir le besoin de me répéter, en donnant le maximum de données possibles. Les Saibogus ne juraient que par ça, les données. Enfin, quand je disais des saibogus, je parlais des gens comme elle uniquement.

Alors même que je pensais enfin avoir réussi à éviter le pire, la machine gun à question se remit en marche, et cette fois-ci, je me demandais si elle voulait véritablement des réponses à ses questions. Il y en avait, encore et encore et encore. J’en devenais réellement malade. Ma main alla gratter l’arrière de ma tête, alors même que mon visage afficha à nouveau mon mécontentement. Qu’est-ce qu’elle m’énervait… Je fermai alors les yeux, avant de fixer le sol tout en me chuchotant doucement :

-Ne t’inquiète pas Rinkyu, ce n’est qu’une mauvaise phase. Une fois terminée, tu auras un lit, un joli en plus, pour aller te coucher.

C’est alors que je repris calmement pour répondre à ses questions le plus simplement possible, calculant presque mes mots :

- Oui. Non. Oui. J’ai comment dire… oublié le détail du bandeau en permanence. Me dis pas que tu l’amène avec toi quand tu vas te doucher… si même tu te douches bien évidemment.

Ajoutais-je d’un air sarcastique tout en dirigeant mon regard dans un autre sens que le sien.

- En tant que Genin, j’ai le droit de ne pas être un esclave. Je suis un humain, qui a besoin de vacances. C’est bien, un sentiment que tout être normal devrait avoir non ? Je suis sûr que même toi, tu prends des vacances…

Par la suite, elle s’en prit à mon S. Décidément, elle voyait le mal partout. Pas étonnant qu’elle marchait partout, parlait trop et ne semblait pratiquement jamais prêter attention à ce qu’elle disait. Saibogu Kumiko était hystérique au plus haut degré. Il fallait clairement que je m’en éloigne si je tenais à ma vie. Une Saibogu capable de faire des machines gun, hystérique qui plus est… ma vie n’aurait pas été bien longue. Raa… Suna, quel endroit détestable.

- Oy, c’est quoi ce ‘’C’est parti en avant ?! ‘’ Tu t’crois où là ? Et t’as quoi contre les S. ? Tu sais pas que ton chef de clan porte cette nomination ? Ainsi que tous les grands fondateurs du clan ? En fait, la vraie question est… pourquoi tu n’as pas de S. ?

Et boom, un point pour moi. Mon sourire léger de satisfaction était affiché au grand public. J’étais fier de ce coup de maître. Mais sérieusement, la question me perturberait si je n’avais pas la flemme d’en être perturbé. De ce fait, je me remis tranquillement sur le canapé, pour me reposer un moment, la guettant de temps en temps. Mais alors que je prenais mes aises, elle ajouta une remarque, comme quoi elle allait devoir vérifier mes dires.

-Est-ce que tu sais au moins, que je suis ton aîné ? J’ai une barbichette ma petite… du coup, ‘’mon petit’’… ça n’a pas sa place ma vieille.

Disais-je les yeux fermés en agitant mon index de gauche à droite, le sourire aux lèvres. Quoi qu’il en soit, si jamais les registres devaient être fouillés, alors on aurait très certainement fait mention d’une mission dans laquelle j’avais eu à travailler. Mais après m’avoir perdu en pleine fouille, on m’avait déclaré disparu. Ce que les autorités ignoraient, c’était que ce n’était rien d’autre qu’une fuite et une prise officieuse de vacances. Les vacances achevés, ce retour n’allait très certainement pas être une bonne chose, autant pour mon temps libre que pour mes heures de repos.

Après avoir fait entendre ses pas partout dans la salle, elle me balança une pile de papiers sur le visage, m’obligeant à me lever, encore. Mais là, c’était un test obligatoire pour avoir sa reconnaissance. Cette mégère m’avait piégé. Si je ne faisais pas ce qu’elle voulait, alors mes supplices auraient été encore pires. Malédiction.

-Tcht… On peut dire que tu sais comment te rendre plus grande que tu ne l’es… ‘fin, façon de parler.

Je dessinai alors avec toute la lenteur du monde les sceaux qu’elle demandait, mais en plein milieu du deuxième, elle prit la parole encore, se désignant comme mon maître. Le ciel à moment là me tomba sur les épaules. Une longue sueur froide coula le long de mon visage, et je refusai la réalité qui se faisait pourtant si claire. Moi, agissant sous les ordres de cette rousse prétentieuse.

-Non, ça va. J’ai déjà… un…machin, professeur. Il est à Gaku et est très génial. Mais merci pour la proposition. Pour le toit, je dormirai dans ta chambre, dans ta maison, enfin, si tu le permets. Je suis sure que tu restes dans ton atelier du matin au lendemain matin, donc ça ne devrait pas vraiment être un souci non ?

Je terminai par la suite les dessins des sceaux, après quoi je les laissai à nouveau sur la table pour aller m’allonger sur le canapé. Comment quelqu’un pouvait-il être aussi… travailleur ? Ça en était insupportable, vraiment.
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Lun 7 Aoû 2017 - 19:43

Alors que Rinkyu était en plein rêve de son paradis maintenant révolu, dans un enfer de travail et de devoir, il se mettait à imaginer des choses inexistantes. Certes, il y avait une organisation des plus spéciales dans l'atelier, avec des morceaux de métal, des pièces diverses et des chutes, mais c'était assez propre. Elle était après toute une parfaite représentante de la gent féminine, même si elle préférait cent fois passer des jours sur une expérimentation plutôt que de ranger. Elle était seule depuis quasiment la victoire de la rébellion contre l'empire, alors sans doute avait-elle pris quelques mauvaises habitudes. Elle plissa les yeux, alors que visiblement le jeune homme en face d’elle n’avait pas réussi à capter l’infime notion d’ironie dans sa voix. Elle écarta un peu les doigts en regardant avec dépit ce gros flémard squatter dans sa propre maison. Ce n’était pas comme cela qu’elle s’imaginait la visite d’un homme dans sa maison, elle était davantage chevalier servant que chevalier servi. Elle appuya sur un bouton sur une télécommande dans sa poche, alors qu’elle s’éloignait. Immédiatement la tourelle commença à vrombir, et la sulfateuse à tourner extrêmement rapide afin de préparer le tir immédiat. Elle était certaine que cela aurait un certain effet pour le réveiller, mais elle n'était pas folle à ce point, la tourelle ne disposait pas de munitions. Cependant, elle avait en effet omis de le préciser.

« Mais je m’amuse et je me détends beaucoup en travaillant sur mes inventions voyons, pas toi ? Pourquoi aurais-tu appris l’art des Saibogu ? C’est un devoir que d’améliorer le quotidien de tes contemporains. Rendre plus agréable ta vie et celles des autres dans le bon sens. »

Précisa alors la jeune femme en levant un doigt en l’air comme un professeur. Elle croisa ensuite les bras avec un léger sourire alors qu’elle s’appuya contre son atelier.

« J’essaie d’améliorer ma moto pour la prochaine course, j’ai hâte de tester ça. »

Afin qu’il ne s’habitue pas à l’idée de rester allonger dans les appartements d’une demoiselle, Kumiko alluma alors un appareil de musique, qui envoya immédiatement de la musique hard rock. C'était un art musical des Saibogu qu'elle aimait beaucoup, cela la détendait beaucoup, mais elle ne savait pas trop si cela lui plaisait autant à son invité surpris. Ce fut à ce moment-là qu’une petite voix gênée se fit entendre, c’était l’homme oublié dans le coin depuis un moment. Visiblement, il ne supportait pas trop la musique dans son coin, alors qu’il attendait la fin de la réparation.

« Bon …. Heu …. Je vais vous laisser, je repasserais plus tard Kumiko… »

La rouquine s’apercevait qu’elle avait totalement oublié le pauvre homme dans son coin, mais il ne pouvait pas trop râler. Il ne payait pas, et grâce à elle, il avait une nouvelle main fonctionnelle plutôt d'être handicapé. Elle tenta alors de se montrer rassurante comme si elle contrôlait la situation, mais elle sentait comme une grosse goutte dans le dos.

« Ho oui oui bien sûre ! Je sens que ça va être long de se débarrasser de lui ! »

S'empressa alors, la Saibogu d'accuser le nouveau-venu de tous les torts. Bon après tout, ce n’était pas nécessairement faux, vu qu’il était venu la déranger. L’homme se contenta alors de soupirer en n’ajoutant rien, et il sortit de la maison de la rouquine. Elle posa ses deux mains sur ses hanches en plissant les yeux se penchant légèrement.

« tu voudrais bien le savoir ce que je porte pendant une douche hein ! Pervers ! Tu ne le sauras pas ! »

Tenta alors de garder un peu de mystère pendant ce moment somme tout assez intime. Elle le pointa du doigt en reprenant rapidement la parole.

« Alors maintenant, tu vas sortir ton bandeau et l’attacher quelque part ! »

Kumiko sentit bien que le jeune homme était gêné de la situation quelque part, ou en tout cas, il ne supportait pas de croiser le regard avec son opposante.

« En tant que Genin, tu appartiens à l’armée de ton pays. Ce ne sont pas des vacances ou un club de sport où tu pourrais venir comme tu le chantes. C’est un engagement plein et entier pour ton pays. Ce n'est pas être esclave, c'est la voie que tu as choisie. Alors oui, tu peux demander à avoir des vacances, mais je doute qu'avec ton dossier, tu aies pu faire assez de mission pour que l'on t'accorde déjà quelques jours. Ce serait déjà un très bon cadeau ! Commence déjà par mériter des vacances avant d’en quémander ! Tu es sur une très mauvaise pente ! »

Kumiko ne releva pas si elle prenait des vacances ou non. Il serait sans doute trop désespéré par la réponse, mais il devait bien se douter de ce qu’elle faisait pendant ces temps-là. Elle avait fait partie de la rébellion, elle avait lutté pendant plusieurs années pour une cause, alors avoir libéré le monde d'un tyran pour entendre pareille ânerie de la part de la prochaine génération, ce n'était pas possible.

« C’est le moment où tu te mets au travail ! Et je te conseille vraiment d'y mettre du tiens avant de finir dans une cage privée de chakra ! Et si je porte le nom de Saibogu, c’est bien par ce que j’ai tout laissé derrière moi afin de m’investir pleine et entière dans le clan, alors je n’ai pas vraiment de leçon à subir de la place d’un fainéant comme toi ! »

Répondit alors la jeune femme sur un ton d’une envolée lyrique dans un théâtre. Elle posa sa main sur son visage en secouant doucement la tête.

« Tu crois vraiment que j’ai quel âge ? Quinze ans peut-être ? Si tu ne l’avais jamais remarqué, les belles demoiselles n’ont pas de barbichette ! C’est à ce demandé qui tu avais pu croiser pendant tes …. « Vacances ». »

Agressa presque en lançant un trouble dans l’imagination des désirs sexuels cachés de l’homme, qui lui faisait face. La Saibogu était presque sûre qu’il n’allait sans doute pas apprécier, et c’était sans doute fait exprès d’ailleurs. Elle commença alors à entendre la radio lui parler, enfin, c’était surtout quelqu’un au bout évidemment. Elle appuya sur le bouton pour y répondre dans de légères réponses vagues.

« Oui …. Oui je vois …. Hmmm hmmm …. Bien …. C’est tout ? …. Ok …. Oui amené le moi. Terminé. »

Se contenta alors de dire la jeune femme en soupirant légèrement. Elle vint se mettre derrière le jeune homme qui commençait à chercher une nouvelle voie pour vexer la rouquine, mais elle se contenta de mettre à plusieurs reprises le bout du doigt presque dans l’oreille. Elle n’allait pas le mettre complètement, après tout, cela pouvait être sale !

« »
« Un problème avec la taille ? Quelque chose à avouer peut-être ? hm ? »

Alors que Kumiko semblait prendre tout ceci avec de la rigolade et un certain humour, elle était très inquiète de la situation du jeune homme. Cela pouvait devenir très grave, et elle essayait vraiment de l’aider, mais il devait mettre du sien. Elle se devait tout de même malgré tous ses bons sentiments de prendre des mesures adéquates, car rien ne prouvait pour le moment que le jeune homme face à lui était bien qui il prétendait. Elle avait remarqué qu’il avait commencé enfin à dessiner sur les parchemins avec une grande lenteur, mais peut-être voulait-il prendre son temps pour bien faire. Il n’était qu’un genin après tout, et en plus fainéant, elle ne pouvait pas trop en attendre pour le moment. C’était une autre époque, bien plus calme malgré la tension ambiante. Rien ne disait que le pays ne risquait pas de tomber en guerre avec les trois nouvelles forces qui se dessinaient. Elle espérait tout de même que la prochaine génération n’ait pas à se battre comme elle avait dû le faire.

« Il faut respecter son senseï, c’est un honneur qu’il prend sur son temps pour t’enseigner, mais je doute que l’on te laisse sortir du territoire avant un long moment Rinkyu. En tout cas, si tu le fais une seconde fois, cela risque de très mal se passer. Je suis vraiment désolée, mais où tu ne dormiras ne pourras pas être de mon choix seul … »

Finit par dire alors la jeune femme sur un ton plus sombre en perdant son sourire. Elle semblait poser amicalement sa main sur son épaule, mais ce n’était pas si innocent que cela. Avec une seule main, elle forma un signe afin d’activer un sceau présent dans un parchemin. Celui-ci s’étendit alors rapidement sur le corps démuni du jeune Saibogu.

« Sceau supérieur de l'esprit, Occlusion totale ! »

S’écria alors Kumiko tandis que Rinkyu pouvait sentir comme un changement radical dans son corps. C’était un petit peu comme si tout d’un coup son chakra n’était plus accessible. Il lui était impossible d’y faire appel, et le sceau était d’un niveau très supérieur à ce que d’après le dossier de Tadewashi S. Rinkyu était capable de détruire. C’était un autre test de la part de la Saibogu, car elle ne pouvait se permettre de laisser le village se faire investir par quelqu’un possiblement disparu ou mort. Qui pouvait bien savoir ce qu’il avait pu devenir ?

« Les forces de sécurité du village arrivent avec ton dossier. Lorsque tu es devenu genin, une photo a été prise et j’espère que tu vas-y ressembler et que tu n’as pas une fausse apparence. Maintenant que tu ne peux plus utiliser le chakra, tu as cinq minutes pour me montrer une de tes inventions … »


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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Mer 9 Aoû 2017 - 9:58

La tourelle se mit en marche, par une simple pression du doigt de mon interlocutrice. Cela ne présageait rien de bon, il fallait l’avouer. Je ne savais pas si je devais courir jusqu’à l’extérieur pour qu’il ne me tire pas dessus, ou bien si je devais rester et me tenir simplement à carreau. J’attendais en tout cas de voir ses premières actions pour juger de la façon dont il fonctionnait. Au cours de cette phase d’attente, je me prélassai encore dans le canapé, tout en observant niaisement la rousse aux grosses lunettes qui aimait pencher sa tête sur le côté. Que faisais-je même ici encore ? J’avais tout oublié certainement.

-Quelle galère…

C’est quand Kumiko me confia ses habitudes anormales de détente, que tout devint clair à mon esprit. Elle était bien étrange, quoi que l’on puisse dire. Plus contradictoire avec moi qu’étrange en réalité. Pourquoi avoir appris l’art Saibogu ? Cette question était si simple à première vue, mais la réponse qui était au sein de mon esprit, était bien loin de la simplicité débordante que bien des membres aimaient citer en guise de réponse. Je n’avais pas appris cet art pour subvenir aux besoins de qui que ce soit. Je l’avais appris parce que j’étais né dans un environnement qui voulait que je l’apprenne. Je n’avais pas eu de choix, et c’était certainement pour cette raison que je n’ai pas été particulièrement doué pour les inventions.

Chacun ses petits défauts disait-on, mais pour un Saibogu, ne pas savoir créer était un défaut bien important, que j’avais pris comme singularité. Ce n’était pas plus avantage qu’un défaut à mes yeux, juste quelque chose que j’avais mais qui n’était pas commun : une singularité. Mais bon, je ne répondis rien à cela pour le moment, mais sa façon de se détendre, ne me surprit pas tellement. La réponse était tellement évidente qu’il n’y avait même plus véritablement eu intérêt de la poser :

-Tu dois bien être la seule personne qui s’amuse sur ses inventions. Mais comment pourrais-je t’en vouloir ? C’est le système qui est fautif, pas toi. Mais je ne suis heureusement pas atteint par cette folie collective, qu’est la détente dans le travail… Et puis… il est clair que tu vas la perdre cette course de toute façon…

Par la suite, un appareil musical se mit en marche, annonçant une musique brutale, dure, mais qui avait étrangement la particularité de détendre. Certes, je n’étais pas un friand de la musique, mais au moins, il y avait cette musique-là que j’appréciais également. On pouvait donc dire, qu’en termes de goûts, c’était certainement la seule et unique chose qui nous unissait. Toutefois, elle ne se rendit même pas compte qu’elle agaçait déjà le vieil homme. Mais bon, pour être tout à fait franc, je l’aurais agacé sans une once de regrets.

Naturellement, j’étais un juge injuste qui respectait son statut, de ce fait je ne mettais clairement pas dans la peau de l’autre quand il fallait réfléchir. Oui, je n’étais pas très sympa et alors ? Quand alors la rousse mentionna le fait qu’elle aurait eu du mal à se débarrasser de moi, mon visage se plia légèrement. On se demandait vraiment qui était ennuyant. Je ne lui demandais qu’une seule chose, un logement et un moyen de m’intégrer dans les rangs. Et maintenant, j’avais un interrogatoire long et barbant.

-Si tu passais plus de temps à agir qu’à parler, je suis sûre que ce vieillard serait resté. Tu vois, je n’suis pas le seul à te trouver un peu… excentrique

Ajoutais-je en bougeant mes index et majeurs des deux mains, mimant des côtes pour donner une attention particulière sur le dernier mot que j’avais prononcé. Et là voilà qui recommençait. Elle se donnait plus d’intérêt qu’elle ne l’aurait pensé. Son peu de charme s’était envolé la seconde où elle avait ouverte la bouche. Et mon regard alla fixer la fenêtre tandis que je plissai à nouveau des yeux tout en souriant légèrement :

-Mouais, c’est ça… qui prendrait le risque d’exposer ses yeux sur une personne comme toi ? Il recevra sans aucun doute des tirs de tourelles dans les yeux ou pire encore, du travail inutile… Les hommes aiment la simplicité. Tu ferrais mieux d’en prendre note, avant de devenir vieille… et décrépie… et plus moche que tu ne l’es déjà. Après bon, je ne juge personne.

Ajoutais-je après l’avoir copieusement jugé bien évidemment. Suite à ces termes, je poussai un râle des plus agaçant, avant de prendre ma sacoche qui était bien plus loin de moi que je ne l’aurais pensé – elle pendait au niveau de ma taille. Après cet effort surhumain, je déposai le bandeau de Suna sur la table avant de prendre parole, toujours confortablement installé.

-J’peux pas m’mettre ça sur le front. Y’a que les cons qui le font. Sur la taille non plus. Il reste mon bras gauche. Mais je n’suis pas capable d’attacher avec une seule main un bandeau. Tu pourrais m’aider s’il te plaît ?

Demandais-je en tapotant le bandeau sur la table. Mon bras se tendit dans sa direction, sans même que mon regard ne croise le sien. Quand un roi demandait, il n’avait pas besoin de voir ses sujets n’est-ce pas ? Même si, j’étais clairement en mauvaise position pour me prendre pour un roi.

Kumiko parlait vraiment comme un professeur. Mais en plus, elle semblait connaître mieux que personne les lois et les règlements qui régissaient Suna. C’était incroyable, réellement. Quoi qu’il en soit, il fallait nécessairement que j’arrive à obtenir ce que je voulais, et à me barrer le plus loin possible. Si elle ne me voyait qu’une seule fois par jour, alors tout aurait été bon pour moi.

De ce fait, pour accélérer les choses, il fallait simplement que je lui fasse entendre ce qu’elle voulait entendre. Elle était une femme non, ça devrait suffire. Et en plus, j’étais un bon comédien. Affichant un sourire qui n’avait jamais été présent sur mon visage, et un air sérieux qui n’avait plus fait on apparition depuis des années, je repris :

- Tu as raison… je vais devoir… Changer tout ça. Pour devenir un meilleur Shinobi, comme toi.

C’était trop difficile, je n’y croyais tellement pas, que mon visage semblait afficher deux expressions différentes : la lassitude et le sérieux. En réalité, je n’étais pas du tout un bon comédien, et je venais tout juste de m’en rappeler. Mais qu’importe, qu’elle l’ait comprise ou pas, cela ne résoudra clairement pas mes soucis.

Concernant le problème des S. , elle énonça une phrase qui paraissait être le discours héroïque d’une espèce de super-héros. Mais je restais stoïque à ces propos, laissant sa pseudo-minute de gloire, après quoi je repris simplement sur un ton encore plus sarcastique

-Mouais, mouais, j’y mettrai du mien… Sinon, tu auras beau dire tout ce que tu dis, tu es bien une exception. Si véritablement tu voulais te… ‘’dévouer ‘’ au clan comme tu le dis, tu aurais fait comme tous ceux avant toi, notamment, avoir un S. … ta reconnaissance ne vient que de toi, et ça ne m’étonne même pas.

Par la suite, elle me parla de mes ‘’préférences’’. Bien évidemment, cela attaqua ma fierté. Mais bon, je sus qu’elle voulait juste me déstabiliser. Mais en guise de réponse, je me contentai uniquement de l’observer un moment. Elle se prenait véritablement pour une belle demoiselle ? Le monde était véritablement rempli de mystères.

- Qui t’a parlé de barbichette sur les femmes ? Tu délires ou bien c’est ton objectif ? Je comprends mieux maintenant pourquoi tu touchais tellement ma barbichette. ‘Spèce de tordue. Et puis, je ne sais pas si par ‘’belles demoiselles’’ tu parlais de filles étrangement enfermées entre quatre murs ou bien qui passaient tout leur temps avec des machines. Mais si c’était le cas, alors au lieu d’étudier des machines, tu ferais mieux de t’étudier toi, et du nombre d’hommes qui te fuiront juste parce que tu as ouvert la bouche…

Voilà qui l’avait remis à sa place pour un moment. Et j’espérais tout de même qu’elle y reste. Mais si jamais l’idée de monter sur le ring à nouveau lui traversait l’esprit, je l’y attendrai patiemment. Mais comme une personne qui voulait revenir en jeu avec une remarque désobligeante.

Mais avec son esprit tordu, on n’était jamais trop sûre de savoir ce qui allait suivre. Maintenant, ce fut la taille. Décidément, elle avait des répliques de la mort qui tue… mais moi aussi.

- ‘Spèce de tordue. N'viens pas chercher chez moi ce que tu n’as pas pu avoir ailleurs…

Je la trouvais tout de même étrange, pas plus étrange qu’aux premières minutes certes, mais très étrange quand même. Elle ne tarda pas à me placer un sceau sur le corps, avant de l’activer. Soudainement, comme une lumière qui s’éteignait, mon corps devint totalement las. Plus las qu’il ne l’était d’habitude.

Mais bon, je ne m’inquiétais de rien. La seule partie réellement inquiétante, était celle où il fallait montrer mes créations. Je n’aimais pas vraiment créer, pour la simple et bonne raison que je n’arrivais tout simplement pas à le faire convenablement. Pour créer une chose, il fallait être supérieur à cette chose-là. Pour moi, la création n’était rien d’autre que l’extension du créateur et non pas un outil qui servait à résoudre les problèmes. Ayant de ce fait une bonne vision, ce n’était que dans l’optique que j’excellais particulièrement bien. Le reste, bon, disons que je n’avais pas encore trouvé ma voie. En dépit de tout ça, j’avais tout de même réussir à créer de mes propres mains, deux pistolets.

Mais, même si ces deux armes étaient mes plus belles inventions, je ne les exposais pas comme objet d’art. Je les gardais minutieusement, les utilisant uniquement quand c’était nécessaire. Aucune chance alors que je ne les donne à cette maniaque de la technologie. Elle poserait ses pattes dessus et qui sait ? Me les confisquera peut-être. Le risque était bien trop grand. De ce fait, je répondis tout en observant le toit les yeux mi-clos

-Toutes mes inventions sont à Aketana… et il me faut beaucoup de temps pour faire ne serait-ce qu’une seule. Je ne suis pas un très bon créateur. Mais je peux au moins comprendre les mécanismes des appareils.

Sur ces mots, j’espérais avoir enfin pu me débarrasser d’elle ainsi que de sa question. Elle était sacrément imprévisible, et il aurait mieux valu ne pas exposer tout ce qui me tenait à cœur.
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Mer 9 Aoû 2017 - 20:10

La tourelle avait beau être en train de tourner, elle ne semblait pas tirer une seule balle. Au bout d’un moment réalisant que rien ne se passait, la tourelle s’arrêta alors de tourner et se pencha vers le bas pour se désactiver. Il semblait manquer les munitions, mais sans doute que le système fonctionnait tout de même. Heureusement que c’était bien le cas, car ce fainéant de Rinkyu ne bougea pas d’un cil quand il fallut se mettre à l’abri. Même pour sa propre vie, il ne semblait pas avoir la force morale de se sauver, ou alors, il était si certain que cela que la rouquine ne prenait pas l’envie de le découper en rondelles. Kumiko ne savait vraiment pas quoi faire pour aider ce jeune homme, car il ne mettait vraiment pas du sien. Elle craignait vraiment pour son avenir, car elle ne pourrait rien faire, si rien ne venait de lui.

« Choisir un clan comme les Saibogu n’est pas innocent. Lorsque l'on naît d'un clan aux capacités héréditaires, je peux comprendre que le choix n'en est pas vraiment un. Cependant, appartenir au clan des inventeurs, c’est un choix. Un choix de vie apprendre, concevoir, concentration et intelligence. Un choix d’une place particulière, mais j’ai l’impression que tu ne l’assumes pas. On peut même se demander si vraiment la vie de shinobi t’intéresse …. Mais chacun ayant choisi cette voie à des devoirs. »

Finit par dire sur un ton faible et presque fuyant. Elle était lasse de se répéter, d’essayer de sauver ce jeune homme un peu perdu en lui-même. Elle sentait qu’il n’avait qu’un rêve, rester petit garçon sans avoir à faire des choix difficiles, a simplement vivre en toute innocence, mais ce temps-là était révolu pour lui. Elle fit alors quelques pas en croisant les bras, lâchant un soupir. Elle sourit doucement en entendant la petite pique du jeune homme au sujet de sa manière de s’amuser en travaillant. Elle adorait son travail, mais Kumiko avait fabriqué sa vie comme elle l’entendait depuis sa fuite de chez ses parents. Cela faisait bien longtemps qu'elle était devenue une adulte, et elle craignait que cela n'arrive un peu trop durement pour la remise à la réalité pour le squatteur de son sofa.

« Seul toi est responsable de ton propre système garçon … un système existe uniquement par ce que tu l'acceptes par tes agissements ou tes non-agissements. Non, ne tu en fais pas pour moi, je vais la gagner cette course, quoi qu'il m'en coûte… »

Répondit alors la Saibogu d’une voix douce et légère comme si rien de ce que pouvait dire ce jeune homme ne pouvait l’atteindre. Elle avait compris comment il pouvait fonctionner à essayer de faire du mal avec ses mots. On aurait dit quelqu’un qui appelait au secours contre son gré.

« Tu as bien raison ! »

S’exclama alors la jolie rousse en se dépêchant de se mettre de nouveau derrière le sofa. Elle se baissa et le souleva du mieux qu’elle pouvait pour faire tomber Rinkyu du sofa. Cela le ferait sans doute rouler et ça le réveillerait un peu.

« Il y a l’art et la manière d’approcher une noble dame comme moi, et visiblement, tu n’es pas encore au courant ! J'aime les hommes doux, virils, attentifs, attentionnés et qui savent me tenir la dragée haute juste à la hauteur nécessaire. Simple en somme. »

Kumiko était bien seule pour le moment, mais ce n’était pas important. Elle posa une main contre le sofa comme si elle avait un léger étourdissement, cela lui permettait de garder de l’allure, et de ne pas tomber. Cela passa rapidement, en quelques secondes, mais c’était sans doute comme un rappel de sa maladie. Elle était toujours la sous-jacente, tel un serpent arborant de hautes herbes cachées de la vue des prédateurs, prêt à frapper. Elle regarda alors le garçon sortir son bandeau, elle put remarquer qu’il n’y avait au moins pas de trait transversal dessus. C’était déjà cela, mais elle ne prêta pas attention au fait de devoir l’habiller comme un enfant de trois ans.

« Tu devrais le mettre avant qu’il ne soit trop tard … »

Se contenta alors de dire la jeune femme comme un énième avertissement. Elle se sentait le devoir de protéger un nouveau-né de son clan de ce qu’il risquait d’arriver dans les cinq minutes, mais malgré tous ses avertissements, Rinkyu ne faisait rien à part paresser. Elle était une chunin de l'armée de Suna, elle était potentiellement capable donc d'être chef de groupe, donc, elle se devait de connaître les lois. C’était une obligation et une logique, sinon comment pourrait-elle diriger et guider les plus jeunes ? Elle leva un seul sourcil en toisant de haut le jeune homme en le voyant prendre un air étrangement sérieux, puis tout accepter d’un seul coup.

« Tu devrais prendre les choses plus au sérieux, et je ne suis pas la meilleure, j’essaie seulement. Dans notre monde, des personnes dangereuses sont dans l’ombre ou encore des forces se montent rapidement comme à Konoha ou Iwa, les anciennes places de rébellions. Il faut que nous soyons prêts … Justes au cas où … »

Kumiko soupira légèrement en faisant les cent pas, comme si quelque chose devait arriver, mais elle n'avait yeux que pour le flémard de service.

« Je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais je ne suis pas très conformiste. Je fais ce dont j’ai envie, et j’imagine que je n’ai pas vraiment de leçon à recevoir d’un gamin pas fichu de prendre ses responsabilités et de nouer lui-même ses lacets. »

Il ne restait que très peu de temps, et la Saibogu n’avait guère plus le temps de jouer. Elle avait tendu des perches pour l'aider à de multiples reprises, mais continuellement, il les avait repoussés presque avec un grand plaisir. Cela en devenait presque navrant.

« Si, ce sont des hommes comme toi qui fuient, je n'aurais aucun problème à m'en remettre. »

Se contenta alors de répondre la jeune femme, œil pour œil et dent pour dent disait-on. Malheureusement, et ce malgré une demande plutôt claire, Rinkyu fut incapable de trouver autre chose qu'une plate excuse. Il était sans doute maintenant neutralisé, mais il ne semblait même pas l'avoir remarqué au final. Elle secoua alors la tête doucement dans un soupir, alors qu'elle commençait à entendre des bruits de pas rapide se rapprocher. Elle les attendait, mais elle avait eu espoir que Rinkyu l’aiderait un petit peu au moins, mais rien.

« Un Saibogu n’abandonnerait jamais le fruit de son travail, jamais … »

Kumiko commençait même à douter de l’identité de ce soi-disant Saibogu. Il n’avait rien montré de ses capacités de clan, alors rien ne disait qu’un dangereux malfaiteur n’avait pas pris sa place de quelqu’un de mort il y a une année. Suna se devait d’être prudente, et elle ferait son devoir. Quelques secondes plus tard, trois hommes entrèrent dans les appartements de la rouquine, sans que cette dernière ne semblât être véritablement étonnée. C’était normal après tout, c’était elle qui les avait appelés. Il semblait être d'un niveau supérieur à la rouquine, et il portait la marque de la police de Suna, le Ryodan. La Saibogu fit simplement un mouvement de tête en direction de Rinkyu. Le sceau d’entrave de chakra était parfaitement visible, et ils ne mirent pas longtemps à comprendre ce qu’il s’était passé. Elle soupira alors grandement en croisant les bras se mettant davantage sur le côté.

« Si tu es vraiment qui tu prétends, je suis vraiment désolée. Tu as été porté disparu pendant un an et tu réapparais comme ça. Soit, tu n'es pas toi, donc un imposteur, soit tu es un déserteur. Je suis vraiment désolée, je ne peux plus rien pour toi désormais, les cartes sont entre mains petit. »

Dit alors comme conclusion la jeune femme, alors qu’elle voyait le trio prendre de force le jeune homme par les épaules d’une main de fer, surtout sans chakra.

« Très bien, emmenez-le à la salle d'interrogatoire quatre! Kumiko ? »

« Oui je viens pour mon rapport, je vous suis … »

La jeune chunin n’aimait pas du tout cela, mais maintenant, le ton allait sans doute changer. Qui sait ce qui allait se dérouler maintenant qu’il était entre les mains du Ryodan ?
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Jeu 10 Aoû 2017 - 12:29

Être un Saibogu était un choix. Et nous assumions pleinement le fait de l’être en appliquant les méthodes qu’on y enseignait. Il n’y avait pas de capacités héréditaires, tout était appris et conservé au sein même du clan, faisant de ce fait chaque individu un peu responsable de son destin. Mais ça, c’était la version de la belle rousse. Pour ma part, ce n’était pas du tout le cas. Né dans une famille de scientifique, j’ai été élevé dans une famille scientifique avec une culture scientifique. Il fallait bien évidemment que je fasse un parcours scientifique, étant donné que c’était ce que j’avais trouvé, et c’était tout ce que l’on m’offrait.

Aucun autre choix ne m’avait été donné, aucune autre issue ne m’avait été proposée. Depuis le moment où je suis né, j’ai été disposé sur une route droite et continuelle, qui se mit à se dispatcher au fur et à mesure que je perdais mes proches. Et aujourd’hui, j’étais seul, sans attaches, et ce faisant, je ne tenais plus à rien, même pas cette cause si précieuse que tant de personnes appelaient village. Je ne tenais qu’à moi, et à ma vie qui devait être la plus détendue possible. Mais visiblement, ce n’était pas le cas de la Saibogu qui me faisait face.

Elle avait trouvé quelque chose à quoi s’accrocher et le faisait de toutes ses forces. Je n’étais pas comme elle, et pour cela, je ne l’aimais pas vraiment. Pour cela, je n’aimais pas vraiment le monde entier. Mais contraint d’y vivre, je devais me soumettre à ses règles aussi énervantes qu’elles auraient pu être.

-Ouais, si tu le dis… De toute façon, je sais que j’ai été contraint à être Saibogu. Dis-moi, toi qui parle tant de devoir, c’est quoi, ton devoir ? Sauver le village ? Soigner des gens avec la technologie ? Subvenir aux besoins de tout le monde ? Et pourquoi faire tout cela ? Parce que tu veux de la reconnaissance ? Avoir eu le sentiment d’avoir été utile dans ce monde ? Pff… Bâtis toi une famille tranquille et meurt en paix, c’est mieux comme ça. La simplicité est toujours meilleure que des ambitions inutiles, qui sombreront avec ta mort.

Raahh… Et me voilà qui parlait trop maintenant. Je me tus un instant avant de passer répétitivement ma main sur mon visage, comme pour nettoyer mes yeux. Par la suite, je vis la tourelle éteinte. Bien évidemment, ne pas bouger était parfois le meilleur moyen de vivre. Ne pas bouger signifiait ne pas prendre de risques, mais aussi ne pas échapper au risque actuel. Un pari risqué certes, mais qui avait fonctionné pour le moment. Par la suite, elle répliqua au sujet du système, ramenant le système à l’appréciation individuelle de tout un chacun. Elle n’avait pas tort, mais n’avait pas raison non plus. De son point de vue, le système était parfait, et du mien, il était mal agencé. Mais bon, les goûts et les couleurs ne se discutent pas.

-Si tu le dis. Bonne chance donc, pour ta course. Mais dis moi, qu'y gagneras-tu ? Pourquoi tant d’espoir en cette course qui est censée être annuelle ? Pour avoir un trophée en plus ? Et après quoi ? Tout cela ne sert à rien. Si un concours devait être fait, ça ne devait pas être sur les engins les plus rapides, mais les plus utiles. ‘Fin, après, nous n’avons même pas le même point de vue sur le système, alors sur les concours, ça sera certainement pareil.

Je bâillai un moment, mais avant que je n’ouvrisse à nouveau les yeux, j’étais déjà en train de rouler sur le sol. Encore un coup de cette mégère. Je me relevai avec lourdeur avant d’épousseter mon vêtement rempli de tout ce que j’avais pu ramasser en tombant.

-Mais qu’est-ce qu’il t’prends toi ? Ça se fait pas de jeter des gens au sol comme ça… et puis, quand je disais agir, c’n’était pas dans ce sens-là.

C’est alors que je remarquai une légère réaction chez la jeune femme. Elle fit un long monologue dénonçant ses rêveries les plus inaccessibles et les plus irréalistes – je ne pouvais pas l’en vouloir – et quand soudainement, elle cessa de parler, s’appuyant plus qu’il ne le fallait sur mon précédent lieu de repos. L’avez-vous oublié ? Je suis un Saibogu, une personne qui observe et décrypte les codes aussi complexes que les insignes de Fuinjutsu. Alors un malaise comme celui-là, n’allait certainement pas passer inaperçu. Elle ne dit rien sur le sujet, mais je ne me privai pas de faire ce qu’il fallait pour lui rappeler que j’avais des yeux, qui fonctionnaient mieux que la moyenne d’ailleurs.

-Hey !! T’as tes règles ou quoi ? Tu devrais t’allonger sur ce même sofa avant de t’évanouir sans me filer ce que je voulais.

Méchante de son état, elle décida de ne pas m’aider à enfiler le bandeau. Comment s’étonner de cela ? Elle ne voulait clairement pas mon bien après tout. Quoi qu’il en soit, je l’accrochais verticalement sur ma ceinture, laissant donc pendre le bandeau continuellement. Comme ça au moins, elle n’allait plus me remplir les oreilles avec ses avertissements continuels. On aurait dit qu’elle m’avait livré à la torture et attendait le moment opportun pour me l’annoncer.

Face à ma comédie concernant mon état, la Saibogu ne sembla pas si convaincue que cela. En réalité même, elle reconnut ne pas être la meilleure et elle ne voulait qu’une chose, me tenir prêt pour les prochains évènements dangereux. Je les connaissais bien, je les avais vécus dans le passé. Bien que ça n’ait pas toujours été dans les premières lignes que j’avais combattu, je me suis levé contre l’empire et j’ai lutté pour ma vie, en perdant mes proches. C’était aussi une des raisons pour lesquelles j’étais venu à Suna. Quoi qu’il en soit, elle montrait son inquiétude de la plus cruelle des manières. Condamnant mon accès au chakra, me jetant au sol et me criant dessus. Mon visage exprima tout mon désaccord une fois de plus, après quoi je pris la parole.

-Ça se voit que tu tiens vraiment à me former. En m’empêchant d’utiliser mes techniques comme ci j’étais un brigand déjà. M’enfin, je sais que tu vas toujours m’sortir une bonne raison. Du coup, j’attends juste que ce qui doit arriver arrive, puis j’irai pioncer. D’ailleurs, tu ne m’as toujours pas dit, si je prends ta chambre ou bien ton lit.

Concernant le S. légendaire, digne de nos ancêtres, elle reconnut son état de rebelle et de ce fait, n’hésita pas à dire qu’elle n’avait pas de leçon à recevoir d’un gamin. Bien évidemment, j’avais la flemme de lui rappeler que je n’en n’étais pas un, et qu’en plus de cela, mes sandales n’avaient pas de lacets. Cette fille était tout bonnement irrécupérable. Mais bon, après je la comprenais, après tant de temps passé enfermer avec des machines, elle a certainement eu quelques boulons qui ont sautés. Quoi qu’il en soit, je me relevai pour retourner m’affaler sur le sofa de la pièce, souriant de satisfaction. J’étais de retour.

-Mouais, mouais… Tu ferais mieux d’utiliser tes yeux. Tu verrais que mes sandales, n’ont pas de lacets. Et je n’ai pas de responsabilités, c’est pour ça que je suis venu te voir. Conséquence, au lieu de ça, je suis sans chakra attendant que tu te décides enfin à réagir positivement. Tu n’as vraiment pas de thé ? Ça serait très relaxant autant pour toi que pour moi. Mais d’abord plus pour moi.

Bien évidemment, elle n’allait pas me donner du thé. Ce n’était vraiment pas croyable. Mon propre clan, refusait de me donner du thé. Il fallait véritablement que j’aille dans un clan plus réceptif… Mais pas celui de ces vampires de Ketsueki. Boire du sang, non merci. Un peu trop glauque même pour moi.

- Ouais c’est ça… Je te vois déjà en train de pleurer à tes quatre-ving dix ans après avoir chassé tous les gens qui seront venus à toi.

Par la suite, dû au manque d’inventions de ma part, elle me sortit la grande citation : « Un Saibogu n’abandonne jamais ses inventions». Elle n’avait pas tort d’une certaine façon, mais en même temps, elle s’était trompée elle-même.

-Remarque surprenante venant d’une… ‘’Non conformiste’’. Je pense que je suis davantage ‘’non conformiste’’ que toi.

Par la suite, des hommes en tenue entrèrent dans la pièce. Ils arboraient le symbole du Ryodan. Bien évidemment, tout le monde le connaissait ce symbole. Il devait certainement avoir une vérification au sein de son atelier. Malheureusement, la seule vérification, c’était moi. Un signe de la tête – qui aurait pu être un baiser comme judas – et on me transporta par la suite. Bien évidemment, j’avais bien trop la flemme de m’opposer à eux. Et puis bon, à quoi cela aurait-il bien pu servir.

Bien que ça ne fut que l’une des nombres situations complexes de mon existence, c’était tout de même légèrement blessant d’être la cible d’un coup pareil. Je m’étais un tout petit peu attaché à elle, et maintenant elle me livrait déjà, la vie n’était-elle pas magnifique ? Voilà une des nombreuses raisons d’ailleurs pour lesquelles je n’aimais pas me lier avec les autres individus. La trahison n’était que plus douloureuse.

Un sourire se dessina sur mon visage alors même que je pris la parole :

-Je noterai bien, qu’un jour dans mon existence, j’ai été trahi par mon propre clan. Je sais désormais quoi m’attendre de toi, Kumiko Saibogu. À une prochaine, ou bien, à jamais de la vie.

Par la suite, on me porta, et me transporta. Bien évidemment, je me laissai aller. Cette situation était beaucoup plus complexe que les précédentes. Et il était hors de question pour moi, de prendre des risques inconsidérés.
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Ven 11 Aoû 2017 - 17:42

Il était juste de dire que Kumiko s'était presque fabriquée toute seule. Elle avait choisi sa voie contre vents et marées, contre sa famille et leurs idéaux. Elle avait rejoint le clan des Saibogu, elle avait appris à l'Académie de ces derniers, puis, elle avait continué à se construire par elle-même en solitaire. Elle estimait d'ailleurs que chacun avait ses choix, il n'y avait après que des excuses pour soi-même. La rouquine ne vivait que pour ses idéaux et rien d'autre. Plus rien d'autre n'avaient d'importance, car le temps lui manquait, mais elle n'était pas du genre à se plaindre d'aucune manière. Cependant, ce n'était pas le propos, le sort du jeune homme était en jeu, comme il refusait la réalité pour se punir, mais la réalité viendrait à lui avec la brutalité d'une balle de fusil.

« Si tu as été contraint d'être un Saibogu, d'appartenir à ce clan alors arrête immédiatement si cela te pèse. Si tu veux toujours être un shinobi alors trouve une autre voie pour te battre, tes poings ? La manipulation des éléments ? Il y a une multitude de choix. »

Se contenta alors de répondre la jeune femme appliquant sa conviction de liberté. Il n'y avait jamais de fin à part si on le décidait soi-même. Ils n'avaient pas beaucoup de différences d'âge corporel, mais son esprit était resté bloqué dans une enfance quelconque. Qu'il ne l'apprécie ou pas ne changerait pas grand-chose, elle allait lui ouvrir les yeux de force s'il le fallait.

« Tu le demandes vraiment quel est mon devoir ? Pourtant tu devrais déjà le savoir. J'ai accepté d'appartenir aux forces de Suna, du pays. Après la chute de l'empire, j'aurai très bien pu laisser tomber et partir dans mon coin sans dieu ni maître comme on dit, mais j'ai foi en un pays comme le nôtre. Il n'est pas parfait évidemment, il a ses défauts, mais il a surtout tant de possibilités merveilleuses que je ferais tout pour qu'il vive. Mon devoir est de protéger les civiles, faire les missions que l'on me confie. Cependant, je reste vigilante à ce qu'il se passe autour de moi, j'ai vu bien trop de massacres pour oublier les rivières de sang. Alors oui, j'ai choisi d'aider les gens comme je le peux comme l'homme de tout à l'heure. Si un peu de mon temps permet à un homme de vivre, pourquoi je ne donnerais pas un peu de moi ? C'est pourtant si simple ? Fais aux autres ce sur tu voudrais que l'on te fasse, et au contraire, ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas subir. Tous les problèmes se règlent naturellement avec cette simple règle. Je ne cherche pas les honneurs, je ne cherche pas un médaille ou même une tape dans le dos, je fais ce qu'il y a à faire. Tu attends que quelqu'un te dise où marcher et quoi faire ? La vie est si simple en ne suivant uniquement sa petite personne, je te plains car tu finiras seul. »

Kumiko ne répondit pas au sujet de fonder une famille, c'était impossible pour elle à ses yeux, mais comment pourrait-il le savoir ? Elle eut un simple regard fuyant un bref instant, mais elle pensait tout ce qu'elle venait de dire, comme à chaque moment de sa vie. Elle ne pensait pas que ce jeune homme soit si faible et amoral, il avait été blessé simplement et il n'avait pas pu se régénérer de lui-même. C'était sans doute ce qui était le plus agaçant pour la jeune femme si pleine de conviction.

« J'aurai réussi à inventer une machine, la meilleure, je pourrais ainsi m'attaquer à des projets bien plus complexes et avancés. On ne peut progresser que au contact des meilleurs. Si on est entouré de personnes incapables, ce n'est pas ainsi que l'on devient meilleur. Si tu refuses d'avancer sur le progrès, le monde ne t'attendra pas. Pourquoi ? La vitesse n'est pas utile ? En temps de guerre ou même d'autres situations, cela peut changer le cours de la guerre, cela peut changer une défaite en victoire. »

Kumiko était assez contente d'avoir réussi à faire bouger un tant soit peu le fainéant que voilà, c'était sans doute la meilleure chose à faire avant d'avoir un colocataire indisposant.

« Une personne ? À force de te voir ainsi, je t'ai pris pour un pot de fleurs... Je suis vraiment désolée. »

La Saibogu se moquait ouvertement de lui dans l'espoir sans doute vain de provoquer quelque chose en lui. Lorsqu'elle vit que Rinkyu avait remarqué son mal, elle s'attendit à tout sauf à ce qu'il sortit l'excuse la plus machiste du monde et la plus usée. Malgré sa faiblesse passagère, elle éclata de rire, si cela pouvait n'être que cela, elle en serait vraiment heureuse. Elle ne répondit pas au sujet de son état, c'était quelque chose qu'elle préférait garder pour elle, et ce n'était pas comme si elle devait absolument répondre. C'était sans doute une manière de se protéger soi-même efficace pour la morale. Enfin Rinkyu porta d'une certaine manière le bandeau, la marque du village de Suna. La suite allait au moins se passer d'une manière plus douce pour lui.

« Ne t'en fais pas, tu vas avoir un lit pour toi tout seul très très vite. »

Dit alors Kumiko en soupirant légèrement. Elle secoua la tête doucement pour tout commentaire dépiter alors qu'elle entendit le jeune homme lui dire qu'il n'avait pas de responsabilités. Il ne s'en rendait même pas compte, mais ce n'était plus tellement à lui ouvrir les yeux. Le gougea lui demanda du thé et évidemment, elle n'allait pas lui en fournir, en même temps, il n'allait pas rester longtemps. Elle n'avait plus tellement ma force se réagir aux phrases du jeune homme lancées pour blesser. Elle écouta ensuite le mensonge que se lança Rinkyu à lui-même. Elle n'y répondit pas vraiment à lui, mais au responsable du groupe d'intervention.

« Je n'ai pas pu vérifier l'exactitude de son identité, il prétend être un membre du clan Saibogu disparu en mission depuis un an, mais cela peut-être un imposteur. Il connaît les rudiments du fuinjutsu, mais je vous accompagne pour la suite. »

Kumiko soupira légèrement en regardant le jeune homme et elle prit les devants pour se rendre à la caserne du Ryodan. Deux du trio prirent manu militari le Saibogu par les épaules ne lui laissant guère de choix, mais ce n'était pas comme si la rouquine en avait eu. Rinkyu ne sembla pas tenter vainement de résister et heureusement, sinon cela aurait pu se passer drôlement mal. La jeune femme avait insisté pour accompagner le groupe, mais ce fut seul qu'il se retrouva dans une pièce sombre avec une lumière au plafond et trois chaises autour d'une table simple. Il avait toujours le sceau bloqueur de chakra. Après une quinzaine de minutes en solitaire, un homme entra sans un mot avec un dossier dans les mains. Il toisa le jeune Saibogu toujours sans rien dire, en plongeant son regard dans le sien. Un bref instant plus tard, il ouvrit alors un dossier concernant un certain Tadewashi S. Rinkyu. Il y avait une photo de l'époque, des informations au niveau de l'académie, les missions effectuées et quelques autres détails divers. Il lut alors attentivement les dernières pages avec le tampon rouge porté disparu. Ce fut avec une lourdeur massive qu'il referma le dossier.

« Déclinez votre identité pour commencer, et expliquez-nous ce qui s'est passé pendant votre mission en détail. Pour information jeune homme, vous êtes accusé de désertion ce qui peut être puni de mort. Je vous conseille de prendre au sérieux la situation. »

Se contenta alors un homme plutôt fort physiquement avec une voix très calme et froide. Il avait plusieurs cicatrices sur le visage et les bras et il regardait dans les yeux en croisant les doigts au-dessus du dossier. Il ne semblait pas tellement douter de qui étaient le jeune homme face à lui, plusieurs vérifications avaient été effectuées.



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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Sam 12 Aoû 2017 - 20:57

J’étais né Saibogu, et la nature m’a contraint de l’être. C’était ma réalité, qu’importe ce qu’on aurait pu dire sur le sujet. Quoi qu’il en soit, je m’étais montré assez bref sur ce point-là, pour ne pas non plus y revenir. Mais mon interlocutrice, ne put s’empêcher de revenir sur le sujet, pour me donner un de ses nombreux conseils dont elle seule avait le secret. Bien évidemment, je trouvai ces derniers absurdes. Comment pouvait-on cesser d’utiliser comme ça, ce qui avait prit des dizaines d’années d’apprentissage. Je ne savais que ça, et rien d’autre. Je ne répondis pas à ses propos, frottant légèrement mes yeux pour la laisser à ses réflexions et à ses conseils. De mon côté, je n’avais pas à montrer quoi que ce soit. Ma condition actuelle me suffisait à quelques exceptions prêtes. Contrairement à bien des gens, je n’étais ni riche en ambitions, ni riche en désir de pouvoir. Je voulais simplement faire ce qui devait être fait, dans toute la simplicité qu’il aurait fallu.

Par la suite, ce fut également un long, très long monologue sur ses actions et sa façon de faire. Elle ne cherchait pas d’honneur, pas de médailles, ni même… de tape dans le dos. Ce qu’elle voulait, c’était faire le bien autour d’elle, de sauver le maximum de personnes qu’elle aurait pu le faire. Utiliser chaque parcelle de son être pour essayer d’améliorer le monde comme elle le pouvait. Si même, je devais écouter ce qu’elle disait, la rousse ne vivait que sur une seule règle : faire aux autres ce qu’elle voulait qu’on lui fasse. Quel manque total de rationalité… si elle suivait un temps soit peu ce qu’elle me disait sur son sens de la bienfaisance, alors je ne serais pas là, à l’écouter, mais plutôt en train de remplir un formulaire qui me mettrait à nouveau dans les rangs de Suna.

Pour ma part, j’étais égoïste, ne pensant qu’à moi, pour la plupart du temps. Comme tout homme, je servais avant tout mes propres intérêts et l’avouer ne m’effrayait pas, tant que ma vie n’était pas menacée. Aucune raison ne m’animait, aucune en tout cas qui m’amènerait à être reconnaissant à ce monde cruel. Je n’étais pas de ceux qui juraient par l’honneur et qui faisaient tout pour respecter un code de conduite bien précis. Non. Pour moi, la vie devait être vécue pleinement, sans jamais avoir qui que ce soit autour de soi. Voilà quelle était ma conception de la chose. Et bien que je me contentai d’observer avec la plus grande des lassitudes, la Saibogu dans ses… délires idéalistes de héros classiques, mon esprit était dans un total désaccord.

-En attendant cela, tu es uniquement entourée de tes machines, Saibogu. Tu devrais certainement changer de disque ma vieille. Bonne chance dans ta tentative d’améliorer le monde.

Par la suite, ce fut un monologue sur les meilleurs. Elle était réellement barbante. La prochaine invention de mon interlocutrice, devrait certainement se tourner sur un bouton ‘’muet’’ que l’on pourrait installer sur les humains, en occurrence elle-même. Toutefois, elle mentionna le fait que la vitesse avait son utilité dans la guerre. Étrangement, nous n’étions pas en temps de guerre. Et en plus, si la vitesse seule permettait de vaincre, alors le monde aurait appartenu aux personnes les plus rapides, ce qui n’était pas le cas.

- Si c’est donc si utile que ça… pourquoi diable, personne n’as-t-il encore remporté une guerre, avec un engin de vitesse ? Je suis certain que c’est parce qu’ils sont d’accord avec le fait que… la vitesse est bien moins utile que tu ne le crois. Donc, inutile.

Elle n’hésita pas aussi à me comparer à un pot de fleurs. Si elle se croyait drôle, c’était véritablement raté. Mon visage afficha simplement une déplaisance légère à son égard. Mais l’envie de répliquer n’y était pas. Je savais déjà que le faire, n’allait pas la faire taire. Pourtant, son silence était le seul remède à son radotage excessif. Bien que les paroles de ma prochaine punchline fut au sein de mon esprit, je me privai de ce plaisir, pour la bonne cause, celle de mes oreilles. C’est alors que soudainement, elle se mit à rire explicitement. Peut-être étais-je allé bien trop fort avec mon allusion. Je ne blaguais étrangement pas. Mais toutefois, elle préféra garder son mal pour elle. Qu’importe, s’allonger sur le moelleux canapé était toujours un des meilleurs remèdes du monde. Elle ne faisait donc que se priver cela.

Elle m’annonça par la suite que j’allais avoir un lit pour moi tout seul. Un sourire se dessina sur mon visage, alors même que je répliquais :

-Ah… c’était pas trop tôt.

Mais à ce moment, je ne savais pas trop ce qui allait suivre. De toute évidence, cela ne tarda pas à arriver à moi. On m’embarqua jusqu’aux locaux du Ryodan. Une fois sur place, je fus enfermé dans une pièce avec trois chaises autour d’une table, en plus de la mienne bien évidemment. Je déposai doucement ma tête sur la table pour dormir un léger moment. Il fallait reconnaître que je n’avais pas vraiment eu l’occasion de me reposer avec la Saibogu qui criait dans mes oreilles. Mais maintenant, c’était le moment propice. Quinze bonnes minutes de repos et après, la porte s’ouvrit me réveillant sur le coup.

Je me redressai alors, avant de bâiller longuement par la suite. Je finis par observer de mes yeux mi-clos la personne qui me faisait face. Il avait mon dossier entre mes mains, c’était visible. Et bien que cela soit à l’envers, j’arrivais parfaitement à cerner ce qui était écrit. Un effet supplémentaire de mes bonnes capacités visuelles certainement. C’est alors qu’il parla brièvement, sans trop tourner autour du pot non plus. Bon lui au moins, ne commençait pas la discussion en touchant ma barbichette, c’était déjà ça. Je soupirai un moment avant de répondre avec la plus grande des lassitudes.

-Tadewashi S. Rinkyu, est mon nom complet. Mais je suppose que tu le savais déjà non ? Quant à ce qu’il s’est passé… c’est un peu long. Si réellement il faut faire la longue histoire avec tous les détails, on finira demain, et je suppose que ce n'est pas ton intention. Mais je raconterai uniquement les passages intéressants.

Je me mis par la suite à fixer la lampe accrochée au toit. Dans cette position, je réfléchissais. Bien que l’épisode de ma fuite soit très complexe, je ne m’en rappelai pas totalement.

-En réalité, j’ai été envoyé avec quelques Saibogus sur un site archéologique pour y effectuer des recherches. Nous sommes descendus jusqu’à plus de deux mille mètres de profondeur pour examiner les rochers, les vestiges du clan ancien et les trésors dissimulés derrière les Fuinjutsus. Mais il y eut un tremblement soudain. Je ne me rappelle plus exactement de ce qu’il s’est passé par la suite, mais je me suis retrouvé au fond de cette galerie avec le pied gauche et la main droite qui n’étaient pas fonctionnels. J’ai mis une journée entière pour m’extirper de là avant d’être recueilli par un convoi qui allait en direction d’Aketana.
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Dim 13 Aoû 2017 - 20:04

Kumiko avait bien remarqué que Rinkyu ne réagissait pas vraiment à ses bons conseils, mais elle commençait à le cerner. Il avait besoin peut-être de temps de réflexion, de penser que cela venait de lui et pas d’une étrangère à sa petite personne. Ce qu’elle était certaine, c’était que les mots avaient bien été entendus, c’était le principal. Un jour peut-être cela donnera naissance à quelqu’un de bien, mais pour le moment, les forces de Suna allaient devoir travailler deux fois plus afin de faire la part de ce jeune homme récalcitrant. La rouquine savait qu’il allait malheureusement subir quelque chose d’agressif et marquant dans la jeune vie d’un genin. Un interrogatoire digne de ce nom n’était pas anodin, et n’allait pas être sans conséquence. L’homme qui était venu le chercher n’était pas quelqu’un de banal. Certes habituellement, il se préoccupait d’individus bien plus dangereux, mais l’affaire était sans doute assez grave pour la prendre si au sérieux. La Saibogu avait essayé de donner des armes pour se défendre au jeune homme pendant les quelques minutes qu’elle avait de préparation. Il les avait refusés évidemment, mais dans la solitude où il allait être, il allait avoir le temps d’y penser.

Kumiko ne savait pas comment ce jeune homme allait pouvoir ne pas finir en solitaire et isoler à agir ainsi, il avait intérêt à devenir extrêmement fort pour devenir indispensable, mais sa fainéantise était encore trop forte à tous ces niveaux. Elle savait qu’elle arriverait à changer les choses, ne serait-ce qu’un petit peu, car elle n’avait plus que cela. Quelques années de sursis lui étaient encore à disposition, et elle ne comptait pas à les gâcher pour rien. Essayer de faire apprendre de bonnes valeurs aux plus jeunes de son clan était quelque chose d’important à ses yeux. Après tout, c’était eux qui allaient prendre la relève, et elle ne comptait pas laisser le clan entre les mains de fous ou de dégénérés. Elle savait bien que ce Rinkyu parlait ainsi pour la blesser, pour se défendre, alors elle ne le prenait pas très sérieusement pour quelqu’un qui ignorait parfaitement ce qu’elle était au final.

Certains sages disaient que la guerre ne s’arrêtait jamais, il y avait simplement des passades d’absence de conflit, mais Suna était bien en guerre à tout jamais. C’était un village shinobi, martial, par conséquent sa seule raison d’existence était bien le combat contre les autres forces. La Saibogu n’était pas si crédule pour croire qu’une paix durable allait perdurer très longtemps. Il fallait être prêt pour la prochaine guerre, et elle devait faire de son mieux si jamais …. Si jamais elle ne serait plus là pour la vivre. Elle ne pouvait pas simplement se reposer, un chunin en parfaite santé ne le faisait pas, alors elle ne le ferait pas non plus. Sans doute que bientôt, personne ne serait dupe, mais il fallait tenir.

Le lieu de détention où se trouvait Rinkyu était sordide avec une légère odeur de sang dans l’air. C’était sombre et uniquement éclairé par de la lumière artificielle. Tout était fait pour que la situation soit désagréable, les chaises étaient légèrement trop petite, trop basse. Il était difficile d'être dans une bonne pose, l'influence de toutes ces petites choses avait son importance. Le temps était d’un calme pesant, mais visiblement, le Saibogu put dormir quelques minutes. En voyant le jeune homme en train de bailler, il fit claquer les documents plus forts sur la table.

« Un peu de tenu gamin, tient toi droit, tu te crois à la plage là ? Ho ! »

Dit alors l’interrogateur en haussant le ton pour chercher à prendre l’ascendant directement. Il n’était pas dans son genre de laisser aux autres faire la loi. Il prit par le col Rinkyu lorsqu'il entendit qu'il le tutoyait et la manière de lui parler un petit peu trop légère à son goût. Il le souleva d’une main sans aucune difficulté.

« Hey petit ? Tu as cru que on avait élevé les dromadaires ensembles ou quoi ? Tu me parles mieux que ça et tu me vouvoies, c’est compris ? »

L’interrogateur balafré lâcha lourdement Rinkyu sur son siège ne le quittant pas des yeux.

« Tous les détails m’intéressent, j’ai tout mon temps, toi par contre pas tellement. »

Il reprit alors le dossier en écoutant le jeune Saibogu.

« On a déjà vérifié, tu n’as aucune technique active sur toi, donc par conséquent, je pense vraiment que tu es qui tu prétends. C'est déjà cela, tu ne seras pas exécuté pour espionnage, mais pour désertion, j'espère que tu es content ? »

Dit alors l’interrogateur avec un sourire mauvais. Il semblait en avoir absolument rien à faire que le Saibogu soit tué, ce ne serait pas le premier ni le dernier.

« On est au courant de cette mission, ça a été officiel. Je me fiche pas mal si ce que vous avez trouvé était chouette et avec plein de machines bouillantes, mais le coup de l’amnésie, ça ne va pas suffire désolé. Sache une chose, à chaque fois que tu me mentiras, cela va te coûter très cher, et tu sais quoi ? Tout le monde s’en fiche que je te rende en plusieurs morceaux ? J’ai carte blanche avec de petits lâches comme toi. »

Dit-il à nouveau en affichant un grand sourire pervers.

« Bon c’est chouette, tu t’en es sorti de l’écroulement avec des blessures. Qui t’a récupéré ? Combien ? Des noms ? On va vérifier, je te préviens. Donc, les autres sont sortis, t’ont abandonnés là et sont partis comme ça ? Et pourquoi ne pas dire qui tu étais ? Alors ? Et la suite ? Dépêche-toi ! »
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Mer 16 Aoû 2017 - 19:38

Entre quatre murs, dans une pièce anormalement assombrie en dépit de la seule ampoule qui éclairait la pièce, j’étais assis. En face de moi, se trouvait un interlocuteur peu commode qui semblait avoir tout d’un ancien soldat ou bien un ancien prisonnier de guerre. Dans tous les cas, vous l’auriez compris il n’était pas des plus jovials. Le gaillard après m’avoir brutalement extirpé de mon sommeil, me demandant même si j’étais à la plage ici, s’installa pour me laisser le temps de parler, chose que je fis bien évidemment. Étonnement, il ne se limita pas à cela.

L’individu s’empressa de me soulever de la chaise avec sa force colossale. L’homme en face de moi semblait assez fixé sur les tutoiements et vouvoiements. Comment lui en vouloir ? Il était juste un soldat qui ne faisait qu’obéir aux ordres. En même temps, j’avais tellement envie de faire une vanne sur le fait d’avoir élevé les dromadaires ensembles… c’était si tentant, mais son regard qui ne présageait rien de bon me contraint à me raviser pour le moment.

Contrairement à ce que je pensais, l’individu voulait tous les détails et semblait avoir tout le temps qu’il fallait. Ah… vraisemblablement il n’était pas des plus malins. Ne savait-il pas que dans chaque histoire il y avait des intermédiaires que l’on omettait généralement pour raccourcir le tout ? J’étais certain qu’on lui avait déjà fait le coup.

-Je pourrais bien me mettre à compter les pas que j’ai fait, enfin, si je m’en rappelle exactement du bon nombre. Aussi, je pourrais aller sur la quantité et la qualité des pierres que j’avais pu apercevoir. Mais je suis presque certain que tu… non, que vous, allez me donner autre chose que de la reconnaissance. Je pense que je ferais mieux de m’abstenir donc pour le moment. Je pense.

C’est alors, que celui qui me posait des questions, Mr X qui était un membre important du Ryodan certainement spécialisé dans les interrogatoires les plus musclés, m’expliqua que je n’allais pas être tué pour espionnage, mais pour désertion. Il ne manqua pas non plus de me demander si j’étais content tout en me souriant. Bien sûr, ce fut un sourire sarcastique qu’il eut en récompense. Après quoi je remarquais la trop petite taille de la chaise.

-Hey… je vais mourir… je n’pourrais pas avoir au moins une chaise plus décente ? Ou bien une bonne bouffe ? Vu que Suna est spécialisé dans la trahison – capture – interrogatoire musclé. Ah… et de plus, il se fait dire que les effectifs sont bien maigres après la guerre. Exécuter une personne qui revient pour aider son village en l’accusant de trahison… vous êtes sure qu’on ne vous exécutera pas par la suite ? Pff… ‘fin qu’importe.

Par la suite, il remit en doute mes paroles, sans preuve bien évidemment. Et en plus de cela, il me fit bien comprendre qu’il ne tenait pas spécialement compte de ce qu’on avait pu trouver dans la grotte. Quel manque cruel de professionnalisme. Il ne s’agissait peut-être pas d’un membre du Ryodan, mais d’un rescapé de prison qui essayait de faire ses preuves. Un sourire narquois se dessina sur mon visage alors même que j’observais mon interlocuteur.

-Omettre des détails aussi important que la mission, ignorer une possible commotion cérébrale qui aurait pu entraîner une amnésie, vous passez au-delà de bien des choses sans une once de honte. Êtes-vous vraiment qualifié pour cet interrogatoire ? Tout porte à croire que ce n’est pas le cas. Je suppose qu’on vous… qu’on t’a simplement tiré d’une cage puante pour te mettre devant moi et vu que t’avais des muscles et une attitude louche, je ne me serais rendu compte de rien. Donc, il y a deux options, soit tu es un qu’un connard envoyé par cette traîtresse, soit le Ryodan doit vraiment revoir ses méthodes de recrutement.

Par la suite, je l’observai de mon regard las et mon sourire toujours aussi présent. Bien qu’on m’ait scellé le chakra, on ne m’avait pas enchaîné pour autant. S’il pensait qu’il aurait été facile, de me rendre en plusieurs morceaux, il se trompait. J’étais bien moins coopératif qu’on aurait pu le croire.

- Qui m’a récupéré ? Des marchands qui étaient dans un convoi. Combien ils étaient ? Je ne sais plus trop… six à sept. Et leurs noms, j’ne connais pas. Une fois qu’on sort d’une grotte profonde et qu’on est blessé, on veut avant tout remercier ceux qui nous ont aidés et se reposer un bon coup. C’est ce que j’ai fait. Au réveil, je n’étais plus avec eux, mais à Aketana. Dans un appartement de Shinru-Obasan. Il m’a fallut du temps pour récupérer l’usage de mes membres et elle insistait davantage sur mon repos. C’est ce que j’ai fait. La guérison a prit du temps, mais maintenant, je peux utiliser mes membres comme il le faut. D’autres questions ?
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Jeu 17 Aoû 2017 - 20:00

« Très bien allons-y alors, combien de pas ? De quelle manière et vers où ? Tu dis en effet que tu étais tombé sous des décombres, et le nombre peut être important, car tu t'en doutes, tout ce que tu vas dire va être vérifié. Je saurais rapidement si tu mens, tu n’as pas idée. »

Répondit alors très sérieusement l’homme, qui semblait bien être décidé à avoir moult détails à propos de cette histoire. Cependant, lorsqu’il entendit le garçon commencer à le tutoyer de nouveau, il faillit lui donner une claque bien violente à l’aide de sa force, mais heureusement, la main s’arrêta au milieu du chemin, alors qu’il se reprit rapidement. Le tortionnaire reprit alors sa position initial sans le quitter des yeux dans la même expression.

« De la reconnaissance ? Si tu es reconnu coupable de trahison avec une désertion, je pourrais être magnanime et te tuer rapidement au lieu de prendre mon temps. Ca te va comme ça ? Sinon, évite de trop penser maintenant, raconte plutôt. »

Conseilla alors l’homme d’une voix sombre, et toujours aussi sérieuse visiblement. Il n’y avait pas vraiment la place à une boutade ou de bons mots. Il aima assez le sourire du jeune homme en réponse à la sentence quasiment décidée. Il était peut-être pervers dans une certaine mesure ?

« Si tu vas mourir, peut-être si tu es bien installé tu ne crois pas ? Faire des dépenses pour quelqu’un qui va passer l’arme à gauche pour avoir abandonné son village, Il ne faut pas pousser. En d’autre terme …. C’est NON ! »

L’homme se leva alors immédiatement alors que Rinkyu quémanda de la nourriture. Il lui prit le visage et le pressa durement contre la table.

« Tu crois que tu es dans quelle putain de position là ? Tu crois que je suis là pour servir des cocktails peut-être ? C'est un interrogatoire pour savoir si tu vaux la peine de servir encore ton village ou si tu n'es qu'un traître de nukenin. C’est bien entré dans ta petite tête ? »

Dit alors le balafrer en haussant le ton. Il se rassit sur son siège de même facture en reprenant un ton normal comme si rien ne s’était passé. Rinkyu pouvait sentir encore le bois rêche contre sa joue, sans doute légèrement rouge.

« Tu es très mal placé pour parler de trahison, toi qui a trahi tout un village en fuyant. Dans nos effectifs, on n'a pas besoin de traître, de lâche qui laisse ses compagnons dans la merde. Comment quelqu’un du village pourrait te faire confiance après ça ? Qui nous dit que tu ne vas pas encore te tirer ? »

L’homme leva un sourcil perplexe en entendant les reproches quant à sa manière d’interroger.

« Tu voudrais une jolie infirmière pour ton bobo à la tête avec un petit pansement en forme de koala ? Tu t’es cru encore à l’académie là ? Hooo ! C’est moi qui pose les questions ici petit con ! Si tu dis que tu es amnésique, c’est que tu ne veux rien dire, alors, c’est que tu caches quelque chose, sinon dis-moi donc ce qui étaient ces hommes qui t’ont aidés, ce que tu as dit, et … »

Lorsqu’il entendit le garçon le tutoyer de nouveau, ce ne fut pas une claque qui partit, mais bien un coup de poing le renversant partiellement de son siège.

« Tu ne me tutoies pas petit. »

Fut le seul commentaire, tandis qu'il n'eut guère d'autres réactions suite au coup donné par pur plaisir.

« Bien …. Reprenons … Tu parles de marchands, que vendaient-ils ? Ils étaient venus d’où et ils allaient où ? Pourrais-tu me donner des noms, tu as dû en entendre non. Donc, ils t'ont sauvé comme cela par bonté d'âme sans se présenter, et puis quoi. Ils t'ont laissé au premier venu. C’est qui ce Shinru Obasan ? Quel âge ? Il fait quoi dans la vie ? Et donc plutôt que de révéler qui tu étais, pouvoir rassurer ton village et tes compagnons, plutôt que de pouvoir avoir les meilleurs médecins de la région tu as fait quoi ? Une petite période de repos tranquille ? Tu es sérieux ? C’est ça ton excuse ? Pas une lettre, pas un signalement, rien ? Aketana est une ville portuaire du sud à deux pas de Suna. Cela veut dire qu’il y a des patrouilles régulières des troupes de Suna. Tu admets donc avoir délibérément fui l'armée ? »
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Sam 19 Aoû 2017 - 11:13

-Bon pour les pas, je pense qu’on peut situer ça autour de quatre vint dix-neuf mille huit cent soixante-seize pas. Bon, bien évidemment, ce n’est qu’un chiffre approximatif, comme je me suis heurté, je dirais qu’il pourrait y avoir une marge d’erreur d’une dizaine de centaine de mille. Mais je pense qu’on s’approche de la vérité ainsi. J’espère que vous pourrez aller compter tout ça dans la cave. Vous savez, dans le désert…

Bien évidemment, je vis sa gifle venir à moi, et je soulevai légèrement le bras pour la bloquer en fermant violemment les yeux. Mais à ma grande surprise, rien ne se passa. J’ouvrai mon œil droit pour constater que l’homme serein et particulièrement intimidant n’avait pas bougé d’un pouce. Ma main rejoignit alors la table après quoi, je m’adossai encore contre la chaise. Réellement, ne pouvait-on juste pas m’en donner une autre ? J’avais l’impression d’être un animal qu’on pouvait maltraiter comme bon pouvait le sembler à qui le voulait. C’est alors qu’il me fit part de sa notion de reconnaissance : tuer rapidement. Il n’avait clairement pas eu la vie facile ce gars. Mais qu’importe, en aucun cas, ma vie ne s’arrêtera pour un simple motif de vacances prolongées. Je vais m’extirper d’ici, que ce soit aujourd’hui ou bien un autre jour. Ce fut ce sceau qui m’était réellement difficile à ôter. J’aurais alors pu m’en aller en douce. Quoi qu’il en soit, je repris avec le regard mi-clos et un agacement qui n’avait lâché mon visage.

- Vous avez une façon peu commode de montrer de la reconnaissance. Il est certain que vous n’avez pas de compagne n’est-ce pas ? Soyez sympa et je vous filerai quelques tuyaux, je suis un eeexpeeert dans le domaine.

Je laissai quelques secondes passer avant d’ajouter.

- C’était une blague, si vous ne l’aviez pas remarqué… Et merci pour votre franchise.

Je frappai avec un dépit notable ma main sur le visage avant de reprendre. Seulement, bien évidemment, ce fut ma tête qui regagna la table sous l’impulsion du bras de mon partenaire du moment. Merde. Ce mec était un taré. Je tapotai la table, en signe de soumission comme dans les combats de brutes. Mon espoir tout entier se reposait sur le fait qu’il en comprenne la signification. Mr X m’avait tellement pressé contre la table que ma dent écorcha légèrement ma joue. Il aurait été difficile de manger par la suite, c’était certain. Il me lâcha par la suite après quoi je caressai un peu ma joue. Une fois que la douleur redevint supportable, je posai mon pouce et mon index sur mes deux yeux fermés, comme pour les frotter.

- Je ne comprends surtout pas comment une personne qui a vécu vingt années au service du village, depuis l’époque où il n’avait même pas encore vu le jour, se plairait à le trahir et à revenir par la suite. La logique est morte dans les forces militaires… Ce sont bien mes camarades qui m’ont abandonnés. Pas étonnant, une tempête qui devait frapper allait arriver bientôt avec un risque d’ensevelir la galerie souterraine où nous étions. Si c’est quelqu’un qu’il faut arrêter, ce sont bien mes partenaires de ce jour-là. Mais châties-t-on quelqu’un pour avoir mené à bien sa mission ? J’en doute. Quoi que bon, ça ne m’étonnerait pas que vous le fassiez.

Oh… bien évidemment, le coup de poing arriva droit dans le nez sans que je ne puisse même le prévoir. Je m’effondrai du siège en arrière roulant sur le sol jusqu’à ce que je me heurte sur le mur, avec le nez en sang. Le simple toucher à cette zone-là était atroce, et la respiration devenait suffisamment difficile. L’enflure… il voulait véritablement me tuer. Le liquide tiède qui fuyait depuis mes narines pour ruisseler sur mon menton avant de tâcher mon vêtement, avait un goût fade, alors que mon esprit lui se perturbait. Ne plus avoir son chakra, signifiait ne plus avoir la première résistante constamment renforcée par le chakra. Chaque coup me faisait donc l’effet d’un marteau.

-M… merde… v-v-vous…. m’avez cassé le nez…

L’interrogatoire se poursuivit comme si rien ne s’était passé. De toute évidence, continuer de m’opposer à lui n’aurait causé que plus de séquelles encore… Chose que je ne voulais absolument pas bien évidemment. De ce fait, j’écoutai attentivement ses questions avant de répondre

-I-Ils… haa… haa…haa… un moment siouplait…

Je pris délicatement mon vêtement pour nettoyer mon nez et dans le picotement, cela devenait très difficile et surtout très douloureux.

-M-M-Merde…. M-Mes… haa… haa… Mes mains… ha… tremblent…

Cela prit deux bonnes minutes mais je m’étais légèrement nettoyé. J’ignorais trop ce que l’autre connard faisait pendant ce temps, mais je me ressaisi. Soupirant un long moment pour montrer mon exaspération, je pris la parole. Ma voix avait changé, parce que les voies respiratoires étaient réellement abîmées.

-Ils étaient des marchands qui vendaient des trucs. Ils avaient des caisses, mais je ne savais pas trop ce qu’elles contenaient… haa…. Haa… haa…

C’était flou à ce moment-là, je ne m’en rappelle vraiment plus. Comme je vous l’ai déjà dit mille une fois, c’était il y a un an… j’ai pas une mémoire d’éléphant… ha… ha…

Shinru-Obâsan, c’est la vieille d’Aketana qui m’a recueilli et qui s’est occupée de moi. Pour son âge, ce n’était pas écrit sur la façade de sa maison, donc… ha…

Pas il, mais elle. Et concernant ce qu’elle fait, comme toutes les vieilles, elle tricote. Je vous défie d’écrire alors que votre main droite n’est pas opérationnelle… Personnellement, je voulais me soigner avant tout. Le protocole n’était pas trop présent dans mon esprit. En plus, je suis droitier

Je ne sais pas si je parlais en Fuinjutsu… mais je suis certain n’avoir jamais affirmé avoir délibérément fui l’armée. Si avec tout ce que vous avez à votre disposition, vous ne pouvez pas faire une analyse réaliste. Vous ne faites que confirmer l’incompétence que je vois en vous depuis bien longtemps.


Je ricanais un peu, juste pour me moquer un peu de son manque de jugeote et de sa stupidité qui était de plus en plus grande avec le temps. Mais ça s’interrompit par la suite quand la douleur me rattrapa, m’obligeant à me tordre un peu de douleur.

-Eh merde…
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Dim 20 Aoû 2017 - 14:00

L’homme mystérieux ne réagit pas lors de l’annonce des pas, mais il prit des notes dans le silence et sans perdre de vue Rinkyu. Il semblait être extrêmement sérieux malgré la prise à la rigolade du simili Saibogu. Il semblait avoir tout pouvoir sur l’accuser, la pièce semblait être suffisamment insonorisée pour qu’il puisse se passer beaucoup de sévices corporels à l’insu des occupants de la brigade. Le balafré n’avait aucune once de honte à frapper un homme incapable de se défendre sans chakra. Il doutait de toute manière qu'il puisse se défendre contre un professionnel du taijutsu comme lui de si prêt.

« Tu verras petit, au bout de quelques heures avec moi, tu me trouveras sympathique. »

Se contenta alors de répondre avec un sourire carnassier l’homme, qui semblait prendre un pied d’enfer dans son travail. C’était le genre à aller au travail avec un grand sourire, et il fallait dire que Rinkyu savait être une grande source de distraction. Il ne se retenait pas à le faire souffrir à la moindre incartade, un pas de travers était immédiatement puni sévèrement sans aucune forme de pitié que ce soit un genin.

« C'est sans doute par ce que tu tentes de revenir la bouche en cœur que tu n'as pas été déclaré comme un traître et chasser. Mais je suis certain que tu vas trouver une très bonne explication. Nous allons questionner tes camarades de mission, nous allons bien voir si tu dis la vérité, car eux n’ont pas fui leurs responsabilités. En tout cas, tu n’as vraiment pas de chances il faut croire, un éboulement, une tempête de sable, bientôt ça va être un tremblement de terre voir un volcan qui se réveil pourquoi pas. »

Après avoir donné son coup de poing, il soupira, car monsieur X dut sortir un mouchoir et essuyer son poing le sang de Rinkyu. Il ne le regarda même pas s’effondrer à la renverse du siège. Il semblait n’en avoir absolument pas cure. Elle laissa sur la table son mouchoir, mais hors porter évidemment du genin. Il n’avait pas envie d’être très sympathique avec lui, mais sans doute l’avait-il deviné. Il regarda vaguement l’état dans lequel était le jeunot, et il soupira légèrement.

« Tu vas en mettre partout … fait attention tout de même. »

Fut son seul commentaire quant à l’état de Rinkyu, il était parfaitement inhumain.

« Maintenant assit et répond à mes questions. »

Commença à dire l’homme, alors que Rinkyu essayait de retrouver son calme. Il semblait pendant un temps perdre ses moyens, paniqué peut-être. Il devait s’apercevoir qu’il n’était pas là pour jouer, et que sans doute la Saibogu était largement plus douce à ce niveau-là. Le balafré haussa les yeux un bref moment devant le nez cassé, un ninja en voyait bien des pires que ça.

« Prends ton temps, ne t'en fais pas, j'ai toute la journée avec toi. La douleur fait cela avec l’adrénaline. »

L’homme resta calme et silencieux en le regardant essayer d’être plus ou moins présentable. Il sentait que Rinkyu commençait à perdre pied, mais il répondait avec davantage d'exactitude sans tous les petits faux-semblants de petite frappe, qui se sentait invincible.

« Ce n'est pas il y a tant de temps que cela, uniquement un an et ce sont des événements qui sortent de l'ordinaire. Tu devrais bien t’en souvenir pourtant. Regarde, vas-tu oublier dans un an ce qu’il se passe là ? J’en doute. »

Prit alors l’homme un bref instant de pause avant de reprendre.

« Bien, nous allons interroger cette Shinru-Obasan à Aketana, nous verrons bien. Cependant, tu esquives les questions mon cher. Nous avons de très bons médecins à Suna, et il suffisait de contacter les autorités d'Aketana ou les troupes de shinobis que nous avons dans la ville en permanence, pourquoi ne pas l'avoir fait ? Tu aurais été remis sur pied rapidement sans aucun souci. Donc, partant de là, pourquoi avoir mis une année pour te rappeler à nos bons souvenirs ? C’est bien la preuve que tu as essayé de fuir non ? »

Demanda-t-il calmement. Il attendit la réponse et quelques minutes plus tard, un drôle de bruit se fit entendre à l’extérieur de la pièce. Il fit signe de ne pas bouger tandis qu'il se déplaça près de la porte pour entrouvrir très légèrement. Il referma en grand silence, il avait l’air d’être inquiet de la situation. Il sembla alors charger une aura de chakra autour de ses poings en se concentrant sur le bruit du couloir. Visiblement, on se battait et c’était du sérieux. À un bref moment, il ouvrit la porte et fit une clé de bras autour du cou d'un homme pour le jeter violemment à l'autre bout de la pièce. Il lui donna un coup de pied au niveau du torse si violent qu’il sembla s’effondrer sur le coup. Il referma alors la porte en guettant très concentré sur la situation. Il fit signe à Rinkyu de ne rien dire avec un doigt sur ses lèvres.

L’homme qui venait de prendre vraiment cher contre le mur était comme assit les yeux fermés et en sang. Cependant et cela ne faisait pas de doute, il avait un bandeau de Konoha rayé, c’était un déserteur de la pire espèce. Il semblait être plutôt doué et la situation ne faisait guère de doute. C’était une attaque assez violente dans le QG du Ryodan. L’homme ouvrit un peu les yeux en regardant le balafré concentré sur la porte. Il parla alors tout doucement en directement de Rinkyu, il était assez clair vu son état que c’était un prisonnier après tout.

« psss … Hey écoute-moi, tu es prisonnier ici n'est-ce pas ? Rejoins nous, aide nous maintenant et on pourra se faire la belle. À deux, on peut se le faire ce type. Tu as vu comment ton village te traite ? Viens avec nous, on fait ce que l’on veut, quand on veut et où on veut. On n’a plus de règles, de connards à défendre. On gagne notre argent comme on le souhaite on le prenant à des nuls comme eux. Aller pour prouver ma bonne foi, je vais te retirer ton sceau anti-chakra. »

Dit alors le nukenin en essayant très clairement de recruter pour sa bande Rinkyu. Il forma alors un signe et brisa le sceau anti-chakra. Le Saibogu put alors sentir l’énergie revenir en lui. Maintenant, il avait le choix, mais il fallait se décider rapidement. Qu’allait donc faire Rinkyu ?
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Mer 23 Aoû 2017 - 11:33

La salle n’avait que bien peu de lumière, et la chaise particulièrement inconfortable pour toute personne qui aurait pu s’y asseoir. C’était incroyablement incroyable de mettre des individus sains dans une position aussi délicate. Après, comment pouvait-on s’étonner qu’on n’en veuille aux forces de l’ordre. Depuis combien de temps était cloîtré dans la cette pièce… je ne le savais même plus, mais j’avais l’impression que c’était une éternité. Il était certain que la Saibogu me regardait en ce moment, je n’en n’étais pas tout à fait sûr. Je ne pouvais que me faire une idée de son indifférence caractéristique. Un sourire se dessina légèrement sur mon visage, après quoi j’y passai ma main.

Cette… taré… j’allais lui faire payer tout cela, un jour ou l’autre. Il était rare que je m’encombre avec ce genre de pensées, mais cette fois, j’allais bien prendre le luxe de prendre le chemin patient de la douce vengeance invisible. Et ça aurait été le jour où elle s’y attendra le moins, que je frapperai le plus fort.

Mon interlocuteur notait tout, sans exception. Il ne laissait rien passer. Un véritable taré. Il prit même le courage d’affirmer que j’allais le trouver sympathique après une journée avec lui. Je souriais un moment, toujours aussi ironiquement avant de le fixer sans dire un mot. Mon regard se balada dans la pièce tandis que mes yeux étaient plissés. Il ne faisait aucun doute que les choses ne m’intéressaient plus véritablement. Je pouvais donc commencer à chercher un lieu pour dormir. C’est même ce que je fis. Je m’allongeai un instant dos au mur, contre le sol, avant de bâiller grandement. Si personne ne voulait venir m’aider, bah j’allais donc dormir ici sans soucis.

-C’est fou non ? Le monde est rempli de mystères et de coïncidences incroyables. Qui sait ce qui va nous tomber sur la tête quand on marche à l’air libre… ? Foutu métier de chercheur de merde hein…

Ah après avoir nettoyé son poing, ce taré me demanda de m’asseoir. Bien évidemment, je ne le fis pas. Me prélasser sur le sol, était bien meilleur que n’importe quoi d’autre de ce fait, alors qu’il donnait son conseil dans le vide, je demeurais là. L’obéir ou pas m’aurait valu des coups de poing. Du coup, s’il me fallait choisir – et je pouvais choisir – je préférais largement… ne pas obéir. Maintenant, il se mettait à critiquer ma capacité à retenir des informations. Il était cruellement stupide, mais ça, il ne le devait qu’à lui. Pour l’heure, mon esprit avait déjà assimilé cette cruelle réalité. De ce fait, je repris dans le plus grand calme.

-Vous savez, il n’y a pas que des tarés machiavéliques dans le monde. Je ne me rappelle pas de mes séances de bastons… si je devais calculer le nombre de poings que j’ai reçu, je n’allais pas y arriver. Votre logique bidon est foireuse déjà. Encore que bon, j’ai perdu connaissance pendant un bon moment.

Par la suite, il rassembla encore un tas d’incongruités pour essayer de me faire porter le chapeau de tout et n’importe quoi. Pourquoi je n’ai pas rencontré de médecin ? Pourquoi je n’ai pas rédigé de lettres ? Pourquoi ne suis-je pas sorti pour aller…

-Pourquoi le ciel change t’il de couleur alors que le soleil lui, reste inchangé ? Est-ce que l’orange s’appelle orange parce qu’elle est orange ou bien c’est la couleur orange tire son nom de l’orange ? Autant de questions qui n’ont pas leurs places. Demandez-vous aussi pourquoi est-ce qu’ils ne sont pas venus inspecter toutes les maisons pour me chercher, et vous aurez le même résultat… et ça se dit agent du Ryodan….

Suite à cette punch line digne d’un mec supra intelligent de mon espèce, un individu rejoignit la salle et se présenta comme étant un Nukenin qui travaillait pour son compte. Il semblait aussi être capable de faire un Fuinjutsu qui pouvait en annuler un autre de rang A. Il était très fort, plus fort que moi de toute évidence. Mais pourquoi venait-il proposé cela à un mec comme moi ? En PLS dans le fond de la salle et potentiellement faible. En plus que, j’avais réellement la flemme. Du coup, une idée me survint.

-Ton idée est intéressante, toutefois, je ne suis absolument pas en mesure de me battre. Mais si tu me fais sortir d’ici, on pourrait revoir tout ça là-bas. Comme tu peux le voir, je ne suis pas au meilleur de ma force, je ne tiendrais même pas quelques secondes en combat franc donc heu…

Les propos étaient énoncés. Maintenant la balle était dans son camp. De toute façon, même s’il se faisait prendre, j’allais attaquer mon tortionnaire et lui faire passer l’envie de m’interroger inutilement.
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Mer 23 Aoû 2017 - 17:27


Rinkyu avait l'air de vouloir rester à terre, mais sans doute que ça n'allait pas durer très longtemps. L'interrogateur ne croyait pas celui qui avait cherché à prendre quelques vacances supplémentaires. Cela semblait un petit peu trop facile et épique pour une simple mission de fouille. Il était certain que toutes les personnes allaient être interrogées par la suite, et si Rinkyu avait menti, sans doute sur cela n'allait pas aller pour sa matricule. Il ne semblait pas avoir de problèmes de conscience dans son métier, car il faisait de son mieux pour asseoir une emprise psychologique sur le garçon sans aucune hésitation. Sans doute était-il prudent pour le moment de ne pas se remettre sur son siège, surtout si ce dernier avait décidé de faire de nouveau une encartade aux règles dictées par l'homme. Chaque personne avait toujours le choix, c'était une des règles de la vie, il restait juste à savoir si Rinkyu allait assumer son choix. Il était impératif pour tout bon ninja de réussir à se rappeler d'événements, surtout lorsque ces derniers risquaient de décider la manière dont il allait vivre dans l'avenir.

« Éviter les questions ne vous rend que davantage suspect à mes yeux. Lorsque l'on bafoue une règle, on essaie au moins d'avoir de bonnes excuses préparées. N'as-tu donc rien retenu à l'académie ? »

Répondit alors simplement l'homme, qui ne semblait pas plus que cela troublé par la tentative de déstabilisation de Rinkyu. L'interrogateur gardait alors ses questions en tête et la manière de diriger le débat. Cela n'allait pas être un gamin inexpérimenté comme le genin, qui allait lui apprendre son métier.

Lorsque le Nukenin se fit frapper et étaler par L'interrogateur jusqu'au fond de la pièce, il était évident qu'il venait de se prendre un sacré coup. Il était nécessaire donc dans son esprit d'assurer le coup avec une aide surtout venant d'un bandit notoire, sinon pourquoi serait-il en prison ?

« Ne t'en fais pas, il suffira de que tu le distraits et moi je me le faits. C'est donnant donnant, ok ? Lève toi et attaque le, je te suis direct. Prend vite une décision... Il va se douter de quelque chose. Alors ? Tu marches ? »

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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Dim 10 Sep 2017 - 1:05

La chance avait soudainement tourné en ma faveur. C’était du moins ce que je croyais quand je vis le Nukenin me priver de mon sceau d’entrave. Il ne faisait aucun doute qu’il avait les capacités nécessaires pour me faire sortir d’ici. Mais encore, aussi vrai que rien n’était gratuit sur cette terre, j’allais devoir faire quelque chose en échange pour l’aider à m’aider. Bien évidemment, je ne voulais pas l’aider à m’aider, parce que s’il se faisait prendre – comme il avait d’abord été pris au préalable – ça aurait été nous deux qui en auront énormément subis. Mais bon… pourquoi diable se préoccuper de tous ces détails totalement anodins alors que la sortie et la liberté nous tendaient doucement les bras. Entre temps, je ne pouvais qu’essayer à nouveau de m’en prendre à mon tortionnaire, non seulement pour détourner son attention, mais aussi, pour me venger de tout ce qu’il avait pu faire.

-Je déteste vraiment ça…

Sur ces mots, je me relevai tout en observant mr X. Il avait la tête à l’extérieur, avec l’arrière-train complètement sans protection. Le bougre. Il allait bien sentir ses muscles passer. Je pris un bout de papier dans le cahier qu’il feuilletait avec une souplesse qui me faisait douter de sa masculinité. Sur ce dernier, je dessinais bien vite un sceau aisément exécutable, qui avait pour seul objectif de détendre les muscles au maximum. Cela ne causait pas véritablement de dommages, mais par contre, il affaiblissait la résistance d’un muscle sur une région bien précise.

-La vengeance est un plat qui… bla bla bla…

Oui, j’avais la flemme de finir le dicton. J’avais déjà fait bien trop d’efforts pour me lever et dessiner le sceau. Fallait pas en rajouter non plus. Une fois assez proche de Mr X, je plaçai tout simplement le papier sur le popotin du gaillard avant d’activer le sceau et d’aller m’asseoir sur sa chaise pour l’observer tranquillement avec la réaction qui allait suivre. Ce qui était certain, fut bien que ce qui allait se produire risquait au moins de baisser grandement son ego, ce qui était un délice incroyable à consommer. Au moins, une ouverture avait été créée pour le nukenin – dont j’attendais de voir la suite des mouvements. Le reste allait être encore long, mais au moins, je pourrais rire toute ma vie de ce que j’avais fait subir à ce Mr X, célibataire et certainement seul.

-Mec… vu que tu veux pas te détendre… je t’ai donné un petit coup de main. Sans rancune hein…
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés Dim 10 Sep 2017 - 11:42

C'était le chaos dans le poste du Ryodan, les combats se poursuivaient toujours plusieurs hargneux. Des prisonniers avaient été sûrement libérés de ce que l'on pouvait entendre. Les shinobis de Suna ne semblait guère maîtriser la situation sur le coup, et sans doute qu'une moindre aide d'un côté ou d'un autre pourrait faire pencher la balance. La situation était suffisamment grave pour en avoir de grandes conséquences, en plus d'être recherché par les ninjas de tout le pays, être déclaré un traître, cela marquait sans doute toute une vie d'une noirceur indélébile. Qui allait vaincre de l’ordre ou du chaos ? Tout était entre les mains du jeune garçon précédemment interrogé.

Il était évident que le marché que proposait le nukenin était sans retour, il fallait s’attaquer un membre du Ryodan. Le charmant compagnon de Rinkyu était connu pour ses exactions et il avait été plutôt clair. Il avait bien proposé de partir ensemble pour des aventures encore plus illégales, mais il était juste de dire, plus libre en dehors de toutes les règles. Ce n’était pas une vie de tout repos, évidemment, mais les nukenins pouvaient choisir ses combats en dehors de la politique.

« Tu crois qu’ils en ont quelque chose à foutre de toi ? Allez ! »

Dit alors le nukenin en parlant doucement afin de motiver son futur nouveau compagnon. Le tortionnaire était en train de surveiller ce qu’il se passait afin d’agir au meilleur moment. Il était certains et ce malgré tout ce qu'il lui avait fait subir, que Rinkyu allait bien se tenir, sans compter le nukenin assommé. Il était peut-être sans doute bien trop sûr de lui sur le coup, car il se fit surprendre par l’attache de Rinkyu. Sans attendre alors et ce malgré sa blessure, le nukenin avec un sourire de vainqueur lui fonça dessus en frappant le tortionnaire à l’aide de son taijutsu. Dans l'état de faiblesse de son adversaire, il le frappa à plusieurs reprises dans le ventre, dans la tête. Le tortionnaire se retrouva alors en sang au sol tandis que le nukenin sortit un poignard d’une lame d’une trentaine de centimètres.

« C’était parfait, bien joué, maintenant il faut en finir. Pas de témoin, ça sera plus sûr pour tout le monde. »

Dit alors le nukenin en tendant le poignard à Rinkyu.

« Egorge le toi-même, que l’on en finisse. On doit aider les autres et dans le bordel, on se casse loin d’ici ! »

Dit alors le nukenin avec un grand sourire de victoire. Il en profita pour cracher sur le tortionnaire, c’était presque mesquin. Le nukenin avait alors confiance dans son nouveau compagnon, Rinkyu, il allait rejoindre la bande. S'en était alors finie de sa vie d'esclavage, il allait pouvoir décider qui il allait pouvoir voler, pourquoi travailler comme un forçat alors que les autres le faisaient pour lui ? Le tortionnaire était maintenant maîtrisé, il ne pourrait résister sans défense. Le jeune genin de Suna allait-il alors signer le tournant de sa vie ? Car il devait bien se douter du sort de tous ceux ici si les nukenins gagnaient ce combat…
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Message(#) Sujet: Re: Suna et ses difficultés

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Suna et ses difficultés

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