N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.

Partagez | 
 

 C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 165
Rang : B

Message(#) Sujet: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Sam 5 Aoû 2017 - 19:13

Suna et ses formes particulières. Vu de haut, on avait l’impression d’avoir en face de soi, un tas de petites billes grises. Bien que les toits étaient aplatis – encore heureux, on pouvait donc s’y allonger – les maisons étaient sphériques. Ça changeait tout de même, de la configuration habituelle que j’avais pour habitude de côtoyer depuis Aketana. Quoi qu’il en soit, il fallait bien que je m’en contente pour le moment, et pendant encore longtemps, étant donné que mon séjour n’était qu’à ses débuts.

-Quelle galère...

Depuis le sommet d’une réserve d’eau située sur le sommet d’un toit, en pleine nuit, bien évidemment, j’observai les étoiles profitant de l’air frais qui circulait. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce n’était qu’une fois la lune couchée que la ville reprenait son sourire. Les marchands étaient plus nombreux, les attroupements autour de petits spectacles plus fréquents. Cela me fit même penser à l’attroupement de personnes qui était en train d’observer un jeune garçon, capable de faire sauter des serpents sur sa tête.

La chaleur du matin était insupportable, contrairement à la fraîcheur de la nuit qui restaurait la pureté des poumons de ceux qui l’inspiraient. La musique battait de son plein par-ci par-là, et mon regard scrutait les astres célestes nocturnes. Bien que cela fut confortable, l’immobilité des étoiles m’agaçait quelque peu. De ce fait, je me redressai pour observer les personnes qui étaient en dessous du bâtiment, et dans les ruelles tout autour.

Ma pupille toujours aussi efficace pouvait me permettre de voir avec précision les mouvements des lèvres des passants, la couleur du sable sur leurs chaussures ou encore même le nombre de biens qu’ils transportaient dans leurs sacs. Comment ? C’était simplement devenu une habitude pour moi d’observer les choses les plus petites, les détails les plus insignifiants, les choses les plus éloignées. De ce fait, les êtres humains qui étaient un peu plus grands, avec leurs biens un peu plus petits ne m’étaient pas tellement difficiles à observer en détail.

Quoi qu’il en soit, comme tout être humain normal, l’heure était venue. Oui, l’heure était venue de faire taire ce son horrible de mon ventre, qui réclamait encore et encore de la nourriture. Juste pour cela, Aketana me manquait. Là-bas, Shinru-Obasan, celle chez qui je résidais – gratuitement –, m’aurait déjà préparé quelque chose de bon à consommer. Mais maintenant elle était si loin, que penser recevoir un de ses repas par la voie aérienne, était un moyen comme un autre de se réconforter. Mais rien ne se fit. J’avais toujours su que venir à Suna aurait été un malheur pour moi, mais bon, je ne savais pas que ça l’aurait été à ce point-là

-Je déteste ce satané village…

Mais finalement, je descendis du sommet du toit, avant de faire route vers un des restaurants de la cité. La salle était pleine, bondée de monde. Il y avait des voyageurs, des Shinobis qui rentraient de missions et des civils qui voulaient simplement aller prendre un peu de bon temps. De ce fait, il me fallut une dizaine de secondes de marches, pour trouver à l’étage – oui, le restaurant était un bâtiment à deux niveaux – une dernière table qui semblait n’avoir d’ailleurs que deux seules places. Je pris l’une des deux avant de me prélasser sur la chaise.

- Je retire ce que je dis… cet endroit est un paradis.

Un serveur vint à moi et déposa de ce fait le menu. Il ne fallut pas bien longtemps pour que je passe ma commande. Beaucoup de viande, beaucoup de légumes, assez de riz, suffisamment de pattes. C’était un peu de ça. Tout portait à croire que j’avais la poche lourde pour oser faire de telles réclamations. Mais la vérité allait être bien cruelle, malheureusement.

En attendant que cela arrive à moi, j’avais eu droit à un verre d’eau pour apaiser mon besoin cruel de nourriture. Mais bien évidemment, chaque gorgée était une séance de torture. Parce que mon ventre se serrait de plus en plus fort, à chaque goutte d’eau qu’il recevait. Je patientai encore quelques minutes après quoi ma commande vint à moi. J’étais à l’article de la mort bien évidemment, mais je revins parmi les vivants, grâce à l’odeur de ce bol de riz qui était encore bouillant.

Comme un goinfre qui n’attendait que le signal de départ, je pris les baguettes et avalai plusieurs bouchées de la nourriture que j’avais en face de moi. Le problème du paiement restait toujours d’actualité. Mais j’avais confiance en la générosité des gens autour de moi. Leurs âmes charitables auraient très bien pu me permettre de faire le plein d’argent pour que je puisse me payer tout ça… ou pas

-Quoi qu’il en soit, profitons de la vie comme elle vient.

Ft:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 311
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Lun 7 Aoû 2017 - 22:17

Le week end était enfin arrivé avec deux missions effectuées à l'extérieur du village cette semaine le moine était plutôt crevé et aujourd'hui était jour de récompense son sensei l'avait invité lui et ses camarades à dîner, la nuit était tombée depuis un moment lorsque Mareo se retrouva enfin devant le restaurant, il était là, pile à l'heure prévue comme souvent.

La salle du restaurant était pleine à craquer, pourtant le sensei avait dû réserver à moins qu'il n'ait oublié de le faire, comme souvent. L'équipe dans laquelle Mareo évoluait actuellement était sa toute première, c'était en quelque sorte un essai, son sensei avait pour la première fois la charge de genin... Ils étaient tous extrêmement différents et leur première mission avait été laborieuse ce n'est pas qu'ils ne s'entendaient pas, mais simplement que leur différente qualité de shinobi ne fonctionnait pas toujours ensemble. Pourtant, le jeune jonin qui les commandait ne déméritait pas, il ne lâchait rien et essayait de les entraîner aussi souvent qu'il le pouvait ensemble et séparément...

Malheureusement, Juichi Nobinobi était un véritable tête en l'air autant son élève du temple de Maskine pensait à tout autant lui oubliait jusqu'à prendre ses repas. Le jonin était toujours en retard et Mareo toujours en avance, Juichi toujours excité et le genin toujours calme.. Eux deux s'entendaient pourtant très bien, mais le courant passait moins avec les deux autres membres de l'équipe Fumio et Fumie deux frères et soeurs très doués mais particulièrement capricieux...

Quoi qu'il en soit Mareo se retrouvait seul face à un serveur qui lui demandait, s'il avait réservé ou s'il était attendu et ni leur sensei ni ses camarades ne semblaient présents dans la salle. C'était tout de même fou, il n'avait quand même pas tous oublié ou décommandé sans prévenir le jeune moine ninja... ? Peu importe, Mareo avait faim et c'est donc dans le plus grand calme avec un grand sourire qu'il demanda:

Eh bien, il semble que l'on m'ait fait faux bond, mais maintenant que je suis ici pourrais-je dîner quand même ? Seul ou bien...

Avant que notre genin finisse sa phrase, il aperçut au loin un jeune homme en train de s'empiffrer seul à une table. L'homme semblait très grand même assis derrière sa table il dépassait bon nombre de personne présente aux diverses tables du restaurant. Et surtout, il lui était familier croisé en mission d'après les souvenirs de Mareo, il avait même souvenir de son nom en réalité le Kiezan se souvenait toujours de tout...

Laissez tomber, je viens de voir une connaissance seule à table. Merci beaucoup.

Une petite tape sur la poitrine du serveur et le jeune homme s'avança dans le fond du restaurant pour rejoindre Rinkyu:

Bonsoir, dites Rinkyu vous devriez faire un peu plus attention en mangeant, vous vous rendez compte vous auriez pu mourir, s'exprima Mareo avec un large sourire.

Le moine s'assit à la table tout en continuant son discours:

Imaginez vous auriez pu vous étouffer avec une bouchée de riz être privé d'air puis finir par décéder, bien que vous auriez pu compter sur moi pour vous venir en aide. Mais dans l'hypothèse où j'ai pu vous faire recracher ce riz, aurais-je été assez rapide, car dans le cas inverse vous auriez été privé d'air trop longtemps et encore une fois vous auriez pu mourir. Pire peut être, votre cerveau privé d'oxygène aurait pu subir des lésions irréversibles...

Mareo se mit à rire de manière tonitruante...

... imaginez devenir handicaper de la parole ou ne plus être capable de vous servir de vos bras par exemple. C'est hilarant, je l'admets, mais pour moi pas pour vous. Tout ça pour vous dire, vous devriez manger plus doucement.

Le moine avait reprit son calme habituel subitement et regardait avec de grands yeux cet homme qu'il avait croisé en mission récemment.


Dernière édition par Mareo le Mer 9 Aoû 2017 - 12:58, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 165
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Mer 9 Aoû 2017 - 9:39

Le bonheur avait de nombreuses formes. Certains auraient dit que c’était le simple fait de rester loin de Kumiko la sorcière rousse – et je les aurais parfaitement compris – et d’autres aurais pu simplement dire que c’était le fait de poser sa tête contre un oreiller et de se laisser aller dans les vagues incessantes du sommeil. Et même cette deuxième vision était raisonnable. Seulement, ce soir le bonheur n’avait qu’une seule forme pour moi. Le fait de manger, sans me soucier de la minute d’après. Oui, je faisais glisser le riz dans ma gorge, je mâchais encore et encore de cette viande si bonne, et l’eau qu’ils servaient était un breuvage divin, qui semblait être tombé du ciel, depuis ailes des anges. Oui, c’était un étrange endroit pour la sortie d’un breuvage divin, mais les voies du ciel étaient complexes.

Je profitais donc de ma séance si paisible, quand d’un soudain, une voix se fit entendre. Relevant ma tête, je ne vis rien d’abord. Je fus contraint de baisser légèrement la tête pour admirer un crane d’œuf qui refléta une seconde encore jusqu’à son extrémité, la lumière ambiante de la salle. Certains auraient dit avoir vu de l’or, mais pour ma part, c’était juste un gamin pas commode qui avait une flèche en plein centre de la tête. Il m’appela par mon prénom et parla longuement avec moi. Bien évidemment, je ne connaissais pas son nom. J’avalai un dernier brin de spaghettis qui pendait depuis le long de ma bouche désormais huileuse, avant de parler :

- C’est bien la première fois qu’on me dit que j’aurais pu mourir avec un sourire aussi large… Mais… merci.

Je voulus continuer mon repas sans tenir compte de ce qu’il voulait, quand il reprit son long monologue. Mes yeux se plissèrent alors que mon visage qui affichait clairement mon agacement, se dirigeait droit vers lui. Il alla même jusqu’à rire de manière tonitruante. Mais bon, c’était encore excusable. Je souris sarcastiquement en retour avant de reprendre mon activité :

-Très intéressant.

Mais alors que la bouchée de riz arriva à deux centimètres de mon visage, il reprit encore, me forçant à lâcher ma fourchette. Mon regard mi-clos s’abattit sur le sien pendant une bonne vingtaine de secondes. Je ne disais rien, me contentant simplement de l’observer dans son étrange comportement.

-Mon petit, à voir ton accoutrement, tu es certainement un de ces moines du temple d’Ichibi, ou quelque chose du genre. Je ne m’y connais pas beaucoup, mais je mettrai ma main à couper, que l’une des choses les plus importantes que l’on vous enseigne, c’est bien le silence… non ?

Demandais-je avec une fausse patience sarcastique. Mon visage témoignait d’une certaine inquiétude pour le jeune garçon, mais il n’en n’était rien. Ce village était réellement mauvais. Chaque fois que j’avais une occasion de me détendre, soit je me faisais brûler par un mec qui avait trop laissé aller ses coups, soit je me faisais remplir les oreilles par un gosse qui avait certainement perdu ses enfants. MAIS OUI !!! Ses parents.

Si jamais j’arrivais à trouver ses parents, alors je me débarrasserai de lui. Observant de gauche à droite, je vis une table au loin, qui n’aurait pas été visible par une personne à la vision ordinaire, comportant plusieurs personnes vêtues comme des moines. Pourquoi pouvais-je les voir alors que les autres ne le pouvaient certainement pas à cette distance n’est-ce pas ? En réalité, j’avais passé toute mon existence dans les cavités les plus profondes, à observer avec peu ou pas d’obscurité, dans les lieux les plus profonds de Kaze no Kuni. Cette longue partie de ma vie passée dans ces conditions, a forgé mes capacités visuelles jusqu’à les optimiser au-delà de la moyenne.

Sinon, les moines que j’observais dans le lointain avaient des accoutrements de moine aussi. Un style similaire à celui du jeune garçon, mais aux couleurs différentes. Il s’agissait très certainement de la famille du garçon. Je me retournai pour l’observer une fois encore, avant de reprendre parole :

-Euh… mon p’tit gars. Où sont tes parents déjà ? T’es sure que tu peux entrer ici sans personne à côté ? ‘Fin, je dis ça, je n'suis pas ton père non plus.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 311
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Mer 9 Aoû 2017 - 13:37

Mareo n'était pas dupe, il voyait bien qu'en face Rinkyu non seulement ne le reconnaissait pas pour deux sous, mais en plus était plutôt agacé par le comportement du moine. D'ailleurs ses répliques subtiles, mais cinglantes en étaient la preuve, premièrement il surnomma son jeune interlocuteur "mon petit" ce qui ne faisait pas particulièrement plaisir au genin. Cependant, c'est toujours avec un calme olympien que Mareo laissa couler ce petit nom péjoratif ensuite Rinkyu le prit pour un moine du temple d'Ichibi ce qu'il n'était pas à n'en pas douter. Le bald-boy comprenait tout de même que dans l'esprit des gens son style vestimentaire était pris pour un ordre de moine peu importe leur différence et donc on pouvait confondre aisément lorsque l'on était pas un avertit. Par contre, il estima que les moines apprenaient à être silencieux, alors il est vrai que certains faisaient voeux de silence, mais certainement pas Mareo... Bien sûr le but était que le jeune moine se taise un peu, mais bien que poli il était trop parti dans son explication et avait donc poursuivit instinctivement.

Toujours pas dupe, Mareo voyait bien au comportement de Rinkyu qu'il cherchait à se débarrasser de son interlocuteur en l'occurence lui, visiblement le shinobi souhaitait être tranquille, mais le Kiezan comptait juste lui rappeler ce qu'était un moine. Après tout, l'homme lui avait posé une question et en tant que moine dévoué Mareo se devait d'y répondre... Il allait répondre à son camarade lorsque celui-ci envoya une nouvelle réplique cinglante au bald-boy, sous-entendant qu'il avait perdu ses parents et qu'il ne devrait pas entrer ici seul, mais rien ne mettait jamais en colère le genin. Ce n'est pas ça qui le ferait aujourd'hui...

Rinkyu, visiblement vous ne vous souvenez pas de moi, mais peu importe nous nous sommes croisés en mission une fois. J'ai une excellente mémoire, passons sache que les moines ne font pas tous voeux de silence et certains ne font aucun autre voeux que d'être dévoué à leur ordre et leur cause. Sache que je n'ai fait aucun autre voeux que celui d'appartenir à l'ordre du temple de Maskine et non celui d'Ichibi, je viens de Ta no kuni.

Le moine était très calme et toujours souriant en disant tout cela, ce n'était pas percevable comme étant sarcastique ou autre, car Mareo n'était vraiment pas fâché.

Encore une chose, je ne suis pas petit comme disait toujours mon précepteur, la bonne taille c'est quand les deux pieds touchent par terre. Et j'ai dix-sept ans, je peux venir ici seul, pour le coup on m'a un peu abandonné j'avais rendez-vous avec mon équipe pour un repas, mais ils ont dû oublier. Etant donné que j'ai vu un visage connu, je m'étais dit que cela aurait été sympa plutôt que de manger seul, mais je ne souhaite pas vous importunez plus longtemps. Je crois que je vais plutôt manger quelque chose de street-food et aller m'entraîner, Juichi m'avait promis de me montrer une technique d'absorption par sceau du fuinjutsu. Tant pis, je vais l'apprendre seul j'ai déjà bien assez lu sur ce sujet pour réussir...

Sur ces mots, Mareo s'apprêtait à quitter la table puis le restaurant pas déçu pour deux sous simplement désolé d'avoir dérangé Rinkyu:

Encore mille excuses pour le dérangement, passez une bonne fin de soirée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 165
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Jeu 10 Aoû 2017 - 12:25

Le jeunot se croyait certainement malin, mais j’avais déjà un coup d’avance sur lui. Il allait beau dire quoi que ce soit, j’avais déjà localisé sa famille dans un coin de la salle autour d’une table. Ce faisant, la question que je lui avais posée plus tôt, au sujet de la localisation de ses parents, était simplement une question piège. Je savais que ses parents n’étaient pas loin. Qu’importe sa réponse, seul mon repas m’intéressait véritablement. C’est donc tout en alternant du regard mon plat et le moine, que je repris mon exercice à la complexité moyenne : me nourrir. Seulement, ce qu’il répondit, n’était pas vraiment ce à quoi je m’attendais. Avec un ton toujours aussi respectueux, il me raconta l’histoire que nous avions en commun, une histoire que j’avais probablement oubliée. Ce n’était pas vraiment étonnant après tout, je ne retenais que les emplacements intéressants pour se reposer au sein du village, après tout.

Le jeune garçon, enfin, le jeune Shinobi qui avait tout de même dix-sept ans, était un moine du temple de Miskine, et non du temple d’Ichibi. Il n’était donc pas originaire de Kaze no kuni, mais d’une autre terre encore plus lointaine : Ta no Kuni. Son sourire simple et naturel était rendu par ma stupéfaction, et bien évidemment ma gêne – très très légère – de ne pas l’avoir reconnu et même de l’avoir pris pour un gamin ordinaire. En réalité, j’avais besoin de quelqu’un pour payer mon repas, et il était le candidat parfait pour cela. Mais avant que je ne m’assure de le vouloir comme tel, il me fallait vérifier quelques choses dont l’importance n’était plus à vérifier.

Pour ce faire, avant qu’il ne se lève pour prendre le large, je l’interrompis, espérant qu’il s’asseye par la suite. Le moine ne semblait pas avoir le complexe des êtres inférieurs qu’était la susceptibilité. C’était là une force que j’aimais bien chez lui. Peut-être fallait-il que je laisse de côté mon comportement exécrable… Hmm nooonn…. Il ne fallait pas oublier, que le moins j’avais de compagnons, le mieux c’était.

-Attends un instant… J’avoue que je n’ai pas bien pris la chose entre nous. Je me suis comporté comme un égoïste prétentieux, et bon enfoiré de sur quoi. Tu as raison de m’en vouloir, mais c’est ainsi que je suis malheureusement. Assois-toi s’il te plaît, permets-moi de me rappeler exactement qui tu es. Le nom pourrait aider. Et surtout, parles moi un peu de ta culture. J’ai vu pas mal de moines, et je me suis toujours demandé pourquoi diable certains préfèrent porter la tunique et se condamner à une vie paisiblement ennuyeuse… sans vouloir juger.

Bien évidemment, je l’avais jugé, mais il fallait bien jouer subtilement aussi. Après bon, j’avais réellement envie de savoir ce dont il était capable, et ce dont il n’était pas capable. Et peut-être, aurais-je pu me plaire dans cette vie de moine. Moi aussi, je pourrais bien porter sa tunique et avoir une flèche sur le sommet du crâne… Toutefois, il m’aurait fallu savoir où je risquais poser les pieds. De ce fait, je m’attaquai au nœud de guerre de ma discussion.

-Alors, tu as dit que tu voulais t’entraîner sur une sorte de Fuinjutsu d’absorption c’est ça ? Je n’aime pas beaucoup m’entraîner, mais je te montrerai bien deux trois trucs si tu veux dans le domaine. Je suis plutôt bon dans le fuinjutsu, depuis un bon moment.

Je pris une grosse bouchée de nourriture avant de reprendre la parole une fois encore.

-Tu m’as dit que certains moines faisaient des vœux, ou un truc dans le genre. Dans ton cas, quels sont exactement les vœux en question ? Si bien sûr ça ne te gêne pas d’en parler…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 311
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Sam 12 Aoû 2017 - 16:02

Mareo allait quitter sa chaise suite à sa formule de politesse destinée à introduire son départ de la table, mais Rinkyu finit par le retenir à sa façon. D'un coup le jeune homme s'accablait de tous les maux, hors à aucun moment Mareo n'avait imaginé que Rinkyu soit un parfait connard. Bien qu'il était sans doute un peu connard sur les bords, la voie des moines leurs apprenaient à accepter leur prochain avec leur défauts et qualités. C'est donc avec le sourire que le bald boy se rassit à la table du shinobi pour répondre à ces innombrables questions. À croire que l'intérêt de Rinkyu pour Mareo avait subitement changé pour devenir incontrôlable, il commença par demander à son camarade son nom.

Oui autant pour moi, je ne me suis pas présenté de nouveau, je me nomme Mareo du temple de Maskine à Ta no kuni.

Et aussi bizarre que cela puisse paraître pour ce personnage, il demanda à en savoir un peu plus sûr la culture de Mareo et sur son statut de moine. Le sujet de la tunique traditionnelle notamment intéressait beaucoup le camarade sunajin du bald boy.

Eh bien, pour tout dire la vie de moine n'est pas si ennuyeuse pour ceux qui veulent bien l'admettre. J'ai été élevé par les moines du temple de Maskine, on m'y a appris énormément de choses c'est ce qui m'a fait rester jusqu'à l'adolescence. Le choix de la tunique est d'ordinaire plus ou moins obligatoire lorsque l'on vit au temple. Cependant, une fois que l'on devient en quelques sortes nomades ou bien que l'on vit en dehors chacun peut décider de sa tenue. Je garde l'habit par pure commodité, c'est une tenue tout à fait adapter au désert légère et confortable, pour un shinobi être à l'aise dans ses vêtements c'est très important. D'ailleurs, je pourrais aussi me laisser à nouveau pousser les cheveux si je le souhaitais, mais la chaleur étouffante du pays du vent m'a dissuadé de le faire. Je mets de la crème solaire sur mon crâne plutôt...

Mareo riait de bon coeur à présent, il trouvait sa blague plutôt amusante. Rinkyu proposa carrément au moine de lui apprendre deux ou trois choses en fuinjutsu, son intérêt pour Mareo était peut-être là. Les deux jeunes gens se retrouveraient peut-être dans les domaines des arts shinobis, alors pourquoi pas après tout. Décidément, le nouveau camarade de Mareo était une vraie pipelette maintenant que la conversation était lancée. Rinkyu demanda des précisions en ce qui concerne les voeux formulés par les moines, il voulait savoir si Mareo en avait formulé lui-même:

Eh bien, je te remercie pour la proposition d'apprentissage du fuinjutsu un compagnon me sera d'une grande utilité à n'en pas douter. Ce sera avec plaisir. Quant aux voeux des moines, il y en a plusieurs dont un seul est obligatoire "Le Serment de l'Ordre" c'est ainsi que l'on devint un moine pour recevoir la bénédiction de Maskine et ainsi le pouvoir de sa lumière. C'est bien sûr un voeux que j'ai prononcé. Puis il y a le voeux de pauvreté trop contraignant lorsque l'on veut vivre et s'amuser un peu, le voeux de silence, mais j'aime trop les gens pour ne pas leur parler et celui de chasteté ce n'est pas que je ne m'intéresse pas aux filles, mais sait-on jamais.

Mareo curieux lui aussi, souhaitait en apprendre plus sur son camarade après tout il était mal poli de tout le temps parler de soi et pas des autres. Alors, deux ou trois questions le taraudaient en esprit:

Et toi ? Certes nous nous sommes croisés en mission, mais nous n'étions pas dans les mêmes équipes. Je crois savoir que tu es genin, tu veux passer l'examen plus tard pour devenir chuunin ? Et tu dis ne pas trop aimer l'entraînement, mais comment fais-tu pour progresser ? En tout cas, tu as soif de savoir vu comme tu t'intéresses aux choses...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 165
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Dim 13 Aoû 2017 - 10:46

Une vie paisiblement ennuyeuse. C’était ce que je pensais de la vie de moines. Un groupe de mecs chelou, qui faisaient rien toute la journée si ce n’était lire et prier. Bon, manger aussi de temps en temps, mais c’était tellement secondaire… Pour un mec comme moi qui aimait dormir, manger et glander, cette vie était bien trop stricte pour moi, et bien trop ennuyeuse également. Cela faisait bien évidemment de mon opinion quelque chose de totalement subjectif, mais qui s’en inquiétait ? Je pris une autre bouchée de nourriture, quand par la suite mon interlocuteur revint s’asseoir en face de moi. Il était… très très rare que je reconnaisse mon tort, et de ce fait, cela prouvait bien à quel point j’avais besoin de ce gaillard.

Mes questions au sujet de sa tradition et aussi ma proposition d’aide, tout cela avait bien évidemment pour objectif de déceler une vérité cachée, une chose qui n’avait malheureusement pas encore été révélé – ou bien l’avait été fait et je l’avais simplement oublié – mais qui avait une importance indéniable. D’ici là, mon interlocuteur se présenta à nouveau sous le nom de Mareo du temple Miskine de Ta no Kuni. Ok, ce n’était pas tellement grandiose, mais ça avait son lot d’importance. Il était né en dehors de Kaze no Kuni. C’était apparemment le cas de bien de gens dans le village.

-Ah… t’es pas né à Kaze no Kuni alors… Mais pourquoi être venu ici en laissant Ta ? Un objectif à atteindre peut-être ?

Demandais-je nonchalamment avant de prendre une autre bouffée de nourriture. Le moine me parla également de la vie de moines, ainsi que de sa complexité. Selon lui, contrairement à ce que je pensais, elle n’était pas tellement ennuyeuse. En prenant appui sur son vécu, il m’expliqua les fantastiques choses que l’on pouvait y trouver. Sans bien sûr oublier de faire mention de l’application d’une crème solaire sur son crâne. Cela me fit encore observer quelques secondes la tête de mon interlocuteur avant de me mettre à rire tout autant que lui.

-La crème solaire fait son effet, en effet. Mais bon, je préfère me laisser mes cheveux actuels, aussi crépus qu’ils peuvent bien être. Bien que ça puisse être étonnant… je les aime trop pour m’en séparer. Il aurait fallu que je grandisse dans un temple comme toi, certainement, pour avoir assez de force pour agir comme il le fallait.

Il accepta ma participation à son entraînement en Fuinjutsu. C’était une aubaine, car cela m’aurait également permit de me remémorer toutes les petites leçons que j’avais reçu depuis longtemps. Un peu de révision ne faisait pas de mal non ? C’est alors qu’il me fit part des divers vœux auxquels il a prêté serment. Serment de l’ordre, pauvreté, chasteté également. C’était réellement incroyable. Cela représentait tout ce que je n’étais pas capable de faire. Non pas que j’étais un désordonné avare qui aimait la vie de débauche, mais j’étais plus un désordonné égoïste qui n’aimait pas me sacrifier inutilement. De ce fait, ce n’était pas tellement pour moi. Quoi qu’il en soit, le souci n’était pas là.

-Ce sont des vœux réellement complexes. Mais à te voir, je dirais que ce n’est pas tout. Si je te sondais, je verrais qu’il y aurait d’autres vœux que tu as choisis de respecter. La bonté, la maîtrise de soi, la non-oppression du plus faible, l’aide aux gens dans le besoin… une connerie du genre. Et ça ne m’étonnerait pas vraiment non plus vu que tu as été recueilli et éduqué au sein d’un temple de moines… j’ai raison ou j’ai raison ?

Par la suite, je pris une gorgée d’eau, écoutant attentivement ce qu’il avait à me dire. Il me demanda alors quelques informations à mon sujet et je ne me privai pas de lui répondre comme il le fallait.

-Mouais… je suis bien Genin pour le moment. Et je compte monter dans les échelons. Il semble que plus on est gradé, moins on a de boulot. Et c’est clairement ce que je cherche. Et oui… je n’aime pas beaucoup m’entraîner. Ça demande tellement d’effort que mon cœur ne supporterait pas ça… Quant à la façon dont je progresse… disons que je ne fais que lire.

Et en même temps, je suis naturellement résistant. À force d’encaisser des coups, je peux aisément dire que mon corps s’est forgé de lui-même. Les fuinjutsus ne nécessitent pas tellement d’efforts. On se contente de s’asseoir et de dessiner. Voilà ce qui est génial avec cela. Un art, fait pour moi je pense
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 311
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Lun 14 Aoû 2017 - 15:44

Décidément, les gens s'intéressaient beaucoup aux choix du genin de venir à Kaze no kuni, là Rinkyu semblait se demander pourquoi Mareo avait laissé Ta no kuni derrière lui. Il supposa même que le moine avait un objectif particulier pour être venu ici et pas ailleurs. Pour le coup Mareo n'avait jamais réfléchi sérieusement à ses objectifs dans la vie, il savait pourquoi Kaze avait été son choix, mais hormis devenir un bon shinobi aucun réel but ne semblait se dessiner à l'horizon. Inconsciemment le jeune ninja laissa son esprit vagabonder quelques secondes, réfléchissant à ce qu'il voulait vraiment faire...

Il reprit dans l'ordre, devenir un shinobi utile pour Kaze ça d'accord et il souhaitait devenir plus fort pour cela, jusque là rien d'exceptionnel bons nombres de jeunes genins rêvaient de puissance et de grandeur. Quant à l'évolution de sa carrière, il n'en avait pas la moindre idée plusieurs unités spéciales avaient été créées depuis la création de Suna, mais aucune ne l'intéressait véritablement. Le Ryodan était une police nationale qui oeuvrait pour la protection du territoire du vent, mais les qualités intrinsèques de l'unité ne faisaient pas parti de ses propres qualités. Quant à la Confrérie des Ombres qui agissait comme une unité de l'ombre et bien que Mareo n'en sache pas énormément sur le groupe, il en savait assez pour se dire que le genre de tâche qu'il devait effectuer ne serait pas en accord avec ses principes. Ne lui restait que la voie des shinobis traditionnels, les forces principales et il en fallait... À voir Juichi son sensei actuel essayer de communiquer son savoir avec lui et d'autres, il se verrait bien juunin instructeur un jour peut-être, mais ce jour est loin d'arriver...

Bien sûr Mareo ne devait pas perdre de vue son rôle de représentant du temple de Maskine à Sunagakure no Sato, mais le Grand Prêtre bien qu'intéressé par le cas du village ne semblait pas vouloir trop se mêler des affaires de Mareo. Si bien, que depuis quelques temps les nouvelles se faisaient rare et le jeune religieux se demandait si on ne l'avait pas oublié. Mareo s'était même surpris à penser que ceux qui avaient été envoyés à l'extérieur était des personnages que l'on aurait aimés éloigner du temple pour un temps en tout cas... Cependant, passons ces détails, Rinkyu essayait de deviner des voeux que le bald boy aurait prononcé ce qui amusait forcément Mareo:

Ah ! Ah !

Le moine riait poliment face aux hypothèses de son interlocuteur:

Tous ces pseudo voeux dont tu me fais part ne sont pas des voeux, bonté, maîtrise de soi, ne pas oppresser les plus faibles, aider les gens dans le besoin ce sont des choses que nous devrions tous faire. Ces principes de vie sont normalement des principes que chacun devrait avoir appris à respecter, donc oui ce sont des principes qui me sont familiers et que je mets en application, mais je pense que chacun de nous devrais le faire. Je n'ai donc pas eu à prêter serment de respecter de tels voeux, car aucun moine dévoué que je connaisse ne les respecterait pas.

Rinkyu expliqua ensuite qu'il était bien un genin comme Mareo et qu'il avait pour ambition d'évoluer pour le simple fait d'avoir moins de choses à faire. Ah, c'est une chose que Mareo ignorait ou plutôt il pensait le contraire pour lui devenir chuunin puis juunin était un lot de responsabilité supplémentaire. D'après le moine, il y aurait plus de travail en tant que juunin que genin, certes un travail différent, mais bien plus conséquent.

C'est marrant, moi je m'entraîne chaque jour depuis mon enfance, mais je sais que dans ce monde il y a des personnes naturellement douées et d'autres qui doivent travailler dur pour avoir du talent. Je n'ai rien contre les talentueux de naissance, mais pour la plupart il se repose sur leur laurier et je me suis toujours demandé ce que cela donnerait s'il s'entraînait aussi dur que moi. Le fuinjutsu d'après mon sensei a plusieurs niveaux, certes le fuinjutsu simple est assez facile à maîtriser, mais il paraît que bon nombre de sceau surpuissant sont d'une complexité incroyable. J'ai d'ailleurs eu l'occasion à Ta de lit deux ou trois ouvrages sur les évolutions du fuinjutsu et c'est un art complexe d'après moi.

Sur ces mots, Mareo semblait désormais impatient de s'entraîner avec son nouveau camarade et il se leva de sa chaise l'air de dire, il est temps d'y aller:

Si tu as fini ton repas, veux-tu qu'on y aille maintenant ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 165
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Mar 15 Aoû 2017 - 8:46

La luminosité était toujours aussi moyenne, donnant une ambiance plutôt paisible à l’endroit où nous étions. En plus de cela, les personnes semblaient entrer et sortir depuis la porte principale rajoutant un peu de vie à tout ce qui se passait. Bien qu’éloignée, la porte pour mes yeux étaient aussi proches que mon interlocuteur me permettant de dire tout ce qu’il s’y passait avec certitude. Et c’était à se demander si réellement j’allais avoir une chance de sortir de cette pièce sans payer mon repas en dehors de ce qui se présentait devant moi comme un compagnon : un moine. Un moine, était la représentation vivante de la bonté.

Et il n’aurait pas tellement étonnant de constater qu’il ait été de ceux qui ne pouvaient pas laisser un type aussi sympa que moi – bien que grossier sur les bords – crouler sous les poursuites judiciaires à cause d’un vulgaire repas. Raison pour laquelle, j’enchaînai mes questions, pour voir s’il répondait à mes critères. Et après avoir écouté un brin de ses paroles, un sourire se dessina sur mon visage, parce que je sus qu’il était là, pour moi. Le ciel – bien qu’il soit moche par moments – avait envoyé à ma table, une personne qui allait me faire bouffer. C’était vraiment pas mal. En plus, il était sympa.

- Je suis totalement d’accord. Tout le monde doit avoir le réflexe d’aider son prochain. C’est une excellente chose. En parlant de ça… je dois bien avouer que je suis dans un sacré pétrin. J’ai malencontreusement laissé tomber ma pochette sur le chemin pour venir ici. Bien sûr, elle n’est pas très pleine parfois, toutefois, elle m’aurait permis de régler la note. Je ne m’en suis rendu compte de cela qu’une fois après avoir mangé les premières bouchées. Mais bon, c’est trop tard et là, je sais pas quoi faire. Si seulement, tu pouvais me prêter main forte, je t’en serais reconnaissant.

La reconnaissance ? Bien évidemment que je le serais. Ça se manifestera par l’entraînement commun des Fuins, sans plus. Mais sinon, il était vrai qu’aussi étrange que cela puisse paraître, l’art des sceaux nécessitait beaucoup de compétences et de connaissances. Cependant les moines étaient généralement bien mieux prédisposés pour avoir des compétences de ce type. Je suppose que c’était pour cela, qu’en tant que moine, il apprenait les techniques de Fuinjutsus… Quoi qu’il en soit, je pris la parole en avalant ma dernière gorgée d’eau.

- Ouais, que se passerait-il si les naturels talentueux se forgeaient ? Une question à laquelle, nous n’aurons certainement jamais la réponse, à moins de trouver une personne qui pourrait véritablement agir dans cette logique-là. Et pour le Fuinjutsu, les bases sont en effet bien simples. Et la complexité réside dans les combinaisons des effets basiques pour avoir quelque chose de complexe. Difficile à expliquer, certainement parce que je n’ai plus lu d’ouvrages sur le sujet depuis un bon bout, mais c’est un peu ce que tu as dit plus tôt. Content que tu aies eu de bonnes personnes autour de toi pour apprendre ce qu’il fallait… c’est une chance inestimable.

Pour ma part, cela faisait bien longtemps que mes seuls compagnons étaient mes deux pistolets. Elles étaient aussi fidèles que muettes, m’accompagnant toujours dans mes projets. J’étais seul aujourd’hui encore, mais lié à quelque chose au travers d’elle. C’est alors que je me levai, suivant Mareo dans son action bien évidemment

-En effet j’ai terminé, mais tu connais bien mon souci non ? Les yens et tout le truc… Une fois tout bon, on pourra y aller sans soucis.

C’était l’heure de vérité. Allait-il me sauver ou bien m’abandonner ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 311
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Jeu 17 Aoû 2017 - 0:06

Apparement le nouvel ami de Mareo avait un léger souci, le moine comprenait mieux le revirement d'intérêt pour sa personne quelques minutes plus tôt. Cependant, les réactions humaines ne le dérangeaient pas que Rinkyu est besoin de lui ne l'étonnait pas pour deux sous et qu'il se soit intéressé à sa personne pour cela n'était pas non plus problématique. À vrai dire Mareo avait lui-même besoin de son camarade en un sens s'entraîner seul au fuinjutsu était tout de même moins sympathique qu'avec un partenaire. L'histoire de son collègue n'était que peu convaincante, mais plausible donc le Kiezan ne fit pas d'histoire pour si peu et sourit à Rinkyu:

Oh je vois... Pour tout avouer, il faut que tu saches une chose je n'ai pas fait voeux de pauvreté il est vrai. Cependant, il se trouve que n'ayant que peu d'attrait pour les choses superficielles de la vie je préfère reverser l'intégralité de mon salaire à des oeuvres moins le prix de mon loyer et de quoi me nourrir décemment chaque jour.

Mareo laissa un temps à Rinkyu pour qu'il digère la nouvelle puis reprit gentiment:

Mais, j'ai une solution tu vas voir, expliqua-t-il.

Le shinobi religieux se dirigea vers le comptoir le sourire aux lèvres et c'est un vieux bonhomme qui semblait être le patron du restaurant qui l'accueillit tout sourire lui aussi du moins pour le moment.

Bonsoir cher monsieur, nous étions à la table quatorze. Cependant, il se trouve que mon ami ici présent a oublié son portefeuille hors il a consommé un repas entier le bougre. Rinkyu est de bonne foi croyez-moi, il s'en est rendu compte après avoir commencé son repas et est vraiment navré de se retrouver dans cette situation et de vous y mettre par la même occasion. Accepteriez-vous de lui offrir le repas pour cette fois, vous connaissez le proverbe faute avouée à demi pardonné, surenchérit-il un grand sourire emplit de dent bien blanche.

Le vieux bonhomme n'avait pas encore quitté son sourire et aimablement commença sa réponse:

Ohla mon petit bonhomme, nous sommes en effet dans une histoire compliquée. Voyez-vous le repas de cet homme vaut la bagatelle de mille ryos c'est une somme conséquente et je ne peux pas me permettre de lui offrir ainsi, comprenez.

Poli, mais le tenancier n'avait pas tort mille ryos ce n'était pas rien du tout, l'homme continua:

Et surtout AUCUN CLIENT NE PARS SANS PAYER !!!

Là l'homme n'était plus aimable du tout et Mareo le comprenait bien voir même parfaitement. Cependant, il ne comptait pas laisser ce pauvre Rinkyu dans la panade:

Ah je...

Frère du temple de Maskine, cessez de vous embêter avec ce charmant directeur de restauration, nous allons régler votre note.

Mareo se tourna pour voir a qui appartenait la voix salvatrice, derrière eux la table des moines dont parlaient Rinkyu tout à l'heure. Au vu de leur habit traditionnelle, il venait du temple d'Ichibi à n'en pas douter, c'est donc avec un sourire et un visage plein de paix que le Kiezan leur répondit:

Ah frère du temple d'Ichibi, c'est avec plaisir que nous acceptons votre offre généreuse Rinkyu à envers vous une dette éternelle. Des affaires, nous appelles, mais je serais honoré de venir vous saluer à mon prochain passage au temple d'Ichibi.

Le petit moine salua avec respect leur sauveur et cogna du coude les cottes de son ami pour qu'il fasse de même:

Monsieur, la note sera réglée par nos amis en vous remerciant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 165
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Ven 18 Aoû 2017 - 22:27

Le moine plus âgé qu’il n’en n’avait l’air, avait été étudié et cerné. Bien évidemment, le simple fait d’en savoir plus sur lui était, en plus d’être profitable, très enrichissant. Sa façon de faire bien que singulière était rare et laissait penser à quelque chose de parfaitement inattendu, un partenaire. Tout être normal après avoir reçu la requête que j’avais formulée, aurait directement compris pourquoi j’avais posé tant de questions. D’autant plus que, le motif de mon manque de sous n’était clairement pas original. Il fallait également avouer que j’avais la flemme de trouver un motif totalement sérieux. Mais bon, qui s’en inquiétait ? Si Mareo ne m’aidait pas, j’allais trouver une autre personne qui allait forcément le faire, selon la loi de la générosité. Sinon, j’allais le remercier bien évidemment.

Sa réponse à ma demande fut particulièrement déstabilisante sur le moment. Mais bon, il fallait dire également que je ne comptais pas tant sur lui. Je l’avais rencontré depuis une quinzaine de minutes et pas même une seule fois, je n’avais eu à lui confier quelque chose. De ce fait, aucun lien de confiance n’était particulièrement établi entre nous. Je ne lui devais rien et inversement. Ma main alla gratter ma tête un moment, après quoi je regagnai ma chaise, avant de soupirer légèrement.

J’étais un chouïa abattu, bien que cela ne se laissât pas transparaître au sein de mon visage continuellement las. Mais c’est alors que le nu de la tête prit la décision de m’aider, à ma plus grande surprise. Je relevai ma tête un moment pour observer le jeune qui était debout. N’allait-il pas juste me laisser dans mes problèmes ? Il n’avait aucune obligation de faire quoi que ce soit pour moi pourtant… Quoi qu’il en soit, cela l’engageait. Je ne perdais rien à le suivre de toute évidence.

-Ah… Voyons donc ce que ça donne.

Deux minutes plus tard, nous étions en face du comptoir. Il allait me balancer à tous les coups, et me lâcher à mon sort, sans doute. Étonnement, ce n’était pas ce qu’il se passa. Il tenta de nous faire pardonner et ça me surprit que le gérant soit resté quelques secondes pour assister à cela sans nous lancer la moindre attaque. Mais la finalité était totalement prévisible, il ne me laisserait pas partir pour autant. C’était facile de me mettre sur la poêle et voir si j’allais cuire en me mettant au devant de la scène. Quel enfoiré ce moine. Je devais clairement mettre à côté de son nom une mention ‘’naïf à l’agacement’’. Je n’en connaissais pas beaucoup, qui aurait tenté de régler le problème comme lui, c’était bien clair.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, quelques personnes vinrent par la suite, ceux que j’avais pris pour les parents de mon sauveur. L’étaient-ils donc vraiment ? Apparemment pas, étant donné qu’ils étaient des… frères. Certainement un langage bidon de moines. Ces derniers prirent donc en charge la note, et bien évidemment, Mareo s’inclina pour les remercier avant de me tapoter. Ne comprenant pas, ou bien minant de ne pas comprendre le signal du jeune compagnon, je le coudai aussi légèrement la côte avec un sourire certain.

C’est alors que nous fîmes face à nouveau au gérant pour lui dire que c’étaient les autres qui allaient gérer la note. J’y ajoutai sans trop d’orgueil – bon, peut-être un peu beaucoup – des propos édifiants à ceux de mon compagnon du jour.

-Ouais, ils vont payer… personnellement, je ne l’aurais pas fait tellement votre nourriture était infecte. Mais vu qu’il faut bien qu’ils témoignent du respect pour votre établissement… je les laisserai agir comme leurs règles le leur indiquent.

Sur ces mots, je pris la porte avant de partir m’entraîner avec le moine. Les choses un peu plus sérieuses allaient devoir commencer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 311
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard Dim 10 Sep 2017 - 20:14

Vingt minutes après leur départ du restaurant situé au centre-ville de Suna, Mareo et son camarade Rinkyu se retrouvait tout deux à l'entrée des souterrains menant aux terrains d'entrainement des sunajins. Le moine avait lu que ces terrains avaient été construit en sous-sol pour des raisons de température principalement, il est vrai que s'entraîner sous le soleil de plomb de Kaze no kuni était particulièrement éprouvant. Pourtant, le genin le faisait assez régulièrement notamment pour ses séances d'entrainements physique. À son sens, apprendre à combattre dans les conditions difficiles du désert était primordial pour un sunajin c'est dans ce pays que se passait la plupart de leurs missions. Et s'ils étaient amenés à défendre Kaze c'est dans ces mêmes conditions qu'ils devraient le faire et il n'était donc pas rare de voir Mareo sortir du village la plupart du temps avec un gradé ou sur autorisation pour s'entraîner.

Aujourd'hui l'entraînement n'était pas physique et son camarade n'aurait peut-être pas apprécié de devoir sortir pour un tel entraînement. De plus, les terrains offraient diverses possibilités pour s'entraîner des mannequins pour se défouler sans avoir peur de blesser un collègue ou bien des parcours d'obstacles bien pensés...

Nous avions réservé le terrain numéro trois avec mon sensei ainsi nous ne serons pas dérangés suit moi, intima Mareo à son camarade genin.

Après être passé devant plusieurs terrains les deux jeunes gens se retrouvèrent enfin sur le terrain numéro trois qu'avait mentionné le Kiezan, il se retourna vers son ami tout sourire. Le terrain était bien agencé très haut de plafond, de nombreux mannequins de bois était présent un peu partout sur le terrain, mais aujourd'hui ils ne serviraient à rien, personne ne se défoulerait sur ces pauvres créatures sans défenses.

Alors, tu disais être plutôt bon dans le fuinjutsu ? Explique-moi un peu ce que tu sais ? Moi par exemple, j'ai plusieurs notions de fuinjutsu agissant directement sur le corps d'une personne. Frère Kanshu m'a par exemple appris à engourdir les membres d'un adversaire en apposant un sceau sur celui-ci. Il m'a aussi appris à complètement immobiliser le corps de ma cible et avant que je parte, il m'a conseillé de continuer à m'exercer expliquant que je pourrais dans l'avenir immobilisé beaucoup de personnes sur une zone donnée.

Le frère Kanshu était un spécialiste du fuinjutsu parmi les moines du temple de Maskine, il avait été le précepteur de ces arts pour Mareo lorsqu'il résidait encore à Ta no kuni. Repenser à lui rendait légèrement nostalgique le petit moine de Maskine, il n'avait rien oublié de ces techniques particulièrement efficace même si elle nécessitait d'approcher la personne visée d'assez près. Couplé aux talents naturels de Mareo pour le taijutsu cela restait assez aisé contre des adversaires de son niveau tout du moins...

Que sais-tu faire toi par exemple ? Dis-moi tout, tu sais maîtriser les absorptions, s'impatienta Mareo tout sourire ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Informations

Message(#) Sujet: Re: C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard

Revenir en haut Aller en bas
 

C'est l'histoire d'un moine qui croise un flemmard

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Pays du Vent :: Sunagakure no Satô :: Centre-Ville-