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 Je voulais te dire

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Suna
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Message(#) Sujet: Je voulais te dire Lun 7 Aoû 2017 - 1:36

Natsuki était enfin rentrée de voyage. J'avais appris la nouvelle quelques heures plus tôt par un simple message apporté par Montesquieu jusqu'à notre maison. Dès lors, je m'étais rapidement habillé pour aller rendre visite à cet homme qui avait tant fait pour moi.

Le voyage fut plutôt rapide. J'étais en forme aujourd'hui, même si j'évitais désormais de grimper aux arbres ou de sauter de toits en toits pour gagner du temps. J'arrivais bientôt devant le septième ciel, ou je fus accueilli par le majordome de la maison, qui me salua comme à son habitude. Je lui souris tout en lui répondant :

"Bonjour Reiji ! Et oui ça pousse !"

En effet, ça avait même bien poussé. Je posais ma main sur mon ventre avant d'entreprendre l'ascension vers le deuxième étage après avoir refusé l'aide de Reiji qui m'avait gentiment proposé de m'accompagner. Quelques secondes plus tard, j'étais enfin devant la porte de l'appartement du Nara et je frappais vigoureusement à cette dernière et elle s'ouvrit au premier impact de ma main sur le bois de bonne qualité. Visiblement, le Nara tatoué avait anticipé ma venue chez lui, la porte était ouverte, je pénétrais donc dans l'antre du démon en l'appelant :

"Natsuki ?"

Naturellement, je me dirigeais vers la cuisine et le salon attenant, les pièces centrales de la maison. C'est la que je trouvais mon sensei. J'affichais alors un sourire enchanté avant de m'approcher de lui pour le serrer dans mes bras :

"Tu m'as manqué !!! Comment vas-tu ? Tu te portes bien, j'espère ! J'ai suivi tes conseils, j'ai continue à m'entraîner tout en mesurant mes efforts ! Ce n'était pas facile. J'en ai aussi profité pour continuer mes études. J'ai fait un stage en accélérer à l'hôpital de Konoha et devine quoi !!!"

Je sortais de mon sac un papier ressemblant à un diplôme :

"Je suis officiellement admise en internat à l'hôpital de Konoha !"

Et donc, fini l'externat, les heures à rallonge et le fait d'être le larbin de service. Désormais, j'étais considéré comme médecin en fin de formation. Médecin normal certes, mais médecin malgré tout :

"Je vais bientôt pouvoir commencer à pratiquer le ninjutsu médical, mais je préfère attendre encore un peu pour ça car… enfin, tu sais !"

Je posais ma main sur mon ventre, une certaine fierté dans le regard :

"J'ai demandé à intégrer l'équipe de la maternité de Konoha pour l'instant. Je me suis dit que ça me donnerais une bonne idée de ce qui m'attends ! Et puis, ça peut être rassurant pour une future maman de voir que le médecin qui l'accompagne dans son épreuve est dans le même cas qu'elle !"


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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Je voulais te dire Lun 7 Aoû 2017 - 14:14

C'était la fin du voyage. Natsuki revenait à la maison, dans son Village. La mission diplomatique s'était bien passée, et il avait pu passer des accords commerciaux avec un vendeur dont le magasin n'était pas à l'autre bout du monde. Avec la société de transport Vigilante – un organisme assez récent qui ne demandait qu'à faire ses preuves – Natsuki allait enfin pouvoir profiter d'une livraison à Konoha une fois par saison, dont l'essentiel de la cargaison constituera ses céréales préférées du petit-déjeuner, à savoir les '' Captain Ukulélé ''.

Cette marque n'était fabriquée qu'au Pays du Vent, et dans un monde où le commerce longue distance se fait rare, et où les marchandises ne vont jamais plus loin que la deuxième frontière qu'elles rencontrent, autant dire que lorsque l'on habite à des milliers de kilomètres du point de départ, il est très difficile de s'en procurer. Difficile, mais pas impossible : le sac sans fond de Natsuki et la centaine de boites de céréales achetées en guise '' d'échantillons '' prouvaient qu'il suffisait de faire preuve d'un peu de volonté et de beaucoup de moyen pour arriver à sa faim ( <= ceci est un jeu de mots, et non une faute d'orthographe, ndlr ).

Grâce au fuinjutsu, Natsuki voyageait virtuellement léger avec un unique sac en bandoulière et le classeur contenu dedans. Il arriva donc devant son établissement avec ce strict bagage. Le Septième Ciel était sa fierté, autant qu'une sorte de remède pour ses dernières années de maladie. Il avait d'abord commencé bien avant de devenir l'Assistant du Hokage, afin de s'occuper l'esprit en permanence lorsqu'il ne travaillait pas et ne s'entrainait pas. La construction du bâtiment lui avait permit de ne pas trop penser à son état, de se focaliser sur autre chose que la rage bouillonnante qui gangrénait son esprit. C'était une sorte de cure, un moyen tenté pour lui apprendre à se contrôler et à vivre en société malgré son '' cancer ''. Puis ensuite, lorsqu'il trouva le remède à son état avec l'aide d'une Sunajin, ce fut d'une autre maladie dont il commença à souffrir. Et avec - ou plutôt,
à cause – de la disparition de la cause, les symptômes se firent d'autant plus lourds. Là encore, ce fut le Septième Ciel qui prit le relais pour l'aider à penser à tout sauf à elle, et au vide en son absence. Ainsi, le rez de chaussée, le second étage et le premier sous-sol virent le jour pendant la première phase maladive du Nara tatoué, tandis que le second et le troisième sous-sol furent construit pendant sa sa seconde phase. Le premier étage avait prit du retard, mais Natsuki en avait terminé les travaux juste avant de partir : il avait donc à se renseigner sur ce qu'avaient donné ces trois premières semaines de mise en activité de son petit cinéma.

Mais d'abord, et avant tout, une douche s'imposait. Car le confort d'ailleurs, c'était bien sympa, mais aucun hôtel trois étoiles ne pouvait rivaliser avec la salle de bain que s'était fait construire Natsuki. Et à ce titre, après une longue route à pied, il avait hâte de la retrouver.

Un quart d'heure d'eau chaude plus tard et des vêtements propres enfilés, il fut arrêté en plein rangement de ses affaires par une sonnerie, celle qui se déclenchait lorsque quelqu'un utilisait la clef spéciale de l’ascenseur permettant d'accéder au second étage, celui qui n'était pas accessible au public pour deux bonnes et simples raisons. La première et la deuxième s'expliquaient sur l'agencement même de l'étage en question : d'un côté, il y avait le bureau de Natsuki pour la gestion des affaires internes au Septième Ciel – recevoir des collaborateurs, signer des contrats, assurer la gestion des factures etc... - et de l'autre il y avait le logement de Natsuki, dans lequel il vivait. Deux endroits donc où les clients n'avaient rien à y faire. L’ascenseur était donc très peu utilisé pour arriver ici, et les personnes qui en possédaient la clef se comptaient sur les doigts d'une main – à diviser par quatre lorsqu'il était question de s'en servir.


« Oui, je suis dans le salon. Entre, fais comme chez toi. »


Sans oublier que tu es chez moi. Très important.


« Ara, ara. Tu as l'air en forme Leika. »
dit-il lorsqu'elle lui sauta dans les bras. « Dans tous les sens du terme, si je puis m'exprimer ainsi. Installe-toi, j'étais en train de déballer mes affaires. »

Les canapés de Natsuki étaient traitres : s'installer dessus revenait à ne plus vouloir les quitter. Rien n'était trop beau pour chez lui, surtout quand ses commerces lui rapportaient de coquettes sources de revenu.


« Oui je vais bien, ne t'en fais pas. Le voyage s'est passé sans aucun incident. Tiens, je t'ai ramené un cadeau de là-bas. »


Natsuki lui remit une pochette, laquelle contenait un parapluie rouge sans manche : le système d'attache laissait comprendre qu'il s'enfilait sur la tête comme une casquette. Le comble du mauvais goût.


« Il te plait ? Parce que c'est une blague. »


Il lui tendit le vrai souvenir cette fois-ci, une boule à pluie avec le Palais du Daimyo tenant dans le creux de la main. Cela restait un ramasse poussière, mais Natsuki n'avait jamais été très doué pour ce qui était de choisir des cadeaux : les bon d'achats restaient ses meilleurs amis pour les anniversaires et autres célébrations.


« Oh ? Félicitation pour ton internat. C'est à moi que tu vas pouvoir donner des leçons maintenant, plutôt que l'inverse. J'espère que tu n'as jamais appliqué ce que je t'ai apprit en médecine de brousse, hé ? C'est réservé aux situations d'urgence quand il faut se débrouiller avec trois fois rien en extérieur. Les sutures avec des fourmis géantes, les compresses avec des feuilles, les broches sur fractures avec du fil de fer ou des bouts de bois, les trachéotomie avec une paille et une fourchette etc... ce genre de pratique n'a jamais sauvé personne : elle ne fait que prolonger la vie le temps qu'un véritable médecin passe derrière. Et encore, tu n'as pas idée du nombre de ninja-médic qui m'ont maudit pour l'état de certains patients dans lesquels je les ai ramené. Certains ne s'en sont pas sortit d'ailleurs, d'autres oui mais avec des séquelles, mais aucun n'aurait survécu si je n'avais rien fait. Bref, je compte sur toi pour me faire partager les connaissances que tu assimileras. »


Tout était bon à prendre pour améliorer sa capacité à sauver des vie : il ne pouvait pas se contenter du savoir médical qu'il puisait dans les livres et dans les expériences qu'il pratiquait sur le terrain – autant sur autrui que sur lui-même.


« Je ne suis pas médecin, mais tu devrais peut-être demander un arrêt de travail non ? Ce n'est pas très prudent de marcher toute la journée et de travailler à huit mois de grossesses. Je suppose. Je n'ai jamais été enceinte, mais j'ai lu quelques ouvrages sur la question. C'est pour cela que je t'avais conseillé de pratiquer surtout des exercices de méditation et de développement du chakra. Je sais que tu n'es pas handicapée, mais tout de même. »


En faveur de Leika, il fallait savoir qu'il existait sur d'autres continents des pays où les femmes travaillaient dans les champs jusqu'à la perte de leurs eaux, allaient accoucher dans une tente, puis revenaient presque aussitôt avec leur bébé tenu dans leur dos avec un drap pour recommencer leur labeur d'agricultrice. Autrement dit, des femmes actives et solides que rien ne saurait ébranler.


« Après, tu es une grande fille, presque médecin, donc tu sais ce que tu fais. Comment se porte Tatsuya ? Je ne l'ai pas beaucoup vu dernièrement. Il est aux petits soins pour toi depuis ta grossesse ? Vous devez avoir hâte tous les deux de savoir le sexe de votre enfants, j'imagine. J'avais entendu une superstition du clan Gekei, qui disait que si tu te sentais beaucoup plus belle pendant ta grossesse, c'est que tu allais avoir un garçon. Mais venant d'un clan qui fait plus de portées que d’accouchements, je ne sais pas si c'est fiable. »


Et encore, le terme de '' clan '' pour les Gekei n'était pas très juste aux yeux de Natsuki, compte tenu de la disparité de la faune qui composait cette Famille à part.


« L'estimation de la date d'accouchement est prévue pour quand exactement ? Je n'ai pas le souvenir que tu m'en aies parlé. Tout est déjà prêt à la maison pour accueillir le nouveau membre de la famille ? »
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Message(#) Sujet: Re: Je voulais te dire Jeu 10 Aoû 2017 - 0:07

À la demande de mon maître, je m'installais sur l'une des fauteuil de la pièce, croisant les mains de mon visage en souriant avant de me mettre dans le fond de mon fauteuil et de poser mes deux mains sur mon ventre. Le moment était donc propice à Natsuki pour m'offrir un cadeau. Je déballais ce dernier avec une certaine impatience pour en admirer le contenu d'un air légèrement perdu :

"Qu'est-ce que… "

Visiblement, je ne comprenais pas vraiment l'utilité de la chose, mais ce n'était pas bien grave puis qu'il s'agissait visiblement d'une blague de la part de Natsuki. Je me contentais donc de sourire poliment, n'ayant toujours pas compris l'utilité de son cadeau. Je montrerais à Tatsuya en temps voulu voir si lui-même comprenais de quoi il s'agissait.

S'en suivit le temps des félicitations pour ma réussite dans l'intégration de l'internat. Je n'étais pas peu fière de cette nouvelle, mais à cela s'ajouta également l'inquiétude de Natsuki vis-à-vis de ma grossesse et du travail que je continuais à fournir. Je lui répondis rapidement :

"Être enceinte ce n'est pas une maladie… Je me sens encore capable pour l'instant, même si je dois avouer que je suis très fatiguée par moment…"

Enfin, c'est le moment que choisi le bébé pour se retourner me faisant grimacer de douleur :

"Bon … Ok, sauf quand il fait ça …"

Pas facile d'avoir un intrus dans son ventre n'est ce pas. Face aux paroles de Natsuki, je ne pus cependant pas m'empêcher de sourire :

"Je dois t'avouer que fille ou garçon, je suis juste impatiente de l'avoir dans mes bras. Je n'ai pas vraiment de préférence et Tatsuya non plus je pense. Nous voulons juste un enfant et nous l'aurons bientôt avec nous, c'est ce qui nous semble le plus important non ? Et puis je ne crois pas aux superstitions, il y en a tellement…"

Je me relevais pour faire quelques pas :

"Est-ce que je peux prendre quelque chose à boire s'il te plaît ?"

J'avais très soif en ce moment et je n'avais pas forcément envie d'être déshydraté. J'en profitais pour lui répondre :

"Dans deux mois pour l'instant. Le bébé est placé assez haut et ne semble pas être encore prêt à descendre, du coup, je devrais pouvoir aller jusqu'au terme de ma grossesse, mais nous verrons bien. C'est un peu un domaine imprévisible, tu sais. On ne sait pas ce qu'il peut arriver. Pour l'instant, je me pose encore beaucoup de questions quant à mon propre accouchement donc. Sinon, oui tout est presque prêt … Du moins au niveau du mobilier. Nous avons fini la chambre avant-hier et… et maintenant, il nous reste à tout acheter. Je ne voulais rien avoir tant que nous n'avions pas fini pour ne pas me précipiter ou cas où il arriverait quelque chose… Mais maintenant, je pense qu'il est temps ! Nous allons pouvoir utiliser ton cadeau de mariage !"

Le fameux bon qu'il nous avait offert oui. Nous avions profité de la discussion pour nous déplacer vers le coin cuisine ou je m'installais sur l'un des tabourets face au plan de travail.

"Nous n'avons pas encore choisi de prénoms, je laisse Tatsuya choisi a ce niveau-là, je trouve qu'il a de bonnes idées !"

Mais j'avais envie de parler d'autre chose :

"Et toi ! Parle-moi de ton voyage ! Je veux tout savoir !"

Oh, bien sûr j'avais tout suivi grâce au carnet avec lequel nous communiquions, mais je voulais entendre tout cela de sa propre voix désormais.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Je voulais te dire Sam 12 Aoû 2017 - 13:45

Natsuki peina à suivre la logique sur un point ou un autre, mais il n'insista pas et se contenta de sourire : l'essentiel était que Leika sente qu'elle avait bien son projet en main pour le mener de la façon qu'elle jugeait le mieux. L'heureux événement qu'elle attendait allait changer la vie de beaucoup de monde dans son entourage. La sienne et celle de son mari pour commencer, ainsi que de leur famille proche. Viendrait ensuite Natsuki, où l'absence de Leika au sein de son équipe allait très certainement se faire sentir. Elle était la doyenne de ses étudiants avec deux ans et demi à son actif, et une des rares à ne pas avoir abandonné en chemin. Matsudaï était réputée pour avoir brisé plus d'un étudiant, mais en réalité, il fallait plutôt dire qu'elle en avait sauvé plus d'un. Ceux qui avaient jeté l'éponge pour faire autre chose de leur vie après avoir passé quelques semaines dans son équipe étaient des gamins et des adolescents qui s'étaient trompés sur ce qu'était le métier de ninja. Tôt ou tard, la réalité de ce monde guerrier les aurait écrasé. Certains l'ont été avant d'avoir eu le temps de comprendre qu'ils s'étaient trompés de voie...

N'importe comment, au moins Leika semblait plus ravi en évoquant le cadeau de mariage que lui avait offert Natsuki – un bon d'achat dans une boutique de puériculture – plutôt que le chapeau parapluie et la boule à pluie qu'il lui avait ramené de Ame. Comme quoi la preuve en était : bon d'achat > tout le reste. Et puisque l'on parlait de son voyage au Pays de la Pluie.


« Hum... Je veux bien tout te dire, mais il risque d'avoir des moments gênants. Comme quand je suis sortie de l'hôtel alors qu'il ne tombait qu'une fine averse, et que j'ai manqué de me noyer en marchant dans ce que j'ai cru d'abord être flaque d'eau. Mais autrement, je ne sais pas vraiment quoi te dire de plus que ce que nous nous sommes déjà écrit dans nos carnet. Je veux dire, c'était juste un voyage d'affaire. J'ai fait la route à pied parce que cela m'entretient le corps et que de toute façon, aucun animal ne se laisse chevaucher par moi. C'était plaisant jusqu'à la frontière, ensuite il a plu à peu près tout le temps. »


Le Pays de la Pluie ne portait pas son nom par hasard.


« Parmi les quelques jours que j'ai passé là-bas, j'ai entendu pendant le repas que je prenais qu'un des autochtones trouvait qu'il pleuvait vraiment fort ce jour. Je te laisse imaginer ce que c'était pour quelqu'un qui ne connait même pas la couleur du soleil. »


Natsuki ne raconta pas à son étudiante que ce jour là, pour s'entrainer, il avait tenté de nager dans l'air, à travers la pluie. Un moment qu'il gardera sous silence non pas parce que c'était ridicule, mais parce que personne ne le croirait s'il disait que la pluie était si dense qu'il avait réussit.


« J'ai eu deux ou trois rencontres aléatoires sur la route, à l'aller comme au retour, mais rien de bien fascinant. Les chemins ne sont toujours pas très sûrs, et ce malgré la fin des conflits révolutionnaires. Tout le monde n'a pas encore finit de se relever des conséquences de tous ces combats, ce qui entraine encore des vagues de banditisme. Mais curieusement, au Pays de la Pluie, la criminalité est assez basse. Je pense que cela vient de l'essore industriel que connait le pays, il n'y a pas trop de crise de l'emploi même si les salaires sont relativement bas. »


Natsuki se renseignait toujours sur les Pays qu'il visitait – ou allait visiter - : très important lorsque l'on partait là-bas pour négocier.


« Enfin, passons, mon voyage s'est bien passé. J'ai pu négocier les accords commerciaux que je voulais. Une compagnie de transport s'est établit là bas il y a peu de temps, et cherchait ses premiers clients. Je leur ai proposé de faire la navette entre le Pays du Vent et celui du Feu, comme ils sont entre les deux. Cela m'évitera de dépenser une fortune et de perdre un temps possible à chaque fois que je dois refaire mon stock de céréales. »


Natsuki n'était pas très dépensier dans la vie, surtout au cours des dix dernières années. Mais en conséquence, lorsqu'il désirait vraiment quelque chose, il avait amplement de quoi mettre les moyens dans ses ambitions. Et comme le Septième Ciel fonctionnait plutôt bien – surtout le restaurant -, des moyens, il en avait beaucoup. Son salaire de Jônin d'élite et d'Assistant du Hokage passait presque pour du pour-boire à côté. La vie était courte, surtout pour un shinobi, alors accumuler des fortunes sans s'en servir n'avait pas d'intérêt – sauf si l'on avait des héritiers, ce qui n'était pas son cas.


« Bref, de la route, de la pluie, et encore de la pluie. Pas de quoi en faire une narration intéressante, désolé. Mais je t'avouerai qu'en effet, les voyages aventureux me manquent parfois. Jusqu'à l'année dernière, je n'étais pas en état de les apprécier, mais quand j'étais plus jeune, et que notre clan n'avait pas encore vraiment d'attache, j'aimais beaucoup ces moments où nous quittions les sentiers battus pour explorer des territoires nouveaux. »


Sa dernière aventure du genre, il ne savait pas trop où la situer chronologiquement – ni même si elle avait déjà eu lieu, en fait -, aussi il évitait d'en parler. Mais un jour peut-être, il aura l'occasion de la raconter à quelqu'un au coin du feu. En attendant...


« En parlant de nouveauté, est-ce que tu as eu l'occasion de tester le nouvel étage que j'ai fait aménager au Septième Ciel ? Le cinéma L'Odyssée. Il avait prit du retard, et du coup, j'ai dû faire presser les chantiers comme je voulais que cela ouvre avant que je ne parte pour ce voyage d'affaire. Je n'ai pas encore eu le temps de faire le point avec la responsable de cet étage-là. Normalement, cela devrait fonctionner, vu qu'il n'y a pas d'autres cinéma dans Konoha. J'avais dans l'idée de le faire depuis le tout début, avec la construction du Village de la Feuille, puis je me suis dit que ce n'était peut-être pas la priorité, compte tenu de la période dans laquelle nous venions de sortir. Il y avait tant à faire, entre le Village en lui-même à bâtir, et s'habituer à la vie avec ses nouveaux voisins. Ce n'est pas évident tous les jours, surtout pour les grandes Familles de ninja. Tu vois ce que je dire, n'est-ce pas ? »


Les clans shinobi ont toujours eu un peu de mal à s'ouvrir aux autres, aussi l'édification de Konoha représentait quelque part un tour de force de la part du Suguato, même s'il avait rapidement passé le flambeau à Ayumi : le fait que le Village soit encore unifié aujourd'hui prouvait qu'elle avait bien travaillé. La plupart des tensions s'étaient lissées, mais il demeurait toujours un léger fond de méfiance. '' La confiance est une plante qui grandit lentement '', disait le proverbe Hayashi.


« Cela se passe bien pour toi d'ailleurs avec les Hyûga ? »


Il se retint de justesse de dire '' Ils ne sont pas trop habitués à diluer leur sang d'habitude. ''


« Pour le choc des cultures, je ne m'inquiètes pas trop, cela fait un moment que tu vis avec Tatsuya. C'est plus sur le regard que porte sa famille et son entourage sur toi. Et réciproquement la tienne sur leur gendre. Au mariage, cela m'avait eu l'air de bien se passer, mais bon, tu sais comme moi que ce n'est pas très difficile de faire un sourire convaincant. »


Natsuki avait apprit à exceller là-dedans...
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Message(#) Sujet: Re: Je voulais te dire Dim 13 Aoû 2017 - 21:37

C'est donc ainsi que le Nara tatoué commença à me raconter son voyage, du moins, les passages dont je n'avais pas eut vent lors de nos échanges épistolaires. Plus ils avançaient dans ses paroles, plus je me sentais pousser des ailes, plus j'avais envie de voyager.

Je n'étais jamais sortie du pays du feu depuis ma naissance. Entre la guerre et tout ce qui s'en était suivi, la paix relative que nous avions depuis quatre ans était juste l'occasion de construire un avenir pour l'ensemble des citoyens, mais nous laisser très peu de place au divertissement. Je riais aux éclats et j'en avais même les yeux brillants de désir :

"Oh ! Tu as tellement de chance de pouvoir voyager ainsi Natsuki ! J'espère que moi aussi un jour, je pourrais en faire de même !"

La petite étincelle dans mes yeux ne m'avait toujours pas quitté. Je lui attrapais vigoureusement la main :

"Promets moi que lorsque je serais en état et que je reprendrais mes activités, nous ferons une mission en extérieur du pays ! J'ai besoin de voir de nouveaux paysages ! J'ai besoin de découvrir de nouveaux horizons, de voir d'autres cultures ! Je suis sûre qu'il y a énormément à apprendre dans les autres pays !"

Bien sûr, un coup de pied me rappela rapidement à l'ordre et je fis la grimace avant de caresser mon ventre rebondi :

"Je suis sûre que Tatsuya s'occupera bien du bébé et puis mes parents et les siens seront ravis de s'en occuper ! Nos métiers sont importants, nous ne pouvons pas nous permettre de l'oublier !"

Je lui souriais avant qu'il n'enchaîne sur un tout autre sujet ce qui me fit hausser les sourcils :

"Je ne savais pas que tu avais de nouveaux projets pour le septième ciel ? Je n'en ai pas entendu parlé ! C'est dommage, car j'aurais beaucoup aimé aller voir cette nouveauté. Un cinéma donc ? Ça doit faire fureur pour les soirées en amoureux ! Ce n'est pas souvent que nous avons l'occasion d'avoir des divertissements disons… Différents ici !"

Je prenais une gorgée de la boisson que je m'étais servie tout en prêtant une nouvelle oreille attentive à ses paroles. En effet, la fusion des clans au sein du village shinobi était plutôt difficile. Tatsuya et moi étions un peu comme les canards boiteux. Nous avions refusé de suivre les principes de nos clans. Nous nous aimions et nous nous étions mariés en faisant fi des croyances. Un bébé était en route. Tout se passait bien :

"Je dois t'avouer que je n'étais pas rassurée au début. Au final, le souci est plutôt venue des Hayashi que des Hyuga qui m'ont très bien accueillit dans leur famille. Je m'entends très bien avec mes beaux-parents. Encore plus maintenant, que je suis enceinte !"

Par contre du côté Hayashi … Ce n'était pas du tout la même :

"Quand on juge aux apparences, on a souvent l'impression que les Hyûga sont des gens très fermés et qui n'accepte pas facilement le changement … Mais de ce côté-là, c'est plus les Hayashi qui nous posent problème. Ils m'imposent régulièrement des visites médicales pour voir que je suis bien traitée ou autres… Ce qui est parfaitement ridicule. Tous ses principes sont lourds en conséquence et assez fatiguant pour moi-même, mais nous savions à quoi nous attendre quand nous nous sommes engagés l'un envers l'autre."

Je reposais mon verre sur la table et joignais mes deux mains sur mon ventre avant de poursuivre :

"Nous sommes un couple assez ouvert et… nous aimerions continuer en ce sens. La tradition veut que ça soit normalement des membres de la famille qui ai ce rôle, mais… Nous en avons beaucoup discuté avec Tatsuya et nous aimerions, si tu le veux bien, que tu sois le parrain de notre enfant…"

Il était quelqu'un de très important pour moi et je ne voyais pas à qui d'autre, j'aurais aimé confié l'éducation de mon enfant si jamais ils nous arrivaient malheur à moi et ma famille. Ne restait qu'à savoir s'il acceptait cela.
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Message(#) Sujet: Re: Je voulais te dire Lun 14 Aoû 2017 - 1:49

Natsuki pencha légèrement la tête sur le côté, et se fendit d'un sourire amusé lorsque Leika évoqua son désir de partir en mission avec lui à l'étranger. En fait, ce n'était pas sa demande qui l'amusait, mais la solution qu'elle évoqua ensuite, afin de faire garder son enfant une fois qu'il sera né.

« Parce que tu crois que tu arriveras t'en séparer quelques jours - ou semaines – une fois que tu l'auras tenu dans tes bras ? »


Voir son enfant naître et le garder contre soi pour le regarder grandir était quelque chose de formidable. Natsuki en avait été témoin plus d'une fois au sein du clan dans sa jeunesse, tout comme il avait vu de nombreuses mères se séparer temporairement de leur bébé pour le confier à Tante Lulu le temps de s'absenter. Des séparations qui semblaient souvent plus difficiles pour le parent que pour l'enfant, par ailleurs. Il n'était hélas pas en mesure de parler d'expérience personnelle sur ce sujet.


« Je te taquine. »
la rassura-t-il en lui tapotant la main. « Oui, je t’emmènerai en mission à l'étranger à l'occasion, quand tu seras en état de travailler à nouveau, et que tu auras fini ta remise en forme. »

Une remise en forme nécessaire, car aucun enfant n'avait envie de grandir orphelin. Et il y en avait déjà eu beaucoup trop avec la dernière guerre révolutionnaire... Il connaissait son sujet là-dessus, il finançait une partie des revenus de l'orphelinat sur les bénéfices totaux du Septième Ciel.


« Le cinéma était mon dernier projet pour mon établissement. Avec cela, tous les étages sont complets, du troisième sous-sol au premier étage. Je n'inclue pas le dernier étage où nous sommes, puisque j'y vis d'un côté et travaille partiellement de l'autre. Maintenant, Konoha a de quoi faire niveau divertissement, entre le cinéma, le restaurant, la boite de nuit, le casino et le club du dernier sous-sol. Il y en a pour tous les publics, même s'ils ne sont pas tous tout public. Cela me paraissait important d'offrir cela au Village, maintenant que notre économie commence à se redresser tout doucement, et que l'on peut commencer à vraiment laisser derrière nous la période de guerre dont nous sommes sortie. »


L'occasion pour se re-concentrer sur son avenir, et sur les affaires du présent. Un peu comme ce que faisaient les différents clans qui vivaient désormais dans une forme de communautarisme sous l'égide de la Feuille.


« J'ai beau avoir étudié autant la culture Hayashi que Hyûga, je t'avoue que vos deux clans me donnent beaucoup de mal. Je ne dis pas que je ne les comprends pas, ou autre, simplement je reste toujours perplexe devant vos modes de fonctionnement. Cela vient sûrement du fait que les Nara ne fonctionnent pas du tout de la même manière au sein du clan. Que l'on ne considère pas que notre sang est bleu, et que plus d'un tiers du clan n'est pas de naissance Nara. »


Car contrairement aux Hyûga et aux Hayashi, le talent qui a fait la renommée du clan n'était pas transmit par le sang. Rien qu'à partir de cela, quand l'on n'avait pas à songer de façon élitiste à la conception de sa descendance, les mentalités ne pouvaient pas être les mêmes. Mais les Nara avaient d'autres défauts.


« Je ne dis pas cela comme un reproche, hé. C'est seulement l'impression que j'ai quand je regarde la situation. Mais pour le coup, tu m'apprends quelque chose : j'ai toujours pensé que le clan Hyûga était infiniment plus guindé que les Hayashi. »


Il se tut un instant, comme figé, et regarda Leika droit dans les yeux.


« Cela reste entre nous ce que je te dis, on est d'accord ? Cela a beau être une discussion privée que je tiens en tant que simple citoyen, avec un droit d'avoir mes avis et mes opinions, je n'en reste pas moins Assistant du Hokage. Et à ce titre, des rapaces auront vite fait de faire un scandale de cela, alors que l'on sait tous les deux que je suis très loin d'être raciste. »


Il l'était, c'était un fait. Mais avec une poignée seulement, et uniquement quand il ne les connaissait pas encore. Difficile de s'affranchir d'une culture dans laquelle l'on a grandit... Au moins en cela, il comprenait en partie la façon d'être et de rester des autres clans.


« L'ouverture d'esprit est l'une des plus grandes qualités de l'être humain. Ne la perdez jamais vous deux. L'on peut ne pas tout comprendre, ne pas être d'accord même, mais ce qui est la culture de l'autre reste la culture de l'autre : elle doit être respectée. »


Parfois, c'était facile, et d'autres fois, beaucoup moins. Comme de croire ce que Leika venait de lui dire.


« Euh... »


Il en resta sans voix pendant quelques instants, la bouche fermée mais les paupières battantes à plusieurs reprises.


« Je suis sincèrement touché que tu me proposes cela Leika, mais... vous êtes sûrs de cela tous les deux ? »
demanda-t-il avec un fond d'inquiétude dans la voix. « Tu es sûre toi, toi qui sais ce que je suis vraiment ? »

A savoir un monstre cornu et anciennement assoiffé de sang et de massacre, avec fond de tentation tapit quelque part sous la peau.


« Je vais franchement mieux dans l'ensemble par rapport à l'épave que j'ai été, c'est vrai, mais tu sais comme moi que nous ignorons si cela perdurera indéfiniment. Tu sais aussi comme moi que même si elles sont extrêmement rares et qu'elles ne surviennent que sous l'influences d'émotions intenses, il m'arrive d'avoir encore des crises. C'est une preuve que la nature même de mon corps ne disparaitrait jamais vraiment. Et malgré cela, tu tiens vraiment à ce que je sois le parrain de votre enfant ? »


Les mains formant un triangle parfait devant sa bouche, il restait toutefois possible de voir se dessiner progressivement un sourire sur ses lèvres.


« Je ne sais pas quoi te dire, Leika. »


Il passa une main dans ses cheveux, révélant brièvement les naissances de cornes qu'il cachait sous ses mèches, puis se laissa adosser au fond de son fauteuil, et s'humecta les lèvres.


« Bien sûr que j'accepte. »
finit-il par dire d'une voix presque rieuse.
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Message(#) Sujet: Re: Je voulais te dire Mar 15 Aoû 2017 - 19:01

Les paroles du Nara me firent lever les yeux au ciel. Sa réaction était celle que j'avais imaginée. Qui aurait pu croire que le bras droit de l'hokage aurait pu avoir si peu confiance en soit ? Je le mettais au défi :

"Je suis sûre de moi, tu feras un très bon parrain ! Tu peux refuser si tu n'en as pas envie, tu sais ?"

Oui, enfin, finalement, il accepta ma proposition et j'étais vraiment contente qu'il le fasse. C'était important pour moi de savoir que mon futur enfant serait bien entouré et qu'en cas de problème.

"Il n'y a pas grand-chose à dire Natsuki, tu sais ! Je sais que tu seras très bien dans ce rôle ! D'ailleurs, inutile de discuter d'avantage la dessus !"

Je me redressais, non sans une certaine difficulté. Ça ne faisait pas très longtemps que j'avais pris cette mauvaise habitude, mais clairement, je me tenais désormais comme une femme enceinte. Après être descendu de ma chaise et avoir repoussé cette dernière, je relevais finalement les yeux vers lui avant de m'approcher doucement et de déposer mes mains sur ses épaules d'un geste rassurant :

"Tu as été un très bon professeur pour moi ! Tu seras parfait dans ce nouveau rôle !"

Il était temps pour moi de rentrer. L'entrevue avait été courte, mais je voulais surtout prendre de ses nouvelles et lui annoncé celle que je venais de lui donner :

"Je ne vais pas te déranger d'avantage et puis je suis un peu fatiguée ! Ça m'a fait vraiment très plaisir de te voir Natsuki !"

Je lui dis un clin d'œil tout en reprenant mon gilet afin de l'enfiler :

"J'espère que tu trouveras un peu de temps pour passer me voir à la maison ! Mais je me doute qu'avec ton retour de voyage tu seras assez pris ! Donc, je compte au moins sur toi pour venir faire la connaissance du bébé à la maternité !"

Nouveau clin d'œil alors que je sortais de la poche de mon gilet le petit cahier dont je ne me séparais jamais. Celui la même qui m'avait permis de communiquer avec lui durant tout son voyage.
Nouveau clin d'œil alors que finalement, je me décidais à rentrer chez moi. Ça m'avait fait plaisir de le revoir.
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Message(#) Sujet: Re: Je voulais te dire

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Je voulais te dire

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