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 Toc toc, qui est là ? [Hokage sama]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Lun 7 Aoû 2017 - 23:10

Le domaine Hayashi avait vraiment tout ce qu'il fallait pour plaire à ses habitants : maisons faites de matières naturelles, végétation luxuriante, rues pavées de quelques pierres au milieu de l'herbe et fontaines apaisantes. C'était comme vivre au milieu de la forêt, mais une forêt apprivoisée. Les arbres et les plantes diverses étaient présentes, tout comme les insectes qui venaient butiner ou virevolter parmi les fleurs. Mais contrairement à une forêt, les êtres humains avaient ici un certain confort grâce à leurs habitations : les avantages sans les inconvénients. Un véritable havre de paix pour qui aimait vivre dans la nature.

Un havre de paix qui pouvait s'avérer être une prison dorée pour certains. Les Hayashi étaient des gens très conservateurs et traditionnels. Les mariages se faisaient au sein du clan afin de garder bien précieusement le même sang et ne pas se mélanger aux autres. On devait se tenir correctement, être extrêmement poli, obéir sans rechigner, respecter ses aînés et ne surtout pas apporter le déshonneur aux siens. Dans ce genre de famille, on montrait l'amour que l'on possède à une seule personne, ou plutôt être : l'arbre sacré. Le père de Nozomi faisait partie des personnes à avoir reçu ce type d'éducation. Et il avait apporté la même à sa fille. Être élevée strictement avec des valeurs aussi nobles avait fait de la jeune fille « Quelqu'un de bien ».

Pas assez bien aux yeux de son père : il avait joué le rôle de paternel, ainsi que de professeur auprès de sa fille. Et malgré tous ses efforts il trouvait qu'il lui manquait quelque chose pour en faire une shinobi accomplie. En l'état, il était impossible pour lui qu'elle ait le niveau pour prétendre au grade supérieur. Hors, ayant déjà perdu sa fille aînée ainsi que sa femme, il ne lui restait plus qu'elle pour lui succéder. Elle venait de fêter son dix-neuvième anniversaire et il songeait à la marier si cela ne changeait pas. Il sauverait au moins sa descendance, si ce n'était pas l'honneur.

Mais elle lui avait demandé une faveur, qu'il avait acceptée. Un gros effort de chacun des côtés, tant à cause de la tradition que de l'éducation reçue. Le vent du renouveau soufflait sur les Hayashi, et qu'il le veuille ou non l'homme se devait de l'accepter : il avait donc laissé quelqu'un d'autre prendre en charge sa fille. Suite à sa demande, il avait envoyé une requête à l'Hokage afin d'obtenir une équipe pour Nozomi. Pour lui, c'était un échec : il avait échoué à l'éduquer. Mais depuis qu'ils avaient intégré le village, les clans traditionnels se devaient de laisser leurs enfants dans les mains d'étrangers. Ils devaient se plier aux nouvelles règles.

Ainsi donc Nozomi sortait de sa prison dorée et se rendait-elle chez l'Hokage, auprès de qui elle avait obtenu rendez-vous. Certainement pour l'intégrer à une équipe et lui présenter son nouveau professeur. La jeune fille avait hésité, ne sachant comment s'habiller face à la personne la plus haut gradée du village mais avait finalement revêtu sa tenue de shinobi habituelle. Un simple justaucorps noir ainsi qu'un pantalon assorti, et les chaussures réglementaires allant avec.

Chaque pas fait en dehors du domaine était à la fois une victoire mais également excitant : elle n'en sortait que rarement. Elle n'avait d'ailleurs jamais quitté Konoha depuis qu'ils y étaient arrivés. Elle admirait le village avec curiosité et joie. Enfin, arrivée devant la porte, elle prit de grandes inspirations pour se calmer et se décida à frapper. Avant d'attendre poliment qu'on lui dise d'entrer, comme on lui avait apprit. Quand elle entendit la voix de l'Hokage, elle entra avant de se présenter :


- « Bonjour, Hokage-sama. Je suis Hayashi Nozomi. Je suis ici car vous m'avez fait demander ».

Puis elle attendit de nouveau, debout, près de la porte du bureau. Sa nouvelle vie allait enfin pouvoir commencer.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Mer 9 Aoû 2017 - 17:26

Franchement, à la base, cette journée du 8 août me paraissait banale au possible. Un jour sans intérêt, un mardi (qui est franchement le pire jour de la semaine), en plein milieu des vacances scolaires… Mais laisse-moi te dire jeune fille en fleur qu’en ce jour, nous fêtions gaiement les anniversaires de Martine Aubry et de Francis Lalanne. Ah. Ca calme, tout de suite (bon ce n’est rien comparé à la fameuse journée du 5 août où l’on fête à la fois Marine Le Pen et Jean-Marc Morandini (comme quoi il y a des jours, comme ça, où rien ne va hein). Puis, c’est avec une stupeur non-dissimulée (qui revient chaque année au passage, j’oublie tout le temps que cette journée existe) que j’appris que hier était la journée internationale du chat ! Wouhou ! *sort le chapeau de fête et le nez de clown*

Une journée toute entière consacrée à cette créature gracile et élégante, vénérée par les Égyptiens, crainte au Moyen-Âge, une espèce qu'on peut paraphraser par ces quelques mots: « Les chats, on les aime bien chez les autres mais on n’aime pas trop quand ils sont noirs ». Une maxime qui nous vient droit de Daniel Trévor Carlton. DTC.

Je profite donc de cette occasion particulière pour transmettre un message : non, le chat n'est pas un animal mignon. Non. ne crois pas les vidéos qui t'abreuvent de chatons à moustache avec des arcs-en-ciel qui leur sortent d’un endroit qui n’est pas fait pour faire sortir de arcs-en-ciel, car la réalité est toute autre. En réalité, les chats sont des psychopathes, des créatures qui peuvent passer plus de 45 minutes à se battre avec un coussin, une enveloppe ou leur propre patte arrière et qui perdent leur combat une fois sur deux. Ils considèrent tes chevilles comme leur ennemi n°1 et attendent le matin, quand t'as bien la tête dans le cul, pour surgir de nulle part et lancer un raid qu'ils ont peaufiné toute la nuit dans leur petit cerveau dégénéré. Les chats attendent que tu sois tranquillement devant ton ordinateur, à écrire les récits de ta vie pour te innombrables lecteurs, pour se poser juste devant ton écran et te faire comprendre que « ton site est pourri, regarde plutôt mon trou de balle ». Ils dorment tout le temps : sur le canapé en prenant trois places, dans ton lit, sur ta tête même, partout… sauf dans ce perchoir-panier-arbre à chat en pilou qui t'a coûté un bras. Ces créatures du diable ont neuf vies mais en utilisent en moyenne huit à gratter les granulés de leur litière en mode troubadours des temps modernes. S’ils pouvaient parler ils te diraient « Oyé oyé, je vais chier mais vu que je n’assume pas, je vais le faire en fixant le mur de manière totalement détachée ».

Ne prenez pas de chats (ou un seul, comme moi… parce que c’est quand même mignon des fois). Prenez des élèves, tiens, ça fait potentiellement la même chose : ils dorment, ils viennent te casser la tête au pire moment, ils te n’écoutent pas et ils regardent le mur de façon totalement détachée quand ils vont aux toilettes (enfin je suppose, hein, je suis pas là pendant ces moments). Bref : Yell et Tatsuya étaient désormais matures, et ils n’avaient plus réellement besoin de moi pour avancer désormais dans leurs vies. Ils étaient tous les deux gradés, tous les deux mariés et tous les deux parents… A croire que je forme des clones, tiens. Mais ils avaient évolué de manière significative depuis que je les avais pris sous mon aile : l’une, effrayée par son pouvoir et réservée, était devenue une Chûnin de talent qui finira sans doute Jônin très rapidement ; l’autre, genin soumis à son clan, avait réussi à s’émanciper de manière spectaculaire pour voler de ses propres ailes et, bien que je ne sois pas toujours en accord avec ses choix de vie, je devais admettre qu’il avait suivi mes conseils et mes enseignements.

L’heure était au renouveau. Une nouvelle équipe de trois Genins ; alors, usant honteusement de mes privilèges d’Hokage, j’allai au bureau qui était réservée à l’affectation et pris les dossiers de genins en attente. Trois attirèrent mon attention ; trois spécimens atypiques et incroyablement prometteurs. Me les affectant, j’entrepris de les convoquer dans mon bureau.

La première que je rencontrerais serait Hayashi Nozomi. Elle arriva d’ailleurs pile à l’heure. La faisant entrer, je lui adressai un sourire chaleureux.

« Je t’en prie, assieds-toi. Tu veux quelque chose à boire ? »

Satisfaisant sa demande et me servant moi-même un verre de thé glacé à la mangue (le meilleur), j’allai me rassoir face à la Genin.

« J’ai appris que tu souhaitais être affectée à une équipe classique. Je connais ton père, au moins de nom. Il t’entraînait lui-même. Je peux savoir pourquoi tu as changé d’avis ? »




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Jeu 10 Aoû 2017 - 0:21

La femme la plus influente du village fit entrer Nozomi dans son bureau. Celle-ci prit place sur une chaise lorsqu'on lui proposa. La Yamanaka avait de beaux cheveux blonds cheveux parfaitement coiffés, contrairement aux siens qui étaient simplement lâchés dans son dos. Mais ce qu'elle remarqua surtout c'était sa cicatrice à l’œil, bien visible. Et aussi la chaleur qui se dégageait d'elle. La femme avait le don de mettre à l'aise. La Hayashi répondit à son sourire :

- « Je veux bien la même chose que vous, merci. »

C'était frais et ça sentait bon. Elle reconnu le goût de la mangue quand le breuvage toucha ses papilles. La Hokage ne passait pas par quatre chemins et commença à la questionner. Il était vrai qu'il y avait de quoi être surpris. Pourquoi maintenant, par exemple ? Pourquoi s'opposer à son père ? Elle le connaissait, évidemment. Lui qui était un si grand guerrier.

- « Hé bien en fait, sauf votre respect, pour être tout à fait franche je n'ai pas changé d'avis. »

Les yeux baissés vers le verre qu'elle tenait entre ses mains, elle cherchait ses mots pour la suite. La Yamanaka avait beau avoir un joli sourire, c'était tout de même intimidant d'être ici.

- « Je... Je n'avais seulement jamais exprimé le mien. J'ai juste pensé qu'il était temps de lui en faire part. »

Elle releva les yeux avant de poursuivre :

- « Il est mon professeur depuis que je suis toute petite. Mais c'est également mon père. Et... »

* J'aimerais avoir une relation moins professionnelle avec lui.*

- « Nous nous connaissons par cœur. Je n'ai plus l'impression de progresser depuis quelques années. Je connais déjà toute ses techniques, la façon dont il va réagir. Et puis... Je sais qu'il est jounin mais... J'ai aussi peur de le blesser... »

* Comme si j'en étais capable !*


Nozomi reprit une gorgée du délicieux thé glacé et continua :

- « Je n'ai pas osé lui en parler avant car il y a eu l'arrivée au village, notre installation... Entraîner ses enfants ou ceux de la famille se fait depuis plusieurs générations dans notre clan. »

* Je n'ai pas voulu le brusquer d'avantage. C'était déjà assez dur pour lui.*

- « Mais depuis l'arrivée de notre nouveau chef, c'est différent. Grâce à lui, nous pouvons nous ouvrir aux autres. C'est pour cela que je voudrais intégrer une équipe. Pour connaître le village que je dois protéger. Et pour progresser. Je... Je pense que je peux encore apprendre. Pour aider le village, bien sûr. »


Elle baissa de nouveau les yeux vers son verre. Était-elle en train de dire que son père était un mauvais professeur ? Non il ne fallait pas qu'elle croie cela !

* Ai-je trop parlé ? Et bien répondu à sa question ? Qu'aurait-elle aimé entendre ? *

Elle lui adressa un sourire timide, lui indiquant ainsi qu'elle avait terminé de répondre à cette question.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Ven 11 Aoû 2017 - 0:03

Quelques jours seulement s'étaient écoulés depuis le jour où j'ai obtenu mon bandeau. À ce moment-là, je ne saurais pas trop dire ce que j'ai ressenti. Je n'étais pas vraiment fier de moi, tout comme je n'étais pas déçu. À vrai dire, cela ne m'importait pas vraiment. Je n'avais jamais demandé à passer cet examen, à devenir un ninja, tout ça, c'était l'oeuvre de mon père. Alors certes, je pensais pouvoir m'y plaire, mais... je ne savais pas trop. C'était peut-être encore un peu tôt. Enfin, ce n'est plus comme si j'avais le choix dès à présent, il allait bien falloir que j'assure.

Un matin, peu de temps après ma réussite à l'examen de l'académie, mon père vint m'informer de quelque chose d'assez... inattendu. En effet, la Nidaime Hokage m'avait convoqué dans son bureau, aujourd'hui, sans explication complémentaire. Il m'informa par ailleurs que pour cette occasion, il n'y aura pas d'entraînement aujourd'hui. C'était effectivement ce jour-là qui était celui où il m'entraînait chaque semaine. Dieu merci. Cette Hokage ne s'imaginait sans doute pas à quel point elle venait de me sauver la vie. Rien que pour ça, je pouvais déjà lui en être reconnaissant. Les entraînements avec mon père étaient absolument tout, sauf une partie de plaisir. J'avais donc une semaine de répit supplémentaire... c'est que je commence à bien aimer cette vie de ninja, tout compte fait.

Enfin, après reste à voir ce que me voulez cette femme, qui était à la tête du village. Je ne la connaissais pas personnellement, et par conséquent je ne savais pas trop à quoi m'attendre, et pourquoi elle me convoquerait dans son bureau. Peut-être pour une mission, qui serait donc ma première ? Qui sait, c'était tout à fait possible. Je me préparais donc, enfilant ma tenue habituelle afin d'aller à sa rencontre.

▬ Hm... je stresse.

C'était bien vrai ça, je ne disais pas cette phrase dans le vent. Quoique si on considère que je n'ai parlé à personne, à l'extérieur, cette phrase serait effectivement partie dans le vent. mais je m'égare, ce n'était pas là le problème. Non, c'était surtout qu'en chemin, je n'étais pas tranquille, et je me demandais ce que pouvait bien me vouloir la Hokage. Avais-je déjà fait une bêtise ? Cela m'étonnerait, mais... je ne pouvais pas vraiment savoir. La galère quoi. En marchant dans les rues de Konoha, je trifouillais je ne sais quoi avec les doigts de mes mains, en espérant faire baisser cette tension grandissante. Rien à faire. Chaque pas me rapprochant du palais était une source de stress supplémentaire. Je pouvais même sentir les moustiques dans mon corps s'agitant, réagissant à l'inquiétude qui m'habitait. C'était une sensation réellement désagréable.

C'est dans cet état que je rentrais dans le palais, jusqu'à être resté figé devant la porte de son bureau. Je ravalai ma salive, les jambes tremblant légèrement. Je restais un moment dans cette situation, sans trop savoir quoi faire. Devais-je entrer maintenant, ou prendre un peu plus le temps d'y réfléchir avant de toquer à cette porte, et de rencontrer cette femme ? Qui sait, c'était peut-être une bonne surprise qui m'y attendait ? Tout comme cela pouvait être une mauvaise. Raaaaaah... je ne savais plus trop quoi faire, quoi penser. Je n'étais quand même pas arrivé jusque devant sa porte, pour me dégonfler maintenant... si ?

Je faisais un petit pas en arrière, comme si je ressentais le besoin de souffler un peu, avant de rentrer.

▬ Du calme, du calme...

Je marmonnais devant cette satané porte. Si seulement elle pouvait s'ouvrir toute seule, ça serait moins compliqué. Quoique, non en fait. J'aurais été dans une situation embarrassante sinon.

Ce n'est seulement après que quelques minutes que je pris sur moi, et que je frappais timidement à la porte. Après quelques secondes, et dès qu'on me donna la permission, j'entrais dans le bureau dont j'avais exploré les recoins de la porte pendant plusieurs minutes. Cette dernière, je n'étais pas prêt de l'oublier, c'est moi qui vous le dit. Je vais rêver de cette porte cette nuit, ça va être palpitant. Ou pas. Toujours est-il qu'il y avait dans le bureau deux personnes, deux femmes. Bien entendu, il y avait la Hokage, celle qui m'avait convoqué, mais aussi une autre que je n'avais jamais vue.

▬ Ehm... bonjour. Je suis Aburame Ryosei, et... je... vous m'avez fait convoquer, du... du coup je... je... je suis là.

... Bah bien évidemment que je suis là ! J'ai vraiment dit ça ? Mais quel boulet que je suis. Et en plus j'ai begayé. Oh la misèèèèèèère, ça commence mal. Tant de minutes de préparation pour... ben ça ?
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Ven 11 Aoû 2017 - 0:23

Ce matin-là n’était pas un matin comme les autres. Ce matin-là, Rei ce recueilli nerveusement dans la forêt, afin d’évacuer les tensions internes qui le tourmentait. La journée s’annonçait belle, calme et agréable pour le commun des mortels, comme pour les esprits de la région. Mais malgré l’encens, la douce brise caressant le village de la feuille, le soleil réchauffant sa peau dans un confortable Yukata, il était impossible de calmer la peur inhérente à la situation.

Après tout, Rei avait menti. Il s’était annoncé comme un Senritsu souhaitant rejoindre le Pays du Feu pour défendre son idéal. Le mensonge aurait pu simplement s’arrêter-là, mais l’Hokage en personne avait visiblement repéré son profil et souhaitait le rencontrer. Les choses se compliquaient pour Rei… Si l’Hokage savait qu’il avait menti. D’ailleurs, en avait-il déjà connaissance ? Il ne pouvait point le savoir. En tous les cas, il s’interdirait de porter le nom de Mamoru, ou de faire appel à ses pouvoirs corrompus.

L’adolescent se releva lorsque l’encens fut éteint. Replaçant son Yukata, il quitta l’enceinte de la forêt pour rejoindre son petit chalet qui lui servait de maison. Prenant le soin de s’observer quelques minutes. Cérémoniel, détendu, mais élégante, son Yukata Noir dessinait un esprit dragon à fleur dans son dos, encore plus sombre que la nuit. Est-ce que cela irait pour une première rencontre ? Non, définitivement pas. Mieux fallait-il adopter une tenue plus traditionnelle de Ninja.

Repassant par la case maison, l’adolescent se déshabilla avant de prendre une douche rapide et de rejoindre sa chambre dans une tenue d’Adam. Puis, il sélectionna un T-shirt noir avec une veste blanche, et un pantalon noir ainsi que des chaussures bleu. Enfin, il enfila de nouveau son écharpe avant de sortir et d’effectuer une série de Shunshin pour rejoindre le bureau de celle qui allait potentiellement devenir sa nouvelle Maître.

Il s’avança tranquillement et s’arrêta devant la porte. Puis, il toqua et attendit patiemment jusqu’à ce qu’on lui autorise l’entrée. Enfin, il ouvrit avec de découvrir, avec une certaine surprise, qu’il était probablement le dernier attendu. L’Hokage, une belle trentenaire d’une beauté encore palpable l’attendait, assise devant son bureau, sirotant ce qui semblait être un thé, boisson préféré de Rei. Elle n’était pas la seule à goûter à ce doux breuvage : une autre charmante jeune femme, légèrement plus âgée que Rei d'un ou deux ans, avait eu la chance de se faire servir.

L’adolescent au regard de braise posa ses yeux sur les deux jeunes femmes, mémorisant leurs traits, avant de détourner son regard vers le troisième bonhomme. Sans aucun doute plus jeune que lui, ce dernier était habillé dans une sorte de combinaison verte, avec le regard craintif. Si son Tengen aurait pu lui en dire un peu plus sur la situation, il se ravisa très rapidement.

D’un ton plutôt assuré, respectueux, même si dénué d’émotions, il s’annonça.

    « Bonjour. Je m’appelle Rei… »


Mamoru Rei ? Senristu Rei ? Comment devait-il se présenter. Alors qu’il avait pris plus tôt sa décision, cette dernière lui semblait désormais beaucoup plus risquée. Mais dévoiler son mensonge maintenant semblait encore plus dangereux.

    « Senristu Rei, Genin de Konoha. Vous souhaitiez me voir, Maître Hokage ? »
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Sam 12 Aoû 2017 - 20:02

J’écoutai attentivement Nozomi, buvant quelques gorgées de thé à la mangue pendant qu’elle m’expliquait les raisons pour lesquelles elle voulait quitter le tutorat de son père. Je comprends, hein, j’ai adoré mes parents de leur vivant (oui parce qu’ils sont morts. MORTS, vous entendez ? Je suis orpheline, seule au monde. Pleurez, s’il vous plaît) mais il y a des fois où vivre, travailler, s’entraîner et respirer qu’avec eux devient une torture. Genre, exemple bidon : quand on a dû changer d’opérateur télévisuel (parce qu’on a beau être des shinobis, on est aussi téléphages et on aime rester quatre heures devant la télévision, dans le canapé, à baver comme des mollusques). Mais comme les opérateurs télévisuels sont facétieux, on a dû changer de parabole, et allez savoir pourquoi j’étais présente dans le salon à ce moment-là. Aussi talentueux shinobi était-il, mon père c’était pas Bob le Bricoleur, ce qui fait que déjà, dans l’énoncé de la demande, j’avais senti le problème poindre le bout de son nez (j’ai utilisé « facétieux » et « poindre » dans le même paragraphe, vous me devez le respect éternel). « Olala Ayumi, tu vas rester ici pendant que je vais sur le toit pour changer la parabole ». S’en est suivie une discussion hautement passionnante : « Ayumi, c’est vert ? – Non, ça clignote rouge et pas rouge. – Et là ? – Pareil. – Et là ? – Non. – Et là ? – Toujours pas. ». Là c’est le moment où tous les pères du monde se transforment en truc mi-homme mi-monstre et il hurle un truc du genre « MAIS PUTAIN C’EST QUOI CE MERDIER ? T’ES SÛRE QUE TU REGARDES AU BON ENDROIT ? » (oui parce que du coup quand ça marche pas, la faute est transposée, évidemment).

Bref, j’ai voulu me faire adopter plusieurs fois (et par quelqu’un sans télévision de préférence, du coup). J’ai longtemps travaillée sur le meilleur moyen de me faire déshériter par mes parents. On y était presque quand j’ai demandé à mes parents un piercing (j’étais jeune et insouciante) et que mon père avait cru judicieux de demander « et tu pourras accrocher tes clés dessus ou pas ? »… Mais là où j'ai le plus touché au but, c’était en achetant des souris David Copperfield, qui avaient réussi à sortir de leur cage je sais pas comment et à disparaître sans qu’aucune des portes ni aucune des fenêtres ne soient ouvertes. Du coup chaque matin j'appréhendais de retrouver Minus et Cortex électrocutés après avoir essayé de bouffer un fil électrique… Mais je ne les ai jamais retrouvées, ma mère me lançant des regards assassins pendant des mois durant, de peur que je les ai mangées et que je me transforme en souris géante ou je sais pas quoi.

« Je... Je pense que je peux encore apprendre. Pour aider le village, bien sûr. » »

Hm ? Ah oui merde, c’est vrai que j’ai une équipe à monter, moi. Non mais en vrai je l’avais écoutée, hein, je suis une femme, je sais faire deux choses à la fois, faut pas croire. Je lui souris donc affectueusement, d’un sourire presqu’enfantin.

« Je comprends parfaitement, ne t’en fais pas. Et c’est la raison pour laquelle je t’ai faite venir, d’ailleurs. Yell et Tatsuya, mes précédents élèves que tu dois sans doute connaître pour être mariés chacun à un Hayashi – dont à ton chef de clan pour la première – sont désormais expérimentés et gradés, et ils n’ont plus besoin de moi. Pas en tant que senseï permanente, en tout cas. D’où ta présence ici : je veux que tu rejoignes mon équipe. »

Pourquoi elle ? Que de raisons. La première étant qu’elle a un profil très intéressant ; la deuxième étant qu’elle semble être une élève plus que prometteuse ; la troisième est qu’elle fait partie de ceux qui ont « besoin » d’un senseï plus que d’un instructeur. La perspective d’avoir des élèves dont le seul intérêt était de leur apprendre quatre techniques et trois stratégies m’intéressait peu. J’avais besoin d’éléments intéressants, d’élèves atypiques et dont l’évolution sera des plus palpitantes à suivre. A peine Nozomi eut-elle le temps de terminer qu’on frappa une première fois à la porte, puis une seconde fois. Je souris, m’enfonçant un peu plus dans mon fauteuil. Les deux compagnons de route de l’Hayashi venaient d’arriver à quelques secondes d’intervalle.

« Asseyez-vous, je vous en prie. »

Aburame Ryosei avait un profil similaire à Nozomi : un Genin au fort potentiel mais étouffé par sa famille proche qui s’occupait de son éducation depuis l’âge le plus tendre. Pour Rei, c’était différent, mais les mystères et les facultés entourant le Senritsu me laissaient perplexes ; et j’avais envie de découvrir par moi-même qui il était réellement. Leur proposant à eux aussi une boisson, j’attendis qu’ils soient tous les trois prêts à m’écouter.

« Bien. Vous vous connaissez peut-être pas, alors pour la forme : elle c’est Hayashi Nozomi ; lui, c’est Aburame Ryosei ; lui, c’est Senritsu Rei. Et moi, je suis Yamanaka Ayumi. Et comme je l’expliquais à Nozomi juste avant, je suis votre nouvelle senseï. »

La foule est en délire, les jeunes filles s’évanouissent, les garçons se battent pour être au première loge (wow Ayu’, c’est sexiste ça, retire ça tout de suite ou j’appelle les féministes nazies de twitter et elles vont te péter la gueule). Bref, une nouvelle génération à préparer, de nouvelles perspectives et de futurs, je l’espérais, grands shinobis de la Feuille. La relève de l’équipe Tsubomi : une équipe que je prendrais sous mon aile, à qui je tiendrais la main jusqu’à ce que leur réussite leur tende les bras. Trois élèves atypiques, trois jeunes talents différents qui devront apprendre à grandir ensemble. Petit sourire en les regardant tous les trois.

« Nozomi, Ryosei, Rei... Bienvenue dans l’équipe Shoraizen. »

Trois shinobis que j’emmenais sur le chemin de l’Avenir.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Sam 12 Aoû 2017 - 23:09

Nozomi tenait nerveusement son verre entre ses doigts, attendant la réponse de l'Hokage. Aurait-elle dû ajouter autre chose ? Était-ce correct ? La réponse arriva bientôt, accompagnée d'un sourire. Et la jeune fille reprit son souffle tandis que les paroles de la Yamanaka la rassuraient. Et elle resta bouche bée face à la dernière phrase.

- « Moi... ? Votre élève ? »

Pourquoi ? Ho non ! Elle avait certainement dû faire quelque chose de mal et elle voulait l'avoir à l’œil. Pourquoi sinon s'encombrerait-elle d'elle ? Alors qu'elle pourrait la laisser à un des ses nombreux larbins ? Il paraît qu'il y en avait même un qui pouvait être appelé par un bouton sur un tiroir. Mais non, pour une raison obscure, l'Hokage avait voulu de la garder, elle, en élève. Des coups légers frappés à la porte la sortirent de ses réflexions. Et tandis qu'on entrait, elle se leva de sa chaise.

- « Bonjour. »

Il avait été lui aussi convoqué ? C'était un jeune homme, ou plutôt encore un adolescent. Il portait des vêtements amples cachant son corps, ainsi qu'une capuche. Ce qui faisait qu'on ne pouvait pas vraiment deviner ce qu'il se cachait en dessous. Mais l'on pouvait apercevoir des cheveux noirs ainsi que des yeux grenats. Il semblait aussi peu à l'aise qu'elle-même. C'était tout de même le bureau de la personne la plus importante du village... Un Aburame ? Le clan maîtrisant les insectes.

* Je me demande comment ils peuvent tenir sous la peau. Est-ce vraiment sous la peau ? Mais où, alors ? *

On frappa de nouveau à la fameuse porte. C'était un autre jeune homme, un peu plus âgé que le premier, plus grand, et plus assuré également. Il avait l'air d'être tout de même plus jeune qu'elle. Lui portait des vêtements de ninja plutôt classiques. Ses cheveux étaient de la même teinte que ses yeux. Il était pour sa part du clan Senritsu, celui maitrisant le son.

* Est-ce qu'il chante au combat pour se donner du courage ? *

Mais elle avait beau le regarder, il n'avait pas la carrure de quelqu'un qui chantait sur le champ de bataille, plutôt d'un combattant. Il se présenta respectueusement, Nozomi le salua à son tour. Puis la Yamanaka les fit s'asseoir. La jeune fille repris place sur sa chaise tandis que les deux nouveaux venus s'installaient. Et l'Hokage présenta la chose de manière officielle, nommant leurs noms et leur annonçant qu'elle était désormais leur nouvelle sensei. Ils seraient donc logiquement tous les trois dans la même équipe. Une équipe qui se nommait « chemin vers l'avenir. » Avec la hokage en sensei.... Nozomi avait du mal à en revenir.

* Quand je vais annoncer ça à père ! Lui qui pensait que jamais personne ne me choisirait en élève... Ou, non, je le laisserais mariner et découvrir tout seul...*

Ce serait bien plus drôle ! Elle le voyait déjà cracher sur ce sensei qui avait osé prendre sa fille en élève. Ainsi il dénigrerait sa kage dans son dos sans même le savoir ! Avec un peu de chance il le ferait devant quelqu'un d'important, qui, lui, saurait... Ça le remettrait bien à sa place ! Mais il ne faudrait pas que ça ait trop de conséquences, non plus...

- « Je suis ravie d'être dans votre équipe. C'est la première dont je fais partie, je n'avais jamais eu de coéquipiers, avant. »

* Mais pourquoi je raconte ça ? *


Elle baissa de nouveau la tête, son verre était réellement fascinant. Mais malgré la gène, elle ne pouvait s'empêcher de garder un sourire sur les lèvres. Elle faisait partie d'une équipe !
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Dim 13 Aoû 2017 - 0:23

Il y avait déjà un point positif : je ne ressentais pas de mauvaises ondes dans cette pièce. Au contraire, l'ambiance semblait plutôt calme et posée, chose qui me poussait à croire que ce n'était pas un règlement de compte qui m'attendait. Et de plus, une délicieuse odeur régnait dans la salle, sans doute provenait-elle de ce qui se trouvait dans leurs verres. J'ignorais cependant toujours la raison pour laquelle la Hokage m'avait fait convoquer dans son bureau. Et qui était cette autre fille, assise sur cette chaise ? Je ne comprenais pas trop à vrai dire, j'étais un ninja tout fraîchement promu, et je ne connaissais pas trop encore le fonctionnement interne du village, et donc ce que pouvait représenter une convocation dans le bureau de notre dirigeante. Cela, je n'allais sans doute pas tarder à le savoir.

Une poignée de secondes après, quelqu'un toqua à la porte de nouveau. Il s'agissait d'une seconde personne que je ne connaissais pas, un garçon au cheveux rouges. Je comprenais encore moins ce qu'il se passait dans ce bureau, avait-elle convoqué tout le village pour une fête dont elle seule avait le secret ? Ouais, quoique tout Konoha dans une pièce comme celle-ci... ce n'était peut-être pas une bonne idée. Et puis, je n'avais pas envie de participer à une fête, je me sentirais trop mal à l'aise ! Vous êtes fous vous, hein.

Un autre détail vint attirer mon attention, et me rassura un peu plus. À notre arrivée, la Hokage nous avait sourit avant de nous inviter à nous asseoir. C'était rassurant de la voir sourire... à moins qu'au contraire, ce n'était pas du tout une bonne chose. Parfois, y a des psychopathes qui sourient car leur plan fonctionne à merveille, ou qu'ils sont proches de faire un sale coup. Elle était peut-être comme ça également, qui sait ? Raaah mais pourquoi je m'imaginais ça moi, je me suis stressé encore plus pour rien. Génial.

Elle nous proposait ensuite quelque chose à boire. Instinctivement, mon choix se porta sur la même boisson qu'eux. Pourquoi ça ? Ben... à vrai dire, je n'osais pas trop demander autre chose. Je trouvais ça un peu plus poli que de demander autre chose, ne serait-ce que pour ne pas déranger inutilement la Hokage. C'était peut-être débile, mais c'est comme ça que je voyais les choses. Et puis... comme dit, cela sentait délicieusement bon. Rien que pour mon propre plaisir personnel, je voulais bien en boire aussi.

▬ Je... j'aimerais bien de votre thé glacé, aussi s'il vous plaît.

J'avais encore un tout petit peu bégayer en parlant, mais il y avait tout de même un net progrès. J'étais plus que fier de moi, haha.

Nous étions donc installés devant son bureau, alors que je sirotais tranquillement ma boisson, tendu en attendant d'en savoir un peu plus sur ce qui nous attendait. Elle prit finalement la parole, afin de nous présenter mutuellement, ainsi qu'elle. Je connaissais son nom, célébrité oblige (et puis, si je ne connaissais pas son nom alors qu'elle est la Hokage, ça craindrait un peu non ? puis, elle risquait de mal le prendre, alors ouais au cas où ce n'est peut-être pas plus mal qu'elle fasse une petite piqûre de rappel). Concernant les deux autres, leurs noms étaient Hayashi Nozomi, et Senritsu Rei. Pour le second, je l'avais entendu se présenter, contrairement à la première qui était déjà là à mon arrivée.

La phrase qu'elle prononça juste après eut, cependant, un peu plus de mal à passer. Elle disait être notre nouvelle sensei. Ah, notre nouvelle sensei, ok... ATTENDS QUOI ?! Elle venait réellement de nous dire ça là ? En entendant ça, j'avais manqué m'étouffer en buvant une gorgée de ce thé glacé à la mangue. Je ne m'y attendais... absolument pas ? Non, c'était très certainement une mauvaise blague. Haha, j'avoue j'y ai cru, c'était marrant, allez c'est pour quelle raison qu'on est venu ? Non mais... vraiment en fait ? C'est que ça avait l'air sérieux.

Non, vous ne rêvez pas, ma tête était bien en surchauffe suite à cette annonce. Je n'en revenais juste pas en fait. Pourquoi la Hokage, la personne la plus influente du village, et la plus forte de toutes, voudrait quelqu'un comme moi en élève ? Cela n'avait tout simplement pas de sens, je ne méritais pas un tel honneur. Je n'ai jamais brillé dans n'importe quel art ninja, tout comme je n'étais pas taillé pour en être un tout court, alors... pourquoi ? La réponse m'échappait encore.

Elle avait cependant l'air sincère, bien que je ne prétendais pas pouvoir lire dans sa tête afin de la comprendre. Par contre, elle le pouvait sans doute, toujours plus rassurant ça, tiens. Elle continua lorsqu'elle nous annonça que nous étions les bienvenus dans l'équipe Shoraizen (je ne sais pas pourquoi, mais j'aime déjà ♥), qu'elle allait diriger. Je ne savais pas vraiment quoi en penser. J'étais surpris, craintif quant au fait de ne pas être à la hauteur, mais aussi... vachement ému. Je ne pensais pas qu'une telle aubaine allait pouvoir me tomber dessus, et aussi rapidement. Être l'élève de la Hokage... voilà qui pourrait, à l'avenir, régler beaucoup de mes soucis, et qui pouvait très certainement me pousser vers le haut.

Nozomi fut la première à prendre la parole ensuite, elle qui était visiblement déjà au courant de cela avant que l'on arrive. Elle disait être ravie d'être dans notre équipe, et c'était apparemment sa première. Tout comme moi. Sur ce point, nous étions pareils. Cependant, pour ma part, c'était compliqué de décrire ce que je ressentais. Il y avait beaucoup trop d'émotions qui se mélangeaient, après tout. Mon visage se tournait successivement, afin de regarder les trois personnes qui étaient maintenant dans ma nouvelle équipe.

▬ Euh, je... enfin vous... je... ehm je veux dire que... je... euh... je ne sais pas quoi dire...

... Je ne sais pas quoi dire ? Mais bordel, dire que j'étais fier de moi quand j'avais limité les bégaiements la dernière fois que j'ai pris la parole, là c'est une catastrophe ! Non mais de quoi j'ai l'air maintenant ? Elle allait peut-être me virer de l'équipe ? Non, quand même pas... si ? Je ne sais pas. J'en avais marre de ne pas savoir aussi, rah !

Je continuais donc de regarder tout autour de moi, les trois têtes qui m'entouraient. Que dire, que faire. Je me tortillais les doigts sous l'angoisse, avant de reprendre timidement la parole, tout en étant un peu moins brouillon. Un peu.

▬ Merci, c'est... c'est un honneur. Mais, pourquoi nous avoir choisi... nous ? Enfin, si ce n'est pas indiscret hein, ce n'est pas que je remets en cause votre choix, au contraire... mais... je me demandais juste, et... et... voilà.

Qu'on m'enterre s'il vous plaît. Je n'en peux plus de moi, j'ai envie de mourir avant de me faire jarter de ce bureau à cause de... bah de moi en fait. Help.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Dim 13 Aoû 2017 - 2:07

Rei entra dans le bureau et prit place comme la Nidaime Hokage le lui avait demandé. Assis à la gauche du bureau, Ryosei au milieu et Nozomi à la droite, il apprécia l’attention de l’Hokage, avant d’adresser un sourire de courtoisie.

    « La même chose que vous, merci. »


La voix était un peu plus chaleureuse, mais comme à son habitude, une phrase courte et efficace. Après avoir bu une gorgée du succulent breuvage (Après tout, notre Hokage méritait le meilleur), la maîtresse des lieux annonça que nous étions sa nouvelle équipe. Rei se figea pendant un instant : c’était mauvais ! Certes, la Nidaime ne méritait que la crème de la crème, mais de là à le choisir dans son équipe, il y avait un gouffre.

Shoraizen… Le chemin de l’avenir ? Il fallait dire que le nom plaisait à Rei, et que ce qui semblait être sa nouvelle coéquipière était ravie. Le garçon lui, semblait terriblement nerveux à en perdre ses moyens. Rei tourna la tête en l’observant longuement, et il n’y avait pas de doute : il était terrifié ! Envahi par ses propres démons que formait l’angoisse, l’adolescent ne réussit pas à se contenir plus longtemps. Certes, cela n’avait pas lieu d’être en ce moment précis, mais il préférait écouter son cœur que de laisser une personne en proie à la noirceur gâchant cet instant qui se devait être heureux, lumineux. Pour lui.

Il déplaça ensuite son regard vers l’Hokage, prenant la parole.

    « Merci pour cet honneur, Maître Hokage. Mais avant d’offrir ma réponse, je me dois de faire quelque chose. Je m’excuse si cela vous importune. »


L’adolescent aux cheveux rouges posa sa main dans sa sacoche avant d’y sortir un bel ocarina. En bois clair, taillé avec précision, son regard se tourna vers Ryosei. Puis, il déposa ses lèvres sur le bec de l’instrument, avant de jouer une petite mélodie. Calme, douce, accueillante, chaleureuse, cette dernière apaisait la nervosité et calmait les esprits, sans pour autant brider le bonheur que l’on pouvait ressentir. Il observait attentivement l’effet de la musique sur le garçon à côté de lui, et s’arrêta une fois qu’il fut bien plus calme et qu’il put afficher une mine en paix, heureuse.


Une fois qu’il eut terminé, il rangea son ocarina, adressant au passage un sourire rassurant à l’Aburame. Ensuite, il inclina la tête et légèrement le torse en direction de l’Hokage, en signe de respect et de pardon.

    « C’est un honneur pour moi de savoir que vous voyez en ma personne quelqu’un méritant de suivre vos pas pour espérer recevoir votre héritage, Hokage-sama. Néanmoins, même si je suis curieux de savoir ce qui vous mène à le penser, je doute être digne de votre enseignement. Je ne mérite pas d’emprumter les chemins de l’avenir, et je ne puis me résoudre à choisir de le faire. »


Il disait cela avec une pointe d’amertume dans sa voix. Non, il ne méritait pas d’être son élève : il lui mentait. Il était un tricheur… Et les tricheurs n’avaient pas droit d’être récompensé. S'il voulait rejoindre le chemin de l’avenir, il devait d’abord en gagner le droit de l’emprunter. Récupérant sa boisson, il l’amena jusqu’à ses lèvres, écoutant attentivement la réponse de la dirigeant du village de la feuille.

HS Mais...:
 
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Lun 14 Aoû 2017 - 17:22

Et maintenant, mesdames et messieurs, et VOUS les enfants, Disney Stars on parade (oui cette annonce hante encore mes nuits. Sérieux ? Et VOUS les enfants ? Brrrr) ! Avec en vedette, la timide princesse que tout le monde convoite mais que personne ne réussit à convaincre ; le jeune paysan timide qui finira sans doute par sauver le monde ; et l’homme étrange qui se met à chanter et à faire de la musique sans aucune raison ; mais genre le mec a sorti en ocarina tranquilou pilou, hein, en mode Marcel et son orchestre. J’haussai un sourcil, je clignai des yeux un instant, pris mon inspiration puis… ne dis rien. Il y a des moments où c’est dur d’enchaîner, quand même.

« Ouais enfin… Ne vous emballez pas trop vite non plus. »

J’allais sans doute faire paniquer les deux premiers et faire jouer au dernier le prélude et fugue en do mineur de Bach, mais qu’importait. En affichant un léger sourire, je m’enfonçai dans le fauteuil, croisant les jambes et les bras.


« Ce n’est pas un cadeau que je vous fais. D’ailleurs rien n’est encore sûr : je vous ai présélectionnés tous les trois, mais votre présence dans Shoraizen n’est pas encore actée. Je ne vous ferais pas l’affront de vous faire croire que vous allez devoir vous battre entre vous pour savoir lesquels je garde, non. J’ai besoin de trois élèves, et vous trois pouvez rester si vous réussissez la première épreuve que je vais vous soumettre. »

La pièce s’emplit de tension, comme si une musique dramatique était en train d’être jouée (bon j’ai vérifié, il avait pas son ocarina à la bouche… on sait jamais maintenant).

« Car que je le veuille ou non, être mon élève n’est pas être un élève parmi les tas d’autres. Vous serez exposés, on vous atteindra vous dans le but de m’atteindre moi. Vous serez jalousés, brimés, moqués. On ne vous fera aucun cadeau, en pensant que moi je vous en fais déjà assez. Ce qui ne sera absolument pas le cas. Vous m’adulerez, puis vous me détesterez, puis vous m’aimerez, et enfin vous aurez envie de me tuer. Parfois les quatre en même temps. J’ai besoin de savoir que les trois élèves que j’éduque son guidés par la volonté du feu et qu’ils défendront coûte que coûte les valeurs prônées par Konoha. Si vous ne faites pas l’affaire, vous rentrerez chez vous et je vous confierais à quelqu’un d’autre. Suis-je claire ? »

J’haussai un sourcil, attendant leur réaction. J’arborai un air des plus austères, plus pour leur mettre la pression qu’autre chose, bien que tout ce que je venais de dire était vrai. Tatsuya m’avait détesté ; Yell m’avait adoré. Pourtant, l’un comme l’autre étaient devenus des shinobis émérites du village. J’avais les mêmes projets pour les trois devant moi.

« J’espère que vous êtes prêts, car ce premier test est sans doute le plus compliqué que vous aurez à subir en ma compagnie. Si vous y survivez, vous serez parés à tout. »

« Olala Ayumi, mais de quel genre de test parles-tu ? Quel suspens, quel sens du dramatique, quel talent dans la pression, quelles prouesses dans le stress ! Nous sommes subjugués par ton talent sans faille ! ». Roooh, arrêtez ça tout de suite, bande de flatteurs, ce n’est rien. Yell a passé le même il y a quelques années. Elle est encore vivante… elle. Mais j’avais pas trois élèves à la base, moi… ?

Léger sourire, m’avançant vers le bureau. Je suis sûre qu’ils s’attendaient à devoir aller se battre en forêt. Amateurs.

« Bien. Le premier test est... »

Roulement de tambour. Je sais que vous aussi vous n’en pouvez plus.

« Un entretien. »


… Oui, tout ça pour ça. Oh faites pas genre vous êtes déçus, vous me connaissez à force, vous vous doutez que j’ai pas monté la sauce autant pour un truc de fou furieux, hein. La chute était tellement évidente que j’avais déjà prévu mes tapis de sol pour l’amortir.

« Je vous pose à chacun une situation. Vous avez une minute pour y réfléchir, et pour me donner la réponse à la question que je pose. »

Alors attention, hein, vous vous doutez aussi que je ne vais pas leur demander ce qu’ils ont mangé ce matin. Vous connaissez sans doute ce que sont des dilemmes moraux ? Non ? Et bien c’est un truc de prof, destiné à tester les élèves (véridique). Le but est de présenter des situations où l’issue, quelle qu’elle soit, présente autant d’inconvénient que son opposé. Des situations où il n’y a pas de bonne réponse, en soi. Voyons comment ils vont se débrouiller avec ça.


« Nozomi. Un terroriste a posé des bombes partout dans un village – que ce soit Konoha ou non, ça n’a peu d’importance : sache juste qu’elles vont exploser sous peu et que le terroriste refuse de parler, même sous la torture, et que les bombes tueraient des centaines d’innocents. Le seul moyen qu’il reste serait peut-être de torturer sa femme et son enfant en bas âge, totalement innocents, pour le faire parler. Est-ce que tu tortures une femme et son enfant en bas âge innocents pour lui faire dire potentiellement où se trouvent les bombes et ainsi sauver une centaine de personnes de l’explosion ?

Ryosei. A la suite de l’effondrement d’un bâtiment, ton équipe et toi êtes envoyés sur les lieux en mission officielle pour sauver le plus de personnes possibles. Vous vous séparez, et vous arrivez sous de larges décombres en dessous desquels vous trouvez ton grand amour et un autre homme : au vu du regard de celui-ci quand vous arrivez, tu comprends rapidement qu’il s’agit de son amant. Rapide examen des blessures : ta femme est très grièvement blessée, au point que la sortir des décombres n’assure pas du tout sa survie ; l’homme à ses côtés saigne abondamment mais son pronostic vital ne sera engagé que si tu ne le sors pas de là immédiatement. Quoiqu’il arrive, en sauver un tuera l’autre, et tu ne peux en sauver qu’un seul. Que fais-tu, sachant que tu es envoyée là en mission officielle, je le rappelle ?

Rei. Tu es père de famille, et tu es le seul à pouvoir t’occuper d’elle, que ce soit financièrement ou même quotidiennement. Alors que tu t’entraînes dans les bois, en compagnie de plusieurs autres shinobis, à un endroit pas du tout conçu pour mais qui présente des avantages pour l’entraînement, vos kunaïs se perdent dans les buissons et vous entendez crier. Vous accourez et vous voyez le corps d’une personne, morte, un kunaï planté dans le corps. Vous reconnaissez immédiatement le vôtre mais, étrangement, l’un de vos camarades est persuadé que c’est lui et commence à pleurer. Le coupable, s’étant entraîné dans une zone interdite, risque de perdre son statut – et donc son revenu financier – et risque même la prison : mais tu as un coupable tout désigné, persuadé que c’est lui qui a tué cette personne. Sachant qu'aucune enquête ne serait ouverte si l'autre se dénonce, qu’est-ce que tu ferais ?
»

Top. Une minute avant leurs réponses… qui s’avéreront, j’en suis sûre, très intéressantes…




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Mar 15 Aoû 2017 - 16:51

L' Aburame s’avérait être encore moins sûr de lui que Nozomi. Mais il parvint tout de même à demander à son tour pourquoi les avoir choisis, eux. Un bel effort de sa part. Le second, quant à lui, se permit de ne pas « donner sa réponse de suite ». Avait-il vraiment cru qu'il avait le choix ? Il s’agissait de l'Hokage ! Il sorti un instrument de son sac avant de se mettre à... Jouer de la musique. Oui, en pleine entrevue avec le kage.

* Est-il sérieux ? Quel total manque de respect ! *

Elle jeta un coup d’œil vers celle qui avait annoncé être leur sensei afin d'observer sa réaction. Elle paraissait également décontenancée mais ne disait rien. La musique adoucissait cependant les mœurs et cela était d’autant plus vrai en cet instant. L'Aburame semblait se détendre. Cela avait eu un effet apaisant. Nozomi fronça les sourcils malgré elle.

* Jusqu'à quel point peut-il contrôler les gens de cette façon ? Et leurs sentiments ? Hors de question qu'il utilise ça sur moi ! *

Elle avait longtemps cru que les Yamanaka et leur pouvoir permettant de violer les esprits et pensées était l'une des pires choses au monde. Heureusement, ils étaient du même côté. Mais là, c'était également inquiétant. Est-ce qu'il pouvait ordonner aux gens de faire des choses pour lui de cette manière ? Celle qui les avait fait convoquer prit de nouveau la parole et mit fin à ses pensées. Ainsi qu'à leur engouement. Nozomi écouta la suite avec attention. Il était vrai qu'à être proche d'elle, ils seraient ainsi exposés. Aux jalousies, aux ennemis. Mais ça permettrait aussi de s’entraîner aux côtés d'une Yamanaka, l'un des plus forts du village. D'améliorer ainsi son esprit.

La femme poursuivait. Ainsi il leur restait un test à passer avant d'être admis. Un test psychologique. Peu étonnant venant d'un Yamanaka. Lirait-elle leurs pensées pendant qu'ils donneraient leurs verdict ? Afin de savoir s'ils pensaient vraiment ce qu'ils diraient ? Peu importe, il lui fallait écouter attentivement. La première question posée était pour elle-même. Il s'agissait d'une situation délicate.


* J'améliore mes compétences de torture.*

Mais ce n'était certainement pas la réponse que l'on attendait d'elle. Elle écouta également les questions posées à ses – possibles – futurs coéquipiers afin de comprendre leurs réponses. Puis elle réfléchit durant la minute qui lui avait été attribuée. Non pas pour la réponse – qui était toute trouvée – mais pour trouver comment la formuler, de la façon la plus correcte possible. Et également s'imaginer quelle serait celle attendue par le chef d'un village. Puis finalement à la fin de la minute, elle prit une gorgée de thé glacé avant de prendre la parole :

- « Hé bien... Oui. »

Elle observa vaguement leurs réactions avant de poursuivre.

- « Comme vous l'avez dit plus tôt, Hokage-sama : l'être humain n'hésite pas à passer par des moyens détournés pour atteindre son but. Et dans ce cas il s'agit de sauver des centaines voire des milliers d’innocents. Alors oui j'imagine que je menacerais la vie du jeune enfant devant ses parents. Pourquoi l'enfant plutôt que la femme ? C'est simple : si la femme est vraiment innocente elle suppliera son amant de lâcher les informations pour ne pas que son enfant soit blessé. En voyant l'état de son mari, elle s'imaginera très bien ce qui l'attendra. Même la plus douce des femmes devient une louve enragée quand on menace son enfant. L'enfant lui ne se souviendra de rien, il est beaucoup trop jeune pour cela. Et l'homme aura alors deux choix : perdre les deux personnes qu'il aime le plus au monde, ou échouer dans sa mission. En sachant que s'ils survivent à cela, sa femme le haïra et poussera certainement leur enfant à faire de même. »

Nozomi reprit une gorgée de thé, pour se donner contenance après avoir accaparé toute l'attention, réfléchir à la suite de son explication et faire partir cette boule dans sa gorge. Elle n'avait pas l'habitude qu'autant de personnes l'écoutent aussi attentivement et c'était vraiment stressant.

- « Je... J'imagine qu'il faudrait être plus persuasif si la simple menace ne fonctionne pas. Je... Blesserais alors le bébé... Quelque chose d'impressionnant, qui ne mette pas sa vie en danger, mais qui fasse paniquer ses parents. Rien que je ne puisse pas soigner par la suite. Beaucoup de sang, ou bien de douleur... Ou autre chose...Il y a plein de possibilités... »

Elle s'arrêta, ayant l'impression d'avoir dit quelque chose d'incorrect.

* Plein de possibilités, hein ? N'importe quoi !*

- « Et puis... Même sans cela... La femme a bien le droit de savoir ce que fait son mari, de le fuir pour se protéger elle ainsi que son enfant. De savoir qui il est réellement. Que l'ennemi n'est pas celui qui menace son enfant pour en sauver des centaines d'autres, mais lui... »


Son regard parcourut brièvement les visages des autres personnes dans la pièce, puis elle continua d'une voix encore moins assurée.

- « Voilà mon... Raisonnement... »

* Quant à savoir ce qu'il advient d'eux, c'est aux gradés d'en décider.*


C'était au tour des deux autres désormais, elle avait bien assez parlé. Elle prit une grande inspiration quand la voix d'un autre se fit entendre. Elle en avait terminé. Et écouta attentivement ce qu'il se disait, une nouvelle fois.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Mar 15 Aoû 2017 - 21:38

Je ne me sentais définitivement pas très bien. Alors certes, j'étais content d'apprendre que la Hokage en personne allait être ma sensei, mais à la fois terrifié à l'idée de ne pas être du tout à la hauteur. Elle se méprenait sans doute sur moi, pensant que je pourrais faire un bon élève, ce qui n'était sans doute pas le cas. De plus, je me détestais de bafouiller autant à chaque fois que je prenais la parole, je ne faisais que me ridiculiser de plus en plus, et c'était assez embarrassant. J'avais comme l'impression de n'être absolument pas à ma place ici. Et le pire, c'est que je ne pensais vraiment pas avoir tort.

Sans doute en constatant que ça n'allait pas trop de mon côté, le garçon aux cheveux rouges qui était l'un de mes nouveaux coéquipiers prit l'initiative de sortir un instrument de musique de sa sacoche, et en joua un air. Il était donc musicien (tiens, ça me dit quelque chose) ? Intéressant. Comme captivé par cet air, je l'écoutais tranquillement en silence. La mélodie était apaisante, et faisait son effet. J'en aurais presque oublié la situation gênante dans laquelle je m'étais trouvé, c'était vraiment agréable. Je le regardais jouer, lui souriant timidement une fois terminé. Il est vrai que nous étions dans le bureau du Hokage, et que cela ne pouvait sans doute pas durer encore plus longtemps, mais j'ai été touché de l'initiative, alors que rien ne l'obligeait.

▬ Merci...

Je l'avais remercié sincèrement, avec une petite voix, un peu gêné. Cela allait quand même mieux, j'avais retrouvé un peu mon calme. J'étais toujours stressé à cause de cette entrevue avec la Hokage, ainsi que ce qu'elle venait de nous annoncer, mais c'était rien comparé à auparavant. Pour cela, je pouvais lui en être reconnaissant.

On s'exprimait donc chacun nos réactions suite à l'annonce de notre nouvelle sensei, chacun à notre tour. Que ce soit de la joie, ou des doutes, tout était exprimé, et on attendait les réponses de la Yamanaka qui allait nous prendre en charge. Vraiment ? Pas si vite, nous n'y étions pas encore, visiblement. Curieux suite à la nouvelle réplique de la Hokage, elle nous demanda de ne pas nous emballer trop vite. Je restais silencieux, tout en l'écoutant attentivement. Elle parlait d'une épreuve, une épreuve que l'on devait réussir afin de pouvoir devenir ses élèves. Une épreuve, hein... je n'étais pas du tout rassuré.

Dans un sens, je craignais vraiment échouer. Il n'y avait qu'à voir la multitude d'entraînements que me forçait à faire mon père : je n'en réussissais aucun. À chaque fois, c'était un échec cuisant. Qu'est-ce qui me disait que j'allais donc réussir l'épreuve de la Hokage en personne ? Je craignais le pire. Cependant dans un autre sens, si je réussis cette épreuve, j'aurais prouvé que j'avais ma place ici, et même moi-même je ne pourrais rien y redire. Ce n'était peut-être pas plus mal...

Je serrais machinalement les poings, attendant la suite. À la fois curieux, inquiet, mais aussi un peu déterminé, je voulais en apprendre plus cette épreuve, et si possible la réussir. Elle nous expliqua alors ce qui la menait à nous poser une épreuve, et ça se tenait, bien que je ne l'avais même pas envisagé. Être l'élève du Hokage en personne, ce n'était pas anodin, et le jugement de certains à notre égard serait bien plus présent. Il est vrai que je peux comprendre qu'un bon Genin pourrait ne pas comprendre le fait que moi, un ninja médiocre, puisse être l'élève d'une personne aussi affluente. J'aurais sans doute à faire à de nombreux cas de jalousie, de reproches, etc. Après, cela valait le coup...

Elle nous annonça donc que cette épreuve allait être un entretien. Attendez... tout ça pour ça ? Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus épique. Bien qu'un entretien pouvait très certainement vite me faire perdre mes moyens... ah merde, c'est pas si gagné que ça. Tout allait dépendre du contenu de cet entretien, et... je n'allais pas être déçu. Elle nous présenta des situations dans lesquelles on pourrait se retrouver en situation réelle, et nous mettait face à un dilemme bien ardu. Pour tous les trois, la situation différait, mais la difficulté du choix à prendre était de taille.

Elle nous laissa une minute pour réfléchir à chacun, ce qui renforçait ce sentiment d'oppression dans lequel ce dilemme me mettait. Comment répondre, que choisir ? Y avait-il seulement un choix qui se valait le plus qu'un autre ? J'étais complètement perdu.

La minute d'attente passée, ce fut Nozomi qui prit la parole en première, et exposa son choix. Elle aussi avait eu à faire à un choix difficile, mais elle était parvenue à raisonner et faire son choix. À l'entendre, c'était assez surprenant le choix qu'elle avait pris. Ce n'était peut-être pas très moral, mais c'était, selon elle, le mieux à faire pour sauver toutes ces vies. Je ne savais pas trop quoi en penser, qu'aurais-je fait à sa place ? Je ne sais même pas si j'aurais été capable de faire quoique ce soit. Je ne pouvais pas vraiment juger.

Sans vraiment comprendre au départ, je me sentais tout à coup assez mal à l'aise, comme si de mauvaises ondes se propageaient dans l'atmosphère. Et ce n'est qu'après avoir été interpellé par le bruit d'un verre explosant, que je compris d'où cela venait. À côté de moi, il y avait Rei qui semblait hors de lui, et fixait assez... méchamment Nozomi. Une légère lueur rouge illuminaient ses yeux. Il n'était... plus du tout rassurant celui-là. Il y a encore quelques minutes, il s'était montré vraiment gentil et attentionné, et maintenant il me semblait assez instable. Si je ne risquais pas de le froisser, j'aurais bien décalé ma chaise un peu plus vers Nozomi, au cas où. Je n'étais pas du tout tranquille là... haha.

▬ Ça... ça va ?

Il ne disait rien, pour l'instant. Je ne savais pas trop où me placer, mais... il y avait quand même plus important actuellement. Je devais, à mon tour, donner une réponse à la Hokage. Une réponse qui lui conviendra... ou non. J'étais face à un choix assez cornélien. Sous des décombres se trouvaient ma femme, ainsi qu'un homme qui était visiblement son amant. Les deux grièvement blessés, ma femme le serait encore plus. Si je la sortais de là, son amant mourra, mais rien ne m'assurait qu'elle survivrait elle également. Si je sauvais son amant, ma femme mourra, mais lui vivra. Que faire dans ce genre de situation ? C'était... c'était donc ça qui m'attendait en devenant ninja ? Je ravalais ma salive, très anxieux à l'idée de faire un jour face à une telle situation. Je le savais que je n'étais pas taillé pour devenir un ninja...

Cependant, je devais lui donner une réponse. Que ferais-je dans cette situation, en toute honnêteté ? Je pensais savoir ça... je pris une grande inspiration, avant de prendre mon courage à deux mains, et de m'exprimer à mon tour.

▬ Hm... pour être tout à fait honnête avec vous, je... je pense que je serais incapable de faire un tel choix, j'en suis désolé...

Je soupirais doucement, avant de reprendre, afin de lui expliquer pourquoi je ne serai pas capable de lui donner une réponse entre l'homme et la femme.

▬ Même si elle est ma femme, et lui son amant, tout ceci n'a pas d'importance dans une telle situation. Ils sont avant tout deux humains, qu'importe ce qu'ils ont pu faire, et qui ils sont... ils sont deux personnes que je suis censé sauver, dans le cadre de ma mission, ou juste parce que c'est mon devoir. C'est pour ça que je ne saurais pas me résoudre à choisir entre les deux. Qui suis-je pour décider entre qui doit vivre, et qui doit mourir ? Je n'ai pas ce droit... personne ne devrait l'avoir... donc si ma mission est de sauver le plus de gens possible, alors je suppose que je devrais essayer de les sauver tous les deux... au... au risque de les perdre tous les deux, et donc d'échouer...

Je ne savais pas vraiment ce qu'elle attendait comme réponse, mais je pensais que ne pas lui donner une réponse entre les deux risquait de me porter préjudice. Cependant, je me devais d'être honnête avec moi-même, et avec elle. Dans une telle situation, j'aurais été tout bonnement incapable de choisir entre qui devait vivre, et qui devait mourir. Je m'enfonçais dans mon siège, gêné, sachant que j'avais sans doute pas vraiment donné la réponse attendue.

▬ Je suppose que la logique voudrait que je sauve en priorité l'homme, qui est assuré de survivre si je le sors de là, mais... je n'en serais tout simplement pas capable, Hokage-sama. Je ne pourrais pas supporter l'idée d'avoir scellé le destin de l'un d'entre eux, en le laissant sous les décombres. Je m'en voudrais toute ma vie. C'est pourquoi, même si les chances sont minces, voire inexistantes... je pense que je ferai ce que je peux pour essayer de les sauver tous les deux.

Oui, enfin... reste à voir après sur le terrain si je trouve le courage d'aller les chercher sous les décombres. Et ça, c'est encore une autre affaire, mais là ce n'était pas la question. Dans tous les cas, je n'étais pas vraiment satisfait de ma réponse. Même si c'était très compliqué, Nozomi avait réussi à choisir, contrairement à moi. Ce qu'il voulait sans doute dire qu'elle était, elle, bien plus qualifiée que moi pour devenir son élève. Face à une situation compliquée, elle saurait faire face mieux que moi aux difficultés de ce genre.

C'était donc ça la vie d'un ninja... ? C'était encore plus dur que ce que je pensais. Je le savais que je n'aurais jamais du en devenir un.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Mer 16 Aoû 2017 - 2:44

Au final, l’Hokage n’avait pas vraiment fait de vague. Malgré son air dur, elle semblait plutôt ouverte aux différentes pratiques. Chez les Senritsu, il était coutume que de laisser une mélodie purifier une atmosphère de sa lourdeur. Cela permettait une pause dans la tension présente, qui ne tarda pas à s’accentuer. Le remerciement de l’Aburame lui laissa afficher un sourire doux, avant qu’il ne fixe de nouveau l’Hokage.

Les dires de la nidaime changeait drastiquement la donne. Rei préférait être mis en test, car la légitimité n’en serait que plus forte. Et puis, cela voulait aussi dire qu’il aurait eu cette place par la juste évaluation, et non pas par un simple repérage de dossier. Et son petit speech sur la difficulté de la tâche d’être son élève le motivait encore plus. Là, il allait pouvoir prouver sa véritable valeur, et peut-être ré-équilibrer son âme au passage. D’autant plus que la nature de l’entretien, qui permettait à chacun de pouvoir passer sans risque d’éliminer l’autre, plaisait énormément à l’adolescent. Décidement, cette Hokage ne cessait de marquer des points.

Alors que les deux autres dilemmes lui semblaient assez faciles, le sien le laissa dans un choix cornélien. Il n’y réponse logique, ni illogique… Il était alors complexe de choisir, car les deux choix qui s’imposaient étaient louables et… Punissable par la justice divine ou humaine. Laisser son compagnon être accusé lui permettait de continuer à nourrir sa famille, mais à quel prix ? La culpabilité de toute une vie. Irrémédiablement, les Dieux lui feraient payer son mauvais karma. L’injustice de la situation allait le poursuivre tout le reste de son existence.

Mais assumer sa faute condamnait en même temps sa famille. Il fallait donc à la fois ménager la chèvre et le chou. Mais devait-il privilégier l’urgence présente, c’est-à-dire nourrir sa famille, au futur plus ou moins loin qui le confronterai à la culpabilité ? De plus, cet homme, n’avait-il pas lui aussi des bouches à nourrir ? La décision semblait couler de source, même si elle était difficile à avaler.

Mais ce fut la réponse de l’Hayashi qui fut le plus difficile à avaler. Rei tourna la tête, l’air profondément choqué, et atteint, du raisonnement qu’avait eu Nozomi. Comment une file comme elle pouvait envisager de torturer réellement des personnes innocentes ?! N’avait-elle aucune considération pour son âme ? Est-ce que la fin justifiait vraiment les moyens ? Comment pouvait-on privilégier la voie de la facilité qui impliquait la torture d’innocent au lieu de chercher une autre alternative ?

Rei fusilla du regard Nozomi, si bien que son chakra n’arrêtait pas d’osciller. Ses yeux luisaient faiblement en clignotant, passant d’un rouge profond, habituel, à un rouge vermeil, mystique, intense, tandis que l’atmosphère se refroidissait, semblable à une pièce hanté par une entité. Les yeux du Shinobi devenaient une véritable porte des enfers regardant avec avidité l’âme de l’Hayashi, qu’elle absorberait tôt ou tard si elle continuait de cheminer sur un chemin pareil.

Mais son chakra fit un bond monstrueux, libérant une aura maléfique intense, lorsqu’elle envisageait très sérieusement de verser le sang d’un enfant innocent sans conséquence. Il ne se souviendrait pas ? Mais elle, elle s’en souviendrait ! Et son âme aussi ! Faire rougir le sang d’un enfant était un crime à la limite de l’impardonnable. Si les Dieux étaient miséricordieux, ils n’étaient que peu enclins à pardonner un tel acte. N’avait-elle donc aucune considération ?! Une âme pouvait être sacrifiée pour en sauver deux ?!

La colère fut si intense que son poing brisa la tasse de thé dans ses mains. Rei ne quitta pas d’un seul instant le regard de Nozomi, essayant de maîtriser son Tengen qui ne cessait de vouloir s’activer pour montrer les nombreuses âmes en peine errante dans ce monde, leurs larmes et leurs cris, que lui devait surmonter pour avoir l’espoir de les libérer de la souffrance les maintenant sur terre. Si sa réponse était ignoble, si la fin justifiait les moyens, alors Rei serait sans pitié.

Il sortit de cette torpeur meurtrière quand l’Aburame l’interpella. Rei resta silencieux, regardant sa main blessé et écoutant la réponse de l’autre Shinobi. Ses yeux avaient cessé de clignoter, son chakra était redevenu stable, et ne laissait plus rien transparaître. Il était redevenu un être de marbre, au chakra d’une neutralité bienveillante, et imperturbable.

La réponse de l’Aburame était déjà plus innocente, même si elle manquait de pragmatisme. Il n’arrivait pas à choisir ? Il essayerait de sauver les deux âmes ? Peut-être était-ce là une solution un peu trop utopiste, mais au moins animé par de bonnes intentions. Lorsque ce fut son tour, Rei annonça sèchement.

« Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Vous êtes juste en train de nous tester en nous imposant une situation qui aura irrémédiablement des conséquences négatives. Cela vous permettrez aussi de prévoir nos réactions dans des situations critiques. »

Son regard fixa froidement la Nidaime Hokage.

« Dans ce genre de dilemme, il faut donc mettre de côté les conséquences directes et envisager en regardant sur le long terme. J’ai effectivement une famille à nourrir, mais peut-être que lui aussi ? »

Il secoua la tête.

« L’égoïsme ou le mensonge obscurcit la vie, et n’engendre que les ténèbres. Pour ma part, je me dénoncerai. Je me rendrai à la justice et serais puni de mon crime, de mon erreur. Si je ne le fais pas, alors la culpabilité d’avoir enfermé quelqu’un d’innocent me poursuivra pour le restant de mes jours. Et quel père je ferais si je ne le fais pas ? Est-ce que ma femme m’aimerait autant si je devenais un lâche et un menteur ? »

Il prit une pause.

« Vu que je me suis dénoncé, je compterais sur la reconnaissance de cet homme pour lui demander de prendre en charge ma famille le temps que la situation se décante. Ma femme pourra alors trouver un travail, et subvenir à son tour à ses besoins et aux besoins de notre enfant. La situation serait moins confortable qu’auparavant, mais le cercle serait plus vertueux, car l’homme pourrait devenir un soutien certains durant le procès, et pour ma famille en cas de coup dur. Le temps du procès nous permettra d’envisager d’autres possibilités pour subvenir d’une autre manière aux besoins de ma famille. »

Le regard de Rei était stable, son ton était posé, ferme. Il s’agissait là d’une volonté cristalline, aussi résistante et claire que le diamant. Toutefois, la hargne était toujours présente dans ses yeux. Serrant son poing ensanglanté pour revivifier la douleur, il annonça sèchement.

« Maintenant, je ne suis pas sûr que mon choix s’applique à des êtres se focalisant sur la facilité, jusqu’à être prêt à verser le sang d’innocents, même si ces derniers sont des enfants. »

Son regard se déplaça sur Nozomi.

« Est-ce que tu vivrais en paix après avoir fait couler le sang d’un enfant sur tes mains, Nozomi ?! Es-tu sourde au point de ne pas entendre ses cris lorsque tu lui enfonceras ton Kunai dans sa poitrine ? Es-tu aveugle au point de ne pas voir la souffrance sur son visage ?! Tu penses qu’il n’y a aucune conséquence ? Qu’il ne se souviendra pas ?! Mais sa mère s’en souviendra, son père aussi ! Et ils te maudiront, et s’enfermeront dans un cercle vicieux de ténèbres qui se rependra aussi sur toi, et sur ta famille ! Et ainsi de suite ! Tu es prête à parier sur la facilité, sur la folie et le désespoir pour parvenir à tes fins ? En fin de compte, tu seras même pire que ce terroriste ! »

Son regard devint vermeil une fraction de seconde, semblable à un avertissement. L’ambiance était sous tension, son ton sec et tranchant, comme une lame dirigée par une colère froide, quasi-glacial.

« Crois-moi, je serais là pour t’arrêter et les protéger, même si je dois te priver de ta vie pour y parvenir. Je n’ai aucun mal à détruire le mal quand je le reconnais. Et je n’aurai ni compassion, ni pitié quand ton corps se videra de ton sang. »

Puis, il se retourna vers la Nidaime, afin de mettre les points sur les i.

« Et si vous me pensez utopiste incapable de prendre une décision difficile, voici mon raisonnement pour ce dilemme. Konoha s'est saisi du problème, le clan Yamanaka peut le faire parler en le brisant psychiquement. Et si besoin est, nous créerons des copies de sa famille à l’aide d’un genjutsu pour torturer ces illusions. Là, il n’y aura aucune conséquence, et il finira quand même par parler. Et s'il ne parle pas, alors même blesser réellement ces deux êtres innocents n’y changeraient rien. »

Puis, son regard se retourna vers l’Hayashi, toujours aussi incisif.

« Voilà ce que ferait quelqu’un connaissant la souffrance. Mais ça doit être difficile de visiter et de connaître les miséreux lorsqu’on traîne depuis l'aube de sa vie dans les beaux quartiers d’un clan richissime, je l’admets. »

Une fois cette pique sauvage lancé, son regard se fixa de nouveaux dans les yeux de la Nidaime, attendant son verdict.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Mer 16 Aoû 2017 - 18:16

« Calme toi Mozart, il ne me semble pas t’avoir demandé ton analyse. »

Ma voix n’avait plus grand-chose de chaleureux, et mon air non plus. Fixant d’un regard mauvais le Senritsu, je fronçai légèrement les sourcils, les jambes et les bras croisés. Ce n’était pas spécialement le verre qu’il avait cassé ou cette espèce de lueur flamboyante dans les yeux qui n’avaient rien de « Senritsu » qui m’avaient agacé, mais plus la façon dont il avait répondu à Nozomi, comme s’il détenait la vérité unique, comme si, au fond, ce qu’elle avait dit n’avait aucun sens. Et pourtant, cela en avait. Au fond, des trois, le seul dont la réponse n’était qu’à moitié acceptable, c’était Ryosei. Le dilemme lui imposait d’en sauver un au maximum : dans cette situation, il n’en sauverait aucun – ce qui était également une réponse possible – mais en essayant d’en sauver deux.

« Aussi louables soient tes intentions, tu n’as pas à juger la réponse de tes paires. Si tu veux imposer ta vision aux autres, je t’invite à vite t’améliorer pour devenir gradé et devenir instructeur. Et il me semble que des shinobis contrôlant à peine leur pouvoir ont encore beaucoup à apprendre, n’est-ce pas ? »

J’haussai un sourcil, toujours en le fixant. Inutile d’avoir des dons de sensorialité élevés pour avoir ressentis cette aura et pour avoir vu cette lueur dans ses yeux. Une lueur que j’avais déjà croisée dans les yeux de bien d’autres.

« D’autant que tu fais des erreurs dans ce que tu dis. Non, il n’y a aucune réponse attendue, à court, moyen ou long terme. Ce n’est pas parce que tu as réussi à raisonner sur ta situation de la sorte que ce sera le cas pour tous. D’autant que prôner la valeur d’une vie d’enfant dans la situation de Nozomi est hypocrite vu le nombre d’enfants qui souffriront, de blessures ou d’orphelinat, si elle n’avait pas tout fait pour les sauver. Et je ne pense pas non plus lui avoir dit qu’elle pouvait déléguer la décision à d’autre. »

Ce qui rendait totalement caduque son raisonnement sur les Yamanaka. Même si les équipes sont faites pour être les plus polyvalentes possibles, dans des missions urgentes ou extrêmes, nous ne sommes pas à l’abri de devoir agir dans l’urgence et seuls. Je soupirai, me détendant un peu.

« Au cours de votre vie de shinobi, vous serez confrontés à des choix, plus ou moins faciles, dont la réponse sera plus ou moins évidente. Et parfois, ce choix vous semblera insurmontable, parce que vous savez que, qu’importe le choix que vous ferez, ce sera le mauvais. Ou parce que vous savez que, malgré ce que vous voudriez faire, vous ne pouvez pas le faire. Voilà ce à quoi mon éducation vous mènera principalement : à la force de faire vos propres choix, à la volonté de vous émanciper de vos inhibitions. Que vous soyez un fidèle serviteur de Konoha, que vous deveniez un opposant à ma politique ou même un criminel déserteur de la Feuille, si vous agissez selon ce qui vous semble être le plus judicieux à vous, alors je considérerais que j’ai accompli ma mission de senseï. »

Et les réactions et réponses de chacun me permettaient de savoir ce sur quoi j’avais à travailler. Nozomi a la réflexion et le cran de faire ses choix, elle ne les fait par contre pas avec force et conviction, si bien qu’elle peut très facilement se faire marcher sur les pieds ; Ryosei est apeuré de devoir choisir et se réfugie dans une ignorance et une timidité qu’il allait falloir gommer ; Rei est son opposé : il fait ses choix mais ne supporte pas que les autres fassent les leurs s’ils ne correspondent pas à sa vision des choses. La conviction, la confiance en soi et la tolérance : voilà les trois premiers préceptes que je leur inculquerais – en plus évidemment de la force, de la puissance, de la logique, de la stratégie, de la technique et tutti cuanti. Je souris légèrement, toujours prostrée au fond de mon fauteuil.

« Si cette ligne de conduite vous convient, alors bienvenue dans l’équipe. Sinon, la porte est ouverte. »




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Mer 16 Aoû 2017 - 23:52

Tandis qu'elle tentait d'expliquer son raisonnement sans perdre tous ses moyens, quelqu'un tenta de la déstabiliser encore d'avantage. Elle eut du mal à terminer son explication sans jeter un regard noir à celui qui la coupait. Non pas par la parole, mais en accaparant toute l'attention à son tour. Senritsu Rei. Alors qu'elle parlait, ses yeux changèrent de couleur et son chakra s'intensifia soudainement. Elle n'hésita pas à soutenir son regard. Pourquoi la regardait-elle de cette façon ? Il croyait lui faire peur ?

* Qu'est-ce qu'il lui prend à celui-là ? C'est quoi son problème ? *

Il cassa même son verre. Il avait sérieusement un souci psychologique. Pourtant, elle avait beau réfléchir, elle n'avait rien dit de spécial. Au contraire, elle avait proposé de simplement menacer l'enfant devant ses parents pour sauver tout un village. Une solution qui laisserait tout le monde en vie sans verser de sang. Peut-être avait-il vécu une situation similaire dans son enfance, ce qui l'aurait fait sortir de ses gonds ? Celui situé entre les deux lui demanda si ça allait et il fit mine de se calmer.

Nozomi en avait terminé avec son explication, c'était désormais au tour de Ryosei. Pour sa part, son problème résidait dans le fait de laisser mourir deux personnes, ou bien d'en sauver une des deux. Sachant qu'il s'agissait de sa femme et de son amant, dans le contexte. Le jeune homme ne parvint pas à choisir qui sauver, et il opta pour tenter de sauver les deux, quitte à ce que les deux meurent. L'Hayashi aurait certainement répondu qu'elle sauverait le moins blessé avant de tenter de sauver le second. Au moins, l'Aburame n'avait pas volontiers laissé mourir les deux personnes : il n'avait pas l'air d'avoir de rancœur envers sa femme qui l'avait potentiellement trompé.

Le dilemme du Senritsu consistait à se dénoncer ou non pour un meurtre. En sachant qu'il était le seul membre de sa famille à pouvoir la nourrir, et que quelqu'un croyait déjà en être coupable. Là encore, la Hayashi avait une réponse toute trouvée : il fallait bien évidemment avouer. Il était coupable, c'était à lui de payer, pas à un innocent. En fait, elle était la seule des trois dont la situation proposée n'impliquait pas seulement sa famille proche et elle-même. Il choisit également la même réponse. Et argumenta son choix, qui se tenait.

Les trois genins avaient chacun répondu, et fait des choix plus ou moins difficiles. Mais il ne s'arrêta pas là et la regarda de nouveau. Il se permit de juger le choix qu'elle avait fait, de la juger elle-même. Et même de la tutoyer comme s'ils se connaissaient depuis longtemps ou même qu'elle le lui avait autorisé. Et au fur et à mesure qu'il parlait, le visage de la jeune fille se ferma d'avantage, et son regard devint bien plus dur. Ses poings se serrèrent sous la colère.


* Mais pour qui se prend-il ? *

Il avait largement outrepassé les bornes ! De quel droit se permettait-il de la juger ? Connaissait-il sa vie, les choix qu'elle avait déjà eus à faire par le passé ? Pire encore, il lui fit ouvertement des menaces, lui disant qu'elle était le mal !

* Vous me déclarez la guerre, Senritsu Rei... ? *

Mais il ne s'arrêta pas là et poursuivit. Personne ne l'avait autorisé à répondre à son dilemme, et pourtant il le faisait ! Alors qu'il venait déjà de lui casser un verre tranquillou pilou.... Et tandis qu'il exposait son raisonnement, la jeune fille ne put s'empêcher de laisser s'échapper un rire bref. Il n'avait rien écouté au problème, ni même à sa réponse, se concentrant certainement sur sa petite personne. Il avait tout faux, sur toute la ligne. Jamais elle n'avait dit qu'elle enfoncerait un kunai dans le cœur du pauvre enfant, ou qu'elle lui prendrait la vie... De plus il ne semblait pas avoir tué quiconque de cette façon puisque cette mort était rapide et ne permettait pas d'avoir l'occasion d’émettre le moindre cri. Il parla ensuite de Konoha et des Yamanaka, alors que l'Hokage avait bien dit que le problème pouvait se trouver dans n'importe quel village. Puis de genjutsu, alors qu'elle ne le maîtrisait pas et jamais leur future sensei n'avait dit qu'elle serait accompagnée. De plus le terroriste pouvait très bien être en mesure de deviner, lui, que c'étaient des illusions. Si c'était à elle de faire ce choix, cela impliquait officieusement qu'elle était seule. Il ne savait pas lire entre les lignes. En plus du reste.

* La facilité c'est de fuir ses responsabilités et de compter sur les autres pour prendre des choix difficiles à sa place. C'est indigne d'un shinobi. *

La colère la gagnait au fur et à mesure qu'il parlait, et elle se retenait de ne pas prendre la parole. Pour plusieurs raisons : ce n'était pas à son tour de parler, c'était très malpoli, jamais elle n'oserait et de plus cela ne ferait qu'envenimer la situation. Elle ne tenait pas à donner une mauvaise impression d'elle-même à l'Hokage lors de leur première entrevue. Mais lui semblait parfaitement à l'aise, ignorant certainement qu'il était dans son bureau... Alors qu'il lui avait déjà cassé un verre tranquillou pilou... Mais le pire vint à la fin quand il osa critiquer son clan tout entier. En fait, il avait osé critiqué tous les grands clans ayant leur propre quartier avec cette phrase. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre sèchement mais fut prise de court par l'Hokage. Elle ravala sa hargne, le rouge aux roues. Il ne perdait rien pour attendre.

* Petit imbécile. *

Il venait d'être sauvé par l'Hokage. Pour cette fois. Elle se chargea de le remettre à sa place. Et de lui faire comprendre tout ce qu'il n'avait pas compris, et combien son raisonnement était faux. Nozomi se calma un peu sous la voix de la Yamanaka. Elle leur expliqua alors en quoi consistait le fait d'être shinobi. La Hayashi se demanda si l'excité écoutait attentivement cette fois-ci. Puis elle conclu en demandant si cela leur convenait.

- « Je comprends ce que cela implique. Je comprends également à quelles jalousies et brimades je vais devoir faire face en étant votre élève, Hokage-sama. Tout cela me convient. »

Sa voix avait été plus sèche qu'elle ne l'aurait voulu. Mais elle n'avait pu s'empêcher de répondre au Senritsu. Elle n'allait certainement pas le laisser faire sans rien dire, après tout ce qu'il avait osé lui reprocher..
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Jeu 17 Aoû 2017 - 1:43

Alors que je venais de finir d'exposer mon point de vue, je les regardais à tour de rôle, anxieux. Dans un premier temps, je me suis senti rassuré par le fait qu'aucun regard noir était porté dans ma direction, comme ce fut le cas entre mes deux compagnons. Yahou, j'allais pouvoir vivre un jour de plus ! Enfin, je crois ? Comment dire que, même si je n'étais pas vraiment impliqué dans cette guerre de regards noirs qu'il y avait entre les deux, bah... j'étais entre les deux, et c'était assez déstabilisant. Le destin m'avait choisi une place assez particulière, comme si j'allais souvent me retrouver au beau milieu de conflits en leur présence. Ce n'était pas rassurant. J'espérais en tout cas que si règlement de compte il y a, qu'ils me laisseront décaler cette foutue chaise pour que je m'écarte. À moins que la Hokage ne prenne les choses en main.

Je n'étais dans tous les cas pas très rassuré. Cette énergie négative que j'avais ressentie, le chakra qui émanait de ce garçon, ainsi que ses yeux luisants rouges... il avait de quoi faire peur. C'était quelque chose d'assez puissant et intimidant, qui m'avait glacé le sang sur le coup. J'ignorais encore qui il était vraiment, mais je savais que j'avais tout intérêt à ne jamais le froisser, si je tenais à ma sécurité. Ah, elle est belle notre équipe. À condition qu'on y reste tous les trois, ce qui semble... pas encore gagné. Haha.

Ce fut donc au tour de Rei de s'exprimer. Un autre choix lui était imposé, et il expliqua avec pertinence le raisonnement qui le poussa à choisir de se dénoncer lui, et non pas l'innocent. Cela se tenait plutôt bien, il avait bien analysé la situation, et était convaincu de donner la bonne réponse. Dans un sens, je les enviais tous les deux. Ils étaient parvenus, chacun de leur côté, à réussir à faire un choix, avec un raisonnement qui se valait cohérent. Moi, de mon côté... pas vraiment en fait. Je n'étais pas satisfait de ma réponse, mais j'avais été honnête en leur présentant le choix que j'aurais fait, à savoir... aucun. Est-ce que cela me portera préjudice ? C'était un risque, effectivement.

Alors que j'y songeais, je ressentais de nouveau une certaine tension dans l'air, lorsqu'il reprit la parole. Il s'adressait directement à Nozomi, lui jetant de nouveau un regard franchement pas sympathique. C'était reparti pour un tour. Je m'enfonçais davantage dans mon siège, ne me sentant définitivement pas à ma place entre mes deux compagnons. Note à moi-même : ne JAMAIS me retrouver entre Nozomi et Rei quelque soit la situation dans laquelle on se trouve. À table ? Sur le côté. En mission ? Proche de la Hokage. En pleine nuit ? Caché dans un arbre. Il y avait tant de combines me permettant d'éviter ça, alors... pourquoi est-ce que je suis entre eux deux au juste, là tout de suite ? Peut-être que si je demande à aller aux toilettes, je pourrais... non, mauvaise idée.

L'ambiance était donc électrique. Je jetais un regard discret au Senritsu, puis à la Hayashi, avant de regarder la Hokage l'air de dire "Help plz". Ce qui avait fait sortir de ses gonds Rei, c'était bien la décision de Nozomi face au dilemme qu'elle avait eu. Il remettait clairement en cause son choix. Je ne savais pas trop quoi en penser, si ce n'est que ce n'était peut-être pas le bon endroit pour se prendre la tête... on était quand même devant la Hokage, notre nouvelle sensei. Il valait mieux se montrer sous notre meilleur jour, non ? Je sais que je n'aurais jamais osé, personnellement, mais c'était surtout qu'il semblait dicté par sa colère. Est-ce qu'une fois calmé, cela ira mieux, ou restera-t-il campé sur ses positions ? Seul l'avenir nous le dira.

De son côté, Nozomi restait silencieuse, malgré les nombreuses attaques de Rei à son encontre. Ne voulait-elle rien dire, et l'ignorer ? Non, ce n'avait pas l'air d'être ça. Je pouvais voir, rien qu'à ses poings serrés, et à son expression, qu'elle n'appréciait pas vraiment ce que disait le Senritsu. En même temps, qui apprécierait ? Elle se retenait sans doute vis-à-vis de la Hokage, ou bien à cause d'autre chose que j'ignorais. Mais alors... est-ce que ça voudrait dire qu'elle va vouloir lui faire payer une fois sortis de son bureau ? Euh... je devrais peut-être m'arranger pour sortir le premier, et prendre mes jambes à mon cou. Pas question que je sois mêlé à cette histoire moi.

▬ Euh...

Je m'en allais essayer de détendre l'atmosphère, lorsque la Hokage reprit la parole. Ce n'était pas plus mal. Il était temps de calmer le jeu. Elle expliqua à Rei qu'il ne lui avait pas été demandé de juger la décision de Nozomi, avant de lui expliquait ce qui n'allait pas dans son propre raisonnement, qu'il avait eu concernant le dilemme de la Hayashi. Je me faisais petit, écoutant attentivement ce qui suivait. Nous serons confrontés à des choix plus ou moins compliqués que ceux-ci dans le futur, et ce en situation réelle. Il est vrai que là, il n'y avait rien de réel dans tout ça, et pourtant j'ai bien eu du mal à y faire face. Une fois sur le terrain, comment ferais-je ? Je ne savais pas trop. J'étais sans doute encore trop innocent et inexpérimenté pour espérer m'en sortir dans ce cas de figure. Mais alors, comment faire pour apprendre à y faire face ?

La réponse me semblait toute trouvée. Elle le disait elle-même, c'était son éducation. La force de faire ses propres choix, hein... ? C'était une notion qui m'échappait encore, au vu de ce que je vivais. Après tout, si je suis devenu ninja, bah... c'est parce que mon père l'a voulu. Il dicte entièrement ma vie, de A à Z, et je n'ai pas mon mot à dire. Mais, son entraînement à elle, lui il pourrait peut-être m'aider à me sortir de là, et à acquérir la force de décider par moi-même. La question était de savoir si j'aurais les épaules assez solides pour ça, et ça c'est encore une autre histoire.

« Si cette ligne de conduite vous convient, alors bienvenue dans l’équipe. Sinon, la porte est ouverte. »

Cette phrase résonnait en moi à la fois comme une opportunité en or, mais aussi comme une épreuve de taille qui n'était peut-être pas à ma portée. Est-ce que je devais saisir cette chance, ou bien ne pas me mouiller ? Hésitant, je regardais discrètement en arrière, voyant la porte fermée derrière nous (elle n'est pas ouverte, menteuse !). Si je prenais cette décision, cette occasion ne se présentera plus jamais. Est-ce que c'est vraiment ce que je voulais ? ... Non.

▬ Hokage-sama, j'ai... j'ai conscience que je n'ai pas encore les épaules pour prendre de telles décisions par moi-même. J'ai du retard par rapport à Nozomi et Rei sur ce point là, mais... mais j'aimerais apprendre à y parvenir à vos côtés. Je suis prêt à devenir votre élève, qu'importe les obstacles. Merci Hokage-sama...

Je sentais mon cœur battre la chamade en m'exprimant. Ce choix était sans doute le plus important que j'avais du prendre de ma vie. C'était même l'un des rares choix que j'avais eu à faire par moi-même. Est-ce qu'on pouvait considérer ça comme un bon début... ? Je ne savais pas trop, il m'est d'avis que c'est encore trop tôt pour crier victoire. L'aventure ne faisait que commencer.

Je regardais un moment Nozomi et Rei, après que chacun se soit exprimé à son tour. Je leur souriais timidement.

▬ Rei, Nozomi... nous sommes tous les trois coéquipiers maintenant, nous formons une équipe. J'ai bien vu, et senti, qu'il y avait une grande... tension entre vous deux, mais... ce serait dommage de déjà perdre l'esprit de cette nouvelle équipe. Nous sommes tous les trois des Genin, nous avons encore beaucoup à apprendre, et nous aurons forcément besoin l'un de l'autre à l'avenir. Ce serait sans doute trop vous demander de faire la paix aussi vite, mais... vous... vous pourriez peut-être envisager de repartir sur des bases un peu plus... saines ? Si... si ça vous dérange pas bien sûr...

Timidement, je m'enfonçais de nouveau dans mon siège, les regardant un par un. Et puis surtout, ce que je préférais éviter, c'est qu'ils s'entretuent tranquillou pilou en ma présence. Je n'avais nullement envie d'être impliqué, ou témoin d'un meurtre.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Jeu 17 Aoû 2017 - 2:27

Rei écoutait la Hokage le remettre… Allègrement à sa place. Néanmoins, il écouta attentivement, en silence, et en la regardant dans les yeux, tranquillou pilou. Il n’était pas vraiment d’accord avec la contre-réponse de l’Hokage, et il avait presque envie de le faire savoir. Hypocrite, lui ? Vraiment ? Pourtant, ce n’était absolument pas le cas. Ce qu’il reprochait n’était pas vraiment de blesser un enfant pour en sauver des centaines d’autres, ça il pouvait l’admettre. Non, ce qui l’avait profondément atteint, c’était de savoir qu’elle n’envisageait même pas une alternative.

« C’est un fait. »

Mais il fallait apporter une légère précision : il ne maîtrisait plus son pouvoir. Ce qu’il craignait, en revanche, c’est que l’hokage ne lui pose un peu plus de question sur ce qu’il s’était passé. À la suite, il ne répondit pas, et se contenta de se tourner vers le regard noir que Nozomi lui avait répondu avant de la toiser du regard. Cette fille avait un cœur égoïste, froid, capable de dispenser de la vie des autres sans prendre en compte que c’était là un recours extrême. Néanmoins, répondre relancerait le débat, et l’adolescent savait que ce dernier serait probablement sans fin. Comment débattre avec un être aussi abject qu’elle ? Réponse : il ne pouvait pas. Ce genre d’humain à l’essence mauvaise n’avait qu’un seul moyen regrettable d’apprendre, de comprendre et de communiquer : la violence.

Nozomi accepta la proposition de l’Hokage. Naturellement. Cette petite peste qui ne méritait absolument pas de rejoindre l’équipe du Nidaime Hokage n’allait pas laisser passer sa chance. Ryosei aussi, même s'il le méritait bien plus. C’était donc au tour de Rei de répondre.

Il prit néanmoins son temps à la réflexion, regardant Nozomi et l’Aburame et l’Hokage plusieurs fois. Néanmoins, son regard s’arrêta longuement sur l’Hayashi, qui n’était plus du tout néfaste, ou négatif. Il la regardait d’un air extrêmement sérieux. Deux possibilités s’imposaient à lui : soit il pouvait sauver son âme, et dans ce cas-là, rejoindre l’équipe était le meilleur moyen. Soit, il ne pouvait pas, et rejoindre l’équipe devenait aussi le meilleur moyen de l’arrêter. Regardant de nouveau l’Hokage, il annonça simplement.

« J’accepte. »

Puis, après quoi, l’Aburame prit parole. Repartir sur des bases plus saines ? Rei plongea son regard dans le sien. Il était d’une pureté étonnante… À côté de l’Hayashi, il devenait alors une source de lumière agréable et plus que souhaitable. Poussant un soupir, il devait avouer que l’Aburame avait raison : une discorde continue dans une équipe était source de conflit, et donc de ténèbres. De plus, la demande faite par un être aussi lumineux que Ryosei jouait grandement en faveur de Nozomi. Il resta silencieux pendant un moment, regardant la genin, avant de dire d’un ton neutre.

« Je ferais le nécessaire, et ne m’arrêterais donc pas sur cette première impression, nous laissant ainsi une chance de repartir avec une ardoise blanche. Est-ce que cela vous convient ? »

Rei n’était pas vraiment quelqu'un d'orgueilleux, ne fut-il pas Reitarô, l’incarnation de la sagesse des Mamoru ? Cet entretiens aurait pu simplement être une erreur de jeunesse de la part de l’Hayashi. Et au fond, elle n’avait commis aucun crime. L’évolution de Nozomi pouvait donc être positive, et son âme avait des chances d’être sauvée. Il devait y croire de tout son cœur, de tout son être, et de toute son âme, même si cela s’annonçait difficile, pour y arriver. Il tendit sa main en direction de Nozomi. Lui, il avait fait le nécessaire pour transformer les ténèbres, ses sentiments négatifs, en lumière. Maintenant, fallait-il savoir si elle avait suffisamment d’humilité pour la saisir. La balle était désormais dans son camp. A voir si elle saisirait cette chance ou si... Elle lui ferait un vent, tranquillou pilou.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Sam 19 Aoû 2017 - 22:10

Je gardai mon air austère quelques secondes encore, pour terminer par afficher un grand sourire en décroisant mes bras.

« Cool ! Bon bah ce sera tout pour aujourd’hui. J’vous envoie un courrier pour vous convoquer à vos premiers entraînements très bientôt. En attendant soyez sages, donnez tout et ne vous entretuez pas, j’ai pas envie de revivre la même chose avant au moins deux ans. »

Aller faire de la prospection pour avoir de nouveaux élèves sans que d’autres se jettent dessus, miser sur les bons, avoir des gens intéressants… Franchement, c’est pas si facile. La preuve : j’ai pour le moment une réussite de deux sur trois, mon Gekei serpent ayant disparu vers l’infini et au-delà. J’espérais avoir une réussite de trois sur trois sur les actuels, sinon je me chargerais personnellement de les tuer très doucement, devant leur famille. Et crois-moi Joris (je suis sûre que tu t’appelles Joris), tu n’imagines même pas le nombre de torture horrible qui peuvent me passer par la tête pour faire souffrir les gens. Mais ne panique pas déjà, olala, Nozomi, Ryosei et Rei sont là par volonté (et surtout pas hasard en fait, un peu). Mais la vie est faite de hasards, hein. A quelques secondes près, leur vie aurait pu être complètement différente. Genre il s'en est peut-être fallu de peu pour qu’ils aient un nez sur le front, qu’ils soient des manchots ou qu’ils soient un poulpe. Voire les trois en mêmes temps, s’il sont de nature chanceuse.

Genre ils auraient pu être des éphémères. Mais si, tu sais, les petits moucherons tous pourris qui vivent pas plus de deux jours, ou moins lorsqu’ils se font éclater par le pare-brise d’une voiture sur l’autoroute ou s’ils rencontrent Monsieur le voisin-d’en-face et sa technique de l’approche discrète par derrière avec le journal. Ils auraient pu être un rouleau de papier toilette (genre une soirée d’épidémie de gastro), le sosie officielle de Régine (ou pire : celui du fameux admin anciennement Hokage et Daimyô de Hi), le neurone de Nabila (ou pire : celui du fameux admin qui arrachait fut une époque des tétons)… Mais non, ils s’en sortent bien : ils sont mes élèves. Promis leur durée de vie sera supérieure à celle des éphémères, je leur ferais rien essuyer, ils ressemblent déjà à pas grand monde et pour être honnête je suis pas sûre que l’une des deux personnes que j’ai cité ait au moins un seul neurone. Triste vie.

Ils quittèrent le bureau, me laissant de nouveau seul. Je poussai un soupir : j’avais du travail avec eux. Mais j’étais persuadée que j’arriverais à en faire quelque chose. Après tout, si mon voisin de bureau a réussi à faire quelque chose de ses élèves – qui franchement étaient pas faciles, hein, entre le mec pacifiste et niais qui libère des démons comme il ouvre des carambars, et l’autre qui est… enfin, tu sais… mais si, tu sais… m’oblige pas à te le dire, vil chenapan – je réussirais bien à en faire trois grands shinobis…




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Sam 2 Sep 2017 - 22:04

La jeune femme accepta naturellement la proposition de l'hokage. Il fallait être vraiment stupide pour refuser cela. C'était non seulement une belle opportunité pour progresser, mais également un affront envers la Yamanaka de rejeter son offre. Et personne ne voudrait se mettre la chef du village à dos. En fait, il n'y avait pas vraiment le choix au final, à moins de vouloir s'en faire une ennemie ou au minimum d'être mal vu par son plus haut supérieur...

L'Aburame accepta à son tour, non sans quelques timides bégaiements. Il avait un terrible manque de confiance en lui, et se rabaissait tout seul. Son choix avait été correct mais pourtant il estimait ne pas avoir eu assez de maturité pour en faire un. Il ne manquait plus que le Senritsu. Nozomi tourna naturellement les yeux vers lui, écoutant sa réponse. Mais il resta un long moment à l'observer sans rien dire. Ses yeux ne possédaient plus cette étrange lueur mais c'était tout de même très dérangeant. Mal à l'aise d'être scrutée ainsi, elle fini par détourner le regard pour observer une nouvelle fois son verre, et ses mains qui le tenaient nerveusement.


* C'est quoi son problème ? Qu'est-ce qu'il me veut ? *

Il fini enfin par donner sa réponse à l'hokage. Ainsi l'équipe était complète. Un sensei et ses trois élèves. Elle leva de nouveau la tête quand l'Aburame reprit la parole. Même en hésitant, il osa dire ce qu'il avait sur le cœur. Il était vrai que la tension grandissante pourrait nuire au bien de l'équipe. Même si pour sa part, elle n'y était pour rien. Elle n'avait pas répondu, se laissant humilier gratuitement devant son supérieur. Elle lui adressa un sourire chaleureux :

- « Vous avez raison, Ryosei. Il y a eu un mauvais départ dans cette équipe. »

Qui serait de nouveau prit avec des excuses de la part du Senritsu. Mais il n'en fit pas, insinuant même qu'elle avait fait quelque chose de mal en lui disant qu'elle avait fait mauvaise impression. Elle les regarda tour à tour, incrédule, lorsqu'il lui tendit la main. Et tomba encore d'avantage des nues lorsque la Yamanaka conclu avec un « cool ».

- « Quoi ? »

Un de ses shinobis venait d'être menacé de mort dans son bureau et... Elle laissait couler, sans même lui demander de s'excuser. Pire encore, il partait complètement libre comme s'il n'avait rien fait. Pas même une petite corvée, rien. À Konoha on pouvait tranquillement pilou dire à quelqu'un d'autre que l'on le viderait de son sang, sans en être inquiété le moins du monde.

* C'est ça, la justice à Konoha ? *

La colère qui l'avait saisie peu avant laissant place à de la tristesse et de la déception. Pour une première rencontre, elle baissait dans son estime. Pourquoi ? Elle ne lui avait fait que quelques remontrances verbales, c'est tout. Elle avait idéalisé l'Hokage s'imaginant quelqu'un de bon et juste. Mais elle était... Laxiste. Son père était certainement trop sévère mais jamais il n'aurait laissé passer cela. Il ne lui aurait même pas permis de continuer ses explications. Des excuses auraient été un strict minimum après tout ce qu'il venait de lui dire, mais non. Ou bien peut-être était-ce qu'il était dans les petits papiers de la Yamanaka. Pour sa part, elle n'était rien. Rien de plus qu'une genin inconnue à ses yeux. Une Hayashi de plus, c'était tout. Une simple petite kunoichi inconnue. Après tout, pourquoi l'hokage prendrait-elle sa défense ? Elle n'en valait pas le coup.

- « Qu'il en soit ainsi. »

Elle serra la main qui lui était tendue. Puis se leva, avant de s'incliner en signe de respect pour saluer les personnes présentes dans la pièce. Et sans un mot de plus, elle sorti de la pièce, les larmes aux yeux.

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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Dim 3 Sep 2017 - 1:10

J'étais tendu, et ne me sentais nettement pas à ma place aux côtés de mes deux partenaires. Une certaine tension s'était installée dans l'atmosphère depuis l'accrochage qu'ils ont eu. Et cette tension, je la sentais notamment au niveau de Rei, qui avait montré un tout autre visage lorsqu'il s'est emporté. Le chakra qu'il avait dégagé était tout sauf avenant, tout comme la lueur rouge qui était venue teinter ses yeux. Décidément, ce type m'avait l'air spécial. Je ne saurais trop dire ce que je ressens à son égard. De la peur ? Il y avait de ça, oui. Mais dans un sens, je ne le voyais pas comme étant méchant et malveillant. C'était sans doute encore un peu tôt pour m'exprimer à ce sujet.

Toujours est-il que je leur avais proposé d'enterrer la hache de guerre, ou au moins de repartir sur de bonnes bases. Je ne savais pas trop comment ma requête allait être interprétée, et je n'étais pas tranquille à cette idée. Aurais-je du m'abstenir ? Pour le savoir, il me fallait maintenant attendre leurs réactions.

Mon inquiétude se transforma vite en un sentiment de satisfaction, lorsque mes deux coéquipiers acceptèrent ma proposition. J'étais soulagé à cette idée, et je leur souriais, autant à Nozomi qu'à Rei. J'étais plutôt content de voir qu'on aura pas le droit à une guerre incessante entre eux deux à chaque rencontre d'équipe. Enfin, après tu me diras, ça je n'en sais rien pour le moment...

Je restais silencieux, alors que la Hokage reprit la parole une nouvelle fois. Elle avait tout de même quelque chose d'assez imposant, qui inspirait le respect. Ou alors, c'est juste moi. Mais dans tous les cas, à chaque fois qu'elle prenait la parole, je ressentais une certaine pression m'envahir, à croire qu'elle pourrait nous annoncer tout et n'importe quoi. Après tout, elle était notre sensei, mais aussi la Hokage, donc... techniquement, ses droits comparés aux nôtres sont juste à des années lumières. Si elle le voulait, elle pourrait sans doute nous annoncer qu'elle allait nous faire rôtir tranquillou pilou pour le repas de son hamster de ce soir.

Cependant, il n'y avait pas à s'en faire pour l'instant, puisqu'elle décréta juste que nous pouvions disposer pour aujourd'hui. Elle nous expliqua qu'elle nous convoquera prochainement pour nos premiers entraînements, et nous encouragea à tout donner, et de surtout pas s'entretuer. C'aurait pu être une touche d'humour, seulement ce qu'elle disait suggérait l'idée que ce soit déjà arrivé, par le passé. J'étais plutôt curieux, mais ne disais rien, me contentant de sourire, la main dans les cheveux (on en profite tant qu'on en a encore =( ).

Je n'en demandais pas tant, mais mes deux coéquipiers se serrèrent la main. Satisfait, je les observais un moment, me demandant à quoi pourrait bien ressembler nos prochaines rencontres. J'espérais que cela n'allait pas être aussi tendu qu'aujourd'hui. Visiblement, Nozomi et Rei ne semblaient pas être sur la même longueur d'ondes sur certains points, notamment en ce qui concerne les dilemmes moraux que nous a fait passé notre supérieure. Si un jour, on se retrouvait dans de telles situations, parviendront-ils à coopérer efficacement ? Je m'en faisais peut-être un peu trop, non ? Pour l'instant, ce n'était que le commencement de notre équipe, après tout.

La Hayashi fut la première a quitter la pièce, cependant elle semblait... travaillée par quelque chose. Je n'avais pas eu le temps de la saluer comme il se devait, qu'elle était déjà partie. Je m'en voulais un peu, mais je n'avais pas vraiment eu le temps. C'était à peine si je l'avais vu venir. Ce qu'il s'est passé avec Rei était-il la cause de son attitude ? C'était possible. Je ne la connaissais non plus pas assez pour juger, mais... c'était un ressenti. Ce n'était peut-être pas aussi dans la poche que je le pensais, mais j'espérais que tout aille bien pour elle.

Me levant à mon tour, je m'inclinais.

▬ Hokage-sama, Rei-san, merci beaucoup. Je m'en vais rentrer aussi, passez une bonne journée. À la prochaine !

Je leur fis un signe de la main, avant de sortir du bureau à mon tour. Ce que je ressentais ? Une certaine joie, mêlée à de l'excitation. Une toute nouvelle aventure allait dorénavant commencer.
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Message(#) Sujet: Re: Toc toc, qui est là ? [Hokage sama] Dim 3 Sep 2017 - 2:07

Il ne s’agirait donc pas d’un vent. Nozomi accepta la trève entre eux, après une blague douteuse émise par l’hokage, sur le fait de s’entre-tuer. Rei ne releva pas, et préféra observer la réaction de l’Aburame, qui semblait satisfait de la décision commune de ne pas se faire la guerre. Rei lui adressa un sourire amical, avant de voir Nozomi quitter précipitemment la pièce.

Il resta pensif pendant un instant. Peut-être avait-il, effectivement, réagit avec un peu trop de hardeur. Mais comment rester de marbre face à la possibilité de prendre une telle décision ? A titre personnel, il n’avait pas pu rester les bras croisé. Malgré la présence de l’Hokage, qui devenait ainsi son Sensei, il n’avait pu entendre Nozomi envisager de blesser un enfant innocent, sans prendre en compte véritablement toutes les possibilités.

L’Adolescent soupira, avant de sourir à Ryosei lorsque celui-ci quitta la pièce. Rei-san ? Vraiment ? Cela n’était pas réellement nécessaire de s’adresser à lui avec autant de respect. Après tout, ils étaient tout les deux des Genin. Comme à l’ordre d’arrivé, il ne resta que Rei dans la pièce, qui se retourna pour saluer son Sensei, s’inclinant devant elle.

« Merci beaucoup, Maître. J’attendrais donc votre convocation. Je vous souhaite une bonne journée. »

La saluant une dernière fois, il sorti de la pièce pour se diriger simplement vers sa maison. Au final, le résultat était moins pire qu’il n’y paraissait. Il y avait encore tant à faire pour que l’équipe devienne une véritable équipe, mais il comptait y mettre tout son coeur à l’ouvrage. Et qui sait ? Seul l'avenir nous le dirais, mais peut-être que cela passerait comme une lettre à la poste, tranquilou pilou.
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Toc toc, qui est là ? [Hokage sama]

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