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 Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu]

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Message(#) Sujet: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Mar 8 Aoû 2017 - 15:19

Hi no kuni, année - 2

Depuis quelques mois, les batailles s'étaient amplifiées dans les forêts de Hi no kuni. Quelques clans parmi les plus grands s'étaient rassemblés afin de mettre fin aux agissements de Samui Kakeshuou. Même s'ils avaient prit le temps de s'organiser avant de s'allier, ces puissants shinobis étaient loin d'être au bout de leurs peines : la véritable guerre ne venait que de commencer. L'on racontait que d'autres foyers de révolte avaient vu le jour ailleurs, et chacun se battait dans l'espoir de se libérer du joug du tyran et de voir enfin la paix s'installer.

Chaque personne valide était mise à contribution afin de gagner cette guerre, adulte comme enfant, homme comme femme. Selon leurs compétences, ils étaient placés où ils seraient le plus utile : au cœur des batailles pour les plus forts et résistants, puis derrière eux se situaient les attaquant à distance qui les soutenaient. Et enfin plusieurs mètres voir kilomètres derrière se situaient les campements de fortune destinés à accueillir les blessés, les enfants trop jeunes pour se battre ainsi que les vieillards. Ceux-là se faisaient rares.

Ce jour-là un nouveau violent combat avait eu lieu, ne laissant toujours pas un camp vainqueur. Tandis que les moins blessés se préparaient déjà à repartir ailleurs, ceux de l’arrière erraient parmi les cadavres afin de chercher quelques survivants. Hayashi Nozomi faisait partie de ces personnes, et parcourait elle aussi du regard et de ses autres sens le champ de bataille pour trouver des rescapés. Et alors qu'elle se déplaçait entre une jambe et un tronc, une main ensanglantée lui agrippa la cheville. L'adolescente s'accroupit alors pour juger des blessures de l'homme mais un seul regard lui suffit pour comprendre qu'il ne survivrait pas. Le guerrier essayait de parler mais seul du sang s'échappait de sa bouche. Elle lui adressa alors un sourire et prit sa main dans la sienne.


- « Je vais vous aider. »

Il parut alors se calmer mais des spasmes le parcouraient. De sa main libre, elle lui pointa un kunai dans le cœur. Il exhala un dernier soupir tandis qu'elle lui souriait toujours. Puis elle lui lâcha la main et lui baissa les paupières.

- « Nous faisons tous partie du cycle de la vie. Toi qui est né de la poussière, retourne à la poussière nourrir le Grand Arbre sacré. Il te fera de nouveau renaître. Ainsi continue le cycle éternel. »

Elle se releva ensuite, et jeta un dernier regard à l'homme tronc avant de poursuivre son chemin et reprendre ses recherches. Quelqu'un d'autre quelques mètres plus loin s’accroupit également pour mettre fin aux souffrances d'un autre malheureux combattant. Il se passa plusieurs minutes ainsi, à marcher parmi les morts.

- « N'y a-t-il donc aucun survivant, cette fois-ci ? »
- « Ne perds pas espoir, continue de chercher. »
- « Bien. »


Un mouvement attira son attention et elle se dirigea dans cette direction. Il y avait bien un survivant ici. Chose étrange : il avait l'air d'un combattant mais pourtant il ne se dégageait de lui aucun chakra, bien qu'il semblait émaner de lui un autre genre de puissance. Elle s'accroupit à ses côtés et lui adressa un sourire :

- « Bonjour, je vais vous aider. »

Elle parcourut des yeux le corps de l'homme durant quelques instants. Il se pourrait que celui-ci puisse survivre de ses blessures.


Dernière édition par Hayashi Nozomi le Dim 13 Aoû 2017 - 16:02, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Mar 8 Aoû 2017 - 18:23

La guerre faisait rage et les batailles se multipliaient dans la forêt, étrange comme un si beau paysage pouvait être le théâtre de telles violences. Certains diront que la guerre souille la beauté d’Hi no kuni, moi je pense que se sont deux belles choses qui se rencontrent. Je pouvais enfin me battre pour l’honneur, la gloire et accomplir des hauts faits. Comment voulez-vous y parvenir en temps de paix ? Ce n’est certainement pas en jouant aux forces de l’ordre que l’on y parvient !

Je combattais aux côtés des rebelles, chose qui allait s’avérer être un bon choix. Les batailles n’en devenaient que plus excitantes et celle d’aujourd’hui n’allait pas être une exception. J’aimais profiter d’un combat, me laisser aller à cette excitation, de ressentir la mort vous guetter pour vous emporter dans son monde.

Aujourd’hui, j’avais rencontré un adversaire particulier : l’un de mes demi-frères. Il me détestait, tout comme moi d’ailleurs mais il restait un très bon guerrier. Je ne pouvais m’empêcher de l’engager dans un combat singulier, je voulais voir qui était le meilleur : moi ou lui, mais l’un de nous deux n’allait pas en ressortir vivant. Je devais admettre, il était meilleur que moi, certes la différence de niveau n’était pas astronomique mais suffisante pour qu’il gagne à l’usure. J’avais fini dans une situation désespérée, j’étais épuisé et il avait réussi à me trancher au niveau des côtes. La douleur était importante, mais pas suffisante pour me mettre à genou. Je savais que j’allais perdre, je n’allais pas pouvoir tenir longtemps, mais comment vaincre un adversaire supérieur à vous ? Comment toucher un adversaire qui ne laisse aucune ouverture ?

À cette question, j’avais trouvé une réponse. Je m’étais souvenu de l’un de mes enseignements, celui-ci n’était pas sans danger et même risqué ! Un mauvais pas et je pouvais mourir, mais je ne craignais pas la mort, bien au contraire. Je feignais devant mon adversaire de faiblir; de devenir une cible facile pour le forcer à m’attaquer, chose qui arriva. La première partie de mon plan avait réussi, il ne me restait plus qu’à dévier l’attaque vers une partie de mon corps : C’est ce que j’appelle avoir une blessure contrôlée.

Sa lame de katana traversa ma chair entre mon épaule droit et mon cou, une sale blessure plutôt douloureuse ! Maintenant qu’il était tombé dans mon piège, il ne me restait plus qu’à dégainer mon autre katana pour lui couper les bras avant de passer à la tête sans lui donner la moindre chance de réagir. Une exécution rapide, précise et calculée.

Même si mon plan avait fonctionné, je me retrouvais allongé au sol, mal en point avec la tête de mon demi-frère à mes côtés. Heureusement qu’il avait encore le casque sur la tête pour cacher son horrible coiffure ! Je laissais mon regard admirer le ciel, attendant gentiment que la mort me ramène dans son monde. Je restais calme, on m’avait formé pour ce moment, on me répétait souvent que le samourai devait penser jour et nuit à la mort. Il devait vivre plus proche de la mort que de la vie et en un sens, ils n’avaient pas tords. Un guerrier fait mieux d'accepter la mort sur le champ de bataille, il devrait même la rechercher.

Néanmoins, l’heure n’était pas venu pour moi de mourir. Je posais mon regard à moitié ouvert sur la personne qui venait de me parler, je lâchais un « Ooooh » de curiosité avant de laisser mon regard parcourir son corps pour essayer de définir qui elle était ou plutôt de quel camp elle était. Il n’était pas à douter qu’elle était une shinobi, j’affichais un sourire en coin.


Vous allez aider un résistant ?

Je tournais doucement ma tête vers celle de mon demi-frère, affichant un large sourire de satisfaction.

Désolé Katsuo, il semblerait que je ne te rejoins pas encore. Tu vas devoir attendre pour ta revanche.

Aussitôt mon sourire se stoppa, relevant mon regard elle.

Néanmoins… si vous êtes ici pour…. m’achever ; vous pouvez passer votre chemin. Je préfère une mort lente.


J’essayais de sourire doucement, la fatigue commençait à prendre le dessus. Même si je souffrais de la douleur, on avait toujours enseigné à un samourai de ne jamais montrer de la douleur. Même lorsqu’il doit s’ouvrir le ventre, il doit être impassible.
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Mar 8 Aoû 2017 - 23:26

Malgré de sévères blessures, l'homme était toujours conscient. Il devait certainement beaucoup souffrir mais ne le montrait pas. Il répondit même à l'adolescente.

- « J'aide tous ceux qui en ont besoin. »

La mort n'avait pas de camp. C'était tout de même rassurant de savoir qu'ils étaient dans le même. Et tandis qu'elle effectuait quelques mudras, elle le vit s'adresser à quelqu'un qu'il lui était impossible de sauver. Devait-elle emmener également ce qu'il restait de lui ? Non, elle ne pouvait pas s'encombrer de ça. Et puis... Encore fallait-il trouver le corps qui allait avec la tête. Et elle n'avait pas le temps pour ça, les blessures étaient plutôt sévères. Elle lui répondit à son tour :

- « C'est également mon rôle d'accompagner les mourants. Mais votre heure n'est pas encore venue. »

À peine avait-elle terminé ses paroles qu'un tapis de feuilles souleva l'homme dans les airs, à hauteur de taille de la jeune fille qui s'était relevée. Il n'aurait pas besoin de se déplacer par lui-même, chose qu'il aurait certainement eu du mal à faire.

- « J'emmène celui-ci. »
- « Bien. »
- « Je t'envoie quelqu'un d'autre afin que tu ne sois pas seule. »
- « Merci, Nozomi. »


Elle se pencha de nouveau vers l'homme et lui adressa un autre sourire.

- « Allons-y. »

Elle traversa de nouveau les cadavres, en courant cette fois-ci. L'homme perdait beaucoup de sang. Le tapis volant suivait le rythme et ils arrivèrent bientôt dans une cabane. Là, plusieurs blessés étaient allongés sur des lits de feuilles semblables au sien.

- « Yumei-sama ! J'amène un blessé grave, je pense qu'il faudrait s'en occuper en priorité. »

Une femme aux cheveux aussi clairs que Nozomi se releva pour s'avancer vers lui. Contrairement à elle, sa peau était plus hâlée et elle arborait de nombreux tatouages. La première chose qu'elle fit fut de poser ses mains sur chacune des deux blessures de l'homme. Une lueur apparut et bientôt le sang cessa de couler.

- « Merci, Nozomi. Pose le là bas. »

Elle désigna d'une main un coin de la cabane. Puis s'adressa cette fois-ci à un homme armé posté à l'entrée.

- « Rejoins-là pour l'aider à chercher d'autres survivants, qu'elle ne reste pas seule. »

Il se leva, laissant les deux femmes avec les blessés. Nozomi avait déposé l'homme au sol et Yumei préparait les accessoires nécessaires : bandages, eau propre.

- « Voilà, il est installé. »

Puis se tournant vers le samourai :

- « Vous tenez le coup ? Elle va s'occuper de vous. Elle est très douée, vous verrez. »

Yumei esquissa un sourire tandis qu'elle déposait tout son nécessaire auprès de lui.
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Mer 9 Aoû 2017 - 13:46

J’étais au moins certain qu’elle n’était une ennemie et même si c’était le cas, je n’étais plus réellement en position pour faire quoi que se soit à ce stade. Je ne pouvais que resté allonger, à la merci d’une inconnue, ce n’était pas vraiment une sensation que j’appréciais. Je sentis les feuilles sous mon corps se durcir et lentement me soulever dans les airs, je regardais autour de moi avant de poser mon regard sur elle.

Je vous suis…

Bon d’accord, je ne faisais pas grand-chose ou je devrais plutôt dire : je n’avais pas grand-chose à faire. Je me contentais de me laisser faire, on me baladait à travers le champ de batailles décoré par tous les morts. Le plus fascinant restait le fait que cette vue, cette situation ne semblait pas l’affecter plus que ça ; à moins qu’elle était capable de très bien cacher ce qu’elle ressentait. J’imagine qu’il n’était jamais trop tôt pour faire baigner une jeune personne dans la douce réalité de la guerre, on pourrait presque penser que j’étais un vieillard qui se prenait pour le sage du coin…

J’étais arrivé à un endroit qui devait être un hôpital de terrain, un lieu… disons charmant qui regroupait tous les blessés de la bataille. On pourrait dire ceux que la mort n’avait pas encore voulu prendre dans son monde. Une autre femme qui répondait du nom de Yumei y était également, elle avait une étrange ressemblance avec celle qui m’avait ramené. Elle fit un premier soin pour stopper le saignement de mes blessures, je n’avais pas réussi à totalement cacher la douleur.

On m’installait pour me donner de meilleurs soins, je regardais la jeune fille avant d’afficher un large sourire en coin.


Je suis un samourai et non pas une petite nature qui pleure pour une petite égratignure…. Tant que vous êtes plus douée que moi pour soigner, j’imagine que tous va bien.

Bon d’accord, ma blessure n’était certainement pas une petite égratignure, mais je ne voyais pas la nécessité d’en faire tout un plat non plus. Après tout, j’avais déjà accepté ma mort depuis bien longtemps. De toute façon, on ne pouvait pas être pire que moi : j’étais certes doué pour blesser, mais lorsqu’il s’agissait de soigner…. Eh bien disons que c’était une toute autre question ! Je gardais mon regard sur Nozomi avant de poser la question du jour.

Vous êtes de famille ?
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Jeu 10 Aoû 2017 - 13:11

Son regard était flou, brouillé par un mélange de tristesse et de colère traduis en larmes, le visage entaché du sang de ses victimes, mais aussi du sien. De multiples blessures tout le long du corps, dont une plus grave que les autres vers les côtes. Son esprit luttait alors pour maintenir le shinobi en vie, tentant désespérément de garder les yeux ouverts, passant ainsi des ténèbres à une lumière parfois désagréable, mais nécessaire. Un rude combat contre plusieurs soldats de l'Empire avait mené le jeune adulte à cet état déplorable et bien qu'il put se défaire de quelques adversaires, il ne serait certainement plus en vie sans l'intervention de l'escorte qui l'accompagnait en ce moment même. Le Hayashi s'était retrouvé à genoux, incapable de se relever à cause de ses blessures et voyait quasiment prête à le à le frapper de plein fouet alors que le sabre de son ennemi approchait de son visage, quand soudain ! Soudain, ce dernier se fit balayer par un jutsu élémentaire, du Fuuton certainement, envoyant son corps s'écraser contre un tronc d'arbre, le mettant définitivement hors d'état de nuire...

L'état général de son corps avait aussi commencé à agir sur son audition. Il n'arrivait plus à clairement distinguer les bruits autour de lui, devant faire avec ce mélange de cris, de bruits de pas hâtifs, de grognement délicat et de pleurs d'enfants. Pas de quoi donner une indication précise au soldat de l'Alliance de Hi sur l'endroit dans lequel il se trouvait. Cependant, si son esprit encore présent pouvait se laisser aller à une petite déduction, celui-ci lui dirait sans doute qu'il se trouvait en un lieu où de nombreuses personnes se trouvaient dans un état similaire au sien. Allait-il faire parti des heureux élu à s'en sortir vivant ? Pour l'heure, rien n'était moins sûr tant l'énergie s'écoulait de son corps en même temps que le sang coulait de sa plaie aux côtes..

« Médecins ! On a réussi à récupérer ces deux-là, ils sont dans un sale état.. Malheureusement, on ne sait pas qui ils sont, mais ils combattaient les soldats de l’Empire. »

Ces mots le brun blessé les avait entendu alors qu’il sentait son corps être posé sur le sol. Si seulement il avait assez de force pour prendre la parole et exprimer ne serait-ce que quelques mots. Il pourrait au moins dire qui il était ! Ryuu ! Membre du clan Hayashi ! Il avait plus de la vingtaine, devait se trouver au beau milieu de celle-ci même. Depuis la mort de sa mère, et dû à un père jamais vu ni connu, il était devenu orphelin et vivait avec son beau-père. Il y avait son jeune demi-frère aussi, Daiki ! Son frère ! Il espérait ne pas être devenu fou... Qui que soit le soldat que le Hijin venait d’entendre, il avait bien dit qu’ils en avaient récupéré deux sur le lieu de la bataille ! Cette information ne fit qu’un tour et une nouvelle coulée de larmes éclaircirent paradoxalement le regard azur du blessé. Sa tête se tourna sur le côté et ce qu’il vit ne pouvait le tromper. C’était bien le frère de Ryuu qui se tenait à côté de lui. Allongé, les yeux fermés, du sang qu’il avait craché dégoulinait sur son menton et dans son cou. Le constat ne tromperait personne, mais Ryuu ne voulait pas y croire...

« S’il vous plaît.. Quelqu’un. Aidez mon frère ! Urk.. »
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Jeu 10 Aoû 2017 - 21:46

La jeune fille s'affairait autour du samourai lorsqu'il lui posa une question. Les deux femmes étaient-elles de la même famille ?

- « Hé bien, oui... Que ? »

De nouveaux blessés arrivaient. Ils étaient eux aussi dans un mauvais état. La piteuse cabane de fortune commençait à devenir à peine assez grande pour contenir tout ce monde. Et les médecins capables de les soigner bien peu nombreux. Yumei était déjà rendue auprès des nouveaux venus afin de vérifier leur état. Son frère ? Nozomi se retourna vers eux, et se concentra sur celui qui était resté muet :

- « Je n'entends pas son cœur, et ne ressens pas son chakra... »

Yumei croisa son regard et tourna la tête de droite à gauche. Puis elle se tourna vers celui qui n'avait pas survécu, et lui ferma les yeux en prononçant les dernières paroles, destinées à l'accompagner rejoindre l'arbre sacré. Nozomi se tourna de nouveau vers le samourai :

- « Yumei-sama ! »
- « Oui, j'ai senti aussi. »


Il faiblissait.

- « Amène le à côté de celui-ci. »

Ainsi Ryuu et Shingen furent mis côte à côte. La Hayashi avait également amené l'eau propre et avait dégagé les blessures les plus visibles des restes de vêtements pour les nettoyer.

- « Tenez bon. Encore un peu. »
- « Bien. Nozomi, tu vas m'aider. Les autres eisei-nin sont déjà occupés, ou... »


Elle ne termina pas sa phrase, mais tous avaient compris. Elle s'adressa aux deux brancardiers :

- « Surveillez la porte, qu'on ne nous dérange pas ! »
- « Que puis-je faire ? Mes onguents ne vont pas servir ici ! »


Yumei regarda gravement l'adolescente :

- « J'ai une question importante : pourquoi es-tu ici ?
- « Je... Père dit que je suis trop faible pour être sur le champ de bataille, que je ne serais qu'un poids... Alors j'aide comme je le peux ici... »
- « Non, je me fiche de ce que raconte mon imbécile de frère ! Pourquoi toi, tu nous aides ici ? Tu aurais pu trouver une occupation ailleurs. »
- « Je... Je trouve qu'il est plus important de préserver la vie que de l'ôter. Je me sens bien plus utile ici. J'aime vous regarder travailler. Vous êtes douce et forte à la fois, Yumei-sama. J'aime voir les blessés se relever après que vous les ayez soignés. Leur confectionner des onguents, des crèmes. Créer des choses utiles à partir de peu. J'ai l'impression d'aider l'Arbre Sacré dans Sa tâche. »


L’aînée eut un sourire alors qu'elle avait les deux mains posées sur la tempe de chacun des blessés.

- « Très bien. Alors écoute-moi : Déjà, je t'ai dit d'arrêter ce sama. Ensuite : regarde, ressens ce que je fais et fais exactement la même chose sur ton blessé. Bonne nuit. »

La dernière partie était adressée à ceux qui s'endormirent sous sa technique. Ainsi ils ne souffriraient ni ne bougeraient pas durant la partie délicate.

- « Moi ? Mais je... »
- « On en discutera plus tard. Nous n'avons plus le temps. Je ne peux pas faire les deux en même temps. »


Elle posa ses deux mains au dessus du samourai en fermant les yeux.

- « D'abord établir un diagnostic. Ressens ses blessures. Profonde entaille sur les côtes. Coupure semi-profonde allons de l'épaule jusqu'au cou. Diverses ecchymoses et éraflures sur le corps. »

Nozomi en fit de même sur le Hayashi. Elle avait déjà vu des centaines de fois sa tante soigner des blessés, mais c'était la première fois qu'elle allait devoir le faire elle-même.

- « Blessure profonde aux côtes également. Beaucoup d'entailles sur tout le corps, plus ou moins profondes. Aucun organe vital touché.»
- « Ensuite pose tes mains au dessus de la blessure la plus grave. Canalise ton chakra dans tes paumes. Visualise la blessure, et imagine-là se refermer. Concentre-toi là dessus : sur comment devrait être le corps, et non pas comme il l'est actuellement. L'irou-jutsu accélère la régénération des cellules. Alors commande à ces cellules, montre-leur comment elles doivent faire ! »


L'adolescente s’exécuta. Au début, il ne se passa pas grand chose. Son chakra était bien dans ses paumes, elle le sentait, le voyait, mais il ne bougeait pas. Et lorsque Yumei passa sur la blessure du cou du samourai, ayant déjà terminé avec les côtes, elle observa la blessure de « son » blessé. Et au lieu de visualiser la blessure déjà fermée, elle la visualisa en train de se refermer. Ses paumes passèrent du bleu au vert, et elle vit les chairs se refermer. Doucement dans un premier temps, puis tout s'accéléra : bientôt il ne resta plus qu'une cicatrice. Elle poussa un soupir de soulagement en essuyant du revers du bras son front qui perlait.

- « Bravo, je savais que tu y arriverais ! »

Elle échangèrent un sourire avant de se concentrer chacune de leur côté. Ce n'était pas terminé. Maintenant qu'elle avait compris le truc, ça allait être plus simple. Les deux Hayashi continuèrent de soigner les deux hommes, refermant les diverses blessures qui parcouraient leurs corps. Puis de l'onguent aidant à la cicatrisation fut appliqué sur chacun d'eux. Enfin des bandages maintenaient tout cela en place. Une fois terminé, Nozomi posa un drap sur le frère de Ryuu, resté allongé à ses côtés. Puis elle vint s'asseoir en face d'eux, le dos appuyé sur la cabane. Elle avait quasiment utilisé tout son chakra et était presque à bout de force. Et tandis qu'elle-même plongeait dans un demi-sommeil, la technique de Yumei prenait fin.

- « Bien dormi ? »

Elle leur adressa un sourire avant de vérifier comment allaient les autres blessés.
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Ven 11 Aoû 2017 - 0:04

Je n’allais pas rester le seul patient urgent du moment puisque deux autres personnes étaient ramenés dans cet hôpital improvisé. Quoi que, il était certainement plus correcte de dire une seule personne parce qu’il ne fallait pas être un génie pour savoir que l’autre… eh bien il n’allait probablement pas survivre, à moins qu’il était déjà mort. En soi, la situation me laissait indifférente, d’une part parce qu’il fallait dire que je n’étais pas vraiment dans un état pour me soucier des autres… Et d’autre part je trouvais que les gens mettaient bien trop d’importance à la survie d’une personne, mourir à la guerre était honorable, non ? J’imagine que les gens préfèrent mourir comme des lavettes dans leur lit à 200 ans. J’oubliais également que j’étais face à des shinobi et non pas des samourai, il avait là une différence monumentale. Peut-être que j’allais pouvoir leur enseigner l’art d’aimer la mort...

Je me contentais donc de rester silencieux, observant à moitié la scène où les femmes s’occupaient des nouveaux arrivants. Je savais que tous commentaire pour relativiser la mort de cette personne était déplacée et comme je m’y attendais, l’un deux étais mort. J’hésitais même à intervenir dans leur discussion familiale, non pas que je me souciais vraiment de leur histoire interne mais… Ce genre de discussions ne se font-elles pas avant ou après ?
Le pire dans toute cette situation, c’est que sans prévenir on m’endormait, je ne pouvais que lâcher un « Hein ? Quoi ? Mais… ! », mais il était trop tard. Il ne me fallait vraiment pas longtemps pour m’endormir, j’étais déjà assez affaibli comme ça et je me battais pour rester éveiller ! Finalement je ne pouvais que me laisser emporter dans le sommeil sans savoir ce qui allait m’arriver. Je vous jure les médecins de nos jours….

Finalement, je commençais à sortir de mon sommeil dans lequel on m’avait forcé ! Je grognais légèrement, frottant mon visage avec ma main gauche avant de lâcher un soupire. J’ouvrais doucement les yeux, je laissais mon regard parcourir la salle afin de savoir où j’étais… Je tournais la tête vers la voix, je voyais Yumei; la vicieuse qui avait osé m'endormir sans demander mon avis ! Bon, après je n'allais pas me plaindre d'être soigné et sauvé non plus.


Quelle idée de m’endormir sérieusement…. Nul besoin de gâcher de telles ressources sur moi, je ne suis pas fragile non plus.


J’essayais de me relever du lit, mais je devais rapidement découvrir que je n’étais pas encore vraiment dans ma meilleure forme et lâchant un long soupire, je décidais de rester allonger. Je m’adressais à nouveau à Yumei.

Où suis-je au juste ?
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Ven 11 Aoû 2017 - 2:34


« Je n’entends pas son cœur, et ne ressens pas son chakra... »


Ces mots, Ryuu les ressentit comme un coup de tonnerre qui vint s’éclater de tout son être au fond de lui, déchirant alors son cœur d’un désespoir soudain quant à l’évolution de l’état de son demi-frère Daiki. Les regards croisés avec la jeune médecin aux cheveux argentés et son hochement de tête pour annoncer silencieusement que plus aucun espoir n’était permis ne venaient que donner un coup de marteau supplémentaire sur la tête du Hayashi. L’état de ce dernier n’était déjà pas fameux, mais enchaîné à ce drame terrible, le pire qui pouvait lui arriver, finit de le sonner complètement. Le voilà incapable de penser, incapable d’écouter ce qui pouvait se dire autour de lui et bientôt incapable de voir quoi que ce soit tant les larmes commençaient à couleur de ses yeux bleus. C’est bien simple, le shinobi de la belle Alliance de Hi ne voulait pas y croire... Et bien que bouger n’était absolument pas quelque chose de recommander dans son état, le sang ne cessant de couleur et les côtes cassées pouvant perforer un de ses poumons, il tenta malgré tout de ramper vers le corps déjà inerte de son jeune frère...

« Non... Daiki ! Non ! Argh.. Sauvez-le ! » Dit-il tout en réussissant à poser, grâce à un quelconque miracle, une main sur le corps qui commençait déjà à se refroidir...

Il ne pouvait même pas empêcher les gestes de la jeune fille, qui se chargea de fermer les yeux au mort et de réciter quelques paroles, qu’il est coutume de dire pour les membres du clan Hayashi, afin qu’il puisse paisiblement rejoindre le grand Arbre Sacré. La bouche légèrement ouverte, les yeux écarquillés d’abattement et les larmes coulantes toujours le long de son visage taché de sang, il restait là pendant quelques secondes. Immobile. Le regard fixé vers Daiki qui n’était plus, ne sachant que faire. À la vue de cette scène, c’était comme si Ryuu perdait instantanément toutes ses dernières forces et alors, il s’écroula de nouveau. Face contre terre. Plongeant une nouvelle fois dans de sombres ténèbres. Il n’aura même pas l’occasion de voir la détermination et la naissance d’une vocation certaine chez son infirmière...

Finalement, comme pour la plupart des personnes vivantes lors de ces sombres périodes, la guerre aura une nouvelle fois eue l’occasion de déchirer une famille. D’ailleurs, le Hayashi n’était pas non plus sorti d’affaire. Et s’il ne se réveillait jamais ? Son rythme cardiaque commençait doucement à ralentir, mais dans son léger coma, son esprit parvenait encore à réfléchir un peu. Le voilà qu’il se retrouvait dans le noir le plus total et, pourtant, il voyait...

*Où suis-je ? J’étais en face de Daiki et... Daiki... Je dois sûrement être mort aussi. Mais... La mort ne devrait pas ressembler à ça, en tout cas, ce n’est pas de cette manière que mes ainées nous l’ont appris...* se disait-il alors qu’il avançait dans ces interminables ténèbres...

*A présent, mon destin n’est plus entre mes mains, mais dans celles de cette jeune fille... Oh.* Il venait de faire le rapprochement ! Les paroles que cette ninja médecin avait prononcé plus tôt étaient une sorte de rituel que seuls les Hayashi faisaient. Elle appartenait donc à son clan. *Si jamais je m’en sors, je devrais la remercier...*

Le brun aux yeux bleus commença à ressentir un sentiment de bien-être dans tout son corps. Un genre de chaleur qui lui permettait de se sentir mieux. Dans le même temps, les sombres ténèbres qu’il parcourait inlassablement depuis quelques minutes se firent transpercer par une lumière soudaine ! Ses yeux s’ouvrèrent enfin ! Et avec ces derniers, son corps tout entier réagit et le fit légèrement bondir de son lit de fortune. « Argh.. ! » Bien que soigné, la douleur était encore présente dans son corps. Son visage se tourna sur sa droite. Il vit le drap blanc. Ryuu savait bien qu’il ne l’avait pas rêvé. Son demi-frère était bel et bien mort et personne ne pourrait le lui ramener. Pendant un instant, on pouvait voir le visage de Ryuu s’ôter de toute autre émotion que celle de la tristesse. Ses yeux étant plongés dans le vide...

Sa tête se tourna ensuite lentement face à lui. Le Hayashi y voyait la jeune fille et tentait alors d’inscrire sur son visage son sourire habituel. Seulement, cela ne tromperait personne tant celui-ci semblait forcé et empli de tristesse...

« Tu es membre du clan Hayashi n’est-ce pas ? Merci d’avoir aidé mon frère à partir... Je suis sûr que, grâce à toi, son esprit est apaisé et nous pourrons lui offrir un enterrement qui lui permettra de se réincarner... »
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Ven 11 Aoû 2017 - 15:58

La voix du samourai réveilla Nozomi, qui resta encore assise un peu. Son corps n'était plus celui d'une enfant, mais elle n'était pas encore une adulte. Elle avait consommé beaucoup de ressources. Yumei, elle, répondit au jeune homme.

- « Nous endormons tout le monde. C'est pour votre sécurité, mais aussi la nôtre. »

Et ils ne pouvaient pas se permettre de perdre d'autres eisei-nin, il ne restait déjà plus grand monde...

- « Vous êtes quelque part à Hi no kuni, dans un des campements de fortune destinés à recueillir les rescapés. Nous essayons de maintenir en vie, ou soigner pour les plus chanceux, les blessés que l'on trouve. Il y a au moins un endroit comme celui-ci à côté de chaque place ayant servi de champ de bataille. Il y a beaucoup de soldats comme vous deux. Mais il y a encore plus de civils qui n'ont rien demandé, victimes de dégâts collatéraux. Ne sachant où aller, et ayant tout perdus, ils restent avec nous. On tente de les rassurer comme on peut. »

Elle désigna de la tête un coin de la cabane ou plusieurs enfants jouaient avec des poupées de bois. Certains avaient encore des bandages. Nozomi se releva, et se rendit compte qu'elle n'avait même pas prit le temps de se laver les mains. Elle les rinça dans un bac posé à hauteur d'homme. Son « cobaye » s'adressa à elle.

- « Je vais voir si les autres n'ont besoin de rien. »

Yumei s'éloigna et s'accroupit devant un autre blessé, essayant d'apaiser ses souffrances. Nozomi sécha ses mains avant de s'approcher d'eux.

- « Oui, c'est bien cela. Je l'espère, mais... C'est tellement peu. »

Elle observa le drap blanc quelques instants, pensivement. Puis leur adressa un faible sourire.

- « Je suis désolée pour votre frère et... Votre ami ? »

Le samourai avait adressé quelques paroles à quelqu'un avant qu'elle ne l'emmène. Ils venaient tous les deux de perdre quelqu'un. Comme beaucoup, ici. Son regard passa vers les enfants, qui jouaient avec insouciance. La plupart étaient orphelins. Leurs regards étaient tristes mais ils avaient cette faculté, cette innocence que les adultes n'avaient pas. Ils parvenaient à jouer tout de même, à s'occuper l'esprit. Et ce n'était que lorsqu'ils étaient seuls qu'ils repensaient à la personne perdue.

- « J'ai perdu quelqu'un également il y a peu. Il semblerait que ça donne un certain avantage de détruire les campements comme celui-ci, ainsi que de tuer les médecins et tous les blessés présents à l'intérieur... »

* Cette guerre prend tellement. J'espère que c'est utile. Que l'on ne fait pas tout ça pour rien.*


Elle fouilla dans une de ses sacoches présentes à sa ceinture et en ressorti deux pilules, qu'elle leur tendit à tous les deux.

- « C'est contre la douleur. Je vous conseille des les prendre, même si vous ne penser ne pas en avoir besoin. J'en referais d'autres. Oh et... Désolée si Yumei vous a endormis sans vous demander. Le temps pressait. »

L'adolescente se tourna vers le Hayashi :

- « Vous êtes Hayashi également ? Vous avez parlé de l'arbre sacré... Je... C'est délicat mais... On ne va peut-être pas attendre que vous soyez rétabli pour... »

Elle lança un coup d’œil à celui qui fut son frère. Il venait à peine de le perdre et voilà qu'elle lui annonçait ça...

- « Au moins le sortir d'ici. Si ça ne vous dérange pas. Nous vous laisserons passer du temps avec lui avant, si vous le souhaitez.»

Il pouvait attendre encore une ou deux journées avant de retourner à la terre. Mais le laisser ici faisait peur aux blessés graves.


Dernière édition par Hayashi Nozomi le Sam 12 Aoû 2017 - 19:04, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Ven 11 Aoû 2017 - 21:20

Je ne savais pas en quoi endormir un patient servait pour la sécurité, hormis que la personne souffrait… Je doutais que ça pouvait finir en meurtre, surtout quand le patient était dans un sale état et à peine capable de marcher lui-même. Après qui pouvait savoir les situations que les médecins avaient pu vivre, je ne l’étais pas. Ma nature n’était pas d’aider les gens mais de leur faire du mal, du moins parfois… Néanmoins je restais sur ma position que je ne voulais pas être endormi, j’étais un fier samourai et non pas un fragile shinobi.

J’imagine qu’il n’était guère important de savoir précisément où j’étais, une cabane quelque part à Hi no kuni, probablement celle dans laquelle j’ai été emmené plus tôt. Elle commençait ensuite à me parler des civils touchés, Je regardais rapidement les enfants présents, même s’il n’était jamais souhaitable que les civils soient touchés, cela faisait partie de la guerre.


C’est le lot de la guerre… Se sont aux adultes de défendre les enfants, bien que je ne puisse pas comprendre l’intérêt de s’attaquer aux gens sans défense, ce n’est pas comme si c’était honorable…. J’imagine que c’est un truc de shinobi.

Le monde shinobi était bien étrange, je savais que j’avais encore beaucoup de choses à apprendre de celui-ci, connaître les fameuses valeurs shinobi, si on pouvait parler ainsi. Au moins ces deux femmes ne semblaient pas être des ordures, ce qui était une bonne chose. Peut-être étaient-elles trop gentilles pour ce monde, allez savoir.

Je me tournais vers Nozomi qui s’adressait également à moi, mon ami ? Katsuo n’était pas mon ami, loin de là ! Je ne pouvais m’empêcher rire à sa question, rien qu’imaginer que moi et lui puissions être ami était… Plutôt amusant. Je fini d’arrêter par rire, reprenant un air plus sérieux.


Vous parlez de Katsuo j’imagine… Il n’était pas mon ami mais… plutôt mon demi-frère que j’ai tué.

J’affichais un léger sourire, la chose ne me dérangeait pas. Je ne ressentais ni tristesse ni remord et si je devais ressentir quelque chose à se meurtre, c’était bien de la fierté. J’avais après tous tué un digne guerrier dans un combat loyal.


Un honorable combat entre deux samourais et j’en suis ressorti victorieux. À l’occasion je vous raconterais l’histoire.


Il est vrai que mon histoire pouvait paraître déplacé quand on pensait que l’autre shinobi blessé venait de perdre le sien. Deux hommes blessés entre dans cette cabane, les deux ont perdus un demi-frère mais l’un en pleure, l’autre en est fier…

La seule chose que ça rapporte est le déshonneur… Peut-on être fier d'écraser un insecte inoffensif et dire à quel point le combat était épique ? Sans parler que vous ne faites que dévoiler votre vrai visage : Celle d’une bête sauvage sans la moindre valeur.


Mon corps n’était peut-être pas très vif pour l’heure, mais mon esprit restait aussi tranchant que mon katana… Je me tournais vers l’autre patient pour le voir, après tout si on avait une conversation à trois, autant que l’on se regarde….
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Sam 12 Aoû 2017 - 18:57

Sa réponse fut douce et accompagnée d’un faible sourire que tout le monde se forçait à dessiner sur son visage, tant les épreuves du moment étaient difficile. Quel que soit le camp pour lequel on avait choisi de combattre d’ailleurs. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Car les paroles de son voisin ne semblaient pas exprimer le même ressenti vis-à-vis de ce qu’on appellerait à l’avenir la Grande Guerre Shinobi. Cette attitude était peut-être un « truc » de samouraï, qu’il n’arriverait probablement pas à comprendre. Il ne savait pas encore que ses prochaines paroles le surprendraient encore plus ! Ryuu imaginait bien que des familles furent déchirées aussi du côté de l’Empire et ce qui maintenait tout le monde était uniquement la conviction de se battre pour la bonne cause ! C’est peut-être cette même flamme qui brûlait chez la jeune Hayashi et qui la poussait encore à se mettre au travail et soigner les blessés, ou bien envoyer les morts vers l’Arbre sacré, malgré la perte d’un de ses proches comme elle venait de le dire quelques secondes plus tôt...

« J’en suis désolé... »

Les regards de tous étaient à présent dirigés en direction de ses quelques, mais déjà trop nombreux, enfants blessés qui trouvaient malgré tout la force de jouer. Une légèreté qui faisait bon à voir, alors que le samouraï prenait de nouveau la parole. Et que fut la surprise du Hayashi d’entendre que ce dernier venait de tuer son demi-frère, chose dont il souriait ouvertement ! Surpris, voir choqué d’entendre cela, Ryuu avait dirigé un regard qu’il était rare de voir chez lui. Un mélange d’incompréhension et de colère. L’envie de lui répondre ne manquait pas, mais ce n’était pas son rôle. Après tout, et ce même si les deux hommes ne parlaient clairement pas la même langue, chacun avait son histoire et l’écrivait à sa manière. Heureusement qu’ils combattaient tous les deux, malgré leurs différences, au nom de la révolte du Pays du Feu ! Il se permit malgré tout...

« J’espère que nous ne nous montrons jamais comme des bêtes sauvages... Ah ? »

La jeune Hayashi, dont il ne connaissait pas encore le prénom, se rapprocha des deux blessés et leur tendit alors une petite pilule censé contrer la douleur. Le brun aux yeux bleus ne tarda pas à l’avaler et adressa un sourire à la jeune fille. Cette dernière reprit la parole, s’excusant d’abord, le questionnant ensuite avant de faire mention du corps de Daiki...

« Ah oui, je n’ai pas encore eu l’occasion de me présenter correctement. Enchanté, je suis Hayashi Ryuu.

Oh... Bien sûr... Je comprends. Et merci. Quand est-ce que je pourrais sortir d’après vous ? J’aimerais pouvoir être celui qui informera mon beau-père... Et que ce qui reste de notre famille s’occupe tous ensemble de l’enterrement... Avant de reprendre le combat.

Merci de vous occuper de nous, de tous les autres blessés et des enfants. C’est peut-être, avant tout, grâce à vous que nous allons vaincre l’Empire. »
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Sam 12 Aoû 2017 - 22:02

Le samourai écouta calmement ses condoléances avant d'éclater de rire. Qu'il y avait-il de si drôle dans la perte d'un être cher ? Elle fronça les sourcils, cherchant à savoir ce qui était si risible mais elle ne trouva pas. Puis il ajouta simplement qu'il venait de tuer son demi-frère. N'avait-il pas honte ? Annoncer cela devant quelqu'un qui venait de perdre le sien et en souffrait ? Elle jeta d'ailleurs un œil vers le Hayashi pour voir sa réaction, et ne fut pas surprise de le voir lancer un regard noir au samourai. Ils ne dirent rien tous les deux mais n'en pensèrent pas moins.

* J’imagine qu'il devait y avoir une bonne raison à cela.*

Ou plutôt l’espérait elle. Et tandis qu'il parlait de raconter son histoire une prochaine fois, elle se garda bien une nouvelle fois de dire ce qu'elle pensait.

* Non merci, ça ne m'intéresse pas.*

Quand à sa comparaison avec l'insecte, elle ne compris pas où il voulait en venir. Ce n'était nullement un combat, mais purement et simplement de la méchanceté gratuite. Comment pourrait-on qualifier cela de combat ?

* Les bêtes sauvages agissent par instinct et pour leur survie. Jamais elles n'attaqueraient quelqu'un pour le plaisir. Seul l'être humain en est capable.*

Mais encore une fois elle se tut, se contentant d'écouter. Elle gardait ses idées pour elle, n'osant pas le contredire ni prendre la parole plus que de nécessaire. N'avait-elle pas appris à se taire et à écouter ? Ce qu'elle faisait bien sagement. Le membre de son clan se présenta et elle rougit légèrement en baissant les yeux. Elle avait oublié de se présenter ! Quel manque de politesse ! Il poursuivit sans avoir l'air de s'en offusquer, souhaitant savoir quand il allait sortir. Puis la remercia, alors elle rougit de nouveau.

* Si seulement père avait pu entendre ça ! *

Mais il n'était pas là, parti lui aussi combattre.

- « Je suis désolée, je ne me suis pas présentée. Je suis Hayashi Nozomi, et voici ma tante, Hayashi Yumei. »

Même si en réalité c'était sa tante adoptive et que son nom de famille était Myouga. Elle avait été adoptée par le clan toute petite et acceptée parmi eux. Depuis, elle voyageait avec eux plutôt que seule. Nozomi admirait cette femme, auprès de qui elle apprenait tant. Et elle la traitait bien. Elle la voyait telle qu'elle était, et non pas à travers l'héritage coulant dans ses veines.

- « Vous devriez au moins vous reposer une nuit complète, tous les deux. Samourai ou pas. Quand à reprendre le combat, je dirais d'attendre plusieurs jours. Vous pourrez ainsi bientôt aller faire correctement vos adieux à votre frère. »

Puis elle se tourna vers l'autre homme :

- « Doit-on aller chercher le corps du vôtre ? Je ne connais pas vos coutumes. »

Il était resté sur le champ de bataille, parmi tous les autres que les proches n'avaient pas encore retrouvés. Et regarda de nouveau l'Hayashi :

- « Merci pour vos paroles. Je souhaite surtout que tout cela soit utile. »

Et s'ils perdaient ? Ce serait la fin de tout espoir. Jamais les shinobis n'oseraient de nouveau défier l'empire après toutes ces pertes.
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Sam 12 Aoû 2017 - 23:26

Je n’attendais pas de la part des shinobi de comprendre mon point de vue et je doutais même qu’ils voulaient réellement essayer, mais cela me convenait. Je n’étais pas ici pour savoir ce qu’ils pensaient de moi, j’étais ici pour vivre la vie comme je l’entendais, suivre les valeurs et préceptes qui me semblaient être juste et surtout celles que l’on m’avait enseigné. J’en arrivais néanmoins à me demander s’il allait être intelligent de rester dans ce pays après la guerre, je n’étais pas certain d’y avoir réellement ma place. J’imagine que j’allais attendre la fin de cette guerre pour me décider si j’allais rester dans le pays ou non, après tout ce ne sont pas quelques shinobi hostiles à moi qui allaient me faire fuir.

Lorsque Nozomi s’adressa à l’autre shinobi, je me contentais de n’écouter qu’avec une seule oreille et encore. Je laissais mon regard admirer le plafond, qui n’était certainement pas très passionnant mais bon, je n’avais pas vraiment autre part à regarder. Je ne réalisais pas immédiatement qu’elle me parla, je tournais lentement la tête vers elle pour la regarder.


Hm ? Ah… Eh bien… Vous pouvez ramener sa tête, le corps n’est pas nécessaire. Mon sensei avait pour habitude de dire que l’esprit du guerrier se trouvait dans la tête et non dans le trou du cul… Je marquais une courte pose pour leur laisser le temps de savourer cette poésie avant de reprendre. Je l’enterrerai moi-même pour lui donner les derniers honneurs.

Je posais à nouveau mon regard sur le plafond, je n’avais toujours pas pris la pilule contre la douleur et je ne comptais certainement pas le faire. Je restais un instant silencieux avant de tourner mon regard vers elle, j’avais oublié quelque chose d’important.

Je vous suis reconnaissant pour vos efforts.

Même durant la guerre la politesse était importante, même si je n’allais pas prétendre être quelqu’un de très délicat. À mon avis j’allais surtout avoir l’image d’un barbare fou furieux plutôt qu’un noble samourai, mais qu’importe, pourvu qu’ils me connaissent et me respectent. Je restais donc silencieux et allongé sur le lit, j’attendais la suite des événements.
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Dim 13 Aoû 2017 - 3:12

D’après la membre de son clan, il faudrait plusieurs jours aux deux blessés pour suffisamment se remettre de leurs blessures avant de reprendre le combat. C’était déjà un exploit vu la gravité des plaies qui étaient marqué sur les corps des deux guerriers ! Sans l’intervention de ces deux ninjas médecins, nul doute qu’ils y auraient laissé leur peau. Mais s’il avait bien cerné le caractère et la mentalité de son voisin, cette information ne le ravirait probablement pas au fond. Lui qui semblait aimer l’adrénaline que lui procurait le combat ! Ryuu, en revanche, prenait le temps d’encaisser cette nouvelle et tentait de le faire avec une certaine forme de sagesse. Tout d’abord, son état ne pouvait simplement pas lui offrir une autre perspective que celle là. Et bien qu’il ne soit pas autant animé par le combat que son voisin, préférant se battre uniquement lorsque son sens du devoir l’en appelle, les temps étaient suffisamment compliqués pour tenter de mobiliser toutes les forces possibles ! Et ce, même si celles-ci n’étaient pas au sommet de leur forme !

Au moins, cela donnerait à Ryuu le temps de rejoindre le domaine des Hayashi et d’informer son beau-père de la mauvaise nouvelle. Puis, ensemble ils s’occuperaient de l’enterrement de Daiki. Un premier drame terrible était arrivé il y a quelques années de cela, lorsque la mère des deux enfants succomba à une maladie un peu trop violente pour sa faible constitution. C’est pourquoi il redoutait, même s’il ne le dirait pas, de devoir annoncer une telle nouvelle. Toutefois, c’était son rôle et en aucun cas il pourrait le fuir. Ce n’est qu’une fois les coutumes funéraire du son clan accompli que le Hijin retournera au combat. De telles pensées laissèrent échapper un discret soupir de la part du brun. Si seulement le destin avait pu être tout autre...

La jeune fille rougissait sous les remerciements du brun aux yeux bleus, qui s’efforçait de garder un sourire non moins sincère sur le visage, et le remerciait à son tour. Cela ne faisait que peu de doute que cette légèreté faisait du bien aux deux Hayashi, malgré l’afflux de mauvaises nouvelles, de blessés qui faisaient incessamment leur entrée dans le campement de fortune et les tensions croissante de l’époque. C’était comme une petite bulle d’air que les êtres humains s’offraient malgré tous les malheurs du monde afin de survivre mentalement et être prêt à affronter les prochaines épreuves. Malgré tout, ils étaient tous ensemble dans ce même combat, pour cette même cause ! En tous les cas c’était ce que Ryuu aimait croire, car comme le disait celle qui se prénommait Nozomi il souhaitait également du plus profond de son âme que tous ces sacrifices servent à quelque chose au final. La jeune femme s’adressa de nouveau au samouraï qui, jusque là, avait le regard fixé en direction du plafond.

La consternation fut une nouvelle fois au rendez-vous alors que celui-ci demandait la tête de son défunt demi-frère, précisant à l’adolescente d’une façon bien vulgaire où son sensei lui avait appris que se trouve l’esprit chez un guerrier. Le manipulateur du bois n’avait pas besoin d’être témoin de plus d’échanges pour faire le constat quasi définitif qu’il ne s’entendrait jamais avec une telle personne ! Mais soit, il fallait de tout pour faire un monde et peut-être que ce type de comportement résulte d’un enseignement qui est lui-même une conséquence de cette terrible époque. Malgré tout, le samouraï dont il ne connaissait pas le nom réservait quand même un enterrement digne de ce nom pour sa victime et ne tarda pas à son tour de faire part de sa reconnaissance. Ryuu ne comprenait peut-être pas les valeurs des samouraïs, mais peut-être qu’il y avait finalement un peu de bien chez cet homme. Il tourna sa tête en direction de Nozomi.

« Nozomi, je m’en irais demain avec Daiki. Encore une fois, merci pour tout. Nous gagnerons cette guerre ! »
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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Dim 13 Aoû 2017 - 16:01

Les deux hommes remercièrent Nozomi, qui s'empourpra de nouveau. Elle n'avait guère l'habitude des compliments. Puis elle les délaissa pour aider sa tante à faire le tour des blessés. Changer leurs bandages, leur appliquer de la pommade, leur donner des anti douleurs, les rassurer et voir s'ils n'avaient besoin de rien. Lorsque ce fut fait Yumei s'absenta quelques temps, laissant Nozomi avec les blessés. Leur tour étant fait elle s'installa sur une sorte de table et écrasa des plantes qu'elle invoquait, à l'aide d'un mortier et d'un pilon qu'elle avait fabriqués. Elle confectionna ainsi d'autres pilules contre la douleur ainsi que divers onguents. S'occupant également durant ce temps des blessés qui appelaient.

Yumei revint et distribua de la soupe dans des bols de bois à ceux qui pouvaient la boire. Il n'y avait pas de viande ni de poisson, mais les légumes et les légumineuses apportaient tous les éléments nutritifs nécessaires au corps pour se reconstituer. De plus cela permettait également de s'hydrater, le tout sans avoir à faire l'effort de mastiquer. Une cuillère était également distribuée pour ceux qui le souhaitaient. Les deux femmes, rejointes par une troisième aidaient les plus blessés. Puis tout fut emmené ailleurs à la fin du repas. Une autre cabane servait de cuisine, de lieu de stockage et également de dortoir. Les corps recouverts de draps furent eux, emmenés dans un autre refuge.

La nouvelle venue fut rejointe par une autre pour la nuit, tandis que les deux qui avaient été présentes durant la journée partirent se reposer à leur tour. Un second garde se posta devant l'endroit. Les recherches de blessés s'arrêtaient avec la venue de l'obscurité, et ils pouvaient alors se concentrer sur la sécurité. Les blessés furent alors laissés au calme pour qu'ils puissent tenter de dormir entre les ronflements, les râles, les pleurs, et les appels d'urgence.

Le lendemain matin un nouveau bol fut distribué à ceux qui le pouvaient et le souhaitaient : des flocons de céréales accompagnés de fruits secs et de boisson végétale. Les flocons formaient une bouillie peu appétissante mais plus facilement mangeable pour certains. Pour les autres, ils pouvaient se servir comme ils le voulaient. Des nouveaux blessés arrivèrent et Nozomi fut de nouveau demandée par sa tante.


- « C'est bien, mais tu utilises trop de chakra. Tu vas devoir apprendre à mieux le gérer. Ça signifie que tu pourras soigner d'avantage de personnes. »
- « Bien, je vais essayer. »


Son apprentissage allait se poursuivre durant toute la grande guerre. Elles changèrent ensuite les bandages de ceux qui partaient ce jour-là, et leur mirent de nouveau de l'onguent cicatrisant. Lorsqu'ils furent prêts, Shingen et Ryuu furent emmenés dans une des autres cabanes par Nozomi. Celle-ci leur présenta deux draps plus ou moins blancs. L'un avait été plié en deux.

- « Voici vos frères. Vous pourrez tous les deux vous occuper d'eux dignement. »

C'était une chance, tout le monde ne retrouvait pas sa famille.

- « J'espère que nous nous reverrons dans de meilleurs conditions. »

* Et ne mourez pas.*


Après leur avoir souhaité bonne route, la Hayashi retourna travailler aux côtés de sa tante. La grande guerre faisait beaucoup de blessés et ne lui offrait pas beaucoup de répits. La seule chose positive dans tout cela était qu'elle faisait parfois de belles rencontres.

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Message(#) Sujet: Re: Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu] Dim 13 Aoû 2017 - 19:26

La suite restait plutôt classique, on nous donnait à manger et on s’assurait que nos blessures guérissaient bien sans qu’il ai une complication qui survienne en cours de route pour nous casser les pieds. Personnellement je récupérais assez vite ma force, même si j’étais loin de pouvoir reprendre le combat, je savais au moins marcher. On pouvait au moins leur laisser la qualité de savoir soigner les gens et de faire en sorte qu’ils récupèrent assez vite.

Même si on savait prendre soin des blessés durant la journée, la nuit était vraiment chiante. Il n’était même pas nécessaire de parler de tous les bruits que l’on pouvait entendre, ils rendaient le sommeil presque impossible ; du moins pour moi. Je passais donc la nuit à rester presque totalement éveillé, au mieux je savais dormir quelques heures.

Le jour arriva pour récupérer les cadavres de nos défunts frères, du moins la tête pour mon cas. Si je voulais lui donner les derniers honneurs, ce n’était certainement pas parce qu’il était de ma famille, à vrai dire ce n’était pas un facteur qui comptait. Non, on m’avait enseigné de donner les honneurs à tout grand combattant que je tuais, du moins dans la mesure du possible.


Je vous suis reconnaissant pour votre aide, faites attention à vous. Si la mort ne me désire pas encore, alors nous nous reverrons dans le futur.

Les bras le long de mon corps, je penchais mon torse vers l’avant. Je savais également faire preuve de beaucoup de politesses, non mais ! Bref, j’embarquais la tête de mon demi-frère avant de quitter le lieu pour rejoindre un lieu plus éloigné dans la forêt. Je ne comptais pas vraiment l’enterrer dans un cimetière comme la tradition shinobi le voulait et pour être sincère, je ne voulais pas voyager jusqu’à Tetsu no kuni avec une tête sous le bras…

Lorsque j’avais trouvé un coin éloigné et calme, je m’approchais d’un arbre et me mis à genou devant celui-ci. Je creusais avec mes mains un trou suffisamment grand pour y déposer la tête avant de le refermer aussitôt avec de la terre. Je posais mes mains sur les genoux, je fermais les yeux et penchais légèrement la tête vers le bas. Je le remerciais d’avoir été un adversaire honorable et que se fut un plaisir de l’affronter. Après ce que l’on pourrait appeler une prière, je me relevais pour rejoindre à nouveau l’armée rebelle. La guerre n’était pas encore terminée et il restait beaucoup d’impériaux à tuer encore, ce qui était un grand plaisir pour moi.
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Le cycle de la vie [Taira Shingen & Hayashi Ryuu]

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