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 Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage

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Message(#) Sujet: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Mer 9 Aoû 2017 - 17:43


Cris de passage


Contexte

C’était une soirée de printemps calme dans la ville de Suna. Les divers shinobis partis en mission revenaient calmement pour la soirée tandis que les visiteurs les plus courageux s’apprêtaient à rentrer vers leurs contrées en évitant l’étouffante chaleur du désert. Les gardes, fidèles à leur poste, surveillaient attentivement les environs quand brutalement leur attention fut attirée par le centre-ville qui se couvrait de fumée.

S’ils étaient prêts à agir de suite, ils furent coupés dans leur élan par une multitude de cris différents venant des quatre directions. Des cris de femme, d’homme, d’enfant qui n’avait qu’un point commun : il s’agissait de cris de détresse…


Règles

  • Vous trouverez un résumé du contexte ici
  • Chaque personnage ne peut participer qu'à un unique groupe durant cette phase.
  • Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible si applicable) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide.
  • Vous n’avez pas de délai de réponse obligatoire : veillez cependant à ne pas abuser de ce temps libre pour ne bloquer personne.
  • Si soucis ou interrogations, contactez @Suzaku.


Ordre de passage

  • Il n'y a pas d'inscriptions pour cette première phase de l'événement.
  • Il n'y a pas d'ordre de post particulier.
  • Il est possible de rejoindre le groupe à tout moment, qu'importe son avancée.

  • Le @narrateur passera de façon ponctuelle pour donner le résultats de vos actions / les réponses aux questions que vous pourriez poser IRP.


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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Mer 9 Aoû 2017 - 23:16


On m'avait envoyé sur une mission quasiment à l'autre bout du pays. Pas seul mais en binôme avec Kaguya Milly, une jônin tout comme moi. C'était quelqu'un que je connaissais juste en tant que collègue. Quoiqu'il en soit, je me heurtais souvent à son caractère particulier quand je me retrouvais avec. Certains n'appréciaient pas ça, mais je devais avouer que j'appréciais beaucoup la franchise de la jeune femme. Un point commun que l'on avait semble-t-il.
Mission terminée, la soirée s'annonçant, je me trouvais assis sur l'un de mes kuchiyose éléphant dédié au transport : ceux qui marchent sur leurs quatre pattes et ne jouent pas aux bipèdes comme mes fidèles combattants. Nous approchions à grands pas de notre village situé tout au Sud du pays. Ce qui signifiait qu'on l'avait traversé en grande partie...
La route fut longue pour tout dire, si bien que je rêvais d'une grosse douche, d'une bonne bouffe et d'un bon gros dodo plus qu'autre chose.

« Je suis bien content d'arriver ! »
lâchais-je.

Je partageais ainsi ma joie avec ma partenaire de mission.
Mon éléphant se pavanait donc jusqu'à l'entrée principale du Rempart, les gardes nous virent arriver et nous saluèrent. Un rapide contrôle d'identité, aidé par de la sensorialité, débuta tandis que je les saluais de vive voix. Ils avaient reconnu mon éléphant de toute évidence.
J'étais d'ailleurs descendu de celui-ci et l'avait rappelé pour qu'il se repose à la Vallée des Elephants. Cela faisait toujours bizarre de passer d'une hauteur d'éléphant à ma simple taille d'homme. On faisait moins le malin comme ça.

Soudainement on vit le ciel au dessus de Suna se couvrir de fumée, au niveau du Centre-ville. Très inhabituel, je compris de suite que quelque chose clochait ou allait se passer. Ce fut suivi par des cris de détresses venant d'un peu partout. On semblait entendre des femmes, des enfants et des hommes. Si quelqu'un attaquait le village et s'en prenait à ses habitants, il allait très vite avoir plusieurs shinobis sur le dos. Moi le premier. Je regardais Milly à mes côtés, ainsi que les gardes qui avaient stoppé le processus de contrôle des entrées, attirés par ce qu'il se passait.

« Y'a urgence on dirait ? Une attaque ? Je n'aime pas ça. » dis-je sérieusement.

Je ne plaisantais pas, je parlais naturellement. En faites, je fis aussi comprendre aux gardes qu'ils allaient nous laisser entrer sans sourciller car il y avait plus urgent que nous qui étions bien Yamada Tetsui et Kaguya Milly, jônins de Suna.
C'est donc ainsi que je pénétrais dans le village en passant l'entrée principale. Je regardais à nouveau au ciel la fumée, puis me concentrai pour percevoir d'autres cris de détresse.

« On fait équipe un peu plus longtemps que prévu Milly ? »

C'était logique et préférable si nous tombions sur un groupe d'assaillants. Bien que nous n'en sachions rien encore. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'appelais mon fidèle Zoroganju, l'éléphant bagarreur, pour qu'il use de ses dons sensoriels. Il apparut dans un nuage de fumée, grogna un coup parce que je le réveillais sans doute ou le sortais d'une soirée cool avec sa belle copine. Je ne perdis pas de temps et lui expliquais la situation pour qu'il fasse ce qu'il avait faire en détectant ce qu'il y avait autour avec sa technique de détection sensorielle basée sur les infrasons qu'il pouvait capter ainsi que le chakra.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Jeu 10 Aoû 2017 - 17:26

Le soir s’annonçant, la demoiselle se décida, comme à son habitude a mettre le nez dehors. Rester cloîtrée toute la journée chez elle avec la climatisation lui évitait certes la canicule constante de Suna, mais vivre la nuit ne présentait pas que des avantages, et sa vie sociale s'en retrouvait amochée. Vivement qu'elle finisse par s'habituer à tout cela, qu'elle puisse s’entraîner avec d'autres shinobis pendant la journée.

M'enfin, toujours était-il que l'estomac de la blonde criait sérieusement famine, et l'appel des différents parfums qui commençaient à flotter dans le village n’arrangeait rien. Habillée de sa tenue noire, pour le soir, Atsumi parcourut un petit bout de chemin ou elle compara tout un tas de restaurant avant de se diriger tranquillement vers une enseigne à la carte alléchante. Elle s'était mise en tête de manger à emporter afin de manger dehors tout en regardant les diverses spectacles de rue.

Seulement, pour la première fois depuis son arrivée au village, ce petit rituel fut bouleversé. Alors qu'elle allait entrer dans un petit boui-boui alléchant, le brouhaha chaleureux du début de soirée dans la rue fut rompu par un cri perçant, de femme. Puis ensuite, un autre celui d'un homme, suivit de celui d'un enfant, et bien d'autres qui se multipliaient partout dans le village. Pour couronner le tout des colonnes du fumées s'élevèrent près de sa position.

Calme, la Ketsueki survola la foule d'un saut et atterri sur un mur ou elle s'accrocha avec son chakra pour atteindre le toit. De la elle eu une vue d'ensemble du village et de la foule qui commençait légèrement à s'agiter. Impossible de discerner les personnes à l'origine de ces cris. Pour en apprendre plus, la jeune demoiselle se rendit à la colonne la plus proche afin d'identifier l'origine de tout cela. Elle aperçut d'autre shinobi ça et la, qui n'étaient même pas habillés pour le combat, certains étaient visiblement en rendez-vous car ils vêtus de tenues appropriés à ce genre d’événements.

Que pouvait-il bien se passer ? Une attaque ? La demoiselle en doutait sincèrement, rien ne le justifierait en tout cas. Des petits voyous ? Ils seraient bien organisés pour provoquer un tel tumulte ! Une catastrophe naturelle alors ? Dans ce cas, pourquoi les victimes seraient aussi espacées ? Reste la théorie de l'exercice, pour voir si les shinobis sont préparés aux catastrophes de toutes sortes … Peu plausible aussi.

En tout cas, Atsumi était arrivée à la colonne de fumée la plus proche d'elle. D'un bond, elle descendit de son toit pour observer de prêt l'origine de cet évènement.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Jeu 10 Aoû 2017 - 18:06

Pouah, punaise nan mais quelle idée de partir à l’autre bout du pays pour ça … j’en ai encore mal au dos, c’est affreux. De retour d’une mission littéralement à perpette les oies, en compagnie d’un autre ninja de Suna. Un autre Yamada mais de bien meilleure compagnie que Kioshi, lui au moins savait garder ses distances et sociabiliser comme les gens normaux. A quelques détails près évidemment mais ça nous y reviendront dans un prochain topic.
Cet homme s’appelle Yamada Tetsui, junin de Suna, et ninja invoquant des éléphants. Oui des éléphants mesdames et messieurs. C’est d’ailleurs sur l’un des siens, perché à quatre mètres de haut que nous retournâmes au village. Ca me fait penser que je n’en ai pas moi, des renards susceptibles de servir de transporteur, ni d’une telle taille. Le plus grand c’est Kamiki, et encore c’est seulement quand il prend son allure bipède, ne me dépassant alors que d’une tête. Rien de bien impressionnant quoi.

« Je ne sais pas toi, mais perso ce serait une douche et hop au lit, je suis complètement claquée … »

Tetsui semblait être du même avis, la preuve que le courant passe plutôt bien.
Nous voilà aux portes. Routine de sécurité, on laisse les gardes vérifier les identités pendant que notre transporteur animalier repart dans son monde. Faudrait que je demande à Akaï un jour, pour ça. Pas pour qu’elle me porte, ce serait le meilleur moyen de me faire bouffer, mais si elle connaissait quelqu’un de son groupe susceptible d’accepter ce rôle … C’est à ce moment-là que votre conscience vous dit que ce n’est pas une bonne idée.

Soudainement un épais nuage de fumée s’éleva au-dessus du centre-ville, rapidement accompagné par des hurlements. Saloperie, et ma douche alors ? Et mon casse-croute ? Personne n’y pense à ça !
Un regard échangé avec mon collègue junin suffit à faire comprendre le message. Il y avait urgence, et nous allions faire un peu plus longtemps équipe que prévu.

« Pour sûr je ne te lâche pas, tu me dois une bouteille d’eau minérale, héhé. »

Quoi de mieux que l’humour pour détendre les esprits et échapper au stress d’une situation imprévue. Nous abrogeâmes la vérification des identités, le vacarme aidant pas mal à vrai dire, filâmes à toute vitesse jusqu’à l’une des places du centre-ville. Les cris venaient de partout, et ressemblaient à une masse plutôt qu’un groupe d’individu en particulier. Des femmes, des hommes et des enfants, et une véritable détresse dans chacun des hurlements.
Mon collègue invoqua un de ses compagnons à cornes, un ronchon de toute évidence. Il s’entendra bien avec Akaï … mais ce n’est elle que je vais avoir besoin, elle est bien trop brutale pour la situation actuelle. Non Itsumi sera bien plus utile.
Juste le temps de réaliser l’invocation et pouf, une renarde apparue dans un nuage de fumée, visiblement surprise de se retrouver ici.

« Allons trésor, ça ne se fait pas de déranger les autres de la sorte … quoi que, tu m’as permise d’échapper à une situation particulièrement gênante …
- Ah ? Heu ouais si tu veux bien on en parlera un peu plus tard. Est-ce que tu arriverais à comprendre ce qui s’est passé ici ? »

La renarde usa alors de ses dons de sensorialité, le genre de chose que je ne sais hélas pas faire moi-même.


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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Sam 12 Aoû 2017 - 13:13

Il avait pris un tour de garde sur les rempares de Suna, histoire de s'éloigner des siens, de sa sœur surtout, et de pouvoir réfléchir à tout ce qui c'était passé ces dernières années. Cela faisait quelques jours maintenant qu'il se trouvait à scruter le ciel, le sable et les murs qui les entourait avec plusieurs collègues à lui, dont, contrairement à lui, des senseurs de haut rang.
Saluant régulièrement les remplaçants des uns et des autres, Amano vit revenir deux jônins de mission. Il ne participa à leur interrogatoire, son regard était rivé beaucoup plus loin à l'intérieur même de Suna.
Serrant son poing, il posa sa main gauche sur l'épaule de l'un de ses aînés et sauta rapidement dans l'enceinte de la ville. La fumée avait été la première alerte et il n'avait pas su l'ignorer, mais plus encore, le premier cri l'avait terrifié. D'aussi loin qu'il se souvienne, il n'avait jamais sentit autant de détresse et de demande d'aide en l'écoutant.

Laissant son sable venir le porter un peu lorsqu'il était trop juste durant ses sauts et sa course, faute en est à la précipitation, le blond scruta les alentours, se référa à l'endroit supposé d'où provenait le premier cri qui fut trop rapidement suivit par d'autre. Une scène qui ne lui plaisait guère.
Prenant une direction très éloigné du groupe Tetsui et Milly, Amano trouva sur sa route, une fois sur place en centre ville, une jolie blonde sur un toit qui sembla chercher elle aussi la raison de tout ce raffut. Il se rapprocha d'elle mais fut stoppé dans son élan par un nouveau cri, celui d'un enfant. Il ne pu alors s'empêcher de penser à son ex et au fils de cette dernière. Plongeant dans le chaos naissant, le manieur de sable se faufila dans la foule malgré sa grande taille, passant jusque dans la ruelle d'où il lui sembla provenir le cri, il aperçu un enfant mort de peur contre l'un des murs. S'en rapprochant, l'enfant hurla de nouveau mais ne pouvait pas bouger.
Qu'avait-il vue pour avoir ainsi peur ? Ou plutôt, qui avait-il vu pour réagir de la sorte à son approche ?
Lentement, Amano se plaça à sa hauteur, s'accroupissant devant lui et venant effleurer la tête du môme d'une main rassurante dans les cheveux.

- Je suis là pour t'aider, où sont tes parents petit ?

Le gosse semblait incapable de parler mais alors que le Kawaguchi pensait que sa présence pourrait le rassurer, l'enfant lui poussa sa main d'un mouvement vif et se releva, tremblant en se mettant à courir vers le fond de la ruelle qui s'assombrissait tout juste avec les toits des maisons.

- Hey revient!

Une main tendu, il aurait pu le capturer avec son sable, mais à quoi bon, peut-être l'enfant le mènera-t-il vers l'origine de toute cette situation, avec un peu de chance.
Amano se releva donc vivement et partit à la suite du gamin, tentant tant bien que mal de ne pas le perdre de vue, ce n'est pas qu'il était plus rapide que lui, mais il tournait dès qu'il le pouvait, slalomant dans le vide pour éviter il ne savait trop quoi, peut-être juste tentait-il d'éviter de tomber pour ne pas que le blond le rattrape.

Sans perdre de vue son objectif, le fils du désert prêtait tout de même une oreille aux autres cris. Pourquoi s'occupait-il d'un enfant quand toute la population avait besoin de lui ? Une réminiscence de son passé ?
La vision de son père et de sa mère le glaça intérieurement alors qu'il continuait sa course effrénée, rattrapant petit à petit le jeune garçon qui termina sa course dans un cul de sac.

- Aller... calme toi et raconte-moi tout...


D'une voix qui se voulait protectrice, Amano gardait ses sens en éveil.

Spoiler:
 




>>theme<< >>battle<< >>meditation<< >>Farewell<<
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Dernière édition par Kawaguchi Amano le Mar 15 Aoû 2017 - 10:38, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Lun 14 Aoû 2017 - 18:15


Nuit sombre, cœur en peine, les douces lumières des ruelles brillaient d’une faible lueur. Paisible, l’air ambiant était comme à son habitude doux et légèrement tempéré. Le train-train quotidien de chaque habitants se déroulait sur une soirée plutôt basique. Les enfants commençaient à se diriger chez eux alors que leurs parents leur demandaient de ne pas courir trop loin ou de ne pas trop déranger les personnes. Les marchands nocturnes avaient clients à foison et vendaient un peu tout et n’importe quoi. Des boules à neige en souvenir de Suna, le village du désert, ironique…

Seiji se tenait sur les toits des ruelles. Non pas qu’il ne voulait pas se mêler à la population, disons qu’il préférait juste observer. Il rentrait d’une petite mission où quelques bandits bloquaient les chemins commerciaux et cela dérangeait énormément les petits villages au-delà du désert aride. Il avait su régler ça en deux jours et venait tout juste de revenir à Suna. L’entreprise Ozawa, comme à son habitude, fleurissait et Seiji n’avait eu que très peu à faire pour que les choses se passent bien avec les nouveaux accords commerciaux. Pour être même tout à fait honnête, il avait préféré embaucher des comptables et personnes plus compétentes pour s’occuper de tout cela.

Premièrement parce qu’il n’avait clairement pas le temps à la bureaucratie et deuxièmement parce que cela ne l’intéressait clairement pas. Il voulait mener une vie de Ninja au service de Suna et même si le commerce aidait énormément le village des Sables, ce n’était pas dans ce domaine que le jeune héritier fleurissait le plus, au contraire… Rien qu’en repensant à cela il soupirait en posant sa paume droite sur son front, qu’avait-il bien pu faire pour être à charge d’une famille bourgeoise ? Lui qui n’avait après tout que 18 ans.

C’était aussi pour ces diverses raisons que Seiji se trouvait en haut des toits, pour observer mais aussi fuir ses responsabilités. Il soupirait une nouvelle fois, pauvre garçon qui en était venu à faire ce genre de chose. Enfin, l’important n’était pas là mais dans ce qu’il voyait et qui le rassurait dans ses convictions : un peuple heureux et prospère qui trouvait son bonheur dans les petites choses du quotidien. Le jeune adulte était content de ses choix et rien ne monde ne pouvait lui enlever cette certitude. Mais à toutes belles choses une fin, et c’était une fumée étrange et épaisse qui apportait celle-ci.

Les honnêtes citoyens du village du désert se mettaient à hurler. Non pas des cries de joie ou de surprise mais de peur. La panique s’installait sous les yeux du garçon posté en hauteur. La vision était totalement obstruée par cet amas et la première réaction de Seiji fut d’activer ses dons de senseur pour lui permettre de repérer les personnes en détresse. Avant d’identifier la menace, il fallait aider ceux qui étaient dans l’urgence la plus nette. Le jeune adulte sentait aussi la présence de personnes autant, voir plus, compétentes que lui. Ces dîtes personnes s’occupaient déjà d’autres cas et les habitants que Seiji avait pu identifier avaient besoin d’aide.

Il tendit sa main vers la fumée.

    « Tisse le monde. »

Seiji utilisa alors son pouvoir, les fils. Il les répandit de partout dans le centre-ville, comme une araignée pouvait tisser sa toile pour ses proies. Le cas était bien différent car son unique but était de préparer le terrain pour les éventuelles aides. Grâce à la disposition de ses fils, il pouvait avoir plusieurs angles d’attaque ou d’aide sur le centre ville. La première chose fut d’entouré deux ou trois personnes de ses fils et de les ramener à lui sur les toits, loin de la fumée. Il tira ainsi deux femmes et un homme d’âge adulte.

    « Avez-vous respiré la fumée ? Avez-vous des maux de tête, vertige ? »

La chose la plus évidente était d’abord de demander si cette fumée n’était qu’un écran pour se dissimuler ou un poison quelconque. Cela permettait d’élaborer directement le plan de jeu, fallait-il sauver immédiatement toutes les personnes dans la fumée même s’il fallait venir à utiliser énormément de chakra ? Ou fallait-il repérer les assaillants tout en protégeant la population au sein même de la fumée ?

C’était dans ce but qu’il avait répandu ses fils un peu de partout, pour l’aide et l’attaque. Ses yeux étaient d’autant plus sérieux mais il en souriait malgré tout. Un seul moment revenait en tête « Intéressant », oui, il allait pouvoir s’amuser sur son propre terrain.

    « Avez-vous des informations ? Savez-vous ce qu’il s’est passé ? »

Seiji demanda cela aux trois personnes sur les toits qu’il avait tiré à lui, toutes informations étaient précieuses. Toutes informations donnaient un coup d’avance sur le plateau de jeu qu’était devenu Suna.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Mer 16 Aoû 2017 - 0:09

Malgré les efforts combinés des deux invocations et de leur sensorialité, force était de constater que ces dernières revenaient bredouilles. Le Chakra était trop présent au sein du village pour y détecter quoi que ce soit sans savoir quoi chercher exactement, et rien ne semblait être différent de l'habitude. De même, l'odeur de la fumée au centre-ville rendait complexe l'utilisation d'une recherche olfactive, ne laissait que les ultrasons parasités par les mouvements incessants des gens... Bien que certains semblaient se diriger dans des directions absolument opposées à celles des autres, éveillant un soupçon justifié chez l'éléphant. Ces mouvements se dirigeaient vers le port au sud du village, sans le moindre doute, et n'étaient pas ceux d'une personne ou deux mais plus d'une dizaine.

Du haut de son point d'observation, la blonde pouvait appercevoir quelques personnes courant sans relâche, visage baissé, vers le port, agissant comme si elles ignoraient l'agitation du village entier.

L'enfant, exténué de peur et coincé dans la ruelle s'effondra dans les bras du blanc, pleurant quelque peu mais se calmant finalement.

«Je... Je... Un masque horrible m'a bousculé et... Je... Qu'est ce qu'il se passe ? Il semblait pressé à.. courir vers le Palais alors que... Alors que... Alors que je voulais juste trouver ma maman...»

Et il recommença à pleurer en mentionnant cette dernière.


De son côté, le Monjara était perdu. Chacune des personnes prises sur le toit semblait avoir vu autre chose : la première maintenait qu'un groupe de personnes masquées avait créer tout cette agitation en lançant ce qui semblait être une bombe Saibogu dans le centre-ville, là où l'autre disait que les personnes chargeaient le port dans la moindre relâche et n'avait rien à faire avec les évènements, étant seulement de lâches cherchant à se cacher tandis que la troisième avouait ne plus trop savoir dans l'agitation mais avait l'impression que les hommes masques n'avaient également rien à faire avec l'agitation dans le centre-ville...

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Mer 16 Aoû 2017 - 14:54

Yukiko avait eu une journée quelque peu fatigante, mais satisfaisante. Sa mission s'était déroulée sans anicroche et avait été particulièrement intéressante, puisqu'elle lui avait fourni des pistes de solutions pour continuer son travail sur une machine qui lui posait beaucoup de fil à retordre ces derniers temps.

Elle avait passé la sécurité plus tôt dans la journée, mais était restée accroupie contre la muraille à l'entrée pour écrire et dessiner ce qu'elle avait en tête. Le soleil était depuis descendu, transformant la fin d'après-midi en début de soirée, mais les lumières qu'émettaient la ville lui permettaient encore de travailler, tant et si bien qu'elle n'avait pas vu le temps passer.

La courbe, si elle était plus accentuée, améliorerait la puissance... Un coup de crayon corrigea le schéma. Et ensuite, si je mets ça ici... Un second coup de crayon, plus vif, inspiré. Non, ça, ça ne fonctionne pas... La gomme qui efface.

Irritée, Yukiko ne parvenait plus à mettre le doigt sur cette idée qui lui avait, l'espace d'une fraction de seconde, traversé l'esprit. Comme d'habitude, c'était toujours celle-là, la plus brillante d'entre toutes, qui s'effaçait sans laisser de trace autre qu'une impression, qu'un souvenir vague. Comme une étoile filante.

Franchement déçue de la tournure des événements, et alors qu'elle refermait rageusement son cahier de notes, Yukiko réalisa qu'il se passait quelque chose, et que c'était ce quelque chose qui lui avait fait perdre son idée. Les cris de joie, qui lui étaient parvenus jusqu'alors du centre-ville s'étaient mués en cris de détresse. C'est ce qui avait dû l'alerter inconsciemment. Et il y avait cette fumée, lourde, qui commençait à se propager partout.

Curieuse, elle se dirigea vers la source de cette agitation, aidant au passage ceux qui semblaient avoir besoin d'aide, dont un homme qui venait tout juste de tomber au sol.

- Ne vous en faites pas, monsieur. J'ignore ce qui se passe, mais je vais voir. Continuez à vous enfuir vers la sortie!

- Mais c'est ce que je fais! Lâchez mon bras!

- Oh...

Il est vrai qu'elle le tenait encore après l'avoir aidé à se relever, malgré le fait qu'il tirait de toutes ses forces pour pouvoir fuir à nouveau. Elle le relâcha et poursuivit sa progression quand soudain, elle vit deux personnes s'élever dans les airs pour atterrir sur un toit voisin.

Un kidnapping.

Sans attendre une seconde, elle s'y dirigea et grimpa avec agilité le bâtiment en question, pour se retrouver face à face avec le responsable de cet acte odieux. Elle y découvrit une troisième personne enlevée et constata avec surprise qu'en fait, l'homme qui se tenait devant elle et qui avait fait monter sur le toit ces civils n'était autre qu'un ninja de Suna, et qu'il était là pour les aider.

Pas un kidnapping, donc.

Le shinobi demandait justement si ces victimes savaient quelque chose, mais les réponses qui s'ensuivirent étaient plutôt représentatives de la confusion dans laquelle toute la ville semblait être plongée.

Des hommes masqués? Le port attaqué? Mais ce qui la fit surtout tiquer, c'est la mention d'une bombe semblant être d'origine Saibogu. Alors, on osait utiliser la fine pointe de la technologie à l'encontre de la ville même qui l'avait vue naître? Quel être exécrable se donnait ce droit?

Une lueur de colère dansa dans les yeux de Yukiko, qui avaient été autrement inexpressifs jusque-là.

- Je viens de l'entrée principale et je n'ai pas vu d'hommes masqués, dit Yukiko, aussi s'il y a quelque chose, c'est ou au centre-ville, ou dans le port.

Elle s'approcha du bord du toit, tâchant d'apercevoir les mystérieux assaillants, mais ne parvenait pas à bien voir à cause de la fumée. Elle toussa un peu, puis se tourna de nouveau vers le shinobi.

- Tu arrives à voir ces hommes, toi? Ça pourrait être intéressant de les suivre, histoire de connaître leurs motivations.

Elle observa les environs, attendant sa réponse.


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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Mer 16 Aoû 2017 - 19:32

La situation n’était pas des plus critiques, la détection de Seiji restait cependant très moindre. Il avait eu un peu de chance de repérer les trois personnes car elles avaient été très proches de lui. Le Monjara ne pouvait détecter de plus loin, la masse nuageuse était bien trop consistante en chakra i;l était impossible de voir au travers. C’était comme marcher dans le noir, il fallait alors être prudent pour ne pas tomber directement dans la gueule du loup. Les fils du jeune adulte étaient répandus un peu de partout, il arrivait donc à ressentir les mouvements de population en fonction de comment les fils réagissaient.

Les gens véritablement paniqués se dirigeaient tous vers des directions différentes et les fils tremblaient de façon irrégulières et violentes, preuve de la peur des ces personnes. Tandis que d’autres fils eux tremblaient de façon bien plus légère, des mouvements sérieux. Ces personnes là avaient conscience d’où elles allaient et n’avaient aucune hésitation. Cela correspondait sûrement aux personnes portant les masques qui pouvaient se diriger vers le port, sur que la direction indiqué par les fils du Monjara se tournait vers les routes maritimes. Seiji posait sa main contre sa bouche, essayant de penser correctement : quel plan de jeu fallait-il adopter ?

On vint l’interrompre dans ses réflexions, une jeune kunoichi du village de Suna.

    « Seiji, shinobi de Suna. Tu as sûrement dû les entendre parler, attends une minute. »

Le Monjara s’arracha un bout de tissu de son propre vêtement. De ses fils il cousit en quelques secondes ce qui pouvaient ressembler à des masques pour filtrer légèrement l’air qu’ils respiraient. Il en donna trois aux civils et un à la kunoichi, elle qui semblait ne pas avoir encore respirer la fumée. Le jeune adulte toussa une première fois, une deuxième fois et finalement sa gorge était déjà totalement prise par le poison.

    « Enfiles ça vite, la fumée est empoisonné. »

Il essayait de distinguer d’autres civils mais le brouillard s’était déjà beaucoup trop répandu et ses dons de senseur ne servaient plus à grand-chose. Le centre-ville commençait enfin à se vider cela dit, ce qui était plutôt rassurant étant donné que les civils allaient sûrement être plus en sécurité loin de tous ces problèmes. Des gens masqués, hein ? Il paraissait évident qu’il ne fallait pas écouter l’une des deux filles disant qu’ils n’avaient sûrement rien à voir avec ça, sinon ils n’auraient pas de tels masques. Ils étaient bien au courant que quelque chose allait se produire, qui plus est leurs pas étaient décidés : ils avaient donc clairement des intentions cachées.

    « Je ne suis plus en mesure de détecter des présences, la fumée est rempli de chakra ce qui désoriente mes sens. Mais je pense pareil que toi, les personnes se dirigeant vers le port ne peuvent pas avoir aucun rapport avec la situation actuelle. Ils semblaient bien trop prêts, bien trop décidés, c’est louche. »

Le jeune homme fit signe de l’attendre quelques secondes. Seij sauta dans le vide, en direction du centre-ville et de la dernière position du blond qui aidait un jeune enfant. Il n’eut pas trop de mal à le retrouver, non-loin des toits où était auparavant le Monjara.

    « La fumée est toxique, prend ce masque pour éviter de trop en respirer. Aussi, on nous a signaler des présences ici-même et des personnes en direction du port. Je pars avec une autre kunoichi pour le port, si tu restes ici, accroche ceci sur toi. Si tu rencontres des ennemis tire sur ce fils en fonction du nombre de personnes qui te font face, j’en ferai de même si nous rencontrons des individus louches vers le port. »

Seiji avait donné à l’homme aux cheveux dorés un fils qui était relié directement au Monjara. Peu importe la distance, ce fil reliait le jeune homme au blondinet et permettait, juste en le tirant, de communiquer l’essentiel des informations. Le jeune hériter remonta aussitôt rejoindre sa partenaire sur le toits, lui faisant signe qu’ils pouvaient partir en direction du port. Sur le chemin il s’adressa à elle.

    « Rapidement, quelles sont tes compétences ? Et accroche ceci à toi, dans ton dos. »

Il lui donna également un fil qui était directement relié à sa main droite, dans l’éventualité où il y aurait des hostilités plus tard. Le garçon continuait de tousser, un poison tenace.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Mer 16 Aoû 2017 - 22:07

La soirée n’aurait pas pu être plus belle. La fête battait son plein aux alentours et les gens chantaient et dansaient de tous leur saoul. Moi compris. Profitant des festivités comme tout le monde, je m’amusai à rejoindre les danseurs et montrer ce que savaient faire les Akuzu de leur grande souplesse. Les échanges de partenaires se firent, alors que je passais d’hommes aux mouvements brusques mais forts aux femmes aux déhanchés hypnotisant, il y en avait pour tous les goûts artistiques. Boissons et fumées mélangées dans l’air, chacun s’amusait à leur manière. Les rires et expressions de joies nous entouraient en cette belle soirée. J’aurais tellement aimé que cela continue ainsi…

Mais hélas, il fallait croire que les hommes n’étaient pas capables d’apprécier les moments de paix, chose que je regrette ardemment… Une première détonation retentis, puis une seconde, et ainsi de suite cela s’enchaîna. Tous les danseurs et spectateurs s’arrêtèrent immédiatement en regardant du côté du bruit résonnant à l’horizon. Puis alors arriva immédiatement la fumée qui qui se rapprochait dangereusement de notre position, sans que nous puissions faire grand-chose pour l’en empêcher. Mon premier réflexe fut alors d’attraper le poignet de la première personne qui passait parla et de me tourner vers elle.


« - Attrapez quelqu’un et accrochez-vous ! »

Concentrant par la suite mon chakra dans mes muscles, je préparai ma frappe en visant l’un des toits autour de nous, et soudain, mon bras s’allongea afin d’attraper le rebord. Rétractant mes muscles, je fus ainsi ramené vers le rebord en emmenant avec moi les personnes qui avait suivi le conseil de s’accrocher à moi. D’un geste pour les mettre sur le toit, je les rejoints et constatait les résultats. Trois personnes dont un enfant, sans doute une famille. J’ai pas pu en sauver plus… Mais je n’allais pas me reposer dessus. Me retournant immédiatement, je regardai en bas et me rendit compte que la purée de pois était arrivée. Sans hésitation, je déchirai mon bas en plusieurs morceaux de tissus et les tendaient aux civils.

« - Couvrez-vos visages avec ça, mais évitez de trop respirer. »

Le ton calme, essayant de sourire pour calmer au moins l’enfant, j’étais hélas beaucoup trop perturbé par les évènements. Je ne savais pas de quoi était fait cette fumée, mais il y avait neuf chances sur dix que ce soit un gaz empoisonné. Si c’était le cas… Je devais agir vite. Pas le temps de réfléchir et je plongeai ma main dans ma sacoche pour y récupérer deux choses : un masque pour opérations médicales et un parchemin vierge. J’aurais préféré le donner aux civils, mais pour sauver plusieurs autres, j’allais en avoir besoin. Concentrant mon chakra dans mon index, j’écrivais deux fois le même sceau sur chacun des artifices, un sceau d’absorption pour le gaz. Enfilant le masque, je saluai une dernière fois les civils et me mis à sauter de toit en toit, utilisant mes bras longs pour me balancer d’un à l’autre et cherchait ma prochaine destination : l’hôpital.

« - Pourvu que ça marche… »

Le but de la manœuvre était simple et complexe : le sceau sur mon masque devait absorber le gaz environnant pour me laisser respirer que l’oxygène, me permettant d’être immuniser contre les effets toxiques. Celui du parchemin devait absorber un maximum du poison pour que je l’amène à l’hôpital. S’ils voulaient un antidote, ils allaient forcément avoir besoin d’un échantillon pour plus facilement trouver quelque chose. Cela n’allait pas se faire en cinq minutes, mais c’était un début à tout. Cependant, ce n’était que la théorie. Je ne savais pas si le masque fonctionnerait, et encore moins s’il tiendrait aussi longtemps. Il me faudrait demander un masque à gaz à l’hôpital une fois arrivé. Prions pour que cela marche…
En chemin cependant, je croisais également du monde sur les toits, et ne pouvait m’empêcher de leur dire rapidement le même topo.


« - Si vous utilisez du Fûton, soufflez le gaz ! Ne le laissez pas s’approcher ! »

Avant de repartir dans ma course acrobatique. Ils écouteraient peut être pas un Genin, mais espérons que leur bon sens ait raison…

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Jeu 17 Aoû 2017 - 23:22

Milly était du même avis que moi, dans l'urgence actuelle autant rester ensemble. C'était un peu comme une prolongation de notre mission. Et puis, il fallait le dire, nous avions heureusement l'habitude de coopérer elle et moi. Notre grade de jônin nous menant sur les mêmes missions, et favorisant grandement le fait que nous nous entraînions parfois en binôme. Là pour le coup, elle me rappelait même que je lui devais une bouteille d'eau minérale. Un détail dont je me fichais royalement, et j'avais juste réagi vaguement :

« Pff... ouais si tu le dis... »

C'était bien entendu avant que nous invoquions nos kuchiyoses respectifs. Les deux usèrent donc de leurs techniques sensorielles pour essayer de comprendre ce qu'il se passait alentours. Mes éléphants avaient de puissants sens, notamment développés dans la captation des ultrasons. C'était là ce qu'un éléphant ordinaire pouvait faire en somme, mais les éléphants ninja l'accentuaient grandement en usant de leur chakra. Le hic, et je le savais, c'est qu'avec l'agitation présente il serait difficile d'obtenir des éléments détaillés. Mais autant essayer. Zoroganju fit un bref rapport après s'être concentré :

« C'est un beau bordel. Mais malgré le trop d'infos et les ultrasons parasites, j'ai pu déceler le mouvement de plusieurs individus dans une direction opposée à celle des gens en fuite. Ils se dirigent vers le Sud. »
« Le port... »

C'était quasiment l'opposé de notre position actuelle. Quand bien même c'était possible de s'y rendre rapidement.

« Contournons le centre-ville et la source de fumée. D'autres s'en chargeront ou elle finira par s'évaporer. Si ces individus mystères vont au port on y va, il faut découvrir de qui il s'agit. » dis-je calmement. »

Je ne voulais pas imposer un ordre à Milly après tout, je m'en fichais de qui décidait. En revanche dans l'instant je donnais mon avis sur la marche à suivre et ce que moi je ferais. Les éléments apportés par l'éléphant Zoroganju allaient en plus dans ce sens.

« Qu'en dis-tu ? »

Après quoi je m'élançais.

« Allez Zoro ! »

Prenant soin à ne pas partir en ligne droite vers la fumée, je commençais un large contour, quitte à progresser le plus possible via les remparts, et ensuite à longer les bords du village. Zoroganju me suivait, même si avec sa taille imposante il prenait soin à avancer sans écraser personne et sans rien casser. C'était presque drôle de le voir si délicat alors qu'il préférait l'action et la bagarre en temps normal. Rapidement, ou au moins aussi vite que nous le pouvions, nous parvenions donc à l'orée du port de Suna. Comme nous approchions d'un possible danger, Zoroganju éveilla ses sens plus que d'ordinaire pour anticiper des mouvements ennemis approchant dans notre direction. Il avait beau aimer foncer il était prévoyant et j'aimais bien ça chez lui.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Ven 18 Aoû 2017 - 17:40

Observant les alentours, les oreilles dansant presque sur sa tête, à capter toute sorte de son qu’une ouïe humaine normale ne pourrait pas discernée. Sa truffe ne chaumait pas non plus, mais malgré tous ses efforts Itsumi fini par se retourner et s’excuser de ne rien pouvoir offrir de plus.

« Une vapeur très étrange est en train de s’étendre aux environs, quelque chose de particulièrement nocif et qui me fait déjà mal, même à cette distance. Et il y a trop de vacarme, trop d’humains qui hurlent et de bébés qui pleurent pour que je puisse détecter quoi que ce soit d’utile.
- Ce n’est pas grave, merci quand même, on va trouver une autre solution. »

Réfléchissons, la priorité serait d’évacuer les blessés mais sans la moindre info sur les responsables de ce bordel, on ne ferait que déplacer le problème, voire l’empirer. Imaginer qu’on mette les blessés et les civils en sécurité, avec au milieu les ravisseurs inconito.
L’éléphant de Tetsui par contre prévint avoir détecté un groupe d’individus se dirigeant vers le port. Pourquoi ? La sortie et les évacuations prématurées sont au nord, à l’exact opposé en somme. Louche ça … L’invocateur proposa de les suivre, tout en contournant la fumée, ce que j’approuvai d’un mouvement de tête, le regard toujours à chercher des personnes à aider immédiatement.

« Je te suis, il faut retrouver ces types, sans quoi on ne pourra pas les empêcher de recommencer. Itsumi ? »

La renarde oscilla positivement le cou. Pas besoin d’attendre plus longtemps, chaque seconde ne faisait qu’aggraver plus la situation. Nous nous partîmes donc vers l’est, jusqu’aux murs d’enceinte, avant de poursuivre vers le sud, échappant ainsi aux vapeurs.
Vous l’aurez remarquez, cela offre deux styles de poursuite différent. Un toute en souplesse et grâce, se faufilant entre les étalages, les poubelles et autres encombrants sans perdre de vitesse. Et un autre bien plus lent mais qui s’applique à ne rien détruire. Héhé, c’est certain qu’un renard c’est tout de même plus agile qu’un éléphant. Et cela semblait d’ailleurs beaucoup amuser la demoiselle, qui se permettait de rajouter des virages et des cabrioles dans sa course. Tss quelle frimeuse …

Le port est à présent en vu, au bout de la rue. La canine usa de nouveau de ses dons de détections, pendant que moi j’engageai plutôt une anticipation, juste au cas où. Il ne servirait d’avoir l’information si l’on n’est pas capable de réagir dans le même temps.

« Ouvrez l’œil et les oreilles. Ils peuvent être n’importe où. Est-ce que l’on connait leur nombre ? » Je m’adressai à Zoroganju, l’éléphant de Tetsui, à quelques pas derrière nous. « Les intrus pourraient tout aussi bien tenter de s’échapper par la mer, c’est hors de question qu’ils y parviennent. Itsumi tu nous dis sitôt que tu détectes quelque chose de suspect, d’accord ? Maintenant silence. »

L’idéal serait de lancer une embuscade, non d’en subir une. Il était donc important d’être les plus discrets possible.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Dim 20 Aoû 2017 - 10:17

Amano regarda l'enfant doucement, mais en s'approchant, peu après l'avoir écouté alors qu'il s'était calmé, peut-être du à la longue course, peut-être du à l'insistance protectrice du shinobi, il sentit sa gorge irrité, il sentit son souffle le gêner à ce même endroit et, bien qu'il aurait voulu se retenir, une quinte de toux le saisit. Posant la main sur son cœur pour reprendre une respiration profonde et lente, et même si la menace sembla se diriger vers le palais, le Kawaguchi saisit les bras de l'enfant sans forcer.

- Je vais te ramener près de ta maman.

Retrouver quelqu'un dans cette foule en panique, une femme qui devait être morte d'inquiétude, ne serait pas la partie la plus aisé, mais en passant par les toits, il pourrait garder un œil sur la zone du Palais. Qui oserait s'en prendre à leur Seigneur ? Qu'elle soit du clan haï du sien n'y changeait rien. Elle était celle qui les faisait avancer, elle serait celle à qui il donnerait sa vie s'il le fallait.

- Grimpe !

Retenant difficilement sa toux, Amano se mordit la langue. Il voulait rester stable pour l'enfant se détende. Ayant présenter son dos, accroupi devant l'enfant, il le soutint d'un bras. Bien avant de partir, une ombre arriva devant lui. Serait-ce ses yeux ou ses cheveux, le fils du sable ne saurait le dire, mais il y eu un instant de flottement, un instant où il paru serein.
Attrapant le masque de fortune, il bu ses paroles et saisit le fil qu'il lui donnait.

- Je vais déposer l'enfant à sa mère et je pars vers le palais.

Clair et concis, il manqua de temps pour lui demander de faire attention à eux, lui et celle qui l'accompagnera vers le port, mais, on ne tue pas un shinobi aussi facilement n'est-ce pas ?

Sautant sur le toit le plus proche à la suite du départ de Seiji, Amano posa le masque sur la bouche de l'enfant et noua le fil à sa ceinture.

- Serre le bien, pour ma part, j'en ai déjà respirer... on verra bien. Mais toi petit, j'aimerais que ta maman te retrouve en pleine forme.


Passant sur un toit bien plus haut, le manieur de sable tourna son regard vers le Palais. Décemment, il ne pouvait pas s'y diriger et abandonner l'enfant. Mais il pouvait s'en rapprocher et déposer l'enfant aux autorité habilité à une évacuation.
Lors d'un saut, de toit en toit, Amano toussa fort, plus fortement même que les fois d'avant et manqua de se payer le sol la tête la première à son atterrissage. Mais, il arrivait non loin d'un rempare et confia à l'un de ses camarades l'enfant en lui expliquant la situation et l'endroit où il l'avait récupérer. Laissant le masque de fortune au môme, Amano s'élança, le plus promptement possible à travers la ville vers le Palais.
Dans sa pause en ayant confié l'enfant, il avait arraché le bas de son pantalon, à ses deux jambes, et s'était à sa manière protéger les voies respiratoires, même s'il doutait de l'efficacité d'un si simple procédé.

Sur ce chemin le menant vers le Palais, il du s'arrêter pour tousser encore, une longue série qui mis à mal sa respiration et son calme.
Une goutte de sueur perla de ses tempes et il était à genou, tentant de stopper cette quinte désagréable et douloureuse à force.

Ses iris dorés se relevèrent, quand bien même sa toux ne se calmait pas, il fallait avancer, avancer et aller au front, trouver et stopper ces fauteurs de trouble, faire confiance à l'enfant et confiance aux autres ninja pour protéger les civils.
Du revers de l'une de ses mains, il s'essuya le front et sauta de nouveau, recommençant une course rapide, espérant arriver à intercepter le « masque » courant vers le palais seigneurial.


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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Dim 20 Aoû 2017 - 17:17



Ether était tranquillement de passage à Suna.
Elle était revenue pour faire du troc, profiter de la bibliothèque et passer le bonjour à quelques nouveaux amis. Qui aurait pu alors imaginer ce qui allait se passer ? Mais même si elle avait su, la jeune femme serait tout de même venue pour donner un coup de main. Alors qu’elle observait tranquillement du haut de son perchoir de bâtiment, les gens qui marchaient et discutaient entre eux, comme à chacune des journées passées à Suna, une odeur âcre et détestable se mit à emplir l’air. Ne se sentant pas très bien, elle leva la tête et découvrir d’épais nuages de pois s’emparer du ciel au-dessus du centre-ville. Que se passait-il ? Cette fumée n’avait rien de naturelle, elle pouvait le sentir au plus profond de son être. La panique commença à s’emparer du marché et les civils se mirent à courir dans tous les sens, comme une colonie de fourmis attaquée par la pluie. L’élémentaire sauta immédiatement du toit pour atterrir sur le sol et tenter de calmer quelques villageois. En vain. Comprenant qu’elle ne pouvait rien faire quand des humains sont en proie à l’effroi, Ether se mit à courir à travers les rues tout esquivant les gens terrorisés. Finalement, la nomade poursuivit sa course sur les toits pour plus de facilité. La cité avait rapidement réagit, car nombreux étaient les shinobis qui sortaient de nulle part, prêt à intervenir. Le village était-il attaqué ? Mais comment ? Il était plus que bien gardé, grouillant de ninjas à chaque coin de rue, difficile de ne pas être repéré par les équipes d’élite de Suna ! Mais rien n’est impossible. La Gogyou, poussée par la curiosité et sens du devoir, se mit à suivre de loin des ninjas se dirigeant vers la fumée. Elle n’était pas comme eux, pas entraînée, pas franchement puissante, mais pleine de bonne volonté ! Et au pire, on lui dirait de quitter les lieux hein…

Au passage, elle fit de son mieux pour tenter d’aiguiller des gens vers la sortie du village, mais ils connaissaient tous le chemin. Le mieux à faire était qu’ils s’éloignent le plus possible de cette colonne de fumée. L’air était perturbé et Ether se sentait légèrement vaseuse, bien qu’elle ne fût même pas encore arrivée à l’élément perturbateur. Une personne à terre semblait suffoquer, comme si elle manquait d’air. Sans une once d’hésitation, la nomade descendit, fit apparaître une sphère d’air qu’elle plaça ensuite autour de la tête du malheureux. Bien qu’il parvenait enfin à respirer correctement, il toussait avec véhémence.


« M’sieur, z’êtes malade ? Faut qu’vous voyez un méd’cin ! »
« C’est… KOF, KOF, c’est cette fumée ! Elle me brûle la gorge ! »
« … Elle est toxique, c’pour ça qu’j’me sens mal. J’comprends, partez vite, vous inquiétez pas, la sphère partira bientôt ! »

Elle grimpa à nouveau sur son toit pour avoir une meilleure vue d’ensemble.
Profitant de ce court instant de calme, elle produisit une nouvelle sphère autour de sa tête pour palier à la probable fumée toxique qu’elle risquait de respirer en s’approchant davantage. Du haut de la maison, elle put voir la panique générale. Pas un seul villageois ne conservait son calme, SAUF un groupe vers le port qui allait genre totalement à l’opposé de la foule. Etrange. Elle remarqua que plusieurs shinobi se dirigeaient vers eux, tant mieux car s’ils s’avéraient être réellement impliqués dans cet évènement, pas sûr qu’Ether puisse quoi que ce soit contre eux. Pacifique vous vous souvenez ? Pleine de courage – et assurément de stupidité – la blonde sauta de toit en toit pour se rapprocher de la colonne de fumée et découvrir ce qui n’allait pas, puis aider les autres au passage. Un shinobi, plus ou moins de son âge, non loin d’elle faisait de même. Celui-ci hurla un « si vous utilisez du Fûton, soufflez le gaz ! Ne le laissez pas s’approcher ! ». AH, ça elle sait faire ! Ether s’exécuta sans attendre. Elle stoppa net sa course, descendit au sol et… Alors qu’elle s’apprêtait à repousser le gaz au loin d’un puissant cri dont elle avait le secret, la Gogyou eut soudainement une tout autre idée. Elle prit quelques secondes pour se concentrer et exécuta une série de mouvements lents et gracieux. Une petite sphère d’air fit son apparition au sein du gaz, grossissant à vue d’œil. C’était la première fois que l’élémentaire exploitait cette technique et elle n’était pas certaine de sa réussite, mais qui ne tente rien n’a rien ! A mesure que la boule gagnait en ampleur, le gaz autour se faisait aspirer par cette dernière. L’orbe grossissait, grossissait avant d’atteindre sa taille maximale (quelques mètres). C’était une sorte de prison de vent dans lequel une partie de la fumée était à présent emprisonnée. Continuant ses gestes, la demoiselle faisait de son mieux pour garder la bulle en état. Ce n’était qu’une partie de la menace endiguée, il restait toujours de purée de pois ailleurs. Bon… Bah elle fait quoi avec ça maintenant, hein ?


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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Lun 21 Aoû 2017 - 22:46

Du haut de son perchoir la jeune demoiselle survolait le chaos qui s'était désormais installé au sein du village caché du vent. Petit à petit, Atsumi pu apercevoir divers shinobis qui commençaient à s'activer tout comme elle. Il allait falloir travailler ensemble pour essuyer une des première crises que Suna subissait. Le principal souci dans ces moments la est la difficulté à communiquer, les ninjas formaient des équipes de fortune pour défendre les villageois, sans même se connaître. Forcée de constater que personne ne se trouvait dans son périmètre dans l'immédiat, la blonde se fit plus vigilante et sur le qui vive, la menace pouvait venir de n'importe ou et personne n'était la pour assurer ses arrières.

Arrivée à sa destination, la Ketsueki en herbes pu apercevoir un groupe suspect. Les personnes qui le composait semblaient courir vers le port du village, fonçant littéralement tête baissée. Toujours sur les toit, elle activa le pas pour suivre leur trajectoire, et pourquoi pas intervenir en cas de besoin. C'est lorsqu'elle se mit a courir qu'elle fut prise d'une très violente quinte de toux. La fumée, elle seule pouvait provoquer ce genre de réactions dans l'état actuelle des choses. Elle n'avait rien pour se couvrir le visage, elle n'eut donc d'autre choix que de remonter sa moumoute au niveau du nez et de la bouche, peut-être même était-ce inutile, mais mentalement cela lui convenait.

Elle se remit donc en route, comblant rapidement l'avance que le groupe avait prit. Le port n'était d'ailleurs pas très loin. Ces gens suspect prenaient la fuite, c'était une évidence. Et un comportement pareil ne pouvait être ignoré. Les évacuations se faisaient par la porte principale normalement.

La jeune demoiselle fut alors rassurée de voir au loin des invocations de collègues jonin qui se rapprochaient alors qu'elle était prise d'une nouvelle quinte de toux. Un des shinobis ou kuchiose devaient disposer de sensorialité pour repérer le groupe de fuyards d'aussi loin. Elle lança donc un kunai a leur attention qui alla se planter sur un mur devant eux, elle fit ensuite de grands signes de mains, avant de repartir a la poursuite du groupe qui gagnait bien vite le port.

Il était temps d'agir. La Ketsueki accéléra la cadence et décolla du toit pour atterrir juste devant le groupuscule.

« Votre comportement est suspect. Déclinez votre identité et vos intentions. »


Même si la situation venait a dégénérer, la demoiselle sera bientôt rejointe par ses coéquipiers Jonin, si elle s'était bien faite comprendre.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Mar 22 Aoû 2017 - 15:30

Dix. Ils étaient dix et lorsque tous les shinobis informés de la présence de ces mystérieuses personnes arrivèrent enfin au port, ils se retrouvèrent face à dix figures. Masquées. De noir vêtues. Silencieuses et droite, plantée comme des piquets. Immobiles. Quoi qu'ait été leur objectif, il semblait avoir été atteint devant l'inertie dans laquelle ils venaient de plonger. Ils n'avaient l'air ni hostiles, ni amicaux - la noirceur de leurs masques tout comme leurs corps ne reflétant absolument aucune émotion.

Soudain, comme d'un corps unique, ils sautèrent tous dans l'eau avant que la moindre action ne soit entreprise à leur égard. Il ne restait plus personne au port sinon le groupe de shinobi, plongé dans un silence presque étrange. Pourquoi donc n'y avait-il personne ? Non loin de leur position, une fenêtre claqua attirant immédiatement leur attention. De même, un simple coup d'oeil fut suffisant pour remarquer que non seulement vide de monde, le port semblait également vide de toute marchandise, de toute vie. Comme si, durant la poursuite, ils avaient quittés la capitale pour terminer dans une ville déserte. Et pourtant, ils étaient bien à Suna... Au loin, ils purent appercevoir un bâteau qui se dirigeait vers l'Ouest, animé par une vapeur qui avait certainement à voir avec la technologie des Saibogus.

Se retournant brièvement vers le centre de la ville, le groupuscule du port pu remarquer la présence de nombreuses autres figures, identiques en tout point à celles qui venaient de sater à l'eau, perchées sur les toits de quelques bâtiments à regarder le village, immobiles comme les précédentes. Quelques instants seulement et elles se jetèrent dans les rues de la ville, déclanchant une nouvelle vague de cris. Que se passait-il...

Le Kawaguchi, de son côté, ne parvint guère à retrouver la personne se dirigeant vers le Palais. Plus exactement, sa course fut interrompue par une trouvaille des plus curieuses : de nombreux tracts décriants et huant Ketsueki Yami jonchaient le sol et les principales rues menant au Palais seignerial. Des tracts qui n'étaient pas là auparavant, la traîtant de trainée, traîtresse ou bien d'autres encore. Alors qu'il se pencha pour en regarder un de plus prêt, une figre obscure passa rapidement devant lui, semant plusieurs de ces tracts dans sa course.

De son côté, l'Akuzu parvint à apporter un échantillon à l'hôpital qui commença tant bien que mal à chercher un antidote, tant que la Gogyou du vent s'afférait à évacuer les civils pris dans le poison grâce à ses dons...

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Jeu 24 Aoû 2017 - 23:40


On arrivait enfin au port de Suna, lequel me semblait bien vide par rapport à d'habitude. Mes simples yeux suffirent à me faire remarquer qu'aucune marchandise n'était visible, ainsi qu'aucun civils. Pour la marchandise c'était étrange, car si des travailleurs avaient pris la fuite ils auraient tout laissé en plan. Qu'il n'y ait aucun civil dans le coin en revanche me semblait logique si tout le monde avait prit la fuite.

« Les voilà. »

Les dix hommes vêtus de noir se trouvaient un peu plus loin. De notre côté il y avait sinon une blonde que je savais être une chûnin du Sable. Les silhouettes étaient immobiles et silencieuses, aucune ne bronchait. C'était l'inertie totale. Et comme je n'étais pas du genre à foncer tête baissée j'avisais la situation, j'observais moi aussi tout en restant fixe. Zoroganju en fit de même, juste derrière moi. Puis plus vite qu'une ombre, tous sautèrent en direction de l'eau. Tu parles d'une méthode pour fuir pensais-je. C'était ça qui me faisait tiquer. Prendre la tangente à la nage, vraiment ? Je regardais Milly du coin de l'oeil pour voir sa réaction. Toujours personne aux alentours. Quand une fenêtre claqua, sûrement dans l'un des bâtiments, je fus attiré par la source de ce bruit mais ne vis rien.

Les autres étant partis, la réaction logique fut de se retourner vers le centre-ville. D'autres figures noires étaient apparues sur le haut des bâtiments. Elles étaient encore immobiles, comme si elles cherchaient juste à inquiéter ou à narguer ceux qui les voyaient. Faisaient-elles ça dans tout le village ? Mon kuchiyose ne dit rien, mais il usa d'une technique sensorielle discrète pour détecter les sources de chakra de ces hommes étranges et voir s'ils en avaient vraiment. Il sembla en avoir eu tout juste le temps tandis que les silhouettes s'évaporaient à nouveau en se jetant à travers la ville. Ce qui déclencha une nouvelle vague de cris se faisant bien entendre.

« J'en ai marre... » dis-je.

Je voulais en savoir plus. C'est pourquoi je fis un clone de moi-même, juste un. Ce dernier se transforma par le biais d'un henge de manière identique à ces hommes en noir. Mon sens de l'observation me permit d'imiter au mieux leur tenue et leur masque sans expression.

« Rapproche toi d'eux. Imite les. »
indiquai-je mon clone,

Après quoi ce denier s'envola pour tenter de retrouver la trace des silhouettes noires dans le village. Il cherchait habillement et en les imitant, effrayant à son tour lui aussi les quelques passants qu'il croisait. Bien que j'étais désolé pour ceux qui en avaient peur, c'était nécessaire pour essayer d'en savoir plus.
Moi, je regardais Milly et la chûnin :

« Je vous tiens au courant de ce que trouve mon clone. Vous ne trouvez pas la situation étrange ? Ils semblent à la fois réels et irréels... Sans parler de l'absence de marchandise de ce port. »

Puis je leur laissai la parole.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Ven 25 Aoû 2017 - 17:49



C'était un soir comme beaucoup d'autre. J'étais assis dans un bar, à l'écart du centre-ville, non loin du port et je discutais avec une femme. Celle-ci m'avait parlé de ses clients habituelles, me transmettant ainsi des informations sur les boissons qu'aimait bien un tel ou sur les idées de jeux pervers d'un autre. Rien d'intéressant ce soir... Je lui filais un pièce, pour la remercier, espérant qu'à l'avenir, elle me trouve des trucs plus croustillants. Parfois, j'apprenais ainsi qu'un homme cherchait à écouler un stock illégal, que je pouvais aider ou simplement revendre l'information aux autorités, tout dépendait de la marchandise. D'autre fois, c'était quelqu'un qui cherchait un garde du corps. Comme quoi, trainer dans les bars ou les bordels, ça peut créer des relations intéressantes ou des contacts. L'idée était simple: avoir un réseau d'information digne de ce nom.

Sortant finalement du bar avec ma gourde d'alcool à la main, je sentis une odeur particulière. Mais avant de chercher à comprendre ce que c'était, j'entendis des cris, beaucoup de gens semblaient paniquer. Qu'est-ce qu'il se passait ici ? D'un bond, je me retrouvais au milieu du mur du bâtiment pour m'y appuyer et sauter enfin sur le toit. J'avançais en direction des cris, cherchant à savoir si nous étions attaqué. Instinctivement, j'ouvrais le parchemin à ma ceinture, prêt à faire jaillir ma marionnette en cas de besoin. Sautant de bâtiment en bâtiment. J'aperçus plusieurs silhouettes, toutes masquées qui sautaient des toits pour disparaitre rapidement dans les ruelles plus bas.

Décidé à les suivre, je bondissais à mon tour pour descendre, voyant une volée de papiers qui virevoltaient dans l'air. En attrapant un au passage pour voir qu'il s'agissait d'un tract. Pour résumer, ça disait des trucs pas franchement sympa sur Ketsueki Yami et ça puait, à mon avis, le coup d'état ou la tentative de propagande contre elle. Froissant le papier que je jetais en boule juste après, je cherchais un de ses individus pour l'arrêter, avoir une petite conversation avec.

Me déplaçant discrètement, dans une ruelle, observant l'activité dans la grande rue voisine. Je fis sortir Kafukuro, une araignée faite de bois et d'acier, faisant presque un mètre de haut pour le double de largeur. Mes fils de chakra jaillirent de mes doigts pour se mettre sur le pantin afin de le faire bouger. J'avais aperçu l'une des personnes masquées qui se déplaçait rapidement tout en laissant des tracts sur son passage. Tentant de me rapprocher rapidement avec mon pantin tout en dissimulant au mieux mon chakra pour le prendre par surprise. Une fois suffisamment proche, je comptais l'immobiliser avec ma marionnette, restait à voir si je parviendrais à le suivre sans me faire repérer.
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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Dim 27 Aoû 2017 - 17:11

Mais le temps de le dire et d’évaluer les possibilités d’action que nous étions déjà sur le port ; et de suite il y avait un détail à prendre en compte que tous les senseurs animaux ici présents confirmaient. Il n’y avait personne. Absolument plus personne. Ni marins, ni marchands, ni même les marchandises, encore moins le bordel si caractéristique à ce quartier de la ville. L’ensemble était désert, comme abandonné. Comment est-ce possible ? J’ai ma maison pas loin, je connais cet endroit comme ma poche, avec tous les problèmes qui vont avec l’odeur du poisson au quotidien, des embruns de l’océan sur les rouages qui les rendent grinçant et lourds.

Un kunaï fila soudainement se planter devant nous. Qui ? Qui est le petit enfant d’enfoiré à s’en prendre à ma ville ? En pivotant le regard, il s’agissait d’une femme à la tenue noire et aux longs cheveux blonds. Si je n’avais pas déjà vu son village plusieurs fois à Suna, il n’aurait pas été difficile de la prendre pour une ennemie. Mais ce n’était pas le cas, son acte – à en croire ses gestes – était là pour simplement attirer notre attention et prévenir qu’elle allait agir.

« Les voilà. » Fit Tetsui.

En face, sur le rebord du quai, dix silhouettes nous faisaient face. Toutes entièrement couvertes d’un manteau noir et d’un masque n’ayant rien de rassurant sur le visage. Qui est-ce ? Eux ne sont clairement pas d’ici. Et puis le fait de cacher son identité les place tous en tête de liste des suspects.
La jeune femme, comme prévu sauta de son toit pour arriver face à eux, et d’une voix portante elle réclama qu’ils se dévoilent. Une demande n’ayant quasiment aucune chance d’aboutir, évidemment mais cela ne coutait rien d’essayer. Mais vous vous en douterez, le silence continua de régner. Pas un seul ne broncha, pas le moindre mouvement non plus. Des statues auraient été plus interactives.
Un peu en retrait, Tetsui et moi faisions travailler nos méninges, surtout pour le problème de la désertion totale du port. Une fuite aurait laissé plus de chaos que ça, et puis y aurait eu des cris. Là c’était simplement comme s’ils avaient tous disparus, purement et simplement.

Soudainement le groupe masqué se jeta en arrière, dans l’eau.

« Oh non ça certainement pas ! »

Je me jetais à leurs trousses, bousculant la sunajin sans once de délicatesse et enchaina les mudra pour ensuite m’arracher le cubitus de chaque bras. Chacun d’eux nettement plus longs que la taille complète de mon avant-bras. Deux longues lances acérées qu’une fois en l’air je projetai en direction des silhouettes en train de disparaitre. Si je ne peux pas les avoir tous, j’en aurais au moins eu deux !

A quelques pas de là, Tetsui était nettement plus modéré, et c’était le mieux car vers le centre-ville les hurlements reprenaient. Il créa rapidement un clone de lui-même, qu’il déguisa ensuite en l’un des intrus et lui demanda de s’incruster parmi les rangs ennemis. Une stratégie qu’approuvait Itsumi. Elle approuva ses dires d’un mouvement de tête avant de filer rejoindre son invocatrice impétueuse.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Mar 29 Aoû 2017 - 1:58

C’était sur le port que finalement se trouvaient plusieurs personnes, tous et toutes des ninjas qui semblaient autant concernés par la situation que pouvait l’être le blond. Plusieurs de ces fameuses personnes qu’ils avaient tous poursuivies se trouvaient aussi ici. Toutes de noir vêtues et masquées. Seiji ne comprenait pas bien ce qu’il se passait, tout ce qu’il pouvait voir c’était que ces personnes ne dégageaient aucune émotions, comme si elles étaient toutes vides. Des carcasses animées et qui obéissaient clairement et fidèlement. Ces mêmes pantins sautèrent tous dans l’eau de façon synchroniser. Le Monjara soupira lentement alors qu’une des kunoichi lança des os, sûrement une kaguya.

Il posa sa main sur son menton. Quelque chose clochait à la situation. Le port était entièrement vide de marchandises mais aussi de vies humaines et dans un tonnerre de nouveaux cries, la pagaille reprenait dans le centre-ville. Seiji prenait alors le temps de regarder autour de lui et au loin, un bateau à vapeur partait vers l’Ouest. Le temps se figea pour le jeune qui entrait dans son palais mental. Il voyait toutes les informations qui lui étaient disponibles, les reliant entre elles alors que ses yeux bougeaient dans tous les sens. Des hommes masqués, des personnes allant au palais, plus de marchandises, un bateau se dirigeant vers les villes de l’Ouest…

    « Saibogu... »

Ce mot revenait en tête, encore et encore.. Et c’est en levant la tête avec peur qu’il se souvint que l’une des civiles avait parlé d’une bombe Saibogu. Seiji qui avait la capacité à sentir quand on lui mentait n’avait rien eu de spécial à détecter… parce qu’elle disait la vérité. Mais comment pouvait-elle savoir quelque chose d’aussi précis qu’une bombe Saibogu ? Et il y avait ce bateau à vapeur, digne de la technologie de ce clan. On avait fait exprès d’emmener tous les ninjas sur le port, on les avait attiré ailleurs pour que d’autres choses se passent, des vrais plans. Si ça se trouve, les hommes en noir actuellement n’était encore que là pour faire diversion, attirer l’attention sur un soi-disant problème.

    « Les marchandises ont disparues...l’Ouest…. »

Il réfléchissait à haute voix.

    « Le palais... »

Remuant encore son crâne dans tous les sens il cherchait à comprendre la situation et ce qu’on lui demandait de voir vraiment. Tout n’était que poudre aux yeux, il semblait évident que les marchandises soient sur le bateau, mais est-ce qu’on essayait encore d’éloigner les ninjas de Suna encore plus loin ou au contraire à les rapprocher du centre ? La solution ne se trouvait ni sur le port, ni dans la ville. Et quelque chose devait se passer forcément en dehors de Suna, peut-être à Aketana ou même la Cité du Crépuscule… Il leva alors lentement la tête avec un air plutôt effrayé, peut-être avait-il mis la main sur quelque chose.

    « ...un soulèvement ? »

D’un seul geste, de fils sortirent des doigts de Seiji lui permettant de se tirer sur les toits. Il courra immédiatement direction de là où il avait laissé les trois civiles. Quand il arriva sur place il n’y en avait plus que deux et celle qui avait parlé de la Bombe Saibogu se trouvait quelques toits plus loin. Seiji n’avait pas eu de mal à la retrouver, elle portait un masque de fortune avec des fils de Seiji, donc il pouvait facilement retrouver sa tracer. Comment s’était-elle déplacée sur les toits ? Elle qui avait semblé être une simple civile… Ainsi le Monjara lui adressa la parole de nouveau. Elle regardait le centre ville et toute la pagaille qui y était semé.

    « Comment saviez-vous à propos d’une bombe Saibogu ? »

Le regard de Seiji était meurtrier et froid, il n’y avait plus aucun rapport avec le gentil protecteur de ses dames.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Dim 3 Sep 2017 - 2:21

Elles courraient et courraient et courraient encore. La silhouette isolée distribuant des tracts s'était comme multipliée avec une partie des folies tombées du toit. Du papier. Tellement de papier qu'il était impossible qu'elles n'en possèdent elles-mêmes et, suivant l'un des êtres et cherchant à la capturer, le marionnettiste fit face à une surprise de taille. Ce n'était que du papier animé par une force extérieure. Une figure entière de feuille, un clone qui ne servait qu'à reproduire encore et encore une boucle. Pourtant, ce n'était pas le cas des figures dans le port, ni même de toutes celles qui avaient chuté... Mais alors ?

Attrapant tant bien que mal deux des figures avec ses os, la Kaguya fut certainement surprise par tout l'entrain et la force qu'elles plaçaient dans leur fuite vers l'océan. Tirée un peu vers l'eau, elle parvint finalement à prendre arrêt et retenir les deux silhouettes qui ne semblaient plus lutter une fois dans l'eau, et seulement se diriger calmement vers le fond. En sortant de l'eau ses deux prises, elle put remarquer que l'une était morte noyée - il aura suffit de seconde dans une absence totale de lutte. L'autre semblait mieux accuser le coup, crachant le peu d'eau qu'elle avait inspirer. Démasquée, il s'agissait d'un shinobi de Suna. Le regard livide et la conscience comme éteinte, il était là, passif et incapable de répondre à la moindre question. Quoi qu'il lui ait été fait, cela s'était avéré efficace. Probablement que l'hôpital serait à même de donner des informations supplémentaires.

Déguisé comme l'inconnu qui traversait Suna, le clone du Yamada se frayait une chemin jusqu'aux nouvelles choses de l'ombre. Elles ne semblaient pas l'avoir reconnu. Pas même être intéressées par ce dernier. Certaines gisaient, comme morte, empalées sur des chariots ou autre artifices dans la rue, leur sang coulant doucement. D'autres tournaient en rond, erraient, traversaient le village sans jamais rien faire, et les dernières n'étaient que les clones de papier. Quelque chose semblait différent. Quelque chose semblait anormal. Certaines... Certaines n'avaient même pas de Chakra. Des civils. Mais... Pourquoi ? Leurs regards semblaient tout aussi vides...

Enfin, lorsque le Monjara arrive sur le toit face à la personne qui l'avait informé d'une éventuelle bombe Saibogu, interpellant cette dernière, il ne croisa qu'un maigre sourire lorsque la jeune femme remonta le masque doucement et lui adressa un petit sourire avant de placer son doigt devant sa bouche, comme pour lui dire de rester silencieux. Sans la moindre difficulté ensuite, elle s'élança dans la foule en panique, son corps s'étirant doucement pour la faire arriver dans le plus grand des calmes. Il y avait beau la suivre, rien n'y faisait : la mystérieuse femme avait comme disparu, plongée dans la panique du village. Le masque de fil, lui, gisait là où elle avait rencontré le sol dans sa descente, avec quelques uns de ses cheveux accrochés dedans...

Jeune femme

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Mar 5 Sep 2017 - 18:43

Sous l’eau, les cibles qui avaient échappées à mon action disparurent sans attendre dans les troubles du port, laissant leurs deux comparses livrés à eux-mêmes. Ça en dit long sur leur esprit d’équipe … Pour les embrochés par contre, ils ne bougeaient plus du tout, percés de part en part comme des cubes de poulet avant un barbecue. Depuis les bords du quai je redressai mes longues lances et les remonta tour à tour sur la terre ferme. Des sunajins … Des gosses en plus, à voir leur visage à présent débarrasser du moindre masque. Ils ne devaient même pas avoir atteint l’âge adulte. Ou alors l’étaient depuis très peu de temps. Pourquoi ? Simplement pourquoi ?
Venant poser deux doigts sur la jugulaire de chacun, le premier était mort sur le coup. Mais le second était encore en vie, simplement dans les vapes. Vite il ne faut pas perdre de temps. Je tranchai de chaque côté l’os qui lui touait le ventre, ne voulant pas aggraver l’hémorragie en mettant à l’air libre une plaie béante.

« Itsumi ! Tetsui ! Je … » Une toux violente et soudaine m’interrompit. Quelques gouttes de sang giclèrent sur le sol. « … je … j’emmène celui-là à l’hôpital, en espérant qu’ils pourront en tirer plus d’information. Je vous laisse l’autre. Rentre Itsumi, ça ne sert à rien que tu tombes malade à ton tour.
- Je le suis déjà. Rentrer reviendrait à prendre le risque de contaminer ma famille. Et puis il vaut mieux que ce soit moi, plutôt qu’Akaï par exemple. Elle, elle t’aurait charcutée sur place pour ça.
- En effet. D’accord alors accompagnes-moi, on ne sera jamais trop de deux dans ce bordel … Tetsui, je te laisse gérer le reste ici. Bon courage ! »

Puis sans perdre de temps je filai le plus rapidement possible en direction du centre médical et hospitalier du village, transportant dans mes bras le corps inerte du ninja. Si eux ne peuvent rien faire, alors personne ne le pourra. Et puis j’espère très sincèrement qu’ils auront trouvé un remède au poison qui se répand à travers toute la ville.
Dépêchons-nous, mais en inspirant le moins possible de cet air impur, chose particulièrement difficile et qui provoqua rapidement un puissant poing de côté.

Sitôt arrivé dans l’immense bâtiment, mise à part le bordel ambiant dû à la situation, je me faufilai au milieu des lits entreposés dans les couloirs, des médecins et autres membres du corps médical qui court partout en essayant de faire le mieux possible leur boulot.
Punaise c’est vraiment la folie, et tout le monde est pris.

« Pardon. Pardon poussez-vous. Excusez-moi pardon, on dégage la place ! » Soudainement une idée me traversa l’esprit. « Shin ! Shin où es-tu ?! Excusez-moi vous sauriez où je peux trouver Shin Akuzu ? Un gamin un poil plus grand que moi, brun … Par-là ? Ok merci. »

Je filai dans la direction indiquée, jusqu’à tomber sur mon élève. Le seul qui pourrait être utile dans cette situation. Sans attendre et sans aucun lit de libre, je repoussai les bouquins présents sur l’une des tables pour y poser le corps toujours aussi comateux de l’intrus. L’instant d’après je plaquai ma main contre ma bouche, toussant avec force et gouttes de sang.

« Excuse-moi … Shin, c’est un très bon moyen d’expérimenter tes connaissances en médecine. Ce type, c'est l’un de ceux qui ont attaqué le village. J’ai pu l’arrêter et l’empêcher de s’enfuir, mais pas sans casse, tel que tu le vois. Il est encore en vie, mais si on lui retire mon os, il va se vider de son sang. Est-ce que tu arriverais à en tirer des informations et à le garder parmi nous ? Ah aussi, t’aurais pas un remède contre ce foutu gaz ? » Demandai-je en essuyant le sang qui coulait au bord de mes lèvres.

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Jeu 7 Sep 2017 - 19:20

Il avançait lentement, sa course rythmée par ses quintes de toux incessantes. Sa main sur son cœur pour se forcer à ne pas stopper son avancée, quelque chose attira ses yeux au sol. Des papiers, beaucoup de papiers, et pas n'importe quoi. S'abaissant pour en saisir un entre ses doigts et lire, relire et relire encore, une lueur de haine se logea, profondément, dans son regard. Qui diable était assez fou pour oser s'en prendre au Seigneur du Vent ? Qui ou quoi ?
Serrant ses doigts autour du tract, le manieur de sable avait à peine perçu le mouvement de la silhouette distribuant à la volée ces infamies. Froissant puis brûlant ce qu'il tenait en main, Amano reprit sa route, marchant cette fois. Après quelques mètres à peine il du cependant écouter un peu son corps et se poser contre un mur pour tenter de reprendre son souffle. La toux l'énervait, et plus que ça encore, le fatiguait. Fatigue qui se répercuta dans son corps et laissa une perle de sueur désagréable glisser contre sa tempe.

Ses iris dorés parcoururent la rue où il se trouvait de droite puis de gauche. Qui, à part peut-être des détracteurs de son clan, chercheraient à destituer Yami de ses pouvoir ? Il n'en savait rien et cogiter sur le qui ne le mènerait pas à calmer la vague de panique qui, même si elle paraissait maîtrisée, n'était pas terminé.
Maudissant ses piètres capacités de sensorialité, le blond se hissa tant bien que mal sur un toit et observa les papiers voler au gré du vent et se répandre de plus belle dans les rues. Devait-il rester à son poste et saisir l'occasion de lever le sable de Suna pour mettre les choses au clair ou au contraire, suivre ce que le petit lui avait dit : un individu louche se dirigeait vers le palais.

Amano mordit sa langue pour réprimer une nouvelle cession de toux. La douleur musculaire le saisissait, si bien qu'il eu peine à se remettre en route. Quel était donc ce poison ?
Tout en remarquant plusieurs silhouettes dans les rues, il tourna instinctivement son regard en direction du port, là où était partit à la base le jeune homme qui était venu l'avertir pour le gaz.

Amano se décida enfin, sous une légère brise à reprendre du service malgré l'important fatigue qui le tenaillait. Il se laissa choir sur le sol, le sable venant amortir sa chute puis il hurla, de toutes ses forces, retenant une quinte de toux à la suite de ses mots :

- QUI QUE TU SOIS, QUOI QUE TU VEUILLE MONTRE TOI !


Jouer à chat était bien la dernière chose qu'il aimait faire avec ses ennemis, que ceux ci viennent de Suna, de Kaze ou d'ailleurs. Cette distributrice de tract devait se présenter. Marchant alors en suivant l'amas de feuille qu'il brûlait à mesure qu'il les ramassait, son sang bouillait en lui même si son corps le suppliait de s'arrêter.
Résumé:
 




>>theme<< >>battle<< >>meditation<< >>Farewell<<
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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Dim 10 Sep 2017 - 17:46

- Yukiko, répondit simplement la kunoichi.

Les présentations faites, elle observa avec attention l'habileté avec laquelle Seiji cousit un masque qui les protégerait, les civils et elle, des effets toxiques de la fumée. Les points étaient simples, mais parfaitement adaptés à l'usage auxquels ils étaient destinés. Yukiko cligna des yeux, sortant de son analyse.

- Merci, dit-elle.

Elle mit le masque de fortune sur son visage en écoutant le ninja lui faire part de ses hypothèses. Puis, ce dernier disparut en direction d'une destination connue de lui seul, en lui faisant signe de l'attendre. Elle en profita pour se retourner vers les autres personnes présentes sur le toit. Elle souhaitait les interroger un peu plus, mais constatant qu'ils semblaient encore un peu plus effrayés que tout à l'heure, elle tâcha de les rassurer.

- Tout va bien.

Ils ne semblèrent pas plus rassurés et continuaient à se serrer les uns contre les autres. Elle abandonna l'idée et se perdit dans ses réflexions, songeant à cette mystérieuse bombe.

Peu de temps après, Seiji revint. Ils se dirigèrent alors vers le port, discutant en chemin.

- J'utilise principalement du fuinjutsu et puis, commença-t-elle en attachant d'une main le fil doré dans son dos.

Une silhouette passa sur la droite, dans une rue en contrebas, laissant dans son sillage une volée de papiers.

Curieux...

- Continue, je crois avoir vu quelque chose...

Sans attendre de réponse, elle obliqua vers le sol et suivit la piste des tracts. Plus personne ne semblait en vue, aussi prit-elle le temps de lire ce qu'il y avait d'écrit.

Oh...

Ketsueki Yami y était décrite, et pas franchement à son avantage. Insultes et accusations s'entre-mêlaient, donnant le tract le plus virulent que Yukiko ait pu lire. Quoi qu'il en soit, une partie des intentions des assaillants étaient à présent claire. Toutefois, jusqu'où étaient-ils prêts à aller pour mettre à mal l'autorité de la dirigeante?

La kunoichi lança un jutsu de détection dans les environs, histoire de voir si la silhouette était encore dans les parages. Bizarrement, dans la direction du port, il semblait n'y avoir presque personne. Par contre, de l'autre côté, elle repéra des gens sur les toits à proximité. Elle rangea le tract dans son sac, souhaitant le montrer à Seiji plus tard, puis remonta furtivement sur les toits en demeurant cachée. Elle aperçut des gens masqués, comme décrits précédemment par les civils. Ils étaient tous immobiles. Yukiko sortit un kunai et se résolut à en attraper un discrètement, quand tous sautèrent d'un même mouvement dans les rues.

Quelle synchronisation...

Sans perdre une seconde, la kunoichi sauta à la suite des inconnus. À sa grande surprise, celui qu'elle avait pris pour cible s'était cassé la jambe en sautant dans la rue. Yukiko lui enleva son masque.

- Qui es-tu? Quel est votre objectif?

L'autre ne répondit pas. Il avait le regard dans le vide, et semblait n'être au final qu'un civil...

Qu'est-ce que ça veut dire...

- Réponds!


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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage Dim 10 Sep 2017 - 21:35


Je reconnaissais bien là ma collègue Kaguya, dans son tempérament. Elle réagissait plus au quart de tour que moi. Du coup, son improvisation ne faisait pas de mal à côté de mon caractère réfléchi et analytique. Elle n'y allait pas de main morte pour nous ramener une proie : deux des fuyards. Elle s'était arrachée les os mais y était parvenue. Tandis qu'un peu plus tard j'envoyais l'un de mes clones chercher des informations auprès des hommes en noir en les imitant. Mon clone vacant donc à sa mission tandis que Milly ramenait ses proies.
L'un semblait mort noyé, l'autre était encore légèrement en vie, bien que blessé par un os. Je ne manquais pas l'occasion de voir que c'était un sunajin. Le gars semblait amorphe et passif, son visage ressemblait à celui d'un pantin. Il avait beau être blessé, je ne trouvais pas ça normal. Je gardai le silence, on avait tous vu ce qu'il en était. Milly allait ramener ce jeune homme à l'hôpital et elle me laissait gérer les choses ici.

« Très bien. » lui assurais-je.

Elle s'en alla. Tout comme elle un peu plus tôt je me mis à tousser subitement. Puis une deuxième fois. C'était comme si quelque chose dans l'air en était la cause. Car c'était à chaque fois causé par l'inhalation de celui-ci. Je me remis en situation d'entraînement avec Kioshi et exécutai un mudra pour que la température sur une zone limitée à autour de moi augmente grandement. Mes yeux s'activèrent donc et mes pupilles devinrent orange. La hausse de température que je causais avait de quoi annihiler toute forme de vie microscopique ou quoi que ce soit d'autre. Mon but étant de purifier l'air autour de moi, j'usais de ma maîtrise pour que uniquement l'air que je respirais, à proximité directe de ma bouche et de mon nez, reprenne une température acceptable pour l'intérieur de mon corps. C'était le genre de détail auquel un idiot ne penserait pas, mais nous nous y étions entraînés beaucoup de fois avec mon frère.

Mon clone vaquait à ses occupations et s'était joint aux choses sombres qui traversaient Suna. C'était étrange car elles semblaient suivre le même chemin et répéter leurs mouvements. Du moins, des humains se seraient vite lassés et auraient décidé de passer à autre chose. En tout cas, elles ne firent même pas attention au clone déguisé. Pour couronner le tout, il y en avait d'autres qui gisaient mortes et empalées, le sang coulant de leurs corps. Celles-ci semblaient être de vraies personnes. Avec ses faibles capacités sensorielles, mon clone sentit aussi que certaines n'avaient même pas de chakra et étaient donc des civils. Il m'avait dégoté assez d'informations. Je le fis disparaître purement et simplement, peu importe qui soit au beau milieu d'autres silhouettes. Qu'ils sachent que je les espionnais, je n'en avais rien à foutre. En disparaissant, mon clone me fit gagner toutes ces informations précieuses, tout ce qu'il avait pu voir. Je ne comprenais pas ce que tout cela voulait dire. Des silhouettes qui se suicidaient ? C'était insensé.

De mon côté, je maintenais mon processus de température augmentée pour « filtrer » l'air autour de moi. J'espérais que ça marchait, ou alors mon état empirerait sûrement un peu plus tard et je serai vite fixé.

« Zoroganju, tu peux rentrer je te rappelle si besoin. »
dis-je en m'adressant à mon kuchiyose.

L'éléphant me salua et disparut dans un nuage de fumée. Au besoin il serait de toute façon soigné au chaud parmi ses semblables. C'était préférable. Seul avec la Ketsueki, je lui fis part de mon idée.

« C'est un beau bordel et je n'arrive pas à rassembler les éléments en ma possession pour le comprendre... Du coup libre à toi de leur courir après ! Je vais aller voir si je trouve quelque chose du côté de la fenêtre qui a claqué un peu plus tôt. »

Et c'est donc vers là-bas que je me dirigeais. Plus tôt ça ne m'avait pas semblé très loin. Je fis donc un tour vers la source de ce bruit pour essayer de trouver quelque chose. Et si je ne trouvais rien, peut-être que le port dans son entier me ferait trouver quelque chose ou quelqu'un. Il était vide de monde, mais peut-être que cela était pour une raison...

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Message(#) Sujet: Re: Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage

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Tempête de Sable 1.2 - Cris de passage

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