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 Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika] Mer 9 Aoû 2017 - 22:26

Il n'y avait rien de tel pour commencer la journée qu'une bonne course de bon matin. Surtout lorsqu'il s'agissait d'un de vos seuls moyens pour échapper à votre quotidien, et à l'environnement familial étouffant. Les rues défilaient sous les pas de Nozomi, dont le visage affichait un sourire. C'était l'une des seules choses qu'elle faisait vraiment pour elle-même. De plus lors de ces moments-là elle ne pensait à rien d'autre, se contentant d'admirer ce qu'elle voyait. Même s'il s'agissait du même chemin que celui emprunté les jours suivants, il y avait toujours quelque chose de différent pour qui savait le voir.

Alors elle courait ainsi tous les jours, de une à deux heures selon le temps dont elle disposait. Et alors qu'elle se rapprochait du quartier Hayashi la jeune fille s'arrêta quelques instants. Son regard parcourut les hauts murs du domaine qui séparaient les membres du clan du reste du village. Son sourire s'effaça et elle fit ses étirements avant de pénétrer dans l'enceinte. Puis de rentrer chez elle. Là, elle ôta ses chaussures qu'elle déposa dans l'entrée avant de filer dans la salle d'eau. Quand elle en ressortit, son père l'attendait, accroupit devant la table basse. Il fumait sa pipe. Il s'adressa à sa fille :


- « Le clan a une requête pour toi. »

Il avança un papier sur la table, dont se saisit la jeune fille.

- « Ne me déçois pas, et va faire ce qui doit être fait. »

Elle hocha la tête :

- « Bien, père. »

Avant de lire ce que contenait le papier. Il était question de rendre visite à une Hayashi vivant désormais dans le quartier Hyûga. Cette femme était enceinte et les Hayashi envoyaient l'un des leurs vérifier qu'elle et le futur enfant se portaient bien.

* Pourquoi moi ? *

Il y avait certainement d'autres membres suivant l'enseignement d'Hanae qui auraient mieux convenu. La femme avait été prévenue de la visite. Qui aurait eu lieu chez elle. Elle avait déjà certainement des rendez-vous médicaux à l'hôpital, mais le clan était ce qu'il était...

* Je suppose qu'il faut s'assurer qu'il arrivera dans un environnement sain...*

Elle se retira dans sa chambre lire un livre concernant les différentes propriétés des plantes - qu'elle connaissait quasiment par cœur – en attendant l'heure du rendez-vous. Le livre était visiblement usé, et abîmé par le temps.

* Je devrais me rendre à la bibliothèque, un jour. Ils ont certainement des ouvrages intéressants, je lis les mêmes depuis des mois.*

Maintenant qu'elle faisait partie d'une équipe, son père allait pouvoir la laisser souffler un peu. Et elle pourrait se promener d'avantage dans Konoha. Puis elle délaissa sa lecture pour se rendre chez le jeune couple. C'était la première fois qu'elle se rendait au quartier Hyûga. Elle saluait poliment les personnes qu'elle croisant, se sentant un peu mal à l'aise et pas à sa place. Puis elle vérifia une dernière fois l'adresse exacte sur le papier.

* Allons-y ! *

Avant de frapper à la porte.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika] Jeu 10 Aoû 2017 - 22:34

Lorsque l'on frappa à la porte, cela me réveilla d'une longue sieste que je faisais, allongée de tout mon long sur le canapé. Je m'étais assoupie sans même m'en rendre compte, mais c'est dernier temps, j'étais vraiment très fatiguée. Se furent les aboiements de Riku qui me sortirent de mon sommeil, celui-ci me signalant quelqu'un derrière la porte et ce fut surtout cela qui me réveilla. Je poussais alors un long gémissement avant de me traîner jusqu'à la porte, envelopper dans un plaid. Ce n'était sans doute pas la tenue la plus convenable pour recevoir du monde, mais je n'avais pas vraiment le courage de faire plus pour le moment.

Je déverrouillais la porte pour y croiser le regard d'une jeune femme que je connaissais uniquement de vue. C'était une Hayashi, mais je n'en savais pas vraiment plus sur celle, si ce n'est son nom :


"Bonjour …"
Murmurais-je d'une petite voix encore ensommeillée. "Hayashi Nozomi, c'est bien ça ? Il me semble vous avoir déjà vue …"

Je m'accoudais une seconde à la porte d'entrée avant de me souvenir de la probable raison de sa présence ici :

"Vous venez pour m'examiner ? Le conseil m'a envoyé un message dans la journée d'hier ! Entrée je vous prie !"

Je me retourner pour lui ouvrir la porte et la laisser rentrer chez nous. Riku, notre chien lui fit la fête, mais je l'envoyais rapidement se coucher dans son panier, juste à côté de l'arbre à chat ou Mikan était perché et nous observait d'un air impérial. Suite à son entrée, je fermais et je la laissais observer l'aménagement de la maison. La cuisine dans laquelle nous rentrions, vaste et spacieuse et ouverte sur un immense séjour :

"Vous voulez boire quelque chose ?"

Je soupirais tout en lui servant une boisson fraîche, la main posée sur mon ventre légèrement douloureux aujourd'hui. Je m'installais finalement sur l'un des tabourets de la cuisine pour la questionner :

"Que devez-vous faire exactement ?"
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika] Jeu 10 Aoû 2017 - 23:18

Elle n'eut pas à attendre longtemps avant d'entendre un signe d'une éventuelle présence. Des aboiements sonores indiquaient au maître de maison que quelqu'un avait frappé. Elle attendit quelques instants avant que l'on vienne lui ouvrir. Une femme aux cheveux aussi clairs que les siens la salua.

- « Bonjour, j'espère que je ne vous dérange pas. Oui, nous avons certainement déjà dû nous croiser dans le domaine Hayashi. »

Ou peut-être lors de la fête du printemps, ou encore lors d'un pèlerinage vers le pays du bois. Les membres du clan étaient nombreux et ne se connaissaient pas tous personnellement. Nozomi remercia la future mère qui la fit entrer. Il ne faisait aucun doute que c'était elle qu'elle venait examiner. L'eisei-nin gratifia de quelques caresses le chien de compagnie. Il fut envoyé dans son panier et Nozomi remarqua alors un chat qui devait se demander qui était cette femme marchant sur son territoire.

- « Oui, c'est bien cela. »

Elles se dirigèrent vers la cuisine, où elle lui proposa à boire.

- « La même chose que vous, merci. »

Il était inutile de lui faire sortir autre chose. L'on pouvait voir le séjour de la cuisine, où le canapé gardait encore l'emplacement de la femme et n'avait pas repris forme. Au vu également de ses vêtements et surtout du plaid posé sur ses épaules, elle devait venir de la réveiller. La pauvre. Le conseil n'avait pas autre chose à faire que d'embêter plus que de raison ses propres membres ? Si elle avait voulu être consultée par une Hayashi, elle l'aurait demandé. Pourquoi le lui imposer ?

- « Hé bien, je n'ai pas eu à faire avec le conseil directement. Mais d'après la note que j'ai reçue, je dois vous examiner. Le clan doit certainement vouloir s'assurer lui-même de votre état de santé. »

* Et ne pas avoir confiance dans ces étrangers Konohajins.*


Elle but une gorgée de la boisson qui lui avait été versée.

- « Merci, c'est gentil à vous. Je suis désolée de vous déranger, vous auriez certainement préféré vous reposer. C'est pour bientôt, non ? Vous sentez-vous bien en ce moment, pas de souci particulier ? »

Elle marqua une pause, réfléchit avant de poursuivre :

- « Si jamais vous avez des questions, des inquiétudes, je peux peut-être essayer de vous répondre. Il m'est déjà arrivé d'assister à des accouchements. »

Puisqu'elle était là, autant qu'elle se rende utile. Et pas simplement pour l'examiner alors que ça avait déjà certainement été fait à l'hôpital. Certes, les accouchements auxquels elle avait assisté s'étaient déroulés dans une période de conflits et pas forcément dans les meilleures conditions, mais le principe restait le même. Au contraire, ici, ça ne pourrait que mieux se dérouler. C'était vraiment une chance de pouvoir donner naissance dans un village en paix. C'était peut-être ce qui avait poussé la jeune femme à vouloir tomber enceinte. Elle n'avait pas l'air beaucoup plus vieille qu'elle-même.
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Message(#) Sujet: Re: Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika] Ven 11 Aoû 2017 - 0:27

Je lui servis un thé glacé en même temps que moi-même, je m'en servais un verre. Puis finalement, la discussion s'orienta sur moi et sur mon état de santé.

"Je pense que c'est ça… Ils sont bien superstitieux… Comme s'il était plus inquiet pour mon enfant que moi … Tout cela me dépasse !"

Et ça m'agace aussi paradoxalement. De mon point de vue, il y avait beaucoup plus important à faire que de s'assurer de l'état de santé d'une femme enceinte, qui était suivie, bien au-dessus de la normale. Je soupirais cependant, car la jeune kunoïchi n'y était malheureusement pour rien. Ma main caressa mon ventre alors que je tentais de me calmer, reprenant au passage un peu de ma boisson. La jeune femme commença alors son interrogatoire :

"Ne vous en faites pas, je commence à m'habituer aux demandes extravagantes que notre famille peut parfois réclamer."

Mais il était temps d'aborder les choses sérieuses à présent. Ma deuxième main vint se joindre à la première pour caresser mon ventre :

"Et bien, j'attaque ma trente troisième semaine. Je fais un peu d'hypertension et j'avoue que je commence à avoir des grosses douleurs lombaires et certaines difficultés à me déplacer. Le professeur Takahata m'a demandé de m'arrêter de travailler pour la fin de ma grossesse. Je suis justement en train de finir de remplir tous mes dossiers pour pouvoir les transmettre à un confrère le temps de mon absence !"

D'un geste de la main, je lui montrais une pille de dossier disposaient sur la table du salon. La suite me fit néanmoins sourire et il était sans doute temps pour moi de lui avouer la vérité :

"En fait je suis médecin … J'ai obtenu mon diplôme il y a quelques mois et j'ai attaqué mon internat à l'hôpital de konoha sous la direction du professeur Takahata. J'attends d'avoir fini ce dernier avant de pouvoir me lancer dans l'apprentissage de la médecine shinobi. J'avais envie d'avoir les bases de la médecine classique avant de me lancer là-dedans !"

Un mince sourire illumina mon visage fatigué alors que j'avouais :

"J'ai demandé à passer les derniers mois à la maternité. Cela a été riche en expérience et puis voir une future maman pour rassurer les jeunes mères à un côté apaisant, je dirais. Elles voient que je suis comme elle et du coup, cela créait des liens et des facilités à la communication. La seule chose qui m'angoisse un peu est l'accouchement. Cela se rapproche. Je devrais aller au terme d'après ma sage-femme. Je fais énormément d'exercice pour apprendre à gérer la douleur, mais je ne sais pas encore comment je réagirais le moment voulu… C'est toujours facile de donner des conseils, mais quand on n'a pas vécu les choses soit même, je dois vous avouer que c'est un peu difficile."

N'y même ce qu'au fond, je souhaitais. Accouchement avec ou sans anesthésiant ? Cela faisait beaucoup de questions à se poser.
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Message(#) Sujet: Re: Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika] Ven 11 Aoû 2017 - 15:08

Nozomi observait avec tendresse la future mère caresser son ventre. Ça devait être quelque chose de spécial de porter la vie en soi. Le sentir grandir, partager ces moments intimes juste tous les deux, sans personne d'autre. Et puis ensuite lui apprendre tellement de choses, s'émerveiller de tout ce que son enfant pourrait faire. Et alors qu'un sourire se dessinait sur son visage il s'effaça aussitôt.

* J'ai compris ! Une Hayashi, quasiment du même âge que moi, mariée à quelqu'un d'une famille importante. Qui tombe ensuite enceinte... Et c'est moi qui n'ai aucun lien avec elle qui vient la voir. Et vous, père, qui me dites d'y aller... *

Une façon sournoise de lui dire que si elle n'était pas bonne shinobi alors elle pourrait peut-être assurer leur descendance. De l'influencer à faire la même chose. Pour arrêter de travailler, s'occuper des enfants et faire la sieste avec des animaux non entraînés pour le combat. Elle suivit du regard la pile de papiers qui lui était présentée. Et serra d'avantage son verre entre ses mains.

* Une eisei-nin, hein ? *

Il devait le savoir. Forcément. C'était pour cela que c'était elle qui avait été envoyée ici. Après tout, quelle meilleure conclusion pour quelqu'un qui préserve la vie que de la porter en soi ? La femme avait déjà elle-même travaillé au contact de jeunes mamans. Dans son état.

* Il n'y a rien de rassurant de savoir que la personne qui s'occupe de notre bébé peut à peine mettre ses chaussettes seule.*

C'était même plutôt inquiétant. Mais cela pouvait certainement mettre à l'aise les autres mères, d'un certain côté. Tant qu'elle ne prenait pas les enfants dans ses bras. Et n'avait-elle pas dit qu'elle n'était pas encore tout à fait eisei-nin ? Elle était à leurs côtés pour les rassurer, pas pour faire la sage-femme. Mais c'était déjà un très bon début pour elle, c'était en observant que l'on apprenait. Elle aurait bien le temps par la suite de travailler de nouveau. Elle lui adressa un sourire :

- « Je vois. Je n'ai donc pas grand chose à vous apprendre. »

Elle devait déjà savoir tout ce que l'on cache ou avoue à demi mots aux primipares pour ne pas les effrayer. Oui, l'accouchement fait mal. On hurle de douleur. Oui, on peut déféquer ou uriner sur la sage-femme : on pousse. Et on a mal même si l'on prend l'anesthésie : elle ne sert que pour l'ouverture du col. Ce n'est pas pour rien que les médecins ne veulent plus nous la donner si on est trop ouverte. Lorsqu'il faut pousser, il faut sentir le bébé, les contractions. Et la douleur qui va avec. Tout ne se passe pas forcément bien. Il peut avoir le cordon autour du cou, le cœur qui faiblit lors des contractions, ne pas avoir la place pour descendre. Les sages-femmes pratiquent l'épisiotomie sans demander l'avis des mères. On la coupe sans même le lui dire, si on le juge nécessaire. Le bébé ne crie pas forcément lors de sa naissance. Il a parfois besoin d'aide pour lui dégager les voies respiratoires. Et les parents attendent de longues secondes le cœur battant la chamade. Si le bébé n'est pas en bonne santé, il sera emmené dans une autre pièce alors que la mère ne l'aura eu sur elle que trois secondes. Vraiment trois secondes. Sans avoir eu le temps de poser les bras sur lui. Lorsqu'il est sorti le travail n'est pas terminé. Il faut continuer de pousser pour sortir le placenta, la « délivrance ». Ensuite les jambes de la future mère vont trembler seules sans qu'elle ne puisse rien y faire. Le froid, l'effort. On la nettoiera avant de la soigner si elle a eu l'épisiotomie ou une déchirure. Et enfin on la couvrira d'une couverture chauffante.

Et surtout, surtout, il y a une chose qui n'est jamais dite nulle part : le corps humain est merveilleusement bien fait. Alors que le bébé est posé sur sa maman, que l'accouchement est terminé, le corps de la mère libère des endorphines. L'hormone du bonheur. Chose que l'on ne ressent pas forcément lorsqu'on a prit l'anesthésie, qui trouble le déroulement normal d'un accouchement et perturbe l'équilibre entre les différentes hormones. La mère malgré la douleur et la fatigue ressent alors un profond sentiment de bien-être. C'est ainsi que va se former l'amour entre les deux êtres, un lien où le père se sentira parfois exclu. Techniquement, l’endorphine, famille des opiacées (liées à la dépendance) favorisera l'attachement entre la mère et son bébé, et le corps en sécrétera à chaque fois qu'ils se retrouveront dans un échange affectif.


- « Il n'y a pas de raisons que l'accouchement se déroule mal. Surtout si vous apprenez à gérer votre douleur. Il faut faire confiance à votre corps : il saura parfaitement ce qu'il faudra faire. Aurez-vous des personnes de confiance à vos côtés, pour vous rassurer ? »

Avoir un être aimé, de confiance avec soi libère ces hormones et aide à gérer la souffrance. L'expression « partager la douleur » ne venait pas de nulle part.

- « Le bébé est-il déjà correctement placé, ou en siège ? Pourrais-je vérifier sa position ? »

* J'imagine que je dois faire l'examen moi-même, même si elle pourrait le faire seule.*


Elle termina son verre, avant de se préparer à examiner sa patiente du jour.
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Message(#) Sujet: Re: Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika] Lun 14 Aoû 2017 - 12:45

Ce fut d'un petit mouvement de tête que j'approuvais finalement ses paroles. Effectivement, je n'avais pas grand-chose à apprendre d'elle au niveau médical, mais au fond, une présence était toujours rassurante dans ses moments-là, Lorsque nous étions dans cette situation, le fait d'être médecin ou non, ne changeait pas grand-chose à la finalité de ce grand moment. Nous étions toutes les mêmes faces à l'inconnu.

Ma main ne cessait d'aller et venir en cercle autour de la partie désormais la plus imposante de mon anatomie. Comme pour me rassurer et le rassurer lui aussi. Mon ptit bout d'choux à naître. Je souriais aux anges sans vraiment avoir de raison valable. L'idée même qu'il serait bientôt là avec nous avait quelque chose d'euphorique qui me mettait de bonne humeur, je retrouvais cependant vite mon calme et mon visage normal pour m'adresser à la jeune femme :

"Mon époux sera présent à l'accouchement…"

Sinon, je le tue. J'avais déjà fait en sorte avec Natsuki qu'il ne soit pas envoyé à l'étranger dans les derniers instants de ma grossesse, histoire d'être sûre qu'il soit vraiment présent pour le moment T.
Ça avait parfois du bon d'être l'élève du bras droit de l'hokage. Cela était un des avantages, mais je garderais cela pour moi.

"Lors de la dernière vérification, il était dans la bonne position, mais je le sens beaucoup bougé dernièrement. Il se tourne et se retourne à plusieurs reprises, c'est assez douloureux pour moi d'ailleurs."

Alors qu'elle me proposait de m'examiner, je me redressais :

"Allons dans ma chambre. Avez-vous besoin de matériel spécifique ? J'ai ma trousse en haut si jamais ?"

Je ne tenais pas à m'exposer devant l'immense baie vitrée qui donnait sur le jardin, mais aussi sur le voisinage pour l'instant. Sans prononcer le moindre mot, j'invitais la jeune femme à me suivre, empruntant ainsi l'escalier en fer, nous menant vers l'étage où je pénétrais dans la première chambre. La décoration de ce lieu dû la faire sourire. Tout le mobilier était presque entièrement constitué de bois flotté. L'ambiance était zen et reposante et les couleurs claires. J'étais un peu gênée par la situation, mais bon, elle devait savoir quoi faire et donc je la laissais faire tout en faisant la conversation :

"Souhaitez-vous voir la chambre du bébé également ? Je suppose qu'ils veulent s'assurer qu'il sera accueilli dans de bonnes conditions…"

Je poussais un léger soupir à cette simple idée. Agacée par les manières de mes pairs, mais la jeune femme n'y était pour rien.
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Message(#) Sujet: Re: Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika] Mar 15 Aoû 2017 - 15:32

Elle ne serait pas seule, accompagnée par son mari. Voilà qui était une bonne chose. Et puis c'était un merveilleux souvenir qu'il pourrait ainsi garder toute a vie. Pas de voir sa femme souffrir bien évidemment, mais de voir la naissance de son enfant.

- « C'est très bien. »

L'enfant bougeait beaucoup. C'était au moins une bonne chose de pouvoir vérifier qu'il était toujours en bonne position. Les deux jeunes femmes montèrent à l'étage, et Nozomi répondit à la question de la première :

- « Non merci, je vais faire sans. Je vais essayer de ne pas vous importuner trop longtemps. »

Elles arrivèrent dans ce qui semblait être la chambre parentale. La décoration était agréable et invitait à la rêverie. Un endroit très zen, idéal pour dormir. Nozomi s'y attarda un peu avant de s'occuper de sa patiente du jour.

- « C'est vous qui avez fabriqué tout ça ? C'est superbe ! »

Une nouvelle question. Elle réfléchit quelques instants avant de répondre :

- « Ça n'a pas été précisé explicitement dans mes ordres. Mais par curiosité, si vous le permettez, j’aimerais effectivement y jeter un œil. »

Si la décoration ressemblait à celle-ci ou était faite dans le même esprit, ça valait le dérangement. Et puis c'était implicite, même si ça l'ennuyait un peu de déranger cette femme. Elle la fit s'allonger sur le lit et remonter son haut, pour dégager son ventre.


- « Je ne vous ferais pas déshabiller, ne vous inquiétez pas. Vous devez bien assez souvent le faire actuellement. »

Il était vrai que lorsqu'une femme tombait enceinte, elle pouvait dire adieu à toute pudeur. On lui faisait divers examens où médecins comme élèves la touchaient à des endroits les plus intimes. Les proches et moins proches se permettaient de lui toucher le ventre, comme s'il ne lui appartenait plus mais passait dans le domaine public à partir du moment où un enfant était à l'intérieur. Durant l'accouchement en lui-même la sage-femme et son aide avaient les yeux rivés sur l'endroit où était censé sortir le bébé. Et l'on pouvait vous couper les chairs, ou même vous mettre des doigts dans les fesses sans vous prévenir. Si jamais l'enfant était en souffrance lors de l'accouchement alors le nombre de spectateurs augmentera, impliquant le pédiatre et son équipe, prêts à vous arracher votre bébé dès la naissance. Si vous avez le malheur de vouloir allaiter, tout le monde vous donner des conseils en touchant votre poitrine. Votre corps ne vous appartenait simplement plus. Même après l'accouchement, il fallait faire la rééducation du périnée, parfois à l'aide d'objets...

C'était l'un des gros inconvénients de la grossesse. Peut-être l'un des pires pour les personnes les plus pudiques. Pour sa part, Nozomi se voyait mal devoir subir tout cela. Si encore il s'agissait d'une seule et même personne qui s'occupait de tout, ça pourrait aller. Mais non, il y en avait bien de trop à voir et toucher vos parties intimes. Elle adressa un sourire à la future mère avant de poser les mains sur son ventre. Elle le tâta à plusieurs endroits, essayant d'appuyer le moins possible. Elle s'aida de sa sensorialité pour ressentir le bébé et ne pas leur faire mal à tous les deux.


- « Sa tête est bien toujours en bas. Ses fesses sont ici. »

Elle indiqua un endroit plus dur sur le ventre.

- «  Il doit certainement se tourner de droite à gauche, si vous le sentez bouger. Mais normalement à ce stade de la grossesse il devrait rester dans la bonne position. Si jamais vous avez un doute, n'hésitez pas à en parler avec quelqu'un, si c'est confirmé vous pourrez le retourner de nouveau à l'aide de quelques exercices. »

Accoucher avec le bébé en siège n'était pas du tout une bonne idée. Puis elle approcha son oreille du cœur de l'enfant pour l'écouter. Là encore, elle aiguisa ses sens : cette fois-ci il s'agissait de l’ouïe. Il se passa quelques minutes avant qu'elle ne se relève.

« Son pouls est régulier. Il se porte bien. Vous permettez que je prenne le vôtre ? »

Elle lui tendit la main afin de prendre son poignet.

- « Vous pouvez remettre votre haut si vous souhaitez. Comptez-vous l'allaiter ? Et le ferez-vous garder ou le ferez-vous vous-même ? » 

Quelques questions afin de faire la conversation autour du bébé, et vérifier que la Hayashi avait prit ses dispositions concernant la nounou ou bien son travail.
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Message(#) Sujet: Re: Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika] Dim 20 Aoû 2017 - 1:10

Lorsqu'elle me complimenta sur la décoration de la chambre, je me contentais de lui sourire poliment tout en m'installant pour l'examen et en répondant à sa propre réponse à propos de la chambre du bébé :

"Oh, il vaut mieux que vous la voyiez, car croyez moi, ils voudront savoir, et cela, même s'ils ne vous l'ont pas dit explicitement !"

Je commençais à être habituée aux frasques de ceux qui dirigeaient notre clan et je n'appréciais pas vraiment cela, mais j'étais obligée de m'y soumettre. Heureusement, Tatsuya n'était pas là aujourd'hui, je n'étais pas certaine qu'il aurait apprécié les choses.

Elle commença alors son examen, manipulant délicatement mon ventre pour trouver le bébé et sa position. Cela dura quelques secondes et lorsqu'elle m'indiqua l'endroit ou se trouvait ses fesses, puis sa tête, je souriais en caressant doucement l'endroit de cette dernière. C'était toujours agréable de s'entendre conseiller par une autre personne sans que cette dernière ne me prenne forcément de haut.

"Très bien, je surveillerais ça avec assiduité donc …"

Ce n'était pas bien difficile à faire après tout et puis si je sentais qu'il bougeait trop j'irais sans aucun doute à l'hôpital afin de réaliser une échographie. Mais pour l'instant, je n'avais pas trop de soucis à me faire. Je tendis mon poignet lorsqu'elle me le demanda tout en reboutonnant ma chemise. Tout semblait allait très bien, en même temps, je me ménageais pas mal ces derniers temps donc il n'y avait pas de raison pour que cela aille mal. Je soupirais finalement lorsqu'elle eut fini son examen, me rassurant sur l'ensemble de mon état de santé et celui du bébé :

"Et bien, pour l'allaitement, je ne sais pas encore trop comment ça va se passer, mais avec mon métier ça ne sera sans doute pas possible donc … Ça sera au biberon. Peut-être, ferons-nous une alternance au début. Sinon, oui, mes parents et mes beaux-parents s'occuperont du bébé pendant que je serais au travail. Ma belle-mère à grande hâte d'occuper ses journées en faisant du pouponnage avec son petit enfant !"

Je rigolais à cette idée, mais il était vrai que la mère de Tatsuya était de très loin la plus enthousiaste de tous. Son père n'était pas mal non plus dans le genre, même s'il essayait tant bien que mal de le dissimuler. Mes parents eux étaient plutôt du genre force tranquille. Ils ne disaient rien et ne laissaient rien paraître, mais il avait proposé leur aide à plusieurs reprise donc …

Finalement, je me redressais avant d'indiquer à la jeune femme de me suivre pour aller dans la pièce juste en face de notre chambre ou se trouvais celle du futur bébé.

La décoration était assez similaire à la nôtre. Le haut des murs étaient peints d'une couleur marron très clair et le bas lambrissé et peins d'un blanc légèrement irisé. La lumière dans la pièce était tamisée par les voilages qui cachaient fenêtres. Devant ces dernières, se trouvait le berceau du bébé. De forme ovale, il s'appuyait contre un mur ou une tête de lit semblable à la nôtre formait un toit de lit au-dessus du berceau. Celui la même était recouvert de mon voile de mariée. La décoration était sombre, mais elle nous ressemblait. Pour l'instant, il n'y avait pas de cadre ou même de décoration particulière si ce n'était une imposante lampe en bois sculpté représentant un nounours au centre duquel était cachée une lampe. Une commode faisant office de table à langer se trouver dans l'un des coins de la pièce, pas très loin du lit du bébé.
Je me poussais pour laisser rentrer la jeune femme, un peu intimidée par sa présence et par ce qu'elle allait penser de tout cela.

Je détournais rapidement le sujet en lui faisant la conversation :

"Vous êtes médecins depuis longtemps ? Cela fait un an et demi que j'ai commencé mes études pour devenir moi aussi médecin."
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Message(#) Sujet: Re: Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika] Sam 2 Sep 2017 - 23:13

Nozomi saisit le poignet tendu et prit le pouls de la jeune femme. Puis, elle posa sa main plus haut sur le bras et prit également sa tension. Un peu d'hypertension, comme annoncé par la future mère, mais rien de bien méchant. Étant médecin, elle surveillait certainement déjà cela. Il était inutile de lui préciser. Leika répondit à ses questions. Concernant l'allaitement, elle avait l'air de vouloir essayer mais son métier ne lui en laisserait pas le loisir. Il était vrai que concilier travail et pouponage paraissait difficile, à moins d'adapter son poste. Mais lorsqu'on était kunoichi, ce n'était pas simple... On pouvait partir en mission à tout moment et laisser l'enfant durant plusieurs jours. Compromettant l'allaitement. Elle hocha la tête.

- « Je vois. »

Le biberon était certainement la meilleure chose à faire dans son cas. Quant à la garde, elle parla de ses parents ainsi que de ses beaux-parents. Ainsi l'enfant était bien entouré. Mais Nozomi retint surtout une chose :

* Ils ont chacun leurs deux parents encore en vie ? *

N'avaient-ils pas participé aux conflits ? Elle ressentit une pointe de jalousie en pensant à sa propre mère mais chassa cette pensée. Ils étaient Hayashi, et Hyuga. Certainement de très bons shinobis qui avaient réussi à survivre grâce à leurs compétences.

- « C'est une chance de pouvoir le faire garder par des personnes de confiance, de la famille proche en plus de cela. »

Ils n'étaient donc plus shinobis ? Peu importe, cela ne la regardait pas. Leika se releva puisque son examen était terminé, afin de l'emmener voir la chambre du futur enfant. Celle ci se trouvait non loin, juste en face de la chambre parentale. Ce qui était bien pratique. Nozomi la suivit en entra dans une nouvelle pièce, décorée quasiment de la même manière que la précédente. Des couleurs neutres, une décoration sobre, ce qui convenait très bien à un bébé.

- « Il va certainement bien dormir dans une pièce aussi paisible. »

Puis ce fut à elle d'être questionnée. Depuis quand était-elle médecin ? Difficile à dire.

- « Hé bien... Je n'ai appris l'irou jutsu il n'y a que six ans. Mais je m'occupe des blessés depuis plus longtemps. Ma tante était médecin, et je l'aidais. À leur préparer à manger, les laver, les rassurer... Discerner les blessures légères et les graves. J'ai aussi apprit assez tôt à reconnaître les plantes qui soignent et celles qui empoisonnent, à en faire différents remèdes, cataplasmes et anti poisons. J'essaie de les reproduire le plus fidèlement possible, mais certaines ont des propriétés compliquées et il vaut mieux les cueillir directement dans la nature. En fait... Je ne sais pas trop à partir de quand l'on peut dire que l'on est médecin ou pas... »

Elle lui adressa un sourire gêné.

- « Depuis que nous sommes arrivés à Konoha je n'ai pas beaucoup pratiqué. J'avoue que parfois ça me manque un peu. Mais je n'ai pas arrêté d'étudier. Je passe beaucoup de temps à lire des ouvrages sur le corps humain ou la flore. »

Oui, aussi étrange que cela pouvait paraître, il existait au moins un médecin habitant Konoha qui n’exerçait pas dans l'hôpital. Son père ne lui en laissait pas vraiment le loisir. Leika avait certainement dû se demander pourquoi elle ne l'avait jamais croisée à l'hôpital en un an et demi de présence là bas. Elle avait sa réponse : elle n'y travaillait pas. À regrets. Elle pratiquait son art en quelques occasions, comme celle présente.

- « Bien, je crois que j'ai toutes les informations qu'il me faut. Je vais vous laisser tranquille maintenant. Vous avez certainement besoin de vous reposer. Désolée pour le dérangement et merci de m'avoir reçue. »

Puis lui adressa un sourire. Elle avait accompli son devoir et n'avait plus rien à faire ici. Inutile de déranger la future maman plus longtemps, elle n'avait bien assez embêtée comme cela.

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Visite - presque - de courtoisie [Hyûga Leika]

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