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 Rencontre hasardeuse ( Shizu )

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Message(#) Sujet: Rencontre hasardeuse ( Shizu ) Jeu 10 Aoû 2017 - 22:25

Le jour venait de se réveillé et tranquillement il s’étirait dans l’horizon des quartiers Hyuga. Telle une revenante, Kibo se leva d’un coup sec et s’activa. Mécaniquement, elle fouilla dans la pile de linge au coin gauche de sa chambre, touchant chaque tissu pour trouver la texture de ce qu’elle cherchait. Sur le lit, toujours dans l’action de se lever d’une dur nuit de sommeil, une boule de poiles la regardait faire. Il bailla à en frôler la mort. Mais quelle burne pansait-il. Comment fait-elle pour être autant active le matin ? Le furet ninja/guide avait une vie turbulente. Dans l’agonie de son existence la bête féroce jouait au mort pour éviter de se faire déranger, mais sa tactique ne fut que peut fructueuse, car sa maîtresse connaissait bien ses habitudes.

‘’ Pourrais-tu me dire où est mon kimono Yki au lieu de faire ta patate sur mon lit et me regarder chercher comme une imbécile ? C’est un jour important pour moi et tu le sais ‘’

Sa voix était loin d’être dure, avec son expression mielleuse et gentille, mais l’autorité dont elle faisait preuve déstabilisait toujours notre ami à fourrure. Par instinct il savait que l’heure n’était pas à la plaisanterie et sans attendre il lui répondit.

‘’ Tu l’as mis au fond de ta garde-robe sur un cintre.’’

Une activité qu’elle faisait que très rarement. Probablement la raison pour laquelle, elle ne le trouvait pas. Sa chambre était le chaos incarné. Souvent, il se demandait comment elle pouvait s’y retrouver avec la vue médiocre qu’elle possédait. Très ironique pour une Hyuga. Non ? Sans attendre, la jeune femme se fraya un passage vers le vêtement tant désiré et l’enfila avant de terminer le reste des préparations dans la salle de bains. À quelque bon derrière sa maîtresse, Yki la regarda se maquiller. Elle avait créé une routine parfaite. Pa d’erreur, mais putain, pourquoi ? Elle n‘y voit presque rien. Les femmes ninjas étaient effectivement des monstres déguisés en princesses.

La vie est un long fleuve tourbillonnant. Chacun y cherche sa voie, tous veulent y créer leur place et que leur existence n’aille pas été en vint. La seule manière de danser sur le dos de l’immortalité est de ne pas être oublié et c’était la motivation pour laquelle notre noble shinobi se déplaçait aujourd’hui. Honoré les gens qui étaient décédés dans la grande guerre. Accompagné de son éternel acolyte, kibo se dirigea vers la pierre commémorative des soldats tombés au combat. Si certains avaient été oubliés, ou même n’appartenaient pas au village de la feuille, elle allait prier pour leur salut. Cette journée précise était le moment qui avait changé sa vie à jamais. Kibo avait ambrassée la mort de prêt. Les nuages gris habillaient le ciel, mais la pluie n’était pas de la partie. Elle ouvrit donc les yeux pour être témoin, comme à l’habitude, des ombres floues au contour maladroit. Une vision qui lui procurait le réconfort de pouvoir s’imaginer ce que les décors étaient. Cela aurait été bien triste que la dernière chose qu’elle ait vu, soit les horreurs de la guerre. D’un pas silencieux et fluide qui caressait le sol de son inexactitude, elle s’approcha de la pierre et la toucha du bout des droits pour la caresser tendrement. Prisonnière de son passée, la Hyuga ne perçut pas immédiatement la présence de l’individu qui lui aussi venait peut-être partager du temps de son vivant aux morts.
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Message(#) Sujet: Re: Rencontre hasardeuse ( Shizu ) Mar 15 Aoû 2017 - 23:54


Les cicatrices de la Grande Guerre n’étaient pas encore prêtes de se refermer, cela arriverait-il même un jour ? Voilà seulement quatre ans que la paix régnait, ces quatre pauvres années qui n’étaient qu’un grain de riz au milieu des quarante ans à subir l’Empire, pour ensuite finalement s’en défaire, au prix de nombreuses vies...

Au cours de ces innombrables tentatives d’empêcher le seigneur de glace d’étendre son territoire sur Hi, beaucoup de proches de mon clan avaient trépasser, fièrement, sans jamais fuir, tenant jusqu’au bout, du mieux qu’ils pouvaient. Ceux qui avaient survécu n’oubliaient jamais d’en parler aux plus jeunes, de leur rappeler grâce à qui ils pouvaient à présent vivre tranquillement. Ils étaient des modèles pour la plupart d’entre nous, mon père n’était pas de cet avis... Je lui en voulais toujours un peu plus chaque moment, de nous avoir lâchement abandonné, d’avoir laissé ses propres frères, sa propre femme, aller au front sans y mettre sa patte. Il avait tenté de nous faire baisser l’échine fasse à l’oppression de Kakeshuou, pour finir par quitter le pays. Le système de shinobi n’étant pas encore en place à ce moment-là, il n’était pas considéré comme déserteur, mais un jour, je comptais bien le retrouver, j’étais certaine que trouillard comme il était, il se terrait quelque part.

Mais assez ressassé de mauvaises pensées pour un père qui n’en valait pas la peine. Aujourd’hui ma mère et moi nous rendions sur la pierre commémorative des soldats disparus durant la guerre. Je revêtais un kimono sobre au ton sombre, semblable à celui de ma mère, puis nous quittions notre maison d’un pas tranquille, restant silencieuses le long du chemin. Seuls nos pas, ainsi que ceux de nos ninkens respectifs brisaient le silence de la matinée. Nous habitions à l’extérieur de Konoha mais pas trop loin non plus.

Quelques minutes plus tard, nous entrions dans le cimetière où se situait l’édifice après avoir acheté des fleurs blanches. J’entendis également d’autres pas discrets un peu plus loin, une jeune femme en kimono elle aussi. Un effluve animal présent sur elle atteint mes narines, un furet, une mignonne petite bête. J’esquissai un petit sourire avant de retourner mon attention sur le but de notre rencontre. Mes yeux balayèrent les inscriptions sur la pierre, puis je me penchais pour y déposer mes fleurs, un second bouquet rejoins ensuite le miens.

Être en ce lieu me faisait repenser à tout ce que nous avions traversé, j’étais encore jeune à l’époque mais mes souvenirs demeuraient intacts. Les cris, de rage ou bien de détresse, le sang des blessés et de ceux que la Nature décidait de soulager de leur souffrance. Je poussais un soupir en revoyant le visage de mes proches, particulièrement un oncle et un cousin. En sachant leur mort j’avais ressentis un sentiment de culpabilité malgré moi, je ne pouvais m’empêcher de me dire que si mon père les avait aidés peut-être qu’ils ne seraient pas morts, qui sait... Parce que tout le clan lui en avait voulu, il était parti, plutôt que d’affronter ses erreurs.

Le temps défilait puis, ma mère préféra rentrer, ayant déjà des larmes lui perlant aux coins des yeux, je la vis s’en aller avec son ninken, Akaï. Moi je n’avais pas encore envie de bouger. Je tournai la tête vers la brune frottant délicatement la pierre des doigts. J’hésitai à briser sa tranquillité, elle semblait si loin dans ses pensées.

Mon loup au pelage gris ne sembla pas penser comme moi. Les canidés avaient cette faculté à sentir les émotions chez les autres plus que nous-même. Je me doutais que c’était ce qui guidaient ses pas jusqu’à la jeune fille. Yoi avait toujours tendance à aller plus vers les gens que sa sœur rousse. Il renifla d’abord à quelques mètres, le furet présent ne l’échappait pas, puis il s’assit près d’elle, la fixant de ses yeux azures et penchant la tête sur le côté en poussant un petit couinement. Je finis par parler.

« Ils comprennent parfois mieux que nous ce que l’on ressent... »




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Message(#) Sujet: Re: Rencontre hasardeuse ( Shizu ) Jeu 17 Aoû 2017 - 20:12

Il y a ces moments où l’on tente de garder notre sang-froid. Il y a ses moments où la souffrance des autres nous rappelle la nôtre. Peu importe le chemin que nous avons fait, les pleurs d’une mère aimante viennent toujours nous chercher au fond de notre âme et ouvrent, une à une, les portes de la vulnérabilité. Deux personnes s’étaient jointes à elle. Ils étaient accompagnés par des bêtes à fourrure et Iky alla se réfugier sur son épaule. Il n’aimait pas les chiens. Il avait de mauvais souvenirs d’eux, mais réconforter sa maîtresse était beaucoup plus important. Il se blottit dans le coup de la Hyuga et resta silencieux. Au fond d’elle, Kibo se sentait ridicule. Certaines fois, elle s’en voulait d’avoir tué des gens durant la grande guerre, car eux aussi, aujourd’hui pleur leurs bien-aimés, frères, soeurs, parents. Sa mère lui manquait énormément et le manteau de la solitude l’habillat comme le froid humide en hiver. Telle une main spectrale qui s’accroche à notre squelette et nous rappelles les douces chaleurs d’un foyer que l’on appelle famille sans pouvoir y être. Les sacrifices sont toujours chers payer pour gagner la liberté. Une liberté qui était toujours aussi rigide dans son clan. Il est sûr qu’elle comprenait et se battrait à mort pour les préserver, mais aujourd’hui elle se permettait d’y réfléchir. L’une des bêtes s’approcha d’elle et s’assied avant de la renifler. Le canidé dégageait une énergie apaisante et par respect pour la colère interne qu’elle vivait, il laissa une courte distance entre eux deux. La Hyuga avait souvent l’impression que les animaux comprenaient le langage plus profond que les humains. Il n’avait pas besoin de raisons pour montrer de la compassion, juste l’opportunité. Celui-ci avait une grande ouverture comparé à son comparse. Son intelligence émotionnelle la toucha beaucoup. Elle se retourna les yeux gris dans l’eau pour s’accroupir devant la bête et elle répondit à son gémissement avec toute la tendresse du monde.

‘’ Baka, tu me fais pleurer. ‘’

L’inconnu dont les bêtes appartenaient avait la même aura primale qu’eux. Kibo devina qu’elle était membre du clan Inuzuka et ce qu’elle dégageait était sans aucun doute une personne avec un bagage de vie complexe. Les maîtres-chiens avaient joué un rôle important dans la balance de la guerre. Ils avaient dû se battre pour leur place au village aussi. Sa famille n’était pas du genre à prendre au sérieux des animaux, mais ils respectaient leur force martiale. Tous n’étaient pas de cet avis, mais cela était coutume. Elle avait entendu parler de leur simplicité d’esprits, une insulte que les sur voyants de son sang ne comprenaient pas à quel point ils étaient aveugles à l’invisible. Elle acquiesça aux dires de la femme d’un simple signe d’approbation de la tête. La shinobi tendit ensuite une main tremblante pour inviter l’animal à se faire caresser, mais sans le toucher. Ce tremblement n’avait rien à voir avec la peur, mais un mécanisme physique enclenché suite à de graves blessures. Les cicatrices sur ses mains laissaient entrevoir un incident malheureux. Utilisant ses capacités sensorielles, elle ouvrit sa présence au lieu de la cacher, pour que l’animal puisse lire en elle comme un livre ouvert. Elle avait un fort désir de lui faire un câlin, ce qui poussa Iky dans son étui aux couleurs pourpres au bas du dos de son perchoir. Il voulait garder une distance raisonnable entre les crocs du canidé et sa gorge. Un acte totalement louable en lien avec son espèce, vous direz, mais en fait, il n’était qu’un froussard.


‘’ Ils ont une sensibilité différente de la nôtre. Leurs perceptions sont mystiques pour certains, mais je crois que toutes les deux, nous comprenons une facette de leur langage qui est invisibles aux restes des hommes. Du moins, on le ressent. ‘’

Il était facile pour la shinobi éxpérimentée de deviner l’appartenance de son clan, et surtout, l’handicape dont elle était affligée. Une ironie digne d’un châtiment divin. Une légère odeur de vanilles recouvrait habilement son corps qui était fièrement entretenue. Elle détourna son attention de la bête pour le laisser faire son cheminement vers elle et adressa une question.

‘’ Regrettez-vous les vies que vous avez prises, vous disant qu’eux aussi, ils sont pleurés par leur proche ? ‘’

Chaque personne vivait leur deuil différemment, mais dans sa recherche de la plénitude Kibo voulait se laver de la haine et des regrets qui lui collaient à la peau.
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Message(#) Sujet: Re: Rencontre hasardeuse ( Shizu ) Mer 23 Aoû 2017 - 23:53


Je souris doucement en observant Yoi se rapprocher prudemment de la jeune femme aux yeux blancs. Il s’assit à environ un mètre d’elle et ne bougea plus, se contentant de couiner doucement, d’une façon triste que j’entendais rarement, et pour le mieux. La voix de maîtresse du furet finit par briser le silence du cimetière, une petite voix emplie de tendresse. C’était le genre de réaction que provoquait souvent ma grosse boule de poils une fois la surprise de sa taille passée.

Le clan Hyûga, ses membres étaient pour la plupart, strictes, fermés, fiers aussi, de par leur talent. On ne pouvait pas dire qu’ils estimaient beaucoup mon clan mais un respect mutuel était installé, enfin, en apparence. Et puis, ils n’étaient pas tous ainsi, la preuve avec Tetsuya, qui possédait des idées très ouvertes et j’étais rapidement devenue amie avec ce dernier.

La brune acquiesça sans un mot à mes paroles, se contentant de hocher la tête, puis elle tendit son bras vers mon loup. Je fronçai les sourcils en voyant sa main toute tremblante, pourtant ce n’était pas dû à de la peur, je ne ressentais pas cette odeur sur elle, non, c’était autre chose. Je regardais plus attentivement sa main et y vit de nombreuses cicatrices, voilà certainement la raison. Sûrement était-elle une victime directe de la guerre comme beaucoup, marquée pour toujours par ces cicatrices.

Yoi se mit à renifler la main tendue, indécis, jusqu’à ce que je sente un léger relâchement de chakra émanant de la blessée. Je me rendis compte des émotions qu’elle dissimulait après-coup, savoir ce qu’une personne ressentait et le sentir soi-même était si différent. De la tristesse, de la souffrance aussi ; c’était presque effrayant de savoir que cela se traduisait par des signaux chimiques imperceptibles. Mon petit frère de cœur, - parce que c’était ainsi que je considérais Yoi et Shira -, s’approcha lentement de la main frêle et tremblotante. Son museau froid la frôlait avec intérêt, puis il se mit à la léchouiller affectueusement. Pendant ce temps, le furet alla se réfugier un peu plus loin de son prédateur naturel, cette pensée me fis d’autant plus sourire. S’il savait qu’il ne risquait rien d’autre qu’un peu de bave sur la tête... La jeune femme reprit ensuite la parole, alors qu’elle pouvait enfin caresser mon ninken, sa voix était plus claire.

« Oui, je découvre encore chaque jour des facettes de leur langage, mais avec les années j’arrive de plus en plus à réellement les comprendre. En fait on se rend compte que les mots ne suffisent pas toujours à traduire ce qu’on ressent. »

L’Hyûga leva ensuite sa tête vers moi, une odeur vanillée émanait d’elle, plus agréable que celle de son chagrin. Sa question me prit au dépourvu, je m’efforçai toujours de ne pas y penser. Je n’avais pas autant de sang sur les mains que certains shinobi, mais à partir du premier cela ne voulait rien dire. Pensive, je repensais à ces deux traîtres pro-Empire ayant tenté de s’infiltrer. À la tombée de ce dernier il y en avait eu tentant de reprendre l’ascendant dans l’ombre, mais ils avaient échoué.

« Je sais que s’il n’y a pas de larmes de mon côté, elles sont présentes dans le camp adverse, mais non, je ne regrette pas, parce que j’ai protégé les personnes auxquelles je tiens... Ce que je regrette, c’est d’être obligée d’en arriver là... »

Est-ce que cette paix allait durer ? Ou est-ce que ce n’était qu’une question de temps pour qu’un nouvel ennemi ne se dresse devant nous ?



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Message(#) Sujet: Re: Rencontre hasardeuse ( Shizu ) Ven 1 Sep 2017 - 21:12

La bête avait accepté son invitation en lui mouillant la main. La sensation était agréable et horrible à la fois. Elle avait l’impression qu’il tentait de la laver de son chagrin. C’est épisode lui revenait quelques fois. La passé refaisait surface et lui faisait douter le futur. La guerre engendre la guerre. L’amour est la mère de la haine. Il est impossible d’haïr si l’on n’avait jamais aimé. C’est le paradoxe de la douleur qui nous déchire l’âme lorsque l’on perd quelque chose de précieux. Elle avait les mains sales, même de l’amour de sa vie. Un homme qu’elle n’oublierait jamais. Un homme de l’empire.

‘’
Ta réponse ne m’étonne pas, car on ne peut devenir ami avec l’ennemie sans le connaitre. Quand on les voit, c’est pour les tuer et gagner. Je ne blâme pas leurs actions, mais les miennes. En fait, on fait ce que l’on doit faire, mais cela n’est pas assez, à mon avis. Le seule acte que je regrette est lié à avoir obéi à un ordre qui m’arracha quelque chose de précieux. On a démonisé l’empire, mais plein de braves soldats y ont laissés leur peau pour la folie d’une poignée d’hommes. C’est une partie de notre histoire. Je suis venue ici pour donner hommages à tous et chacun, car de leur mort, amis ou ennemies ont pu donner jour au village du feu. ‘’

L’aura de tristesse se transformait peu à peu en détermination.

‘’ C’est pour cette raison que je dois me remémorer chacun d’entre eux et de partager cette souffrance pour me rappeler leurs sacrifices. Mon but est de dépasser l’hokage en puissance, pour m’assurer que tout le pouvoir n’y est pas centralisé. Konoha est un bastillion de liberté dont les anciens doivent se sacrifier pour les générations futures. Ce temps de paix tire à sa fin. Je sens l’énergie du monde s’entremêler de nouveau à la folie. Les gens sont prêts à passer à l’acte et réclamer jalousement notre terre. Tel est le cycle du monde ninja. La paix pour mieux faire la guerre. ‘’

Loin de vouloir être défaitiste dans son approche, elle parlait de la réalité. Leur sang bouillait de la guerre. Ils étaient junky de combat. Saoul de conquête et amoureux de la survie. Jusqu’où pourraient-ils pousser leur chance ? Le regret avait un goût trop amer pour le manger seul. On avait besoin de la vengeance comme dessert parfois. Pour la jeune shinobi, tuer était le plat principal. Même si elle ne voulait pas se l’avouer, elle aimait se geste profondément. Non, par malice ou pour se sentir plus vivante, juste parce qu’il était irréversible et modelait l’histoire incongrue. Il ne fallait pas confondre le tout avec un plaisir sadique et puéril lié au monstre qui rampe sur les recoins sales de la folie. Pour elle, c’était strictement la compétition de perdre ou gagner. La vie de shinobi est remplis de gens déranger.

‘’
Je me nomme Hyûga Kibo. Je suis enchantée de partager cette conversation avec vous et vos amis à fourrure. Me présenter officiellement lorsque l’on engendre de telles conversations est plus approprié. ‘’

Un sourire charmeur avait germé sur son visage. Elle attendait la suite des choses. Restant silencieuse et totalement ouverte pour écouter sa collègue ninja dans le but d’apprendre. La jeune femme avait une écoute puissante et sincère. Elle était un espace où il faisait bon parler et où l’on se sentait libre de s’exprimer librement sans jugement ni retenu. Peut-être que peu de gens le percevaient de manière consciente, mais son oreille était présente à qui ils étaient.
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Message(#) Sujet: Re: Rencontre hasardeuse ( Shizu ) Mar 5 Sep 2017 - 22:58


Lorsque l’Empire était encore au sommet de sa puissance, je n’avais jamais pu prendre le temps d’observer ses partisans, ces shinobis venus du nord pour asseoir leur suprématie. Je faisais toujours parti du groupe devant rester à l’arrière et s’occuper des blessés afin qu’ils puissent mieux retourner défendre notre liberté. Les seuls visages dont je me souvenais n’avaient pour expression qu’arrogance, haine et mépris envers nous... Jamais mes yeux n’avaient croisé ceux d’un pauvre soldat empli de culpabilité et présent uniquement pour protéger sa propre famille. Et pourtant il devait certainement il y en avoir, à l’image de mon père et ses pensées contraires aux notre. Ce ne fut qu’avec du recul, que je me fis cette réflexion, même si cela n’éteignait pas la colère que j’avais en moi envers eux. Le pardon était la clé de la paix mais se faisait si rare, quand bien même nous essayions de toutes nos forces, il ne durait jamais éternellement.

La jeune Hyûga en semblait persuadée, son défaitisme m’intriguait et me poussais à me demander ce qu’elle avait bien pu perdre en suivant les ordres. Était-ce vrai, que la paix commençait déjà à s’effriter à peine établie ? Je ne pensais pas, non pas encore. Mais si chacun ne mettait pas de l’eau dans son vin, ce cycle infernal ne prendrait jamais fin. Seulement voilà, c’était parce que nous tenions à nos convictions que nous battions, parce que nous voulions toujours que l’autre souffre autant qu’on avait souffert.

« Il m’a fallu du temps pour avoir ne serait-ce qu’une pensée pour ceux enrôlés de force par l’Empire, et malgré le fait que je comprenne que ces derniers n’avaient pas le choix, je ressens toujours la même rancœur, l’enfouir n’est pas simple, tu es bien sage si tu y parviens... Et tu as raison, nous sommes enfermés dans une spirale sans fin, une mort prolonge la paix d’un côté mais engendre la haine de l’autre, et quand bien même nous sortons vainqueurs, ça ne nous suffit jamais. Je ne comprends pas pourquoi toujours ce besoin d’avoir plus... »

Je n’avais jamais pu avoir une conversation de ce genre avec qui que ce soit, simplement parce que je ne désirais pas ressasser le passé. Je m’étais toujours dit que de toute manière des paroles ne changeraient rien, mais peut-être que je me trompais. Entendre un autre point de vue permettait aussi de se poser de nouvelles questions. La conversation durait à présent depuis quelques instants, j’appris enfin le prénom de mon interlocutrice. C’était la seule information qu’il nous manquait au vu de nos clans respectifs. Je lui rendis son sourire, posant tantôt mon regard sur mes loups, tantôt dans ses orbes nacrés.

« Je m’appelle Shizu, c’est la première que j’ai une telle conversation, alors je le suis également. »

Je lui présentais mes loups, que je considérais comme mes frères et sœurs, je ne m’imaginais pas les perdre. Cette pensée me fit relever la tête vers Kibo.

« Qu’as-tu perdu d’aussi précieux durant la guerre pour réussir à raisonner de cette manière ? Même si je comprends ta vision des choses, j’ai bien du mal à me l’approprier, parce que je n’ai vu tout le long que des envahisseurs purs et durs... »




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