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 Un brin de toilette ? (ft Yamada Kuro)

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Suna
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Message(#) Sujet: Un brin de toilette ? (ft Yamada Kuro) Jeu 10 Aoû 2017 - 23:23



« Très bien, Ether, nous en avons fini pour aujourd'hui. »,fit l'Ancien en enroulant des parchemins, « Tu as très bien travaillé. À ce train-là, tu assimilera plus rapidement que prévu la majorité de mes connaissances. »

« Vous l'pensez vraiment ? J'f'rais encore plus d'efforts la prochaine fois ! », dit-elle avec joie.

La jeune femme était ravie de voir qu'elle récoltait enfin les fruit de son travail.
En tant que Première de l'Ancien, Ether avait beaucoup de choses à apprendre si elle souhaitait pouvoir lui succéder lorsque son temps sera venu. Espérons cependant qu'il ne vienne pas tout de suite hein ! Non parce qu'Alecto était une source d'inspiration pour chacun des membres de sa tribu. Le chef de clan actuel – heureusement qu'il faisait pas parti des siens cet homme belliqueux – devrait en prendre de la graine. Le vieil homme, qui ne faisait assurément pas son âge, perpétuait les traditions ancestrales des Gogyou, ses croyances et coutumes, et surtout, leur ancestral pacifisme. Les Hashimoto pouvaient s'estimer chanceux d'être presque ignoré par ce « chef » auquel ils ne vouaient pas le moindre respect, cet homme qui avait, par ailleurs, probablement assassiné son prédécesseur, un être bon et juste, juste pour partir en guerre. Ce dénommé Tsuyoshi était peut-être le seul personnage sur terre que la blonde n'appréciait pas. Elle ne le détestait pas, Ether ne déteste personne et n'a jamais expérimenté le sentiment de haine – du moins pour l'instant - mais elle n'éprouvait rien à son sujet, pas même de l'intérêt. Pourquoi s'y intéresser ? La vengeance est la seule idée qu'il a en tête. Qu'il ne compte pas sur eux pour assouvir sa folie.

Pour autant, malgré son rôle à responsabilité, l'élémentaire n'avait pas changé.
Si elle assumait celui-ci avec une immense fierté, la demoiselle restait une enfant dans son âme. Dès lors que la leçon fut terminé, elle s'esquiva quasi instantanément en dehors de la tente et partit en courant vers Ren et Shiro, ses deux camarades de jeu. Le premier était un élémentaire d'eau aux cheveux bruns et des yeux océan alors que le second était un élémentaire de feu à la chevelure de jais et au regard brûlant. D'un bond, elle sauta sur le dos de Shiro, lâchant un rire aérien. Surpris, le gogyou de feu manqua de s'écraser au sol.


« J'suis liiiibre ! Hé, on va s'baigner maint'nant ? J'veux jouer ! »
« Hélà Ether ! J'ai failli manger du sable là ! », fit un Shiro légèrement désorienté.
« C'la dit, ça n'aurait pas été la première fois ! », ria Ren.
« Et ça s'dit senso l'Shiro ! Même moi, j'suis meilleure qu'toi, aha ! », elle se mit à rire de plus, accompagné par son camarade Gogyou d'eau, « BON, à la toilette ! »
« Ouais grave, on y v... »
« Non. », fit une voix ferme surgissant de nulle part.

Apparut un homme à la tignasse oscillant entre le safran et l'aurore, Hélios, paternel d'Ether au visage impassible. Il foudroyait de son regard électrique les deux garçons, leur imposant un silence évident.

« Shiro, au guet Sud. Ren, Est. Exécution. », siffla-t-il entre ses dents, sans même hausser la voix.

Ils ne se firent pas prier et déguerpirent sans demander leur reste.
Dès lors qu'il s'agissait de sa fille, Hélios devenait presque effrayant. Non, COMPLETEMENT effrayant ! Satisfait de son effet, ce dernier s'apprêtait à partir tranquillement, les bras dans le dos et sans aucune explication, quand sa fille l'apostropha.


« 'Paaaaaa ! C'tait quoi l'problème encore là ? J'peux jamais faire ma toilette avec personne... Tu la fait bien avec m'man toi. Parfois, z'êtes même plusieurs, et j'peux jamais v'nir. », dit-elle, déçue.
« C'est... C'est parce que... », depuis des années qu'il s'en sortait avec des pirouettes complètement saugrenues, à force, il épuisait son stock, « C'est que, on est déjà pas mal, et tu sais... Il faut y aller par groupe pour pouvoir se laver tranquille et... Et puis... Et puis, on est des adultes, on y va entre adultes ! »
« Mais... Elpis a 12 ans et il vient. », répondit-elle, intriguée.
« Ouais bah... J'suis ton père, tu me réponds pas d'abord ! », il sentait son autorité vaciller.
« Mais... ! »
« A la toilette ! », dit-il avec de gros yeux, essayant tant bien que mal d'asseoir sa volonté.

Déçue, la jeune femme quitta le campement au sommet du mont, pour descendre tranquillement en direction de l'oasis du coin. Pfiouuu... Hélios savait pertinemment qu'il ne pourrait pas la tenir indéfiniment éloigné des subtilités de la vie d'adulte, mais il refusait de voir sa petite touché par quiconque. Heureusement, elle était totalement ignorante à ce sujet. Ravi d'avoir réussi à tenir une fois de plus devant la curiosité toujours plus grandissante d'Ether, il repartit vaquer à ses occupations, le regard réprobateur de sa femme posé sur lui.

« Chéri. Tu es stupide, tu le sais ça ? Il faut bien que ça arrive un jour ! Cette semaine, tu lui fait un cours de rattrapage sur toutes les conneries que tu lui as racontés durant ces dernières années, c'est clair ? », réprimanda Aura.
« Mais... »
« Shh ! », elle fit taire d'une main en l'air.

Il partit, tout penaud sous la tente.
Pendant ce temps, Ether descendait doucement de la montagne – à chevaaaal... Non ? Bon. - sifflotant une petite chanson traditionnelle, tout en sautillant d'un pas léger, laissant quasiment aucune trace sur le sol. Elle comprenait pas pourquoi elle ne pouvait pas se rendre avec ses camarades à l'oasis pour la toilette. Lorsqu'elle sortait totalement nue de la tente, autrement dit souvent, étrangement, son père surgissait forcément de nulle part et l'enveloppait d'un tissu, sous prétexte qu'elle risquait d'attraper un rhume. Avait-elle un truc sur le visage chaque matin qui méritait à ce qu'on la cache ? Faut croire. Oubliant bien vite le souci, la jeune femme continua sa descente, slalomant tranquillement entre les pierres.


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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Un brin de toilette ? (ft Yamada Kuro) Sam 12 Aoû 2017 - 18:10

« Retrouvez-moi ce foutu voleur ! », entendais-je crier en contre-bas, cette voix venait sûrement du propriétaire du yatai dans lequel je venais de manger. Ils n'étaient vraiment pas drôles, je n'avais rien mangé depuis hier soir et je n'aime vraiment pas avoir faim. Puis bon, je n'arrivais toujours pas à comprendre pourquoi on devait payer pour se substanter ? Pour une ville aussi proche du désert, les gens n'avaient vraiment pas les mêmes manies que dans le désert. D'autant plus que ça ne correspondait pas à nos valeurs claniques. Enfin bon, ça ne m'empêchait pas de me marrer comme une baleine en les regardant se démener à me trouver, alors que j'étais juste à côté, bien caché. C'était aisé de grimper sur les toits des bâtiments quand on possédait mon agilité.

Accroupi au-dessus des guirlandes de lumières qui décorait les façades des maisons, j'attendais que ça se calme avant de finalement me déplacer vers un endroit du toit qui me permettrait de descendre en toute sécurité et surtout sans être vu. J'avais beau trouvé ça amusant, mais j'étais malgré tout un peu déçu. Le bandeau frontal que je portais, en ma qualité de Genin, je pensais que ça suffirait à m'apporter ne serait-ce qu'un peu de reconnaissance, mais non. Apparemment, ça fonctionnait plus avec les actes bravoures qu'autre chose. Enfin bon, ma détermination était forte et j'allais persévérer de toute façon. Mais avant ça, j'avais besoin de quitter cette ville, cette masse grouillante commençait déjà à m'indisposer. J'avais besoin de retrouver la nature. Je descendais, donc, du toit souplement avant de prendre la direction de la porte de la ville. Assez impatient, je courais entre les badauds, qui remontaient la route principale, slalomant avec agilité pour rejoindre le plus vite possible l'extérieur de la ville.

Une fois, dehors, je ne perdais pas de temps pour m'enfoncer dans le désert. Je ne ralentissais pas l'allure de ma course. J'avais beau trouvé ça amusant, mais j'étais malgré tout un peu déçu. Naturellement résistant au soleil, qui aujourd'hui, tapait toujours aussi fort, je ne ressentais pas cette chaleur étouffante, que d'autre personne aurait pu subir s'ils avaient été à ma place.

Quoi qu'il en soit, il ne me fallut pas plus de dix minutes pour rejoindre un Oasis un peu plus au nord de Suna. J'y allais régulièrement ici, depuis que mon clan c'était enfermé dans Suna, je trouvais cet endroit vraiment apaisant. Puis je prenais plaisir à y faire mes toilettes et à m'y baigner de temps en temps. D'ailleurs, un grand sourire m'illumina le visage quand, arrivant en vue de cette oasis, je me rendais compte qu'elle était déserte. Oui, à plusieurs reprises, j'avais déjà remarqué plusieurs traces qui indiquaient le passage d'autre personnes. En soit, cet endroit ne m'appartenait pas, donc n'importe qui pouvait s'y rendre, juste que je préférais la solitude, donc quand j'y allais, j'aimais être seul.

Cette fois-ci, ça semblait être le cas, donc c'est avec enthousiasme que je m'étais précipité au milieu des rares arbustes qui entourait ce petit coin de paradis. Retirant mes vêtements à la va-vite, je n'attendais pas pour sauter dans l'eau, éclaboussant toute la flore tout autour. Nu comme un vers, je pouvais enfin songer à me détendre, à l'écart de la ville, grouillante et assourdissante. Mais je n'avais pas encore commencé à réellement me détendre, que je captais des mouvements dans les environs. Bruit de pas, frottement contre les plantes, tout ça indiquait qu'une personne allait débarquer d'un moment l'autre et franchement, ça ne me plaisait pas. Je notais une grosse pierre qui sortait de l'eau dans un coin de l'oasis, j'allais y nager précipitamment. Juste à temps, car, je m'étais à peine caché derrière cette masse, qu'une ombre se profila entre les arbres, signifiant que la personne venait d'arriver sur les lieux...
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Message(#) Sujet: Re: Un brin de toilette ? (ft Yamada Kuro) Lun 14 Aoû 2017 - 10:48



Chantonnant toujours du bout des lèvres, Ether finit enfin par atteindre l'oasis.
Comme à son habitude, les lieux étaient empli du silence propre au désert, seul un léger vent faisait frémir les feuilles des palmiers, délivrant une délicate mélodie dont la jeune femme s'imprégna doucement. Une fausse note s'était pourtant glissée au sein de la partition ; une odeur inconnue. La Gogyou demeura interdite, ne bougeant pas d'un pouce, reniflant précautionneusement ce que lui rapportait son élément, un parfum sec, épicé et brûlant. L'oasis était-il réellement désert ? La nomade avait beau apprendre à ressentir et à capter chaque présence autour d'elle, cette dernière n'en était qu'au stade de l'entraînement et ne maîtrisait pas encore tout à fait ce talent. Elle patienta bien sagement, jetant des coups d’œil incessants sur les alentours, s'attendant à voir surgir des humains ou des animaux. Mais voyant que personne ne se montrait et que le seul mouvement s'avérait être celui de l'eau et des arbres, la demoiselle choisit de passer outre cette sensation et se délesta prestement de l'intégralité de ses vêtements qu'elle jeta sur une pierre. Libre de toute entrave vestimentaire, Ether écarta les bras et s'étira, tout en prenant une immense inspiration, aspirant goulûment ce mélange d'air humide et sec. Ce qu'il faisait bon d'être légère ! En effet, étant à l'origine du vent, la blonde ne pesait presque rien, mais pour des raisons d'adaptation évidentes, elle se devait d'alourdir son poids. Les humains appréciaient les traces par terre, ça les rassuraient qu'on lui avait dit.
Prête à profiter de la journée pour barboter et être enfin elle-même, la jeune femme recula pour prendre son élan, recula encore et encore. Lorsqu'elle fut suffisamment loin, elle piqua un sprint, accéléra sa course grâce à l'air qui l'entourait et dont elle était faite, puis d'un bond, sauta dans l'eau la tête la première. Y eut-il du bruit ? Oui et non. Si un « fffiou » suivi d'un bref et léger « ploc » ou un son du genre, était du bruit... Plus aucune trace de l'élémentaire. Rien. Seul quelques bulles étaient apparues sous l'eau claire de l'oasis.

Enfin ! Rien ne pouvait ravir davantage Ether qu'être sous sa véritable forme, du vent à l'état pur, rien de plus. Circulant tranquillement sous la nappe aquatique, elle bataillait ferme pour se déplacer sans remonter à la surface sous forme de bulles. Mais alors que la nomade zigzaguait sous l'eau, elle rencontra un élément étranger. S'arrêtant net face à celui-ci, la jeune femme resta hébétée devant la créature bipède toute fripée. L'on aurait dit une trompe d'éléphant, mais ces deux jambes ne collaient pas à l'image qu'elle avait de ces imposants animaux. Ça n'avait pas de yeux, pas d'oreilles, pas de nez – sauf si c'est ce trou-là – autrement dit, ça lui posait une véritable colle ! La Gogyou fut tentée de tirer dessus, mais peut-être était-ce agressif ? Ou alors touuuut gentil vu comment ça avait l'air tout mou ! Après mûre réflexion, la curiosité finit par l'emporter sur la raison et Ether attrapa la bête, tout en se rematérialisant au passage. Sortant la tête de l'eau, triomphante, que ne fut pas sa surprise de se retrouver face à face avec... un humain. Oh bah tiens ! C'était un garçon probablement de la même tranche d'âge qu'elle, assez grand, peau bronzée comme elle, cheveux rosés et regard de feu. Humain du désert ? D'une naïveté sans limite et tenant toujours « l'élément étranger » à ces eaux dans la main, l'élémentaire lui sourit joyeusement, ravie de rencontrer une nouvelle tête. Elle s'adressa à lui comme si elle le connaissait, une proximité à laquelle la Gogyou était habituée avec sa tribu.


« Bonjouuur ! Ça fait longtemps qu't'es là ? Non parce que j'ai attrapé un truc que j'connais pas et... », elle marqua un temps d'arrêt lorsqu'elle remarqua que l'objet était rattaché à l'inconnu. Voilà quelque chose d'intéressant ! Était-il un hybride, mi-humain et mi-éléphant ? Peut-être un Gekei pas terminé. Fascinée, la demoiselle continuait d'observer le truc avec grand intérêt, « C'marrant... T'es un Gekei éléphant ? J'pensais qu'les trompes étaient plus longues moi. »

Elle le regardait toujours avec un grand sourire sincèrement naïf. L'on pouvait voir qu'elle n'avait réellement pas la moindre idée de quoi elle parlait.

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Message(#) Sujet: Re: Un brin de toilette ? (ft Yamada Kuro) Ven 18 Aoû 2017 - 4:44

J'étais fier de moi vous savez, je n'avais rien perdu de mon instinct sauvage, malgré que je vivais maintenant dans une ville, paisible et bourré de personne en tout genre. La décision de continuer mes excursions dans le désert durant mes heures de libre était finalement le meilleur des choix possible. Maintenant que j'étais un ninja, je me devais également de m’entraîner et c'était un bon moyen d'endurcir mon corps mais aussi mon esprit, pour le garder aiguisé. Le désert de Suna était quand même plein de danger. C'est donc naturellement qu'en sentant quelqu'un et en entendant le bruissement des feuilles, des branches des buissons autour de l'oasis, je m'étais caché derrière le gros rocher au milieu de l'eau. J'étais tout nu, pas que la nudité me dérangeait, au contraire, mais j'aimais pas qu'on me dérange, donc j'attendrais que la personne s'en aille, pour que je puisse profiter du lieu en paix. J'espérais donc que la jeune femme, qui était donc une jolie blonde à l'air ahuri, qu'elle n'allait pas rester longtemps et qu'elle ne me trouverait pas.

Bien entendu comme tout homme civilisé, du moins depuis peu, quand je la vis commencer à se déshabiller, je reculais ma tête derrière le rocher pour ne pas la regarder. C'était pas cool pour elle, puis je connaissais bien la réaction des femmes, quand on les surprenait nues, elles avaient tendance à voir leurs forces physiques se démultiplier et on finissait la plupart du temps défoncé dans une mare de sang. De toute façon, j'étais encore un peu étranger de cette fascination qu'avait les hommes pour les attributs des femmes. J'en connaissais les fonctions, purement reproductrice bien entendu, mais pour ce qui était du simple plaisir de regarder, c'était quelque chose qui me dépassait. Ayant vécu la majorité de mon enfance et adolescence dans le désert, pour moi, ce genre de chose c'était avant tout et seulement pour permettre d'avoir une descendance et de perpétrer les valeurs de sa famille, de son clan.

Perdu dans mes pensées, vous n'imaginez pas la surprise quand je senti une main vigoureuse prendre possession de mon attribut reproducteur. C'est avec un sursaut et un cri, purement de réflexe, que j'avais bondit en arrière dans l'eau. Mais ça n'avait pas suffit à lui faire lâcher prise. C'était quoi ce bordel. Car au même moment la jeune femme sortait de l'eau, toujours nue. Mais c'était quoi cette folle, non de dieu, cette façon de me parler, comment on pouvait être aussi idiote. Je grognais, déjà irrité, de la voir se comporter aussi familièrement avec moi. D'un mouvement brusque de ma main, je venais taper dans la sienne pour la repousser. Puis je bondissais sur le sommet du rocher, avec agilité, avant de sauter par dessus l'eau pour retomber sur la terre ferme. J'enfilais aussitôt mon pantalon, pour être sur qu'elle ne tente rien. Car la façon dont elle avait regardait, ça m'avait mit aussitôt mal à l'aise et j'appréciais vraiment pas.


« Déjà, je suis humain, tout comme toi. Quoi que... », lançais-je, alors que je levais les yeux au ciel en me disant qu'elle, n'était sûrement pas humaine, pour être aussi bête. Même moi, l'homme sauvage comme on m'appelait, j'en savais plus qu'elle. Soupirant, je passais une main dans ma chevelure mouillée pour la tirer en arrière, avant de la regarder avec mon regard acéré. « En faite, tu dois être une indigène c'est ça ? Pour ne pas savoir qu'on ne fait pas ça quand on est civilisé ! », grognais-je, définitivement de mauvaise humeur. Elle venait de gâcher mon moment de paix. Mais vu comment elle était naïf, j'avais peut être une chance de la convaincre de me laisser tranquille... Me grattant le front de mes doigts, je commençais à m'agiter sur le bord de l'eau, à réfléchir à une stratégie. Bon sang, qu'est ce que je n'aimais pas réfléchir... C'était une vraie corvée, je préférais de loin foncer dans le tas.
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Message(#) Sujet: Re: Un brin de toilette ? (ft Yamada Kuro) Dim 20 Aoû 2017 - 13:57


L’hybride humain-éléphant ne semblait pas ravi de la voir, au contraire, furieux.
Avait-elle fait quelque chose de mal ? La jeune femme le regardait avec de grands yeux bleus, toujours cet air interrogateur niais sur le visage. Lorsque le garçon se mit à grogner, Ether fut d’autant plus intriguée. Peut-être ne parlait-il pas leur langue ? Cette dernière ne comprit pas tout de suite ce que signifiaient ces tapotements de main sur la sienne. Après quelques secondes de réflexion, elle desserra sa poigne et il repoussa sa mimine avec force. Aussitôt libéré, l’étranger sauta sur le rocher qui lui servait de cache et revint sur la terre ferme, enfilant son pantalon aussi rapidement qu’une goutte de pluie qui tombe sur le sol. Alors qu’il se tenait le plus éloigné possible de la demoiselle, celle-ci plana légèrement pour s’asseoir en tailleur sur le haut du rocher, et ainsi pouvoir observer d’un meilleur point de vue cet énergumène pour le moins vivace ! Celui-ci lui fit remarquer qu’il était humain, tout comme elle, ce à quoi elle répondit d’un rire aérien, sans ajouter le moindre mot, se contentant de le fixer avec un immense intérêt. S’il était humain… Cela voulait donc dire que physiquement, il ressemblait aux autres de son clan, donc Shiro ou même encore Ren ! C’était l’occasion rêvée d’enfin comprendre pourquoi son père refusait catégoriquement qu’elle fasse sa toilette avec qui que soit d’autre qu’elle-même.

L’humain donc, pensait qu’elle était une « indigène » - un mot que ces derniers utilisaient souvent à l’encontre des gens aux mœurs et coutumes différentes des leurs – elle ne se sentit point offensée par ce terme, après tout, ce n’était qu’une question de point de vue. En revanche, ce fut la seconde partie de la phrase qui l’intéressait. « On ne fait pas ça quand on est civilisé », qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? Ça quoi ? Attraper la trompe fripée d’un humain de type masculin ? … A ces pensées, la jeune femme se mit soudainement à réfléchir. Elle baissa la tête pour observer son corps, puis regarda à nouveau le garçon, et ce plusieurs fois. Attendez… Elle n’avait rien entre les jambes elle, mais lui oui, pourquoi ? Son père refusait catégoriquement qu’elle se baigne avec la tribu, mais plus particulièrement avec ses camarades masculins, était-ce seulement pour cet objet pendant ? Mais… ça n’avait pas de sens ! Ce truc n’avait rien de dangereux ! C’est tout mou, fripé et elle doutait fort que ce soit seulement vivant. Il fallait absolument qu’elle comprenne ce que son paternel craignait à ce point au sujet de ces créatures fixées sur le corps de ses collègues masculins ! Peut-être étaient-ils tous victimes d’une malédiction ?
Sa curiosité étant à présent plus qu’exaltée, l’élémentaire imita l’inconnu et sauta à son tour sans un bruit à ses côtés. A seulement quelques centimètres de lui, elle fit le tour de celui-ci, l’observant sous toutes les coutures qu’il lui était donné de voir. Le parfum sec, épicé et brûlant était un peu altéré par l’eau, mais cet odeur venait bien de lui. Il était donc là depuis le début. Sa peau bronzée attestait de son appartenance au pays, peut-être était-il sunajin ou nomade du désert ? Plutôt bien bâti, il devait être en permanence en activité, tout comme l’était Ether et sa tribu. Elle faillit le toucher pour vérifier ses théories, mais se rappelant son air furieux à son premier et dernier contact, mieux ne valait-il pas le mettre davantage en colère ! Ses cheveux lui rappelaient ceux de Kenzoku, bien que moins flashy. Non, l’élément qui attira son attention fut ses pupilles couleur de feu, ressemblant à celles de Shiro mais pas exactement. Il n’y avait que les Yamada, fier clan du désert, pour avoir un regard pareil. Ether n’avait absolument pas l’air d’une personne cultivée, et pourtant ! Mais oui, niveau connaissances bonnes manières, éléments basiques de la vie, prrrrt, rien, nada ! Finalement, elle ouvrit enfin la bouche.


« Indigène, si tu l’dis ! J’suis une nomade du désert. Mais c’pas important ! C’qui l’est… », elle pointa soudainement son doigt vers le pantalon de l’inconnu et, « … C’est ça ! C’était quoi ? J’veux savoir ! Dis-moi, dis-moi, dis-moi ! », dit-elle avec un enthousiasme impressionnant, « Tous les humains d’type masculin ont ça ou juste les Yamada ? ça sert à quoi ? Est-ce que c’est dang’reux ? J’veux savoir, après j’te promets que j’ferais ma toilette sans t’embêter ! »

Peut-être allait-elle enfin savoir pourquoi elle avait été interdite de mélange avec ses camarades pendant toutes ces années !

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Un brin de toilette ? (ft Yamada Kuro)

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