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 La mort dans le sang

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Suna
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Message(#) Sujet: La mort dans le sang Jeu 17 Aoû 2017 - 21:15

Le crépuscule assume sa suprématie sur l'horizon, brûlant et chatoyants de mille reflets prismatiques que la mer reflète sur sa surface limpide. C'est en ce début de soirée, loin de la canicule journalière que l'ex-saibogu décide de quitter le palais seigneurial pour se rendre dans la ville basse au niveau des quartiers étroits et sinueux bordés par la plage. Les premiers marchands commencent déjà à installer leurs étables. Oniri n'en tient pas compte et prend rapidement la direction de son lieu de rendez-vous. Légèrement vêtue d'une tenue ample couleur ivoire brodée d'ors et d'argents sur les bordures, elle descend les marches qui mènent vers un petit bar à la terrasse suspendue et s'installe à une table levée sous une tenture. Sans attendre la venue de son hôte elle se commande un premier thé au jasmin. Le temps est doux, la brise saline légère.

Son regard, caché derrière un jeu de lunette de soleil aux reflets gris, avise le soleil couchant avec un certain détachement. Un index posé sur la tempe, elle se sent d'humeur rêveuse. Cela fait plusieurs années maintenant. L'on a beau croire que l'on ne peut bouleverser les habitudes impunément, mais l'on se fait très rapidement à l'idée de vivre dans un monde sans guerre. Cette pensée la fait sourire puisqu'elle se dit qu'il faut également toujours y être préparé. Ce rendez-vous a lieu dans ce but. Peu de temps après son arrivée à Suna, il y a plusieurs semaines de cela, elle a envoyé un message à une dénommée Chikamatsu Ruri, ancienne connaissance de longue date dont l'amabilité réciproque n'avait jamais franchi le cap du formel. Au sein de la Confrérie, nul n'avait le temps pour cela. Seul comptait les entraînements ainsi que leurs mises en pratique une fois sur le terrain.

Tandis qu'elle ressasse ses vieux souvenirs ses sens usées de démone l'alerte de la venue de sa future protégée. Il lui est impossible de suivre les mouvements d'autrui avec autant de précision qu'autre fois, mais elle n'a aucun mal à la sentir venir dans son dos. La Kunoichi se contente donc de tourner la tête avant de lui adresser un sourire impersonnel.

« Heureuse d'apprendre que vous êtes toujours en vie Ruri. Je vous en prie installée vous. » Fit-elle d'un geste ample de la main, plein de charme. Dans le même temps ses doigts remues la cuillère de sa tasse avant d'en prélever une première gorgée. « Comment allez-vous depuis toutes ces années ? Je vois avouer que vous avez bien changée, vous êtes devenue une belle jeune femme !! »

Difficile de dire si elle est sarcastique, ou encore sincère. Dans tous les cas leur dernière rencontre remonte à plus de huit ans déjà. Toutes deux ont effectivement bien changées. Oniri sans doute plus que sa comparse. Le tableau qu'elle dépeint est loin de celui d'une Kunoichi à son apogée, mais plutôt celui d'une femme convalescente, car malgré ses beaux apparat et ses charmes, son teint légèrement pâle et ses courbes fines, bien moins athlétiques que par le passé trahissent les quelques accidents de parcours auxquels elle avait dû faire face durant ces années passées loin de Kaze.

« J'ai moi-même été très surprise d'apprendre un revirement aussi soudain de la part de la Confrérie, mais j'imagine qu'il s'agissait de la meilleure chose à faire après la trahison de Yuren-sama. Hélas, cela signifie que nous n'en faisons plus partie... »

Toujours aussi calme, toujours aussi détendue, elle sirote son thé tout en auscultant du regard la Chikamatsu. La démone laisse volontairement planée un moment de silence, tout juste trahi par le chant des mouettes et le remous des vagues à moins d'une centaine de mètres de là.

« Voici les raisons de notre présence ici. Vous me connaissez, je n'aime pas y aller par quatre chemin. » Nouvelle petite pause, petit sourire en coin, reprise. « Je souhaite que nous réintégrions la Confrérie. C'est là qu'est notre place, en tant que Kazejin, en tant que Sunajin, en tant qu’assassin et ancien membre de la Confrérie. Et aussi ridicule que cela puisse paraître, nous devrons passer de nouveaux tests afin de pouvoir prétendre à la rejoindre. Or, quitte à faire cela, autant bien le faire. J'ai la ferme intention de créer ma propre équipe composée d'assassins en devenir tous destinés à rejoindre ce groupuscule et je voudrais que vous en fassiez partie. En souvenir du bon vieux temps qu'en dites-vous ? »

Nouvelle gorgée de thé.

« Ho ! En fait... Ce n'est pas vraiment une question. J'ai déjà fait inscrire votre nos aux registres par les hauts dignitaires du village. Tout est déjà réglé ! »

Encore un peu de sucre ?


Dernière édition par Meïka A. Oniri le Mer 30 Aoû 2017 - 20:36, édité 1 fois
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: La mort dans le sang Mer 30 Aoû 2017 - 17:55

J'avais eu (l'agréable ?) surprise de recevoir une lettre, il y a quelques semaines. Enfin, des lettres, j'en recevais tous les jours. Mais celle-ci était spéciale car signée de la main de "Meïka A. Oniri". Un nom que je connaissais assez bien... Nous avions été collègues autrefois, dans un autre temps, qui paraissait si proche et si lointain en même temps.

Je n'avais pas eu de nouvelles d'Oniri depuis la fin de la Grande Guerre. J'étais très étonnée de la savoir vivante. Mais elle était là, de retour à Suna... et me proposait un rendez-vous. A condition que mon interlocutrice soit bien la vraie Oniri. Curieuse, j'acceptais cette rencontre.

________________________________________

Nous avions donc convenu de nous retrouver dans le bar le plus huppé du village et aussi le plus cher, face à la mer. Je commençais à me poser des questions sur la nature de ce rendez-vous... Le début de soirée était particulièrement doux pour la saison, même si "doux" était un terme très relatif pour les habitants du désert.

J'étais vêtue d'un kimono sombre, contrastant avec un obi d'un rouge profond. Le soleil déclinant, j'avais rangé mon ombrelle. J'arrivais dans le bar sus-nommé. Sur la terrasse, me tournant le dos, une jeune femme aux cheveux longs et argentés me tournait le dos. Elle ressemblait bien entendu à Oniri mais... quelque chose avait changé dans son allure générale.

Je m'arrêtais d'abord au bar et commandais un cocktail fruité. Qu'importe ce qu'elle avait à me raconter, cela méritait certainement une bonne dose d'alcool. Verre à la main, je m'approchais. La jeune femme se retourna et malgré ses lunettes de soleil, je pouvais reconnaître le visage de la Saibogu.

« Ouah, une revenante ! » M'exclamais-je d'un ton ironique.

Elle me répondit simplement : « Heureuse d'apprendre que vous êtes toujours en vie Ruri. Je vous en prie installée vous. » Même si c'était plutôt à moi de m'étonner !

« Le plaisir est partagé. Je suis très heureuse d'être en vie aussi. Et pour vous aussi, bien entendu. » Dis-je en m'installant en face d'elle.

J'aurais aimé pouvoir lui retourner le compliment, mais c'était faux : même si son charisme était toujours inchangé, son physique s'était affaibli. Sa peau était plus pâle, ses os plus saillant. Alors je répondis seulement :

« Très bien, merci. Il n'y a pas eu de changements majeurs dans ma vie depuis ces dernières annés, à part le fait que je ne suis plus affiliée à la Confrérie et que je suis à présent une fièèèère kunoichi de Suna. » Dis-je avec encore une fois, une pointe d'ironie dans la voix. « Mais votre histoire doit certainement être plus intéressante. Où aviez-vous disparu toutes ces années ? »

Ce "vous" de politesse m'hérissait toujours autant. Je l'utilisais par respect lorsque j'y étais forcée, mais ce n'était pas par plaisir. Un temps de pause se marqua quelques instants et lorsque Oniri reprit la parole : « Voici les raisons de notre présence ici. Vous me connaissez, je n'aime pas y aller par quatre chemin. », je m'empressais d'avaler quelques gorgées de mon cocktail.

Je la laissais finir de parler avant de réagir, me contentant de hausser ou de froncer les sourcils, ce qui était plus poli que de rire à gorge déployée. Mais lorsqu'elle me parla de mon inscription, la surprise était telle que je m'étouffais avec mon breuvage. Reprenant mon souffle du mieux que je le pouvais, je réagissais au quart de tour.

« C'est une blague ou quoi ? Tu étais loin pendant des années et la première chose que tu fais en arrivant, c'est inscrire mon nom sur un putain de fichier ? Sans mon accord ? »

Mes yeux étaient exorbités, par le choc autant que par le manque d'oxygène. Le tutoiement était revenu tout naturellement. Reprenant mes esprits, je m'asseyais plus profondément dans ma chaise.

« C'est fini, la Confrérie. De par mon nom, je suis une paria. Et honnêtement, je ne vois aucune raison d'y retourner. Je mène mes affaires personnelles ici, je travaille quelquefois pour mon village, je gagne bien ma vie. Ce serait stupide de revenir à une vie d'ombre et de dangers. Si je dois crever, autant que ce soit dans la gloire. »
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: La mort dans le sang Mer 30 Aoû 2017 - 22:04

Amusée et surprise. C'est ainsi qu'elle aborde le caractère radicalement opposé à celui de la Ruri qu'elle a jadis connu. Difficile de dire si c'est une bonne où une mauvaise chose. Cependant, ses nombreuses expériences face à la vie tendent à lui faire penser que tout compte fait ce n'est pas si mal de se relâcher un peu. Malgré tout, un tel changement n'a rien d'anodin. C'est ainsi, c'est avec ces quelques questionnements en tête que l'ex cheftaine savoure lentement son thé.

D'une oreille attentive qui ne semble pas en être, elle entend une énième sarcasme de la part de la Marionnettiste qui finit par lui retourner sa question. En temps normal elle se contenterait d'une réponse évasive, seulement sa future et pré-caclculée disposition de Senseï lui impose une certaine par d'honnêteté ne serait-ce que pour entretenir la bonne cohésion de sa future équipe. Et puis lui cacher certain aspect de sa vie ne servirait à rien, tôt où tard, elle finirait par apprendre la vérité. Autant que cela se fasse dans de bonnes conditions, sous contrôles qui plus cela étant.

« Ces dernières années ont été plutôt mouvementé pour-moi. J'ai, par la force des choses, appris que je n'étais pas humaine. Mes ascendants me confèrent un pouvoir particulier, celui d'une Akuma. Autant dire que je n'ai eu d'autre choix que de m'exiler pour ne pas nuire à autrui. Mais rassurez-vous, la situation est désormais parfaitement sous contrôle. » Lance t-elle en arborant plus beau sourire.

Quand elle pense lui dire la vérité, il n'est, en effet, pas question de lui révéler toute la vérité. Ruri n'a nullement besoin de savoir que sa future sensei, en plus de ne pas être humaine, a passé de nombreuses années à la tête d'un groupuscule rassemblant les pire individus de cette époque afin de partir en croisade contre l'empire en décimant, dans la foulée, tous ceux qui se trouvaient sur son passage qu'ils soient shinobi ou encore civils innocents. Par chance pour ce monde elle n'a consacré ces dernières années qu'à sa convalescence au côté de proches et s'efforce désormais de tirer un trait sur toute cette histoire, tout du moins dans la mesure du possible.

« J'aurai souhaité être là lorsque Dastan, ou Yuren, allez savoir, a mené l'assaut sur la capitale qui fit tomber la tête de l'empereur, mais également pour l'édification de Suna... Mais je ne suis pas le sujet d'intérêt du jour contrairement à vous Ruri-san. Et j'avoue être quelque peu surprise par ce revirement soudain. Où est donc passé la Kunoichi professionnel que j'ai connu ? Ces années de paix semblent vous avoir affaibli. »

Elle qui semble tant désintéressée par son rôle de Kunoichi, qu'il soit rattaché à la confrérie ou encore à Suna. Elle qui s'étouffe avec son cocktail en réalisant que toutes deux sont à présent liées par une force supérieure plus communément appelée « administration ».

« C'est exact » dit-elle dans un sourire qui révèle toutes ses dents. « J'ai préféré ne pas vous prévenir afin de vous faire la surprise. Je savais que vous seriez folle de joie. » Et dire qu'elle sait mentir bien mieux que cela !

Toutefois, un de ses sourcils finit par se arquer au-dessus de la monture de sa lunette. La réaction de la Chikamatsu est à la fois incongrue et inattendue. Celle-ci a incontestablement changée.

« Si vous commenciez par me dire à quoi rime tout ceci » Reprit-elle après un court silence. « Qu'à-t-il bien pu vous arriver pour que vous vous détachiez autant de votre devoir de Kunoichi ? La Confrérie, plus qu'une organisation, n'était-elle pas comme une seconde famille ? »

Malgré son austérité, toutes deux ont grandi en son sein. Tous ses membres se connaissaient même de loin. C'est par son biais qu'elles ont découvert le monde, c'est par son biais qu'elles sont devenues femme et qu'elles sont devenues fortes.
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Message(#) Sujet: Re: La mort dans le sang

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