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 Le fruit de notre Amour

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Suna
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Message(#) Sujet: Le fruit de notre Amour Ven 18 Aoû 2017 - 0:05

"Idiote …" Murmurais-je.

J'avais envie de me taper la tête contre le mur de la salle de bain. Cela faisait quoi… Peut-être une heure et demi que j'étais assise contre ce mur, sans bouger, à laisser le jet de l'eau bouillant s'écouler sur moi dans l'espoir que ce dernier apaise un peu la douleur lancinante que je ressentais au bas de mon ventre. Oui, j'étais vraiment une idiote. Les connaissances que j'avais m'avaient fait commettre cette erreur, peut être serait-il trop tard pour la réparer…

Mais pour que vous compreniez bien la situation, il est peut-être bon de revenir quelques heures en arrière. Voilà, remontons donc une vingtaine d'heures auparavant. Il devait être quoi ? Neuf heures du matin lorsque je ressentis la première des contractions de ma journée. Je ne m'affolais pas plus que cela, cela faisait quelques jours que ça arrivait assez fréquemment. Il faut dire qu'à l'orée de ma trente neuvième semaine de grossesse, c'était plutôt normal. Pas de quoi s'affoler outre mesure. Tatsuya était en mission aujourd'hui, mais je savais qu'il serait revenu dans la soirée, ma journée allée donc se dérouler tranquillement. Je me levais et … Je ressentais alors la délicate, mais surtout horrible impression que les chutes du Niagara venait de s'écouler de mon vagin.

C'est ce moment la n'importe qu'elle future maman d'esprit sain perd les pédales, appelle son époux, sa mère, son père, toute sa famille en catastrophe pour leur demander d'aller à l'hôpital le plus vite possible parce que oui, le bébé arrive. C'est aussi ce moment-là ou moi, en tant que médecin, je reste un long moment les jambes écartées, la main posée sur mon ventre au-dessus de la flaque de liquide qui s'est répandue au sol et que j'analyse la situation. Je me repasse en boucle mes cours de médecine et j'essaye d'être rationnelle. J'ai le temps !!! Oui, oui, vous avez bien vu, j'ai le temps. Tatsuya n'est pas encore là et je n'ai pas vraiment de contraction. Je décide d'aller juste prendre une douche et de nettoyer tout cela en restant malgré tout attentive aux contractions qui pourraient arriver.

Les heures passent. Plus aucun signe du bébé. Bon, il est dans mon ventre et il est toujours en vie, je vous rassure. Pour preuve, je le sens s'agiter encore régulièrement. Je soupire et finalement, la journée poursuit son cours, seulement entrecoupé de légère contractions toutes les deux heures, rien de bien grave et je finis par m'endormir sur le canapé, sans que rien de plus ne vienne perturber ma journée. Pire, j'oublis même lorsque mon très cher et tendre rendre de lui signaler d'un air enthousiaste :

"Tiens au fait, je ne t'ai pas dit ! J'ai rompu la poche des eaux ! Il faut qu'on aille à l'hôpital."

Rien de tout cela. Il m'embrasse, nous passons la soirée ensemble et je lui dissimule tant bien que mal les quelques grimaces que je peux ressentir quand quelques contractions se font ressentir. C'est qu'elle se rapproche les bougresses. Je finis par aller me coucher la première et lorsqu'il me rejoint, ses mains m'entourent délicatement et quelques minutes plus tard, je sens qu'il dort profondément. La, je vous avoue que j'ai une pensée bien mauvaise du genre : "Profite bien, c'est la dernière…" Ou encore "T'as trop de la chance…".

Alors là oui, on va penser que je suis cruelle, mais bon, les contractions se rapprochent et je commence à avoir mal. Mais bon. Je sais qu'ils ont beaucoup de travail à l'hôpital. Nous irons au dernier moment, c'est le mieux pour éviter d'embêter tout le monde. (oui parce que c'est embêtant d'accoucher, vous imaginez, les médecins, les infirmières, les sages-femmes qui doivent se mobiliser pour une seule personne, un seul bébé… bref, j'ai le temps !)

Je finis par me lever et me diriger dans la salle de bain pour arroser mon visage avec de l'eau. Je sais bien que je n'arriverais pas à retrouver le sommeil. Non seulement, la douleur m'en empêchera, mais aussi, je commence à stresser. Vous savez ses questions existentielles, est ce que je serais une bonne mère, tout ça tout ça. (Oui enfin, pour l'instant c'est un peu raté j'avoue, bref). Je finis par faire les cent pas dans notre salle de bain. Non seulement parce que ça m'aide à réfléchir, mais aussi parce que d'une certaine façon, ça m'aide à faire passer plus vite les douleurs. Ce que j'oublis, c'est que ça fait aussi accélérer la dilation de mon col. Bref, une heure plus tard, je finis par m'asseoir contre le mur après avoir allumé l'eau. Elle est chaude, ça fait du bien et ça soulage un peu. Je suis encore vêtue de ma tenue de nuit, mais je vous avoue que pour le coup, je n'y pense pas vraiment.

C'est ainsi que nous retrouvons le fil du présent et qu'entre la chaleur de l'eau sur mon corps pour apaiser la douleur et la froideur du carrelage de mon visage pour calmer ma fièvre, j'essaye tant bien de mal de compter le temps qu'il y a entre chacune de mes contractions. Cinq minutes… Et là, ça commence vraiment à devenir très douloureux au point que je me mets à pleurer sans même m'en rendre compte. C'est d'ailleurs peut être mes sanglots qui éveillent Tatsuya, car je l'entends bouger dans le lit et se lever… Il est 4 heures et quart du matin, et je prends une petite douche, vous pensez que ça passe comme excuse ?

@Hyûga Tatsuya #futurpapa
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Le fruit de notre Amour Dim 20 Aoû 2017 - 23:10




Cette mission fut certainement la plus longue de ma courte existence, du moins j’en avais vaguement l’impression, car au final, elle n’avait même pas duré une journée. Notre mission consistait à escorter un haut dignitaire vers la capitale du pays et de veiller à sa sécurité pour qu’il y parvienne sans encombre. C’était le genre de mission basique que nous avions assez régulièrement dans notre métier, peut-être plus depuis que je suis Jonin, mais je ne voulais pas partir trop longtemps du village avec ma compagne proche de l’accouchement. Je voulais à tout prix y être présent, même si je doute lui être d’une quelconque utilité lors de cette épreuve difficile. Bref, nous avions juste à escorter cet homme vers sa destination, rien d’extraordinaire là-dedans. Le souci venait plutôt du dignitaire en lui-même. Je suis née dans la haute noblesse, j’ai donc l’habitude de voir des gens imbus d’eux-mêmes, mais celui-ci mérite vraiment la première place sans hésiter une seconde. Je ne suis pas le mieux placé pour le critiquer sur le sujet, il m’arrive aussi parfois de l’être, certainement à cause de mon éducation, mais il y avait tout de même des limites à ne pas dépasser ! Nous avions dû le supporter sans dire un mot pendant toute la mission. Jamais je n’avais apprécié autant en terminer une…

Une fois le dignitaire chez lui, nous nous sommes éclipsés au plus vite pour revenir vers le village de Konoha. Je n’avais qu’une envie, c’était de revenir chez moi au plus vite et de retrouver ma femme ainsi que mon notre enfant, mais avant cela, il y avait le rapport de mission à rendre. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce fut la partie la plus amusante de cette mission. Bon sang, jamais j’aurai cru dire ça un jour… et pourtant, je suis forcé de constater que c’est bien le cas aujourd’hui. Une fois mon rapport accompli, je pris naturellement le chemin en direction du quartier Hyûga. Après une journée aussi éprouvante, moralement, j’avais bien mérité un peu de repos. Lorsque je passais le bas de ma porte, je découvris ma compagne sagement assise dans notre canapé du salon. Elle avait dû y faire une petite sieste comme habituellement depuis quelques mois. Je m’approchais d’elle et l’embrasai en lui racontant un peu mon '' extraordinaire '' périple. Nous passons le reste de la soirée ensemble, mais quelque chose clochais. J’aurais du mal à définir le souci précisément, mais j’avais un drôle de sensation, j’avais beau le lui demander, elle me disait que tout allait bien. Peut-être, était-ce seulement mon imagination ? Ou alors elle ne souhaite pas en parler pour l’instant. Je n’insistais pas davantage, j’attendrais qu’elle soit prête pour en discuter.

Nous passons la nuit ensemble, mes bras s’enlacèrent autour de sa taille, me collant à elle avant que le sommeil ne me gagne. Je ne sais pas combien de temps, c’était écoulé depuis, mais lorsque mes yeux se sont rouvert, Leika n’était plus à mes côtés. Je n’ai pas tout de suite réagi, elle s'était peut-être levé à cause d'une envie pressante, ça m’arrive aussi parfois, pas de quoi s’inquiéter ou alors une petite faim. J’essayais alors de retrouver le sommeil, mais après plusieurs minutes d’attente, elle n’était toujours pas revenue. Qu’est-ce qu’elle fait ? Dans l’intention dans savoir plus, je quittai les draps chaux de notre lit pour partir à sa recherche. J’entendais des bruits dans notre salle de bain, c’est là qu’elle devait être. J’approchais doucement, m’assurant qu’elle n’était pas occupée à vous savez quoi, puis je finis par découvrir qu’elle était sous la douche. Elle était sous la douche à une heure aussi tardive ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ! Je passai alors la porte de la salle et découvris ma compagne encore vêtue de sa tenue de nuit alors que le jet d’eau tombait sur sa tête. C’était assez inquiétant dans un premier temps. Je m’approchais vers elle.


- Chérie ? Qu’est-ce que tu fabriques ? Il est un peu tard pour prendre une douche, tu ne crois pas ? En plus, tu en oublies de retirer tes vêtements…


Je coupais alors l’eau de la douche avant qu’elle attrape quelque chose. Je n’avais aucune idée depuis combien de temps elle était ici, dans cette position. Je pris ensuite un drap pour la couvrir par-dessus ses épaules tout en lui demandant des explications.


- Qu’est-ce que ce passe ? Tu agis bizarrement aujourd’hui, tu m’as dit que tout allait bien, mais visiblement ce n'est pas le cas, alors dit moi ce qu'il y a chérie !

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Le fruit de notre Amour Lun 21 Aoû 2017 - 1:30

Les contractions se rapprochaient de plus en plus et l'arrivée de Tatsuya n'arrangea pas les choses. Lorsqu'il s'approcha de moi, coupa l'eau et déposa sur moi une serviette, je fermais les yeux pour éviter son regard, mais je ne pourrais pas le faire bien longtemps surtout qu'une nouvelle contraction arriva à cet instant-là et me fit gémir de douleur. Je ne pouvais vraiment pas lui cacher ce qui était en train de se passer plus longtemps, surtout que je me m'étais à pleurer pour accuser le coup :

"Je … Je suis désolée de ne rien t'avoir dit…"

Je croisais alors son regard et je l'attirais à moi pour supporter la douleur qui ne me quittait plus désormais. Je gémissais alors des explications tout en tentant de me relever :

"J'ai perdu les eaux ce matin et j'ai les grosses contractions de l'accouchement qui arrive maintenant… Je ne t'ai rien dit, car elle était encore espacée et tu avais l'air tellement fatigué…"

Qu'elle erreur. Il fallait nous dépêcher à présent. Je posais ma main pour soutenir mon ventre et je marchais avec difficulté jusqu'au wc pour m'asseoir sur la cuvette refermée avant de lui demander :

"Tu peux aller me chercher une robe s'il te plaît. Une robe ample, il faut qu'on aille à l'hôpital."

Et avec la chance que j'avais, je lâcherais le bébé juste devant ce dernier. Mais non, il me fallait un peu de courage. Tout allait très bien se passer. Mon regard croisa une nouvelle fois celui de Tatsuya. J'étais désolée de lui avoir menti, mais il y avait plus important à passer maintenant non ? Dans quelques heures, nous serions parents. Je grimaçais doucement et je retirais ma tenue de nuit avant de le rejoindre dans la chambre et d'enfiler la robe qu'il m'avait préparée. Je me couvrais alors d'une cape avant de le rejoindre sur le palier et de descendre doucement les escaliers, m'arrêtant par moment pour supporter mon ventre qui s'était fait dur comme la pierre avec les contractions. Une nouvelle arriva d'ailleurs en bas de l'escalier. Le trajet jusqu'à l'hôpital allait être un véritable calvaire. Je m'accrochais doucement à la rambarde avant de finalement, que ça passe. J'étais déjà en nage alors que ce n'était que le début…

C'est ainsi que nous arrivions une demi-heure plus tard à l'hôpital ou je fus immédiatement prise en charge pas les sages-femmes qui me connaissaient bien. J'avais fait mes derniers mois à l'hôpital en leur compagnie et elles m'attendaient toutes avec une certaine impatience pour mon propre accouchement.
L'une d'elles m'amena immédiatement en salle d'examen pour m'examiner et le reproche tomba très vite, comme un couperet alors que Tatsuya se rapprochait de moi :

"Leika vous êtes à 8 cm de dilatation… Vous avez beaucoup trop attendu…"

Huit centimètres… Je savais ce que ça voulait dire… Pas d'anti douleur pour me soulager… Accouchement à l'état brut, avec tout ce qui va avec. Je grimaçais avant de tendre la main vers Tatsuya, car à ce moment-là, j'avais besoin de son soutien et de lui expliquer. Je me forçais à sourire :

"Le bébé va être bientôt là mon amour !"

La sage-femme nous coupa alors :

"On va passer directement en salle d'accouchement, car à ce rythme, ça ne devrait plus trop tarder."

Oui, il était clair qu'il ne fallait pas perdre plus de temps que cela. On me déplaça dans une autre pièce où j'allais patienter encore un peu, pour les deux derniers centimètres qu'il me restait à parcourir. La sage-femme nous laissa seule et je me roulais sur le côté, en position fœtale en tenant les mains de Tatsuya dans les miennes. Les larmes ruisselaient sur mon visage :

"Je suis désolée de ne t'avoir rien dit…"

Je serrais ses doigts de plus en plus fort alors que je sentais à nouveau une contraction arriver. Elles étaient toutes plus fortes les unes que les autres et ce n'était rien avec ce qui allait venir au moment ou le bébé descendrait. Il fallait que je lui dise et j'attendais d'avoir repris mon souffle avant de lui avouer. C'est donc d'une voix légèrement essoufflée que je pris la parole :

"Il … Il faut que je te dise. J'ai trop attendu et ils ne vont pas pouvoir me donner de quoi supporter la douleur de l'accouchement…"

J'approchais une de ses mains de mon visage trempé de larmes.

"J'ai peur… Je sais comment ça va se passer, mais j'ai très peur…"
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Message(#) Sujet: Re: Le fruit de notre Amour Dim 27 Aoû 2017 - 1:17




Lorsque je finis par découvrir ce qu’elle me cachait depuis tout à l’heure, j’écarquillais les yeux sous l’effet de surprise. Elle venait de m’annoncer qu’elle avait perdu les eaux depuis un moment. Avais-je bien entendu ou étais-je encore dans mon sommeil, mon esprit ayant imaginé toute cette mise en scène depuis le début ? Cette situation assez inhabituelle, il faut l’avouer, il était quatre heures du matin et ma compagne ne trouve rien de mieux que de prendre une douche. Enfin, si on peut appeler ça prendre une douche, elle porte encore ses vêtements, ce n’est pas vraiment ainsi qu’on en prend une généralement. Nan, elle était ici pour une raison bien particulière, essayer d’oublier la douleur qui l’habite.


Pourquoi ne me l’avait-elle pas annoncé directement lorsque j’étais revenu de ma mission ? On aurait tout de suite été à l’hôpital sans perdre une seconde pour lui éviter toute souffrance inutile, mais non fallait qu’elle se complique la tâche. Qu’est-ce qui lui était passé par la tête ? Elle avait pourtant suivi des études en médecine, elle devait donc savoir ce qui l’attendait, mais peut-être était-ce justement le problème. Elle avait cru pouvoir tout anticiper et éviter ainsi des complications inutiles. J’aurais pu me sentir vexer de ne pas avoir été mis au courant plutôt, mais ce n’était pas le moment idéal pour ce genre de bêtises et puis cela partait d’un bon sentiment. Je soupirais, évacuant ainsi ma frustration.


- Tu n’es pas croyable… J’approchais alors ma main vers sa joue. – Si tu ne me dis rien, comment veux-tu que je t’épaule dans cette épreuve ? J’essuyais ses larmes, à moins que ce soit l’humidité de la douche, un peu des deux peut-être. -Très bien, je vais te chercher ça, ne bouge pas, je reviens.


Il n’y avait plus une seconde à perdre. Je quittais notre salle de bain pour me rendre dans notre chambre où se trouvait sa garde-robe. Elle m’avait demandé une robe ample, je fouillais rapidement ses affaires avant d’en trouver une. J’étais sur le point de faire demi-tour et de me rendre dans la salle de bain lorsque je vis qu’elle était venue jusqu’ici !


- Je t’avais demandé de ne pas bouger ! Bon, ce n’est pas grave, oublie. Tiens, j’ai trouvé ta robe.


Je faisais de mon mieux pour lui donner un petit coup de main. Ce n’était déjà pas facile de s’habiller pour elle depuis qu’elle avait atteint un certain stade dans sa grossesse, mais ici avec les fortes piques de douleur, la tâche devait être encore plus ardue. Nous devions rapidement nous rendre à l’hôpital au risque de mettre notre enfant au monde nous-mêmes. Je n’avais aucune formation là-dessus moi, je ne serais même pas comment faire. C’est à se demander comment faisaient les gens avant l’invention de la médecine. La route fut assez longue, Leika avait des difficultés à se déplacer, chaque contraction la faisait souffrir. Moi, je ne pouvais rien faire, juste l’encourager et l’aider à avancer.


La route fut semée d'embûches. Nous avions mis une demi-heure, voire davantage pour nous rendre devant l’accueil de l’hôpital. Sur place, elle fut rapidement prise en charge. On l’avait directement conduite dans une salle spécifique. Je ne la quittais pas d’une semelle, je voulais l’accompagner dans chaque étape comme je le lui avais promis. 8 cm ? J’étais un peu perdu, était-ce grave ou pas ? J’attrapais sa main avec les miennes, embrassant le dessus de celle-ci avant d’en déposer une sur son front.


- Je sais chérie, c’est merveilleux !


Je n’avais pas l’occasion d’en dire plus qu’elle fut conduite par les sages-femmes vers une autre pièce pour procédé à l’accouchement. J’étais à la fois excité et inquiet pour elle, mais nous allions devoir encore attendre un peu avant que le travail ne commence. Elle me présentait alors ses excuses pour ne pas m’avoir mis dans la confidence plus tôt. Je lui tenais la main, secouant négativement la tête tout en lui affichant un sourire.


- Tu n’as pas besoin de t’excuser, c’est déjà oublié.


Ce qui était le cas, c’était devenu une broutille depuis le temps et puis elle souffrait déjà suffisamment comme ça. Je ne voulais pas qu’elle s’inquiète pour quelque chose qu’on aurait oublié de toute façon. Sa décision d’attendre l’avait mise dans une situation délicate. Elle ne pouvait plus avoir d’anti-douleur à ce stade. J’avais de la peine pour elle et je ne pouvais rien faire. J’essuyais ses larmes, car oui, cette fois-ci, c’était bien des larmes, aucun doute. Elle avait peur, c’était compréhensible. Je me suis mis à genoux pour que mon visage soit à la hauteur du sien, ma main sur son front, caressant son cuir chevelu pour essayer de l’apaiser.


- Tu n’as pas à avoir peur mon amour, je suis là. Tu vois ma main dans la tienne ? Lorsque la douleur deviendra trop forte, tu n’auras qu’à serrer la mienne de toutes tes forces pour te soulager. D’accord ? Ne t’inquiète pas, je serais avec toi jusqu’au bout ! Nous allons affronter ça ensemble.


Je me sentais un peu impuissant dans cette situation, je ne pouvais pas faire grand-chose à part cela. Je m’approchais d’elle et lui donna un tendre baiser pour lui transmettre un peu de mon courage.


- Je t’aime…


Après les quelques minutes de discussion que nous avons eues, l’heure était venue. Les sages-femmes se mirent au travail. Je l’encourageais du mieux que je pouvais.

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Message(#) Sujet: Re: Le fruit de notre Amour Lun 28 Aoû 2017 - 0:25

Nous ne restions pas seul plus de cinq minutes durant lesquelles je du subir trois nouvelles contractions. La sage-femme arriva peux après avec une infirmière et m'examina rapidement avant de m'annoncer que :

"Vous êtes à dilatation complète ! On va pouvoir faire venir ce bébé du coup !"

Elle installa quelques supports pendant que moi-même, je continuais à subir les différentes contractions qui se faisaient de plus en plus violente. Désormais, j'avais clairement du mal à ne pas gémir de douleur chaque fois que l'un d'elle venait. La sage-femme me demanda qu'elle position, je souhaitais adopter et franchement, j'avais bien du mal à réfléchir à cette éventualité. Bêtement, je répondis :

"Celle ou j'aurais le moins mal ?"

Sourire crispé de sa part. Je savais que ça n'allait pas être partie de plaisir et je savais aussi dans qu'elle position, je préférais être. Je finissais par me mettre à quatre pattes sur la table d'examen. C'était pratique, car ça me permettait d'une certaine façon de contrôler les contractions et puis Tatsuya était en face de moi et me tenait les deux mains. Je pensais avoir passé le pire, j'étais loin de me douter que ce n'était que le début d'une très douloureuse épreuve. La sage-femme me donna des consignes :

"Aller, on y va ! À la prochaine contraction, on bloque et on pousse !"

On y était donc ? Mon regard croisa celui de Tatsuya et mes mains se refermèrent sur les siennes plus fortement encore. La contraction ne tarda pas à arriver et avec elle, la sensation déchirante d'avoir l'impression que l'on était en train de m'arracher le ventre. Je posais mon front contre nos mains jointes. Je pleurais de douleur en même temps que je gémissais pour la même raison, mais je poussais. Comme la sage-femme me l'avais appris. J'étais encouragée par mon époux et par la sage-femme. Ça dura longtemps… Trente secondes ? Peut-être plus ? Puis je relâchais et je reprenais ma respiration.
Le temps passa trop lentement à mon goût. Moi qui pensais que ça allait être rapide, voilà plus de vingt minutes que je poussais et que rien ne se produisait. Je commençais non seulement à fatiguée, mais je voyais que la sage-femme commençait à s'inquiéter aussi. La tête ne passait pas rien à faire. Et puis Tatsuya me saoulait avec ses conseils typiquement masculin si bien que la prochaine contraction fut interrompue par un flux d'insultes :

"Oh ta gueule toi ! T'as qu'a le mettre au monde à ma place si t'es si fort ! Tu vas voir la prochaine fois que tu me toucheras !"

Messieurs, en tout bien, tout honneur, vous n'avez que ça à subir durant l'accouchement. Au final, j'en étais épuisée si bien que je n'arrivais plus à pousser et que je me laissais tomber sur le côté en larme de ne pas y arriver, de ne pas parvenir à le mettre au monde. La sage-femme s'agitait et posa doucement sa main sur mon bras :

"Leika ! Je vais appeler le chirurgien ! On va faire autrement !"

La panique m'envahit :

"Quelque chose ne va pas ? Où est mon bébé ! Il va bien ?"

C'était sans doute le coup de pouce qu'il me fallait, j'insistais :

"Non ! Non ! Je ne veux pas ! On va essayer encore, je vais y arriver !"

La sage-femme me regarda puis finalement approuva :

"Une dernière fois ! Mais après, j'appelle le chirurgien Leika ! Sinon ça met la vie du bébé en danger !"
"Je vais y arriver !"

La détermination était mienne et savoir le bébé en danger fut sans doute le coup de pouce, l'adrénaline dont j'avais besoin pour passer cette étape. La douleur était présente, mais elle était amoindrie par l'idée que mon bébé était peut-être en danger. Je suivis les instructions de la sage-femme à la lettre. Produisant un effort plus intense que les autres qui fut récompensé par une petite tête qui se profila à l'horizon :

"C'est bon Leika ! La tête est passée ! Aller un dernier effort ! Je dégage le cordon, c'est ça qui le bloque et à la prochaine contraction, il est dehors !"

Pas besoin de m'en dire d'avantage, car la suite fut presque salvatrice. Quelques secondes plus tard, j'étais en larmes de bonheur cette fois-ci alors que la sage-femme demandait à Tatsuya si :

"Vous voulez couper le cordon de votre fille ?"

Une fille donc. Bienvenue sur terre Misaki Hyûga. Je pleurais de joie à présent alors que mon époux m'apportait ma princesse, un tout petit bébé de 46 cm pour 2 kg 700.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Le fruit de notre Amour Ven 1 Sep 2017 - 1:30


Un homme n’avait pas grand-chose à faire lors de l’accouchement de sa femme, c’est triste, mais ainsi était la volonté de mère nature. Tout ce que je pouvais faire, c’était de regarder ma compagne déguster comme jamais au point qu’elle ne puisse plus retenir ses larmes. J’essayais de la soutenir, de l’encourager dans les moments difficiles, mais en dehors de cela, je ne pouvais pas faire grand-chose. Les sages-femmes faisaient déjà le reste en lui donnant les directives à suivre. Ce sentiment d’impuissance devenait très vite insupportable, mais ce n’était rien à côtés de ce qu’elle devait affronter en ce moment même. Je n’étais pas le plus à plaindre dans cette histoire. En voyant cette scène, je ne pouvais m’empêcher de me poser mille questions. Mère avait-elle autant souffert qu’elle en me donnant la vie ? Je savais qu’elle en avait souffert, comme toutes les femmes ayant eu l’idée de procréer, mais on ne se rend pas compte à quel point avant de le voir de ses propres yeux. J’avais mes mains dans les siennes et je pouvais sentir la pression qu’elle exerçait dessus pour essayer se soulager. Depuis ma position, je ne pouvais pas voir l’évolution de l’accouchement, la seule chose que je pouvais voir, c’était la souffrance de la personne que j’aimais le plus au monde.


- Chérie, je sais que tu as cette force en toi, tu vas y arriver ! Allez, pousse !


Ma phrase n’était pas plus utile que le reste, du moins j’en avais l’impression.


- Ne pense pas à la douleur, pense à notre enfant, à tous les événements qu’on va vivre d’ici quelques minutes. Il faut que tu respires puis que tu pousses de toutes tes forces !


J’essayais de l’encourager du mieux que je pouvais jusqu’à ce qu’elle me réponde d’une manière dont je n’avais pas vraiment l’habitude. C’était même la première fois qu’elle me parlait ainsi. La raison ? La fatigue, la douleur… Nous étions ici depuis un moment et elle souffre depuis des heures, il y a de quoi en perdre la raison et de dire des choses qu’on n'aurait jamais dite en temps normal. Le mettre au monde à sa place ? Chérie, si je pouvais te soulager de cette douleur, crois-moi, je le ferais, mais la nature n’est visiblement pas de cet avis. Cela dit, si tu me l’avais annoncé tout de suite et qu’on aurait pris directement le chemin de l’hôpital, tu n’aurais certainement pas autant souffert.


- Un chi… chirurgien ? Pourquoi, qu’est-ce qui se passe ?


Leika était très fatigué et n’avait plus la force de lutter, la chirurgie était alors la solution, mais était-ce vraiment nécessaire ? Au moins, cela avait donné à ma dulcinée un second souffle. Elle poussait encore et encore jusqu’à y parvenir. Enfin, après des minutes de travail, on en voyait le bout, littéralement. La tête était sortie, un dernier effort et c’était de l’histoire ancienne. Les pleurs du nourrisson étaient le signe que notre enfant était né et vivant. Une fille, nous avions une fille… J’avais le sourire jusqu’au coin des lèvres, n’arrivant pas à stopper mes larmes de joie.


- Félicitation chérie, tu as réussi ! Nous avons une fille et je suis certain qu’elle sera aussi belle et forte que sa maman…


J’embrasais ma compagne à divers endroits tellement j’étais heureux. La joie m’envahissait, puis la sage-femme s’approcha de moi en me demandant quelque chose. Je me retournais puis je vis ma fille dans ses bras alors qu’elle avait encore le cordon. Voulais-je le découper ? Je pris les ciseaux et m’apprêtais à trancher le lien de chair entre maman et fille. J’avais soudainement la tremblote, je n’étais pas particulièrement à l’aise avec cette idée. Lorsque j’avais fini par trouver la force de le découper, une sensation étrange m’envahissait, ma vue était trouble et ma tête commençait à tourner. J’étais sur le point de perdre connaissance devant autant d’émotion, mais j’ai fini par reprendre le dessus en me tenant sur la table pour ne pas tomber. J’avais peur que cela n’arrive, mais avec ce qu’elle avait du vivre, je serais impardonnable de m’évanouir ici. Nous ne pouvions pas encore tenir Misaki dans nos bras, déjà parce que Leika avait encore une dernière chose à faire et puis il fallait faire quelques tests sur notre bébé pour vérifier que tout va bien.


J’étais resté avec elle jusqu’à la fin avant qu’on la conduise à une chambre d’hôpital dans laquelle nous attendions notre enfant. Ma chérie devait être épuisée après autant d’effort, mais elle avait encore la force d’attendre la venue des sages-femmes. Tenez, quand on parle du loup. Après plusieurs minutes, l’une d’entre elles était revenue avec notre bébé dans les bras, elle s’approcha vers moi avant de me le passer dans les miens. C’était étrange, elle était si légère, si fragile… C’était ma fille et j’en étais fière. Mon visage encore légèrement larmoyant se tournait alors vers sa maman, je m’approchais vers elle avant de la mettre entre ses bras.


- Chérie, regarde qui voilà, c’est ta fille, je pense qu’elle a envie de voir sa maman. Tiens, attention à sa tête, voilà…


C’était adorable de voir les deux amours de ma vie réunie ensemble, une maman et sa fille. La sage-femme venait de confirmer que notre enfant était un bébé en pleine santé, ce fut un soulagement de l’apprendre. Notre fille n’avait pas les mêmes yeux que les miens, typiques du clan, ses yeux étaient verts comme ceux de sa maman, mais elle avait les cheveux sombres comme ceux de son papa.


- Tu as vu, elle a tes yeux, on dirait qu’elle n’a pas hérité de mon dôjutsu finalement, du moins en apparence.


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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Le fruit de notre Amour Sam 2 Sep 2017 - 1:26

Je pensais avec une certaine candeur que le mariage était le plus beau jour d'une vie. Mais la vérité était ailleurs. Le plus beau jour de ma vie, c'était celui-là. Ma fille contre moi en train de pleurer comme jamais. Ma fille enfin sortie de mon ventre et dans mes bras. Je pleurais à m'en dessécher, mais pour dire la vérité, j'étais réellement heureuse. Elle était belle. Vraiment belle. Comment aurais-je pu la trouver moche de toute façon. C'était mon bébé. Je l'avais porté, j'avais souffert pour la mettre au monde, mais maintenant, je l'aimais d'un amour inconditionnel que personne ne pourrait jamais égaler en ce monde. Je déposais mes lèvres sur sa tête recouvert d'un léger duvet brun jusqu'à ce que la sage-femme me demande la permission de la récupérer pour lui donner les premiers soins. J'approuvais et je laissais Tatsuya me voler un baiser, me féliciter, avant d'aller observer notre fille pendant que l'on s'occupait de moi et des derniers soins que je devais recevoir avant de me transférer dans une chambre de la maternité.

Pour dire la vérité, j'étais épuisée et j'avais hâte de pouvoir trouver enfin le sommeil, mais avant, je voulais la revoir et m'assurer qu'elle allait bien. Une sage-femme nous la ramena en nous rassurant. Elle laissa le papa me la remettre et je lui souriais avant de la poser contre ma poitrine pour une première tétée salvatrice pour notre petit ange. Je ne l'allaiterais peut-être pas tout le temps, mais du moins, je le ferais quand ça serait possible. Je profitais de ce moment lorsque la sage-femme revint à notre rencontre pour vérifier la température de cette dernière :

"Elle s'est un peu refroidie… C'est normal ! Peut-être pourriez vous faire un peu de peau à peau avec elle quand elle aura fini de téter !"

Elle était déjà en train de s'endormir contre mon sein et pour dire la vérité, moi aussi. Je lui caressais tendrement la tête en prenant toutes les précautions du monde pour la câliner comme il se devait. Mon amour. Ma fille. Lorsque je la sentis un peu apaiser, je me redressais doucement avant de regarder mon époux :

"Elle est vraiment belle ! On l'a bien réussi, tu ne crois pas ?"

Je lui souriais avant de lui voler un baiser. C'est comme si j'avais oublié la douleur que j'avais ressentie quelques instants plus tôt. Je lui souriais encore et encore. J'étais amoureuse de lui. J'étais amoureuse d'elle. Doucement, je me fis glisser sur le côté avant de le regarder :

"Met toi torse nu ! Tu vas la réchauffer !"

La sage-femme avait laissé une couverture ou cas ou. Je le laissais faire avant de le lui tendre notre fille pour qu'il la réchauffe. Le contact avec le papa était important aussi, du moins de mon point de vue. J'étais heureuse de le voir ainsi. Je me recouchais sur le côté pour pouvoir les observer avant de m'endormir à mon tour. Il n'était que sept heures du matin et je savais déjà que la journée allait être très longue.
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Le fruit de notre Amour

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