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 Quand la sauvée devient le sauveur

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Iwa
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Message(#) Sujet: Quand la sauvée devient le sauveur Sam 19 Aoû 2017 - 13:53

Hiver de l'année 1.

Il s’agissait normalement d’une mission tout ce qu’il y a de plus lambda. Mais j’aurais du savoir que dans ma ligne de travail, aucune mission ne pouvait se passer comme prévu, toujours quelque chose pour foutre la merde. Enfin, tu me diras, pour le coup le bordel avait réussi à m’arranger, même si cela allait m’emmener vers une situation beaucoup plus délicate que je n’aurais pu imaginer… Et aussi très chiante, il fallait l’avouer.

Bref, pour vous résumer la situation, le but de ma mission était assez simple : retrouver des anciens membres de l’empire qui foutaient leur merde. Il ne s’agissait pas de bastion important hein, juste un petit groupe bien armé qui faisait que foutre le bordel à Tsuchi. Il y avait même une histoire de trafic d’humain je crois, mais ça, ce n’était que des rumeurs que j’ai amassé durant mes enquêtes. J’étais le seul envoyé en mission, n’étant que Chûnin à l’époque.

Espéraient-ils de moi quelque chose ou simplement que je crève pour être débarrassé ? J’en savais rien et je m’en foutais. Tout ce qui comptait, c’était que je devais accomplir ma mission pour être tranquille. De plus, cela me faisait un bon entraînement pour tester mes talents de sensorialité et ma maîtrise de la lumière. Arrivant près des lieux donc, je testai mes différents talents. Il était tard, proche des minuits, et il était impossible pour quelqu’un de normal de voir dans la nuit. Heureusement, j’ai réussi à apprendre deux trois astuces. Altérant la fréquence de mes yeux, je pouvais maintenant voir dans la nuit comme en plein jour. M’avançant lentement, je laissais aussi ma détection de chakra prendre place. Comme il s’agissait d’anciens de l’empire, les chances qu’ils soient shinobis étaient élevées, me permettant de les localiser.

Pourtant, la premier sens qui fut en alerte ne fut pas la vue où l’intuition, mais bel et bien l’ouïe. Un cri, d’une jeune femme si je devais donner mon avis, résonna dans la nuit. Il venait de trop loin pour que je puisse comprendre, mais il semblait s’agir d’un appel à l’aide. Allais-je hâter le pas et partir à la rescousse ? Pour qui me prenez-vous ? Je devais garder l’avantage de la surprise. Continuant d’avancer lentement, je pouvais me rendre compte que le chakra que j’avais repéré précédemment… S’était estompé ? Surpris, j’essayai de jouer sur la fréquence de mes yeux pour pouvoir repérer les sources de chaleur, et cela s’avéra plus efficace. Une seule personne, debout au milieu d’autres, à une vingtaine de mètres. A en juger, les corps étaient encore en vie, mais… inertes ? Coupant toutes mes amplifications sensorielles, je marchai lentement, sortant enfin des arbres pour voir ce qu’il se passait.


Elle était seule, debout, et apparemment sous le choc de ce qui venait de se passer. Les autres autour d’elle ne bougeaient plus, mais je semblai capter quand même de la vie en eux ? Tournant mon regard vers elle, je pus l’entendre répéter les mêmes mots encore et encore, alors qu’elle continuait de sangloter.


« - Je ne voulais pas… Je ne voulais pas… »

Quelle ne fut pas ma surprise quand je compris ce qu’elle sous-entendait. C’était elle qui les avait tous mis dans cet état ? Mais… Comment ? Non pas que je pouvais sous-estimer cette fille, car elle semblait également posséder du chakra de ce que j’avais pu remarquer auparavant, mais elle semblait plus effrayée qu’autre chose. Sans oublier le fait que les autres au sol semblaient ne pas être blessés. A moins que… Du Genjutsu ? Retournant mon regard vers elle, elle continuait encore dans son déni qu’elle répétait encore et encore. Je l’interpellai rapidement, ce qui semblait réussir à la sortir de sa transe, alors qu’elle tenta de reculer avant de tomber au sol, clairement en pensant que j’étais avec eux. Soupirant, je levais les mains en l’air, évitant de trop lui montrer mes paumes, et repris.

« - Je ne suis pas avec eux, si c’est ça que tu te demandes. J’étais de base venu pour les capturer.
- Je… Je ne vou-
- J’ai compris. C’était un accident, tu étais en danger, et tu as fait ce que tu devais pour te sortir de cette merde.
- N-nan… Ce n’était pas moi… C’était les dé-… Démons. »

Et merde, voilà qu’elle était cinglée en plus. Elle s’imaginait vraiment que j’allais croire une connerie comme ça ? Des « démons » seraient venus et auraient mangé les âmes des bandits comme si c’était des biscuits ? Elle était soit en train de délirer à cause du choc émotionnel, soit elle se foutait de moi.

« - Ok, je vois clairement que tu es en état de choc, on va pas discuter sur tes hallucinations et-
- Je ne mens pas ! »

J’étais surpris par son cri, alors que je regardai dans sa direction, et fut interpellé par ses yeux. J’avais remarqué leur bleu, mais il semblait y avoir une teinte particulière… Avant que je ne fus encore plus surpris de voir une étrange créature apparaître à ses côtés. Tout de suite en garde, je me préparai à répliquer, mais elle ne semblait pourtant pas agressive. Et c’est là que je compris ce qu’il se passait. Utilisant mes dons pour essayer de repérer son chakra, je vis qu’elle l’avait accumulé dans ses yeux. Un dôjutsu donc ? Je savais que les Jisetsu avait des techniques du genre, mais je ne savais rien des autres, non pas que je cherchai à savoir après tout. Mais si elle avait réussi à neutraliser tous ces opposants d’un simple regard, sans la moindre blessure… Elle avait du potentiel.

« - Où habites-tu ? Où sont tes parents ?
- Ils… Ils sont morts, ma maison a été d-détruite q-quand ils sont venus p-pour m’enlever… Ils avaient e-e-essayé de-de… »

Je pouvais que trop facilement deviner ce que ces connards voulaient lui faire. Hop, un coup de pied dans la gueule d’un d’entre eux, parti tout seul. Bon, ça n’aidait pas pour mon capital sympathie avec la jeune fille, mais encore une fois, c’était le cadet de mes soucis. Aussi énervant que cela puisse paraître cependant, je ne pouvais clairement pas la laisser là, surtout qu’elle avait fait mon taff à sa place. J’aurais bien aimé la laisser ici en plein milieu, mais… Même moi je possède un sens de l’honneur.

« - Écoutes… J’avais pour mission de les retrouver et d’arrêter ces fumiers. Étant donné que tu as fait ma mission à ma place… Je dois te ramener également avec moi. Tu n’auras aucun problème, juste quelques questions à répondre, mais tu y seras logée et nourris. Ça te va ? »

Elle semblait réfléchir un bon moment, regardant vers le sol, mais ses tremblements et sanglots semblaient avoir disparu. En attendant, je commençais à faire mâcher de l’argile à mes paumes pour créer deux oiseaux gigantesque, de quoi transporter les corps inconscients. Secouant la tête et essuyant les larmes restantes, elle se redressa en lâchant un rire sans humour. Son regard semblait plus calme, acceptant la situation à présent, comprenant qu’elle ne pouvait rien faire d’autre que suivre la suite des évènements. A cet instant, jamais je n’aurais pu penser à quel point elle serait une part importante de ma vie.

« - Je doutes d’avoir réellement le choix après tout. Je suis trop faible pour quoique ce soit.
- Au moins, t’es réaliste, c’est un bon point, fis-je en lançant l’argile alors que les deux oiseaux prirent forme. On va rentrer en volant, j’espère que t’as pas le vertige.
- Hum… Monsieur ? Je… Je peux savoir comment vous vous appelez ?
- … Bakushô Kazuya, et toi ?
- Meiko… Mamoru Meiko. »


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Message(#) Sujet: Re: Quand la sauvée devient le sauveur Sam 19 Aoû 2017 - 23:37

Année 2, anniversaire de la chute de la capitale impériale.

Ce moment de l’année signifiait pour beaucoup au pays de la terre comme celui de la libération. Après tout, la majorité de ses habitants étaient des partisans, direct ou non, de la rébellion orchestrée par le Tsuchikage. Tout le monde voulait après tout se rappeler que l’empire n’était qu’une ombre appartenant au passé qui n’aurait aucune chance de réapparaitre. Moi ? Ça me faisait plus chier qu’autre chose, je détestais toute cette ambiance de fête. Heureusement, j’avais également fait en sorte de me libérer de toutes obligations pour que personne ne vienne me faire chier. Enfin, c’était le plan.


« - Kazuya-san ! Vous-êtes là ?
- Et merde… »

J’avais complètement zappé cette histoire. Depuis que Meiko était arrivée à Iwa suite à notre rencontre, elle avait dû rester plusieurs jours pour régler différents détails. Ayant été pendant un long moment une otage de ces trafiquants d’humains (et n’ayant rien subis, « dieu soit loué ») elle avait des informations importantes à nous donner. Elle était logée et nourrie le temps de son séjour ici, et normalement un plan de réinsertion devait être mis en place pour lui permettre de retrouver un endroit où vivre. Hélas, étant donné que c’est votre abruti de serviteur qui l’a ramené à Iwa, c’est aussi ce dernier qui doit faire les chaperons, surtout quand elle devait faire une visite de la citadelle. Finissant ma cigarette, je l’écrasai d’un dernier grognement avant d’ouvrir la porte.

« - Quoi encore ?
- Hm… Vous aviez dit que je ne peux pas me déplacer sans un laisser-passé, et comme ils ont dit que je devais être accompagné pour la vi-
- Ouais, ouais, j’ai compris. Laisse-moi deux minutes, j’arrive. »

Être chûnin faisait que j’habitais au-dessus du quartier commerçant, et donc, à un niveau que les civils ne pouvaient pas réellement fréquenter. Je m’attendais donc à m’être débarrassé de Meiko une fois les soucis réglés. Mais nooooooon. Vu que je suis son chaperon, elle s’est retrouvée à habiter chez moi. Heureusement que j’avais une pièce à part, parce que sinon, j’allais péter les plombs. Enfin bref, maintenant que j’étais prêt, nous voilà de sortis. Meiko semblait étrangement intéressée de découvrir ce lieu, chose que je ne pouvais pas comprendre. Un vrai moulin à parole en plus, à toujours poser des questions sur le moindre bordel du coin. Heureusement, elle ne parlait pas pour ne rien dire, ce qui me facilitait grandement la tâche pour la supporter. Et puis bon, au moins, elle semblait montrer suffisamment d’enthousiasme pour nous deux, ça m’éviterait de trop me forcer.

Le soir arriva rapidement, étonné d’ailleurs que ce soit aussi bref. Bien que la fête battait son plein autour, j’eu la chance de n’avoir personne pour venir me faire chier, ou du moins, ce qui tentèrent me reconnurent d’un regard et prirent la poudre d’escampette. Cela aurait pu bien se finir, tout compte fait. J’aurais pu raccrocher et retourner chez moi pour me reposer et éviter de penser à ce que je ne voulais pas. Il a fallu cependant qu’elle pose la question qui allait me foutre en rogne.


« - Dîtes, je voulais vous demander… Vous êtes marié ?
- Huh ? Tu parles de quoi encore comme connerie ? Je suis pas intéressé aux gamines.
- N-Non ! Pas ça ! C’est juste que… J’ai vu que vous avez une alliance au doigt et… »

Et là, aucun mot ne s’enregistra alors qu’elle continuait. La seule chose, la seule putain de chose que je voulais pas entendre parler, il a fallu qu’elle me le ramène à la figure. Je recommençai à revoir cette scène, encore et encore, à quel point j’en étais malade. Sans attendre qu’elle puisse finir, je décidai de faire demi-tour pour rentrer à l’appartement. Qu’elle se démerde face aux autorités, c’était plus mon problème. Je l’entendais essayer de m’appeler, mais très franchement, si jamais je devais encore lui faire face, elle s’en prendrait une. Le chemin fut court, alors que je claquais enfin ma porte et m’allumer une nouvelle clope, du moins j’essayais. Ce putain de zippo qui refusait de s’allumer.

« - Et merde Merde MERDE ! »

Le Briquet vola par la fenêtre, je tenais plus. J’avais suffisamment de tempérament encore pour éviter de tout faire sauter, mais je me mis à saccager sans remord cette merde qui m’entourait. Rien à y faire, j’arrivai pas à me calmer. J’avais beau gueuler, c’était comme si aucun mot ne pouvait réussir à me faire résonner. Après quelques minutes, le souffle roque résonna dans la maison, me laissant m’écrouler sur les genoux. Pourquoi j’arrivai pas à oublier, hein ?! Pourquoi fallait que cela me hante encore et toujours ?!

« - Pourquoi bordel de merde !
- Je-Désolé ! »

Me sortant de ma torpeur, je la vie alors au pas de ma porte, complétement apeuré. J’aurais juré voir la peur qu’avaient tous ceux que j’avais tué par sadisme, aimant voir la destruction que je portais. J’étais tellement mal barré dans ma tête, qu’est-ce qui allait pas chez moi. Grinçant des dents, j’utilisais le peu de sanité qui me restait pour la faire partir.

« - Laisse-moi… J’ai pas envie de te blesser.
- M-mais… Kazuya-sa-
- T’es bouchée ou quoi ?! Casse-toi bordel ! »

C’était complétement immature, mais qu’est-ce que ça pouvait lui foutre. Je ne voulais rien, je ne méritais rien, sauf un putain de moment seul pour réfléchir, est-ce que c’était trop demander ?!

« - … Non. »

Relevant la tête vers elle, prêt à lui cracher une nouvelle vacherie, je fus surpris de ne pas la voir encore effrayée par mon comportement. Ses yeux étaient vers moi, fixe, me regardant pas avec de la peur mais de la conviction et… De la pitié ? Elle se foutait de moi ?

« - Arrête de me regarder comme ça ! Je n’ai pas besoin de ta-
- Vous avez les mêmes yeux.
- … Quoi ?
- Je.. Je veux dire… Vous avez les mêmes yeux que quand… Quand j’ai perdu mes parents. »

Ne comprenant pas de quoi elle voulait parler, je voulu tourner la tête ailleurs, fuir ce putain de regard qui m’énervait. Mais je tombais sur d’autres yeux qui me fixèrent. Colère, frustration, détresse et haine. Haine envers moi-même, que je reconnaissais dans la réflexion de mes propres yeux. J’étais dans une telle stupeur que je n’entendis pas les pas venir vers moi, alors que la Mamoru s’agenouilla à mes côtés.

« - Je… Je ne sais pas ce qui vous est arrivé, et je sais que ce n’est pas ma place de chercher à savoir. Mais… Je vous suis redevable de beaucoup de choses, Kazuya-san. Et si… S’il y a quoique ce soit que je puisse faire pour vous aider, je… Je le ferais sans hésitation, parce que je ne vous remercierais jamais assez pour votre aide. Je sais que vous êtes quelqu’un de bien au fond. »

Un léger regard vers elle, la fatigue faisant que je n’agissais que par mécanisme. Je ne savais pas si je haïssais ou appréciais ce que je voyais. Elle avait le même regard qu’elle, elle avait quand elle me regardait. Pas de peur, pas d’animosité, pas de méfiance… Juste de la confiance et de la gratitude. Comment je pouvais réagir face à cette vision qui à la fois me hantait et me rassurait ? Non, je ne pouvais pas dire quoique ce soit… Et pourtant, je sentais ma voix agir toute seule, déballant mon sac. Je lui racontai ainsi tout sans comprendre pourquoi je le faisais. La guerre, la destruction de l’empire, comment j’ai tué la femme que j’aimais… Elle écoutait en silence, sans dire le moindre mot. N’avait-elle rien à dire ou n’osait-elle pas parler ? Impossible à dire. Mais elle éleva la voix pour dire quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas.

« - Je veux devenir Kunoichi.
- … Quoi ?
- Ah, non, je veux dire, hmm… Vous avez beau dire que vous avez commis toutes ces erreurs, mais au fond… Je sais que vous n’êtes pas si mauvais que vous le prétendez. Après tout… Vous m’avez sauvé moi. Et je pense que c’est parce que vous trouvez quelque chose à vouloir défendre que vous êtes ainsi… Je ne savais pas ce que je pouvais faire après tout ça. Je n’ai ni maison, ni famille, je ne sais même pas faire autre chose que de simples tâches ménagères. Alors, je… Je voulais vous remercier et… et je pense que le meilleur moyen de le faire est en me battant à vos côtés. »

Détermination. Une jeune fille aussi frêle qu’elle et incapable de se battre montrait beaucoup plus de courage et de force de caractère que moi en cet instant. Je me sentais pathétique, si bien que j’avais envie de rire. Chose que je fis, sans humour hélas. Je redressai la tête, voulant attraper une clope mais oubliant que j’avais balancé mon zippo par la fenêtre. Chanceux que je suis, elle l’avait trouvé devant mon appart et me l’avait ramené. M’allumant la cigarette, je tirais une latte avant d’enfin lui parler.

« - Je maintiens ma première impression… Tu es complétement timbrée.
- H-Hey !
- Laisses moi te dire les choses clairement : mis à part le don d’illusionniste que t’accordent tes yeux, tu servirais à rien sur le front. T’es clairement pas une combattante.
- O-Oh… Je vois…
- En revanche… Il y a d’autres moyens pour toi d’être utile.
- Huh ? »

Oh oui… J’allais avoir une tooooonne de boulot. Mais si elle montrait autant de volonté qu’elle en a eu pour m’aider à affronter mes propres « démons »… Elle en valait certainement la peine.


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Message(#) Sujet: Re: Quand la sauvée devient le sauveur Dim 20 Aoû 2017 - 19:07

Présent.

« - Eagle one à Small Squirel, me recevez-vous.
- … Je peux changer de nom de code ?
- Négatif, je vous ai pas entendu.
- Tsk… Small Squirel, au rapport. »

Nous étions tous les deux sur une mission de rang B, c’était le test que je voulais imposer à Meiko, afin de valider son apprentissage jusqu’à présent. Dès qu’elle annonça qu’elle voulait devenir une Kunoïchi, elle avait signé pour l’entraînement draconien que j’allais lui contacter. Bien que ses talents ne fussent pas placés sous l’astre du combat physique, il fallait quand même habituer son corps au rythme des missions. Exercices d’endurance, renforcement physique, les basiques du basique qu’elle a dut affronter jusqu’à en recracher ses tripes. Elle s’en est plaint, beaucoup de fois, et ça a très souvent fini en une dispute entre les deux têtes de mule que nous sommes. Mais jamais elle n’a voulu raccrocher l’affaire, repartant avec plus de détermination que la veille à chaque fois.

« - Rappelle-moi le plan.
- J’entre, je vole, et je ressors.
- Et la version longue ?
- Tu détestes la version longue.
- Tu connais les règles.
- Ok, ok… »

Mais le véritable entraînement pour elle fut surtout mental. En effet, comme son talent n’arrivait pas à se développer dans le combat, il fallut développer le talent pur qu’elle possédait déjà, à savoir, la maîtrise des illusions via Dôjutsu. J’ai fini par accepter le fait que les créatures surnaturelles existaient, et qu’elle était capable de les faire interagir avec n’importe qui d’un simple regard. J’appris également qu’il y avait normalement un moyen de les invoquer physiquement, mais elle expliqua qu’elle ne voulait pas suivre cette voie. Et aucun moyen de la convaincre de changer d’avis, donc je changeai de plan. Si elle ne souhaitait pas suivre la voie du combat… Il fallait lui paraître plus subtil.

« - Je regarde pour repérer les âmes qui vivent à l’intérieur, je mets en transe quiconque je croise qui m’aurait repéré, je récupère le prototype d’arme et je ressors en devenant invisible, de sorte à économiser mon chakra.
- Voilà, c’était pas compliqué.
- C’est sûr que ça le serait moins si je t’avais pas constamment sur le dos. »

En y réfléchissant, je crois que j’ai eu un peu trop d’influence sur elle. Auparavant, elle serait bien trop hésitante et apeurée à l’idée de se jeter dans une antre pleine d’ennemis, même si elle savait qu’ils étaient plus faibles qu’elle. Aujourd’hui, c’était presque comme si elle voulait m’envoyer chier parce qu’elle se pensait capable d’agir seule. Elle n’avait pas récupérer mon cynisme et mon envie de tabasser le premier qui ouvre la bouche pour dire une connerie, mais au moins elle avait une répartie, chose que je lui répétai encore et encore qui serait utile dans ce monde. En espérant que cela ne se transforme pas en arrogance… Pourquoi vous me regardez bizarrement ?

=====


De son côté, la mission avait débuté pour Meiko. Trouvant une ouverture, elle s’y aventura sans problème avant de se poser à côté de caisses d’approvisionnement. Ses yeux étaient activés pour l’aider à se balader sans croiser la moindre âme présente, y compris celles des vivants. Son Tengen était vraiment impressionnant d’un point de vue utilitaire. Elle pouvait trouver n’importe qui de camouflé, car je doutais qu’une capacité permettant de cacher son esprit pouvait exister. Tranquillement et discrètement, elle continua de passer dans le dos de chacun des membres du groupe. Malheureusement, elle conservait son propre champ de vision usuel, ce qui faisait qu’une erreur était possible.

« - Hey ! Tu fais quoi ici ?! »

Sans lui laisser le temps de dire « Saperlipopute », la brune se tourna et le regarda droit dans les yeux. Aussitôt fait, voilà qu’une créature venue d’un monde de rêves encercla la gorge de l’homme et le fit s’étouffer. Naturellement, il ne s’agissait que d’une illusion, mais suffisante pour lui faire croire qu’il ne pouvait plus respirer et qu’elle puisse l’assommer avant de continuer sa route. Elle avait le plan des lieux en tête, impossible pour elle d’échouer. Sauf pour un mini détail qu’elle n’avait pas pris en compte.

« - Y a une porte en métal et deux gardes, je peux pas passer.
- Utilise ta tête, s’ils sont les meilleurs frères au monde…
- … Change-les en ennemis. »

Fait aussi rapidement, elle utilisa ses talents pour camoufler son apparence afin de les approcher doucement. Une fois suffisamment près, il lança un regard aux deux, et aussitôt, chacun pris une apparence difforme pour l’autre, comme s’ils affrontaient un démon. Le combat entre les deux se fit, et elle en profita alors pour récupérer l’accès au coffre. C’est le moment où il faudrait agir vite, car dès que ça s’ouvrirait, tout le monde se rameuterait. Heureusement, elle semblait comprendre que c’était pas la peine d’attendre que ça s’ouvre entièrement pour rentrer, subtiliser l’objet et sortir… Non sans déclencher l’alarme.

« - Et merde.
- Dégage immédiatement.
- Non, tu crois ?! »

Courant en direction de la sortie, elle essaya de conserver son chakra et désactivant son invisibilité dès qu’elle trouva un abri, non pas sans faire du bruit. Maudissant sa maladroitesse, elle attendait avec impatience que le plan B arrive. Elle pourrait tenter de lancer un Genjutsu sur un ou deux, mais une quinzaine ? C’était mort. Grognant dans sa planque alors que les premiers gardes se rapprochaient, elle était prête à utiliser de nouvelles illusions qui allaient lui coûter beaucoup de chakra, mais c’était tout ou rien. Mais quand elle s’apprêta à sortir, le pire bruit au monde qu’elle a jamais entendu se retenti. Une explosion.

« - MOURREZ BANDE DE CHACALS !
- Pourquoi moi… »

Quelques minutes plus tard, Kazuya avait mis au sol à coup de détonations et mandales tous les soldats avant qu’ils ne puissent sonner l’alerte. Heureusement, ils n’auraient pas une armée de soldats à leurs trousses. Cependant, la tranquillité n’était pas fait pour les deux il faut croire, car très vite, ils se remirent à s’engueuler pendant plusieurs minutes, l’une prétendant qu’elle avait la situation en main, l’autre rétorquant qu’elle avait tout fait foirer. Mais bon, au final, tout était bien qui finissait bien, et même si elle haïssait le fait qu’elle le traitait comme une enfant… Elle était content qu’il n’ait pas hésité à se jeter dans la mêlée pour elle.

================

La mission s’était au final finie en succès, même si ce n’était pas réellement comme prévu. Enfin, tu me diras, j’avais ainsi pu voir l’étendu des capacités de Meiko. Elle était encore un peu difficile dans la stabilité et la maîtrise de ses yeux, mais elle avait cependant encore du potentiel à corriger. Mais ce n’était plus à mon tour de l’aider à progresser, je n’avais plus rien à lui apprendre. Je refusais de l’admettre, mais dans le domaine de la détection, elle était bien meilleure que moi maintenant, et ce grâce à ses yeux. Je ne comprenais pas encore sa relation avec le surnaturel et les raisons qui l’empêchaient de se bercer dans l’art de l’invocation, mais bon… Elle avait ses propres armes, et trop de caractère pour que je puisse réussir à résister à l’envie de lui en coller une.


« - Tu m’as appelé, Kazu’ ?
- J’ai dit quoi pour ce surnom… ?
- Que ça t’énervait, pour ça que je continue à l’utiliser. »

Grognant contre le comptoir du bar, je redressai la tête pour l’observer, entendant déjà les murmures des autres employés. Un simple regard, et hop, tout le monde retournait au travail. Me levant, je l’invitai sans un mot à me suivre à l’arrière-boutique. Je faisais suffisamment confiance au reste de l’équipe afin de ne pas risquer un infarctus si jamais un se plaint de quelque chose. Une fois que nous étions installé, je décidai de lui faire un résumer de la mission, et comme d’habitude, cela consistait en un résumé de tous ses points négatifs. Et comme à chaque fois, elle roulait des yeux en retenant de balancer le moindre retour, sachant que ça ne servirait à rien. J’aimais avoir raison. Le meeting terminé, elle s’empressait de partir pour retourner bosser, mais j’avais de quoi la ralentir.

« - Rappelle moi quelque chose. C’était quel jour que tu es arrivée à Iwa ?
- Comme-ci je pouvais m’attendre à ce que tu rappelles. C’est le… C’est- Elle fut surprise quand je lui lançai quelque chose qu’elle attrapa sans difficulté. Ouvrant la paume, elle se rendit compte qu’il s’agissait d’une paire de clés. Je… Comment dire… Je ne suis pas intéressé pour entre en concubinage avec-
- C’est les clés de ton nouvel appartement.
- … Huh ?
- Comme tu le sais, les simples Genin ne peuvent pas habiter en dehors des bas quartiers selon les lois d’Iwa. Aussi, quand ils montent en grade, ils leur sont offert la possibilité d’accéder aux étages supérieurs, en l’occurrence, d’abord la zone commerçante. Deux ans, t'en a mis du temps.
- Je… Je suis ?...
- Félicitations, Chûnin Mamoru Meiko. »

Elle regarda un moment les clés dans ses mains avant de faire quelque chose que je détestais. Elle se jeta sur moi et ria alors qu’elle me fit un « câlin ». Yurk, elle savait que je détestais ce genre de gestes et elle le faisait sans doute exprès pour me faire chier. Cependant, quand je regardai vers elle, je me rappelai de ce moment où elle m’a trouvé dans mon appartement, tout entièrement saccagé. Je refusai de toutes mes forces de l’admettre mais…

« - Aller, dégage avant que je m’énerve, t’as encore du taff avant de rentrer.
- Ok, Kazu’ ! Alors qu’elle s’en alla grand sourire vers le bar. »


… Mais elle était devenue comme une petite sœur que je jurais de protéger à tout prix.


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