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 Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage

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Message(#) Sujet: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Dim 20 Aoû 2017 - 23:14


Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage





Après avoir pris de l'avance sur leurs alliés pour emprunter un long et dangereux chemin sur les crêtes de la montagne, la petite équipe menée par Bakushô Kazuya arriva en vue du Fort de la Flèche, qu'elle pouvait observer en contrebas de son promontoire avant les premières lueurs de l'aube. Sitôt le signal donné par le duo loin en contrebas, de l'autre côté de l'imposante forteresse, l'artificier et ses élèves se devaient de passer à l'action pour saboter l'artillerie du Fort et saper les troupes restées à l'intérieur de celui-ci. L'objectif : éjecter les forces impériales de la place forte demeurée cachée jusque là pour se l'approprier.


Règles & Déroulement


  • Vous trouverez un résumé du contexte ICI
  • Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible si applicable) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide.
  • Vous êtes libre d'utiliser des techniques absentes de votre FT, pourvu qu'elles soient raccords avec les Pouvoirs et Spécialités de votre personnage.
  • Vous n’avez pas de délai de réponse obligatoire : veillez cependant à ne pas abuser de ce temps libre pour ne bloquer personne.
  • Si soucis ou interrogations, contactez @Samui Ryûga.


Ordre de Passage


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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Mar 22 Aoû 2017 - 21:52

Grimper les pentes des montagnes était censé être une partie de plaisir pour des Shinobis entraînés. Notre entraînement quotidien nous permettait de nous déplacer rapidement dans les conditions défavorables normalement. Aussi, lorsqu’on m’annonça que je devrais couvrir une opération d’infiltration d’un des bastions résistants de l’empire en m’introduisant par un pan de montagne, je n’étais pas inquiet du tout. Ceci changea quand on m’annonça que j’allais devoir emmener mes élèves avec moi. J’aurais aimé faire comprendre à mon vénérable et respectable supérieur qu’envoyer un gamin qui est pas foutu d’utiliser son chakra correctement, et une gamine qui est pas capable de marcher droit sans ses casser la figure parce qu’elle était aveugle n’était pas la décision stratégique militaire de l’année. Mais qu’est-ce que j’en sais, je ne suis que soldat après tout…

« - Dépêchez-vous, nous risquons de manquer le signal. »

Pas de remords à avoir, je devais faire avec. Après avoir attrapé in extrémis, à plusieurs reprises, les étudiants qui me suivaient, nous étions enfin arrivés à notre destination : Une ouverture qui fut repérée par des éclaireurs auparavant. Observant les alentours, nous pouvions commencer à pénétrer à l’intérieur de la forteresse, mais hélas, je n’avais pas réellement le droit de foncer dans le tas pour tout faire sauter. Et dieu sait que cela me démangeait. Ryûga voulait récupérer le Bastion, donc il fallait limiter les dégâts, et donc réussir à approcher ce que l’on voulait. Plusieurs plans étaient possibles, mais mes options devenaient plus que limitées par la présence des deux autres. Je pourrais bien les camoufler avec moi, mais ça me coûterait en chakra… Autant passer à la méthode alternative.

« - Voilà comment nous allons procéder. Une fois le signal lancé, nous pénétrerons à l’intérieur à travers les couloirs pour atteindre l’artillerie. Je ferais en sorte de nous guider, mais il nous faudra avancer lentement. Je ne peux me permettre de gâcher mon chakra à nous camoufler, donc je m’occuperais de repérer les ennemis. Matsuho, je te porterais, pas de discussions. Si jamais nous croisons un ennemi, je veux que tu t’arranges qu’il ne fasses aucun bruit le temps qu’on le neutralise. Iori, tu seras notre arrière garde, je ne pourrais pas observais tout à la fois, donc si jamais tu croises quelqu’un, tu n’hésites pas et lui fonce dessus pour le neutraliser. »

Les explications données, je fermais mon œil gauche et me concentrai pour façonner l’argile dans ma main. De cette dernière sorti une figurine d’argile ressemblant à une chauve-souris. Un müdra effectué et la créature grossis légèrement avant de s’envoler d’elle-même. Mon œil était ainsi connecté à la vision de la créature, me permettant d’avoir une vue aérienne. Elle serait ainsi notre éclaireur. Mais évitons de prendre plus de risques… Deux müdras effectués, et voilà que la créature disparu de tous. Impossible de la voir du coup, ce qui m’arrangerait pour nous guider. Au loin, le bruit d’éclairs se fit entendre, me faisant confirmer le début des opérations.

« - C’est le signal, entrons. Et dernière chose… Désobéissez à mes ordres et la mission finira en fiasco. Rien à foutre de si vous échouez, mais suivez au moins le plan. »

L’échec était une chose que j’aurais du mal à accepter, mais ils n’étaient qu’aspirant. Même moi sait quand deux bras-cassés sont incapables de faire certaines choses, alors du moment qu’ils suivent mes directives… Je ne serais pas aussi virulent dans mes représailles. La créature d’argile commençant à avancer, mon œil gauche voyant notre chemin, je pris l’aveugle sur mon dos et commençait à avancer doucement, me retenant de tout faire sauter. C’était très dur, vous pouvez pas savoir à tel point…

Résumé du post.:
 


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Dernière édition par Bakushô Kazuya le Mer 23 Aoû 2017 - 19:06, édité 1 fois (Raison : Changer le PS de la technique Shisso (mauvais CC))
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Mer 23 Aoû 2017 - 10:48


J'avais pris le rythme, je suivais intensivement les cours à l'académie et enchaînais les missions. Désormais, je faisais activement partie de la vie de ninja, même si je ne maîtrisais toujours pas mon chakra. Cependant, je ne perdais pas espoir, un jour j'y parviendrai, j'en étais convaincu.

Par contre, j'aurais aimé que ce jour soit aujourd'hui. En effet, j'avais reçu un ordre de mission spécial. Des troupes de l'Empire avaient été repérées dans un bastion sur le Mont Kula-Kangri. Les soldats de l'Empire avaient suivi un homme fou, qui semait la terreur sur notre continent et perturbait la paix. Notre but était d'infiltrer, avec l'aide de mon équipe, le bâtiment et expulser ces personnes.

Mais avant de parler infiltration ou autre, il fallait encore gravir cette montagne! J'étais paré pour cette escalade qui s'annonçait plutôt rude pour moi, mais également pour Matsuho qui ne voyait rien... Heureusement, notre Senseï était là pour nous aider à monter, à plusieurs reprises, il m'attrapa pour éviter que je tombe. Si seulement je pouvais adhérer à cette paroi grâce à mon Chakra, je ne poserai pas autant de problème au Bakushô.

    — Merci Senseï

Me contentais-je de dire à chaque fois qu'il m'évitait une terrible chute. Heureusement et après plusieurs heures, nous atteignîmes le sommet, surplombant le bastion. Le jour se levait gentiment et le signal allait tantôt être donné. Nous écoutâmes les directives de notre supérieur. Pour ma part, je devais assurer les arrières et... neutraliser les possibles adversaires ? Je déglutinais bruyamment face à cette annonce. Je ne savais pas si j'en étais capable, mais j'allais tout donner pour y parvenir.

    — Comptez sur moi.

Répondis-je à la fin de ses instructions. Le Jônin créa une bête d'argile pour sonder la zone, une technique qu'il améliora en la rendant invisible. Je ne comprenais pas comment il avait fait, mais il était fort, très fort.

Soudainement, le signal retentit. La pression grimpait gentiment, nous n'avions pas le droit à l'erreur et pourtant, l'échec nous était permis tant que nous suivions le plan du Bakushô. Soit, j'allais suivre à la lettre les instructions que Kazuya-Senseï me donnera tout au long de cette mission.
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Mer 23 Aoû 2017 - 11:15

.


Il n’allait pas y avoir de grande bataille pour le Fort de la Flèche. Pas plus qu’il n’y aurait de sacrifice à offrir, au grand désenchantement coupable de Matsuho. Elle adorait le calme qui s’installait dans des instants comme celui-ci, avant le moment de passer à l’action. C’était à ce jeu-là qu’elle était la meilleure, et tout qu’il lui fallait était d’avoir carte blanche pour le disputer à sa façon. Extérieurement, elle semblait se relaxer en écoutant le plan de Kazuya, mais sa concentration était à son maximum. L’objectif était de saboter l’artillerie du fort et de diminuer les forces en présence. Matsuho n’allait surement pas se laisser avoir sans se battre, peu importait combien le nombre pouvait être en leur défaveur. En vérité, elle n’éprouvait réellement qu’une envie de rire. Le plan était habile bien qu’un peu trop discret à son gout. Pour elle, il n’y avait qu’un seul moyen de faire la guerre . Elle devait s’exprimer par les ténèbres qui hantent les peurs enfantines, l'horreur que seule l'imagination d'un gamin peut créer. Tel croque-mitaine, sorcières aux doigts crochus et serpents se tortillant. Elle devait exprimer les visages défigurés dans le ciel que formaient les nuages comme si un artiste fou avait peint l'univers à sa convenance. Elle devait exprimer les terreurs d'adolescent. De l'automutilation et de l'éveil à la religion. Du dogme écrasant les âmes, du rejet de la famille ou des perversions parentales. De la douleur de la jeunesse. Les terreurs de l'âge adulte. De couteaux dans les ténèbres et de viols en pleine lumière. De bouchers et de rôdeurs. Les flammes rampantes, les sables mouvants bouchant les poumons, le nœud coulant se serrant, l'horreur et le cauchemar, l'acier montré dans les échos de l'éternité. La guerre devait exprimer la mort, la torture, et les yeux de la nuit.

Mais sa vision des choses n’était pas forcément partagée par tout le monde. Matsuho acquiesça lorsque son professeur eût terminé.

~ Pas de plan d’évacuation Senseï ? J’aime votre mentalité. ~

Matsuho monta sur le dos de Kazuya en tremblant, enroula ses bras autour de son cou, et joignit ses mains. Il faisait vraiment froid dans ces montagnes. Elle aurait dû emporter une combinaison plus appropriée, et pas juste sa robe de cérémonie. Ceci étant, il était devenu important à ses yeux de porter ses propres couleurs. Ca n’avait pas eu d’importance à une époque, mais cela en avait maintenant : les couleurs, les symboles, tout était de la plus vitale importance en temps de guerre. Elle ne remplissait plus aussi bien le vieil uniforme. Elle avait maigri, et le tissu n’en avait pas fait autant. L’inaction était cruelle, d’amoindrir ses facultés qui l’avaient rendue utile. Elle se demanda si le village la considérait uniquement comme une handicapée. Si tel était le cas, jamais nul ne lui en avait fait la remarque, encore que, peut-être, pensait-elle, tous lui témoignaient plus de sollicitude. Sauf Kazuya. Mais il était probablement dans sa nature de ne voir que l’aspect pratique des choses, après-tout, les ninjas n’étaient-ils pas uniquement des armes à utiliser ? Elle se concentra et essaya d’arrêter de grelotter. De très loin parvenaient des détonations assourdies, marquant le début de l’opération et la progression régulière de la seconde équipe. Les troupes du Fort de la Flèche faisaient sans doute partie des plus avilies des restes de l’armée impériale, mais toutes savaient encore se battre. Même dépassées en compétence et prises par surprise, elles résisteraient avec toute cette incroyable ténacité que possédait chaque soldat de l’empire. Peut-être était-ce la chose la plus détestable à leur sujet. Elle trouvait même cela détestable dans son propre village. Un guerrier impérial était une machine à tuer, dénuée de peur, dénuée de pitié pour elle-même. Placé dans une situation impossible, qui aurait anéanti le moral de tout ceux assez sain d’esprit, lui aurait continué à se battre, à tout essayer, en utilisant les ressources presque infinies à sa disposition, et toute la ruse et l’ingéniosité qu’il possédait. De l’avis de Matsuho, les tuer nécessitait de leur tailler la gorge en lambeaux et il fallait souvent en passer par bien pire.

Perdue dans ces pensées, il lui fallut un temps pour se rendre compte qu’ils s’étaient mis en marche vers leur objectif. Il allait lui falloir tout son contrôle lorsque le premier sang serait versé. Ne pas laisser la sérénité fuir hors d’elle, la retenir avec ses ongles, ne pas la jeter dans un monde de viande sanguinolente et d’os meurtris, ne pas hurler vers le ciel son défi.
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Jeu 24 Aoû 2017 - 14:05

En contrebas et dans toute la forteresse, l 'effervescence battait son plein. Certains étaient trop contents de pouvoir mettre en pratique leur rigueur militaire et les plans d'urgence ancrés dans leur esprit pour se préoccuper des conséquences qui allaient avec l'irruption de ces deux shinobis dans la vallée. En totale autarcie, le Fort de la Flèche était jusqu'à aujourd'hui resté inconnu des forces d'Iwa, et représentait depuis plusieurs années l'ultime bastion véritable de l'Empire : si des shinobis avaient trouvé leur position, alors cela signifiait que ce temps de grâce était révolu, ce dont était bien conscient l'homme barbu qui siégeait devant un immense bureau dans une pièce sombre et reculée de la forteresse. Tous entre ces murs devraient se tenir près à tenir un siège d'un nouveau genre, qui pourrait potentiellement s'étirer sur plusieurs années, jusqu'à ce qu'éventuellement leurs vivres viennent à s'épuiser en dépit du rationnement stricte déjà en vigueur.

Mas très loin du front principal ouvert à la base du Fort, une autre équipe était déjà à l'oeuvre pour entamer une approche bien plus discrète dans les hauteurs, sur le flanc Est de la structure principale. Le troisième œil volant, à l'insu de tous, se glissa au dessus de cette dernière et relaya ce qu'il voyait à son créateur : sur la haute esplanade qui formait le toit de la structure centrale, des rangs de dizaines de soldats étaient déjà en train de se former suite au retentissement du cor, tandis qu'un calme relatif régnait encore dans le haut château qui formait la pointe de la Flèche. Les carreaux fusèrent des meurtrières au centre de la structure sous l'esplanade, captés sans mal par l'oeil et l'équipe du Bakushô. La position d'une partie de l'artillerie leur était ainsi dévoilé, mais le chemin pour y parvenir était semé d'embûches : les escaliers intérieurs débouchant sur l'esplanade étaient entourés des bataillons mentionnés plus tôt, et l'accès inférieur les obligeait à dévaler toute la hauteur dont ils bénéficiaient à présent pour gagner les accès verrouillés à la base du Fort proprement dit. Enfin, les meurtrières offraient un accès direct aux engins de guerre, mais étaient fatalement farouchement gardée à l'intérieur et surtout, ceux-ci pouvaient faire feu à tout moment.

Pour couronner le tout, une étrange activité était en train de se mettre en mouvement sur l'esplanade, deux grands groupes se positionnant près de la large porte en bois située au fond à la base du château...


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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Sam 26 Aoû 2017 - 18:31

« - Étant donné que vous savez pas du tout comment faire pour fuir, je m’en charges. Ça paraît évident. »

L’avancée vers le fort se présenta être beaucoup plus tranquille que je ne l’aurais cru. Non pas que je n’avais pas confiance envers l’autre équipe pour faire diversion… Mais je ne leur faisais pas du tout confiance. Un chûnin lambda pouvait faire que poper des plumes et pour attirer l’attention passe encore, mais le second était incapable d’émettre la moindre diversion… Je sentais bien que j’allais encore devoir me taper tout le boulot pour compenser. Foutu Ryûga qui savait exactement comment cela se passerait, il est doué le salaud…

Enfin bref, continuons puisque je peux rien faire d’autre. M’arrêtant un instant, le temps de laisser ma création d’argile se déplacer librement grâce à son camouflage, je pus faire rapidement le tour du lieu. Et bah bon dieu, c’est qu’il en restait du monde dans la forteresse, à croire qu’ils avaient pas envie de sortir en se disant qu’il n’y avait aucune menace dehors ?... Ma foi, cela serait une idée à exploiter. Cependant, c’est bien trop risquer. Attaquer la base de la montagne ne ferait que non seulement risquer de détruire le bastion, mais dans le cas où ça survivrait, ça enverrait les troupes sur Bleu 1. Non pas que ça me dérangerait, mais la diversion n’aurait plus effet, et ils seraient que trop rapides à se regrouper sur nous… Non, je devais faire en sorte d’éliminer le gros des hommes en passant par la partie haute.


« - Gamins, vous allez m’écouter. Au moment où vous entendrez l’explosion, Iori, tu vas sauter dans le vide. Il nous faudra agir vite, alors aucune hésitation, ou alors je te fouterais un coup de pied moi-même pour te faire sauter. »

Laissant ma main droite commencer à refaçonner de l’argile pour nous aider à arriver sur place, je laissais mon attention se porter sur le petit espion au sein des murs du bastion. Lentement, je le guidais en plein milieu des garnisons du toit. J’aurais bien aimé utiliser une explosion basique, mais je ne pouvais pas prendre le risque de détruire la structure principale. C’est pourquoi je concentrai mon chakra dans mon autre capacité, et tout d’un coup, la petite créature explosa et libéra une lumière vif qui devait aveugler l’ensemble des soldats présents. De notre position, on pouvait voir de la lumière s’émettre, heureusement trop loin pour nous affecter.

« - Maintenant ! »

Sautant dans le vide, en pensant qu’Iori me suivait, je relâchai la sculpture d’argile dans ma main qui apparue sous la forme d’un grand hibou, pouvant nous porter tous les trois. Rapidement, la créature nous emmena dans la zone, au beau milieu de l’agitation des soldats en panique à cause de l’aveuglement momentané. Aussitôt au-dessus, je sautai avec Iori dans la zone et me précipitai dans un endroit à l’abri de tous les regards. Regardant autour de moi, profitant encore du bordel créé, j’observai autour pour voir une ouverture. J’étais certains que ça allait amener du monde pour voir ce qui se passait. Et très certainement les grands pontes du bastion…

« - Iori, dans mon dos, observe et retiens quiconque nous approche. Matsuho, trois heures, cinq mètres, fait croire à l'homme qu'il a trouvé notre position à l'opposé. Exécution. »

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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Mer 30 Aoû 2017 - 17:24


Spoiler:
 
    : Kazu-Fucking-YAAAaaaaaaaaa !

A peine les consignes digérées que le vide m’accueil dans son étreinte. La fraicheur que je ressens est épaisse et lourde ; Un océan sans repère, profond et dont je ne peux sonder les limites. Je m’accroche du mieux que je peux, mes bras s'enroulent autour de Kazuya tandis que l’air s’infiltre en filandres légères, pénètre par ma bouche et mes narines, m’emplis les poumons et la gorge. Je tombe, de plus en plus bas, j’attends l’impact. Et celui-ci n’arriva pas de manière attendu. Je vole à présent, comme une étoile filante tandis que les cris des soldats de l’empire se répercutent en écho autour de moi. Et comme à la fin d'un rêve magnifique, tout s'écroule.

J’atterris dans une mer démente dont l'écume sanguinolente tourbillonne follement, où des voiles de couleurs indicibles et inconnus s'agitent dans mon esprit. Tout n'est plus que rage, une rage infinie et constante. Mais là, en ce lieu, il y a une sorte d'œil du cyclone, une région où tout semblait tranquille. Un silence profond y régnait, un silence absolu. A l'intérieur de mes pensées, derrière des paupières closes, au-delà du flux de sang dans mes veines, Je m'efforce d'écouter et de trouver un semblant de concentration.

Les ordres de mon supérieur fusent rapidement. Je peux en sentir le poids de l’expérience dans ses paroles. Concis, précis, brutal. Trois heures, cinq mètres, menace. Mes mains quittent le refuge relatif de leur étreinte pour se joindre à nouveau dans un Kuji no In.

    : Ekō , Gukō !

J’attends ce moment depuis longtemps, et aujourd'hui je me dois de faire mes preuves. Dans l'ancien monde de la chair, mon corps défaillant me répugne de jour en jour, alors que dans l'univers où je suis à présent, ou chaque particule de réalité peut être changé en illusion, je suis toute-puissante. Je peux conquérir le monde. Dans mes illusions, je combats et abats mes ennemis à l'instar d'une déesse sans forme tangible, et j’arpente les arènes tel un colosse guerrier. Mes ennemis trépassent les uns après les autres, je les écrase sous mes pas, déchiquètes les inconscients, les explose sous les salves de ma folie meurtrière.

Je quitte le monde de la chair mortelle pour rejoindre celui des illusions. Le chakra tourbillonne autour de moi, pénètre mon organisme, sature mes sens d'énergie pure pour ressortir sous la forme de deux mots qui s’écrasent contre les tympans de ma première victime. Ma conscience du monde environnant réapparait à mesure que mes illusions s'estompent comme des fantômes chassés par la lumière du jour. Lentement, le monde réel reprend le dessus.

    : Senseï, vous voyez l’artillerie ? Iori comment ça se passe de ton côté ?

Il faut réagir rapidement. Mes illusions seront vites détectées et l’attentisme est fatal en temps de guerre. Toujours créer le mouvement, frapper dans les ombres et se retirer ou faire front et subir la colère d’une armée.


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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Jeu 31 Aoû 2017 - 11:11


Sauter dans le vide sans hésitation ? Plus facile à dire qu'à faire. Je n'avais aucune technique pour atterrir convenablement et je n'avais pas envie de me casser une jambe. La hauteur ne sera peut-être pas excessive, je devais faire confiance à mon Senseï, mais vu son attitude, il était du genre à sacrifier une jambe pour le bien de la mission...

J'étais paré. Mon cœur battait la chamade. Mes jambes tremblais légèrement, j'appréhendais le moment où l'explosion retentira. La pression montait également. Je n'avais pas le droit à l'erreur et je ne devais avoir aucune hésitation. Je restais sur mes gardes, prêt à plonger dans le vide. Pour atterrir où ? Aucune idée.

Soudainement, l'argile de notre maître laissa apparaître une lumière au loin. Le Jônin sauta en premier, avec Matsuho sur le dos, dans le trou. Je fermais les yeux, courais et sautais à mon tour. Mon estomac remonta dans ma gorge pendant ma chute. Cette descente me semblait interminable et alors que j'avais toujours les yeux fermés, je sentis que je venais de me poser en douceur sur quelque chose. Ouvrant un œil, puis l'autre, je pouvais constater que je me trouvais sur un hibou d'argile.

    — Pffffiouuuu...

Je relâchais un soupir de soulagement. Une expérience que je n'étais pas prêt de refaire aussi tôt. Malheureusement pour moi, une fois en pleine zone ennemie, nous devions resauter pour toucher terre et se cacher. Je suivais mon maître, mais cette fois, la hauteur était vraiment minim.

Nous étions désormais en lieu "sûr", mais nous devions agir vite. Suite aux instructions du Bakushô, je me plaçais dans son dos et surveillais les alentours. Tout était calme pour le moment, mais il n'y avait aucun doute sur le fait que les adversaires allaient fouiller chaque recoin pour nous trouver. J'espérais que ma coéquipière puisse porter au loin nos ennemis grâce à ses compétences.

    — De mon côté, rien à signaler.

Pas de bruit. Pas de mouvement. La zone me paraissait bien trop calme, j'avais comme l'impression qu'ils allaient nous tomber dessus à l'improviste. Je ne l'espérais pas, mais j'avais un mauvais pressentiment. Je n'avais aucune idée de notre position, étions-nous loin de l'artillerie ? Plus vite nous atteignions la pièce, plus vite notre mission sera terminée.
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Jeu 31 Aoû 2017 - 16:34

Tout un régiment sur une moitié de l'esplanade fut littéralement aveuglé par l'explosion de lumière déclenchée par le Bakushô. Certains en lâchèrent leur arme d'étonnement et sous l'emprise de la douleur rétinienne, d'autres se cramponnèrent à leur lance et épée aussi fort qu'il le purent en se retenant de donner des coups autours d'eux, conscients que leurs alliés se trouvaient là à quelques centimètres. De l'autre côté de l'esplanade au loin, un autre régiment avait été témoin de la scène et en partie affecté par le jutsu d'aveuglement, mais les soldats qui tournaient le dos à cet événement, plus loin encore au fond de l'esplanade, continuèrent simplement à oeuvrer comme des forcenés pour ouvrir les grandes portes. Quelques instants plus tard commença à sortir dans leur encadrement une grande machine de bois et d'acier aux formes indéfinies. L'engin était lourd mais avançait désormais à bonne allure sur des roues robustes, une poignée d'hommes à l'arrière se chargeant de pousser l'arme de dix mètres sur cinq jusqu'à l'extrémité de l'esplanade, où l'attendait une buttée sur laquelle elle pourrait se stopper toute seule.

Dans le dos du trio de shinobis dissimulé derrière des caisses d'équipement, seuls obstacles sur l'esplanade autrement presque totalement plane, ne se trouvait que le vide : à une vingtaine de mètres se trouvait en effet derrière eux le bord de la grande place qui surplombait la structure principale, donnant sur une chute à pic de centaines de mètres. Un soldat, parmi ceux affectés par l'explosion de lumière, se remettait à peine de son étourdissement que ses perceptions de voyaient altérées de façon imperceptibles. Il se retourna dans le sens inverse de tout ses camarades, vers le fond de l'esplanade, le sentiment aux tripes qu'un danger les menaçait tous et venant de cette direction. Il héla ses coéquipiers, pointant le fond du doigt, sur la droite de la grande porte désormais ouverte qui avait relâché l'engin de guerre quelques instants plus tôt. Certains l'écoutèrent, se retournant dans la même direction que lui pour vérifier d'où pouvait lui venir une telle idée, mais la majorité du régiment, accompagnée du second de l'autre côté du chemin central, en restèrent à leur tâche : escorter l'arme jusqu'à sa buttée.

Dans son bureau sombre et presque silencieux en dépit de l'agitation au dehors, le commandant du fort serrait fortement le dossier de sa chaise. Dévoiler ainsi aussi tôt un atout majeur pouvait leur coûter cher sur le long terme, mais il avait déjà prévu les conséquences de cette démonstration de force et préférait jouer cartes sur table avec ces intrus très certainement venus d'Iwa. Le Scolopendre frapperait, et frapperait dur, sitôt en position, appuyant de ce fait la puissance de feu de l'artillerie classique. Aux aguets, les dizaines de soldats en poste sur l'esplanade qui ne s'étaient pas laissés distraire escortait l'arme massive en jetant leur regard de tout côté pour tenter de savoir d'où pouvait venir la déflagration lumineuse. Si ils ne faisaient rien, les shinobis dissimulés se feraient contourner par leur gauche par l'engin de guerre.
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Dim 3 Sep 2017 - 18:58

« - Désolé de te décevoir, mais ils en ont rien à foutre. »

La situation se passait comme ce à quoi je m’attendais, hélas. J’avais espéré que cette frappe lumineuse puisse atteindre l’ensemble des gardes, mais j’aurais dû m’attendre à ce que seul la lumière ne suffise à attirer l’attention de tous pour qu’ils la regarde. Au moins cela nous avait permis de rester à l’abri de un court instant pour nous planquer, ceux pouvant nous repérer étant au sol. Maintenant, la question était de savoir comment me charger de ceux qui sont encore debout… L’alerte lancée par Matsuho ne semblait pas avoir alerté beaucoup de monde, ce qui était encore une fois un problème. Le gros des troupes se trouvant près de nous étaient certes immobilisés, mais tout de même dangereux.

Mais si c’était que ça le problème, j’aurais très bien pu y aller à fond et tous les exploser en me jetant dans la mêler (et dieu sait que j’ai envie de leur refaire la tronche), mais maintenant on avait un nouveau problème de « taille », c’était peu dire. Sortant de derrière les remparts, voilà qu’une énorme machine de guerre se faisait traîner pour arriver vers nous. Encore une fois, j’étais certains de pouvoir faire sauter cette machine avec une détonation suffisamment puissante, mais je n’étais pas sûr pour le coup. Et le second point… Ryûga, encore une fois, veut conserver la base entièrement intacte, et ça doit comprendre la machine de guerre. Putain que je haïssais ce genre de situation.

Observant partout, je me demandais quelle opération entamer. Un carnage sans nom pour éradiquer les soldats : cela demanderait beaucoup trop d’énergie. La destruction des machineries autour de nous : ça attirerait trop l’attention par les soldats et réduirait l’arme en cendre. Dans tous les cas, je doutes que l’on puisses s’en sortir sans enfin se montrer, donc autant attirer l’attention ailleurs pour nous permettre de foutre le camp…


« - Inori, tu vois l’engin qui approche ? Dans quelques secondes, une détonation va retentir et le retourner, et un écran de fumée fera son apparition. Retient bien la position de la porte pour rentrer dans le bâtiment, et une fois que tu verras la fumée, tu cours vers cette dernières. Si jamais quelqu’un est sur ta route, tu n’hésites pas et tu lui colles une frappe avant de continuer. Matsuho quant à toi, accroche toi bien, j’aurais besoin de mes deux mains… »

De ma main droite sortie une boule d’argile que je forgeai sous la forme d’un petit scarabée. Mon chakra allait en prendre un coup, mais c’était la seule opportunité que j’avais. Prenant une légère respiration avant d’exécuter un Müdra, le scarabé s’envola et une fois arrivé au centre de la place explosa et lâcha un écran de fumée sur la zone. La visibilité en serait largement réduite, pour nous comme pour eux, mais c’était ce que j’avais de mieux.

« - Go. »

Sans attendre, je me jetais dans la fumée, en me disant que Iori devrait bien me suivre. Profitant du moment de panique général, je concentrai mon chakra afin de contrôler et faire exploser ma deuxième bombe : l’oiseau qui nous avait transportés. Je l’avais laissé planer dans les airs le temps de décider quoi en faire, et voilà mes conclusions : si je ne pouvais pas détruire entièrement l’arme, je pouvais tout aussi bien la faire basculer. Le Müdra exécuté, une explosion retenti devant l’endroit où devait se trouver à ce moment, la machine se déplaçant lentement, il était facile de deviner. J’espérais que le souffle de la déflagration était suffisant pour faire renverser l’arme et les empêcher de s’en servir. Quant à moi, je continuai de courir. Dans la direction que je voulais. Mais pour assurer mes chances, un nouveau müdra de mes deux mains se forma.

« - Kagebushin no Jutsu. »

Cinq clones se créèrent autour de moi, et partir chacun partir dans une direction différente, normalement là où il y avait le plus de soldats. Cela devrait attirer l’attention et disperser les forces de l’empire. J’espérais ainsi que l’on s’en sorte mieux, mais ce n’était pas à parier dessus…

Résumé des actions:
 


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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Jeu 7 Sep 2017 - 13:45


Mes yeux s'écarquillèrent face à la machine de guerre que les troupes de l'Empire sortirent. Je n'avais jamais rien vu de tel et dieu sait quelle puissance de frappe pouvait avoir un tel engin. Certains ninjas pouvaient contrer l'offensive, mais moi, sans contrôle de Chakra, j'avais très peu de chance de m'en sortir vivant si jamais on m'attaquait avec cet appareil. Je déglutinais bruyamment, alors que notre Senseï se ruminait les méninges pour trouver une solution et nous sortirent de cette impasse.

Les directives tombèrent. Évidemment que j'avais vu l'engin, seul un aveugle ne pourrait pas le voir, c'était le cas de Matsuho d'ailleurs. Le Bakushô comptait relâcher une explosion sous la machine pour la retourner et la rendre ainsi inutilisable. Son explosion allait créer un nuage de fumée, je devais en profiter pour plonger tête baissé dans le tas et rejoindre la porte de l'autre côté. Il y avait passablement de monde à présent dans la zone et ma course allait sans doute rencontrer des adversaires. Je devais être rapide et me défendre si jamais on m'attrapait, mais étais-je assez fort pour me débarrasser d'eux ?

    — C'est compris Senseï.

Déclarais-je à voix basse pour éviter que l'on nous entende. Je visualisais la porte et m'imaginais le chemin que j'allais emprunter pour rejoindre ma cible. J'allais devoir être discret, silencieux et agile pour me frayer un chemin au milieu de la future confusion engendrée par Kazuya.

Sa création d'argile se dirigea sous l'arme et je me préparais à déguerpir de ma position actuelle. Une fois l'explosion retentit, je fonçais dans la direction mémorisée. Mon maître s'était lui aussi élancé, je pouvais suivre ses traces, mais sa trajectoire changea, j'étais seul face à mon destin. Mes foulées étaient grandes, ce qui causaient moins de contact avec le sol, donc moins de ralentissement et moins de bruit.

Je voyais rien, mais je savais que la porte se trouvait devant moi. Je jouais des coudes lorsque je sentais quelqu'un me toucher malencontreusement. Pour le moment, personne n'avait ressenti ma présence, n'y avait-il pas de senseur dans leur rang ? Tant mieux pour moi si ce n'était pas le cas.

Je continuais ma course effrénée pour atteindre mon objectif, celui donné par Kazuya-Senseï. Je n'avais pas le droit à l'erreur, je ne servais pas à grand chose, alors je devais assurer sur le peu de chose qu'il me confiait.
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Jeu 7 Sep 2017 - 17:12

.


Le combat commence à peine et il est déjà trop fiévreux et frénétique pour que la raison y ait la moindre place. La pensée et le mouvement réfléchi s’effacent pour céder la place à l’entraînement et l’instinct. Un brouillard de fumée âcre. Les craquements des armures. Les grognements de surprises. Les odeurs de salive, de peur, de sueur, de panique, de confiance, du fer des lames, du sel lacrymal, du souffle. Mais point de mort. L’effet de mon illusion n’apporte apparemment pas l’effet escompté et je maudis ma propre faiblesse. Les vibrations du monstre de métal approchant remontent dans ma colonne vertébrale. Quelque chose le brûle dans mon sang. Une chose réactive, refusant d’être dominée. Je me dois de la contrôler ou toutes ces manœuvres pour éviter un contact direct n’auront servies à rien.

Malgré ma situation, j’étais immensément fier de moi-même, car je savais faire trois choses avec un talent que peu parvenaient à égaler au cours de leur vie. Ces trois talents m’avaient valu de gagner passablement argent, aucun doute là-dessus, mais m’avaient surtout permis de me hisser hors des abîmes de misère qui avaient avalé mes parents ; et quitter les taudis était une chose tout à fait hors d’atteinte pour la plupart des mendiants des rues de ma cité natale. Trois talents. Il n’en fallait pas plus. Et cela n’était pas même si compliqué. J’étais une de ces âmes naturellement chanceuses vivant dans l’instant présent. Jamais je n’accordais une seule pensée au fait de devenir vieille un jour, n’épargnais mon argent avec trop de soin. Trois talents me portaient au fil de l’existence, au gré des ennuis et des solutions. Le premier était la discrétion, un talent que j’avais perfectionné en faisant bon usage dans les étendues basses infestées de criminels de la plus grande cité de Ta. Le deuxième était de savoir sourire avec un mélange doucereux de charme et de familiarité, que j’avais diversement mené dans plusieurs branches d’occupation de l’armée impériale.

Mon troisième talent, grâce auquel je m’étais retrouvé en premier lieu dans cette situation, était le mensonge. Pas un jour ne passait sans que je ne repense à la conversation qui m’avait condamné à finir ici. Je m’étais retrouvé assise dans un bureau austère, en train de curer la poussière de sous mes ongles d’un air absent pendant qu’un psychologue déblatérait à n’en plus finir à propos de « devenir ninja », et d’un « besoin bien réel » de défendre les valeurs du village d’Iwa. J’ai donc assuré au psychologue que je prenais cette offre avec tout le sérieux nécessaire. Et lui avait ensuite servi lors des deux heures suivantes une fiction poignante, à base d’ambitions guerrière, et d’un esprit curieux qu’il m’a fallu réprimer, prise dans l’étau suffocant des taudis qui m’avaient vu naître. Maintenant, enfin, je suis libre de combattre, de servir la cause de mon Dieu, de détruire mes ennemis, de… De mentir comme une arracheuse de dents.

Je me sens vaguement concerné par le fait que j’allais mourir ici si la situation ne s’améliorait pas rapidement.

Matsuho… fait… ce qui doit être fait…

J’entends une voix devenir de plus en plus faible à mesure qu’elle glisse, flottante dans ma conscience et revenant par sursauts, comme avant de sombrer dans un sommeil sous sédatifs. Mes pensées se scindent dans une dualité incontrôlable. Je sens Kazuya qui commence à courir à travers la fumée qui m’asphyxie lentement, j’entends le souffle d’Iori si proche et pourtant si loin, le pas grondant des soldats qui nous entourent. Quelque chose doit être fait pour pouvoir rester en vie. Un sacrifice. La situation réclamait un sacrifice.

Mon attention se porte doucement sur Iori. Oui…le mensonge était une de mes qualités. Le mensonge et la trahison.
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Ven 8 Sep 2017 - 9:17

Le roulement implacable de l'engin de guerre résonnait sur les hauteurs de la forteresse tandis que le trio de shinobis se préparait à passer à l'action. Ce fut d'abord un écran de fumée qui éclata au milieu de l'esplanade, brouillant la vue de tous les soldats qui cessèrent presque tous de bouger, se voilant le visage de leur main libre. Le régiment chargé de faire avancer le Scolopendre ralentirent l'allure, désormais certains que quelqu'un ou quelque chose était en train de leur jouer un mauvais tour. Les armes furent dégainées dans la hâte et sous la pression, tandis qu'un étrange volatile quittait les hauteurs du ciel pour descendre en piqué devant l'arme de guerre.

L'explosion qui s'ensuivit fit trembler toute l'esplanade, envoyant valser plusieurs des soldats de tête et en démembrant plusieurs autres alors que le Scolopendre s'arquait à la verticale, déchirant la fumée dans le mouvement et menaçant de s'écraser sous son propre poids sur la moitié des soldats impériaux. La plupart parvint à courir du côté opposé pour échapper à l'engin en dépit de la visibilité atrocement limitée, mais lorsque le fracas assourdissant de la chute du Scolopendre retentit, plusieurs soldats trouvèrent à nouveau la mort, broyés.

Pendant ce temps sur la piste, le chaos se propageait. Du mouvement dans la fumée. Tous les soldats ou presque étaient désormais certains d'être pris pour cible, certains balayant l'espace devant eux avec leur arme pour tenter de toucher quelque chose ou, à défaut, d'éloigner cette épaisse fumée. Le tout fut très peu probant, et le trio de shinobis parvint à s'éloigner du tumulte et à atteindre le seuil de la grande porte d'où était sorti le Scolopendre un peu plus tôt. Dans les secondes qui suivraient, la fumée se dissiperait d'elle-même sous l'effet du vent d'altitude et les soldats restants sur l'esplanade, désarçonnés mais toujours autant que possible groupés en formations de combat, se retrouveraient face à cinq clones du Bakushô responsable de leurs malheurs, prêts à se battre et à tenter, par tous les moyens, de suivre leurs ordres : mettre à feu le Scolopendre.

Mais l'original et ses deux élèves, eux, se trouvaient déjà à l'intérieur du bâtiment au fond de l'eplanade, supposément à l'abri d'éventuels regards qui se retourneraient vers eux. Ils se trouvaient à présent dans un immense hangar de plusieurs dizaines de mètres de haut et d'autant plus profond, presque vide à l'exception des boîtes à outils et ateliers délaissés qui se trouvaient de part et d'autre de l'emplacement initial du Scolopendre. Des passerelles en métal couraient le long des parois à droite et à gauche pour pouvoir accéder aux niveaux supérieurs, mais des couloirs au niveau du sol partaient également sur la droite et la gauche, s'enfonçant dans la forteresse et à peine illuminés par quelques lampes murales rouges. Plusieurs opérateurs semblaient encore se trouver tout en haut du hangar au plus haut niveau des passerelles, observant les événements extérieurs par les meurtrières de ventilation et débitant un flux de paroles continu sans pour autant qu'on puisse leur trouver un interlocuteur.

Au bout du couloir de gauche au niveau du rez-de-chaussée, où se trouvait le trio d'intrus, des bruits de pas cadencés commençaient à retentir.
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Sam 16 Sep 2017 - 13:09

La traversée de la fumée se passa sans encombre, alors que j’entendais le bruit du fracas de l’arme de guerre dans mon dos. Et avec elle, la douleur et la mort des glands qui ont pas pensé à fuir. Putain que je suis fort, mon Kill count vient de grimper en flèche. Mais je pourrais m’auto-congratuler plus tard, on verra ça après que la mission soit réussie. Traversant l’écran de fumée, je me souciais que peu de ceux qui se trouvaient sur ma route. Une droite par ci, un coup de pied par-là, il me fallait atteindre l’intérieur du fort si je voulais réussir à récupérer notre objectif. Nous voilà enfin au niveau de la porte. Un regard bref derrière, et je vois Iori débarquer.

« -Considère ça comme ton cardio, on reprendra en rentrant. »

Un nouveau regard pour confirmer ce que j’attendais, je vis bien mes clones en train de bouger dans tous les sens, enchaînant esquives et patates sur les différents soldats pour les distraire. Ils ne tiendraient pas longtemps, mais suffisamment pour nous permettre d’avancer. Sans perdre la moindre seconde donc, je pénétrais dans l’antre, sans laisser le temps à l’aspirant de reprendre son souffle. Notre course nous emmena dans une sorte d’hangar, vide. Bordel, moi qui pensait enfin arriver à la fin. Bon, à vrai dire, je pensais bien que ça risquait de poser problème si c’était aussi simple et les deux gosses n’avaient encore rien fait…

Cependant, à force d’observer, je me mis à entendre au-dessus de moi du bruit. Y avait des types en haut, et c’était sans aucun doute les gens qui canardaient ceux qui se chargeaient de la diversion. Hum, dois-je les aider ou non… Bah, ils devraient appendre à se démerder seuls, et puis quoi encore, que je leur dessine une cible pour savoir où viser ? Non, le vrai problème semblait arriver d’un autre couloir à notre niveau qui se faisait bruyant, pas comme le bruit gênant qu’on entend en fond, plutôt le type « Les emmerdes arrivent » de son. J’aurais bien tenté de resté caché en hauteur, utilisant simplement du chakra pour m’accrocher au mur, mais venait encore une fois le problème avec Iori. Et c’était pas pour dire, mais Matsuho commençait à me peser sur le dos.


« -Bon… Récapitulons la situation. A droite, des troupes se ramènent. En haut, on a les artilleries, et à droit, on a un chemin sans bruit. Devinette, comment on fait pour régler la situation rapidement, en évitant de causer trop de dégâts matériel ? »

Etait-ce vraiment le moment de jouer aux devinettes ? Certains diraient que non, non c’était pas le putain de moment et qu’il fallait courir. Mais c’était un cours en même temps qu’une opération spéciale pour eux, autant qu’il apprennent à réfléchir un peu. Mais ils n’avaient pas réellement le temps, donc il me fallait choisir d’agir plutôt. Aussi, alors qu’ils étaient tous les deux en train de réfléchir, je me contentais de mâcher de l’argile avec mes mains pour créer une forme d’oiseau, plus rapide et fin que les autres. Une fois cela fait, je jetai la statuette vers Iori pour le laisser se charger.

« -Tu te souviens des cours de lancer de Kunai. Balance moi-ça le plus haut possible et cours, je me charge du reste. »

Sans attendre, je me préparai à taper un sprint en direction de l’entrée sombre d’où il n’y avait aucun bruit. Une fois le lancer d’Iori fait, l’oiseau prendrait forme et fonderaient rapidement sur les échafaudages pour exploser à l’impact. Si tout ce passait comme prévu, l’échafaudage tomberait ainsi sur ceux qui débarqueraient et les tuerait, avec de la chance, ou du moins les ralentirait. Et en bonus, l’artillerie stopperait. Une bombe, quarante morts. J’aimais bien cette expression. Hélas, je savais qu’il serait difficile de convaincre Iori d’être l’auteur d’autant de morts, lui et son idéalisme d’héros, et bla bla bla… Heureusement, c’est pour ça que Matsuho était là. Chuchotant donc pour que seule elle entende, je lui donnais un petit conseil.

« -S’il hésite… Donne lui un petit coup de boost. »

HRP:
 


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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Lun 18 Sep 2017 - 17:12


Je venais d'atteindre ma destination, celle précédement désignée par mon supérieur. J'étais ultra fier de moi, mais je ne m'étais jamais autant chier dessus qu'aujourd'hui. En même temps, ce n'était pas tous les jours qu'on courait à l'aveugle au milieu d'un écran de fumée avec des ninjas armées jusqu'aux dents et sans doute bien plus fort que moi. J'avais suivi aveuglèment les ordres du Bakushô et j'avais risqué ma vie dans cette folle entreprise. Heureusement pour moi, la chance semblait me sourire aujourd'hui, mais cela allait-il continuer ?

Je me pliais en deux, les mains sur les genoux, tentant de reprendre mon souffle, mais Kazuya me repris, il n'y avait pas de temps à perdre. Un bruit rythmé vint touché mon ouïe, cela n'annonçait rien de bon, il y avait des gardes qui se dirigeait contre nous et nous étions coincé dans cette pièce. Je jetais plusieurs regards autour de nous pour évaluer la situation et trouver une solution pour nous sortir de ce pétrin. Deux couloirs, un "vide" et un bondé d'ennemis. Pour moi, le choix était vite fait et lorsque notre Senseï posa la question, je répondis du tac au tac.

    — On fuie dans cette direction !

Mon index pointait dans le couloir mystérieux et silencieux. Cependant, avant de prendre nos jambes à notre cou et déguerpir, le Jônin me demanda de lancer le plus au possible une nouvelle création de sa part. Quel allait être le résultat de cette action ? Je n'en avais aucune idée, mais une fois de plus, je lui faisais confiance et j'y mettais toute ma force pour balancer cette objet d'argile aussi haut que je le pouvais.

Aussitôt cette action faite, je courrais en direction du couloir inconnu et j'entendis une explosion dans mon dos. La situation actuelle m'empêchait de raisonner correctement et je n'avais pas eu la présence d'esprit pour comprendre que je venais de balancer une bombe. Allait-il y avoir des morts à cause de moi ? Je me sentais mal, je ne voulais pas tuer, mais eux, hésiterait-il à me tuer ou tuer un de mes proches ? Cependant, je n'étais personne pour ôter la vie, quand bien même eux le ferait sans scrupule. Mon esprit était torturé par ces interrogations, mais je devais me reprendre, la mission était loin d'être fini et nous étions en plein cœur de la zone ennemie.
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Lun 25 Sep 2017 - 17:13


La mort n’avait jamais recelé la moindre terreur pour une fille de Ta. Durant les jours pendant la guerre entre Maskiniste et Jashiniste, la mort avait été partout : dans les querelles de sang, dans les crimes d’honneur, ou à la chasse, causée par la disette, les éléments ou la maladie. Le peuple des rizières avait fini par s’y faire, sans jamais s’en plaindre, ni la célébrer. Il n’érigeait pas de mausolées aux défunts, et laissait les corps se faire ronger par les vents et les oiseaux charognards. En cela, comme en toute chose, je n’avais fait qu’un avec ma terre d’origine. J’ai vu cent morts avant même d’avoir laissé derrière moi mon enfance prodigieusement courte. L’adolescence avait amené davantage de bains de sang, dont beaucoup perpétrés par mon père adoptif, et toujours, je croisais la mort de la même façon détachée. Jamais je n’avais porté de deuil : la mort était dans l’ordre des choses, faisait partie du motif immuable de l’univers. Il fallait en être reconnaissant, car elle abrégeait la maladie, fauchait l’âme vigoureuse avant qu’elle ne s’amollisse, dégageait le sol pour une nouvelle récolte. La mort avait même pris des Dieux, murmurai-je.

Même des dieux. Malgré tout cela, il était pénible d’être témoin de ce qu’était devenu le fort de la flèche. D’après le son des pas de Kazuya et d’Iori, le groupe foule les couches de cette poussière gris argent qui crissait sous leurs pas. Les grondements des bombardements ne cessaient jamais ; j’imagine leurs lueurs crépiter sur le lointain horizon, comme des fissures dansantes sur une autre réalité plus étrange. Par intervalles retentissait un roulement de tonnerre profond, le pouls irrégulier d’une forteresse dans les derniers spasmes de son agonie.

Un bang retentissant résonna dans la salle, suivi d’un immense souffle d’air chaud comme celui d’une forge. Iori n’avait vraisemblablement pas besoin de mon aide pour se décider à tuer. Je me demande comment il réagira lorsque des fragments d’os et de tendons viendront tinter son champ de vision ou se coller contre les murs. J’imagine les cris de surprises rebondissant en longs échos haineux et perçants, avant que les derniers morceaux de chair d’un autre monde ne retombent et s’écrasent au sol. Pour une fois, je ne trouve rien à dire. Je guette par précaution autour de moi, m’attendant à moitié à voir d’autres soldats surgir, mais la salle resta vide, uniquement marquée par les cliquètements des passerelles et l’odeur de brûlé.

    : L’heure des tergiversations est passée : nous avons agi, ils sont donc contraints d’agir à leur tour. Nous sommes encerclés et notre espace diminue. Si ce chemin s’enfonce dans les entrailles du fort, nous avons une petite chance d’y trouver les greniers. Leur destruction pourrait les démoraliser et nous assurer une extraction facile.


Je suis du même avis qu’Iori même si le mot fuir me laisse un goût amer dans la bouche. Se replier et contre-attaquer trouvaient un écho plus favorable dans mon esprit. Je n’avais pas la moindre idée de la raison pour laquelle cet accès n’était pas protégé, mais cela épargnait la tâche coûteuse d’essayer de s’ouvrir une brèche par nous-mêmes.

    : Il y a aussi un autre moyen. Ces soldats sont loyaux à l’Empire mais cet empire n’existe plus qu’à travers un idéal, idéal qu’incarnent les officiers qui dirigent ce fort. « Coupe la tête, le corps finira par mourir ».


Il revenait à Kazuya du choix du prochain objectif mais il fallait de toute manière ne pas s’attarder ici. D’un mouvement fluide je saute du dos de mon Senseï pour retomber en douceur sur le sol. J’attrape mon bâton télescopique pour le déployer sèchement devant moi. Sans laisser le temps à Kazuya de décider, je balaye de gauche à droite en me focalisant sur les bruits de pas d’Iori. Au bout de ce couloir se trouvait peut-être mon premier sacrifice à Jashin.

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Sam 30 Sep 2017 - 10:14

Le régiment se rapprochait rapidement dans le couloir. A l'extérieur, la troupe chargée du Scolopendre avait bien du mal à tenir la dragée haute aux clones du Bakushô, mais un premier finit par encaisser un coup, le rendant à l'état de fumée, et un second ne tarda pas à connaître le même sort, resserrant un peu l'étau autours du trio restant qui demeurait extrêmement dangereux. A l'intérieur du grand hangar, les choses allaient rapidement évoluer : un oiseau d'argile fut lancé en hauteur, tandis que le trio de shinobis encore relativement incognito filait vers la droite. Le timing qui suivit, comme souvent lorsqu'il s'agissait de l'oeuvre d'un shinobi d'élite, se révéla presque parfait, de même que le lancer du jeune aspirant.

L'explosion retentit tout en haut à hauteur des opérateurs, qui communiquaient par radio avec les artilleurs proprement dits, balayant le métal et le bois, déchiquetant les chair et exposant les organes à la lumière pâle de la montagne qui filtrait à l'intérieur. La structure fut ébranlée, et des monceaux de matériaux tombèrent lourdement tandis que le régiment arrivait au cœur du fracas. Plusieurs membres de celui-ci furent lourdement blessés, tandis que d'autres se hâtèrent de reculer dans la précipitation. Une fumée âcre et remplie d'une odeur de chair brûlée envahit l'entrée du hangar, mais les auteurs de l'explosion avaient déjà pris la poudre d'escampette.

Le trio évoluait désormais au cœur des couloirs uilitaires et militarisés à l'extrême de la base. Beaucoup de soldats demeuraient encore dans le bâtiment, mais une seule personne, au cœur du complexe, gardait encore la tête froide. Ses index rassemblés et placés devant sa mouche en signe de mutisme, ses yeux plissés de contrariété, Arudin venait de recevoir les derniers rapports fragmentaires. L'assaut sur leur forteresse venait de redoubler, et le chaos qui régnait aux niveaux supérieurs ne laissaient rien présager de bon. Il était le seul, en ces murs, à encore savoir utiliser les arts ninja, ceux-là même qu'avait maîtrisé feu l'Empereur. Il savait quand une bataille commençait à sentir le roussit, et il savait dès lors qu'il lui faudrait tôt ou tard passer à l'action, lui aussi. Il était le seul. Il était le dernier. Là, dans son bureau au cœur du complexe, son chakra bouillonnait de colère mise sous clef.

Passant son grand manteau beige sur ses épaules en se dirigeant vers l'entrée de son bureau à peine éclairé, il passa le mot à sa garde personnelle. Pas plus entraînés que le reste des troupes, ces hommes et femmes avaient toutefois gagné une plus grande part de sa confiance encore que les autres. Leurs ordres étaient à présent de quitter leur poste pour patrouiller activement les couloirs en se déployant vers les confins du Fort, deux par deux. Ces couloirs de béton froids et vaguement éclairés de lumières rouges minimalistes sur les murs pouvaient s'avérer un véritable labyrinthe, mais ses hommes le connaissaient bien. Au fond de lui, Arudin sentit l'heure arriver...
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Dim 8 Oct 2017 - 11:41

« - Il faudra que tu apprennes Iori que la fuite n’est pas une option. Soit on avance, soit on crève, c’est tout. »

Les jeunes de nos jours pensaient vraiment qu’à sauver la peau de leur cul si jamais les choses devenaient difficile. S’ils avaient vécu la guerre comme moi, ils comprendraient réellement que la loi de la jungle n’était pas qu’une façon de vivre extrême. Force physique, force de savoir, force de caractère, il y avait pas de secret. Soit tu avais les tripes pour affronter le danger face à toi, soit tu vivais ta vie en misérable fuyard. Moi j’avais choisi mon camp, chose que j’appliquai encore aujourd’hui : j’étais un chasseur, et mes proies allaient se faire exterminer.

Mais assez avec le lyrisme, parlons plutôt de l’action. Iori voyait notre couloir en face comme un endroit pour fuir, ce qui est en effet une façon de voir les choses. La façon des faibles. Ce couloir nous mènera forcément vers l’endroit où se trouve le chef de la forteresse. Nous ne l’avons pas croisé à l’extérieur et il y avait peu de chance que ce genre de personnage ne se cache dans un endroit d’où il ne pourrait rien observer. Ce qui voulait dire qu’il était forcément dans cette partie que nous n’avions pas encore exploré de la forteresse. Et comme le disait si bien Matsuho, le meilleur moyen de se débarrasser d’une ruche était de s’en prendre à sa reine.


« - Au vu des couloirs qui vont s’enchaîner, on va devoir progresser de manière plus subtile qu’avant. Des soldats seront sans doute en train de patrouiller aux quatre coins de la forteresse, alors nous devrons nous débarrasser des micro-escadrons un à un. Voilà comment nous allons procéder… »

Mes explications données, je passais une nouvelle fois devant en concentrant mon chakra pour utiliser mon affinité Hikariton, non pas autour mais sur moi-même. Rouvrant mes yeux, ma vision s’en retrouvait grandement altérée, puisque je n’arrivais plus à distinguer correctement les murs, au profit d’une autre forme d’observation : la vision thermique. Jouant des fréquences lumineuses, me voilà à pouvoir détecter toutes sources de chaleurs autour de nous. Iori se chargerait de nous prévenir, moi et Matsuho, des parois murales alors que je lui dirais vers où aller ou non.

Nous avancions ainsi lentement dans la forteresse, usant de différents précédés afin de nous débarrasser de toutes équipes que nous croisions. La plupart du temps, je me contentais de créer une figure d’argile suffisamment petite pour se faufiler entre leurs jambes et exploser, leur indiquant ainsi de partir ailleurs. D’autres fois, Matsuho utilisait ses dons en Genjutsu pour les distraire, de quoi économiser mon chakra. Utilisant sa voix pour transférer ses illusions, c’était suffisant pour les empêcher de faire le moindre faux pas. Et dans le troisième cas, où nous n’avions ni le temps ni le luxe de faire le moindre petit stratagème… Un coup de pied dans l’arrière train d’Iori pour le forcer à l’action et nous nous mettions à deux pour coller des mandales jusqu’à les faire taire.

Difficile à croire qu’un Bakushô se retienne autant de devoir faire sauter toutes la forteresse, et moi-même j’aurais admis que si ça s’était passé dans ma vingtaine, le boulot aurait été fini en 2-2 même s’il n’en serait resté que des cendres. Mais c’était également ces expériences et ordres que j’avais reçu qui me permettraient ainsi de non seulement renforcer les protections de la citadelle, mais en plus, aider les deux morpions à se démerder pour le sous-texte de cet exam. Ryûga ne m’en avait pas parlé, mais soyons honnête : envoyer deux aspirants dans une mission de sabotage, c’était trop gros pour ne pas voir de quoi il s’agissait réellement.

Au bout de plusieurs minutes à vagabonder dans les couloirs, je sentais même avec mes sens altérés que la lumière allait devenir plus intense et laissait s’évaporer les effets de ma technique. Marchant droit devant avec les deux morpions derrière, j’arrivai ainsi dans un nouveau hangar, assez ouvert et sans obstacles qu’on se serait cru au milieu d’une arène pour un boss final de jeu vidéo. En parlant de ça, bien au centre comme pour une pièce de théâtre, se trouvait un homme assez avancé en âge mais aussi bien habillé. Devinant trop aisément de qui il s’agissait, je m’avançai légèrement en sortant une clope de mon paquet et l’allumant, ne quittant pas des yeux l’homme en face et laissant mon énergie à nouveau me préparer à toute offensive chakratique.


« - Alors c’est vous le chef de cette bande de connards ? Ca tombe bien, je commençais à en avoir marre d’attendre. On va la faire simple : ou bien vous vous rendez la queue entre les jambes, ou alors je me charges de vous l’arracher pour vous la faire bouffer. J’en ai rien à battre de votre réponse, mais s’il vous plait… Choisissez la méthode violente que je puisse éclater votre gueule… »

L’adrénaline montante alors que je souriais face à celui qui allait se faire défoncer, je restai cependant pas trop éloigné des deux autres gosses pour éviter le moindre faux pas. Ils représentaient mon seul désavantage, et je ne comptais pas le laisser en profiter. Relâchant une nouvelle bouffée de fumée, j’attendais, mains le long du corps et commençant déjà à mâcher de l’argile, la réponse que je connaissais d’avance…


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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Ven 13 Oct 2017 - 7:15


J'étais devenu les yeux de mon équipe, car dès à présent, même notre Senseï avait "perdu" la vue. Je devais leur indiquer le chemin et nous débarrasser des possibles gardes que nous allions croiser. Bien sûr, ils allaient d'abord essayer de s'en occuper, mais dans le pire des cas, je devais m'en charger. Comment ? Aucune idée, sans Chakra et avec ma force de gamin, je ne risquais pas de venir à bout d'un de ses garde armé, entraîné et avec plus de force que moi.

La situation me stressait, je ne réalisais pas totalement ce qui se passait et les actions précédentes que j'avais réalisé. J'avais tué, mais je n'y avais pas songé, j'étais bien trop préoccupé à nous sortir de ce merdier.

Scrutant les environs, les différentes voies, je guidais l'équipe du mieux que je pouvais. Notre route ne fut pas des plus calmes, mais nous parvenions d'une manière ou d'une autre à continuer d'avancer. Autant vous le dire, je n'étais pas celui qui nous permettait de poursuivre notre route, heureusement que le Bakushô et l'aveugle était là.

Finalement, notre trajet se termina lorsque nous pénétrions dans une nouvelle pièce, plutôt grande. J'étais essoufflé, j'étais plié en deux, je relâchais peu à peu la pression que j'avais accumulé depuis le début de la mission et là... je réalisais tout ce qui venait de se passer et je ne pus me retenir de vomir. J'étais placé à côté de l'entrée, derrière mes deux partenaires. J'avais chaud, froid, je tremblais, je n'étais pas bien et nous n'étions pas au bout de nos peines.

M'essuyant la bouche, je relevais le regard et remarquais une personne au centre de la salle. D'après les paroles de Kazuya, il s'agissait du chef de cette planque. Je n'étais pas apte à combattre, mais l'affrontement semblait inévitable, je doute que notre adversaire se rende gentiment. Je me plaçais aux côtés Matsuho, je n'étais pas en forme, mais je devais aider l'équipe, contribuer à notre victoire ou plutôt éviter de les gêner. Si ça ne tenait qu'à moi, je me resterai en soutien pour éventuellement intervenir si la situation devenait critique.

    — Vous pouvez compt...

Instinctivement, je me retournais et recrachais mes boyaux. Je revoyais la scène de l'explosion, la chair volée, le sang s'imprégner sur les murs, l'odeur de la peau brûlé, j'avais commis une atrocité et je ne le réalisais qu'à présent. Comment avais-je pus tuer ?
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Jeu 26 Oct 2017 - 14:26

« Je savais... que ce jour viendrait. Au fond de moi, je le savais. »

Le commandant avancé en âge, à la barbe grise ruisselant sur son uniforme propre et impeccable, se tenait au centre d'un grand hangar rempli d'étagères très espacées. L'espace n'était éclairé timidement que par quelques lampions rouges accrochés aux murs, et pas âme qui vive en dehors du trio d'Iwa et du vieil homme ne semblait se tenir où que ce soit aux alentours. Le Fort de la Flèche révélait là sa véritable nature, à savoir une place forte gargantuesque tenue par une poignée d'hommes déterminés mais esseulés et isolés.

La rigueur militaire et les méthodes chirurgicales employées par le Bakushô et ses élèves leur avaient permis de se frayer un chemin sans grand mal à travers le réseau intérieur de couloirs et de bureaux qui s'étendaient dans l'immensité interne de la forteresse, et les voilà qui arrivaient à présent face à un commandant seul et apparemment résigné. Arudin tenait son sabre des deux mains, l'une tenant la garde tandis que deux doigts de l'autre pinçaient la lame à l'horizontal.


« Tomber face à quelques freluquets comme vous... ça en revanche je ne me l'étais pas imaginé. Peut-être simplement par fierté... Mais peu importe, à présent. Notre ère a pris fin depuis longtemps déjà. »

Le commandant posa alors un genou à terre, fléchissant l'autre jambe, et tandis que son regard se figeait dans le sol, ses mains portèrent son sabre au dessus du niveau de sa tête, l'offrant en signe de reddition. Il attendit ainsi, immobile quoi que tremblant légèrement sous le poids de la situation et de son âge avancé. Autours de la scène, on pouvait entendre le bois de certaines caisses entreposées sur les hautes étagères qui grinçait, telle une supplique qui s'élevait au dessus du calme.
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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Lun 30 Oct 2017 - 19:39

Nous y étions enfin arrivés. Le moment où je pourrais terminer cette opération dans un coup d’éclat. Le moment où je pouvais arrêter d’être discret et de me la jouer composer alors que je ne révais que de me lâcher. Le moment durant lequel rien ne compterait plus vraiment autour, si ce n’était l’adrénaline parcourant mes veines pour me donner l’impulsion suffisante pour relâcher cette force en moi. Oui, c’était enfin le moment où je n’avais plus à penser, plus à réfléchir, et seulement avoir l’instinct me guider pour le faire payer, les faire tous payer d’être des rats de l’empire qui s’opposent à moi et ma maison. Laisser la rage parler plutôt que la raison.

Mais rien. Je n’aurais pas l’occasion de laisser ce plaisir enfoui au plus profond de mon être s’exprimer. Le sourire excité et avec tellement d’appréhension disparu pour un visage neutre d’incompréhension. La cigarette se consumant entre mes lèvres à deux doigts de tomber, il était difficile de lire l’expression sur mon visage, les yeux toujours cachés derrière ses lunettes teintées. Mais le poing qui commençait à se serrer, les ongles essayant presque de drainer le sang de ma paume était un bon indicateur. Sans laisser l’occasion d’attendre plus, mes pas s’enchainèrent jusqu’à me retrouver à moins d’un mètre en face de lui, le pied en arrière…


« - Te fous pas de ma gueule ! »

Et d’un mouvement ample, je frappais le sabre du pied pour l’envoyer valser dans un coin de la pièce. Il croyait vraiment que j’allais lui accorder une telle facilité, cette solution de lâche minable ?! J’étais furieux, enragé de voir autant de médiocrité de celui qui osait s’opposer comme notre adversaire. Les dents serrées, je finis par couper la clope que je tenais qui tomba au sol, me laissant recracher le reste alors que j’attrapai le vioc par le col pour lui dire ses quatre vérités.

« - Tu appelles ça une fin ?! Tu penses que te laisser crever pour une question d’honneur te serait le plus gratifiant pour toi, un suicide pour mourir la tête haute ? Non mais t’es complètement con ou quoi ?! Un vrai guerrier n’attend pas que la mort vienne à lui, il se bat pour la faire reculer ! Il se bat pour lui faire comprendre que si elle veut le traîner dans ce merdier d’au-delà, elle devra le tirer par la peau du cul ! C’est ça ce qui définit un soldat d’exception ! Mais tu sais quoi ? Le pire n’est même pas ça dans ton comportement ! »

Une frappe dans son abdomen et je le lâchai au sol, le laissant agoniser de la douleur du coup, avant de rajouter un coup de pied pour le faire relever la tête.

« - Tu es le général de cette armée de chiens galeux, l’exemple sur lequel ils comptent tous pour leur faire conserver la foi de combattre. Ils sont sensés suivre ton putain de commandement, et toi tu fais quoi ? Tu les abandonne à leur sort en essayant de fuir par la méthode la plus lâche qui soit ? C’est à la fois misérable et méprisable, vieux con ! Un vrai Leader est celui qui est porteur de l’objectif des hommes. Un vrai Leader se battra pour défendre ses idéaux bec et ongles sans se soumettre ! Et surtout… Un vrai Leader préfèrera mourir au combat plutôt que la queue entre les jambes comme une putain de pisseuse… La mort n’accepte que les soldats valeureux, et il est hors de question que je te l’accorde. »

Un dernier coup au niveau du visage, je savais que ce dernier allait le foutre dans les vapes pendant un long moment. Putain il m’avait énervé. Mais ce n’était pas le moment de me relâcher malgré tout, il nous restait du travail à faire, bien que la situation été bien gérée. Me tournant vers les deux autres qui m’accompagnaient, je constatai de l’état dans lequel ils étaient. Triste à voir, misérables même. Iori était complètement à bout de par la fatigue et, je devinais, par les morts qu’il venait de causer. Quant à Matsuo, elle semblait ajouter le mutisme à son absence de vision. Soupirant devant leur état, toujours aussi énervé, je m’avançai vers eux pour bien leur faire comprendre ma pensée sur leurs performances. Une main se tendant vers eux, je me contentais de les poser sur leur tête un instant.

« - Va y avoir du boulot pour vous deux… Cependant, vous avez suivi les consignes. Le Tsuchikage devrait prendre ça en compte… »

Soupirant un instant, je ressorti mon paquet pour rallumer une nouvelle cigarette, la précédente n’ayant pas eu l’occasion d’être exploitée comme je le voulais.

« - Cependant, ce n’est pas encore fini. Même si l’autre lâche s’est rendu, les autres ne sont pas au courant encore. Nous devons faire vite avant qu’ils ne relancent une nouvelle offensive. »

Les bouches dans ma main commençant encore à macher, je laissais partir une petite statuette d’oiseau qui devint d’une taille imposante dans une explosion de fumée. Ce dernier bougea pour mettre le vieil homme dans sa bouche, afin de le transporter, alors que j’indiquai aux morpions de me suivre pour grimper sur la créature. Le but étant de s’envoler par le toit (quitte à le faire sauter avant) pour montrer aux armées restantes à l’extérieur que leur chef était hors d’état de faire quoique ce soit, et qu’ils n’avaient intérêt qu’à se rendre. Si plus de sang devait couler, Iori serait beaucoup trop traumatisé pour continuer. Et ça ferait beaucoup trop de cadavres à ramasser également…

Mon job était après tout de seulement capturer le fort, pas d’éradiquer ses occupants. Si Ryûga avait quelque chose à y redire… Et bah il irait bien se faire foutre.


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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage Mar 27 Fév 2018 - 19:56

Arudin accusa le coup, encaissant sans défense les assauts tant verbaux que physiques du shinobi de la Citadelle. Il s'était longtemps battu. Trop longtemps. Il était un gestionnaire hors paire, un tacticien au-dessus de la moyenne et un homme loyal et cohérent. Toutefois, aucune de ces qualités ne pouvait le prémunir contre le poids de l'âge et son incapacité à devenir un soldat réellement puissant. Engager sa chair et ses os dans un baroud d'honneur n'aurait eu aucun sens pour lui, qui devait en dépit de tous se ressentiments se plier à la loi du plus fort et à la performance de ces assaillants venus de l'est. Le Fort de la Flèche était tombé, et lui avec. Mais cela n'avait de toute façon été qu'une question de temps.

Le Tsuchikage, certainement, n'aurait pu courir le risque que ce fort serve de point de rassemblement aux forces rémanentes de l'ancien empire, mais la vérité était que les troupes de la place forte se seraient étiolées d'elles-même au fil des années, sauf événement inattendu et inespéré, avec ou sans son intervention. Sa vie, Arudin la tenait dès lors en bien peu d'estime, mais il se tenait là simplement à sa ligne de conduite, qu'elle plaise ou pas à son conquérant et tortionnaire. Il ne put toutefois qu'acquiescer une ultime fois avant de perdre connaissance.


"Bien...parlé, jeune homme... bien... parlé.."

La relève était là, et quel que soit le sort réservé à sa vie, le Commandant qui avait fait tenir le Fort de la Flèche pendant toutes ces années devait à nouveau se rendre à l'évidence : l'Empire et tout ce qu'il représentait était perdu, corps et biens. Les très maigres effectifs demeurant encore en capacité de se battre dans la place forte, sitôt avertis du sort de leur figure d'autorité et de droiture, déposèrent les armes sans discuter. Le duo qui avait fini par percer les défenses rudimentaires du fort put rejoindre sans mal l'équipe de sabotage et d'infiltration, et le groupe ainsi reconstitué fut rejoint un quart d'heure plus tard par le clone du Tsuchikage, resté en observateur au delà de la vallée, ainsi que ses équipes d'escorte.

Il ne fallut pas longtemps aux deux équipes de shinobis pour comprendre, avec les mots de leur Ombre, qu'ils s'étaient en réalité attaqués à un bison affamé et éreinté. Un colosse auquel l'énergie faisait défaut, et qui occupait une place désormais dévolue aux forces militaires de Tsuchi, de la Citadelle.

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Message(#) Sujet: Re: Tabula Rasa – Bleu 2 : Sabotage

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