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 La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki)

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Suna
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Message(#) Sujet: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Jeu 24 Aoû 2017 - 2:09

L'horizon était bordé en bas par une mer de sable infinie et en haut par le ciel d'un jour naissant. Le soleil embrasait le tout, donnant un air de feu temporaire au désert de Suna. Les vents étaient forts, mais cléments, et gonflaient la voile de la planche de Yukiko, lui permettant d'avaler rapidement une distance autrement pénible à faire à pied. Encore quelques kilomètres, et elle serait arrivée.

D'ailleurs, elle les voyait déjà, les ruines. Elles étaient constituées d'un petit village d'à peine une vingtaine de vestiges de bâtiments de pierre et d'un temple abîmé par le temps. C'est ce dernier qui faisait partie de la mission de la kunoichi. En effet, elle devait participer à la restauration d'une partie du site qui était considérée comme dangereuse pour les spécialistes normaux. Les ninjas, qui montaient la garde, n'avaient pas les compétences requises pour s'acquitter de cette tâche. C'est pourquoi on l'avait choisie, elle, qui connaissait bien ce domaine. Elle possédait non seulement un savoir respectable sur les civilisations du désert pour avoir suivi les cours requis en plus d'avoir étudié de près d'autres sites, mais aussi un savoir-faire manuel qui lui permettait d'assister adéquatement les professionnels. Officiellement, du moins, c'était la raison de sa présence. Officieusement, elle avait pour tâche de retrouver de potentiels matériaux et documents qui auraient appartenus à la technologie ancienne que prisait les Saibogu.

Dès son arrivée, elle se mit au travail. Elle fit le tour des lieux, écouta avec attention les explications qu'on lui donnait, et constata que la charge de travail était plutôt élevée, le temple n'ayant pas été entretenu depuis plusieurs années. Les tempêtes de sable n'avaient pas aidé non plus. Les parois extérieures semblaient avoir été poncées avec le temps, les détails les ornant autrefois ayant presque disparus. L'intérieur, toutefois, semblait en meilleur état. Dans la première pièce, quatre statues d'environ quatre mètres de haut servaient de piliers au plafond. Chacune semblait avoir sa personnalité, avec ses traits et ses objets propres. Deux d'entres elles possédaient même des têtes d'animaux.

- Ce sont les gardiens du temple, expliqua l'archéologue qui accompagnait Yukiko. Ils sont là pour souhaiter la bienvenue aux pèlerins ayant bravé le désert et pour combattre les ennemis qui s'en prendraient à la divinité. Que faites-vous?

Il s'était interrompu brutalement, agacé par l'attitude de Yukiko. En effet, celle-ci avait sorti un appareil-photo et avait commencé à prendre des clichés des statues.

- C'est juste pour me souvenir, dit-elle en le regardant de manière inexpressive.

- J'ai demandé un professionnel, pas un touriste... répondit dans sa barbe l'archéologue.

Sans bien comprendre pourquoi il avait l'air agacé, la kunoichi haussa les épaules et lui fit signe de poursuivre. Tout en l'écoutant lui expliquer la signification de ce qui se trouvait encore dans la pièce, elle continua à prendre des photos, mais cette fois des inscriptions sur les murs.

- Vous m'écoutez?

- Bien sûr, professeur.

- Ces inscriptions n'ont été que partiellement déchiffrées par nos spécialistes. Elles racontent l'histoire des gardiens et de leur périple pour défendre leur dieu. C'est dommage par contre que celle-ci soit abîmée.

Il désignait une gravure étrange, contenant des symboles qui différaient du reste des écritures.

- C'est une chance plutôt... dit Yukiko, songeuse, en appuyant sur la détente.

- Une chance? Mais vous êtes folle? Vous ne comprenez rien à la valeur de ce temple!

- Toutes mes excuses, professeur. Je suis d'accord avec vous en ce qui concerne tout le reste, mais celle-ci aurait été fatale pour tout le monde...

- Je ne crois pas aux malédictions.

- C'est comme vous le sentez, professeur. Mais je vous en prie, poursuivons.

Elle se força à sourire gentiment, tentant de ramener l'archéologue à une meilleure disposition, et l'invita à poursuivre une fois de plus. Cependant, une femme arriva et demanda l'avis de l'archéologue sur une trouvaille, permettant à Yukiko d'examiner ses clichés. Sur ceux-ci, on voyait les statues, mais aussi une sorte d'aura diffuse qui flottait autour et en elles.

Du chakra.

Le cliché représentant l'inscription particulière ne montrait rien d'autre, aussi la kunoichi se tourna-t-elle vers l'original. Oui, ç'aurait effectivement pu être dangereux. Elle ne comprenait pas tout, mais il était certain que c'était un ancien sceau de type fuinjutsu, gravé là des dizaines, voire des centaines d'années auparavant. Sans doute pour défendre le temple. Une marque d'arme blanche le coupait en deux, le rendant heureusement inoffensive.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Jeu 24 Aoû 2017 - 18:59

Il est difficile de remonter la piste de l’information. Qui avait réussi à mettre à découvrir cette mine d’or? Qui donc avait entendu parler pour la première de l’expédition pour la restauration du temple situé à plusieurs kilomètres à l’Est de la route commerciale entre Aktana et Kazemori? Quel bandit tirerait le plus du pillage?

Comme toujours, la guilde des clans criminels de Kaze diviserait le butin également entre les gangs, après avoir retirer le montant nécessaire pour payer les officiels, les municipalités et diverses personnes servant à camoufler l’existences des voleurs, assassins et autres malfrats, et, par la suite, il serait la tâche des chefs de séparer les richesses pour que tous les membres aient une somme convenable.

Pour les Fils des Dunes, ça se fait au mérite! Nous divisons une grosse partie également, gardons une part pour subvenir aux besoins primaires du groupe et, avec ce qu’il reste, nous récompensons ceux qui ont été les plus utiles ou actifs lors de l’assaut. Je suis généralement un des mieux rémunérés. Toutefois, contrairement à mes pairs, j’use mon argent pour investir dans divers familles de gangsters et dans le crime organisé. Je place lentement mes pions, acquiers des bribes d’information, fais des contacts.

Le brigandage, ça fait un moment, mais c’est plutôt épuisant. Devoir continuellement trouver où sont les nouvelles routes commerciales et sur lesquelles il y aura des transports sans protection trop musclée n’est pas aussi aisé que plusieurs semblent croire. Parfois, il faut des semaines avant de trouver un coup intéressant. C’est justement pourquoi nous mettons des Ryô de côté, sinon nous ne survivrions pas!

Aujourd’hui, par contre, c’est particulier! Quelqu’un a mis la main sur le gros lot! Les clans se sont rassemblés, ce qui n’arrive pas souvent, et, supportés par un parrain de la région et quelques familles de l’ombre, nous nous sommes lancer à l’attaque d’un cible où des trésors sont découverts par dizaines! Et, comble de chance, le site est supposé protégé que par une poignée de mercenaires!

Tôt dans la journée, nous sommes arrivés par l’arrière du monument. Nous avons contourné notre cible, contournant la route principale en prenant un long trajet derrière les collines pour éviter les regards, et nous sommes prêts à passer à l’action. Les hommes aiguisent leurs sabres, leurs cimeterres et leurs couteaux. Ils tremblent d’excitation, agités par l’anticipation d’une soirée bien arrosée, de partager un lit avec des femmes et des hommes et d’avoir un long répit des combats et du banditisme.

Puis, le hurlement des Scarabées, troupe du Nord, lance la charge. Le mot d’ordre est d’éviter les meurtres inutiles. Parmi les clans, il y a beaucoup de voleurs, mais peu de meurtriers. La plupart d’entre nous tue par nécessité, non pas par plaisir. Lorsqu’il s’agit de notre liberté ou de la survie du clan, les lames tranchent la chair, mais, sinon, nous tentons de garder les dommages collatéraux le plus bas possible. C’est sûrement la raison pour laquelle les forces de l’ordre n’ont pas cherché à nous éliminer comme ils le font avec les groupes plus perfides.

Je prends rapidement les devants, sautant à l’intérieur en un agile bond par une crevasse. La structure semble plutôt petite de l’extérieur. Cependant, une fois que mes pieds touchent au vieux pavé et que mes yeux s’habituent à l’obscurité, je comprends pourquoi cette ruine est importante pour les restaurateurs : on ne voit qu’un étage, mais le temple est beaucoup plus profond!

Subtilement, je me glisse hors de la vue alors que les miens pénètrent de l’autre côté. Je longe les murs, encore sur cet espèce de gradin en pierre blanche, et cherche le chemin pour me rendre rapidement aux trésors.

Il y a beaucoup plus de travailleurs que je ne l’espérais. L’arrivée fracassante des clans criminels de Kaze produit un vacarme effrayant. Plus d’une cinquantaine d’hommes armés se jetant sur tout ce qui bouge, assommant, ligotant ou blessant violemment tous ceux qui se dressent sur leur passage.

Alors que je saute plus loin, toujours discrètement, un clignotement attire mon attention. Une jeune femme accompagnée d’un plus vieil homme analysent des textes sur un mur. Elle tient un appareil que je ne reconnais pas dans ses mains alors que l’autre a quelques livres et plusieurs papiers sous le bras.

*Voilà ma chance!*

La salle est haute et soutenue par quatre grandes statues. L’acoustique est telle que, alors qu’à l’étage, le boucan était abasourdissant, ici ce n’est qu’un vrombissement. Je pénètre et retire un de mes Katanas, en faisant exprès de produire le son si particulier d’une lame sortant de son fourreau.

« Vous n’avez qu’une chance de répondre. Où sont les trésors? »
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Lun 4 Sep 2017 - 16:30

Les échos portés jusqu'à eux s'étaient troublés.

Une tempête de sable, peut-être...

Mais rien dans le ciel n'avait laissé présager une quelconque menace alors qu'elle arrivait ce matin. Tout avait paru normal. Mais bon, les changements pouvaient survenir rapidement et brusquement dans le désert, aussi Yukiko ne s'en formalisa pas davantage. Elle prit d'autres clichés des murs, s'appliquant à enregistrer le maximum d'informations que l'archéologue lui révélait, quand un homme pénétra dans la salle où ils étaient.

Sans doute un mercenaire qui vient nous demander de retourner au campement avant que la tempête ne frappe...

Mais un glissement de lame qu'on sort de son fourreau vint la détromper.

- Oh...

- Vous n'avez qu'une chance de répondre. Où sont les trésors? dit l'ennemi.

Yukiko demeura un instant silencieuse, réfléchissant à toute vitesse. Il était évident qu'elle ne pouvait pas céder à sa requête, mais elle ne pouvait pas non plus se permettre de le provoquer. Qui sait quels dégâts pouvaient être causés par un combat ici? Et le professeur risquait de se faire tuer. Il serait dommage qu'un tel homme de savoir périsse. Puis, elle eût une idée.

- Suivez-moi, finit-elle par répondre simplement.

Yukiko poussa gentiment le professeur dans un coin et marcha en gardant un oeil constant sur l'intrus. S'il la prenait pour une civile, ce dont elle avait l'air en ce moment, elle aurait pour elle l'élément de surprise. Sinon, eh bien il faudrait improviser. Une question demeurait toutefois en suspens : que cherchaient-ils réellement? Les trésors faits d'or et d'argent, ou les matériaux Saibogus?

- Pourquoi faites-vous cela? Vous êtes cruels...

Au passage dans la salle suivante, elle prit deux lampes, dont l'une qu'elle lui tendit. Cela lui occuperait au moins une main, l'empêchant de saisir rapidement un second sabre si l'idée lui traversait l'esprit.

Ils descendirent ensuite un long escalier et les échos du départ n'étaient plus que souvenirs. Ici, leurs pas se détachaient du silence avec fracas, même si on les aurait considérés d'ordinaire comme feutrés. Mais ils étaient si loin et si seuls, à présent. Les inscriptions qui bordaient les murs les enjoignaient à faire demi-tour, mais comme l'un ne pouvait les lire et l'autre n'y portait pas attention, ils poursuivirent jusqu'à arriver dans une salle à peine déblayée.

Il ne faut pas qu'il voit les tracés au sol...

- Voilà, dit dans un murmure Yukiko en montrant l'autel qui était de l'autre côté.

On distinguait le miroitement de métaux dorés finement ouvragés et les éclats de pierres précieuses à une quinzaine de mètres à peine. La kunoichi demeura sur place, souhaitant le laissant aller de l'avant seul. Elle ne voulait pas tomber dans le piège avec lui...
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Sam 9 Sep 2017 - 21:59

*Quelle chance! Je l'ai impressionnée! Elle préfère éviter la violence!*

Sans rouspéter, la jeune archéologue tatouée me demande de la suivre, ce que je fais. Elle pousse de côté l'autre personne. Je suppose que c'est un mouvement pour le garder en sécurité, mais, au cas, je lui jette un regard malveillant pour l'intimider. J'espère qu'il le ressent jusqu'au fond de ses trippes.

Alors que nous passons dans une autre salle, la damoiselle me pose une question.

*Cruel, moi? Non! Jamais! Ce n'est pas de la cruauté ou vous seriez déjà tous morts! Nous sommes ici pour prendre de l'argent dans un seul but: survivre! Kaze nous laisse dépérir, crever dans les rues comme des chiens. Non, pire que des chiens, puisque nous avons le regard de tous les citadins pour nous sentir humilié. Ils nous traite de parasites, ils nous traite de malfaiteurs, mais ce sont eux les pires; eux qui vivent dans le privilège et dans l'excès! Eux qui ont toujours eu tout dans la vie. Non, nous ne sommes pas cruel. Nous cherchons seulement à survivre. Un prédateur qui dévore sa proie n'est pas cruel, ce n'est que la nature.*


Évidemment, je garde le tout silencieux. Si jamais il était connu de tous que nous, les voleurs, les assassins, les criminels, ne voulions généralement pas de mal des civils, il serait beaucoup plus difficile de faire ce que nous faisons sans blessés ou morts.

"Mêlez-vous de vos affaires et taisez-vous," réponds-je après un moment.

Nous arrivons finalement à une structure faite d'or et de joyaux. Mon visage s'émerveille au point où j'en oublie mon guide.

*Retirer les pierres précieuses serait suffisant pour nous loger et nous nourrir pendant de longues années!* pensé-je.

J'avance avec avarice vers l'autel, les yeux brillants de mille feux.

*Des centaines de milliers de Ryos... Au minimum!*

Une fois à quelques pas du trésor, je me retourne, me rappelant la présence de l'autre.

"Ne bougez plus, je-"

Je réalise qu'elle n'a pas avancé, qu'elle n'a pas cherché à faire quoi que ce soit, qu'elle n'a pas bronché. Nous sommes que nous deux, ici, et elle n'affiche aucune peur, aucune crainte. Elle semble si lasse, voire déprimée.

*Contrairement à ce que je pensais, elle n'est pas du tout impressionnée. Que fait-elle?*

"Allez, venez ici avec moi. Vous allez m'aider à récolter les pierres et ensuite je partirai," ordonné-je. "Je suis le seul qui puisse éviter les morts, en-haut. Nous sommes une armée."
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Dim 10 Sep 2017 - 17:51

Deux pas. Il n'aurait fallu que deux pas de plus et il se volatilisait dans la nature pour un bon moment. Au lieu de cela, il s'était arrêté, retourné et lui demandait maintenant de venir l'aider à récupérer les richesses.

- Si je peux sauver des vie de cette manière... dit doucement Yukiko en obtempérant.

Allez, continue à avancer...

Elle se rapprochait et il ne bougeait toujours pas.

Avance...!

Elle n'osait toujours pas utiliser quoi que ce soit à l'encontre de l'épéiste, de peur d'abîmer la salle ancienne. Son sang risquait de tacher la pierre. Qui plus est, elle ne savait s'il disait vrai ou non en mentionnant pouvoir empêcher des morts. Si c'était vrai, cela signifiait qu'il était l'un des plus respectés, donc l'un des plus forts parmi les assaillants. Yukiko n'avait aucun doute sur cette dernière hypothèse, malgré le peu de temps qu'elle avait passé avec lui. Le mettre hors d'état de nuire ne pouvait être que bénéfique. Et les ninjas engagés pour défendre le site feraient bien leur travail, le temps qu'elle remonte pour leur donner un coup de main.

Arrivant à la hauteur de l'ennemi qui n'avait au final pas bougé, elle monta la lanterne à la hauteur de son visage en pointant le mur de richesses.

- Dois-je commencer par les rubis?

À l'instant où il eut la tête tournée, elle lui lança la lanterne sur le côté du visage et l'agrippa à bras-le-corps pour le jeter de toutes ses forces sur les symboles du sol, tout en profitant de l'occasion pour lui coller discrètement un sceau sur le dos. Malheureusement pour Yukiko, alors qu'elle voulut se rejeter au dernier moment vers l'arrière pour ne pas être prise au piège avec lui, elle sentit ses bras se refermer autour d'elle.

Tant pis...

Tous deux se volatilisèrent.

Sous l'effet du transport brutal, ils s'étaient retrouvés à rouler chacun de leur côté. Toutefois, Yukiko poussa un cri de douleur. La lame lui avait entaillé une partie de la joue et du bras.

Ça, ce n'était pas prévu...

Elle recula rapidement contre le mur, sentant le sang couler. Grâce à la lanterne au sol au milieu de la pièce ainsi qu'aux torches accrochées aux murs, elle pouvait voir où ils étaient. C'était un endroit similaire à celui qu'ils venaient de quitter, sauf que la porte par laquelle ils étaient entrés avait été remplacée par une statue à tête de taureau, et le mur de richesses par une ouverture donnant sur ce qui semblait être un large couloir qui tournait vers la droite un peu plus loin.

Yukiko attendit de voir comment réagirait l'autre. S'il posait des questions, tant mieux, elle pourrait gagner du temps. Sinon, il faudrait...

Un rugissement puissant coupa quelque action que purent entreprendre l'assaillant et la kunoichi. Le taureau de pierre s'était mis à bouger! Il étirait ses bras vers le plafond, fermait ses poings gros comme des rochers autour du manche d'une hache à l'aspect particulièrement tranchant et fit un pas menaçant vers eux, les regardant avec des yeux rouges comme l'enfer.

Pas un taureau, finalement... un minotaure...

- Oh...
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Lun 11 Sep 2017 - 18:43

*Enfin, la fin de nos problèmes! Enfin, la possibilité de vivre une vie confortable à quelques mètres! Dans à peine quelques instants, nous pourrons quitter avec suffisamment d’argent pour arrêter notre truanderie! Et, le plus beau, un bain de sang ne sera pas nécessaire! Personne n’a à être blessé!*

Je vois le chatoiement des pierres précieusement comme les années que les miens et moi-même n’auront pas à souffrir.

« Dois-je commencer par les rubis? » demande l’archéologue.

« Oh! » m’exclamé-je, réalisant que j’étais perdu dans mes pensées. « Oui, vous n’avez qu’à commencer à gauche et j’irai de l’autre côté. »

Je lui indique de la main les endroits auxquels je fais référence.

« Faisons vite pour éviter que-»

Je reçois quelque chose de très chaud contre le crâne. Malgré ma surprise, je pivote et frappe du côté plat de mon sabre, cherchant à blesser et non pas à tuer. Cependant, je suis emporter par mon mouvement et, de tout mon long, je m’écrase brutalement contre la pierre du sol.

Quelque chose se passe. Il s’agit d’une sensation nouvelle pour moi : une sorte de pression lourde et d’un pétillement dans tous les muscles. La salle vibre et, soudainement, son agencement change de tout au tout. De nouveau, je percute le sol, mais, cette fois-ci, j’arrive à amortir ma chute et rouler plus loin, laissant malheureusement tomber mon arme pour éviter de me couper.

« Qu’est-ce que-»

De son côté, la femme se déplace complètement à l’opposé de moi. La pointe de mon Katana est ensanglantée, comme son bras.

*Elle a dû tomber dessus.*

Je sors rapidement un autre sabre d’un fourreau et la pointe avec.

« Écoutez, je ne vais pas-»

Un monstre hurle, me faisant écarquiller des yeux et bondir vers l’arrière, prenant aussitôt une position de combat.

« C’est quoi cette-»

Une statue de bête humanoïde devant peser une tonne, armée d’une énorme hache, avance vers la civile. Elle abaisse avec force son arme sur mon assaillante. Aussitôt, je m’élance, canalisant mon Aura. Je percute de toutes mes forces la lame gigantesque du minotaure avec mon arme recouvert de mon Aura, la rendant l’arme la plus tranchante du pays.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Mer 13 Sep 2017 - 2:12

Morte.

Elle serait morte si l'épéiste n'était pas intervenu. Cette constatation la frappait de plein fouet alors qu'il était là, devant elle, à la protéger.

Pourquoi m'aide-t-il?

Sortant de sa torpeur, elle se releva et ramassa l'épée sur laquelle elle était tombée.

Je sais à peine m'en servir...

Le minotaure, voyant sa hache fendre en deux quand elle entra en contact avec la lame de l'homme, cria de nouveau. Il jeta le manche à son ennemi et se lança de tout son poids sur lui. Yukiko avait deux choix. Partir par la porte pendant qu'ils étaient tous deux occupés ou aider cet allié imprévu. La porte était très tentante, mais une pensée s'imposa à son esprit.

Si je n'arrive pas à affronter le minotaure, comment vais-je m'en tirer face aux autres gardiens?

À contrecoeur, elle se mit à analyser la situation.

Le minotaure est le premier danger à affronter. L'épéiste semble être moins mauvais que ce qu'il paraissait, compte tenu du fait qu'il n'a pas hésité une seconde à me protéger, même s'il sait parfaitement que c'est ma faute si nous sommes ici. Vu ses armes et ses techniques, il doit être spécialisé en combat rapproché, et peut-être même apparenté aux samouraïs. Quant à moi, mieux vaut que je me tienne loin. Le minotaure ne semble pas se servir d'autre chose que d'attaques physiques. Il n'a pas l'air d'être une machine, mais constitué simplement de pierre.

Les clichés pris dans la salle du haut lui revinrent en mémoire.

Il y avait du chakra autour de chaque gardien, aussi y en a-t-il probablement sur lui également. Vu la façon dont le temple est constitué, il est peut-être activé automatiquement quand quelqu'un passe la porte. Et s'il est constitué de la même manière que les autres pièges, il doit porter un sceau...

- Cherche un sceau sur son corps! cria-t-elle à l'attention de l'homme.

Elle-même essayait tant bien que mal d'en trouver un. Mais à cette distance et avec pour seule lumière des torches accrochées aux murs, ce n'était pas évident. Elle tenta de faire le tour des opposants et de se rapprocher tout en étant hors de portée. Toutefois, ils bougeaient beaucoup, ce qui lui compliquait la tâche. Et le corps du minotaure semblait renforcé par le chakra, car il résistait beaucoup mieux aux coups d'épée que sa hache.

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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Mer 13 Sep 2017 - 18:50

Ma main avait bougée toute seule. Le code d’honneur du Samuraï, le Bushido, est trop profondément ancré en moi et m’en distancé est terriblement difficile. Droiture, courage, compassion, respect, intégrité, honneur, loyauté et maîtrise de soi en sont les principes et malgré mon kidnapping, malgré ma vie dans les gouttières et dans les endroits les plus malfamées de Kaze, je n’arrive toujours pas à complètement me défaire des liens qui m’attachent à Tetsu. Je suis moi, mais mon corps est celui d’un Samuraï, d’un homme du Nord, d’un Buyuu.

Évidemment, l’arme du monstre est tranchée net. Me propulsant d’un pied, j’envoie valser la partie dangereuse plus loin dans la salle. Lorsqu’elle se plante dans le mur, elle produit un puissant vacarme et un épais nuage de poussière. Toutefois, le minotaure n’a pas dit son dernier mot! Il le manche après avoir grogné avant même que je ne touche le sol.

Je laisse tomber le sabre et attrape le pommeau d’un second encore dans son fourreau, prenant une position composée, solide, tout en tombant. L’énorme cylindre avance vers moi aussi rapidement qu’une flèche.

Aux yeux inexpérimentés, je dois sembler disparaître durant ce mouvement. Le Iaï, la capacité de dégainer son Katana en utilisant le fourreau pour appuyé une pression additionnelle permettant d’augmenter drastiquement la vélocité du coup à sa sortie, combiné à la vitesse légendaire des guerriers du Pays du Fer. Je passe au-travers du manche projeté par la créature sans aucune difficulté, ma lame le fend aussi facilement qu’un couteau chaud dans du beurre, et je continue encore, terminant mon mouvement derrière elle, lui coupant une partie du bras en chemin.

« Bushido-style – Iaïjutsu : Daybreak blade, » dis-je en rengainant mon sabre, les yeux fermés.

*Daybreak blade – La Lame de l’Aube; on dit que la lumière est la plus pure au crépuscule! Les premières lueurs du jour ressemblent au tintement de deux sabres qui s’entrechoquent. La lame de l’aube cause ce flash lumineux aveuglant.*

Puis, un nouveau grognement me tire de mes songes.

La bête s’élance de nouveau, plus vigoureusement cette fois. Je me relève et regarde devant moi, sur le mur.

*Pas de sang,* me dis-je en penchant la tête légèrement. *Cette chose n’est donc pas un organisme que l’on peut tuer en la blessant.*

Je me lance sur le côté, esquivant un des poings du monstre et, d’un bond, je saute sur son dos, le frappant violemment grâce à mon Daï-Katana sur sa nuque dans l’espoir de le décapiter.

*Si les ordres viennent de la tête et que je la coupe, le corps devrait se calmer aussi.*

Cependant, malgré la force de mon attaque, il n’y a qu’une infime marque. Surpris, je descends d’un saut périlleux arrière, évitant la poigne létale qui me visait lorsque le minotaure s’est retourné. J’analyse la situation, me déplaçant entre ses assauts et cherchant un point faible avec mes lames, quand l’archéologue m’ordonne de chercher un sceau.

Les enseignements de mon oncle me reviennent à l’esprit : parmi les Arts Shinobi, il existe le Genjutsu, le Taijutsu, le Ninjutsu, mais aussi le Fuînjutsu. L’Art d’apposer des sceaux est probablement le plus versatile et le plus dangeureux. Le tranchant ultime, l’Art des combattants de Tetsu, peut couper à travers tout, même au-travers des sceaux. Cependant, même après avoir complètement observé toute la bête, j’en arrive à la même conclusion : « Soit c’est invisible, soit c’est à l’intérieur, soit c’est ailleurs! »

*Je commence à essouffler et mes coups ne l’affectent pas du tout.*

Ma main retire un tantô d’un fourreau caché et je bondis jusqu’à son visage pour lui arracher les yeux, roulant entre ses jambes préalablement pour le déstabiliser. Le gros bijou à son nez m’aide à tenir en place malgré les mouvements difficile à prédire. L’arme entre dans son œil sans problème.

Une décharge électrique.

Je sois frappé de plein fois et m’envole jusqu’au mur opposé, m’écrasant brutalement avant de retomber au sol.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Jeu 14 Sep 2017 - 20:40

Son coeur avait manqué arrêter de battre quand l'homme avait fendu le mur en déviant une partie de la hache dessus. Et quand l'autre moitié avait entaillé le sol. Un flash, produit par un coup d'épée, aveugla un instant Yukiko. Elle entendit, puis vit quelques secondes plus tard, qu'un bras du minotaure avait été tranché et était tombé par terre avec fracas. Elle en aurait presque pleuré. Tous ces dégâts!

Techniquement, nous ne sommes plus dans le temple...

Son propre mensonge ne la convainquant nullement, elle ne pouvait qu'assister impuissante à la destruction partielle des lieux. Elle cherchait toujours en vain le sceau, souhaitant que ce carnage s'arrête le plus vite possible, quand elle assista à une scène quelque peu improbable. L'homme, après pirouettes et mouvements rapides et agiles, avait enfoncé une lame courte dans les yeux du minotaure. Il avait par la suite été éjecté contre le mur, et gisait à présent par terre, apparemment sonné. Mais il fallait voir l'effet que cela avait eu sur le minotaure! Ce dernier était à présent en train de tourner sur lui-même, son bras restant rejeté dans toutes les directions. Une odeur de fumée s'en échappait et des étincelles sortaient de ses yeux. Il fonça dans un mur, puis s'écroula au sol, continuant à bouger sa tête de manière convulsive.

Yukiko sentit son coeur se serrer, mais pas pour la même raison que précédemment. Mais avant de se précipiter sur cette merveille qui était en train de rendre l'âme, elle devait d'abord s'occuper d'un petit détail. Elle se retourna vers l'épéiste qui était au sol et qui semblait encore sous le choc. Sans perdre un instant, elle l'aida à se relever et le fit sortir de la pièce, l'emmenant plus loin. Son bras blessé tremblait légèrement et saignait encore, mais elle s'en occuperait plus tard. Il y avait plus important. Yukiko laissa l'homme reprendre ses esprits à un endroit qui semblait désert et qui avait un avantage : le couloir tournant, la pièce n'était plus visible.

- Beau combat... et... merci. Je vais chercher tes armes, lui dit-elle en lui faisant signe de l'attendre et en lui tendant de l'eau.

Revenue dans la salle où le combat avait eu lieu, elle se dirigea vers le minotaure qui ne bougeait à présent plus. Les yeux brillants, elle se pencha dessus et l'observa avec attention. Au centre de l'épaule arrachée se trouvait une structure métallique.

Il faudrait que je vérifie pour en être certaine, mais on dirait une articulation, faite sur le même modèle que celle d'une épaule réelle...

De la fumée s'échappait encore des yeux, mais elle put quand même apercevoir à l'intérieur ce qui semblait être des rouages.

L'organe oculaire est différent... J'aurais peut-être pu deviner en quoi il était fait s'il n'avait pas été détruit, mais là...

Sachant que le temps pressait, elle déroula un parchemin complexe qu'on lui avait confié pour sa mission. Utilisant un jutsu, elle y mit le minotaure, puis le rangea en lieux sûrs. Ramassant les armes de l'épéiste et la lanterne qui avait miraculeusement survécu au combat, elle retourna voir l'homme.

- Ça va mieux? lui demanda-t-elle en commençant à panser son propre bras, blessé quand elle était tombée sur le sabre.

Elle avait l'air ailleurs, ne pouvant s'empêcher de penser à la créature qu'ils venaient de combattre. Comment ce miracle avait-il pu être créé? Elle mourait d'envie de l'étudier de plus près. Mais d'abord, il fallait sortir d'ici. Et le seul moyen, c'était de continuer.

- Tu peux marcher ?

Le couloir était unique et semblait tourner sur lui-même en descendant. Il était éclairé, heureusement, mais rien n'indiquait où, ou bien à quoi il menait.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Mar 19 Sep 2017 - 18:56

Mes muscles ne répondent pas à mes ordres. Les idées brouillées, j’essaie de me relever, mais je n’y arrive pas. Je glisse aussitôt contre le mur et m’écrase au sol. C’est comme si j’étais complètement vidé d’énergie, mes membres incapables de fournir le moindre effort. Mes paroles ne sont que des râles. Puis, je sens quelque chose me bouger et me traîner.

    *C’est elle,* réalisé-je. *L’archéologue.*


Mes pieds touchent au sol, mais le déplacement est si difficile. Elle me laisse un peu plus loin après une marche qui a semblé être interminable.

    « Beau combat... et... merci. Je vais chercher tes armes, » dit-elle.


J’aurais voulu lui expliquer que ce n’est pas nécessaire, qu’elles ne sont pas importantes, que j’en ai des centaines, mais je n’y arrive pas. Le temps passe. Peu à peu, je reviens à moi : j’arrive au départ à faire bouger mes doigts et mes orteils. Dans l’instant qui suit, j’arrive à reprendre le contrôle du reste et même à me relever.

    « Ça va mieux? » me demande-t-elle alors que je dois m’adosser au mur pour soutenir mon propre poids. « Tu peux marcher ? »


    « Ouais, » arrivé-je à répondre. « Je n’ai pas trop compris ce qu’il s’est passé, mais je crois que ça va aller. »


Je secoue la tête doucement et passe une main dans mes cheveux. Je range le sabre. Il n’y a qu’une seule voie évidente : le couloir. Ma partenaire de fortune l’observe tout comme moi. Nous n’avons pas d’autre choix, nous devons avancer. Dans la pièce précédente, il n’y avait pas de porte.

    « La créature… Elle est morte? Je n’entends plus de bruit. »


J’entame la marche, prenant la tête.

    *Ce n’est qu’une civile. Un coup et elle y passe. Cependant, elle sera la seule à trouver l’issue s’il y a une énigme ou s’il faut lire une langue morte.*


    « Écoutez, je ne sais pas trop pourquoi nous sommes ici alors que nous étions en train de nous approprier les joyaux du trésor, mais je suppose que nous sommes tombé dans un piège ensemble. Je peux me battre et je crois que tu connais bien ce genre de ruine, je me trompe? »


Après quelques minutes de marche nous arrivons à une porte immense que j’ouvre sans attendre. À l’intérieur, nous découvrons une salle gigantesque sans murs. Le plancher est une sorte de grillage métallique parsemé de barils et de boîtes en bois et en acier et, partout autour, il y a des tubes géants, des containers en verre énormes et des espèces de flacons et des fioles de tailles démesurées. Des liquides, verts et mauves, les traverses ponctuellement, au rythme de pompes, plus loin. Je n’arrive pas à voir où se termine ce long assemblage de mécanismes et de récipients.

    « Où sommes-nous? Qu’est-ce que c’est que cet endroit? » demandé-je en avançant lentement, impressionné par cette scène unique, effrayante et mystérieuse, différente de tout ce que j’ai vu.


Je me retourne un instant plus tard.

    « Si vous avez à communiquer avec moi, appelez-moi Haiiro. Dites-moi ce que je peux faire pour que nous sortions d’ici. »
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Ven 22 Sep 2017 - 23:29

- Quand je suis retournée dans la pièce, le minotaure ne bougeait plus, répondit-elle.

Alors qu'ils se mettaient en marche, le samuraï lui fit part de son incompréhension face à la situation.

Il ne se souvient de rien...!

Que l'ennemi croie qu'elle coopérait était une chance! Après tout, elle l'avait volontairement entraîné dans ce piège. Peut-être le combat subit et le choc contre le mur avaient-ils permis qu'il ait un souvenir flou des événements. Tant et aussi longtemps que les choses restaient comme ça, elle pourrait relaxer et réfléchir pendant qu'il faisait toute la partie combat. C'était vraiment une excellente nouvelle!

Et je le mettrai hors d'état de nuire dès qu'on sortira d'ici...

- Oui, je connais ce genre de ruine, répondit-elle sans mentir.

En effet, elle avait souvent exploré ce type d'endroit avec son oncle. Mais il fallait avouer que c'était la première fois qu'elle se faisait attaquer ou téléporter, et la situation actuelle ne lui paraissait pas plus claire qu'au samuraï. Ses connaissances concernant cet endroit en particulier se résumaient à ce que l'archéologue lui avait dit quand elle était arrivée et à ce qu'elle avait lu sur le sujet avant de venir.

Leurs pas les menèrent bientôt à une pièce, qui était assez différente de ce qu'ils avaient vu jusqu'alors. Yukiko était ébahie par ce qui la constituait, n'ayant jamais vu cette forme de technologie auparavant. Elle s'approcha d'une console posée devant un tube de verre assez grand, mais n'osa rien actionner. Dans celui-ci, il y avait deux grandes tiges métalliques, reliées entre elles par des fils faits dans un autre type de métal qui leur donnait une certaine souplesse. Et au fond, une pièce ronde, toujours en métal, d'autres fils et une plus petite tige, semblaient être tombés de l'assemblage.

Je n'y comprends rien... C'est comme si cet endroit n'avait rien à voir avec la première partie du temple...

Le samuraï se présenta et lui demanda ce qu'il pouvait faire pour qu'ils puissent sortir d'ici.

- Hum? Très bien, Haiiro. Moi, c'est Yukiko. Pour être franche, je ne suis pas certaine de savoir où nous sommes.

Elle omit évidemment de mentionner qu'elle était au courant pour le piège.

- Je vais aller à l'essentiel. Sois sur tes gardes. Il y a quatre gardiens, représentés à plusieurs endroits dans le temple. Tu les as remarqués? Comme on est tombé sur le minotaure en arrivant, je présume qu'on peut croiser les autres à tout moment. Il y a un homme à tête d'aigle, une femme qui devient serpent à partir de la moitié du corps et une sorte de caméléon. Leur rôle est de veiller sur les lieux.

Ses yeux se posèrent sur des dizaines de bocaux de grandes plumes, posés un peu plus loin au sol.

- Je ne connais pas leurs capacités, mais attends-toi à quelque chose qui soit en lien avec leurs aptitudes naturelles. Ou pas. Je ne sais pas. Qui plus est, je me souviens avoir lu quelque chose sur un test à accomplir pour ceux qui voulaient faire partie d'un groupe select, d'une élite, à qui on confierait de grands projets. À voir cette salle, on se trouve peut-être tout près de l'endroit où ils avaient lieu. Mais on ne peut présumer de rien. Bref, sois sur tes gardes, et ne touche à rien...

Un livre, posé sur un bureau, attira son attention. Il était écrit à la main, dans un langage qu'elle ne comprenait pas. Aucun schéma ne s'y trouvait. Elle le glissa dans son sac, voulant l'étudier plus tard. De l'autre côté de la salle se trouvait une porte. Elle s'y dirigea, se demandant ce qu'il y avait derrière. Mais toutes ces choses à regarder... Elle ne pouvait s'empêcher de les lorgner et de s'arrêter ici et là, emportée par sa curiosité, les yeux brillants d'excitation.

Je ne comprends rien, c'est merveilleux!
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Sam 23 Sep 2017 - 16:58

*C'est l'endroit le plus bizarre où j'ai eu la malchance de mettre les pieds. Tout m'est inconnu. Où sommes-nous?* me demandé-je avant de tourner mon attention vers Yukiko.

Je l'observe pendant un moment, étudier les environs, prendre un livre et le consulter, regarder les touches et les engins. Il n'y a aucun objet que je reconnaisse, rien à quoi je puisse me référer; des pompes, des mécanismes, des flacons et des tubes qui font bouger des liquides ou dans lesquels se trouvent des morceaux probablement en acier de multiple couleurs, je ne sais que faire de tout ça.

Lorsque l'archéologue se dirige vers la porte, je la suis. Si elle n'arrive pas à trouver que faire dans cette salle, je suis loin de pouvoir l'aider. Après quelque pas, un écriteau attire mon attention. Je me penche pour en prendre connaissance. Puis, soudainement, une douleur vive me surprend.

« Ah! Merde! » hurlé-je en tombant sur un genou.

Sans perdre un instant, mes réflexes activent mes jambes et je roule un peu plus loin. Une seconde plus tard, le son du fer contre la pierre retentit et quelques étincelles apparaissent à l'endroit où j'étais. Je termine ma manœuvre d'esquive par un saut périlleux de côté, me positionnant entre l'origine du bruit et Yukiko.

« Attention! » m'exclamé-je en levant le bras pour indiquer d'où provient le danger. « Il y a quelque chose que je ne comprends pas. »

Du coin de l'œil, j'observe ma blessure. Une longue coupure sur mon épaule gauche indique l'utilisation d'une lame quelconque.

Je serre les dents.

*Si je n'avais pas vu l'affiche et si je ne m'étais pas baissé, j'aurais sûrement été transpercé au niveau du sternum ou du cœur.*

Je n'arrive pas à entendre si la chose invisible fait un bruit à cause des machines et de leur brouhaha. Je ne sais pas comment me défendre contre un adversaire comme celui-ci dans ces conditions!

Réalisant le danger de rester immobile, je sautille sur le côté.

« Yukiko! Évite de ne rester sur place et trouve moyen d'arrêter tout ce vacarme! Pronto! »
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Ven 29 Sep 2017 - 2:27

Un cri de douleur venant d'Haiiro stoppa net les recherches de Yukiko. Elle pivota pour le voir rouler vivement de côté et, à l'emplacement où il se trouvait quelques secondes plus tôt, des étincelles jaillirent. Et il était à nouveau blessé. Toutefois, pas d'ennemi en vue. Il lui conseilla de rester en mouvement et la somma d'éteindre les machines. Pesant le pour et le contre de cette action, elle se mit à se déplacer au hasard dans la pièce. Mais c'était tout aussi dangereux, car elle pouvait très bien se jeter sur la menace invisible sans même le savoir.

Alors qu'elle était dos à Haiiro, elle lança discrètement un jutsu de détection. Il y avait bien une troisième présence dans cette pièce, mais elle se déplaçait actuellement autour d'eux, cherchant sans doute son prochain angle d'attaque.

Je veux bien éteindre les machines, mais je risque de causer davantage de problèmes (et d'abîmer le précieux matériel)...

Après un moment de réflexion supplémentaire, et lorsque Haiiro avait encore une fois le dos tourné, elle s'empressa de toucher à un tatouage situé sur sa tempe. Un appareil apparut, retenu sur son oreille et se terminant devant son oeil sous forme de verre légèrement teinté. Elle activa l'une de ses fonctions d'un jutsu, ce qui lui permit de mieux voir son environnement. Juste à temps, d'ailleurs.

- Haiiro, sur ta gauche! cria-t-elle en voyant une masse de chakra foncer sur le ninja.

Sur le verre apparaissaient les contours de l'ennemi, ou plutôt la circulation du chakra qui le composait. C'était quelque peu fatiguant, mais plus facile de le suivre de cette façon.

Il va sûrement comprendre que je ne suis pas une civile, mais bon, tant pis...

- Il recule. Il passe derrière la table.

Elle lui donna d'autres indications brèves, du même genre, lui permettant de contrer l'ennemi avec autant de succès qu'il était possible dans ces conditions. Elle-même se déplaçait pour qu'Haiiro se trouve toujours entre elle et l'ennemi. Toutefois, ce dernier sembla comprendre rapidement que c'était elle qui dirigeait les mouvements du samouraï, car il décida de l'attaquer. Feignant un mouvement vers la gauche...

- À gauche!

Il revint vers la droite.

- Non! À...

Un outil sembla flotter dans les airs et se jeta vers Yukiko, en la manquant de peu. Mais c'était prévu, car un instant plus tard, un gros tube en verre éclata juste à côté d'elle sous l'impact, l'aspergeant de verre et de liquide. Une lame fonça vers elle, qu'elle n'arriva que partiellement à éviter en se jetant par terre. À présent blessée au flanc gauche, la kunoichi n'avait d'autre choix que de se rejeter encore plus vers l'arrière pour éviter de nouveau l'ennemi.

- Devant moi, dit-elle avec difficulté en tentant de reculer encore.

J'aurais dû m'entraîner davantage... J'aurais dû m'entraîner davantage... J'aurais dû...
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Ven 29 Sep 2017 - 18:26

Bushido-style – Nitōjutsu : Cross Slash:
 

*La protection n’a jamais été mon fort,* pensé-je, terminant ma course à quelques centimètres de Yukiko, entre elle et l’ennemi invisible.

Sa lame m’a coupé sur la joue, je n’ai pas réussi à la dévier complètement, puisque je me suis jeté entre eux deux un peu trop tard, mais je lui ai rendu la monnaie de sa pièce! Mon arme l’a traversé, j’en suis certain!

À la fin du mouvement, je ne suis qu’à un pas de l’archéologue, dos à l’ennemi, et je la regarde, sérieux, sévère. Il faut qu’elle apprenne à se débrouiller et évite de nous mettre dans cette situation. Cependant, je ne dis rien! Sans elle, je sais que je n’aurais pas pu m’en sortir indemne. Je serais certainement plus endommagé que je ne le suis. Dans un terrain ouvert, j’aurais le dessus facilement, tranchant tout à la surface de la terre, mais ici, sous terre, confiné dans un lieu éloigné de tous repères géographiques, j’aime mieux éviter de causer le genre de dégâts qui pourrait faire tomber le plafond et s’écrouler les murs, aussi loin soit-ils.

« Les machines, Yukiko, faites-les taire, » dis-je finalement, cherchant à calmer les pulsions meurtrières qui tourbillonnent en moi.


Mes yeux plissent un instant en remarquant l’espèce d’œillère. Je n’ai jamais vu quoi que ce soit qui ressemble à ça. Je sens un torrent de questions monter à mon esprit. Je les chasse toutefois d’un mouvement de la tête et me retourne.

*Enfin, un peu de chance!*

En avant, il y a une tâche rouge qui flotte. L’arme de mon adversaire s’est souillée de sang et je peux enfin la voir! De surcroît, des étincelles apparaissent à répétition un peu plus bas. Grâce à ces deux points, je peux déduire l’emplacement de notre assaillant. Ce dernier bondis de côté et s’élance vers nous, en cherchant à passer derrière moi pour atteindre la jeune femme tatouée. Son arme se lève brusquement, mais je n’attends pas de voir ce qui suit.

Taijutsu – Crescent Moon:
 
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Sam 30 Sep 2017 - 23:43

Encore une fois, Haiiro était là, entre elle et le danger. Mais malgré le fait que c'était lui qui se concentrait sur la portion "combat", c'était elle qui semblait avoir pris le plus de dégâts. Elle saignait modérément, mais si elle ne s'en occupait pas rapidement, cela pourrait s'aggraver. Elle se met à pâlir un peu, mais étais-ce réellement à cause de la perte de sang, ou bien parce qu'elle venait d'apercevoir le tube de verre éclaté, avec son contenu détruit sur le sol?

Si ce combat ne s'arrête pas rapidement, les dégâts seront irréversibles...

Le samouraï la regarda sévèrement, sans qu'elle comprenne pourquoi, et lui somma d'éteindre les machines.

Plus facile à dire qu'à faire!

Yukiko se releva aussi vite qu'elle put et se dirigea vers ce qui semblait être un panneau de contrôle, tout en gardant à l'oeil la masse de chakra qui se déplaçait dans toute la pièce, cherchant son prochain angle d'attaque. Les touches ne lui disaient rien, alors elle se mit à appuyer timidement au hasard, priant le ciel de ne rien briser. C'était d'autant plus difficile qu'elle ne pouvait pas compter sur le samouraï pour la défendre efficacement.

- Devant moi! Il arrive! s'écria-t-elle en faisant un bon derrière et en regardant du matériel s'écraser par terre, bousculé par l'ennemi.

La créature avait profité du fait qu'elle était à un poste de travail, à un endroit où Haiiro ne pouvait pas se positionner, pour aller directement vers elle.

- Si tu ne l'immobilises pas, je ne peux pas me concentrer sur les machines! J'ignore comment elles fonctionnent, je ne peux pas travailler dessus! s'écria-t-elle froidement.

Elle laissa l'épéiste occuper l'ennemi pour retourner vers une autre machine. Elle n'avait pas remarqué qu'il pouvait comprendre sa position avec le sang de l'épée et les étincelles.

Sur ce panneau-ci, elle parvint du premier coup à éteindre le tube correspondant. Toutefois, voyant que ce qu'il contenait se perdait, elle tenta de rallumer ce qu'elle venait d'éteindre, sans succès.

Non.....!

- Haiiro, si j'éteins ces machines, tout pourrait être détruit!

Elle s'éloigna d'où elle se trouvait, voyant l'ennemi la menacer à nouveau d'un assaut. Qui plus est, il lui était impossible de contre-attaquer sans éveiller ses soupçons davantage. Il fallait trouver un moyen de mettre fin à tout ça, et au plus vite!
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Mar 3 Oct 2017 - 18:45

L’ennemi saute vers Yukiko au même moment où je m’élance vers lui, le percutant tout en faisant une vrille, ce qui le propulse dans les airs. Il tombe lourdement à quelques mètres. Quelque chose dans le bruit m’indique qu’il est probablement plus pesant que son agilité le laisse croire. Il y a là quelque chose d’intéressant que je pourrais peut-être utiliser contre lui.

« Si tu ne l'immobilises pas, je ne peux pas me concentrer sur les machines! J'ignore comment elles fonctionnent, je ne peux pas travailler dessus! »

« Quoi? »

*Elle hausse le ton! Elle m’envoie le blâme? Elle m’obstine, moi?*

La pression monte, je le sens. Toute cette mésaventure m’importune. Par respect envers l’archéologue et son équipe, je fais attention à ne rien détruire de ces ruines et des machines, mais le trésor est la seule chose qui m’intéresse. Le respect que je donnais à la dame était directement lié à son honnêteté et à son aide. Cependant, il y a des trous : d’où sort l’engin qu’elle a à l’œil? Comment peut-elle voir l’ennemi?

*Et, la voilà qui m’humilie!*

Tout mon visage change, passant d’une froide neutralité synonyme de concentration à un rictus dégoûté : les sourcils froncés et les dents serrées.

*Pour qui se prend-t-elle? Je cherche à la sauver!* me dis-je, repoussant d’un coup de pied brutal l’adversaire transparent.

J’expire en lui jetant un coup d’œil rempli d’amertume.

*Calmes-toi, Eiki…*

« Haiiro, si j'éteins ces machines, tout pourrait être détruit! »

C’en est trop.

J’attrape un nouveau sabre, le Daï-Katana que j’avais emporté principalement pour impressionner. Cette lame facilement deux fois plus longue que les autres est supposée servir à trancher les pattes des cheveux. C’est une arme habituellement inutilisable dans un duel, sauf à quelques exceptions.

« J’ai! »

Je dépose bruyamment la pointe au sol.

« Dit! »

Un voile fin apparaît autour de la lame. L’aura émet une sorte de lumière grise blafarde autour lorsqu’elle est utilisée.

« Faites! »

L’épée laisse une marque dans le sol lorsque je la pivote jusqu’à mon extrême droite.

« Les! »

J’utilise tout mon poids pour avoir suffisamment d’élan et déplacer l’arme efficacement.

« Taire! »

Bushido-style – Kenjutsu : Phantom Wave:
 
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Mer 11 Oct 2017 - 18:06

SALE CONNARD!

Incapable de prononcer un mot, Yukiko constata le désastre avec effroi. Tout ce qui était dans la trajectoire de l'attaque contre l'ennemi avait été dévasté. Tubes de verre, feuilles de papier, matériaux inconnus, tout! Et cette arrogance, cette façon de parler genre "obéis-moi-je-décide-gna-gna-gna"! D'ordinaire, elle aurait haussé les épaules, indifférente, mais là, ça lui était insupportable. Tout ce qu'il aurait pu faire ou dire lui était à présent ignoble.

Elle avait blêmit de rage et lui lançait à présent le regard le plus meurtrier et haineux qu'elle possédait. Mais était-ce vraiment à cause de ces sentiments qu'elle avait blêmit? Car subitement, la vision de l'être haï se troubla et elle chancela, prise de faiblesse. Elle tomba sur la table qui était à côté d'elle, renversant ce qui y était posé, avant de se rattraper. Puis, elle s'assit au sol.

Sa blessure au flanc avait laissé échapper un peu plus de sang que prévu et, parce qu'elle était davantage prête à protéger ce qui l'entourait qu'elle-même, elle s'était négligée. Encore. Il faudrait un jour apprendre à être moins distraite. Après tout, mourir mettrait un sérieux frein à ses ambitions.

Ignorant le salaud, elle observa rapidement la pièce. Elle put voir que l'ennemi (pas le samouraï, l'autre) était affalé le long du mur, tâchant lui-même de se remettre péniblement de l'impact dont il n'était pas sorti indemne. Yukiko remarqua alors que des étincelles sortaient de son corps, visibles même sans son oeillère. Elle la retira donc et la rangea dans son sac, annulant par le fait même la technique de détection qui commençait à la fatiguer. D'un même mouvement, elle sortit des bandages et entreprit de prendre enfin soin de sa blessure aussi rapidement que possible.

Alors qu'elle se relevait, elle crut voir l'image de l'ennemi l'espace d'une fraction de seconde. Il s'agissait d'un gros caméléon verdâtre, aux yeux globuleux, et qui commençait à faiblir puisque son mécanisme de défense l'avait laissé être entraperçu. Il avait dans chaque main un sabre, dont l'un était taché par son sang. Et il portait un short orange.

Pourquoi orange...?

Faisant toujours comme si elle était seule dans la pièce, elle se releva et se mit en quête d'une arme. Elle trouva au pied d'épais tubes flexibles qui couraient le long du sol une grosse clef anglaise, qui servirait à trucider le caméléon (ou le samouraï) s'il osait s'approcher encore. Enfin, elle se dirigea vers la machine semblant être la plus bruyante et entreprit de l'étudier. En essayant de garder à l'oeil l'ennemi, elle chercha encore une fois à comprendre la machine, mais en vain. Excédée parce qu'elle ne pouvait pas vraiment approfondir son étude et effrayée qu'une destruction de matériel n'ait à nouveau lieu, elle décida purement et simplement de débrancher l'alimentation, soit une grosse batterie qui se trouvait à la base de la machine.

Le bruit cessa.

Elle fit de même pour les autres, se déplaçant à chaque fois en prenant garde à ce que le samouraï se trouve toujours entre elle et le caméléon. Toutefois, elle était un peu lente. Sa blessure la lançait encore parfois et son manque d'énergie était flagrant. Elle parvenait à reprendre peu à peu le dessus, heureusement, aussi une fois que toutes les machines furent éteintes, elle resserra sa prise autour de la clef anglaise, prête à en découdre.

Encore une fois, je ne peux qu'utiliser des techniques discrètes. Ou rien... C'est frustrant... Et je ne peux même pas me venger maintenant, parce que j'ai besoin de son aide pour sortir. Je suis trop faible... Oui, trop faible, réellement trop faible pour vraiment faire ce que je veux. Je vais devoir m'entraîner un peu plus sérieusement, je crois...

Elle se comparait au samouraï qui avait subi davantage de blessures qu'elle, mais qui était aussi fonctionnel que si rien ne lui était arrivé. D'ailleurs, il arrivait maintenant à tenir plus facilement le caméléon en haleine. Ce combat serait bientôt terminé. Il était temps de penser à comment se venger.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Jeu 12 Oct 2017 - 17:17

La dévastation.

Un ancien mécanisme, une sorte de technologie plus avancée que tout ce que j’ai vu au cours de ma vie, transformé en un seul simple et vif mouvement en champ de ruines dans un vacarme impressionnant. Il ne me fallut qu’une seconde pour imprégner ma lame de mon Aura, du Tranchant Ultime, et le libérer pour détruire mon adversaire ainsi que tout ce qui l’entoure.

Que cela serve de leçon à Yukiko; dans cette aventure, elle est guide et je suis dirigeant! Je ne désire pas blesser ou démolir quoi que ce soit, je préfère de loin les situations simples où tout le monde reste indemne, mais s’il faut en venir aux armes, je n’hésiterai pas!

Alors que ce qu’il reste de machines continuent leur routine en crissant puisque la forte majorité d’entre elles sont à moitié, voire totalement, ravagées, la créature aussi étrange que le minotaure se relève difficilement en faisant des mouvements incompréhensibles similaires à des spasmes erratiques. Encore plus d’étincelles s’envolent de ses flancs et de son torse, là où la vague annihilatrice l’a percuté, mais, à mon grand étonnement, il n’a pas été tranché net.

L’espèce de caméléon mécanique habillé de pantalons courts oranges s’avance vers moi, tombant plusieurs fois en cours de route. De temps en temps, il devient transparent pendant une fraction de seconde avant d’émettre un bruit grave, comme celui d’un animal blessé au fond d’une caverne hurlant son désespoir, et de redevenir complètement visible.

*Je dois achever cette bête,* pensé-je au même moment où, partout autour de moi, le tintamarre cesse.

Le soulagement est tel qu’un sourire apparaît sur mon visage, l’ombre d’un instant, avant que, revigoré, détendu, je me lance promptement vers mon ennemi en laissant tomber le Daï-Katana, le pourfendant d’un puissant coup de sabre à la jambe, l’ablatant complètement, avant de lui trancher la tête de mon autre arme.

La bête tombe au sol aussitôt. La lumière verte qu’émettaient ses yeux s’estompe rapidement et l’électricité sortant des trous de son corps cesse.

Sourcils froncés, je me retourne vers Yukiko et hoche de la tête.

« Merci, » dis-je en pointant les boutons sur lesquels elle appuyait plus tôt. « Continuons. »

Son regard n’est pas le même. Il y a quelque chose dans sa manière de m’observer qui est différent. De plus, elle tient cet outil comme d’une arme, s’en emparant avec toute la force de la désolation.

« Veuillez me pardonner, » commencé-je, en déplaçant mon bras vers la partie démolie de la grande salle. « Il fallait en finir rapidement et j’avais besoin d’entendre les pas de mon adversaire pour vous protéger. Comme vous tenez à me mentir ou à me cacher des informations, je dois nous défendre les deux. »

Je marque une pause durant laquelle je marche vers l’autre sortie, en lui faisant dos.

« Oui, je ne suis pas dupe, mademoiselle. J’ai bien remarqué que vous pouviez voir le monstre. J’ai remarqué votre outil, l’espèce de lunette. Je sais que vous n’êtes pas seulement ce que vous prétendez être et ça ne me dérange pas du tout, » affirmé-je.

La porte n’est pas verrouillée, je l’ouvre. Un fort vent pénètre la pièce en transportant avec lui l’odeur de la mort, l’odeur du sang et de la chair en décomposition. J’ai un rictus dégoûté.

« Non, je ne veux que les pierres précieuse et éviter les morts et vous ne m’aidez pas du tout. En ce moment, les vôtres se font massacrer et je cherche à vous sauver, à sauver vos archéologues et votre ruine. J'ose espérer que vous aussi, vous préférez rester en vie, le moins blessé possible et que vos biens restent intactes. »

J’entre ensuite, sans attendre la cachotière.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Dim 15 Oct 2017 - 23:20

Oh, il me remercie. Et il me demande de le pardonner. Ha. Ha. Ha. C'est ça, joue au gentil, joue au mec "raisonnable".

- Je t'ai dit tout ce que je sais et que je jugeais pertinent. Mais j'aurais peut-être dû préciser que détruire ces machines pouvait nous être fatal. Tu sais, du genre "explosion-due-à-un-court-circuit" ou bien "mélange-de-produits-qui-se-révèle-hautement-toxique"?! dit Yukiko avec sarcasme.

Sans compter la valeur inestimable de cet équipement, qu'il ne pouvait pas comprendre bien sûr.

Il lui fit ensuite part des doutes qu'il avait concernant une possible duperie de sa part, doutes qui n'étaient pas infondés,il fallait l'avouer, et l'informa que ce qui comptait pour lui n'étaient que les pierres précieuses. Il souhaitait éviter le massacre des honnêtes travailleurs qui étaient restés là-haut.

Bien sûr, Haiiro, bien sûr. Tu es un pilleur de ruines bienveillant qui arrête les meurtres perpétrés par tes condisciples. Bien sûr...

Elle sourit cependant à la mention des pierres précieuses. Quand il apprendrait qu'il n'y en avait pas réellement... Et s'il croyait que des gardes de Suna se laisseraient battre par de simples voleurs, il se mettait le doigt dans l'oeil.

Alors que l'épéiste sortait, une odeur désagréable parvint aux narines de Yukiko. Elle fronça les sourcils, perplexe, puis retourna aux machines qu'elle ralluma rapidement. Elle prit également quelques rapides clichés de ce qu'elle voyait pour les étudier plus tard, puis s'agenouilla devant le caméléon. Il lui sembla que sa structure était plus complexe que celle du minotaure. Elle toucha à sa peau, froide et rêche aux endroits intacts, mais encore chaude au niveau des blessures qu'il avait subies. Sa structure interne était d'une exquise complexité, alliant les angles droits aux arabesques.

J'ai rarement vu un travail aussi stupéfiant. Il y a tant de choses et pourtant rien ne semble avoir été laissé au hasard.

N'ayant pas de second parchemin pouvant contenir une telle créature, elle dut partir à la suite d'Haiiro. Ce dernier étant déjà loin devant, elle découvrit seule le couloir. L'odeur immonde augmentait au fur et à mesure qu'elle avançait et les murs grisâtres comportaient bon nombre de rayures profondes. Un écho lui parvint, encore lointain, mais qui ne laissait nul doute planer quant à l'action qui se déroulait au bout du couloir.

Il est déjà en train de se battre...

Aussi silencieusement que possible, Yukiko franchit le couloir en courant et parvint à une ouverture en arc qui était barrée par une herse. La pièce qui s'ouvrait à cet endroit était immense. Ronde et haute de voûte, elle possédait en outre d'autres portes similaire à celle-ci partout autour, accessibles par un couloir circulaire longeant l'arène, et duquel partaient dans tous les sens d'autres couloirs, avec des piliers, des arcs et des voûtes innombrables. Dans les hauteurs, il y avait des gradins, vides. Au milieu, des bâtiments épars, détruits. Des carcasses d'hommes et d'animaux traînaient ça et là, ce qui expliquait la puanteur qui se dégageait depuis la pièce précédente. Et il y avait Haiiro qui était entrain de se battre contre un homme à tête d'aigle qui se déplaçait efficacement dans les airs avec une grande paire d'ailes.

Hélas, cette fois, je ne peux pas t'aider!

Elle sourit en s'appuyant sur la herse, voulant profiter du spectacle. Mais le grincement d'une lame contre la pierre détourna son attention sur la droite.

Oh! La femme-serpent! Et elle a trois paires de bras, en plus. Avec une épée dans chaque main...

Sans hésiter une seconde, Yukiko sortit de son sac une bombe qu'elle jeta aux pieds de l'ennemie et qui explosa en laissant échapper un nuage de fumée. Ainsi dissimulée, elle s'enfuit en sens inverse, serrant fort la grande clef anglaise qu'elle avait conservée.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Ven 27 Oct 2017 - 18:55

Sans un regard derrière moi, je laisse l’archéologue seule, probablement rongé par les remords de laisser mourir les siens. Je veux qu’elle puisse réfléchir aux conséquences de ses actes, au fait que me contredire ou de me nuire est synonyme de problèmes pour elle, pour son temple en état lamentable et pour ses collègues.

*Je veux qu’elle réalise qu’on ne peut pas se jouer de moi! Qu’elle comprenne qu’il faut m’écouter!*

Long couloir en pierre est au moins aussi long que le précédent. Son opacité cache les fils, mécanismes, pompes et tous les autres objets bizarres que j’ai pu voir dans la salle du caméléon. Je n’en comprends pas encore toutes les fonctions, peut-être n’y arriverai-je jamais, mais, selon les propos de Yukiko, il serait important d’éviter de causer plus de destruction.

Quelques minutes plus tard, j’atteins une grande salle vaguement éclairée. Ressemblant à une sorte d’arène, la plus grande pièce de ce labyrinthe semble être une sorte de pivot où se rejoignent des dizaines de couloirs. Je descends les étages après avoir sauté par-dessus une clôture. Chacun de mes pas résonne longtemps autour de moi, me faisant tourner sur moi-même quelques fois dans la peur d’être approché par derrière par un autre monstre comme le caméléon humanoïde.

J’atteins le centre du colisée quand, soudainement, toutes les lumières s’allument. La lumière jaune intense me dévoile des dizaines de corps inertes, au sol. Il y a des hommes et des animaux, certains carrément coupés en deux.

*À moins que… Est-ce qu’il y a réellement des points de sutures?*

De loin, un des torses semble avoir des petits trous autour d’une plaie qui ne saigne pas, ou qui ne saigne plus depuis longtemps. Je m’approche d’une des carcasses pour l’analyser, malgré l’odeur, pour confirmer mes craintes, quand, brusquement, un hurlement strident me fait sursauter. D’un mouvement vif, je me propulse vers l’arrière, retirant le dernier sabre de son fourreau.

À quelques mètres, un javelot perce le sol bruyamment. Pourtant, rien, autour de moi, ne bouge. Puis, un son de froissement m’interpelle.

*Là-haut!*

Une créature, très différente du minotaure ou du caméléon, plane au-dessus de moi. Sa tête est celle d’un aigle, mais son corps est humain. Contrairement aux autres bêtes, elle ne semble pas mécanique. Ces mouvements sont organiques, son corps est celui d’un homme. Il y a du poil, des veines, des muscles qui bougent selon l’effort.

De grosses cicatrices, sutures grossières, craquelures et, même, quelques soudures lient la tête de l’oiseau de proie au torse. Il en est de même pour les ailes. Pourtant, il n’est pas gêné. C’est comme s’il avait toujours été ainsi : un homme-ailé au crâne d’aigle.

Il fonce vers moi, m’attaquant avec une lance, puis monte lorsqu’il manque son assaut et lance un des javelots qu’il a dans un carquois à sa taille. Quand il le peut, lors de ses chutes contrôlées, il arrive à reprendre son projectile.

Je serre les dents.

Cette fois-ci, j’aurai de la difficulté à l’atteindre avec les blessures que j’ai, mon épuisement et ce type ce combat auquel je ne suis pas habitué.

Par ailleurs, où est Yukiko? Est-elle en vie?

Je ne peux pas quitter mon adversaire des yeux, il est trop rapide. Il fonce de nouveau lorsqu’un bruit sec nous surprend tous les deux. Nous nous séparons et j’arrive à apercevoir l’archéologue blonde disparaître dans un nuage de fumée noire.

« Yukiko! Fait atten- AH! »

Je suis projeté vers l’arrière pendant une fraction de seconde, étonné de la douleur provenant de ma main. L’animal au corps humain vole au-dessus de moi, comme s’il dégustait sa victoire. Je suis étendu au sol et, lorsque je lève les yeux, je remarque qu’un javelot maintenant planté dans le sable s’est logé dans ma main.

Le monstre pousse un cri triomphant.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Ven 27 Oct 2017 - 22:44

Le nuage de fumée ne retarda la femme-serpent que quelques instants, mais cela suffit à Yukiko pour agrandir la distance qui les séparait. Tout en reculant rapidement pour garder un oeil sur l'ennemie, elle colla un sceau explosif à l'extrémité de la clef anglaise. Dès que la créature émergea de l'opacité, la kunoichi jeta son arme. Toutefois, son opposante, rapide, devança l'arme et la fit rebondir sur ses sabres entrecroisés vers Yukiko, qui fit un bond arrière en se protégeant le visage. La clef explosa entre elles deux. En plus d'être soufflées par l'explosion, les opposantes reçurent quelques morceaux de métal chaud. Yukiko s'en tira avec un seul qui lui frôla le front, mais elle fut durement projetée contre un pilier proche. La femme-serpent, elle, vit deux bouts de métal s'enfoncer dans sa structure sans être projetée très loin, grâce à sa carrure plus imposante.

Des étoiles dansaient devant les yeux de la jeune femme qui se releva quand même tant bien que mal. Un cri, semblant exprimer le triomphe, résonna depuis l'arène.

Ce n'est pas trop le genre d'Haiiro de s'exprimer comme ça...

Son ennemie tentant d'extirper le métal bien encastré dans sa chair, la kunoichi décida d'aller voir ce qui se passait dans l'arène. Titubant quelque peu, rencontrant des piliers avec son épaule, elle parvint à une ouverture, barrée d'une herse comme la première, et constata qu'Haiiro était en fort mauvaise posture.

Je le laisserais bien se débrouiller par lui-même, mais je ne pense pas pouvoir sortir seule d'ici...

Ses mains formèrent un jutsu qui fit apparaître, sur son avant-bras droit, une arbalète. Elle visa l'homme oiseau et tira successivement trois flèches explosives, la première à la tête, la seconde au flanc où se trouvaient les javelots et une troisième à la gorge. La première rata, car il l'évita habilement, la seconde explosa avec succès en bousillant sa ceinture d'arme, mais la troisième rata de loin, car l'homme-oiseau s'était trop écarté de sa trajectoire. La blessure ainsi causée n'était pas grave, mais elle était loin d'être superficielle, aussi cela laisserait du temps à Haiiro pour se dégager.

Tant pis pour le rôle de l'archéologue inoffensive...

Yukiko se retourna pour savoir où en était son ennemie et, voyant que cette dernière se dirigeait déjà vers elle, elle ne put rester plus longtemps pour aider son allié temporaire. Elle jeta une autre bombe de fumée, et se mit à courir une fois de plus pour échapper à la femme-serpent.

Elle a enlevé le morceau qui était dans ce qu'on pourrait appeler sa "cuisse", mais elle a gardé l'éclat dans l'un de ses bras. Il lui en reste quand même 5... Mais ses déplacements sont limités...

Elle tentait d'être positive, mais elle n'en menait pas large non plus. Sa plaie au front n'était pas grave, mais le sang qui coulait pouvait sans cesse tomber dans ses yeux. La douleur causée par ses blessures précédentes avaient été décuplée par le choc contre le pilier, ce qui faisait qu'elle avait plus de mal à avancer qu'à son habitude. Il fallait en terminer rapidement.

La femme-serpent la surprit en se jetant vers l'avant à une vitesse stupéfiante, tranchant l'air de ses 5 sabres. Yukiko ne dut sa survie qu'à un heureux réflexe qui l'avait poussée à se jeter sur le côté. Toutefois, maintenant qu'elles étaient proches l'une de l'autre, il lui serait impossible d'éviter la prochaine attaque. Il fallait impérativement trouver une solution.

Celle-ci lui vint alors qu'elle vit la créature se préparer à attaquer une seconde fois. Yukiko sortit un parchemin et matérialisa ce qu'il contenait au moment où l'autre l'attaquait.

C'était dommage. C'était du gâchis. Mais si elle mourait, elle ne pourrait rien en faire de toute façon.

Le minotaure rencontra la femme-serpent de plein fouet. Il avait beau être inerte, il était tout de même plus massif qu'elle, aussi se retrouva-t-elle coincée sous son collègue gardien, furieuse et blessée. Elle brandissait ses sabres en tous sens, les sentant rebondir ou à peine entamer le corps de pierre, et essayait de se dégager, mais rien n'y faisait.

La kunoichi s'éloigna et lui jeta au visage un kunaï muni d'un sceau explosif pour l'achever. Toutefois, la femme-serpent le dévia d'un coup de sabre, et il alla exploser plus loin.

Bon... au moins, elle ne peut pas bouger... mieux vaut aller voir où en est Haiiro...

Yukiko était lasse, mais il fallait en finir avec l'autre gardien également. Elle longea le mur de pierre pour enfin déboucher sur une ouverture dont la herse n'était pas baissée. Tout en regardant l'arène, elle s'appuya sur le côté pour reprendre son souffle.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Mar 31 Oct 2017 - 17:28

Le mutant me regarde, victorieux, en poussant des cris stridents. Ses yeux jaunes perçant me dévisagent.

*Sourit-il? Non, c’est impossible.*

La créature semble savourer le moment, se nourrir de ma douleur alors que je me tortille à chercher à enlever l’arme qui me maintient au sol. Je sens déjà ma mort, toute proche, doucement se glisser derrière moi et respirer à quelques centimètre de ma nuque. À moins que ce ne soient des sueurs froides du à une sorte d’état de choc.

Puis, par miracle, une série d’explosions entoure le monstre. Mon esprit engourdis, je ne comprends pas exactement d’où ils proviennent, mais je dois saisir cette chance! Propulsé par une volonté nouvelle, par un deuxième souffle provenant de l’espoir de survivre, je me redresse en glissant ma main percée le long de javelot en poussant des grognements de plus en plus bestiaux. À mi-chemin, à genoux, j’arrive à prendre un couteau que j’avais caché dans une de mes bottes. Grâce à lui, je coupe le bois du projectile au-dessus de ma plaie et, enfin, je la retire de ce piège, échappant un long râle de soulagement.

Évidemment, un flot continu de sang coule. Cette main est maintenant inutile. Mes tempes frappent violemment contre les parois de mon crâne, comme s’il allait éclater, tellement la blessure est douloureuse. J’ai souvent été coupé! Toutefois, c’est la première fois que je suis transpercé, que mes tendons et nerfs sont carrément sectionnés dans un trou béant et suintant paralysant toute ma main jusqu’à la moitié du bras, la faisant gonflé si rapidement qu’on peut voir la différence d’une seconde à l’autre.

Je l’enveloppe tant bien que mal dans la manche de mon kimono qui s’imbibe de sang presqu’aussitôt. J’attrape ce qu’il reste du javelot et cherche l’homme ailé, le regard meurtrier. Je ne suis plus là, je ne tiendrais pas debout! Non, ce n’est que la volonté de survivre qui me dirige!

Il est là, au sol, en train de ramasser son carquois, nonchalant. C’est l’insulte de trop! Il m’humilie en croyant qu’il est en sécurité! Il pense que je ne suis pas un danger potentiel!

Hors de moi, je hurle.

Je me lance vers lui, courant le plus rapidement que mon corps épuisé ne me le permette. La créature sautille vers l’arrière et se met en vol, mais je bondis et l’attrape en plein vol, la trainant avec moi jusqu’au mur que nous percutons tous deux brutalement.

Une fois au sol, je me lève et la frappe du pied au visage avec désir, avec hargne et rage, avec tout ce qui est mauvais en moi. La base de son bec change d’angle avec un bruit sec, comme celui qu’on entend lorsqu’une branche d’un arbre se brise. Il pousse aussitôt un nouveau cri strident et cherche à s’envoler.

*Non, plus jamais!*

Je le plaque une fois de plus au sol. La pointe du javelot pénètre dans sa main que je cloue au sol, comme il me l’a fait. Il grogne et m’attrape d’une main à la gorge. Je lui envoie mon coude dans l’œil. Sa poigne se desserre et son bras tombe mollement. Je tourne le mutant sur le ventre et, de ma seule main valide, j’attrape son aile gauche. Sans considération, j’écrase sa nuque pour prendre appuie et tire de toutes mes forces. Le son lugubre produit, celui de la chair fraiche qui se rompt, est curieusement identique à celui d’une terre humide que l’on arrache de son terrain.

Revenant aussitôt à lui, le mutant hurle, bien évidemment, mais, malgré tout, j’arrache son appendice. Je reproduis la même chose avec sa deuxième, le laissant baigner dans une marre vermeille. J’attrape l’arme qu’il avait avec lui, qui était tombée plus tôt, et la plante dans son autre bras.

J’entends le souffle de la bête et, pourtant, je me retourne, décidé de partir et à le laisser pourrir dans un bain d’hémoglobine. Mes yeux croisent le regard horrifié de Yukiko.

Je reviens à moi.

Mon expression change, réalisant qu’après tout ça, le monstre, ce n’est pas lui, c’est moi. Je soupire longuement et marche jusqu’à l’endroit où j’avais été blessé. Je prends le couteau en main et retourne à ma victime.

« Je suis désolé… » murmuré-je inutilement avant de mettre fin à ses jours.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Jeu 2 Nov 2017 - 12:03

Yukiko mit un certain temps avant de comprendre ce qui se passait devant ses yeux. Un délais de quelques secondes fut nécessaire, après le bruit de l'aile se déchirant, pour qu'elle prenne pleinement conscience de ce qu'était en train de faire Haiiro. Un acte de vengeance délibéré, purement et simplement. Lui semblant toujours si en contrôle, même quand il détruisait ce qui l'entourait, c'en était presque irréel.

Les yeux arrondis par la surprise et le dégoût, la kunoichi ne put que rester appuyée là où elle était à l'observer. Au moment où, reprenant ses esprits, elle voulut se diriger vers Haiiro pour l'enjoindre à mettre fin à son petit jeu cruel (cela ne faisait en plus qu'abîmer une construction de qualité exceptionnelle, plus grande encore que celle du minotaure ou du caméléon), leur regard se croisèrent. Ce n'était en effet pas la même personne qu'elle avait vu entrer dans le temple. Lui-même sembla se reprendre et mit fin à sa sinistre entreprise.

Alors qu'il revenait vers elle, aussi terrassé par la fatigue qu'elle pouvait l'être, Yukiko se rendit compte qu'elle était passée de la colère au dégoût pur et simple. Elle essuya le sang qui lui avait coulé dans le visage sans qu'elle s'en aperçoive et banda sa blessure au front. Les cris de la femme-serpent, furieuse, se répandaient dans les couloirs par moments, accompagnés des échos des coups d'épée sur le corps résistant du minotaure. Mieux valait les ignorer et poursuivre.

- On va par là, murmura Yukiko à l'adresse de l'épéiste, sans vraiment le regarder.

Son ton était redevenu froid, indifférent, comme lorsqu'ils s'étaient rencontrés.

Choisissant de suivre le couloir circulaire qui épousait la forme de l'arène, Yukiko se mit à observer les moindres détails qui les entouraient. Les murs étaient abîmés ici et là, les piliers se démultipliaient et se perdaient dans le noir, et des caractères anciens étaient inscrits au-dessus de chacune des portes ouvrant sur l'arène. S'arrêtant sous une source de lumière, Yukiko ouvrit un livre qui se trouvait dans son sac et tourna les pages jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait. Comparant les caractères des portes à ceux du livre, elle décida de poursuivre la marche. Dès qu'une ouverture non barrée par une herse se présenta, elle s'y engouffra, entrant de ce fait dans l'arène, et s'arrêta pour bien observer l'intérieur. Au-dessus de l'une des portes semblait se dessiner ce qui avait été autrefois une estrade. Des drapés, encore visibles bien qu'ils aient pris les mêmes teintes grisâtres que tout ce qui les entourait, indiquaient que c'était là que les officiers s'asseyaient lors de cérémonies ou combats ou elle ne savait quoi. Connaissant maintenant leur destination, elle grava dans son esprit le symbole qui se trouvait au-dessus de la porte où se trouvait l'estrade, referma le livre et poursuivit sa marche dans le couloir adjacent.

Yukiko n'entendait presque plus la femme-serpent, à présent, et elle en avait presque oublié la présence d'Haiiro. Elle en avait même négligé de ranger son arbalète, qui était encore attachée à son avant-bras droit.

J'espère qu'il y a eu moins de casse là-haut...

Ses pensées s'égarèrent un instant, l'emportant dans les moindres recoins du temple qu'elle n'avait même pas eu la chance de tout explorer encore. Combien d'archéologues avaient péris. Combien avaient survécus. Quels étaient les dégâts supplémentaires à réparer. Depuis combien de temps était-elle enfermée ici avec le samouraï?

Elle battit des paupières, se rendit compte qu'elle avait dépassé le bon couloir d'une quinzaine de mètres, et revint sur ses pas, contournant l'épéiste comme s'il n'avait été qu'un vulgaire pilier. Bifurquant ensuite, elle sut qu'elle était sur la bonne voie en voyant les inscriptions sur les murs. Celles-ci étaient accompagnées par moments de dessins et étaient d'excellente qualité, comparativement à celles qu'elle avait pu observer jusqu'alors. Le passage devint plus large et aboutit sur une porte en métal noir, gravée avec un détail extraordinaire. Les quatre gardiens y apparaissaient à plusieurs reprises dans diverses scènes, en plus de personnages inconnus. Bien qu'elle aurait voulu s'y attarder davantage, Yukiko s'avança et poussa la porte, qui s'ouvrit sans un son.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Jeu 2 Nov 2017 - 18:38

Pour la première fois de mon existence, ma rage m’effraie.

*Suis-je un monstre?*

Accompagnant volontiers Yukiko dans son mutisme et sa froideur, je marche dans les couloirs à ses côtés, laissant derrière nous les hurlements lointain d’un autre bête, les décombres des autres pièces, le sang que nous avons versés ensemble et plus de cadavres que j’en ai jamais vu.

Je ne suis certainement pas en état pour un autre affrontement, mais, selon les propos de l’archéologue, il n’y avait que quatre gardiens. Je suppose que les cris étaient ceux de la dernière créature. Donc, nous avons annihilé tous nos opposants.

N’étant moi-même pas un savant ou un grand connaisseur, je ne suis pas exactement certain du fonctionnement de chacun de nos adversaires, mais ils semblaient tous avoir différents degrés de technologie : un minotaure plutôt mécanique à la force impressionnante fait de pierre et d’acier, un caméléon ayant la capacité de devenir invisible dont la surface semblait pratiquement poreuse une fois tranchée ainsi qu’un hybride entre homme et aigle pour user des capacités des deux espèces. De plus, la salle avec les pompes et les fioles était impressionnante, beaucoup plus avancée que tout ce que j’ai pu voir ou lire.

Décidément, ces ruines avaient quelque chose d’unique outre les pierres précieuses. Je comprenais mieux pourquoi la jeune femme avait peur que je détruise les choses. Toutefois, il était bien trop tard. Notre survis est bien plus importante!

*Tu as fait les bons choix, Eiki. Ton père serait fier.*

Probablement dû par l’épuisement ou simplement par l’acharnement, je verse bien involontairement une larme lorsque l’image de mon père survient dans mon esprit, mais je l’essuie du revers de ma main encore indemne.

Brusquement, Yukiko se retourne et me contourne sans même m’accorder un seul regard. Ensuite, nous continuons dans plus de corridors. Ceux-ci, par contre, ont une allure mieux entretenue; la brique est moins usée et les symboles sont plus évident, mieux colorés.

Quelques minutes plus tard, nous atteignons une nouvelle porte. Elle est beaucoup plus intéressante que les précédentes, toute noire d’un métal lustré avec plusieurs dessins. Sans un mot, Yukiko l’ouvre. Ma main se dépose sur son épaule et j’entre en premier, craignant un piège ou un nouvel adversaire sans que quoi que se soit ne survienne.

La pièce est dans la pénombre alors que nous avançons lentement. Je sors le couteau de ma ceinture et me prépare, mon corps tendu malgré tous les bagarres, prêt à donner ce qui lui reste d’énergie pour nous sortir de là.

Un instant plus tard, un vrombissement s’enclenche et, soudainement, des dizaines de lumières s’allument simultanément, nous aveuglant aussitôt. Je me protège par réflexe, grimaçant sous l’effort. Alors que mes yeux sont toujours fermés, j’entends, derrière moi, la porte se refermer et des dizaines de déclics, de cliquetis, de bruissement et de crissement. Tout autour de nous, des choses s’activent et je n’arrive toujours pas à ouvrir les yeux tellement l’éclairage est puissant.

Je ne frappe pas dans le vide, de peur de blesser Yukiko, mais je me tiens prêt.

*Prêt à quoi, Eiki? Tu ne peux rien faire!*

Une voix, dans ma tête, m’interpelle.

« Que cherches Buyuu Eiki : vengeance, pouvoir, richesses, liberté? Ton cœur, il n’est pas simple à lire. »

Surpris, je fais un pas en-arrière.

« Quoi? » dis-je à voix haute.

Aussitôt, les lumières se tamisent et nous pouvons enfin ouvrir les paupières.

La chambre se révèle à nous : une grande pièce en arc se terminant avec une statue d’un buste humanoïde où différentes parties appartiennent à d’autres espèces. Les pectoraux de la sculpture sont une tête de lion et une autre de serpent, ses épaules sont un bouc ainsi qu’un faucon. C’est ainsi pour toutes les parties de son corps sauf son visage qui ressemble d’avantage à un amalgame des plusieurs humains différents. La chambre, quant à elle, contient des dizaines de tableau noirs et d’autres écrans. L’éclairage, d’un côté jaune et de l’autre vert, lui octroie un effet maladif. Il y a des consoles similaires à celle de la salle du deuxième gardien, des tables, quelques chaises, beaucoup de livres et plusieurs objets qui me sont inconnus servant certainement à faire des expériences ou à produire des mécanismes.

Je fais un pas vers l’avant, brandissant le couteau devant moi comme un enfant appeuré.

« C’est pas ici qu’on sort, n’est-ce pas? » demandé-je à l’intention de Yukiko.

Cependant, c’est la voix qui surgit de nouveau.

« Oui, bien-sûr, vous avez compléter toutes les épreuves! Vous êtes donc élus, vous pourrez connaître la vérité. »

Je me retourne vers l’archéologue et d’un coup d’œil, nous réalisons que ni l’un ni l’autre n’avions la moindre idée de ce qui se déroulait.

Tout d’un coup, tous les écrans et tous les tableaux s’activent. Ils projettent couleurs, symboles, mots et dessins sans arrêt. Des bruits, aussi, se mettent à résonner dans la pièce. Puis, une odeur s’élève.

*Un piège!* me dis-je.

Je veux me retourner pour chercher à trancher la porte et fuir de cet endroit, mais je n’arrive pas à contrôler mon corps.

En fait, je ne suis plus dans mon corps!

Il n’y a que moi, dans une spirale colorée, quelque part dans le firmament, avec un colosse fait de centaines d’animaux au visage construit à partir de plusieurs personnes. Il m’observe, au moins deux fois plus grand que le minotaure, pendant un long moment. Je n’arrive pas à bouger. C’est comme si j’étais coller au sol, obliger à regarder en l’air et à fixer le géant.

Puis, après un moment qui m’a semblé une éternité, il m’adresse la parole.

« Le contrôle, » déclare-t-il de sa voix si incroyablement puissante que j’ai l’impression que mes tympans sont transpercés. « Voilà la réponse à la seule question qui mérite d’être répondu : que veux-tu, essentiellement. C’est la vérité que tu as mérité d’apprendre. »

Il s’agenouille et avance son visage vers moi jusqu’à ce que son œil, vert aux reflets orangés, ne soit plus qu’à quelques centimètres. Je peux voir chaque détail de son iris. J’ai l’impression que je pourrais entrer à l’intérieur de sa pupille et la suivre jusqu’à pénétrer dans son corps et je réalise une chose.

*Et si c’était exactement ce que nous avions fait! Et si nous naviguions à l’intérieur de cette… Divinité!*

Je sens son souffle chaud, brûlant, lorsqu’elle expire.

« Buyuu Eiki, tu es un élu. Tu es maintenant sous ma protection. Tu me dois aussi allégeance. Cache mon existence au monde, pour l’instant. Un jour viendra où tu auras à m’aider pour cet objectif de contrôle. »

Il se relève et, d’un mouvement de doigt, me soulève sans me toucher. Je me trouve sur son épaule et il regarde le Yuukan avec moi, sans que je n’arrive à faire quoi que ce soit. Nous restons ainsi pour ce qui me semble être des milliers d’années. Je ressens ce qu’il ressent. C’est une force hallucinante.

« Je suis vous et vous êtes moi. Le destin nous a lié, » m’explique-t-il, m’arrachant pratiquement les oreilles par le fait même. « La vérité, Buyuu Eiki, c’est que nous avons besoin l’un de l’autre. Les élus et moi, nous sommes un tout. Chaque élu a un objectif, une seule vérité, et, ensemble, nous allons tous les accomplir. Nous nous entraiderons malgré les personnalités, malgré les désirs, malgré les épreuves, puisque cette vérité est la seule chose qui compte. »

Il se retourne. Je pensais tomber dans le vide alors qu’au contraire, je flotte dans les airs.

« Vous, moi, Saibogu Yukiko, les autres… »

Il ouvre la bouche et m’avale. La spirale est présente dans le creux de sa gorge. Je suis aspiré à l’intérieur de ce maelstrom. C’est comme si le temps, l’espace, les émotions et la vie elle-même se mélangeaient à moi. C’est une sensation si désagréable et, pourtant, c’est comme si je l’avais toujours vécu, comme si j’en avais toujours eu besoin.

« Notre contrat, Buyuu Eiki, est sacré. »

Je me réveille en sursaut, couché dans la salle où se trouvaient les pierres précieuses, là où nous étions au tout départ. Yukiko est sur ma jambe. Je la déplace lentement et me lève. Je suis surpris de découvrir que mes plaies ne sont maintenant que des cicatrices ou ont complètement disparues, mais que mes vêtements ont encore les marques des combats. Je n’arrive pas à comprendre si c’était réel ou si c’était un rêve.

Je garde simplement la vague impression d’avoir participé à quelque chose de grandiose et d’important, d’avoir compris et accepté ce que j’étais essentiellement, au plus profond de moi, ce que je ne pourrais jamais changer.

*Était-ce une illusion, une drogue, un sort quelconque, de l’hypnose ou, réellement, une entité divine?* me demandé-je, abasourdi, en tournant sur moi-même, surpris d’être encore en vie.

Cette idée de mission, ce « contrat », comme l’entité l’appelait, de cacher les ruines et d’aider son maître éventuellement si je veux atteindre mon objectif est encore flou, mais une chose est sûre, Yukiko et moi sommes désormais lié.

Et, il existe d’autres élus.
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Message(#) Sujet: Re: La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki) Sam 4 Nov 2017 - 16:36

Yukiko laissa passer Haiiro devant, préférant observer les alentours. C'était toutefois difficile, étant donné que tout était sombre. Puis, subitement, la pièce elle-même sembla s'animer, commençant par la porte qui se referma dans leur dos avec de multiples cliquetis de serrures. La lumière devint aveuglante et changeait incessamment de couleur. Il ne semblait y avoir aucune possibilité pour eux de réagir, aussi la kunoichi attendit-elle et guettait-elle les environs.

C'est alors qu'une voix inconnue résonna dans sa tête.

- Saibogu Yukiko, que veut réellement ton coeur? La connaissance, la solitude, la reconnaissance... Est-ce vraiment cela?

Mais qu'est-ce que...

Les lumières cessèrent alors leur manège et il leur fut possible de voir ce qui les entourait. Une statue étonnante constituait le point culminant de la pièce. Elle semblait posséder plusieurs visages plutôt qu'un seul et des têtes d'animaux constellaient le reste de son corps. Des écrans étaient installés aux murs, n'affichant rien pour le moment. Des tables étaient méthodiquement installées ici et là, avec posés dessus des livres, des matériaux et autres objets technologiques encore plus intéressants que ceux vus jusqu'à présent.

Entendant Haiiro l'interpeler, Yukiko ne put que se retourner vers lui, des points d'interrogation pleins les yeux. C'est cependant la voix qui se manifesta de nouveau, leur indiquant qu'ils étaient parvenus à franchir tous les obstacles et qu'ils étaient à présent des élus.

Élus? Élus de quoi?

Encore une fois, avant même qu'elle ait pu faire quoi que ce soit, la pièce s'activa. Cette fois, ce furent les écrans qui se mirent à afficher n'importe quoi, mais tout disparût bien vite pour laisser la place à un environnement flou, nullement réaliste, et à une version vivante de la statue vue plus tôt.

- Tout savoir et créer. C'est un bien grand but, mais cela te sied. Voilà ce que ton coeur désire.

La créature avança majestueusement jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de Yukiko.

- Saibogu Yukiko, tu es une élue. Tu es maintenant sous ma protection.Tu me dois aussi allégeance. Cache mon existence au monde, pour l'instant. Un jour viendra où tu auras à m'aider pour ces objectifs de savoir et de création.

Puis tout sembla fusionner, jusqu'à la kunoichi elle-même, avec le monde. Elle vit en même temps le passé et le présent, remplis de leurs merveilles et de tout ce que les âges ont contenu. Elle en avait le souffle coupé.

- Je suis vous et vous êtes moi. Le destin nous a lié. La vérité, Saibogu Yukiko, c'est que nous avons besoin l'un de l'autre. Les élus et moi, nous sommes un tout. Chaque élu a un objectif, une seule vérité, et, ensemble, nous allons tous les accomplir. Nous nous entraiderons malgré les personnalités, malgré les désirs, malgré les épreuves, puisque cette vérité est la seule chose qui compte.

Tout se mit à tournoyer et la kunoichi se sentit à présent happée à l'intérieur d'un univers de couleurs indistinctes.

- Notre contrat, Saibogu Yukiko, est sacré.

Le retour au réel se fit en douceur. La kunoichi se sentit déplacée avant d'être reposée sur le sol. Son esprit reprit peu à peu le dessus sur cette invraisemblable sensation qui l'avait possédée jusqu'alors. Malgré les questionnements qui ne cessaient d'affluer en elle, elle est calme. Elle sait maintenant que sa vie a pris une tournure imprévue, mais ô combien bénéfique. Ce temple devrait rester secret, mais c'était peu cher payé en comparaison à tout ce qui lui était à présent ouvert en termes de possibilités.

Se retournant pour regarder Haiiro, elle réalisa que sa colère et son dégoût envers lui s'étaient un peu calmés. Ils étaient liés, à présent, qu'elle le veuille ou non.

En se relevant, elle réalisa qu'elle ne saignait plus, que ses blessures étaient pour ainsi dire guéries. Et maintenant que plus rien ne bougeait, elle put voir une porte, vraisemblablement celle qui leur permettrait enfin de sortir. Yukiko la traversa, se retrouvant dans une pièce similaire à celle où ils avaient atterri en arrivant.

- Haiiro, c'est par là, lui dit-elle.

Des symboles de fuinjutsu étaient gravés au sol. En y posant le pied, ils se retrouvèrent dans la salle aux fausses pierres précieuses. Les signes qui les avaient fait basculer dans le temple caché semblaient à présent vieillis. Plus personne ne pourrait y tomber par hasard, sauf eux-mêmes s'ils le désiraient. Cela demeurerait à présent caché.

Sortant de cette aventure comme si elle sortait d'un rêve, Yukiko revint à la réalité. L'attaque, les brigands, les archéologues... Sans attendre, elle se précipita vers l'escalier.
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La porte de l'Autre-lieu (Buyuu Eiki)

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