N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.
Partagez | 
 

 Nous sommes tous destinés à mourir [Shingen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Konoha
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 1185
Rang : S

Message(#) Sujet: Nous sommes tous destinés à mourir [Shingen] Dim 27 Aoû 2017 - 0:53

- Imaginez-vous au bord d’un précipice, commença à réciter un homme des plus dynamiques de la trentaine.

Mira soupirait en douce, profitant que l’homme avait les paupières closes pour lever les yeux au ciel en signe d’exaspération. Cet homme était un coach qu’on lui avait attribué afin qu’elle puisse gérer au mieux son stress et son anxiété. L’objectif était qu’elle ait un total contrôle de son corps, et de son esprit, sans l’assistance des médicaments. Pourtant, la rousse considérait ces séances comme inutiles, et s’était déjà prononcée dessus à l’hôpital. Malheureusement, les médecins étaient catégoriques : si elle désirait continuer à mener une existence en dehors des quatre murs blancs de l’hôpital, elle devait s’y plier.

« Je suis au bord d’un précipice continuellement avec mon job de Shinobi » aurait-elle voulu répondre, mais elle se retint. La dernière fois qu’elle avait tenté de débuter une joute verbale avec cet homme, ils avaient fini à l’hôpital, lui protégé comme un Prince et elle menacée de revenir dans la cellule psychiatrique.

- Maintenant, imaginez qu’un homme est derrière vous, vous menaçant…

Aussitôt avait-elle entendu le mot « menace » qu’elle sentit son rythme cardiaque s’accélérer. Cette réaction était devenue un véritable automatisme en elle, dès l’instant où quelqu’un prononçait un mot pouvant la ramener à ce jour fatidique où elle avait été capturée. Menace, torture, couteau, cri, souffrance… tant de mots simples, qui façonnent la vie d’un Shinobi, qui sont devenus de véritables armes à double tranchant avec elle : ils tuent sa raison, et éveillent sa folie.

« Assez ! ».

Elle releva doucement, en tremblotant, ses paupières pour observer son professeur. Comme elle s’y était attendu, il les avait toujours clos et semblait concentré. Elle inspirait et expirait profondément, tout en lançant un regard hasardeux à son environnement. Elle devait se concentrer mais c’était compliqué quand votre sang vous battait les tympans impitoyablement.

« Un clone suffira… ou un insecte ».


Elle sortit un insecte particulier d’une taille microscopique, qui commençait sa petite course entre elle et le coach. Dès que la bête avait approché de cet homme, elle s’était glissée d’une ouverture au niveau du pantalon. Cette partie de l’opération était toujours particulière : est-ce qu’il allait remarquer, ou non, cette petite chose ? Plus important, si oui, risquait-il de la tuer ?

Quelques minutes plus tard, elle sentait que son coach n’était plus à son aise. Il se contorsionnait, il grimaçait, il grognait. Un sourire mesquin et amusé s’étira sur les lèvres de la demoiselle. Son opération avait été une réussite et l’homme n’avait rien ressenti.

- Je… Je reviens.

Il se relève et court en hâte aux bains. Bien entendu, Mira n’allait pas patienter ici calmement. Elle profita de cette absence pour créer un clone et fuir en douce. Malheureusement, si le lieu s’était révélé vide au moment où son coach et elle s’étaient installés, il ne l’était plus. Au loin, elle voyait un bonhomme qui n’avait pas pu rater une seule seconde de la scène.

« Les gens osent rarement demander ce qu’il se passe »
se rassura-t-elle, quoique extrêmement inquiète à l’idée qu’on puisse révéler sa supercherie à l’hôpital, et donc finir « encore » entre quatre murs. L’anxiété la faisait transpirer plus que de raison, et un léger tremblement commençait à gagner tout son corps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 305
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: Nous sommes tous destinés à mourir [Shingen] Mar 29 Aoû 2017 - 18:57

Je venais de terminer un entraînement que j’avais mené plutôt en dehors du village, je n’aimais pas vraiment que l’on puisse m’observer comme si j’étais un fichu animal dans une cage. Dans le même temps, je n’étais pas vraiment enclin à enseigner ce que je savais à des shinobi car jusqu’ici, je n’en jugeais aucun réellement digne de recevoir mon enseignement.

Je me dirigeais vers les bains de Konoha pour aller me détendre un peu, l’entraînement était une chose mais il pouvait vite devenir inutile si on ne savait pas prendre soin de son propre corps. Je suivais le cours d’eau qui coulait avant d’apercevoir deux personnes. Je n’étais pas certain ce qu’ils faisaient, de la méditation peut-être ? Je ne savais pas que les shinobi étaient capable de faire de telles prouesses. Je m’en rapprochais un peu, bien que je gardais mes distances.

Je n’étais pas là pour attirer l’attention non plus, mais curieux comme j’étais d’en apprendre plus sur les pratiques des shinobi, je me contentais d’observer à distance. On pouvait presque penser que j’observais et étudiais des animaux sauvages pour mieux les comprendre, il en avait certainement un peu de ça dans ma démarche.

Finalement l’homme fini par courir à toute vitesse comme si une envie pressante l’avait pris, était-ce le sort de la fille ou bien ne contrôlait-il pas son corps ? Dans tout les cas, la situation m’amusait plutôt et je ne pouvais m’empêcher d’afficher un sourire amusé.

La suite devint encore plus intéressante car lorsque l’homme avait disparu dans les bains, en espérant qu’il ai eu le temps de rejoindre le lieu souhaité, la fille créa un clone pour prendre la fuite. Manifestement, elle faisait sa petite rebelle et cet entraînement ne semblait pas lui convenir. J’imagine que c’était à cause de son âge puisqu’elle semblait plutôt jeune.

Je l’observais pour essayer d’y déceler des signes qui pouvaient me donner des informations supplémentaires, mais je n’étais nullement certain de savoir comment interpréter la chose. De la peur ? Peut-être, c’est une chose qui semblait assez commune chez les shinobi, la peur de la mort en particulier.

Je ne pouvais m’empêcher de l’interpeller quand elle s’approchait de moi, non que je me souciais réellement de sa vie ou de ce qu’elle faisait. Je veux dire, c’est son problème et non le mien. Si elle voulait abandonner un entraînement, pourquoi pas après tout ?


Hoy, tu ne devrais pas attendre ton sensei ? Votre entraînement semblait plutôt…. Amusant. Quel en était le but ?


Ben quoi ? On ne voyait pas tout les jours des shinobi méditer alors autant savoir quel en était réellement le but. Comme je disais toujours, il fallait toujours connaître ses ennemis !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Konoha
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 1185
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Nous sommes tous destinés à mourir [Shingen] Lun 4 Sep 2017 - 23:38

Elle gardait les yeux rivés au sol, ou plutôt à ses pieds, et accélérait le pas au fur et à mesure qu’elle approchait de l’inconnu – dans l’unique but de le dépasser, sans être interpellée ou être épiée plus longtemps. Malheureusement, ses vœux ne furent pas exaucés et ses efforts furent réduits à néant. Il l’avait interpellé, et il avait même osé employer le temps « tu », comme s’ils se connaissaient, comme s’il lui était supérieur, comme si elle lui était inférieure. Evidemment, ces deux derniers sentiments étaient propres uniquement à la demoiselle constamment au prise avec un profond sentiment d’insécurité et vivant avec une peur constante de mourir – le comble pour une Shinobi.

- Vous ne devriez pas utiliser le tutoiement avec les étrangers. C’est gênant. C’est déstabilisant, répondit-elle dans l’immédiat. Et puis, l’usage veut que l’on se présente avant toute chose. Je suis Aburame Mira, et vous ? demanda-t-elle, relevant finalement sa petite bouille vers cet homme pour le détailler – et tenter de desceller un quelconque mensonge.

La première chose qu’elle remarquait était sa tenue peu conventionnelle. Il semblait être un étranger et pourtant, son assurance et ses traits semblaient indiquer le contraire. En effet, les étrangers étaient assez reconnaissables à cet air ahuri qu’ils arboraient quand ils visitaient le village. Tout semblait être fait d’or et d’argent, alors que ce n’était que des feuilles et des maisons banales…

- Il n’est pas un sensei. Ce n’est qu’un coach… inutile. Il veut m’apprendre la méditation … pour que je fasse face à des peurs. C’est ridicule. Ridicule. Il veut que je m’imagine devant un vide, mais je suis une Shinobi, le vide est… plus elle parlait, et plus ses paroles devenaient un fouillis qui semblaient destinées davantage pour elle-même que pour autrui. C’est quoi votre plus grande peur ?

Cette pensée avait fusé dans son esprit et elle l’avait exprimé naturellement, avec spontanéité. Etait-elle la seule à craindre de mourir, dans d’atroces douleurs ? Etait-elle la seule à détester la vue de son propre sang ? Malheureusement, jusqu’à maintenant, elle n’avait pas trouvé un compagnon dans ces phobies. Tous les Shinobis semblaient attendre avec « grande joie » la mort, à croire que c’était la plus belle chose. Ce n’était pas une belle chose. Les morts avaient un corps rigide mais détendus qui barbouillaient dans leurs propres excréments. Si ce n’était pas leurs déchets intestinaux qui chatouillaient les narines, c’était la puanteur que leur processus de putréfaction dégageait…Enfin, si on arrivait à éviter ces flaques boueuses et marrons, ou encore ces corps pleins de vers, c’était de supporter la vue de tout ce sang coagulé et poisseux.

La mort était laide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 305
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: Nous sommes tous destinés à mourir [Shingen] Jeu 7 Sep 2017 - 17:17

L’étrange jeune femme ne tardait pas à me répondre, je levais un sourcil. Elle n’aimait pas le tutoiement au point d’en être déstabilisé ? La chose était plutôt inquiétante car s’il lui fallait si peu pour être déstabilisé, je n’osais même pas imaginer ce que ça donnerait dans une situation délicate dont l’imprévu était la monnaie courante. Au moins je savais qu’elle était du genre chiante, peut-être avec quelques sacrés problèmes mentaux… Néanmoins comme la coutume le voulait, je me présentait également.

Je suis Taira Shingen, enchanté.

Je ne connaissais pas bien les Aburame, j’en avais juste entendu des rumeurs comme quoi ils étaient des opportunistes et surtout : des humains plutôt répugnants qui faisaient office de ruche pour des insectes. Je devais admettre, je n’étais pas vraiment intéressé par découvrir leur capacité de ruche humaine, l’idée était plutôt dégoûtante. Je ne savais pas quel esprit tordu s’était dit qu’il fallait que le corps humain serve de ruche pour des insectes et je n’arrivais même pas à comprendre comment on pouvait continuer cette chose, ma foi, j’imagine que le monde shinobi à son lot de gens et de coutumes tordues….

Elle me précisa que l’homme qui avait prit la fuite n’était pas un sensei mais un coach pour la méditation ? Étrangement, je n’étais pas étonné lorsqu’elle me dit qu’elle devait faire face à des peurs et j’étais toujours fasciné par le fait que les shinobi craignaient toujours quelque chose. Moi je m’attendais qu’ils allaient former leurs semblables pour ne rien craindre afin qu’ils deviennent des armes redoutables mais non, au lieu de ça on les laissait se baigner dans la peur… Surtout la peur de la mort.

Tout se fait-il que pendant qu’elle me parlait pour m’expliquer les gens, je me contentais de l’écouter en silence. C’était la moindre des choses que je pouvais faire. Je ne pouvais m’empêcher d’afficher un large sourire amusé lorsqu’elle me posa sa question. Je n’y répondis pas immédiatement, je me retournais d’abord pour ouvrir la marche.


J’imagine que nous devrions en profiter que votre coach ne soit pas présent pour s’éloigner, sinon pourquoi vous avez crée un clone ?

Le ton était plus taquin sur la fin et alors que j’ouvris la marche pour que l’on s’éloigne des lieux, je me pris enfin la peine à répondre à sa question.

Ma plus grande peur… Je dirais que je n’en n’ai pas. Je suis un samourai, on est entraîné pour ne rien craindre, pas même la mort. Mon sensei me disait toujours « Le samourai vit pour mourir ». Certains samourai vous dirons que nous vivons plus proche de la mort que de la vie. Je suis conscient que les shinobi craignent la mort et certainement d’autres choses encore, votre formation est parfois… étrange je trouve.

Je tournais ma tête vers elle avant de lui poser à mon tour la question.

Qu’elle est votre plus grande peur ? Ou vos plus grandes peurs...


Voilà une question qui était certainement délicate pour elle, je n’étais même pas certain qu’elle avait envie d’en parler ou plutôt… de m’en parler. Je pouvais toujours essayer de deviner ses peurs, peut-être la mort puisqu’elle devait s’imaginer au bord du vide, le vertige était également un candidat. Je trouvais toujours amusant de voir les gens s’accrocher à la vie comme des sangsues alors que la mort était inévitable, ils craignaient quelque chose qui allait forcément leur retomber à la figure tôt ou tard, la question ne devait pas être : « Va-t-on mourir ? » mais plutôt « Comment vais-je mourir ? ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Konoha
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 1185
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Nous sommes tous destinés à mourir [Shingen] Dim 17 Sep 2017 - 19:08

Elle l’observait curieusement quand il disait qu’il n’avait nul peur, et qu’il avait été entraîné pour ne rien craindre. Apparemment, tout bon samouraï qui se respectait n’avait aucune peur. Elle réfléchissait calmement à cette affirmation contre nature qui sonnait faux à ses délicates oreilles.

- Vous êtes un menteur, répondit-elle laconiquement, en lançant un regard neutre à cet homme qui disait n’avoir aucune peur. Nous finissons tous par découvrir notre peur. Elle se manifeste au moment le plus inopportun. Elle est celle qui nous force à être aux aguets et à être prévoyant, celle qui nous paralyse et cause notre perte, celle qui nous brise que pour mieux nous relever. Un homme sans peur est un homme destiné à mourir jeune. Un homme sans peur est un parfait idiot qui n’a pas conscience de ses limites, conclut-elle.

Soudainement, elle s’approche de cet homme pour le fixer intensément. Son regard bleu était maintenant illuminé d’une flamme vive, se perdant entre passion et folie. La « peur », voilà un sujet qui pouvait être un très long débat avec la demoiselle. Si son interlocuteur savait être patient, voire même compréhensif, il pourrait outrepasser les insinuations insultantes de la demoiselle et mettre ces dernières sur le compte de la jeunesse, de l’insouciance et sûrement d’un traumatisme du par la guerre. Cette dernière avait causé tant de dégâts qu’encore aujourd’hui, bien des hommes et femmes en ramassaient les pots cassés.

- Supposons vous dites vrais, alors cela signifie qu’avant, vous craigniez des choses. Qu’avez-vous craint ? Perdre votre famille ? Vos amis ? Votre précieux sabre ? Votre amante ? Votre village ? L’eau ? Le Noir ? Le Froid ? L'humiliation ? Le déshonneur ? questionna-t-elle à une vitesse folle. Elle parlait et parlait tel un moulin à eau tournant sans fin.

Finalement, elle mit fin à son interrogatoire insupportable pour offrir le silence à chacun. Le silence fut assez court, car elle reprit aussitôt.

- J’ai peur de tout. Du moindre piaillement du moineau, au simple rire d’un bambin. Le danger se cache là où l’on s’y attend moins.


Si elle avait été une experte en genjutsu, elle aurait très certainement été très douée pour rendre ses victimes complètement folles. Son esprit brisé avait créé mille et une passerelles tortueuses pour combler le vide que la guerre avait causé. Oui, il n’y a pas si longtemps que ça, pour survivre et être fort, il fallait se forcer à « oublier ». La chose est impossible à faire pour un esprit sain, évidemment. Cependant, dans le cas des personnes comme Mira, qui avaient subi bien des traumatismes, la chose n’était pas si compliquée grâce au développement d’une seconde personnalité, celle qui était devenue gardienne des derniers fragments d’humanité qui survivaient dans ce corps.

Sur ces mots, elle brisa le contact visuel pour tourner son regard face à elle, et accélérer le pas. Elle n’était pas pressée, elle n’était pas attendue, mais marcher vite était une habitude chez elle. Oui, elle était constamment aux aguets, et surtout prête à fuir au moindre danger… ou à y faire face s’il se montrait trop persistent.


Dernière édition par Aburame Mira le Lun 6 Nov 2017 - 23:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 305
Rang : B

Message(#) Sujet: Re: Nous sommes tous destinés à mourir [Shingen] Dim 1 Oct 2017 - 15:10

Voilà que cette femme avait l’audace de m’insulter de menteur, elle qui ne me connaissait pas. Je n’en n’attendais pas moins d’une shinobi, ils jugeaient toujours avec leurs valeurs de shinobi donc celle d’un être lâche. Elle n’avait pas compris qu’un samourai se moquait de mourir, il vivait pour mourir, telle était sa voie. Un bon guerrier ne devient rien craindre pour pouvoir agir avec la plus grande fermeté, s’il commençait à avoir peur, il allait s’affaiblir.

Vous me jugez avec votre regard de lâche et de shinobi, bien que les deux soient identiques. Pour devenir un bon guerrier, il ne faut aucune peur qui puisse nous influencer dans nos actions et notre jugement. Mourir n’est qu’un détail qui n’a que peu d’importance dans la vie d’un samourai. Je sais que les shinobi craignent la mort et mettent bien trop d’importance à la vie, ils s’y accrochent comme des parasites dans l’espoir d’y rester éternellement. La réalité est que le shinobi est un idiot, il craint quelque chose qui est inévitable. Vous allez un jour mourir donc vous ne devriez pas vous demandez si vous allez mourir, mais plutôt comment vous allez mourir.


Je la fixais également, elle était une étrange femme, elle vivait dans une peur constante. J’avais devant moi l’exemple parfait de ce que la peur apportait à un humain : une vie sans saveur où la moindre chose était perçue comme mauvais. Pouvait-on encore parler de vie lorsqu’on était névrosé ? Pouvait-on réellement prétendre que vivre dans la peur de tout était une bonne chose ? Certains diront certainement oui, après tout le plus important était de vivre coûte que coûte. Je gardais un regard indifférent sur elle, il était même froid avant que je n’affiche un petit sourire en coin.

Ne soyez pas idiote, l’humain naît toujours avec des peurs. La question est : peut-il les surmonter et devenir maître de lui-même ou devient-il esclave de ses peurs ? La plupart des gens sont esclaves de leurs émotions, la peur les animent et leur dit quoi faire. Si vous craignez la mort, vous ferez tous pour survivre et se sera là votre point faible. Un ennemi pourra utiliser cette peur de la mort pour avoir de vous ce qu’il désire. Voyez-vous, un être qui a peur est un être faible et si on connaît son point faible, il suffit de l’exploiter pour gagner.

Néanmoins quand vous êtes face à quelqu’un qui n’a aucune peur, qui ne se laisse pas dicter sa conduite par la peur… Alors il devient un être imprévisible et extrêmement dangereux.

Je marquais une courte pause, continuant de la fixer sans faiblir un seul instant avant de reprendre.

Vous êtes l’esclave de votre peur et d’après vos propres paroles, vous craignez tous. Vous devriez vous demander si vivre constamment dans la peur en vaut réellement la peine, est-ce vraiment plaisant de vivre dans une vie où tout vous effraie ? Est-ce vraiment ainsi que vous imaginez votre vie ?

Je continuais de la fixer, il était vrai que niveau délicatesse on l’avait vue mieux, mais je n’étais pas réellement réputé pour ça. Je me mis à la suivre lorsqu’elle reprit la marche.


Comment imaginez-vous votre mort ? Et ne pensez-vous pas qu’un être humain ne meurt jamais réellement ?


Voilà des questions d’ordres philosophiques, j’étais curieux de voir ce qu’elle allait dire. Bien qu’il restait à voir si je ne l’avais pas déjà vexé par mes paroles. Peut-être même qu’elle chercherait à se venger pour mes paroles, allez savoir. La suite risquait d’être intéressante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
 

Nous sommes tous destinés à mourir [Shingen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Pays du Feu :: Konohagakure no Satô :: Onsen Les Bains des Dieux-