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 There's a war inside my head [Shigo]

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Konoha
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Message(#) Sujet: There's a war inside my head [Shigo] Dim 27 Aoû 2017 - 14:47

- Bonjour Docteur, comment allez-vous ? Je vais très bien, merci. Je prends mes médicaments en suivant les prescriptions scrupuleusement, et je suis également avec assiduité les séances de coaching. Je me sens bien. J’ai une vie normale, récita-t-elle mécaniquement devant le miroir.

Mira avait adopté ce discours comme un laïus depuis son réveil. Elle le répétait en faisant son lit, en se douchant, en se coiffant, en se maquillant, en s’habillant, en s’équipant, en mangeant même. Quoique, lorsqu’elle mangeait, elle pensait davantage afin de ne pas postillonner ou recracher toute sa nourriture.

« Depuis une semaine, je me prépare à ce discours et à cette rencontre. Tout va aller bien ! » se rassura-t-elle à chaque fois que ses yeux se posaient sur ce parchemin que l’hôpital lui avait envoyé il y a peu. On lui avait assigné un nouveau psychologue. Elle ne comprenait pas ce changement inattendu et elle ne savait pas si elle devait l’interpréter en bien, ou mal. Est-ce que l’ancien avait décidé qu’elle était une cause perdue et l’avait confié à une personne encore plus experte, ou était-ce l’inverse et il la considérait comme sur la voie de la guérison ? Elle avait un espoir que c’était le second cas, en pariant sur son attitude volontaire durant les séances. Quand il disait de parler, elle avait parlé. Quand il disait d’écouter, elle avait écouté. Oui, elle avait suivi scrupuleusement chaque consigne, sans rechigner.

« C’est peut-être la dernière séance, de toute mon existence ». L’ignorance et la curiosité la rongeaient. Par automatisme, elle commençait à triturer ses cheveux avec nervosité, mais arrêtait ce tic aussi brusquement qu’il avait commencé. Elle ne devait pas laisser paraître son anxiété : tout était sous contrôle, voilà l’illusion qu’elle devait transmettre à son interlocuteur, et enfin être libre de tous ces jugements, de tous ces regards et de toutes ces questions gênantes.

« C’est l’heure ». Après une longue inspiration, elle se décida à se relever, à prendre le parchemin qui indiquait l’heure et l’adresse du rendez-vous comme le nom et le prénom du nouveau psychologue, à mettre ses sandales de shinobi et à fermer la porte derrière elle. Elle pourrait accélérer le pas, couper par le toit avec son chakra et ainsi éviter cette foule compacte qui n’était qu’une autre source de stress. Cependant, elle ne le faisait pas. Elle marchait droit devant elle, par petit pas, en tentant d’ignorer au mieux toute cette masse humaine. C’était un exercice que l’ancien psychologue avait imposé, afin qu’elle se familiarise avec le « quotidien » et ne voit pas en cette foule une menace potentielle.

« Je suis à Konoha. Je suis protégée par des dizaines de Shinobi bien plus forts que moi. Je suis dans un village protégé. Ce ne sont que des civils. Tout va bien ». Malgré tout, elle avait toujours cette horrible sensation qu’un homme allait fendre la foule, l’attraper et la poignarder. Pourquoi ? Elle ne savait pas. Peut-être était-ce ses anciens bourreaux qui viendraient finir leur travail ? Ou alors, un ennemi de Konoha infiltré qui choisirait qu’une cible au hasard ? Ou alors un futur déserteur dont elle gênerait la route ?

« Calme. Calme. Respire »
s’ordonna-t-elle pour calmer cette peur naissante. Elle devait paraître sereine devant le nouveau psychologue, afin d’éviter d’avoir à suivre de nouveaux traitements assommant et fatiguant. Avec une telle attitude, deux choix s’offriraient à elle. Au mieux, il constatera que tout va bien et il la laissera partir. Au pire, il lui donnera que quelques exercices supplémentaires pour canaliser toutes ces émotions.

Finalement, elle arriva devant le bâtiment en question. Après une énième inspiration, elle se décida à y entrer. Quelques marches plus tard, elle arriva à une salle d’attente des plus banales et des plus typiques. Des murs aux couleurs unis, des magazines sur une table basse et quelques chaises sommaires un tantinet usé. Pourtant, contrairement à la majorité des patients, elle refusait de s’asseoir immédiatement. Au préalable, elle se dirigea vers la fenêtre pour l’ouvrir, puis seulement s’asseoir non loin de l’une des rares ouvertures de la pièce vers l’extérieur.

Elle avait constamment besoin de « savoir » qu’il y avait une sortie de secours quelque part. Au cas où.
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Message(#) Sujet: Re: There's a war inside my head [Shigo] Mar 29 Aoû 2017 - 5:12

    Le nom de la cible ? Aburame Mira. Elle serait stable dans son instabilité. Ou instable dans sa stabilité ? La nuance était mince, mais le risque existait dans les deux cas : Mira pouvait être un danger pour Konoha. Par conséquent, la Racine se devait d’agir. Et j’obtins ainsi cette superbe mission. Pourquoi superbe ? Parce que j’allais pouvoir protéger mon très cher village et faire montre de cette fameuse volonté du Feu dont tout le monde parle ? Certainement pas. S’il y avait une instabilité en elle, une faille, ça signifiait qu’elle pouvait être exploitée. Que Mira pouvait être manipulée et façonnée selon mes souhaits ! Et dans le cas contraire, si elle ne me servirait à rien, je n’aurais qu’à la qualifier comme étant un risque trop grand pour Konoha et l’éliminer. J’aurais alors la reconnaissance d’avoir évité un trouble futur au village. Etant l’acteur de la mission, si Mira venait à mourir, le rapport serait si simple à formuler. Les morts n’ayant qu’une piètre défense pour protéger leur honneur ou la vérité.

    En tout cas, l’unité spéciale possédait de beaux moyens. On m’octroya un cabinet de psychologue et l’hôpital lui-même envoya à Mira le rendez-vous. Il me suffisait donc qu’à peaufiner ma couverture, parce que j’étais quelque peu trop reconnaissable. Mais je ne pouvais pas lui dévoiler mon visage non plus… Prendre possession d’un autre corps ? Possible mais contraignant. Il me faudrait effacer ses souvenirs ensuite et ce n’était pas l’aptitude que je cherchais à développer.

    Pour la première fois, j’optais pour des vêtements plus moulant, mais toujours recouvrant toute parcelle de peau. Je demeurais cependant pieds nus, comme à mon habitude. Des pieds aux multiples marques d’écorchures, de brûlures et de cornée. Mes pieds. Mais c’était plus chaleureux d’être déchaussé lorsqu’on est chez soi non ? C’était tout du moins l’explication que je lui servirais en cas de questionnement à ce sujet. Quant au visage… Je portais l’un des masques typique de l’ANBU. Evidemment, un unique œil voyait au travers, ça je ne pouvais le changer.

    Après avoir attendu quelques minutes suite à l’arrivée de Mira dans la salle d’attente, je choisis de quitter la salle de thérapie pour aller la récupérer. Entrant dans la salle, je lui dis :

    « Bonjour, je m’appelle Miko, mais il s’agit évidemment d’un nom de code comme vous pouvez vous en douter. L’ANBU reprend la main quant à votre suivie thérapeutique et… »

    Je m’interrompis. La fenêtre était ouverte. Pourquoi était-elle ouverte ? Je ne l’avais pas ouverte pourtant. Qui alors ? Mira ? Depuis quand les patients s’octroyaient ce genre de droit en allant chez leur médecin ? Hum… Etions-nous sur écoute ? Bankichi me surveillait-il ? Me faisait-il si peu confiance ? Je me dirigeais d’un pas mesuré vers la fenêtre et jetais un regard à l’extérieur. Je ne vis rien d’anormal, mais le Hyûga savait se dissimuler en cas de pépin. Soit, je refermais malgré tout la fenêtre avant de me retourner vers la demoiselle.

    « Pardonnez-moi cette interruption… Le secret médical m’oblige à une certaine discrétion, voyez-vous. Aburame Mira, voulez-vous bien me suivre ? »

    La salle de thérapie ? Des rideaux filtraient la lumière de la fenêtre tout en garantissant la discrétion obligatoire due à mon « métier ». Une lampe sur une table basse où un carnet et un stylo attendaient était allumée pour pallier au manque d’éclairage solaire. Entre la table et la porte, un canapé pour accueillir la patiente qui aura alors le choix entre la position assise ou couchée. De l’autre côté, un fauteuil face au carnet, et derrière un bureau avec une chaise. Le long d’un mur, une armoire vitrée qui laisse apparaître plusieurs classeurs, comme pour donner l’impression qu’il y a plusieurs patients.

    « Prenez place je vous prie. Faites comme si vous étiez chez vous : mettez-vous à l’aise. Comment vous sentez-vous ? Faisons comme si je n’avais pas reçu de notes de mon prédécesseur voulez-vous ? Comment vous décrirez-vous à l’heure actuel ? Votre caractère, votre mode de vie, votre vie social… Et cela vous satisfait-il ? »

    Je m’étais installé dans le fauteuil mais je laissais le carnet sur la table. Je ne voulais pas qu’elle se sente épiée, comme face à quelqu’un qui prenait des notes et qu’elle passait un test. Plutôt comme une discussion. Une simple discussion, à ceci près qu’elle était centrée sur elle. Et qu’il s’agissait bien d’un test au final. Les prémisses plutôt.
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Message(#) Sujet: Re: There's a war inside my head [Shigo] Lun 4 Sep 2017 - 23:21

La paix et l’anxiété se battaient furieusement dans son esprit. Une partie d’elle-même souhaitait s’abreuver de ce joli paysage – des passants flânant dans la rue, des enfants jouant à mille jeux dont les règles nous étaient secrètes maintenant – alors qu’une autre part ne désirait que fuir face à tant de niaiseries fausses – car tout était destiné à la destruction, à la domination, au sang et à la souffrance. Alors, elle ne ressentait ni l’un ni l’autre. Elle était seulement dans un profond trouble, réfléchissant sincèrement sur la position à adopter.

« Réfléchir. Toujours Réfléchir. Je ne fais que ça. Tu ne fais que ça »
pensa-t-elle naturellement. Elle ne cessait de réfléchir à chacune de ses actions ou de ses paroles, à savoir si ce qu’elle faisait était « juste » ou « mal ». La majorité des hommes et des femmes le sait en se basant sur une conscience façonnée par une éducation parentale, morale, sociale et, ou, religieuse. Dans son cas, toute moralité et toute civilisation avaient été détruites par des Impériaux durant la rébellion.

Elle était partagée entre son désir d’avoir une vie paisible – une chose qu’elle méritait à ses yeux – ou alors à se laisser aller à cette croyance qu’il fallait dominer à tout prix, pour ne plus être vulnérable face à quiconque – une chose qui était légitime à ses yeux, également. Elle était divisée. Elle était hésitante. Cependant, hormis elle, personne ne savait ce combat perpétuel que son esprit menait, ou devrions-nous dire, ses deux esprits. Qui allait dominer l’autre ? Ou alors, comment les deux personnalités allaient coexister, ou fusionner ? Seul l’avenir le dira.

Soudainement, la porte claque derrière elle et une personne fit son entrée. Avant que l’un ou l’autre ne puisse échanger proprement des paroles, l’intrus – ou plutôt le psychologue présumé – s’approcha de la fenêtre, jeta un coup d’œil à l’extérieur puis la referma. Il reporta son attention sur la demoiselle, et l’invita à entrer dans le bureau. Elle le laissa entrer en premier, attendant quelques minutes avant d’approcher du pas de la porte et se planter là, à l’embrasure, à lancer un regard interrogateur et méfiant à l’inconnu.

- Je ne comprends pas. J’ai suivi les consignes de l’hôpital, en allant à ses rencontres avec des coach, à prendre mes médicaments à temps, à être suivi par un psychologue… Pourquoi est-ce que l’ANBU prend en charge soudainement ma formation ?

Elle se demandait s’il y avait là un piège, et chercha à savoir si cet homme mentait ou non. Malheureusement, c’était bien difficile quand les traits étaient dissimulés par un masque et la voix étouffée en partie par ce dernier.

- Et pourquoi avez-vous regardé dehors, comme si nous étions observés ou poursuivis ? Nous sommes à Konoha, nous sommes à l’abri. Nous n’avons rien à craindre.


Cette phrase se répétait inlassablement dans son esprit depuis son retour à Konoha, et davantage depuis sa sortie d’hôpital. C’était une de ces phrases clés qui lui permettaient de garder encore un tantinet pied sur terre, et ne pas prendre ses jambes à son cou. Ou perdre tout espoir de rétablissement, et de bien-être.

- Je ne vais pas bien, ici. Je ne vois pas qui vous êtes, finit-elle par dire. Qu’est-ce-qui me prouve que vous êtes bien ce psychologue, et que ce n’est pas là un piège ? Mais… non, nous sommes à Konoha. Je n’ai rien à craindre. Tout se passera bien.

Elle sentait son pouls s’accélérer. Elle savait ce qu’il se passait dans ces cas-là, et il ne fallait pas que ça arrive. Elle avait déjà fait preuve d’une paranoïa inutile dès les premières minutes, elle ne pouvait pas montrer aussi une potentielle perte de contrôle.

D’un pas précautionneux, elle finit par dépasser l’embrasure de cette porte et poser pieds dans la pièce.

- Je … m’excuse. Je n’aime pas les imprévus, quand il ne doit pas y avoir d'imprévus
.
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Message(#) Sujet: Re: There's a war inside my head [Shigo] Mar 5 Sep 2017 - 14:43

    « La vie est faite d’imprévus. Ou bien n’en était-ce pas un, lorsque vous vous êtes faite capturer par l’Empire ? »

    Je demeurais assis, fixant la demoiselle dans l’embrasure de la porte de mon unique œil. Ma voix se voulait neutre, froide et posée. Calme surtout, à contrario de mes muscles qui étaient prêts à réagir en fonction des gestes de la demoiselle. Je la provoquais volontairement, donc il me fallait bien me préparer en conséquence.

    « Je n’ai rien à craindre. Tout se passera bien… Etait-ce ce que vous vous disiez lorsque vous étiez entre leurs mains ? Comme vous vous le dites à présent, alors que vous êtes entre mes mains… »

    Un léger sourire commençait à se dessiner derrière mon masque. Mira avait fait montre de craintes et d’un mécanisme de défense pour se rassurer elle-même à plusieurs reprises déjà. Mais n’était-elle qu’une couarde, ou cette frayeur pouvait-elle se transformer en violence ?

    « Un piège ? On pourrait le dire en effet. En quelque sorte tout du moins… »

    La demoiselle était-elle du genre à se recroqueviller sur elle-même et se laisser faire, ou à détruire tout ce qui l’entoure lorsqu’elle est acculée ?

    « Vous ne comprenez pas ? Permettez-moi de vous simplifier la chose : les autres avaient pour but d’estimer si vous étiez capable de vivre en société. Moi, si vous êtes un danger pour cette même société. L’approche, bien que similaire, présente quelques divergences. Comme la permission d’éradiquer le danger s’il existe, voyez-vous ? »

    Pourquoi faire tout ça ? Car il me fallait d’abord découvrir la nature et la profondeur de sa faille avant de pouvoir la manipuler. On n’influence pas une couarde et une bombe à retardement de la même façon. Dans un cas il faut rassurer, une figure paternaliste, ô que c’est chiant, et de l’autre il faut montrer sa supériorité, menacer, ô que c’est valorisant. Mais dans tous les cas, avec les bons mots ou les bons gestes, on pouvait la façonner selon nos souhaits. Alors, en admettant que tout ceci ne suffit point à la faire craquer, dans un sens ou dans l’autre, ajoutons une couche pour la forcer à se fragiliser elle-même :

    « A présent, installez-vous et racontez-moi en détail ce que vos ravisseurs impérialistes vous ont fait je vous prie. »
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Message(#) Sujet: Re: There's a war inside my head [Shigo] Dim 17 Sep 2017 - 19:42

Plus Shigo parlait, et plus une furieuse envie de fuite s’emparait de Mira. Elle avait cette terrible, horrible et familière sensation d’être pris dans un étau dont elle ne pourrait s’échapper aisément. La Kunoichi sentait bien que la situation échappait à son contrôle, et qu’elle était à deux doigts de perdre tout contrôle de sa personne. Elle pouvait changer de personnalité d’un claquement de doigt si la situation l’exigeait et si elle ne combattait cette masse de fureur et de frustration dissimulée en elle, et étant l’essence même de cette seconde personnalité qu’elle tentait de combattre à tout prix.

Lorsqu’elle combattait cette dernière, la demoiselle subissait mille affres. Son pouls s’accélérait, ses pupilles se dilataient, son corps était pris d’assaut par des spasmes incontrôlés et sa respiration était courte. Elle cherchait désespérément à se raccrocher à un doux souvenir. Kihran qui lui souriait et lui amenait des cadeaux, la douce voix de sa mère ou encore les bras protecteurs de son père. Malheureusement chacune de ses tentatives étaient abattues par les paroles de Shigo.

« M’éradiquer… ? ». Pourquoi est-ce que l’on voudrait l’éradiquer ? N’avait-elle pas contribué plus que de raison à l’effort de guerre par le passé, alors que tout son clan s’était réfugié et avait fui la guerre ?

« Raconter en détail ce qu’ils m’ont fait ? ».
Pourquoi désirait-il obtenir tous ces détails ? Est-ce que ce genre de discours excitait une curiosité malsaine cachée ? Pourquoi l’obliger à retourner dans les méandres d’une mémoire qu’elle tentait tant d’oublier ?

- Allez-vous me tuer si je ne réponds pas à vos questions ?
finit-elle par demander après un très long silence, qui lui avait servi à reprendre un tantinet ses esprits et l’usage de sa langue. Je… rentre.

Elle fit demi-tour. Cependant, ce geste lui avait valu tous les efforts du monde et n’importe quelle personne pouvait le voir. Ses membres étaient raides, ses mouvements rigides et mécaniques. Il n’y avait rien de la souplesse ou de la délicatesse dont elle avait fait preuve dès ses premières secondes dans ce cabinet.

- A une prochaine rencontre. Quand vous n’aurez pas de masque, conclut-elle d’une voix bougonne et étouffée. Elle se refusait de revenir ici, quitte à retourner pour un court séjour au sein de l’hôpital. Cependant, aussitôt eut-elle cette pensée qu’elle se figeait. Elle ne désirait pas retourner entre ces quatre murs blancs, et être oubliée de tous. A la merci de tous. Ils m’ont appris à avoir peur de tous. Et à comprendre que la douleur est la libération suprême…

La douleur libérait la rage. La douleur brisait les illusions. La douleur rendait forte. La douleur rendait insensible aux coups. La douleur était la libération de tout ce que l’homme enchaînait au plus profond de lui-même. A cette pensée, elle émit un petit rire étouffé. Secouant la tête, un sourire ironique aux lèvres, épuisées, elle se dirigeait doucement vers la sortie. Cependant, elle ne sortait pas sans une once de précaution. Sur son sillage, une masse noire et informe se formait. Plusieurs insectes volants étaient sortis de ses manches, et s’éparpillaient paresseusement dans la pièce. Cependant, sensibles aux perturbations du vent, ils étaient les premiers à prévenir la moindre personne approcher.

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