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 Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2] Lun 28 Aoû 2017 - 18:55

Rei avait quitté Nami no Kuni pour rejoindre Konoha depuis quelques jours. Après avoir prit un bateau en clandestin pour quitter le pays des vagues, Rei était enfin arrivé sur les terres du pays du Soleil. Après quoi, il avait prit un autre bateau pour rejoindre le pays du Feu.

Arrivant au port, Rei avait toqué à la porte d’un temple local afin qu’on lui offre un lieu ou dormir pour la nuit. Après une petite discussion, les résidents permanents du Temple avaient fini par accepter de voir séjourner un étranger jusqu’à l’aube, le lendemain. Les remerciant avec respect, le musicien s’était ensuite éloigné du temple et du port pour rejoindre la forêt. Réunissant le nécessaire, il alluma un feu avant de s’asseoir proche de celui-ci et de sortir ses feuilles de compositions.

Regardant par la suite sa main, il se remémora les enseignements de sa famille adoptive : les Senritsu. C’étaient eux qui l’avait fait devenir musicien, et c’étaient encore eux qui lui avait appris la maîtrise du son. Une énergie belle et mélodieuse, pouvant devenir un amas d’énergie puissant et destructeur.

Néanmoins, il appliqua les consignes à la lettre. Il s’était entraîné pendant trois ans durant à la maîtrise de l’Onkyôton, fusionnant ses deux affinités primaires : le Raiton et le Futon. Une énergie trouble et pâle se libéra de sa main, laissant entendre un brouhaha sourd, à l’instar d’un bourdonnement désagréable. Bougeant ses doigts, il libérait une suite de son, comme si chaque mouvement caressait les touches d’un piano invisible. Il jouait une mélodie, sans aucun autre instrument que ses doigts et son chakra.

Après une longue série d’essais et de correction sur ses partitions, il s’essaya de nouveau.



« Puis le garçon sombra dans un profond sommeil,
Parmi les cendres argentées brillant dans ce feu sacré,
Virevoltant une à une, grandissant sur ce doux visage vermeil,
Ces milliers de rêves retournant à la terre pour s’effacer.

Au cœur de la nuit, lorsque ces yeux argent tremblaient,
Toi qui resplendissais lorsque tu es venu au monde,
Brillant malgré les années et les épreuves t’ayant frappé,
Ton âme trouvera une réponse parmi ces prières vagabondes.

C’est pourquoi je ne cesserais de prier,
S’il te plaît, montre à cet enfant ce qu’est l’amour,
Embrasse-le dans ton étreinte de paix. »

Inspirant profondément, ses mains se figèrent, tandis que le son disparu. Puis, il regarda les flammes, plongeant dans ses souvenirs.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2] Mar 29 Aoû 2017 - 0:09

Cœur sombre, âme en peine, perdu dans les sentiers de ce domaine. Il marchait lentement, si lentement que l’on croyait voir un spectre se déplacer. Au sein même des forêts il se perdait, lui et son passé. Son âme meurtrie criait au désespoir, son corps blessé appelait à l’aide. Un néant profond dans ses si beaux yeux d’autrefois et l’espoir qui s’envolait un peu plus à chaque instant. Il souffrait, son essence même pleurait d’un mal profond. Un mal qui avait été forgé pendant tant d’années… Combien déjà ? Six… Oui, six longues années où cette si belle silhouette qu’incarnait la mort avait regardé si froidement dans les yeux Seiji. Sa bénédiction, sa main, tout avait caressé de bonté et d’amour morbide le jeune garçon qui se perdait sur d’étranges routes. Ce n’était plus la force même de la vie qui portait l’ange arraché de son foyer.

Était-ce cette volonté de vouloir vivre ? Ou était-ce parce qu’il avait été touché profondément par l’unique attention que la faucheuse lui avait apporté ? Il y avait tant de réponses, tant de questions et pourtant sa tête était vide, ses mains tremblaient de peur, de haine et de tristesse. Et il tombait, encore et encore, trébuchant sur des racines qui étaient là depuis bien plus longtemps que lui. Quel était son droit de vivre ? Au nom de quelle volonté le jeune adulte pouvait-il se permettre, non, pouvait-il oser affronter et faire face au destin qui lui avait barré la route tant de fois ? Ce n’était pas parce qu’il ne voulait pas abandonner, c’était juste qu’il avait compris que sa place n’était pas ici… Son cœur se pinçait à chaque instant où il repensait tendrement à l’enfance qu’on lui avait volée.

Forcé de grandir, torturé des mains par son futur qui lui avait été tant promis. Riche de fortune mais si pauvre d’amour. Pourquoi devait-il faire ce long chemin seul ? Pourquoi un enfant devenu grand se devait-il encore d’affronter cette étape seul ? Lui qui était à peine habillé, presque nu. Il avait froid et la nuit était tout aussi cruelle. Et marchant lentement parmi les ténèbres les plus sombres, alors que même la douce lumière lunaire avait décidé de l’ignorer, il continuait. S’il ne savait pas où allez, le peu de cœur qui lui restait le forçait à allez tout droit. Si droit qu’il dut franchir d’étranges collines, des fossés immenses. Et que pensait-il ? Rien, il était devenu le parfait pantin que son oppresseur avait voulu faire de lui en abusant maintes et maintes fois de son innocence.

Son corps entier le blessait, chaque pas était un nouveau coup de poignard, chaque mouvement de son corps une violente frappe. Ce n’était pas si grave, il s’était habitué à la douleur, habitué à n’être que le semblant de lui-même sur un sol aussi froid que le regard de celui qui lui faisait tant de mal. Il ne lui en voulait pas finalement, il avait compris pourquoi on lui avait tant fait de mal. Sûrement à cause de sa situation si parfaite auparavant, d’un bonheur que trop peu de personne avait eu la chance de côtoyer. Pourtant le garçon arrivait à se rappeler de cette flamme rassurante qui brillait inlassablement dans le salon familial. En tendant sa main il pouvait presque arriver à attraper de nouveaux les vêtements si soyeux de sa mère qui lui souriait d’un amour si pur.

Et entendant alors une fois pure et douce, le garçon continuait sa marche macabre. Couvert de sang, son propre sang mais surtout celui de l’homme dont il avait dû écrasé le cœur pour se libérer. Il se sentait sale, se sentait honteux et avait encore si froid. Quelle liberté promise ! Ironie pour celui qui avait tant espéré, lui qui s’était déjà vu nager lentement dans un océan aussi bleu que ses yeux. Au son de la voix s’accompagnait une lumière rassurante, un doux foyer qui essayait de l’accueillir. Seiji n’était plus qu’à peine conscient alors que ses pas étaient de plus en plus lourd quand finalement il arriva devant le feu chatoyant. Il avait peine à voir la personne qui créait ces douces harmonies qui avaient attiré le pauvre garçon.

Malgré tout…. de ses yeux vide de but et d’espoir coulaient lentement quelques larmes. Il ne disait rien, n’avait même pas conscience de sa situation. Finalement il s’écroula sur lui-même. Tout le poids qu’il avait dû porter sur ses simples épaules venait de tomber en une seule fois. Et ainsi, de nouveau, il était au sol comme un misérable. Il ne cherchait pas à demander à l’aide à la personne dont la voix l’avait ensorcelé, ce n’était pas bien grave si on l’abandonnait une nouvelle fois, ou plutôt, une dernière fois…

S’il suffisait d’aimer.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2] Mar 29 Aoû 2017 - 1:05

Rei regardait les flammes danser dans la nuit. Puis, plusieurs bruits extérieurs, différents de la mélodie nocturne, le tirèrent de son état méditatif. Des bruits de pas, lourds et lents ? Ramassant ses partitions en les mettant rapidement dans son sac, il tourna le regard en direction de l’origine des bruits. Son expression se teinta de surprise, puis d’horreur. Devant lui, un garçon ensanglanté… Et avant même qu’un son ne puisse sortir de ses lèvres, l’inconnu s’effondra sur place.

Le musicien à la chevelure flamboyante se leva et couru jusqu’en direction du blessé. Si la musique qu’il venait de finir de composer était à destination des morts prématurés, dû à la guerre où à la maladie par exemple, hors de question pour lui que de l’inaugurer aujourd’hui ! Posant sa main dans celle du jeune homme, il lui demanda.

« Monsieur, si vous m’entendez, serrez-moi la main. »

Pas de réponse. Il insista de nouveau.

« Monsieur, est-ce que vous m’entendez ? Si oui, serrez moi la main. »

Aucune réponse. Rei serra des dents, il était inconscient. Délicatement, il le plaça sur le dos, avant de tendre son oreille vers sa bouche et d’observer son thorax.

Il ne respirait pas

Sortant des aiguilles d’acuponctures de son sac, il visa des points stratégiques avant d’entamer un massage cardiaque. S'il n’était pas médecin-ninja, Rei possédait quelques notions en médecine traditionnelle et chamanique. De quoi sauver une vie, surtout lorsque l’ont vie en cavale comme les membres de son clan.

Il fut soulagé lorsqu’il constata que sa tentative fut une réussite, et que le jeune inconnu respirait. Certes, faiblement, mais au moins, il était vivant. Sans perdre un seul instant, Rei enleva les aiguilles, le couvrit avec sa veste de voyage et lui accrocha une amulette de protection, avant de le placer avec délicatesse sur son dos.

« Accrochez-vous, vous êtes entre de bonnes mains. »

Puis, il se mit à courir en direction du temple. D’arbre en arbre, de Shunshin en shunshin, il se déplaçait avec vélocité jusqu’à la chambre qu’il avait réussi à négocier pour la nuit. Expliquant rapidement aux résidents du temple la situation, le blessé fut rapidement pris en charge. Comme il n’y avait aucun véritable médecin, Rei administra avec le soutien des guérisseurs présents, les soins nécessaires.

Après deux bonnes heures à s’occuper du blessé, ce dernier fut enveloppé dans une sorte de Yukata blanc, avant d’être placé dans un lit. Son lit. N’étant pas vraiment un hôpital, et n’ayant pas non plus à disposition un nombre important de chambres, Rei avait accepté de céder sa place au garçon qu’il avait sauvé.

Une fois dans la chambre, il installa un petit autel de fortune pour bénir la pièce, où il fit une prière en faveur du rétablissement de l’inconnu. Puis, il vérifia la bonne tenue de l’amulette autour du cou du garçon endormi, le bordant avec délicatesse, avant de s’asseoir sur le fauteuil présent dans la pièce. Lui aussi, avait besoin de sommeil. Fermant les yeux, les questions fusèrent dans l’esprit de Rei. Qui était le garçon ? Pourquoi était-il blessé ? D’où venait-il ? Est-ce qu’il avait un endroit où aller ? Les réponses attendraient demain, le temps qu’un sommeil réparateur face son office. Après quoi, il pourrait faire connaissance avec ce mystérieux inconnu.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2] Mer 30 Aoû 2017 - 2:42

Il voyait un garçon courir lentement, une fleur et un insecte à la main. Il rejoignait ses parents qu’ils l’accueillaient avec un sourire d’amour. Il voyait une sombre nuit où l’enfant avait peur et que ces mêmes adultes vinrent le border avec tendresse pour le rassurer. Même s’ils devaient rester éveillés quelques heures de plus, même s’ils devaient lire de nouvelles histoires à l’en faire rêver. Ce n’était pas si grave, après tout, non ? Tout ce temps qu’ils lui avaient donné, tout cette chaleur qui l’avait tant réconforté. Seiji observait lui-même son passé, la bouche entre-ouverte alors que de nombreuses larmes coulaient lentement le long de ses si douces joues. Il essayait même de tendre la main, pour attraper un semblant de joie mais cela ne pouvait tenir, ce sentiment n’était pas un bien matériel.

Et c’était comme si de lourds violons jouaient de leur mélancolie alors que le pauvre jeune homme continuait de contempler ce qu’il fut. Était-ce là sa fin ? Était-ce ce fameux sentiment où l’on voyait toutes les choses qu’on avait pu vivre ? Il n’avait pourtant pas une très grande expérience mais juste suffisamment...oui suffisamment pour pleurer à sa vie, pour pleurer à son âme qui s’éloignait. Et alors que les champs de fleurs fanaient, et alors que la rassurante image de ses parents disparaissait, elle apparaissait lentement, la dame vêtue de noir. Seiji ne pouvait la regarder et baissait la tête, contemplant ses pieds alors que ses perles continuaient de tomber lentement, s’écrasant au sol. Mais il arrivait à sourire, se souvenant lentement de ce que son père avait écrit pour son jeune fils, il y a longtemps, pour exprimer la fatalité du destin. Et ainsi, levant fièrement la tête, il lui adressa la parole, à la Mort.

    « Ils furent ce que nous sommes : poussière, jouets du vent, fragiles comme des hommes ! Faibles comme le néant. »

Puis soudain plus rien, à part de la lumière et une voix qui lui parlait encore et encore, l’encourageant de tendre sa main au loin. Il n’arrivait pas à donner de sa force pour combattre le poids qui lui faisait face. Il semblait tomber lentement dans le noir, loin de cette lumière qui lui demandait de tenir bon et de vivre. Quelques larmes montaient alors haut vers cette lumière à mesure que le garçon sombrait lentement et quand il se pensa perdu au plus profond de ses propres ténèbres, il le vit. Un fil qui le reliait jusqu’en haut, là où montait était la tendre lumière. Seiji venait de comprendre, c’était ça Musubi. Les fils sont Musubi, Il représente ce qui lie les personnes entre-elles, ce qui les personnes entre la vie et la mort. Et son lien était intact, alors le tira dessus une fois pour s’aider à remonter, une deuxième fois, une troisième fois. Finalement la lumière l’aveugla une fois proche.

Et quand il rouvrit les yeux le garçon se trouvait dans une pièce. Seiji se leva lentement mais son corps lui faisait encore si mal. Une fois assis il observa ses vêtements, un Yukata blanc et une sorte de médaille autour de son cou qu’il toucha lentement. Ses yeux pâles et vides reprenaient peu à peu cette couleur si particulière, un étrange milieu entre le bleu et le gris. Venait-il de rêver toutes les choses qu’il avait vu ? Ou cela avait-il été une autre épreuve ? En serrant lentement sa main, il ressentait à nouveau les sensations primaires. Le garçon était vivant et en face de lui se trouvait une sorte de maison miniature. Il marchait alors à quatre pattes là où il était installé, tombant presque à chaque mouvement car il souffrait encore beaucoup trop.

Il prit le petit objet en main, cela ressemblait à un sorte de temple, une sorte de figurine mais bien plus sérieuse qu’un simple jouet. Comme un réflexe, il ferma les yeux et baissa la tête devant cet autel et le reposa lentement. Continuant de souffrir il décidait aussi de se déshabiller entièrement en enlèvement simplement le Yukata. Il se leva alors pour voir son corps en entier de haut. Des blessures de toutes parts mais qui semblaient avoir été recousues et pour d’autres guéries. Il en restait de nombreuses cicatrices et bleus. Seiji savait exactement quelle douleur correspondait à quoi, quelle punition avait engendré telle blessure… Il caressa alors lentement son bras droit, il n’y avait plus de chaînes, c’était presque la deuxième fois qu’il pouvait se permettre cela.
Alors qu’il restait debout à remercier on-ne-sait-quoi pour le fait de l’avoir laisser envie, le garçon se retourna avec rapidité et frayeur quand il entendit un souffle dans son dos. Il n’avait pas fait attention mais depuis tout ce temps un autre garçon dormait sur une chaise. Tout se précipita dans la tête du sauvé qui fit des bas brusques en arrière avec un visage rempli de peur. Il ne voulait pas à nouveau se faire emprisonner, il ne voulait pas qu’on le souille encore. Mais allant trop vite en besogne, il trébucha sur lui-même et tomba sur le dos, hurlant de toute son âme face à la douleur de ses blessures qui ne manqueraient pas de se rouvrir s’il continuait à faire des mouvements aussi brusques. Il essayait de ramper au sol, loin de la personne qu’il venait de voir alors qu’il commençait de nouveau à verser des larmes de peur.

Il heurta un mur, il n’y avait aucune issue. Ainsi, à l’image de ses six années, de nouveau il se retrouvait nu au sol, tétanisé par la peur et tremblant. Et il faisait si froid alors que la lune n’était qu’à la moitié de son voyage.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2] Mer 30 Aoû 2017 - 19:36

Après quelques longues minutes, Rei réussit à plonger dans un sommeil semi-profond. À l’instar de lorsqu’il était hors de chez lui, le Chaman avait appris à ne dormir que d’un œil. Les chasseurs de Tengen étaient nombreux, mieux fallait-il donc pouvoir jongler entre sommeil réparateur et éveil direct. Et lorsque qu’un hurlement glaçant se fit ressentir, il bondis de son fauteuil, le regard braqué sur le lit du blessé.

L’angoisse augmenta lorsqu’il découvrit le lit vide, et le Yukata au sol. Mais rapidement, elle décroissât alors que son regard trouva le jeune homme au sol, terrorisé par la peur, le regardant comme s'il voyait un monstre. Rei observa quelque temps l’environnement, s’assurant qu’ils étaient bien seuls, avant de lui adresser un sourire réconfortant, le même sourire que l’on adresse à un enfant ayant fait un cauchemar. La lune n’éclairant que peu la pièce, les yeux rouges du jeune homme s’illuminèrent. D’une couleur fascinante. Son œil droit s’illumina d’une lumière dorée, quelques fils bleu et vert parcourant sa pupille. Son œil gauche devint vermeil parcouru par quelques fils bleu et violet pour sa part. Puis, d’une voix douce, il commença à chanter.



« Pose ta tête,
Et je te chanterai une berceuse »

Il s’agenouilla, posant sa main au sol. Des couleurs douces commençaient à se déplacer sur le sol. Il entamait ici un rituel de protection, couplé à un Genjutsu pour tenter de calmer le jeune homme.

« Retourne aux années,
De loo-li lai-lay. »

Les lumières douces émanant de la main de Rei ne cessait de parcourir la pièce, dansant doucement dans l’espace. Elles chassaient les ténèbres environnantes. L’Atmosphère froide et sobre du temple laissant peu à peu place à un endroit chaleureux vivement coloré.

« Et je chanterai pour t'endormir,
Et je chanterai pour toi demain,
Sois bénis avec amour,
Pour la route que tu prends. »

Le sol de bois devint progressivement un sable d’or blanc fin et doux. Le bruit de la mélodie nocturne de la forêt fut accompagné du bruit de la mer. La lune éclairait l’ensemble du lieu, accompagné par de petites lucioles. Rei se leva de nouveau, s’avançant doucement vers l’inconnu.

« Puisses tu naviguer loin,
Vers les lointains champs de fortune,
Avec des diamants et des perles,
À ta tête et à tes pieds. »

Une lumière douce et chaleureuse d’or blanc commença doucement à l’entourer. Chacun de ses pas lui permettant de rejoindre l’inconnu la faisant devenir un peu plus vive.

« Et puisses tu ne jamais avoir besoin,
De bannir la malchance,
Puisses tu trouver la gentillesse,
Dans tous ceux que tu rencontres. »

Proche du jeune homme, la lumière qui entourait Rei commença doucement à former trois magnifiques paires d’ailes. Puis, ces dernières enveloppèrent les deux individus, chassant les sentiments négatifs, comme la peur, la tristesse, la souffrance ou la douleur, ne laissant qu’une douce quiétude.

« Puisse t-il y avoir toujours des anges,
Veillant sur toi avec attention,
Te guidant à chacun de tes pas,
Te protégeant et te gardant,
Sauf de tous maux,
Loo-li loo-li lai-lay. »

Sa main caressa avec douceur et délicatesse la chevelure bleue du destinataire de cette berceuse. Puis, toujours dans une attention angélique, il passa ses bras de manière à porter l’inconnu, le soulevant doucement. Le contact du corps glacé et sombre du jeune homme apeuré contrastait avec la douce chaleur réconfortante et lumineuse que dégageait Rei. Son regard était toujours doux, brillant d’innombrables couleurs, sa pupille laissant voir un spectacle fascinant. Il gardait proche de lui le corps du blessé, d’une étreinte sécurisante.

Puis, il le transporta un peu plus loin, le déposant délicatement dans un lit chaud. Comme si chacun de ses mouvements risquaient de briser le fragile équilibre sur lequel tenait le garçon en face de lui. S’asseyant sur le lit, à ses côtés, il profitait de cet instant de pause, ou des violons invisibles c’étaient mis à jouer un solo, pour caresser l’amulette qui lui avait donné. Cette dernière se mit à briller alors qu’il recommençait à chanter.

« Puisses tu apporter l'amour,
Et puisses tu apporter le bonheur,
Être aimé en retour,
Jusqu'à la fin de tes jours. »

Il borda délicatement son corps nu avec la couverture, caressant par la suite ses cheveux.

« Maintenant, tombe dans le sommeil,
Je n'ai pas l'intention de t'emprisonner,
Je serais juste assis pour quelque temps,
Et je chanterai loo-li lai-lay. »

Puis, il posa sa main sur le médaillon. L’environnement devint de plus en plus blanc, et la lumière se rassembler au sein de l’amulette.

« Puisse t-il y avoir toujours des anges,
Veillant sur toi avec attention,
Te guidant à chacun de tes pas,
Te protégeant et te gardant,
Sauf de tous maux,
Loo-li, loo-li, lai-lay. »

Les deux individus revinrent dans la salle du temple. La lumière continuait de rejoindre lentement l’amulette.

« Loo-li loo-li lai-lay. »

L’objet empli de lumière cessa de briller, et les Tengen de Rei finirent par s’éteindre, redevenant rouge sombre. Une de ses mains caressait doucement la chevelure de l’inconnu, alors que son autre main soulevait l’amulette pour la mettre au niveau de ses yeux.

« C’est une amulette chamanique, un porte-bonheur. Il t’apportera la protection des anges. Il chassera l’obscurité et te donnera le courage d’affronter et de vaincre les ténèbres. Je l’ai confectionné et béni pour toi. Peu importe la distance, peu importe les circonstances… Il te protégera toujours. Les ténèbres ne pourront plus jamais te submerger. »

Il lui adressa un sourire chaleureux, déposant l’amulette sur son torse.

« Tu n’as plus à vivre dans la peur, dans les ténèbres. C’est terminé, tu es désormais en sécurité… »

Lui caressant le front, il lui demanda d’une voix douce.

« Est-ce que tu vas bien ? As-tu besoin de quelque chose ? »

Il ignorait son nom, son histoire… Mais cela avait-il vraiment une quelconque importance ?
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2] Ven 1 Sep 2017 - 6:23

Impuissant, son corps tremblait à chaque pas que la personne faisait pour se rapprocher de lui. Il voyait encore cette image terrible, les lattes de bois grinçant lentement annonçant l’heure de sa punition quotidienne. Il avait été forcé d’appeler cela « punition » pour voir cet instant comme moins difficile. Mais il revoyait encore des mouvements rapides de pieds le heurtant. Il revoyait encore les poings en sang de l’homme qui brisait les os du corps frêle du garçon déjà abattu par la persécution mentale. Et il se revoyait encore une fois alors que le lieu n’était pas le même et le garçon ne ressemblait à rien au monstre de son nouveau passé.

Il rouvrit les yeux de terreur pour s’apercevoir que la pièce s’illuminant de douces lumières. Ses yeux dévoraient alors chaque nouvelle lumière comme une nouvelle merveille. C’était quelque chose de nouveau, et le petit enfant qui n’avait pu grandir normalement s’émerveilla de ces faits. Il restait tétanisé et bloqué par la peur, mais intérieurement ses yeux étaient d’abord impressionnés, fascinés puis rêveurs. En vérité, la pièce même se transformait, le sol prenait une forme qui lui était presque inconnu. Il avait envie de caresser le sol tendrement pour savoir ce qu’il se passait, mais le garçon en face s’approchait de nouveau alors qu’il prononçait des phrases qui n’avaient pour Seiji aucun sens.

Il n’était pas en mesure de pouvoir penser correctement, ni de comprendre ce qui lui arrivait. Son instinct naturel avait repris le dessus et la survie était la seule chose qui comptait. Ainsi, après de longues années de torture le garçon avait sûrement raison de se méfier de tout et de rien. D’un autre côté son corps et son cœur avait appelé à l’aide d’eux-même. Ce ne fut pas la décision du garçon de s’être approché du feu et du doux chant, mais son instinct lui-même qui lui disait de partir en cette direction pour son bien. C’était comme un ange gardien qui venait finalement aider l’enfant perdu depuis l’éternité. Et pour une fois, ange, destin ou qu’importe, cela avait été bénéfique pour Seiji qui avait pu enfin se faire soigner ses blessures.

Et alors que le garçon avait ses yeux perdus dans les nombreuses lumières il eut comme un frisson. Ce n’était ni du bonheur, ni de la surprise mais quelque chose comme une cassure totale dans l’espace temps. C’était comme si tous les événements en cours s’arrêtaient de façon simultanée. Ce fut à l’instant où le garçon toucha la chevelure du blond qu’il ressentit comme une pause dans sa vie. Tout devenait noir et, quelques images rémanentes bougeaient sous ses yeux, son père et sa mère s’embrassant et finalement caressaient à deux la tête de leur enfant. C’était ça, un souvenir enfouit si profond qu’une fois déterré cela fit mal à Seiji en s’en serrer le coeur.

Lentement coulaient des larmes de bonheur, d’un souvenir perdu. Quand le garçon reprit ses esprits il se retrouvait de nouveau dans le lit avec une couverture pour l’aider à se réchauffer. Ses yeux brillaient d’un bleu profond, sûrement à cause des nombreuses larmes qui continuaient de tomber le long des joues quelques peu rosées. Il voyait ce fameux collier briller de mille feux et encore une fois le garçon qui lui caressait les cheveux. Seiji avait essayé de serrer ses poings pour pouvoir se dégager une nouvelle fois. Cependant au lieu de cela, il éclata en sanglot et hurlant presque de tristesse et de souffrance. Il ne savait pas s’il était en sécurité mais il avait bien décidé de craquer.

En libérant alors sûrement toute la douleur qu’il avait dû garder pour lui tout ce temps, toutes les larmes qu’il avait retenu, toute la peur qu’il avait ressenti de façon permanente.

    « …. »

Seiji essaya de parler mais cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas utilisé sa voix qu’il trouva grande difficulté à utiliser ses cordes vocales. Il écouta alors le garçon parler, lui parler d’une protection recherchée depuis trop longtemps. La fatigue revenait alors peu à peu et les paupières du blond se fermaient lentement alors qu’il prononçait son premier mot depuis six ans.

    « ….mer…. »

Sa tête tomba de fatigue, ses yeux complètement fermés. Morphée venait d’emporter ce garçon loin pour l’aider à se reposer. Cependant, dans un dernier souffle, il put au moins finir ce qu’il avait commencé.

    « ….ci…. »

Et ainsi, calmement, il pouvait enfin se reposer.
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Message(#) Sujet: Re: Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2] Sam 2 Sep 2017 - 1:33

Toute la tristesse et la souffrance du garçon en face de lui pouvaient enfin s’exprimer pleinement. Dans un torrent de larmes, Rei lui adressa un sourire réconfortant, lui autorisant implicitement à pleurer sans retenue. Il y avait en ce garçon un passif si lourd de noirceur accaparant l’ensemble de son âme, que le Mamoru pouvait le ressentir jusqu’au plus profond de son être.

Avec le temps, il s’était habitué confronter son cœur à la tristesse inconsolable et aux tourments destructeurs que les hommes pouvaient ressentir. À force de combattre les malheurs de ce monde, comme les souffrances que pouvait engendrer une guerre, il lui était difficile de garder espoir. Mais quelque chose en lui l’empêcher d’abandonner sa mission, de tourner le dos au désespoir d’autrui. Il devait s’en remettre au destin, tissé par les Esprits Primordiaux.

Parfois, le doute l’envahissait sérieusement. Il se demandait pourquoi il devait se battre contre les forces obscures qui le dépassaient. En nombre, en puissance, ou en omniscience… Il était en tous les points inférieur. Et pourtant…

«… mer… ci... »

Rei essuya avec douceur les larmes du jeune homme, avant de l’embrasser sur le front, comme lorsque l’on dit bonne nuit à un enfant s’endormant de nouveau après avoir fait un cauchemar. Dans les moments de doutes, il pouvait compter sur ces sourires, ces remerciements, et ces visages soulagés. Malgré l’épuisement, rien était plus gratifiant pour lui que de voir un esprit en paix.

Pendant un instant, Rei resta là. Assis, lui tenant la main, regardant cet être dormir dans un sommeil paisible. Sans larme, l’air paisible, sous le regard attentif du clair de lune, il était beau. Et alors qu’il allait s’en aller, il sentit une pression sur sa main. Elle l’agrippait. Réflexe nocturne ou simple demande implicite ? Rei n’en eue cure. Il activa son Tengen pour matérialiser un esprit, qui lui apporta une chaise traînant dans la chambre. Puis, il se décala doucement, afin de ne pas perturber son sommeil, s’installant sur la chaise.

Il resta là un long moment, avant que Morphée ne vienne le prendre à son tour. Il posa sa tête sur le matelas, avant de s’endormir simplement, comme un être veillant sur un malade.

Rei se réveilla aux alentours de 8h du matin. Bien que peu matinal d’habitude, il était hors de question de faire une grasse matinée dans ces conditions. S’étirant, il regarda le jeune homme devant lui qui semblait encore dormir à poings fermés. Tant mieux, le repos un indispensable pour guérir. À pas de loup, Rei récupéra son porte-monnaie et s’éclipsa de la chambre.

En premier lieu, il s’en alla dans la forêt cueillir des baies sauvages et quelques matériaux naturels pour créer des grigris de chaman. Mûres, et autres mets fruités comestibles qu’il connaissait. Après une petite demi-heure de cueillette, il se dirigea jusqu’au marché de la ville afin de récupérer des viennoiserie, confiture et autre petites douceurs agréable pour un petit-déjeuner.

Il revint au temple aux alentours de 9h30, ou il prépara le thé, avant de servir le tout sur deux petits plateaux qu’il apporta dans la chambre. L’inconnu dormant toujours, il posa les deux plateaux sur la table et sorti les matériaux qu’il avait sélectionnés, se mettant à forger une multitude de Grigri qu’il rangeait délicatement dans son sac. Il utilisait pour cela d’un scalpel qu’il entourait de chakra futon, lui permettant de tailler dans les moindres détails les différents objets.

Après une bonne quinzaine de minute, il semblait que le garçon commençât à sortir de son sommeil.

« Bonjour. Prends ton temps et ne force pas en te levant… Tu dois être encore un peu faible. Bien dormi ? »

Il lui parlait d’une voix douce, n’attendant pas forcément une réponse de sa part. Il attendit toutefois qu’il soit bien réveillé pour ne pas le surprendre. Pendant ce temps, il en profita pour servir le thé encore chaud sur le plateau du jeune homme, avant de le lui apporter. Viennoiseries, pain, thé, fruits, baies, confiture et chocolat, il fallait dire qu’il y en avait pour tout les goûts.

« Je ne sais pas vraiment ce que tu manges, ni quels sont tes goûts, alors je me suis permis de réunir un peu de tout. J’espère que tu trouveras quelque chose que tu aimes, et surtout que tu as faim. »

Il déposa le plateau sur ses genoux et s’assit sur le lit, lui adressant un sourire amical. Voyant qu’il doutait, Rei confirma qu’il pouvait manger d’un simple :

« Tu peux manger, ne te prives surtout pas. »

Dans un beau sourire. Puis, il continua.

« Je m’appelle Rei, et toi ? »

Mieux fallait-il commencer par le commencement.
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Message(#) Sujet: Re: Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2] Lun 4 Sep 2017 - 2:38

Ces murs, ces mots, ces halls dans lesquels il avait pu marcher des centaines de fois, il s’y retrouvait de nouveau. Le piano jouait alors lentement de sa mélodie, lumière illuminant celui qui permettait une telle harmonie. C’était sa maison qu’il revoyait, aussi longtemps qu’il pouvait s’en souvenir. Quel âge… ? 12 ans, peut-être qu’en 6 années il devait y avoir eu quelques changements. Pourtant tout brillait, était-ce son purgatoire ? Ou son paradis ? Il n’y avait personne, aucune présence. La demeure était vide, seule la lumière accompagnait le Monjara perdu au milieu des vestiges de son passé. Qu’étaient-ils tous devenus ? Avaient-ils tous oublié Seiji ? Il avait peur, si peur qu’on l’oublie. Qu’il ne devienne qu’une légère image qu’on pouvait évoquer parfois.

Et continuant son chemin dans les couloirs de sa famille, le garçon se revoyait lui-même. Il avait bien conscience de l’aspect idyllique de la chose, que tout cela n’était pas la réalité. Malgré tout c’était avec un sourire de regret qu’il observait chaque scène de son lui d’antan. Il rigolait de lui-même en se voyait émerveiller d’attraper un papillon en lui faisant aucun mal. Déjà petit il pouvait utiliser ses fils, les manipulant avec une certaine attention. On lui avait dit qu’il pouvait les utiliser de partout, lui avait toujours préféré utiliser uniquement ses mains. Seiji voulait que cela reste comme un jouet, comme un garçon qui tirait des ficelles de loin et non pas que cela sorte de son corps de façon grossière.

C’était là sûrement son unique condition à son pouvoir. Plus il regardait son enfance plus la lumière brillait jusqu’à ce que finalement ses yeux s’ouvrent lentement pour revenir à la réalité. Le garçon avait dû dormir toute la nuit car il se sentait bien plus en forme qu’auparavant. Son corps lui faisait encore mal mais cette douleur pouvait être oublié. Il se leva lentement, restant assis dans son lit alors que le garçon lui faisait face, lui demandant de bien faire attention à lui et de ne pas être trop brusque dans ses gestes. Seiji était enfin en état de penser correctement et hocha la tête pour dire qu’il avait bien compris. Ses yeux étaient encore légèrement fermés, l’effet du réveil.

Devant toute la nourriture que le jeune homme lui avait apporté, Seiji ne pu résister à prendre d’abord du chocolat. Son corps était si maigre et faible, mal nourrit pendant six années. On pouvait le dire, il était, à l’heure actuelle, anorexique et aurait sûrement besoin de s’habituer lentement à une nouvelle alimentation pour pouvoir manger correctement de nouveau. Heureusement qu’il pouvait encore manger directement, lui qui mourrait terriblement de faim il n’hésita pas à se servir, tout était à son goût. Il fallait dire que quand on n’avait pas mangé pendant des jours, tout semblait un délice. Il tendit sa main pour attraper la tasse de thé mais quand il dut serrer son poignet pour attraper celle-ci, il la renversa sur lui-même.

Le thé n’était pas bouillant, heureusement. Il baissa la tête pour s’excuser, il avait encore du mal à parler et quelques faibles sons sortaient de sa bouche.

    « Seiji... »

Il essaya de légèrement sourire, quant bien même il avait oublié la signification de cet aspect. En pointant du doigt autour de lui pour essayer de faire comprendre ses mots à Rei.

    « où...ommes…. Ous ?

Sa gorge le brûlait et pourtant tous les mots qu’il avait voulu prononcé s’alignaient parfaitement dans sa tête.
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Une chanson dans la nuit ~ (Feat : Seiji) [Apprentissage PS2]

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