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 Révolution (partie 1)

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Révolution (partie 1) Mer 30 Aoû 2017 - 19:48



À ce que l'on disait, il y avait cet homme qui, il y a des années, avait vu le jour dans l'ancienne Shoukou. Il y avait grandit, il y avait vécu son enfance, son adolescence... jusqu'à ses 17 ans. Jusqu'à ce que la ville n'explose avec l'industrie et le laboratoire chimique à moins de cinq cents mètres de là. Né d'une famille riche, puissante et influente, il n'avait jamais manqué de quoi que ce soit. Charismatique, beau parleur, diplomate...il n'allait manqué de rien non plus lorsqu'il prendrait les reines de l'industrie familiale qui tenait déjà plus d'une corporation technologique. Une véritable mine d'or qui prit des générations à construire, mais dix secondes à détruire. Un seul souffle, un seul brasier, une seule explosion et plus rien n'était. Des milliers de vies anéanties, des centaines de constructions rasées, un nom complètement effacé de la surface du monde.

Les Tsubashi disparurent...et donc lui aussi.

Mais tout comme les Sabakyô que l'on croyait anéantis, le jeune homme survécu, mais perdit tout ce qu'il avait. Sa richesse, son industrie, son nom...plus rien...pas même sa belle gueule. Exposé à la déflagration et aux retombées chimiques du désastre de l'ancienne Shoukou, sa peau avait fondu sur ses os, lui donnant un visage affreux...terrifiant et à jamais il devrait porter un masque afin de cacher sa laideur. Cependant, il y avait du bon dans cette histoire. Le jeune homme avait eut toutes ces années de réclusion pour réfléchir. Réfléchir à la cause de cet incident.

D'abord il en voulu aux Sabakyô pour ce geste qu'il qualifiait alors d'égoïste. Comment pouvait-on décider d'en venir à de tel moyen...seulement pour préserver sa fierté?

Ensuite il réalisa que, probablement, il aurait fait de même, car il était aussi fier de son nom que de ce qu'il était. Mieux valait mourir pour ses idéaux que de plier le genou et devenir esclave d'un autre.

Donc il en voulu ensuite aux impériaux, à Kakeshuou et ses soldats qui répandaient la mort sur leur sillage. Ils prenaient tout sur leur passage, obligeait le monde à se soumettre à sa botte.

Mais avec la mort et la chute de l'empire, la haine qui avait grandit dans son coeur chercha un nouvel ennemi, une nouveau fardeau, une nouvelle victime sur qui se poser et continuer de grandir. Puis son regard se tourna sur ce qu'il y avait autour de lui...les siens...ou plutôt...ce qu'il était autrefois, ce que sa famille avait été.

Après avoir appris que les commerciaux et industriels du pays de la pluie avaient tout simplement payés, financés et laissés entrer l'empire sur Ame dans le simple but d'écraser l'influence Sabakyô qui avait ramené le peuple dans un style de vie plus "viable", il devenait claire que l'élément déclencheur de ce fléau n'étaient nul autre que ces opportunistes et leur politique écoeurante. "Achetons tout, détruisons tout pour mieux nous enrichir". Il savait...il avait vu comment les "affaires" fonctionnaient. Comment leur désir de s'enrichir et de tout acheté, même la concurrence ou les insatisfaits, avait trainé le pays de la pluie en entier dans une laideur sans pareil...mais surtout...comment ils avaient créés le monstre qu'il était devenu.

Depuis, l'on disait qu'il maudissait le nom de tous ces rapaces qui, de leurs hautes toures pleines de billets verts, chiaient sur le monde entier sans s'occuper des conséquences de leurs actes.

Cette histoire, je l'avais entendu de plusieurs bouches maintenant que j'étais sortis du trou où nous étions terrés depuis des dizaines d'années, moi et les miens. Quelques rares individus, qui avaient réussis à percer ma réelle identité ou plutôt envers lesquels je m'étais confié après avoir deviné leurs positions sur la politique actuelle du pays, m'avaient assurés qu'un tel homme existait vraiment, mais que personne ne savaient ce qu'il était advenu de lui récemment. Au dernières nouvelles, il aurait été aperçu près des ruines de l'ancienne Shoukou...là où tout avait commencé.

C'était donc là que j'allais le trouvé...




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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Révolution (partie 1) Mer 30 Aoû 2017 - 22:39



'''-*Trame sonore*-'''


Non loin de où nous étions "revenus d'entre les morts", l'ancienne Shoukou dressait sa silhouette amochée dans cet horizon terne et gris. La pluie, ici plus qu'ailleurs, se faisait tout particulièrement incessante, presque éternelle. Si elle ne tombait pas à grosses gouttes et si les vents y étaient faibles, elle restait néanmoins omniprésente sous l'aspect d'une bruine sans fin, qui couvrait l'immensité du carnage qu'avait subit la région d'un voile brumeux. Seuls ceux qui entraient dans ce voile, qui osaient franchir cette barrière quasi temporelle entre le présent et le passé, pouvaient enfin percevoir les grandes toures d'habitations à demi-soufflées d'une ville fantôme. Un spectacle à la fois impressionant, et glauque...très glauque.

C'est donc au travers de mon long bec de corbeau que j'humai l'air lourd et humide de l'ancienne Shoukou, pendant que mes bottes s'enfonçaient dans le sol de sa terre gorgée d'eau. Chacun de mes pas était accompagné d'un bruit de succion propre à celui que l'on experimentait généralement dans les marécages, ce qui me valu un petit sourire en coin, alors que je m'amusai à exagérer la lourdeur de mes pas pour mieux en entendre le son écoeurant qui venait avec. Je le fis à quelques reprises, peut-être de quatre à cinq fois, avant de ne reprendre mon sérieux et d'enfin mettre les pieds sur une voie pavée, histoire d'arrêter ces enfantillages. Là, canne à la main, j'offris un regard panoramique sur les rues devant moi, en tenant de me rappeler la description de cette ville que m'avait fait les ainés du clan dans leurs histoires. Eux, pour la plupart, y avaient vécus et souvent, ils se rappelaient le bon vieux temps en nous racontant comment était la vie "à la surface", dans "l'ancienne capitale".

Ainsi, je pu donc reconnaitre la rue sur laquelle je marchais. Cette rue qui devait, plus loin, me mener à une vieille épicerie dont la forme du bâtiment rappelait celle d'un pentagone. Bien sur, avec les dégâts qu'avait subit la région autant de nature humaine que par l'usure du temps, je me doutais bien que l'immeuble serait méconnaissable ou pas exactement comme on me l'avait décrit, mais je fus étonné de le retrouver en quasi bon état. Sa position et les immeubles environnant avaient probablement dû le protéger de la déflagration qui avait rongée ceux aux alentours. L'épicerie était plus petite, plus basse au niveau de son toit que toutes les autres bâtisses voisines. Je pris donc le temps de la regarder, de l'admirer en essayant de voir qu'est-ce qu'elle avait été autrefois. Probablement un lieu de rencontre impromptue, aléatoire et cocasse entre les résidents du cartier. Mais rapidement, mon imagination débordante fut ramenée à la réalité...alors que mes yeux de vautours captaient une silhouette encore vivante qui se faufilait entre les fenêtres brisées d'un immeuble adjacent.

Elle courait à vive allure, comme si elle savait que je l'avais observée. Elle disparaissait derrière un mur pour réapparaître dans le cadrage d'une autre fenêtre. Elle empruntait une porte, descendait des escaliers que je pouvais entrevoir grâce à un trou énorme sur la surface Ouest du bâtiment, sautait les dernières marches et continuait de disparaitre et réapparaitre à travers les différentes cavités visible d'où j'étais positionné. Sans même perdre un instant, je me mis en chasse de ce mirage hyperactif, en usant de ma logique plus que de ma rapidité pour raccourcir l'écart de distance entre nous deux. Il était plus rapide que moi, mais mon sens de l'observation et mon esprit calculateur me permettait d'imaginer des raccourcis qui me mènerait à cette ombre mouvante. Mais...était-elle réellement là?

Étrange réalité ou subtil songe d'un passé imaginaire?




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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Révolution (partie 1) Jeu 31 Aoû 2017 - 23:16






PARTEZ!!! VOUS N'AVEZ RIEN À FAIRE ICI...



Il se tenait au sommet d'une série de marches en marbre blanc. Drapé dans une cape de voyageur noir de jaie, la tête entièrement avalée par l'ombre que projetait son grand capuchon, il me faisait maintenant face, les bras écartés, comme pour me prévenir que la course s'arrêtait là. Son regard, bien qu'il m'était difficilement perceptible, projetait une haine destructrice à mon égard. Sa position agressive ne mentait pas sur ses intentions; il me chargerait si je continuais ce jeu de chat et de souris. Je l'avais poussé au delà de ce que j'aurais dû et je me trouvais maintenant dans l'antre de la bête. Je le savais, car il avait emprunté un chemin que je n'aurais jamais pu voir pour me devancer et prendre de la hauteur, et ainsi gagner l'avantage stratégique en cas de conflit. Il connaissait cet endroit comme le fond de sa poche...l'heure n'était plus à la rigolade.

Stoppant mon avancée, laissant le dernier de mes pas se poser tout juste devant la première marche de ce grand escalier qui nous séparait maintenant, je relevai la tête pour le regarder, mais le soleil étant à contre-jour, ce n'était qu'une grande ombre noir qui semblait m'adresser la parole. Du début à la fin, il n'avait eut l'air que d'un sombre mirage, une silhouette noire...sans identité...un rêve d'obscurité. Mais sa voix trahissait l'imaginaire, le révélant comme étant vrai, réel. Je l'avais trouvé, celui qui haïssait les siens, celui qui haïssait le monde sur lequel il s'était éveillé. Celui qui avait tout perdu. Et un instant, je réalisai la folie qui m'habitait pour avoir mis les pieds ici. Cet homme était dangereux...très dangereux. Non pas parce qu'il était puissant car j'en savais rien, mais parce qu'il représentait et pouvait être dans ce pays. Mais au bout d'un moment, je ne pu que sourire. Après tout, c'est ce que je cherchais...

Levant simplement les mains vers le ciel, laissant tomber ma canne sur le sol, je les ramenai ensuite toutes deux dans mes poches en adoptant une posture nonchalante. Il était hors de question de m'engager dans un quelconque combat avec lui. Je n'étais pas un guerrier et ne le serait probablement jamais. Lui, parcontre...c'était une toute autre histoire. Sa rapidité et les bonds dont il était capable, en plus de son endurance à la course, me prouvaient bien qu'il était un combattant. Pendant que je tentais d'avoir l'air calme, j'étais surtout essoufflé tandis que lui, ne respirait toujours pas plus fort ni rapidement qu'il y a cinq minutes. Non...l'heure était plutôt à la parole.


Hehehe...ne t'inquiète pas, ce ne sont pas de mauvaises intentions qui m'ont amenées ici. Je veux te par......SILENCE!

Sa voix avait résonnée entre les piliers encore debout de la cathédrale en ruine où nous avions aboutis. Ses bras s'étaient rabaisser en un mouvement oblique, les mains biens allongée, comme s'il avait tranché l'air et mes propres paroles du même coup. L'homme était donc très gestuel. Magnifique...toute cette prestance, cette puissance qui suivait son image...tant qu'il n'avait besoin de mots pour réellement se faire comprendre.

-Inconnu
Tes histoires ne m'intéresse pas. Pars...mon destin est lié à ces ruines...tout comme au reste de ce pays maudit. Je n'ai plus rien à dire aux gens de ton engeance. Il y a longtemps que j'ai enterré la hache de guerre avec ton clan. Tu es peut-être un survivant du désastre, mais là s'arrête les raisons de ta venue ici.

Hmhmhm! Tu te trompe...

Et en quoi me tromperai-je? Qu'est-ce qui te fait rire? Répond!!!

Tu semble sous-entendre que je suis seul parmi les miens à avoir survécu, mais c'est faux. Hehehe...mais là n'est pas la raison de ma visite. J'ai une proposition à te faire."

J'ai toujours aimé comment les gens se montrent alors réceptif lorsque ces mots leurs étaient lancés. Ils étaient curieux et souvent, se laissaient entrainés dans l'appétence de ce qui "pourrait" s'offrir à eux. L'être humain était un éternel gamin en découverte de l'inconnu et il lui était difficile de résister à un tel appel. L'on finit toujours par vouloir savoir ce que les autres savent aussi après tout. Car le savoir, c'est la véritable richesse d'une vie!

Reculant donc d'un pas, restant toujours sur ses gardes mais me démontrant par sa posture et son langage corporel que les hostilités avaient été écartés de ses options, il reprit néanmoins la parole aussitôt.


C'est impossible...les Sabakyô se sont...

Faits sauter? Oui, quelques-uns se sont sacrifiés pour une grande cause; Sauver le reste de notre clan. L'Empire, encouragée et payée par l'élite marchande du pays, avait comme idée de nous exterminer pour la résistance que nous représentions autant pour l'un que pour l'autre. Mais le reste du clan lui s'est tout simplement terré dans les niveaux inférieurs de l'usine. Ses portes hermétiques, en acier et épaisses de cinq centimètres ont biens résister à la déflagration. Enfin...le premier niveau inférieur en a souffert...mais le deuxième et le troisième...intactes!

Mensonges...où seraient-ils alors? Comment se cacheraient-ils s'ils étaient si nombreux? Et puis pourquoi ne pas directement reprendre le pouvoir comme vous l'aviez déjà fait à une époque. Je ne crois pas à tes salades...

Parce qu'il est clair qu'utiliser le même stratagème ne marcherait pas cette fois-ci! Et ce n'est plus aux Sabakyô de faire tout pour ce pays...le peuple doit se lever. Et c'est pour cela que je viens te chercher. Quelque chose de gros va se passer dans quelques jours. Quelque chose qui bouleversera l'élite et qui nous donnera un avantage conséquent. Je vais créer l'opportunité pour quelqu'un de réveiller le peuple et ce sera toi...

Et enfin il daigna s'avancer et relever son visage. Le soleil qui était à contrejour disparut au même moment derrière une nappe nuageuse, la pluie recommençait à tomber. L'ombre se dissipa, laissant à mes yeux le loisir de découvrir le véritable visage qui se cachait sous cette grande capuche noir. Un visage horrible, terrifiant, presque écoeurant. Un visage effrayant, oui, mais qui en disait long. Un visage qui disait: je connais la souffrance, je connais la misère...je suis le fruit de ce qu'il y a de plus horrible dans ce pays.



Le visage d'un symbole puissant...




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Message(#) Sujet: Re: Révolution (partie 1) Ven 1 Sep 2017 - 13:23


Il s'était avancé déjà assez pour que je puisse admirer subtilement, grâce à mes verres fumés, toutes les cicatrices horribles de son visage. Son nez semblait quasi inexistant, sa bouche n'avait plus qu'un semblant de lèvres qui recouvraient encore ses dents et ses longs cheveux lisses, pour le peu qu'il lui restait, restaient plaquées sur son crâne et descendait tel du fil d'araignée sur ses épaules. Les produits chimiques auxquels il avait été exposé lors de l'explosion avait brûlés sa peau et en avaient affectés la pigmentation. Aucun homme ne devrait un jour endurer pareil calvaire, mais ce qui était arrivé...était arrivé...et il n'y avait pas de retour en arrière possible. Et puis...l'aurai-je réellement voulu alors qu'il était devenu, selon moi, une gemme précieuse et unique en arborant ce visage décharné, meurtris, contraint au souvenir d'une atroce agonie?

Sortant les mains de mes poches, je fis un pas vers l'avant, tout en me penchant pour reprendre mon bâton de marche que j'avais laissé tomber quelques minutes auparavant. Je resserai ma poigne sur son bois tordu et, en relevant mon corps, j'allai appuyer sa pointe contre le sol pierreux de la cathédrale qui semblait servir de domicile au balafré. Mon regard replongea alors dans le sien alors qu'il cessait son avancé, laissant encore quelque trois mètres entre sa personne et la mienne. Je m'attendais bien à une réplique de sa part concernant mes dernières paroles...et je n'attendis pas bien longtemps avant que cela ne se produise.


Et comment veux-tu qu'un visage comme le mien puisse réellement t'aider à lever le peuple contre leurs tortionnaires? M'as-tu vu? Regarde....REGARDE!!! NE CROIS-TU PAS QUE VOUS EN AVEZ ASSEZ FAIT...DE VOS CONFLITS À SAVOIR DUQUEL DE VOUS TOUS AURA LE LOISIR DE DICTER AU MONDE COMMENT IL DOIT TOURNER PENDANT QUE VOUS NE VOUS OCCUPEZ QUE DE VOS INTÉRÊTS PERSONNELS?

Sa colère était palpable tant l'agressivité se mêlait non seulement à ses mots, mais aussi à sa gestuelle. Ses pieds s'étaient fermement ancrés sur le plancher solide de la place, ses traits venaient de se crisper et lui donner un air encore plus terrifiant que son visage ne pouvait déjà l'être. Son poing droit s'était entièrement refermé à l'exception de son index qu'il pointait vers sa face, insistant sur sa laideur pour justifier son incapacité à se lier aux gens de ce pays dans une quelconque initiative qui pourrait changer la donne. L'âme de cet homme était probablement aussi grise et triste que le ciel pluvieux de cette région du Yuukan. Pauvre homme...

...il ne se rendait pas compte encore comment il pouvait se servir de son handicape à son avantage. Hmhmhm...!!!


Mais...ce n'est pas une question de moi ou des Sabakyô hmhmhm! C'est au peuple de se lever cette fois-ci et de choisir sa voie...ainsi que celui qui le représentera! Dis-je d'un ton toujours aussi détendu et rieur, lui démontrant que je n'entendais pas à répondre à la haine par la haine. J'allai donc ensuite m'asseoir sur une marche, adossant mon dos sur une colonne tout en laissant mes bras au dessus de mes genoux.
Et si tu crois que ton visage t'empêcherait d'être reconnu par le peuple...tu te mets le doigt dans l'oeil. Hmhmhm!! Et je te le déconseille​, il y a déjà assez de dégâts là haut Hmhmhehehe!!

...que c'est puéril...et franchement, ton discours tien plus de la folie que du bon sens. Pesta-t'il à mon encontre après cette "blague" vraisemblablement de mauvais goût, mais que je n'avais pu m'empêcher de glisser dans mon discours en voyant la tournure qu'il prenait.

Oooh...ça va...un peu d'humour pour détendre l'atmosphère ne fait pas de tort. Et je vois bien que, tu ne vois pas où je veux en venir parce que tu es clairement aveuglé par ta condition. Mais tu n'as pas besoin d'un "visage" pour te faire entendre, mais d'une voix et tu en a une. Tu connais les Amejin!!! Tu as vécu pire qu'eux! Tu es la réincarnation humaine des plaie de ce pays...c'est ÇA ton vrai visage. C'est TOI qui devrait mener la révolution que je veux, que NOUS voulons.

Et là, un long moment de silence s'installa alors que la colère commençait tranquillement à se dissiper du visage du balafré. Il n'y avait plus que le son des gouttes d'eau qui, après avoir glissées le long des surfaces planes d'un morceau de bâtiment, s'écrasait au sol en une chute irrégulière.

Il baissa la tête, regarda ses mains, tout en me tournant le dos. Je comprenais sa réaction et devinais que les rouages dans son crâne se mettaient en marche. Il avait enfin compris où je voulais en venir. Comment je lui accordais une importance qu'il n'avait probablement pas eu depuis plus d'une dizaine d'année. Il réalisait que...malgré tout...il pouvait encore être utile.


Et pourquoi ne pas le faire toi-même? Tu sais aussi bien parler que moi, tu connais aussi bien ce pays...tu en connais les problèmes on dirait aussi...

Et je souris derrière mon bec de corbeau, tout en sortant quelque chose que j'avais gardé caché en dessous de mon grand imperméable. Je m'approchai de lui, et le lui mit dans les mains, tout en gardant ce sourire invisible, mais qui signifiait ma victoire ici...avec lui.

Car je n'ai pas d'histoire. Je n'ai pas de vécu. Toi en revanche...

...tu pourrais être un véritable symbole. La voix d'une nation entière.






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Message(#) Sujet: Re: Révolution (partie 1) Mar 5 Sep 2017 - 13:12


Nos regards se soutenaient depuis maintenant quelques secondes, pensifs. Ma proposition venait d'arriver tel une bombe dans la vie de cet homme qui avait pourtant choisit de s'éloigner du monde pour mieux se cacher dans les vestiges du passé de Ame No Kuni. Son corps, comme l'apparence de cette ville, n'était que ruine et désolation. Cependant, ils étaient liés, lui et elle, par un symbole puissant. Ils représentaient tous deux le mal qui s'était enraciné dans ce pays et les ravages qu'il avait fait. Ils représentaient les victimes indirecte de la gestion subtile, mais sadique des têtes dirigeantes de ce pays qui n'utilisaient le peuple que comme une main d'oeuvre bonne marché, une ressource vivante qu'ils pouvaient exploiter pour en cueillir d'autres à leur place. Mais contrairement à cette ville, cet homme pouvait parler, pouvait s'adresser aux siens, toucher leur coeur et éveiller leur fierté...j'en étais convaincu. Il me fallait seulement trouver son prix...car tout homme en avait un.

J'ai le pouvoir, maintenant, entre mes mains, d'amorcer quelque chose de grand ici...mais je ne suis pas le mieux placer pour toucher le peuple ici, ni même doué pour ce genre de discours. C'est donc vers toi que je me tourne et crois moi, si tout fonctionne, tu seras très...très bien récompensé! Hmhmhm!!! Lui dis-je alors en tapant mes mains une dans l'autre tout en me relevant de la marche sur laquelle je m'étais assis quelques minutes plus tôt.

Et comment comptes-tu t'y prendre? Ils sont corrompus à l'os, ils ne comprennent que le langage des billets...et tu ne ressemble pas à quelqu'un de riche. Ta proposition est honorable, même si je ne vois pas comment je pourrais réellement être celui qui les bougeraient! Mais tu ne me semble pas être riche...ni même réellement important à Ame.

Et il n'avait pas totalement tort non plus. Mon nom ne figurait sur aucun papier officiel, aucune archive ne le contenait. Personne ne me connaissait réellement sinon les membres de mon clan qui était encore considéré comme éteint. Je n'avais donc aucune influence politique réelle sur ce pays, ni même économique. J'étais pauvre de biens et de fortune, mais riche en idée et trop bien astucieux pour ne pas savoir comment m'y prendre avec eux.

Relevé, et ayant pris la peine de m'appuyer son mon bâton, les deux main devant mon corps et sa pointe bien poussée contre la vieille dalle de marbre, je m'étais retourné vers une fenêtre ronde, une rosace, de cette vieille cathédrale. Ses vitraux étaient cassés, le verre ayant été soufflé depuis des dizaines d'années. J'y fixais donc l'horizon tout en humant l'air au travers de de long bec de corbeau.


Oh ne t'inquiète pas. Avec ce qui vient, je n'aurai pas besoin de billets verts pour me faire entendre HmHmHm! Aussi...ce n'est pas important que, justement, je ne sois pas si influent dans le pays. C'est peut-être mieux ainsi même. Ce qui est important, en revanche, c'est que toi tu le devienne. Lui dis-je en me retournant vers lui et en gravissant les marches qui nous séparaient de nouveau depuis que je m'étais éloigné vers la fenêtre. Là, je levai la pointe de ma canne jusqu'à son épaule et je la lui tapotai de son embout comme pour insister sur lui, sur sa personne.

Je sais que tu as tout perdu de ce que tu avais autrefois. Ton industrie, ta richesse...ton visage...ta famille aussi et du coup ton nom puisqu'il ne veut plus rien dire à Ame. Mais je t'offre là l'opportunité de reprendre tout cela à l'exception de...et bien je ne suis pas chirurgie, si tu vois ce que je veux dire. L'allusion à son apparence ne pouvait être plus claire. Je savais pondre des idées et préparer des plans, mais refaire pousser la peau sur les os ne faisait pas partie de mes compétences.

...Mais pour le reste, je peux tout te redonner si tu acceptes de me suivre. Non seulement tu redeviendra riche, mais tu deviendra aussi l'homme le plus important du pays et le nom des Tsubashi sera élevé au sommet des hautes sphère de ce pays. Il ne tiendra donc plus qu'à toi de changer ce pays comme tu l'entends.

Cependant, il n'y aura...qu'un seul...petit..."mais".


Et à cet instant je vis ses yeux s'agrandir alors que son souffle se coupait. Il comprenait que je ne bluffais pas et que je pouvais réellement lui offrir une chose qu'il n'avait pas eux depuis longtemps, à savoir la chance d'être reconnu, d'être écouté, mais aussi de changer les choses. Mais, je vis aussi son air incrédule qui venait ensuite s'installer sur son visage pendant que j'énonçais qu'il y aurait là une condition. D'ailleurs, il ne tarda pas à se faire entendre sur ce point.

Quoi?...

Je ferai de toi le Daimyo de ce pays...mais ce ne sera qu'en image. Tu en aura les privilèges personnels, les appartements, les responsabilités aussi. Tu décidera aussi de comment tu veux gérer notre peuple, et donc comment il te verra, mais je resterai le véritable détenteur de ce titre et je garderai la main mise sur les industries locales ainsi que les bénéfices qu'elles rapportent. Et...jamais...en AUCUN cas...tu ne viendra te mettre le nez dans mes manigances futures. M'ai-je bien fais comprendre?

Tu me demande donc d'être qu'une "façade" pour toi? Encore des manigances et des cachotteries! Ça ne me semble pas honnête tout ça!

Oui! C'est exactement ce que je te demande d'être, une façade, mais une façade qui saura veiller sur le pays comme il se doit! Je t'ai dis que tu auras les responsabilités qui viennent avec le titre ainsi que les privilèges qui viennent avec. Tout ce qu'il te faut pour redorer le nom de ton clan! Tu ne trouvera pas meilleur offre Tsubashi...et ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de faire sombrer ce pays dans un pire merdier qu'il ne l'est déjà.

Peut-être avais-je été trop vite à ce moment, peut-être aurais-je dû attendre un peu plus et voir s'il voulait vraiment faire partie de ce projet avant de lui balancer mes conditions. Mais...je me disais aussi qu'il valait probablement mieux d'être honnête avec ce genre d'individu que d'essayer de l'embourber sans scrupule. Après tout, il ne fallait oublier que cet homme restait un Shinobi aussi, ça c'était vu lors de notre petite partie de "attrape moi si tu peux", un peu plus tôt. Il me fallait donc être à la fois prudent et honnête...le plus possible en tout cas.

Cependant, sa réaction allait tourner en ma faveur, alors que celui-ci décida finalement de me tendre la main. Le marché allait être conclu, ce qui me valu un large sourire derrière mon visage de corbeau. Un autre pas de géant avait été fait en directions de mes projets futurs.


Hmm...d'accord. Je te suivrai, mais je ne te promets rien sur ma réussite ou mon échec. Tu en sera le seul responsable...et je veux que l'on m'oublie en cas de défaite. J'en ai déjà assez bavé...

Hmhmhm! Ne t'en fais pas, je crois en cette cause...Ame est prête pour un changement. Son peuple le sent, mais ils ne savent simplement pas comment amorcer le projet. Ou plutôt...ils le savent...mais ont peur.

Et toi...tu n'as pas peur?

Si! Hmhmhmhm!!! Mais il y a longtemps que j'ai appris à ne pas écouter ma peur. Disons...que je suis sourd à ses conseils. Hmhmhmm!

Puis, en tournant le dos à ce nouvel allier, je commençai à traverser la salle pour me rendre vers cette rosace éclatée que j'avais observé un peu plus tôt. Il n'en restait que le moule dans laquelle elle avait été faite, que le cadre de cette immense fenêtre circulaire au travers de lequel le vent se faisait une joie de souffler la poussière de ce sol de marbre où nous nous tenions. Mais il y avait aussi, un rayon de soleil, petit, subtil, mais tout de même présent, qui venait de transpercer les nuages gris du ciel pluvieux au dessus de nos tête. Il entra par le centre même du cercle de la fenêtre...

Alors nous nous reverrons au troisième jour après que j'eus mis en marche le début de tout ces changements. Tu saura de quoi il s'agit lorsque ça arrivera...on en parlera dans tout le Yuukan assez vite crois-moi. Regarde sur la rampe où j'étais adossé tout à l'heure. Je t'y ai laissé un papier. Suis ces informations d'ici là et retrouve moi à l'endroit indiqué.

Puis, sans plus attendre, je bondis hors de la cathédral par la rosace, ma cape noir et mon bec de charognard avalant les derniers vestiges de ce rayon de soleil qui avait tenté de s'infiltrer dans ce bâtiment, ne laissant plus que l'ombre d'un corbeau se dessiner sur le sol blanc de la cathédrale en ruine. Seul ces quelques paroles résonnèrent entre ses murs fragiles alors que je prenais mon envol vers un nouvel horizon.

Ensemble...nous ne formerons qu'un. Et le pays sera à nos pieds.

Et derrière moi, l'ombre au visage défiguré s'effaça, disparaissant comme si elle n'avait jamais existé. Comme un fantôme surgit du passé, retournant dans les limbes d'où il provenait. Comme s'il n'avait jamais rèellement été là, au final...




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Révolution (partie 1)

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