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 Black & White [Kaderik]

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Message(#) Sujet: Black & White [Kaderik] Ven 1 Sep 2017 - 20:21

- Nous nous installerons ici pour la nuit.

Quand elle se retourna, elle vit toutes les personnes qui l’accompagnaient s’incliner en guise d’approbation. La nuit commençait doucement à pointer le bout de son nez et au vu de leur nombre, il était préférable de prévoir une petite marge de temps pour tout installer.

Rayah revenait tout juste de ce qu’elle appelait une croisade contre les ténèbres. Il y a peu, une lettre arriva à son temple. Un habitant d’un village l’envoya en guise de dernier espoir, suppliant l’ange blanc de sauver la vie de ses enfants. Entre deux lignes remplies de désespoir, il expliqua qu’une maladie rare c’était propagé dans leur petit village et qu’aucun médecin lambda ne semblait trouver une solution. Il tenta donc les Shinobi médical mais il n’en trouva aucun assez doué dans les environs.

C’est ainsi qu’il entendit parler de la jeune demoiselle et de ses grandes capacités médicales qui selon la rumeur lui aurait été offert par le seigneur lui-même. Quand il écrivit ces mots, il ne pensait en aucun cas qu’elle pourrait y faire quelque chose, mais il n’avait rien à perdre à essayer. Qui sait, peut-être qu’il arriverait à sauver sa famille et son village rien qu’en prenant quelques petites minutes à écrire cela.

Quand elle reçut la lettre, Rayah n’hésita pas un seul instant. Elle voyait en ces mots une requête du seigneur. Elle voyait en ces mots une croisade à venir. Elle se devait d’apporter la lumière dans ce village et c’est ce qu’elle fit.

Prenant la liste des symptômes, elle éplucha tous les livres rares qu’elle a pu amasser à la recherche d’une éventuelle solution. Elle y passa deux jours et une nuit blanche, mais elle pensait avoir trouvé un moyen de soigner cette maladie. Elle comprit rapidement d’o venait le danger de la maladie. De nombreux Shinobi médicaux ont trouvé un jutsu permettant de soigner la chose, mais par malheur, le traitement met plusieurs mois à agir alors que la maladie achève les victimes en moins d’une dizaine de semaine.

C’est ainsi qu’il lui fallait trouver un moyen de ralentir la progression de la maladie ou même de la stopper pour quelque temps. Une chose rendue possible par l’alliance qu’à forger Rayah entre son ninjutsu médical et son puissant fuinjutsu. Grâce à cela, elle se savait capable de sceller le corps de la personne pendant une longue période tout en lui administrant le traitement régulièrement. En seulement quelques jours et quelques fuinjutsu, elle régla le soucie de l’épidémie du village, se faisant voir comme un véritable ange tombé du ciel.

Seulement, elle se devait de veiller sur les personnes scellées mais elle ne pouvait se permettre de rester des mois entiers dans ce village. Elle proposa donc aux familles des personnes infectées de la raccompagner jusqu’à son temple, où ils seront logés de bonne grâce. Elle savait bien sûr que beaucoup d’entre eux resteront ensuite au temple et rejoindront le culte blanc au vu de tout ce qu’elle a fait. De leur point de vue, ils ont sûrement dû voir là un signe que le seigneur existe bel et bien et qu’il a envoyé cette jeune demoiselle à la chevelure blanche.

C’est pourquoi ils se trouvaient actuellement en route pour Kaminari no Kuni, escorter bien sûr par Shin, l’ombre de l’ange. Dans le lot des villageois, un Shinobi s’y était perdu. Le fils de l’une des victimes, à peine âgé de 17 ans semblait avoir un don pour la manipulation de chakra sensoriel. Une chose que Rayah prit bien soin de profiter. Dès son arrivée au village, alors qu’elle passait ses journées à s’occuper des malades, l’ange quémanda au jeune Shinobi de lui en apprendre plus sur la sensorialité. C’est dans cette optique qu’elle passait ses soirées à s’entraîner sur autre chose que la médecine, ce qui n’était pas son habitude.

- Faites circuler le chakra dans tout votre corps jusqu’à qu’il paraisse aussi fluide que de l’eau traversant vos membres.

Ils étaient là, assis en tailleurs alors que la nuit s'était couchée. Tous étaient déjà en train de dormir dans les nombreuses tentes qu’ils ont déployées dans la clairière. Tous, sauf trois. Rayah, le Shinobi sensoriel et Shin, l’ombre de l’ange qui ne la quitte jamais.

- Maintenant, expulsé le doucement tout autour de vous et vous allez normalement ressentir la présence de toutes les personnes qui nous entourent.

Les yeux fermés, elle inspira, expira et se concentra autant qu’elle le pouvait. Quand elle relâcha le chakra qu’elle faisait virevolter dans son corps, elle sentit une par une la présence de chaque personne qui dormait. Elle ressentit même le chakra perturbé de ceux qu’elle avait scellés. Seulement, quelque chose la fit tilter. Alors que son chakra se propageait dans les environs, elle ressentit une présence non loin d’ici, à quelques dizaines de mètres de leur campement. Une présence dont la signature chakraique semblait être trop puissante pour être celle d’un simple civil.

- Il y a quelqu’un.

Sans un mot de plus, elle se releva et se tourna vers l’endroit o se trouvait la signature chakraique. Instinctivement, Shin se plaça devant Rayah et se mit sur ces gardes, prêt à attaquer quiconque voudrait s’en prendre à Rayah.

Ces derniers échangèrent d’ailleurs un simple regard et il se comprit. Reculant d’un pas, Rayah laissa Shin l’honneur d’aller voir ce que cette personne faisait par ici à cette heure-là et s’il s’agissait d’un danger.
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Message(#) Sujet: Re: Black & White [Kaderik] Ven 1 Sep 2017 - 23:09

On dit que la mort a une odeur. On dit que les animaux peuvent la sentir venir, on dit que la mort ne donne pas rendez-vous, mais vient à ceux qu'on lui donne. On dit que tout ce qui vit meurt. On dit beaucoup, beaucoup de choses sur la mort, si la vie était une chanson, après tout, la mort ne serait-elle pas son refrain ? Puisque la mort est inéluctable, puisqu'elle a autant de forme que la vie, qui n'est pourtant pas son antonyme ; pourquoi Diable craint-on ce qui adviendra tôt ou tard ? Craindre la mort, c'est se donner une sagesse qu'on ne possède pas. Car avec tout ce qui est mort du début de la vie à aujourd'hui, il faut dire, qu'aucun n'en étant revenu avec une description réelle, c'est un secret foutrement bien gardé.

Une nouvelle mission achevée, une besogne, que j'avais exécuté dans les circonstances habituellement ambigus qu'incombaient la plupart du temps de devoir assassiner. Quand une personne en venait à payer pour tuer, c'était généralement que ce qui avait causé ce désir était si douloureux, si horrible, si terrible, qu'on osait réellement en parler. Sinon, c'était simplement une affaire d’ego et de larcin. Toutes les raisons me convenaient, pourvu que l'on me payait pour que je puisse me loger et manger jusqu'à la prochaine mission. Si expression de la mort je fus, alors il me semblait normal que ni nom, ni lumière ne jaillissait de moi. De coutume maintenant, je jugeais celui qu'on voit le plus dans une pièce comme le plus faible, parce que la mort ne se voit pas, et d'ailleurs, à pousser le vice au plus loin, on ne la rencontre jamais vraiment, car à peine la voit-on, qu'on ne la voit plus...

Je laissais derrière moi, pendu par les pieds à une branche d'arbre un corps à demi calciné. Les arbres aux morts que je laissais derrière moi était plus un témoignage du passé qu'autre chose, et quand d'aucun me regardait avec effroi, d'autres me visualisaient comme un saint. Tout dépendait des circonstances, car me confondre et me donner des contours revenaient à la connaissance de l'essence de l'abîme. Ni les multiples cicatrices parcourant mon corps, ma calvitie prononcée causée par le traumatisme d'une enfance et d'une adolescence trop ténébreuse pour en faire le récit maintenant, ou enfin, cette armure de cendre ne rendaient hommage aux échos de ma nature profonde.

Parfois j'éprouvais du plaisir dans mes actes, d'autres fois de la répulsion. L'homme que je laissais derrière moi à pourrir dans cette forêt, n'avait eut le droit qu'à de l'indifférence. Ma marche ainsi, reprenait...
Plus d'épée à la ceinture depuis le camp de la cité de la joie. Ma faux, était ma première maîtresse, ma dague mon outil de faire-tout, et mon épée, était cachée bien ailleurs. Dans la pénombre, j'avançais, avec ma petite luciole de cendre pour m'éclairer jusqu'à parvenir à une sorte de campement bondé posé au milieu d'une clairière. De quoi, après plusieurs jours de marche, peut-être trouvé de quoi me nourrir, voire un nouveau travail. La question était toujours la même lorsqu'on rencontrait des voyageurs. Vont-ils partager ? Vouloir me détrousser ? M'ignorer ? Me craindre ? Le casque cendré ne laissait guère entendre que j'étais autre chose qu'un Shinobi, ni que je ne fus pas d'ascendance Asshu. Jamais je ne m'en cachais, seul mon nom était ignoré de ceux qui m'indifféraient, et ils étaient bien nombreux. je parvenais rapidement, avec ma lucioles de cendre incandescente, vers trois personnes, installées à même le sol pour je ne savais quelle raison. À peine je m'approchais que l'une d'elle, un homme je pense, faisait barrage de son corps pour les deux autres. Son allure évoquait la mort, sous le casque, j'en souriais. La mort était à la mode, alors que je m'étais cru unique en naissant jusqu'à être enlevé, le temps me menait vers tous les états mortifères de la condition humaine.

J'étais sans crainte, car je n'étais pas là pour me battre, bien au contraire et si cette "chose" incommodante devait être mon premier contact depuis des jours, alors je ferai avec... Je restais paisible, ma cendre formant mon armure et mes vêtements rougeoyant pour mieux me faire voir tandis que je parlais avec la voix douce qui était la mienne. On m'avait après tout tant de fois moqué pour "avoir manqué ma mue", que j'avais finit par sincèrement croire que mon timbre était vraiment celui d'un ange emprunt d'innocence.
-Je ne viens demander que de partager de la nourriture. Moyennant finance ou service.

Je fixais cet homme, mon regard, d'un bleu pourtant étincelant, caché sous l'ombre de mon casque. Pouvait-il ressentir ce que l'instinct sommeillant en moi contenait de fureur et de primitif. Entité démoniaque ? Non,... Akuma ? Non... C'était bien moi, ce que la douceur paisible de mon être emprisonnait en son sein comme l'abysse épouvanté d'un mal qui cherchait à se guérir et se dédouaner des horreurs qu'il avait subit, et dont il se faisait aujourd'hui le garant responsable pour y parvenir. Je portais lentement la main vers le manche de la faux dépassant de l'épaule. Très lentement, en attendant une réponse, une réponse qui me ferait le saisir plus vite, ou au contraire m'inviterait à ne surtout pas le faire. Ce geste lent, étant à la fois prévention, et avertissement.

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Message(#) Sujet: Re: Black & White [Kaderik] Lun 4 Sep 2017 - 2:18

Deux êtres à l’apparence de la mort se firent face. L’un avait les traits d’un ange de la mort dans son armure blanche alors que l’autre arborait plus un air démoniaque. Quand ce dernier apparu devant les trois protagonistes, le jeune Shinobi sensoriel ne put s’empêcher d’afficher un air surpris. Lui qui il y a quelques jours avait fait la connaissance d’un ange se retrouvait cette fois-ci face à ce qui semblait être un démon. Instinctivement, il recula de quelques pas alors que l’ange blanc, elle, garda position juste derrière son ombre.

La chose qui surprit le plus la jeune femme ne fut pas son armure ou encore ce qu’il demanda. Non. Ce qui la fit tiquer fut en premier temps sa voix. Elle semblait plus angélique que la sienne, ce qui fût un comble pour le coup. S’il ne fallait pas juger quelqu’un sur l’apparence, elle ne put s’empêcher d’être perturbé. Il ressemblait à un démon et sonnait comme un ange. Pourtant, sa demande semblait plus correspondre à celle d’un innocent que celle d’un démon.

Rayah ne se sentait en aucun cas menacer par cet homme même s’il semblait plus sur ses gardes qu’autre chose. Tant qu’elle avait son ombre avec elle, elle n’avait rien à craindre. Rien ne peut lui arriver et si jamais elle se trompait, c’est que le seigneur l’avait voulu.

Elle s’avança donc, déposant délicatement sa main sur l’épaule de Shin. Ce dernier, sans un regard pour l’ange ni un mot se décala d’un large pas, laissant le chemin libre. Elle fit quelques pas jusqu’à arriver aux côtés de son protecteur et par conséquent face à l’inconnu.

- Le seigneur semble vous avoir fait une faveur mon fils. Nous avons de la nourriture et vous avez un ventre à remplir. Nous sommes généreux et vous semblez sincère.

Face à face, l’ange et le démon formaient un contraste parfait. Pour sa part, la demoiselle était vêtue de blanc de la tête aux pieds. Elle portait une longue tunique blanche ornée recouverte par une longue cape éclatante. Le seul atout quelque peu démoniaque qu’elle possédait dans sa tenue était sa coiffe qui se trouvait ornée d’un crâne d’enfant entouré de plumes blanche et doré.

- Je me dois pourtant de vous mettre en garde. Dieu m’a appris à être bienveillante, mais les hommes m’ont appris à être méfiante. J’espère donc que vos revendications sont bel et bien pacifiques, sinon je me verrai forcé de faire appliquer la justice du divin.

Quand elle finit son discours, elle pointa légèrement de la main son ombre, histoire que son interlocuteur comprenne où elle voulait en venir. Loin d’elle l’idée de le menacer, mais il est logique qu’une mise en garde soit faite lorsque l’on offre le pain à des inconnus.

- Si vous désirez toujours partager notre pain, je vous invite à me suivre monsieur… ?

Elle était curieuse de connaître la raison pour laquelle le seigneur l’avait mis sur sa route. Peut-être allait-il lui révéler l’existence d’un endroit emplit d’ombre ou il serait bon qu’elle apporte la lumière divine. Peut-être sert-il juste de test afin de mettre à l’épreuve sa bienveillance.

Elle ne savait guère à quoi s’en tenir mais elle était de plus en plus curieuse. Qui pouvait bien se cacher derrière cette armure démoniaque et cette voix d’ange ?
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Message(#) Sujet: Re: Black & White [Kaderik] Lun 4 Sep 2017 - 14:28

Là, je vis l'un des trois reculer quelque peu, mais les deux autres, le Shinobi au masque mortuaire et la femme aux airs angéliques qui avait sur la tête, juché comme une couronne, un crâne d'enfant, eux, restaient calme et conservaient une certaine tempérance. Le tintement d'une voix douce sonnait ensuite, celui de la femme. J'y ressentais de la clémence, avec la hauteur prise sur autrui qui allait avec. Je ne m'en ressentais pas pour autant offusqué. Cela n'était pour moi pas plus que les élans de l'ego qui commandait une part de l'être pour lui donner la confiance dont on a besoin pour se satisfaire de la vie et de soi-même. Le Shinobi qui me faisait barrage s'écartait silencieusement, pour permettre à cette femme, tandis qu'elle s'adressait à moi, de s'approcher pour se faire entendre. Une élégance certaine émanait d'elle, mais insuffisante, pour que je m'en laisse séduire. J'abaissais néanmoins la main, sans avoir saisi le manche de ma faux.
-Le seigneur semble vous avoir fait une faveur mon fils. Nous avons de la nourriture et vous avez un ventre à remplir. Nous sommes généreux et vous semblez sincère.

"Le seigneur ?" Me disais-je à moi-même en pensée. C'était donc une religieuse qui acquiesçait à ma requête. Mon casque de cendre, maintenant que le danger était, en apparence écartée, tombait en cendre pour laisser dévoiler mon visage à la lueur de son feu et de ma luciole cendrée. Tout emprunt d'innocence et de douceur qu'il était, la barbe dénotait avec le regard d'un bleu scintillant au point qu'il en reflétait les éclats des flammes. Toutefois, je ne pouvais défaire mon œillade de ce crâne sur sa tête. Il faisait remonter de profonds souvenirs. Traumatismes infantiles avec lesquels je devais vivre et qui provoquaient chez moi la mélancolie et le remous de la honte. Ma réponse, tandis que je m'affaissais sur moi-même paradoxalement désolé, sonnait avec gravité.
-J'ose espérer que vous ne sacrifiez pas les enfants. Lui disais-je comme une affirmation plus que comme une question, ainsi cela n'exigeait pas de réponse.
-Je me dois pourtant de vous mettre en garde. Dieu m’a appris à être bienveillante, mais les hommes m’ont appris à être méfiante. J’espère donc que vos revendications sont bel et bien pacifiques, sinon je me verrai forcé de faire appliquer la justice du divin. Continuait-elle comme un discours apprit par coeur.

Mes yeux se fixaient dans l'instant sur les siens. Invoquer Dieu, deux fois d'affilé suggérait le fanatisme. Après les rebelles fanatiques, les Mamoru fanatiques, après tout ceux que j'avais vu ne point être capable de voir le monde sans frontière physique ou spirituelle, je tombais maintenant sur les plus dangereux de tous. Je ne reniais jamais l'existence de Dieu, mais je doutais que Dieu soit un religieux... Me menacer de justice divine, aurait pu provoquer le sourire de pas mal de gens de ma connaissance, voire un éclat de rire. Mon Dieu à moi s'appelait mort et je savais qu'il était le seul devant quoi tout finissait par se courber. Combien de fois aurais-je pu parler de justice divine quand ma main fermait les yeux d'un être vivant ? Je préférai ne pas relever cette remarque désuète à mon sens, car j'avais faim, et cela suffisait à laisser passer ce que j'entendais si bassement.
-Si je suis malveillant ou condamné par Dieu, la justice divine n'aura pas besoin de votre main pour s'appliquer. N'avais-je pu m'empêcher de répondre pourtant d'une voix étonnamment douce.

Elle pointait alors son comparse masqué, pour illustrer en geste ce qu'elle entendait par "justice divine". Je suppose qu'elle attendait que je me sente, mmmh, effrayé ou désemparé ? Qui sait, toujours fut-il que je ne répondis que par un faciès apathique à la mise en garde. Menacer un homme dont on ne sait rien d'une manière si peu convenable et il fallait le dire, franchement too much... Ce n'était pas suffisant pour que je cherche le conflit inutile. Je me contentais d'un silence devant cela.
-Si vous désirez toujours partager notre pain, je vous invite à me suivre monsieur… ? Finissait-elle.

Je lui répondais cette fois par un sourire illuminant mon visage, tandis que la luciole cendrée vint se poser sur mon épaule. Elle me désignait de la main l'emplacement où m'asseoir et je m'y dirigeais après un hochement approbateur de la tête. Une fois installé, je me décidais à me présenter, parce que c'était l'usage de la courtoisie. Je m'y employais cette fois en usant de mon vrai nom, parce que je ne travaillais pas, et que je soupçonnais cette personne de deviner le mensonge, or, je ne voulais pas prendre le risque d'installer entre nous un malaise tandis que nous rompions le pain ensemble.
-Je m'appelle Asshu Kaderik. Je vous remercie tous les trois pour votre hospitalité. Vous êtes un clan nomade ou vous vous rendez vers une ville ? Demandais-je alors innocemment.

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Message(#) Sujet: Re: Black & White [Kaderik] Ven 8 Sep 2017 - 15:33

Alors qu’ils commencèrent ce qui semblait être une discussion cordial, l’homme qui faisait face à l’ange fit tomber en poussière le masque noir qui lui cachait le visage. Face à ce regard et à ce faciès angélique, Rayah eut presque l’air surpris. Heureusement pour elle, elle s’entraînait actuellement à garder une expression neutre face à des inconnus, ce qui lui permit de rester de marbre.

Ce fut un autre point qui la fit tiquer. Cet homme se permit une remarque quelque peu déplacée par rapport au crâne qu’elle arborait sur sa coiffe. Face à cela, elle esquissa un rictus sincère. S’il savait le nombre de remarques qu’elle se prenait sur ce sujet, il comprendrait pourquoi sa seule réponse serait un très léger sourire. Pas que cela la fasse rire, mais plus qu’elle comprenait que ses interlocuteurs puissent être choqués de voir ce crâne tant qu’ils n’ont pas l’explication. Une chose qu’elle ne donnait pas toujours, se disant qu’après tout, si le seigneur et ses fidèles connaissant la raison alors c’est tout ce qui importe.

L’inconnu continua dans les réflexions pointées de provocation, affirmant clairement que Dieu n’avait pas besoin d’elle et de son ombre pour appliquer la justice divine. Une chose qu’elle garda en tête plus tard et qu’elle relèvera si par chance il daigne s’intéresser à sa religion. Il en vrai que d’un point de vue extérieur, on pourrait penser que Dieu n’a nul besoin d’une demoiselle pour faire justice sur terre, mais quand on connaît les écrits du culte blanc aussi bien qu’elle, on comprend mieux son œuvre.

Dieu est le créateur et le maître de tout, mais il ne peut pas agir de façon trop directe dans notre monde. Il peut faire en sorte que tel personne rencontre tel personne. Qu’un tel soit colérique de nature et qu’un autre soit bienveillant. Il en va de même pour la mort, il peut mettre sur la route d’un être malveillant une personne qui a les capacités de l’arrêter, mais il ne peut en aucun cas être certain que cette personne arrivera à l’arrêter.

C’est là qu’intervient Rayah qui, de par son statut d’ange blanc possède la capacité divine d’appliquer la justice du seigneur. Il ne faut pas oublier l’un des commandements du Shirozen : « Aucun Homme ne doit mourir par un autre », mais Rayah n’est pas un homme, c’est un Ange.

C’est alors que les trois protagonistes présents depuis le départ retournèrent s’installer, accompagné par l’inconnu qui n’allait bientôt plus en être un. Quand elle lui indiqua où se mettre, l’ange fut surpris de voir un sourire illuminé ce visage aux traits doux et angélique. Cet homme, quand il fut masqué ressemblait à démon, mais maintenant, il ressemblait presque plus à un ange que Rayah elle-même.

La demoiselle jeta un regard discret envers ses deux compagnons. Shin, comme à son habitude semblait sur ses gardes dans un silence morbide, tandis que le jeune Shinobi sensoriel… ne semblait pas très serein. Elle eut peur un instant qu’il eût senti quelque chose de mauvais dans son chakra, mais vérifiant elle-même, elle ne vit rien d’anormal. Elle se permit donc désactiver ses dons sensoriels afin de mieux se concentrer sur la conversation qui se profilait.

- Je me nomme Rayah, mais la plupart ont vent de moi sous le nom de l’Ange Blanc, étant la dernière à occuper cette fonction au sein du culte blanc, le Shirozen.

Elle pointa ensuite son ombre Shin.

- Et voici Shin, mon ombre. Je vous pris par avance d’excuser son manque de conversation, mais il a fait vœux de silence auprès du seigneur, au même titre que celui de me protéger.

Elle lança ensuite un regard insistant au jeune homme à sa gauche. Même s’il semblait quelque peu paniqué, elle désirait qu’il se présente de lui-même.

- J-Je m’appelle Shu. Je viens d'un petit village peu connu et… j’ai rejoint il y a peu notre Ange pour rejoindre le temple et me dévouer à la religion.

Pour le rassurer, elle le gratifia d’un petit sourire avant de se tourner à nouveau vers le fameux Kaderik. Prenant une voix un peu plus amicale et moins neutre qu’auparavant, elle commença son récit de façon résumée.

- Nous venons tout juste du village de Shu ou une épidémie décimait petit à petit chaque habitant. Après qu’ils m’aient appelé à l’aide je me suis rendu là-bas pour tenter de les guérir.

Elle continua en montrant de la main toutes les tentes en toile qui les entouraient, silencieuse dans la nuit.

- Après quelques jours de recherche intensive, j’ai trouvé un remède mais la guérison est longue. Nous transportons donc les malades jusqu’à mon temple à Kaminari no Kuni où je pourrai veiller sur eux jusqu’à qu’ils soient pleinement rétablis.

Ce fût ensuite au jeune Shu de prendre la parole, semblant légèrement plus à l’aise et moins paniquer qu’il y a de cela quelques minutes.

- Certains, tel que moi, ont vu en l’Ange un but dans la vie. Elle nous à sauver et nous à montrer un chemin meilleur. Un chemin emplit de bonté et de bienveillance où notre seul but serait de rendre le monde meilleur.

La jeune demoiselle fut quelque peu gênée par ces propos. Il faut dire qu’elle n’est pas encore habituée à être vu comme un messie, n’ayant commencé à convertir des gens que depuis peu. Elle fit bien évidemment en sorte de ne pas montrer cette gêne sur son visage, et c’est ainsi qu’elle enchaîna avec quelques questions pour Kaderik.

- Et vous Kaderik, que faisiez-vous dans les environs, dans la nuit noire à arborer une armure encore plus sombre que cette dernière ?


Elle était curieuse de savoir qui était vraiment ce démon au visage d’ange.
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Message(#) Sujet: Re: Black & White [Kaderik] Ven 8 Sep 2017 - 23:54

-Je me nomme Rayah, mais la plupart ont vent de moi sous le nom de l’Ange Blanc, étant la dernière à occuper cette fonction au sein du culte blanc, le Shirozen. Commençait-elle par me répondre. J'observais le silence, tandis que mon œil se plongeait sans gêne dans le sien. Ange Blanc ? On l'appelait vraiment comme ça ? J'en restais de marbre, en vérité même, je trouvai pédant de se faire appeler "Ange Blanc". Quoi que si le surnom ne fut pas auto-attribué, il pouvait témoigner d'une véritable sainteté. Quant à son culte, je n'en avais simplement jamais entendu parler... Je pensais déjà que ce n'était pas avec la vie que j'avais eu, et ce que j'avais vu les champs de bataille, que j'allais me mettre à prier un Dieu. Un Dieu qui a besoin d'une femme pour se faire entendre, comme si sa "digne et noble grandeur", ne nous étaient pas accessible, à nous, pauvres petits mortels à ses yeux. Je croyais en Dieu, mais que je détestais ceux qui voulaient graver dans le marbre une seule version de son idée.

Je n'en montrais rien, l'angélisme dénotait toujours avec le regard perçant que je ne pouvais m'empêcher de lui donner, perçant, car je la sondais, elle et son discours, et comme tous les orateurs religieux, je me doutais qu'elle n'eût pas fini. Elle pointait celui qui m'avait fait brièvement front ensuite.
-Et voici Shin, mon ombre. Je vous pris par avance d’excuser son manque de conversation, mais il a fait vœu de silence auprès du seigneur, au même titre que celui de me protéger.
-Pourquoi faire le silence si Dieu te donne la parole ? N'avais-je encore pu m'empêcher de faire remarquer. Ce n'était même pas adressé directement à Shin, puisqu'il ne parlait pas... C'était une remarque destinée au ciel, et à qui voulait bien l'entendre en fait. Combien de muet de naissance se damnerait pour entendre le son de leur voix, quand un homme faisait sciemment le choix de ne plus l'entendre. Haaaa ces fanatiques... "Voilà une langue que nul n'aurait besoin de couper au moins", plaisantais-je avec moi-même en pensée. Shin en plus qu'il s'appelait. Mort, c'est-à-dire. Si ses parents l'avait vraiment appelé comme ça, je doutais qu'il fût un enfant désiré le pauvre. Peut-être la réelle raison de son silence tient...
-Je m’appelle Shu. Je viens d'un petit village peu connu et… j’ai rejoint il y a peu notre Ange pour rejoindre le temple et me dévouer à la religion. Intervenait enfin le troisième, que je surnommais déjà le craintif. Un nouveau fidèle à la botte du gourou, c'est ainsi que je traduisais sa présentation. Je commençais presque à regretter d'être venu. Un peu de nourriture valait-il de devoir écouter les sermons déontologiques ? Rien n'était moins certain.

-Nous venons tout juste du village de Shu ou une épidémie décimait petit à petit chaque habitant. Après qu’ils m’aient appelé à l’aide je, me suis rendu là-bas pour tenter de les guérir. Après quelques jours de recherche intensive, j’ai trouvé un remède, mais la guérison est longue. Nous transportons donc les malades jusqu’à mon temple à Kaminari no Kuni où je pourrai veiller sur eux jusqu’à qu’ils soient pleinement rétablis. Reprenait Rayah, l'Ange Blanc. Je déduisais rapidement qu'elle devait avoir des compétences médicales et qu'elle les prodiguait. Voilà qui la rehaussait dans mon estime, et cela se traduisait directement dans la douceur du regard que je lui portais dès lors. Un regard compatissant, avec dans le fond de l'œil, une certaine mélancolie qui demeurait toujours certes, mais aussi un certain espoir, un espoir noir et ténébreux, qui ne manquait pas de chaleur humaine paradoxalement. Là, c'était Shu, celui que j'appelais le craintif, qui reprenait. Je sentais en effet que je le mettais quelque peu mal à l'aise, mais je ne lui en tenais aucunement rigueur et lui portait le minimum d'estime dû à la dignité humaine.

-Certains, tel que moi, ont vu en l’Ange un but dans la vie. Elle nous à sauver et nous à montrer un chemin meilleur. Un chemin emplit de bonté et de bienveillance où notre seul but serait de rendre le monde meilleur.
-Et vous Kaderik, que faisiez-vous dans les environs, dans la nuit noire à arborer une armure encore plus sombre que cette dernière ?


Mon regard s'affaissait malgré lui, tandis qu'il se rendit, comme s'il voulait fuir, vers le feux crépitant du camp qu'il y avait face à moi. J'étais bien moins expressif qu'eux, en mot du moins. Je n'avais pas la parole facile, pourtant, j'en aurai eu des choses à dire. Des choses qui ne leur plairaient pas forcément. Si aider ces gens, qui se trouvaient dans les tentes plus en avant de nous, était louable, je voyais qu'elle voulait en même temps entraîner dans son culte le plus d'adepte possible. Et ce Shu, avait clairement l'esprit trop faible et trop peu critique pour ne pas succomber au charme de la belle. Ce n'était pas mon cas.
Le faciès vacillant, et le timbre de voix qui fixait toute la fatalité du monde en sa teneur, je répondais à ses questions, en décidant de me permettre de dire au moins une part de ce que je considérai vrai, avant qu'elle ne me fasse un couplet pour tenter de me convertir à sa voie. Je me surprenais moi-même de mon honnêteté, tant il était rare que j'évoque le passage de ma vie qui m'avait en grande partie forgé. Ainsi elle comprendrait peut-être aussi, pourquoi le crane d'enfant sur sa coiffe m'avait autant marqué.

-C'est beau ce que tu fais, Ange Blanc... Mais faire croire que tu vas changer le monde... Je n'avais que sept ans, quand j'ai tué pour la première fois, forcé de le faire, mais responsable tout de même, et ce n'était qu'un nourrisson à peine né. La religion se nourrit de la misère du monde, ici et maintenant, c'est bien de la misère que tu as récolté tes adeptes. Que tu crois sincèrement en ta voie, que tu sois sincèrement bonne avec ton prochain, cela ne change pas cette vérité-là. Mon métier à moi c'est de tuer. Je l'ai fait encore il y a peu avant de te rencontrer. Qu'est-ce qui prouve que Dieu n'a pas transcendé sa volonté dans mes meurtres ? Rien du tout... Je ne nie pas l'existence de Dieu, mais je nie que Dieu soit religieux. Résoudre l’énigme de l’immortalité et de l'infini, de Dieu en somme, n’éveillera qu’épouvante chez les motels, la majorité en tout cas. L’insensé virant à l’angoisse primaire, donc inférieure à l’ambition qui habite l'être humain est la barrière de la compréhension de Dieu. Le doute devient croyance qui devient concept qui devient fantasme, ça, c'est la religion. Disposer d’un pouvoir et d’une jeunesse éternelle au détriment de l’humanité, voilà le fantasme auto-destructeur de l'homme. Je veux bien partager ta nourriture, ou tuer tes ennemis, mais n'espère pas m'enrôler chez les anges, parce que j'appartiens aux démons. Finissais-je gravement sans cesser de contempler les flammes.
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