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 My horror dancefloor [Shizu Senseiiii]

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Konoha
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Message(#) Sujet: My horror dancefloor [Shizu Senseiiii] Lun 4 Sep 2017 - 23:20

Chaque instant passé entre les murs blancs de l’hôpital n’était qu’un autre mensonge parmi tant d’autres. On lui faisait miroiter mille et une choses à chacune de ses visites, mais seulement à condition qu’elle s’empoisonne l’esprit et le corps avec leurs traitements. Encore aujourd’hui, elle avait fait preuve d’une performance misérable à l’entraînement. Tantôt faible, tantôt puissante, tantôt docile et douce, tantôt nerveuse et paranoïaque, elle était l’instabilité incarnée.

- Je n’arrive pas à me concentrer avec ces médicaments,
finit-elle par avouer.
- Vous ne pouvez pas les arrêter maintenant. Nous allons vous prescrire un complément…

Le reste des paroles se noyait dans ce décor. « Encore » un « complément ». Elle inspirait profondément – et aussi secrètement que possible -, tentant tant bien que mal de calmer ces insectes qui grouillaient à l’intérieur, qui ne désiraient qu’une chose : combler les désirs de la maîtresse. Quant au désir, il était fort simple : quitter cet endroit, après avoir réduit en miette cet incompétent.

- Pourquoi avoir choisi le métier de Shinobi ?
finit par demander le médecin.
- Car c’est le seul métier qui accepte une folle, répondit-elle laconiquement. Accepteriez-vous que je devienne professeur des écoles ?

Un silence gênant s’installa un court instant. Cependant, il était révélateur de la pensée des personnes autour d’elle. Evidemment, chacun cherchait à rattraper cette erreur de parcours – un silence dérangeant quand le but était d’insuffler de l’espoir et de la confiance – mais le mal avait été fait.

***
- Il n’y a que deux règles si vous voulez empocher la mise : pas de chakra. Autrement, faites ce que vous voulez, susurra un homme qui présidait à ces combats clandestins qui se déroulaient dans des lieux peu fréquentés – ou peu fréquentables.

Elle inspira profondément, analysant déjà attentivement les failles physiques de son adversaire. En temps ordinaire, à cette heure-ci, elle serait au lit, assommée par l’effet combiné de ses médicaments contre l’anxiété et par son somnifère. Cependant, voilà bien une dizaine de jours qu’elle ne les prenait plus. Vivait-elle bien mieux ? Il était difficile de statuer sur cette question.

Oui, elle gérait bien mieux son chakra. La vérité était que cette maîtrise était effrayante. Si durant ses premiers entraînements, elle avait toujours fait preuve de maladresse, là elle avait déployé un nombre incroyable d’insectes… pour disparaître dans la nature.

Oui, elle était bien plus éveillée au quotidien au point de commencer à sympathiser avec les mauvaises personnes. Elle buvait que plus de raison en soirée, quand son anxiété montait d’un cran constamment. Cependant, les réveils suite à des trous noirs n’étaient pas une aventure plus appréciable pour l’anxieuse qu’elle était. Elle investiguait sur ce qu’elle avait fait, ou dit, durant ces moments où l’alcool avait le dessus et non sa raison. De fil en aiguille, elle avait mis la main sur ces combats clandestins où la mort était envisageable – mais rarement, car c’était bien trop complexe à gérer du point de vue des autorités konohajins.

Aussi incroyable que vrai, ces combats étaient devenus son exutoire à sa colère, à sa frustration et à sa peur. Elle dominait ces hommes qui l’effrayait, elle dominait cette foule qui l’emprisonnait… elle était maîtresse de la situation. C’était elle qui infligeait la douleur, et non autrui à elle.

Oui, elle était devenue odieuse et non fiable. La victoire, et la domination sur autrui étaient les seules choses qui l’intéressaient. Dès lors, et sans aucun scrupule, elle dissimulait les bons insectes sous sa manche pour les glisser dans le corps de son ennemi, sans que quiconque ne le voit.

Cependant d’ici là, elle devait survivre et ne pas recevoir de coup. Alors, elle surveillait attentivement, très attentivement, chaque mouvement de son ennemi. Pourtant, dans cette foule, elle crut voir un visage familier qui la ramenait à la réalité de la chose : qu’elle ne « devait » pas être ici, mais ailleurs. Qu’elle ne devrait pas ressentir tout ceci, mais être en paix. La surprise et la confusion étaient telles qu’elle ne vit pas venir le coup de poing de son adversaire. Elle tombait à la renverse, le nez en sang.

« Du sang. Du sang. Mon sang »
. La panique commençait à la submerger, accélérant son souffle, plissant ses yeux et dévoilant de plus en plus son chakra.
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Message(#) Sujet: Re: My horror dancefloor [Shizu Senseiiii] Dim 10 Sep 2017 - 18:27


Sur la terrasse de mon senseï aux cheveux de feu, je laissais mes jambes se balancer lentement. Le directeur de l’académie avait voulu me voir pour me parler de quelque chose, ou plutôt quelqu’un. Je savais que c’était sérieux lorsque le père de famille faisait cette tête-là. Kihran-senseï commença à m’expliquer la raison de ma présence. Il souhaitait de nouveau que je prenne un genin sous mon aile, ce serait le deuxième qui intégrerait mon équipe par son biais. Une pression pesait tout de même sur mes épaules face à la confiance qu’il plaçait en moi.

« Qui est-ce ? Qu’est-ce que celui-ci a de spécial ? »

« Aburame Mira, elle a des difficultés à s’intégrer, quelques soucis, mais elle a un bon fond et j’aimerais que tu l’aides. »

« Quels genres de soucis exactement ? »

Je fronçais les sourcils en tournant ma tête vers Kihran-senseï. Ses yeux verts affichèrent une lueur triste, et ses traits devinrent, mélancoliques. L’Hayashi prit du temps avant de répondre, son silence était lourd, j’en déduis que ce n’était pas de simples soucis d’intégration. Et puis son expression, je ne l’avais jamais vu ainsi, comme s’il se sentait personnellement concerné, il s’y était attaché sûrement.

« Disons que la guerre laisse des cicatrices. »

« Les plus douloureuses... Un soupire traversa mes lèvres avant que je ne reprenne. - Je vais essayer du mieux que je peux ! »

-°-°-°-

Depuis ce jour, l’équipe Kigai avait vu un nouveau membre arrivé en son sein. Ironie du sort, la jeune Mira étant une Aburame, notre équipe restait toujours en lien direct avec la nature. La genin était méfiante vis-à-vis de nous au début et... jusqu’à maintenant également. Je devais comprendre pourquoi elle avait perdu confiance en les autres. Ce n’était pas facile, mais la brusquer ne servirait à rien. Je prenais son cas très à cœur, et pas uniquement parce que je l’avais accepté comme élève, mais parce que je savais qu’elle avait souffert comme chacun d’entre nous de cette guerre, et qu’au fond elle voulait certainement pouvoir reprendre une vie normale.

En mission, la brune se montrait très volontaire, mais manquait cruellement de confiance en elle, s’inquiétant chaque fois que nous agissions en dehors des murs de Konoha. Il fallait la rassurer pour la calmer. Elle prenait aussi des médicaments, elle arrivait à se contrôler mais ses techniques étaient maladroites. Nous avions du travail devant nous mais ça ne m’effrayait pas.

Marchant dans les rues du village je réfléchissais à tout ça, à comment je pourrais aider Mira à se sentir mieux chez elle... D’abord ne pas lui montrer de pitié, cet élément avait plutôt bien marché tout de même, personne n’aimait être prit en pitié, enfin pas moi en tout cas ! Elle avait des difficultés mais finirait bien par passer au-dessus un jour. Un jappement de mes loups me sortit de mes pensées. Ils me firent remarquer du bruit dans des ruelles plus loin. C’était étrange, assez pour que ma curiosité me pousse à aller voir.

Parcourant les rues j’arrivais devant un attroupement, une foule agitée entourait quelque chose. Je me rapprochais un peu, réussissant à voir à travers les personnes présentes. Mes yeux se plissèrent lorsque je vis l’Aburame se battre contre un autre homme. Des combats clandestins, qu’est-ce qu’elle faisait ici ?! Son regard croisa le mien et cette dernière fut assez déstabilisée pour se prendre un coup de poing, la faisant saigner du nez. Je savais que cette vue la faisait paniquer. Jouant des coudes je me rapprochais du centre du cercle pour m’accroupir près d’elle. Je lui parlais d’une voix douce se voulant rassurante.

« Mira, calme-toi, c’est rien, regarde-moi. »

Mais rien n’y faisait, la jeune fille était en transe, complètement obnubilée par le sang qui coulait de son nez, il n’y avait pas tant que ça pourtant. J’inspirais un coup, sa méfiance instinctive l’empêchait de se laisser calmer, alors je devais attirer son attention. Je dégageais une aura de chakra froide respirant l’intimidation, comme un animal le ferait je faisais ressortir une nature dominante, sauvage, afin qu’elle me craigne moi plus que le sang qu’elle avait en horreur. Cela s’accompagnait forcément d’un allongement de mes canines.

« Mira ! »


Cette fois ma voix pleine d’assurance allait certainement l’atteindre, bousculer ses pensées. Une fois la genin tournée vers moi, j’arrêtais ma manœuvre, redevenant plus chaleureuse. Je sortis un mouchoir et lui essuyai le nez doucement. Je me levais ensuite et ordonnait aux autres de se disperser, ils râlèrent mais revoir le pointu de mes crocs les ravisèrent bien assez vite. J’aidais ensuite mon élève à se relever.

« Comment tu es arrivée ici ? Si tu as besoin de te battre je suis là pour ça, tu le sais, non ? Viens me voir au lieu de faire ces combats clandestins qui peuvent mal finir, et puis tu pourras apprendre à mieux maîtriser ton chakra ainsi. »



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Message(#) Sujet: Re: My horror dancefloor [Shizu Senseiiii] Dim 24 Sep 2017 - 23:11

Mon sang coulait à flot. Mon nez était douloureux et en feu. Mes oreilles bourdonnaient. Mes membres tremblaient. Mon souffle était rauque. Mon rythme cardiaque était rapide. Mes mains étaient moites de sueur. Toutes ces sensations m’étaient désagréablement familières, me ramenant à cette époque où je n’avais été que la poupée de chiffon de quelques ennemis. Soudainement je ne supportais plus ces rires, ni l’aura menaçante de mon adversaire. Leur voix, leur visage comme leur regard ressemblaient beaucoup trop à ces Impériaux qui hantaient impitoyablement mes nuits et mes jours, à travers des cauchemars et des hallucinations.

Je ne désirais plus qu’une chose : que les rôles s’inversent. Il était temps que je sois le bourreau de ce monde, et que tout le reste ne soit que mes victimes ou mes soumis. Chacun devait hurler sa douleur, et chacun devait me demander pitié leur vie, pour leur chair et pour leur sang. Enfin, et surtout, chacun devait comprendre que je n’étais plus une femme à approcher aisément sans y perdre toutes ses plumes.

« Devenir forte. Ne plus saigner. Ne plus perdre. Ne plus être la poupée de chiffon ». Tout ceci sonnait comme un doux rêve à mes oreilles. « Tout à fait, Mira. Nous serons invincibles, et craintes ». « Mon » idée devenait « notre » idée. La craintive et la courageuse s’alliaient, et la raison et la folie acceptaient de se côtoyer. Deux personnalités acceptaient enfin de ne devenir qu’une, pour une seule et même décision. Pendant ce court instant, je me sentais libérée, complète et vraie. Etait-ce donc ainsi que vivait les personnes considérées comme « saines d’esprit » ?

Mon esprit divaguait et se perdait dans des espoirs et rêves fous, et impossibles, jusqu’à ce qu’une aura inconnue s’impose à moi lourdement. Je relève aussitôt la tête pour comprendre qui était cette nouvelle menace à éliminer. Mes insectes bourdonnaient déjà, prêts à bondir sur cette dernière au moindre sursaut de mon petit cœur.

Lorsque je reconnus le visage, je m’étais figée tantôt d’étonnement, tantôt de peur. Inuzuka Shizu, alias la senseï à qui Hayashi Kihran m’a confié. Plusieurs questions se bousculaient dans mon esprit.

Que faisait-elle là ?
« Pour t’espionner, et savoir si tu es un danger. Comme ce Shigo » répondit une perfide petite voix intérieure.

Avait-elle tout vu ?
« Evidemment, vu qu’elle t’espionne. C’est son travail ».

Est-ce que j’ai déçu ?
« Oui. Tu aurais dû rester cette petite Kunoichi docile, qui ne se contente que de missions minables ».

Est-ce que je serais punie ?
« Oui. Au mieux, tu vas devoir reprendre ces maudits médicaments et en redevenir l’esclave avec un suivi plus lourd, et plus long. Au pire, tu vas retourner à l’hôpital ».

Est-ce que je peux y échapper ?
« Oui. En combattant. En quittant tout. En acceptant tout ».

Pourquoi a-t-elle une telle aura à mon égard ?
« Car elle te déteste. Qui peut aimer une folle, au final ? ».

Pourtant, l’aura froide et imposante avait laissé place à une aura chaude et amicale.

- Si je veux me battre … ? Non. Je ne veux juste plus être blessée. Je veux être blessante, qu’être blessée. Mais pourquoi me battre avec vous ? Désirez-vous me blesser, sensei ? Vous êtes comme eux ? Non. Vous ne l’êtes pas. Vous ne devez pas l’être. Allez-vous en, sensei. Je ne veux pas être blessée par vous, ni vous blesser.

Je me relève en tentant de repousser au mieux cette femme. Je lançais un regard à droite, comme à gauche, cherchant une échappatoire à cette situation, cherchant mon adversaire qui m’avait blessé. « Elle » disait que mon adversaire devait être punie. « Je » disais que je devais ne plus le croiser.

« Il doit être punie »
susurra cette petite voix.
« Non. Non. J’ai perdu. Il a gagné… Je … Je ne suis pas … ».
« Tu es blessée. Tu as perdu. Tout ce que nous ne désirons plus… ».


- Bonne nuit … sensei…

Ma voix devait sonner comme outre-tombe. Que faire d’autre. Je désirais une chose, ainsi que son inverse. Etait-ce possible, une telle chose ?
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Message(#) Sujet: Re: My horror dancefloor [Shizu Senseiiii] Sam 7 Oct 2017 - 22:10


Mira était une jeune femme vulnérable et perdue, je l’avais compris au fil des quelques jours passés en sa compagnie. Je commençais doucement à la découvrir, mais ne m’étais pas encore résolus à lui poser des questions, de peur de la brusquer et gâcher les efforts que l’Aburame faisait au sein de l’équipe. Alors je la traitais comme mes deux autres élèves, même si j’étais plus soucieuse de son bien-être que la normale. J’avais envie qu’elle apprécie d’être avec nous, que nous ne soyons pas simplement des collègues de travail mais ce qui pouvait se rapprocher le plus d’une petite famille.

Ses yeux bruns, d’où transparaissait toute sa peur, me fixaient ; cela dura plusieurs secondes, le temps qu’elle finisse par revenir à la réalité. Mon aura froide et intimidante disparue et mes dents reprirent leur aspect naturel. La rousse prit la parole, ses mots étaient confus, je devais essayer de comprendre ce qu’elle voulait dire par tout ça. Elle voulait être blessante plutôt que blessée... Plus je lui parlais, plus j’avais envie de savoir ce qui l’avait rendu si fragile.

Je pris quelques secondes avant de répondre à mon tour, pendant ce temps, la genin se relevait et tentait de me repousser en même temps. Je la laissais se mettre debout et me mit à une distance normale pour ne pas la contrarier maintenant qu’elle était calme. La manipulatrice d’insecte regardait partout, comme cherchant à fuir, mais je ne comptais pas la laisser partir aussi facilement. Elle me dit bonne nuit... Mais je la retins par la main, tenant cette dernière dans la mienne sans pour autant être brusque.

« Bien sûr que je n’ai pas l’intention de te blesser, au contraire. Ce que je veux c’est t’aider, et pas seulement parce que je suis ta sensei, mais parce que j’en ai envie, je ne m’y oblige pas. Si je traduis ce que tu viens de me dire, tu souhaites devenir plus forte pour qu’on ne te fasse plus de mal, c’est ça ? Je suis là pour ça aussi, et nous ne sommes pas obligées de nous affronter pour que je t’aide à progresser. »

Je lui souris, totalement sincère dans mes paroles, puis repris de nouveau.

« Mais pour que tu puisses devenir plus forte, il faut que tu sois bien dans ta peau. Puisque je suis responsable de toi, on m’a dit que tu serais suivi par un psychologue, tu l’as déjà rencontré ? Comment ça se passe ? »



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Message(#) Sujet: Re: My horror dancefloor [Shizu Senseiiii] Dim 15 Oct 2017 - 21:37

- Si ! L’homme qui vient de me frapper va penser, maintenant, qu’il aura constamment l’avantage sur moi ! Si j’avais donné le coup final et décisif, il aurait reconnu ma force et ne m’aurait plus défié ! JAMAIS DE SA VIE ! Vous m’en avez empêché ! Vous me mettez en danger ! m’énervais-je, un tantinet nerveuse à l’idée qu’effectivement, cet homme chercherait à revenir à moi pour prendre le dessus. Mais je lui prouverai le contraire.

Du coin de l’œil, je vois le regard de Shizu, et je tente de jauger ce dernier. Pitié, ou peur ? En effet, tantôt on avait de la pitié pour moi, tantôt on avait peur de moi. J’étais certaine que même Kihran ressentait un des deux sentiments que je venais de citer. L’amour, la colère, l’intérêt … toutes ces choses n’étaient pas faites pour moi. Je l’avais compris il y a bien des années. Pourtant, malgré tout, je m’échinais à rechercher autre chose que la pitié et la peur. Je m’obstinais sur une voie perdue d’avance.

- Nous ne devenons forts que dans l’adversité, la douleur et la mort. Pour survivre, l’homme fait appel à tous ses atouts. Pour vivre, l’homme se contente que de développer le nécessaire. L’homme qui a peur sait se défendre à toute heure du jour et de la nuit, alors qu’un homme sans peur se perd dans l’oisiveté et la paresse, répétais-je avec une voix monotone.

Mon récit devait sonner terne mais ce n’était que l’habitude des années. Des années où je n’avais cessé de répéter encore et encore cette même théorie, tantôt aux personnels de l’hôpital, tantôt à mes psychologues, tantôt à quelques philosophes de fortune. Je n’espérais pas que Shizu comprenne, car peu de gens acceptaient cette fatalité – ou devrions-nous dire cette triste vérité.

Elle me demandait des nouvelles au sujet de mon nouveau psychologue. Je me raidis naturellement, en lançant un regard soupçonneux à son égard. Est-ce qu’elle le connaissait ? Est-ce qu’ils étaient « ensemble » ? Est-ce que Shizu n’était qu’une pâle copie ou henge de ce psychologue masqué ? Est-ce qu’elle était ce psychologue ?

« Non. Il avait une voix masculine. Et il n’avait pas le chakra de senseï » conclus-je après une réflexion de quelques secondes. Pourtant, j’étais méfiante. Je n’aimais pas qu’on parle de ce genre de choses. J’avais ce sentiment constant que c’était une question piège qui allait peser lourd dans la balance « Est-ce qu’elle devrait être internée à vie, ou non ? ».

- Je ne l’aime pas. Il porte un masque. Il donne un faux-nom. Il est pied-nus. Il m’empêche d’ouvrir les fenêtres de la salle d’attente, rapportais-je sans aucun ménagement. Il doit savoir si je suis dangereuse ou pas, apparemment. Avez-vous eu des instructions similaires de la part du village ?

Je l’observais, plantant mon regard bleu dans le sien, à la recherche du moindre signe qui indiquerait qu’elle ment, et qu’elle n’est qu’une autre poupée parmi tant d’autres. Par ailleurs, pourquoi le village agissait-il ainsi à mon égard ? N’avais-je pas agi aussi stupidement qu’ils voulaient, en me taisant et en acceptant mille et une souffrances ?

- Vous avez dû en avoir. Vous m’avez suivi, c’est ça ? C’est pour ça que vous êtes là ! Vous travaillez ensemble, avec lui, avec le village ? finis-je par demander, la voix un tantinet tremblante. J’essayais de comprendre « pourquoi ». N’avais-je pas fait suffisamment d’efforts pour être la Shinobi modèle ? Il semblerait que non.


Dernière édition par Aburame Mira le Lun 6 Nov 2017 - 23:12, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: My horror dancefloor [Shizu Senseiiii] Mer 25 Oct 2017 - 19:01


De quoi avait-elle peur à ce point... Dissimulée sous la colère qu’elle affichait et qui m’avait légèrement fait sursauté, je voyais sa peur, sa peur d’être attaquée. Mais pourquoi ? Kihran-sensei ne m’en avait pas dit plus, pourtant j’étais certaine qu’il savait d’où venait le problème. Pensait-il que le mieux était que Mira m’en parle d’elle-même, ou n’avait-il pas voulu en parler ? Je l’ignorais.

« Qu’il le pense ne veut pas dire que c’est la vérité. Tu es, plus puissante que lui Mira, ce n’est qu’un civil qui a eu de la chance, je sais que tu l’aurais battu. Et il ne reviendra pas te défier, c’est fini, calme-toi. »

L’Aburame me fixait, comme si elle cherchait quelque chose en moi, mais quoi ? Mon regard ne changeait pas, il restait bienveillant à son égard parce que tout ce que je voulais, c’était l’aider. Et pour cela, je devais avoir sa confiance, ce n’était pas gagné... Mon élève reprit la parole, visiblement calmée, mais cette fois, elle se montrait monotone, absente. Je l’écoutais, réfléchissais à chaque mot qui sortait de sa bouche. Mira avait une vision si triste de la vie... Cela ne faisait qu’accroitre ma détermination à lui montrer qu’elle pouvait dépasser ses démons.

« J’ai peur, de perdre les personnes auxquelles je tiens, j’en ai déjà perdu et je ne veux plus le revivre, c’est pour ça que je m’entraîne tous les jours. On se sert aussi de nos peurs pour devenir plus forts. Tant que tu sais la transformer en force, tu ne peux que t’améliorer. Tu as raison tu sais, il suffit que la peur disparaisse pour qu’on se ramollisse, il ne faut jamais l’oublier, mais elle ne doit pas prendre le pas sur toi. »

Je lui demandais également, comment se passait ses rendez-vous avec son psychologue. Je ne savais pas comment se déroulait une séance, j’avais refusé d’en voir un en criant après la guerre, jugeant que ça ne servait à rien. Mira se raidit à ma question, je fronçais les sourcils, il y avait un problème visiblement. La jeune femme me lança un regard soupçonneux, je n’avais pourtant rien dit de mal, qu’est-ce qui lui traversait l’esprit ?

Mes yeux s’écarquillèrent au fur et à mesure de la description que me donnait la manipulatrice d’insectes. L’homme qu’elle me décrivait, n’avait absolument rien d’un psychologue ! Ce n’était qu’un shinobi égoïste sur les bords ne pensant qu’à ses privilèges. Comment avait-il réussi à se faire passer pour un psy ?!

« Yamanaka Shigo est ton psy... ? Ce n’est qu’un shinobi que je sache ! Je n’arrive pas à comprendre comment il a pu en arriver là et pourquoi ! »

Voilà que cet imbécile faisait naître des doutes en elle à mon égard, si je le voyais j’allais l’étriper ! Et lui poserais des questions ensuite. Je devais en parler à Kihran-sensei. Mais avant, il me fallait rassurer Mira.

« Je n’ai reçu aucune instruction de ce genre Mira, je peux te l’assurer. Je ne t’ai pas suivi, si je suis tombée sur toi c’est parce que j’ai remarqué cet attroupement de tout à l’heure et me suis rapprochée pour voir ce qu’il en était. Tu voudrais me parler, de ce que vous vous êtes dit à ta séance ? Et puis on peut aller boire quelque chose si tu veux, plutôt que rester debout là. »

Je lui montrais un petit restaurant avec une terrasse, vide pour le moment. Si elle acceptait, nous pourrions nous poser.



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