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 Une putain de mission

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Suna
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Message(#) Sujet: Une putain de mission Ven 8 Sep 2017 - 15:42

Année -1 et quelque six mois avant la mort de l'empereur, la sombre et terrible histoire qu'il va être conté ici fut d'une odeur nauséabonde, tant et si bien qu'elle marque encore quelques vies aujourd'hui. Ce ne fut pas un conte, ou alors ce genre traiter dans les livres où l'histoire ne se finit pas forcément bien avec beaucoup d'enfants et un mari adorable pour une pauvre princesse. Cependant, avant d'entrer dans les détails, il nous manquait encore de rassembler différents éléments. Tout d'abord, un lieu, le pays de Ki, et non, on ne se moque pas avec une boutade à deux pièces. C’était un pays extrêmement religieux, respectueux de la nature et des croyances de chacun. Un petit peu comme si le karma à force de bonheur devait parsemer quelques malheurs afin de tout équilibrer, la main de Dieu dirait certains. Les habitants de ce pays étaient jugés par votre servante comme faible, aucune volonté propre à attendre qu’un ou plusieurs dieux ne viennent à leur aide. Ce n’était pas du tout le genre de celle qui portait depuis lors le nom de Saibogu. Le pays de Ki ne devait leur liberté que par l'abandon de leur conquérant, on ne pouvait pas parler de légendes à ce sujet-là non plus. Elle savait fort bien ce qui allait se passer une fois que l’empire arriverait sur les lieux. L’empire n’eut même pas à combattre pour conquérir un nouveau pays, tout juste à exécuter à droite à gauche plusieurs personnes résistantes. Cependant, certains avaient voué leurs âmes au mal absolu, comprenez ici l’empire évidemment. Dans l’imaginaire ou la tête de l’inventrice sans doute géniale, l’empire représentait la noirceur et la honte de ce monde.

La jeune femme avait terriblement changé depuis son départ de ce pays très boisé et naturel. Elle avait terriblement changé d’apparence, ce n’était pas le même genre de vêtements qu’elle portait. La peau de Kumiko était devenue hâlée, marquée par le désert. Elle avait même changé de couleur de cheveux, comme pour tourner la page complètement. Cependant et ce malgré qu’elle s’était convaincue de ne jamais revenir dans ce pays, la voilà à nouveau à marcher sur ses terres où tous les gens sont gentils, polis et humbles. Cela devenait presque agaçant autant de bienveillance, à croire que les personnes tendraient à joue droite si on les giflait sur la gauche. Vous l’aviez compris, Kumiko n’était pas à Naegi une moyenne ville proche de la frontière nord du pays de Ki par hasard. Ce n’était pas non plus pour le lac Densetsujuko ou la rivière Sanhi, qui bordaient la ville non plus, même si c’était fort joli. Non, elle était en mission pour la rébellion, ce genre de mission qui ne se refusait pas. Elle était partie des rebelles en leur balançant un « aller vous faire foutre », mais elle était bien partie en direction du pays de Ki. Elle n’était pas du tout le genre à être furieuse, à être tendue, elle toujours souriante et agréable, mais revenir dans ce pays faisait remonter tant de souvenirs. Elle connaissait bien le pays, c'était sans doute un avantage et elle connaissait bien la cible de la mission, alors elle était toute désignée évidemment.

La jeune rebelle était installée tranquillement seule aux abords du lac dans une partie loin de tout et de tout le monde. C’était sans doute fait exprès, et pour une fois, elle n’était pas accompagnée de Fujisawa. Kumiko devait procéder à cette mission seule, c’était mieux ainsi. Elle avait créé un outil fort utile pour cette mission, un silencieux pour son fusil, mais il lui manquait encore quelque chose. Il y avait tout autour d’elle de nombreux plans, des diagrammes, quelques livres sur l’étude de la lumière, mais rien ne semblait alors l’aider à son office. Elle était une personne très travailleuse, tout était logique, fonctionnel, alors son idée était de faire comme d’habitude, faire assez de recherche pour que cela fonctionne. Elle avait bien réussi à faire un camouflage technologique, alors pourquoi pas à une balle ? Elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi cela ne fonctionnait pas, mais ce n’était sans doute pas pareil. Elle était en train de tester plusieurs sceaux de fuinjutsu sur des balles, mais cette arme de mort refusait de devenir invisible. Elle tirait dans un arbre, et il y avait peu de bruits. Il n’y avait quasiment jamais de passages ici, alors elle était tranquille pour faire ces tests en pleine nature. C’était sans doute et ce malgré sa colère contre ce pays lui manquait, la nature, les arbres, les vertes prairies. Kumiko s’allongea alors dans l’herbe au pied du lac en levant un sceau de fuinjutsu au-dessus d’elle en lâchant un soupir, son fusil de sniper à ses côtés.

« Pourquoi tu ne veux pas fonctionner ? »
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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Ven 8 Sep 2017 - 17:05

-Je sais bien que je te paye, et qu'on se connaît à peine, mais sans blague ça te ferait chier d'avoir un peu de conversation ?

C'est ce que me disait Benzakiro, membre du clan Dento, les manipulateurs de la lumière. Nous avancions dans Ki l'un à côté de l'autre. Si pour ma part, j'étais là parce qu'il m'avait payé une forte somme pour le protéger en cas de problème, j'ignorai pour quelle raison, lui y était venu. Je ne lui avais pas demandé et je m'en fichais pas mal. Pour la somme qu'il me payait, je pourrai tuer n'importe qui ou presque. Peu importe que ce fut du côté de la rébellion ou de l'empire. Il n'était pas bien méchant, et je soupçonnais que de la violence Shinobi il n'eut que bien peu de connaissance. Mais il parlait, vraiment, beaucoup trop... Ce petit blond d'une vingtaine d'années me fatiguait à vouloir parler de tout et de rien. Comme si de me payer pour lui sauvegarder la vie lui permettait en plus de me casser les oreilles.

Il n'était pas bien grand, peut-être un mètre soixante-quinze au maximum. Avec des yeux verts et une tenue franchement pas adaptée au combat au corps-à-corps. Soit il était un noble qui se la jouait, soit il n'avait aucune compétence dans le taïjutsu. Cela non plus en réalité, je ne lui avais pas demandé. J'avais beau l'ignorer le plus souvent possible, il s'acharnait pourtant. La peur, il ne devait pas connaître. Mais cette fois, j'allais lui répondre, à ma façon.
-C'est marrant que tu ne saches pas. Commençais-je sèchement.
-Que je ne sache pas quoi ? Me demandait-il surprit.
-Quand c'est le moment de fermer ta gueule. Concluais-je sans même le regarder.
-Charmant... Commentait-il en levant les yeux au ciel.
-Je suis ton garde du corps, pas ta nounou. Si tu veux parler faut trouver un copain à toi hein.
-Tu m'excuses, mais on est paumé dans les bois, là, je ne vais pas trouver grand monde.
-Comment ça paumé ? Je croyais que tu nous guidais...
-La dernière fois que je suis venu ici, j'étais gosse, c'est bon hein ça va me revenir.
-Mais quelle plaie ce type...


Il me souriait par-dessus cela, alors que même visage d'ange ne parvenait plus à masquer la lassitude. J'avais envie de le tuer parfois, ça m'aurait débarrassé, mais bon, il avait payé d'avance et je voulais savoir vers quoi il m’entraînait. La curiosité est bien vilain défaut, mais elle reste irrésistible. Par contre, ne surtout pas lui demander, ça lui donnerait l'occasion de parler pendant des heures. Le son de sa voix, qui pourtant n'avait de spécial, commençait déjà trop à m'insupporter pour que je m'en inflige encore plus. De toute façon, il ne pouvait pas s'empêcher de parler tout seul...
-J'ai aucun moyen de nous diriger en fait... Je suis désolé. Me disait-il avec une petite mine tandis que je soufflais d'exaspération.
-Je suis de nature paisible et tendre normalement, mais toi, c'est fou ce que tu m'agaces. Donne-moi deux minutes.
-Tu vas faire quoi ?
-Sentir s'il y a des chakras quelque part aux alentours.
-Tu es sensoriel ?
-Si je sens du chakra, d'après toi ?
-Ha bah oui c'est logique...
-Sans rire, tais-toi...


Un mudra, et une forte concentration qui ne me conduisit pas qu'à ressentir du chakra, mais à une grosse surprise. J'avais bien détecté quelqu'un en effet, mais pas n'importe qui, car le chakra que je découvrais, je le connaissais fort bien. Sur mon visage, Benzakiro découvrit sans peine que j'avais fait une trouvaille. Je ne pouvais m'empêcher de lâcher un sourire en coin, qui me fit retrouver mon visage paisible, mon visage d'ange.
-Quoi quoi quoi ?! C'est quoi que tu as senti ?!
-Une vieille connaissance. On va aller la voir.
-Mais t'es fou ?! Et la mission ? C'est moi qui te paye hein !
-Elle pourrait nous dire où nous sommes elle au moins. Et très franchement, si je me barrais là tout de suite, tu ferais quoi ?
-Tsss, mon père m'avait prévenu que tu n'étais pas commode ! J'aurai dû prendre le samouraï, je le savais !
-Mais maintenant, c'est trop tard, c'est dommage pour toi.


Je m'avançais sans lui demander son avis ensuite, pour retrouver celle dont j'étais certain d'avoir reconnu la signature chakratique. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Je ne l'ignorai pour le moment, mais je soupçonnais d'avance que la rébellion y fut pour quelque chose. La connaissant... Elle n'était pas si loin, et quand nous sortîmes du bois pour l'avoir en vue, je n'eu pas le temps de m'annoncer que l'autre imbécile faisait de grand geste pour attirer son attention.
-HOOOOOOOYYYYY !!!!! BONJOUR !
-Tu cherches à nous faire tuer ? C'est quoi cette façon de hurler...
-Mais tu n'as détecté qu'elle...
-Y'a des Shinobi qui savent masquer leur chakra je te rappelle.
-Ha oui !
-Mais c'est pas possible, comment tu as pu rester en vie tout ce temps ?
-J'ai prit l'option chanceux à la naissance. Et beau gosse bien sûr !


Je trouvais Kumiko au bord d'un lac, avec un tout un bardas autour d'elle. Une bien étrange retrouvaille il fallait dire. Vêtu dans mon armure cendrée, le visage à découvert, si dire que je fis un grand sourire, j'étais soulagée de trouver quelqu'un de familier. Quand je fus assez proche pour me faire entendre sans avoir à hurler comme le Dento. C'était avec l'air habituel qu'elle me connaissait.
-Ça faisait longtemps. Qu'est-ce qui t'amène par ici ?


Dernière édition par Asshu Kaderik le Sam 9 Sep 2017 - 12:44, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Sam 9 Sep 2017 - 12:36

Avec la discrétion d'un troupeau de buffles sortant de la savane, elle n'eut guère de difficulté à tourner son visage légèrement dans la direction du beuglement du veau cherchant sa mère, mais contre toute attente c'était bien un humain qui avait fait ce son. Elle restait sur le dos tranquillement dans l'herbe fraîche au bord du lac avec un plan toujours tendu au-dessus de son visage. Elle finit par se redresser doucement sur ses fesses, alors qu’elle voyait comme deux gamins qui se disputaient ensemble, alors elle sourit doucement en lâchant son petit commentaire.

« Vous faites un très beau couple tous les deux, toutes mes félicitations. »

Dit alors la jeune femme avec un grand naturel et un sourire affiché. C’était aussi crédible qu’un fraisier plein de crème pouvait être le meilleur ami d’un diabétique. Non, vraiment, elle ne savait pas trop pourquoi Kaderik se trainait un homme pareil, ils semblaient être si différents l'un de l'autre. d'un côté un guerrier impitoyable qui tentait de cacher ses sentiments, et de l'autre un gamin bruyant, qui faisait tout pour être remarqué. Sans doute, une cuillère d'argent dans la bouche à la naissance, mais elle était sans doute mal placée pour parler. Elle était née dans une famille aisée également, c’était sans doute pour cela qu’elle avait pu avoir le choix de sa vie et de ses idéaux. Ceux qui essaient de survivre chaque jour n’avaient pas vraiment le temps de réflexion de comment améliorer le monde et la société. Il n’était pas trop mal, il fallait bien avouer, mais il avait encore du chemin à parcourir par rapport à Fujisawa ! Enfin bon, ce n’était pas comme si elle n’était pas tellement là pour cela.

« Je ne m’attendais pas à te croiser par ici toi. »

Finit par dire la Saibogu en se relevant. Elle regarda un peu ailleurs en se grattant un peu la joue.

« Oui ça fait un moment, et de ce que je vois, ce n’est pas aujourd’hui que l’on sera dans des camps opposés visiblement. »

S’amusa à dire la rebelle, car elle était bien consciente que ce jour pourrait bien arriver, Kaderik était un mercenaire après tout.

« Je suis ici pour une affaire personnelle, je suis de ce pays tu sais à l’origine. Comme j’ai tout mon temps, je travaillais sur la possibilité de rendre invisible un objet et pas que moi. Je suis toujours sur cinq mille projets à la fois tu sais bien. »

Kumiko ne désirait pas lui dire ses projets, ce n’était pas qu’elle craignait d’échouer, car Kaderik ne verrait sans doute pas d’un si mauvais œil ce genre de missions. Ce serait sans doute assez banal d’ailleurs, presque son métier non ? Il y avait tout un tas de livres et de documents à terre, sur ce qui se rapprochait le plus à son lieu d’étude du moment. Un œil averti pouvait se rendre compte des étranges trous dans un arbre à force de lui tirer dessus. Il y avait quelques éclats de bois au sol, et ce n’était pas les termites.

« Et toi alors ? Pourquoi es-tu en si charmante compagnie ? Ne me dit rien, tu es en pèlerinage ? »
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Sam 9 Sep 2017 - 13:25

-Vous faites un très beau couple tous les deux, toutes mes félicitations. Commençait-elle pour m’accueillir. Je ne trouvais pas ça très drôle, et quoi que mon faciès n'allait pas jusqu'à faire une démonstration de mon mécontentement, glacial, l'indifférence fut le terme qui convenait. Benzakiro était, quant à lui, ravis de cette rencontre, le physique de la jeune ne le laissait pas indifférent étant donné les regards évocateurs qu'il portait sur elle. Toutefois, Kumiko n'avait pas terminé.
-Je ne m’attendais pas à te croiser par ici toi. Me dit-elle ensuite.
-Moi non plus. Y répondais-je simplement.
-Je suis ici pour une affaire personnelle, je suis de ce pays, tu sais à l’origine. Comme j’ai tout mon temps, je travaillais sur la possibilité de rendre invisible un objet et pas que moi. Je suis toujours sur cinq mille projets à la fois, tu sais bien. Et toi alors ? Pourquoi es-tu en si charmante compagnie ? Ne me dis rien, tu es en pèlerinage ?

J'allais lui répondre, mais à peine quand j'ouvrais les lèvres, Benzakiro me coupait l'herbe sous le pied. Que Kumiko le qualifia de charmante compagnie ne lui avait pas échappé et il bondit sur l'occasion pour faire le beau. Bombant un peu le torse, et exagérant une belle allure, le petit sourire qu'il lui faisait tout en lui répondant ne laissait aucune ambiguïté quant à ses intentions.
-Pèlerinage ? Que nenni ! C'est mon garde du corps que je paye à grand frais ! Je me demande d'ailleurs s'il vaut ce qu'il me coûte. Mais moi, très jolie dame, je suis Dento Benzakiro ! Autrement dit, j'ai la capacité de rendre mes techniques invisibles grâce à la lumière, je pourrais donc vous être utile. Je ne vous demanderai pas grand chose en échange, seulement de...

Là, je serrais le poing, et lui mettait un coup sur le sommet du crâne. Trop c'était trop. Il n'était pas bien violent, mais le jeune homme était si frêle qu'en plus de le faire taire, cela suffisait à lui faire une vilaine bosse.
-Aïe aïe Aïe ! Mais t'es fou ! Me criait-il.
-Je croyais que ta mission ne pouvait pas attendre. Lui disais-je sèchement.
-On ne fait pas attendre une demoiselle en détresse ! C'est le fameux DED ! Demoiselle en détr...

Et il en reprenait un coup sur le sommet du crâne... Tant qu'il ne comprendrait pas la leçon, maintenant, je sévirai, c'était ça où je le coupais en deux. D'autant que je savais que Kumiko avait d'autres "prétendants" bien plus sérieux que ce freluquet. Le temps qu'il se masse la tête en se plaignant, je pouvais enfin lui répondre pour ma part. Je m'y employais sans les fioritures d'usage, avec le timbre mélodieusement saint qu'elle me connaissait, sur un ton tristement mélancolique. Les choses, n'avaient décidément pas changé.
-Je ne sais pas pourquoi il m'a engagé. C'est son père pour qui j'ai travaillé une fois qui l'a envoyé à moi. Mais je commence à regretter. S'il peut t'aider à la limite pourquoi pas.
-Si elle commençait déjà par me dire précisément ce qu'elle souhaite rendre invisible comme technique ? Je pourrais peut-être simplement emprisonné mon chakra dans un sceau, à moins qu'elle n'aspire à plus de "performance".
Finissait-il sur un clin d’œil. Ce coup-là, toute la saveur de mon chakra mortuaire ressortit de moi sans même que j'y fis attention. Et quoi que mon œil bleu toujours scintillant ne cherchait à exprimer de violence, si on y plongeait dans le fond, c'est bien la soif de sang qui en ressortirait.
-Enfin bref. Concluait Benzakiro en toussant après un, bref... regard jeté sur moi.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Sam 9 Sep 2017 - 15:29

Kumiko sentait bien qu’avec les regards particulièrement appuyés du jeune homme, qui accompagnait le guerrier au cendre, qu’il était particulièrement intéressé par l’étude de la chute des corps dans la paille ou toute autre matière correspondante au besoin ressenti. Cependant, elle ne voyait pas le même culte à ce jeune homme, que lui, et pour le moment, elle se focalisait d’abord sur Kaderik.

« Ca me fait plaisir en tout cas de te revoir en des circonstances sans doute plus agréables. »

Commença à dire la jeune femme en réponse glissant doucement une main contre l’armure protégeant son avant-bras. Elle aurait presque pu dire quoi que en voyant le genre de regard que Kaderik lançait à la jeune personne. Dire que ce n'était que pour être gentil qu'elle l'avait affublé de pareil qualificatif, mais visiblement tel un jeune coq, Benzakiro paradait déjà. La jeunesse dorée avait de cesse de la surprendre. Elle se retint de rire en pinçant le coin de sa bouche en le voyant bomber le torse. Comme si elle avait du genre besoin d’un homme fort pour la protéger, c’était sans doute le contraire lorsque l’on avait affaire à une kunoishi. En tout cas, ce fut une méthode efficace en quelques mots, elle put apprendre alors tout ce qu’elle avait besoin sur la présence du guerrier des cendres. Il était sans doute de ceux qui ne disaient pas à la première venue ce qu’ils étaient en train de faire.

« Un garde du corps ? Intéressant, vous êtes alors en danger peut-être en venant ici ? Pour ce qu’il est de ses qualifications, je n’en douterais pas. Cependant, je suppose que vous préfériez que je vous protège à sa place, j’en suis certaine. »

Commença par dire ne pouvant plus se retenir de rire en glissant sa main devant sa bouche.

« Enchantée alors monsieur Dento Benzakiro, c’est un plaisir de vous rencontrer en effet. Je m’appelle Saibogu Kumiko, du même clan, mais vous vous en doutiez sans doute. »

Kumiko croisa alors ses bras en s’apercevant que le garçon s’empressait de commencer à vendre ses talents, mais également à monnayer d’une manière ou d’une autre son temps. Il ne perdait pas son temps, mais elle doutait vraiment que ce soit contre monnaie sonnante et trébuchante. Ce serait sans doute ce genre de rémunération davantage tourner vers le terrestre.

« En voilà donc un étrange chevalier servant volant au secours d’une pauvre demoiselle en détresse. Serait-on voir alors un homme si fort et compétent osé discutailler pareillement pour soulager d’une grande peine une innocente jeune fille ? »

Regarda alors le blondinet avec ses yeux de biche la rouquine. Elle avait bien dû parfaire sa manière d’aborder les hommes, c’était ce genre de dons qui étaient utiles lors des missions. Elle se trouvait être en terre connue, et sans doute que ce Dento était une proie un peu trop facile. Elle sourit légèrement amusée de voir Kaderik lui remettre les idées en place en le frappant. Elle rit doucement en pressant une main contre sa bouche en essayant de rester dans son rôle.

« J'ai comme l'impression d'avoir quelque temps de soulagement pourrait bien t'intéresser non. Avant de partir seul à l’aventure, tu ne lui as pas demandé ? Si cela se trouve, il va retrouver son amoureuse secrète ici ? »

La Saibogu se dirigea alors davantage en direction de ses documents au sol. Elle prit un livre avec un diagramme sur l’étude de la lumière, les rayons. Elle redevenait en quelques secondes la professeur et la professionnelle en la technologie dans des termes poussés.

« Mon intérêt est déjà de comprendre, de découvrir, mais surtout de maîtriser cette force moi-même. Je sais déjà provoquer chimiquement un éclat de lumière, mais ce n’est pas tout à fait pareil. La lumière n’est qu’un rayon que nos yeux peuvent voir, moi ce qui m’intéresse, c’est de pouvoir camoufler quelque chose comme hmm ….ce petit ballon. Je me doute qu’à l’aide d’un sceau de fuinjutsu élémentaire de feu et de foudre cela doit être possible. C’est la meilleure voie vers la lumière, cependant, ce n’est pas si facile. »

Dit alors la jeune femme en lançant le ballon contre l’arbre, avant qu’il ne revienne dans sa main. Elle regarda alors le Dento en haussant les épaules.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Dim 10 Sep 2017 - 1:56

Hélas, pour le petit blond, c'était moi qui avais de prime abord l'attention de Kumiko, puisqu'elle l'ignorait dans un premier temps pour s'adresser directement à moi.
-Ça me fait plaisir en tout cas de te revoir en des circonstances sans doute plus agréables.
Là, elle fit un surprenant geste, puisqu'elle me touchait l'avant-bras, en s'approchant de moi. Marque d'affection, qui déclenchait instinctivement chez moi un mécanisme de défense, je sentis la bête au fond de mon cœur grogner violemment, comme si ce petit geste avait menacé ma vie. Je me contrôlais, et au fond de mon œil, la fébrilité ne dura qu'un tout petit instant. De corps, heureusement, je restais calme, et lorsque mon regard lâchait le sien pour se poser sur cette main sur main, délicatement, je m'en extirpais. Relevant les yeux vers elle, mon seul silence suffisait, je pense à lui faire entendre quelle limite, il ne fallait pas franchir. Elle savait que je fréquentais des femmes, prostitués ou non, mais ce n'était pas la même chose.

Elle reportait ensuite son attention sur Benzakiro, qui s'en trouvait jouasse, peut-être un peu trop. Je voyais parfaitement qu'elle usait de charme sur lui, justement dosé, pour lui plaire sans lui offrir de main mise sur elle. Un talent féminin par excellence auquel cet imbécile se laissait prendre sans réfléchir. Mais cela ne me regardait pas, et je laissais faire.
-Un garde du corps ? Intéressant, vous êtes alors en danger peut-être en venant ici ? Pour ce qu’il est de ses qualifications, je n’en douterais pas. Cependant, je suppose que vous préfériez que je vous protège à sa place, j’en suis certaine.
-Ha ça pour sûr ! Dit-il directement.
-Enchantée alors monsieur Dento Benzakiro, c’est un plaisir de vous rencontrer en effet. Je m’appelle Saibogu Kumiko, du même clan, mais vous vous en doutiez sans doute. En voilà donc un étrange chevalier servant volant au secours d’une pauvre demoiselle en détresse. Serait-on voir alors un homme si fort et compétent osé discutailler pareillement pour soulager d’une grande peine une innocente jeune fille ?
-Pas si innocente que ça j'ai l'impression. Lui répondit Benzakiro en exagérant son sourire espiègle.

J'aurai presque soupiré en voyons Kumiko qui allait jusqu'à faire des yeux de biche pour prendre dans ses filets un poisson qui sauterait de dedans de lui-même. Les hommes... Non pas les hommes, cet homme. Quoi qu'on pouvait lui pardonner sa témérité et ses élans certainement dû à la fougue qu’entraîne la jeunesse, il était tout emprunt de luxure, il la puait même, dans ce moment précis, si j'avais dû le résumer, il serait juste luxure : 1 + 1 = 69... Je ne doutais pas que Kumiko saurât cadrer toute sa passion néanmoins. Elle revenait alors à moi, qui restait silencieux jusque-là à les observer.
-J'ai comme l'impression d'avoir quelque temps de soulagement qui pourrait bien t'intéresser non. Avant de partir seul à l’aventure, tu ne lui as pas demandé ? Si cela se trouve, il va retrouver son amoureuse secrète ici ?
Je tournais mes yeux au coins de mon visage pour regarder Benzakiro, car si la question s'adressait à moi, il était le seul à avoir la réponse. Sans me contenir, je faisais peser sur lui toute la mauvaise aura dont j'étais capable, et gêné qu'il était devant cela, il ne tardait pas à répondre.
-Comment on peut avoir un visage aussi angélique et puer autant la mort ? Me dit-il d'abord. Mais je n'y répondais pas, c'était une autre réponse que j'attendais, et je comptai l'y forcer par le silence.
-En fait, je dois seulement apporter un message à un homme. Un message de mon père. Mais il parait que là où je vais je peux avoir des problèmes, alors on m'a obligé à louer un garde du corps. Mon père a tenu à ce que je prenne celui-là...

Rien de bien fameux en réalité. La paye était d'ailleurs excessive pour une si petite mission je trouvais, mais enfin, c'était du repos, il fallait le prendre comme ça. Kumiko, reprenait alors concernant ses difficultés sur le Hikariton, soit la maîtrise de la lumière.
-Mon intérêt est déjà de comprendre, de découvrir, mais surtout de maîtriser cette force moi-même. Je sais déjà provoquer chimiquement un éclat de lumière, mais ce n’est pas tout à fait pareil. La lumière n’est qu’un rayon que nos yeux peuvent voir, moi ce qui m’intéresse, c’est de pouvoir camoufler quelque chose comme hmm ….ce petit ballon. Je me doute qu’à l’aide d’un sceau de fuinjutsu élémentaire de feu et de foudre cela doit être possible. C’est la meilleure voie vers la lumière, cependant, ce n’est pas si facile.

Benzakiro ne perdait l'occasion. Il joignit ses mains sans prévenir, et fit jaillir au milieu de celle-ci un halo de lumière. On le sentait très fier de pouvoir faire sa démonstration, et il le fit avec une telle facilité que je ne cache pas que cela m'intriguait. Je ne reculais pourtant pas, préférant rester proche pour apprécier ce qu'il comptait faire de ce halo. Tout en le maintenant, il le fixait, tandis qu'il s'adressait à Kumiko.
-Hé hé ! La lumière, y a rien de plus beau. La lumière jaillit ! Mais toi, ce que tu veux, c'est rendre invisible, pour ça, il faut réfléchir la lumière qui passe sur les objets. C'est comme bloquer leur capacité de réflexion. Mais avant d'arriver à ça, tu dois déjà pouvoir capter la lumière environnante pour la concentrer, ou savoir au moins la créer toi-même !

Tout feu tout flamme, tout sourire, je trouvais qu'il en faisait un peu trop... D'ailleurs passant au-delà d'eux deux, je me dirigeais vers le bord du lac, sans m'empêcher de dire clairement ce que je pensais de sa démonstration.
-Tu fais le beau, mais toi tu es né avec ce talent, elle, elle doit l'apprendre. Lui monter que tu sais faire de la lumière ça ne sert à rien.

Me retrouvant de dos à eux, je m'en allais m'installer, m'asseoir, à même le sol, pour apprécier la réflexion de la lumière, la vraie, les eaux du lac. Benzakiro m'avait chipé, mais je m'en fichais, ce qui se passait derrière moi ne me concernait plus.
-La lumière, c'est une particule, mais c'est aussi une onde ! Si tu veux rendre un objet ou une technique invisible, c'est plutôt en terme d'onde qu'il faut penser. Donc, ton chakra lui-même, doit être pensé de cette façon. Tu comprends ? Finissait-il en laissant s'éteindre la lumière qu'il avait au centre de ses deux mains.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Lun 11 Sep 2017 - 11:15

Kumiko connaissait déjà Kaderik, alors il était normal qu’elle lui parle en premier. D'autant plus que le jeune homme avait une manière de rouler des mécaniques pas nécessairement assez glamour pour cela. Elle fut en tout cas surprise de la manière dont réagit alors le guerrier des cendres à un simple geste d’affection. Ce n’était pas qu’elle allait bientôt faire sa proposition de mariage ! Ces hommes avaient de drôle de manière de réagir vraiment ! Certaines personnes n'aimaient pas les contacts physiques, et, sans doute, était-ce une mauvaise habitude du métier que la jeune femme partageait avec lui. Elle retira alors sa main en gardant un sourire simplement pour seule réponse à son esquive.

La rouquine devait bien s’adresser au jeune homme, déjà par ce qu’il était un être vivant, par politesse, mais surtout qu’apparemment il était capable de l’aider à parfaire sa technique. Elle doutait bien que ce qu’elle essayait de faire ne serait peut-être pas compris d’un jeune homme apparemment d’une famille riche et menant une belle vie pendant une guerre. Elle savait bien que Kaderik se serait pas fait prendre à ses magnifiques yeux de biche, il serait même capable de sortir un fusil peut-être pour l’occasion ! Cependant, Kumiko ne voulait pas payer quoi que ce soit pour ce genre d’enseignement ou une quelconque dette. Elle pourrait bien trouver une solution d’elle-même, il ne faisait que faire gagner du tout et surtout, elle craignait de savoir ce qu’il pouvait bien lui demander en retour. Elle rit doucement à la réponse du garçon quant à sa demande de le protéger à la place du guerrier des cendres. Le moins que l’on pouvait dire était que cela partait du cœur.

« Sans doute pas en effet, pas si innocente. Je suis une kunoishi après tout. »

Dit alors la jeune rebelle avec un petit sourire. La question qu’elle avait posée à Kaderik était évidemment d’avoir les informations de la jeune tête blonde, ce qui ne manqua pas d’ailleurs d’arriver. Elle nota alors dans un coin de sa tête de ne jamais donner d’informations importantes à ce dernier.

« Apporter un message personnellement en temps de guerre ? Voilà qui est bien courageux, car même si ce pays s’est rendu à l’empire sans combattre, il y a de nombreuses exactions commises. L’empire torture, tue, abuse et utilise ce pays comme une vache à lait. Ce n’est pas bien beau à voir, surtout avec le sourire béat de la plupart des habitants. »

Dit alors presque dégoûter la jeune femme. Elle était née ici, elle avait bien vu la manière de procéder, et alors, elle ne pouvait pas rester dans un pays pareil. Elle était femme à faire bouger les choses, et elle ne tendrait certainement pas la joue gauche après avoir pris un coup sur la droite. Lorsque Kumiko entendit le jeune homme parler, il semblait sous-estimer la situation. C’était la guerre, et la situation de l’empire n’était pas au beau fixe, loin de là. Les groupes rebelles prenaient de plus en plus d’importance et de poids dans la guerre. On arriverait bien vite au point de bascule du conflit, et ce pourquoi la Saibogu était à fond ces derniers temps. Le temps lui manquait pour tout. Elle regarda alors la démonstration de la création de lumière, pour un Dento, c’était bien la base après tout. Elle aurait bien pu lui montrer ce qu’elle savait faire, mais elle n’était plus une gamine. Cela faisait bien longtemps que Kumiko ne jouait pas à qui avait la plus grosse. Elle devait canaliser ce gamin, car malgré que son corps fût adulte, son esprit était encore dans la chrysalide.

« Oui enfin ma première application c’est de détourner les ondes du spectre visible de l’homme vers les autres, c’est une évidence oui. Ensuite, je penserais sans doute à tout un tas d'applications, mais ton garde du corps a raison. »

Dit alors la jeune rebelle avec un léger sourire, mais elle ne perdait pas une miette de ce qu’il venait de dire. Sans doute qu’un homme ne pouvait pas créer de la lumière si facilement, alors pourquoi pas capter et utiliser toute cette lumière qui envoyait tant d’énergie en permanence ? Elle essayait d’être plus agréable que Kaderik, sans doute ferait-il un mauvais professeur, ou alors un très particulier. Kumiko observa alors le guerrier aux cendres se reporter vers le lac. C'était sans doute que cela ne l'intéressait pas tellement ou alors de laisser le professeur et l'élève tranquilles.

« Oui la lumière que l’on capte par nos yeux n’est que la réverbération de la lumière sur chaque objet. Un petit peu comme on voit la division de la lumière dans un cristal. On peut admirer toutes les lumières du spectre visible, enfin en tout cas le peu que l’on peut déceler avec nos capacités. »

Sitôt dit, la jeune femme se mit alors en quête de créer la lumière entre ses mains comme le faisait le dento. Il fallait qu’elle ressente cette force avant de pouvoir la capter, la diriger à l’aide d’un sceau. Elle était persuadée que c’était la manière de faire la plus simple évidemment. Elle devait monopoliser son chakra pour l’exercice, alors à de nombreux endroits de son corps apparurent alors des sceaux de fuinjutsu. Elle forma un mudra afin de se concentrer au maximum. Elle maîtrisait déjà le feu et la foudre, c'étaient deux éléments primaires gavés d'énergies et, sans doute, pouvait-elle les utiliser afin de canaliser cette énergie. La rouquine se doutait bien qu’elle ne pourrait pas être aussi à l’aise que le Dento. Elle soupira grandement alors en sentant le feu et la foudre bouillir en elle. Kumiko tendit alors ses mains et une faible lumière pâlissante, qui apparut tantôt et disparut dans un autre temps telle une bougie faible à cause d’un léger vent.

« Ca …. Ca commence à venir …. Je …. Je sens que c’est la bonne voie … »
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Lun 11 Sep 2017 - 18:40

Assis au bord du lac, je ne me préoccupais absolument plus de ce qu'il se passait derrière moi. La faux posée contre l'épaule, j'observais les reflets de l'eau sans en perdre une miette. Spectacle simple, et paisible, capable d'apaiser en moi tous les remous de la fureur. Rien que ce bruit d'eau plate, à peine remuée par les brises du vent, cela pouvait sonner poétiquement à mon oreille. Je retrouvais encore plus douceur sur le visage, tellement qu'un sourire de quiétude vint à l'orner tout naturellement.

À quelques mètres de là, Benzakiro s'employait à satisfaire les attentes de Kumiko, sans doute, dans l'espoir d'obtenir par la suite certaines de ses faveurs. Elle était attentive, mais à la technique, pas à lui. Il ne le remarquait même pas cet imbécile, et qu'il lâchait autant d'information si facilement si les raisons de sa présence dans ce pays n'allait pas la mettre encore plus en confiance, encore moins lui inspirer le respect. Même si elle jouait clairement avec lui, en répondant qu'elle n'était pas innocente, je doutais qu'elle le dît sur le même sujet que lui. Ce qu'elle avait dit concernant l'état du pays en revanche m'avait bien interpellé, même si sur le moment, je n'en montrais rien. C'était la pensée qui occupait mon esprit, tandis qu'eux s’entraînaient à l'arrache et que moi, je contemplais le lac.
Où que je me rendais, la guerre civile avait décidément pris corps. L'empire s'étiolait jusqu'à ce que l'on puisse présager où il se désagrégerait complètement. Nous n'y étions pas encore, et l'état de ce pays en était une nouvelle preuve. Je ne devrais pas m'en préoccuper, la guerre étant mon métier, plus elle durait plus je perdurais. Je trouverai bien des clients plus tard pour assassiner ensuite, c'était vrai, mais ce serait bien différent. Cette contrée valait-elle que je m'en occupe à ma hauteur et dans la mesure de mes moyens ? Rien en réalité, hormis le discours de Kumiko, ne m'invitait. La misère était partout, omniprésente, déjà à l'époque de ma rencontre avec elle, nous avions pu en apprécier les échos parmi les plus glaçants.
Elle ne semblait pourtant pas si pressée de les sauver, elle qui en parlait, car derrière j'entendais leurs entreprise avancer à bon train.

-Oui la lumière que l’on capte par nos yeux n’est que la réverbération de la lumière sur chaque objet. Un petit peu comme on voit la division de la lumière dans un cristal. On peut admirer toutes les lumières du spectre visible, enfin en tout cas le peu que l’on peut déceler avec nos capacités. Lui disait-elle avant de se remettre à l'oeuvre.
Elle tentait alors elle-même de faire apparaître un halo de lumière entre ses mains. Benzakiro, qui devançait l'échec, avait alors toute la surprise de voir que le chemin détourné qu'empruntait la jeune femme portait déjà quelques fruits. Préférant passer par l'usage des sceaux, qu'elle maîtrisait très bien, vu tous ceux qui apparaissaient sur son corps, elle préférait combiner les deux affinités primaires dont elle disposait, à savoir le feu et la foudre. N'était-ce pas justement idéal pour créer de la lumière ? Du moins pour un Shinobi. Le halo de lumière apparaissait entre ses propres, sous les yeux grands ouverts et ébahis du Dento, qui intérieurement se sentait presque offensé de la voir y parvenir aussi rapidement.
-Ça …. Ça commence à venir …. Je …. Je sens que c’est la bonne voie… Commentait-elle.

Benzakiro, qui observait encore, vit le halo tout de même assez faible finalement disparaître. À partir de là, il savait qu'il ne s'agissait plus de savoir, mais d'entrainement. Il se fixait dans le silence un moment, ne sachant tellement que dire ou quoi rajouter. Après-tout, il n'était pas professeur, simplement un Dento parmi tant d'autres.
-T'es sacrément douée quand même... Finissait-il par lâcher un peu contre son cœur. Je crois que maintenant y a plus que la pratique pour évoluer. Une fois que tu sauras emprisonner ta lumière dans un sceau, faire disparaître des objets deviendra un jeu d'enfant pour toi. Ce n'est pas con ce coup des sceaux d'ailleurs ! Faudrait que je m'y mette. Continue simplement, mais cette fois au lieu de faire apparaître la lumière, tente de faire en sorte qu'une bulle de...

Je le coupais, sans me retourner, si ce n'était la tête que très légèrement. Le temps qu'ils fassent mumuse, il y eut une pensée qui me traversait l'esprit. Quelque chose que je trouvais bien étrange, pour un bavard comme lui surtout. Quand Kumiko parlait de l'état du pays et de l'empire, il s'était simplement fixé dans le silence, se faisait d'un seul coup très discret, à tel point que même moi, je m'étais fait prendre. J'étais peut-être paranoïaque, mais cela me questionnait trop l'esprit pour que je laissasse cela sans réponse.
-Il est pour qui ton message au juste ?

Son visage changeait du tout au tout. Je n'avais pourtant pas souvenir que son père eut jamais été au service de l'empire ou de la rébellion, mais si ce message n'était rien. Pourquoi ne pas répondre simplement au tac au tac comme il le faisait toujours. Je ne le trouvais que d'autant plus suspect. Il se fit entendre après quelques secondes, qui n'étaient pas grand chose, mais beaucoup dans la situation. Je sentais sans mal dans sa voix un certain malaise, et quoi que je ne voyais pas son visage, Kumiko aurait pu apprécier le regard fuyant qu'il lui portait particulièrement à elle.
-Pour un officiel ! Ce n'est pas ton boulot de savoir ça !

Ma tête tombait en avant, et je devins trop silencieux et trop "paisible" pour que cela n'inquiétât pas le Dento. Il froissait le regard sur moi, et je pouvais sentir la peur sans même le regarder. Bien trop jeune et surtout inexpérimenté, du combat qu'il était, je me doutais qu'une situation comme celle-ci lui ferait perdre ses moyens. Ma voix, quoi que toujours si vibrante de douceur, se fit aussi sourde que la mort cette fois quand je lui répondais alors que je saisissais fermement le manche de ma faux, sans qu'il ne put le voir.
-Mon travail. "Que sais-tu de mon travail toi", pensais-je en même temps.

Mon travail ? Je disparaissais littéralement du bord du lac. Une charge sur lui, à laquelle il ne s'attendait sûrement pas vu la distance qui nous séparait, laissant en passant à côté de Kumiko la sensation d'une brise glaçante. La mort ainsi passait près d'elle en l'ignorant, et le Dento, qui n'avait pas le temps de réaction de l'instantané, ne me vit pas passer le pas élégant à côté de lui, tandis que ma faux le décapitait si rapidement qu'il restait debout un moment, avant de s'effondrer sur le sol, le corps d'un côté et la tête de l'autre. Mon visage demeurait d'une douceur angélique à toute épreuve, il n'était pas glacial, il était simplement indifférent à l'acte.
-Repose en paix. Murmurais-je en me retournant, n'oubliant de ranger ma faux dans le dos. "Le voilà, mon travail", pensais-je en moi-même par-dessus.

Kumiko me connaissait, elle savait tout le paradoxe qui vivait en moi et que je ne maîtrisais pas. Il m'avait payé, ce n'était pas très honnête, et peut-être n'avait-il finalement rien fait qui méritait ce traitement. Mais avant d'en être certain, je m'accroupissais à son cadavre pour le fouiller et trouver le fameux message. Sur le cachet, étaient notifiés un nom, et un titre de l'armée Impériale. Sans me relever, si ce n'était du visage simple que j'offrais à Kumiko, je lui tendais tendais le message.
-Ça va t'intéresser, je pense.

Ainsi, par chance, mon soupçon était fondé, mais j'étais devenu si brutal, si accoutumé à la mort, que je ne me rendais même plus compte de la brutalité de mes actes. En moi, pourtant, satisfait, la bête se léchait les babines, une bête que je choisissais pour le moment d'ignorer.

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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Mar 12 Sep 2017 - 12:53

Si la mission du gamin du clan Dento était de rencontrer quelqu’un d’important pour lui remettre une lettre, il y avait des chances que ce soit pour l’empire. Kumiko ne connaissait guère les décisions politiques du clan de la maîtrise de la lumière concernant la guerre. Étaient-ils pour ou contre l'empire ? C'était l'unique question qu'elle se posa sur l'instant, même si elle utilisait clairement l'un de leurs membres pour sa formation. Elle n’en avait d’ailleurs aucune honte, loin de là. Quant au sort des habitants de ce pays, et ce quoique l'on pût jurer que la Saibogu était une bonne personne, elle ne semblait pas être très pressée de les sauver. Elle avait quitté ce pays de bon à rien, de lâche en espérant qu’un être suprême les sauve, et ce n’était pas pour rien. Elle n’aimait pas ceux qui tendaient leurs fesses pour se les faire battre. Kumiko était bien consciente que tout le monde n’était pas des combattants, mais là c’était trop. Cela venait peut-être d’un traumatisme de son enfance, mais elle ne les aiderait pas.

La Saibogu avait sa propre vision du monde shinobi, ce n'était qu'une suite de chiffres, de réaction et de réflexion. Sans doute, était-ce une litanie bien incompréhensible pour la plupart des personnes, mais elle n'était pas femme à maîtriser le ninjutsu. Peut-être était-ce la différence entre son professeur du jour et son élève. Le monde shinobi était divisé en de multiples éléments primaires, et deux énergies puissantes comme le feu et la foudre pouvaient aider à manipuler une énergie encore plus puissante et pure aux yeux de la rouquine, la lumière. Elle réfléchissait alors en même temps à la manière de former un sceau parfait utilisant le symbole du feu et de la foudre en même temps, mais avant, elle devait faire naître la lumière entre ses mains, la sentir vibrer dans tout son être afin qu'il en soit imprégné. La lumière entre les mains de la kunoishi ne fut qu’un pâle éclat rapide, qui disparut alors rapidement. Elle n’était certainement pas une débutante dans le monde des ninjas, elle savait parfaitement se battre. On pouvait même la traiter de vétérane, à son plus grand malheur. Cela faisait également un moment qu’elle réfléchissait et qu’elle s’y essayait.

« Et bien c’est gentil, mais c’est très loin d’être suffisant ! »

Dit alors avec une grande volonté la Saibogu. Elle était plutôt du genre à ne jamais être satisfaite, tout devait être parfait. Elle n’allait certainement pas s’arrêter en si bon chemin. Sans doute que cela avait demandé au Dento un long moment avant de pouvoir réussir à faire son chemin dans ce monde mouvementé. Elle devina également qu’il n’était qu’un débutant, surtout vu son âge et ses réactions.

« Simplement, faire disparaître la lumière n'est pas acceptable, il faudrait que je réussis à détourner la lumière de l'objet, car l'objet ne doit pas apparaître comme une ombre, ce serait trop visible, non, il doit être comme les infrarouges. »

Kumiko allait commencer à lui expliquer la base du fuinjutsu, et ce même si cela pouvait entraîner des heures et des heures avant de pouvoir faire quoi que ce soit, elle fut interrompue par le guerrier des cendres, qui étaient davantage intéressées par la mission du jeune homme. Elle tourna alors son visage en direction du Dento lorsque Kaderik posa la question somme toute banale, mais à voir le visage du gamin, ce ne l’était pas. Était-ce si grave que cela ? Il y avait sans doute quelque chose, anguille sous roche en somme, le Dento prenait bien trop de temps pour répondre par rapport à son débit habituel. Elle ne réagit pas plus que cela lorsque le gamin la regarda, sans doute espérait-il une aide quelconque pour s’en sortir, mais elle ne dit rien à le regarder. Un officiel répondit alors le Dento, alors sans doute était-ce pour l’empire, c’était la seule logique qui lui vint à l’esprit. Elle n’aimait pas tellement cela, la jeune femme était une rebelle après tout même si ce n’était pas de notoriété publique.

Kumiko fut alors totalement surprise à plusieurs reprises, déjà de voir le guerrier des cendres disparaître comme cela du bord du lac. En premier, elle pensait qu’il en avait assez entendu, alors il partait simplement, mais ce n’était pas sans sentir une aura meurtrière. Le jeune Dento en avait seulement pu capter quoi que ce soit avant que sa tête ne jonche le sol ? Elle ne savait pas tellement, mais en tout cas, on pouvait dire qu’il n’eut pas souffert. Elle regarda alors le corps du jeune garçon tombé au sol lourdement sans vie, il n’avait eu alors aucune chance face au mercenaire expérimenté. Elle soupira doucement en prenant une des feuilles souillées par le sang. Elle essaya de retirer une partie du sang afin que ce soit encore utilisable.

« Tu aurais très bien pu lui prendre de force, pourquoi tuer ce pauvre type ? »

Kumiko se retint alors de dire qu’il avait pour mission de le protéger, alors le tuer n’était pas tout à fait dans l’ordre de mission normalement, mais sans doute que cela ne la regardait pas. Elle ne pleurait pas la mort de cette jeune lumière, qui avait eu à peine le temps de briller avant de s’éteindre définitivement. Sans doute que ce gamin était trop différent des véritables guerriers pour qu’il le laisse en vie aux yeux du Asshu.

« Dieu sait que les gens changent avec une guerre, pourvu qu’elle finisse rapidement … »

Lâcha alors comme seul commentaire la jeune femme, mais ce n’était pas un reproche pour Kaderik, mais bien pour elle-même. Elle ne ressentait quasiment rien à la mort du gamin des Dento, alors qu’il venait tout juste de perdre la tête littéralement. Son corps était encore chaud à quelques pas de sa personne, mais avait-elle le temps et le courage de penser à tout cela ? Pourvu que l’on ne la verrait pas comme une héroïne si la rébellion gagnait la guerre. Elle regarda alors le parchemin avec le cachet dessus. C’était la marque du clan Dento, le titre était clairement pour un officier de l’empire. Sans doute que le contenu de cette lettre serait édifiant, mais elle savait presque déjà ce que cela voulait dire. Cependant, contre toute attente lorsqu’elle prit le message entre ses mains, c’était le nom de la personne qui la troubla. Elle en perdit son sourire habituel, tandis qu'elle ne faisait que fixer du regard ce nom dans l'espoir de le voir disparaître.

« C’est pas vrai … alors il la vraiment fait … »

Concéda comme commentaire Kumiko. Le nom en lui-même était assez banal pour la région, sans doute était-ce quelqu’un de la région et c’était bien cela le souci. Sans même ouvrir le message, elle le posa à côté en soupirant de nouveau.

« En venant ici, j’espérais vraiment que la rébellion s’était trompée. Qu'est-ce que j'aurais voulu qu'elle se trompe pour le coup? »

La Saibogu en avait presque les larmes aux yeux, alors qu’elle fixait le sceau à son bras droit qui contenait son sniper. Elle soupira une nouvelle fois en posa sa main gauche sur le sceau afin de le faire sortir de nouveau. Puis ce fut le tour du silencieux qu’elle venait tout juste de créer. Lentement, elle vissa alors le silencieux sur son sniper sans dire un mot, alors que son visage devenait plus dur en effaçant ses sentiments.

« J’ai un devoir … et j’accomplirais ma mission. »

Dit alors la rouquine avec un certain sérieux que l’on ne lui connaissait pas. Elle sortit une petite boîte, qui contenait des munitions pour son fusil, des balles de plus de sept millimètres de diamètre. C'étaient des balles impressionnantes, et certaines avaient des couleurs afin sans doute de les distinguer. Elle en prit une et elle commença alors à graver un sceau à la base.

« J’ai besoin de faire quelques tests avant … »

Kumiko n’avait plus besoin de se cacher derrière de piètres excuses maintenant, elle pouvait bien lui dévoiler un peu de son jeu. Elle engagea alors la balle en armant la culasse. La Saibogu avait créé un sceau de fuinjutsu équilibrer et plutôt simple. Elle avait utilisé la notion de feu et de la foudre, mais également la dissimulation, celle-là même qu’elle utilisait pour devenir invisible. Cela marcherait sans doute, en tout cas, cela devait fonctionner suffisamment de temps pour que la balle atteigne sa cible. Comment pouvait-elle parler de cette personne comme une simple cible ? C’était tout bonnement terrible.

Quoi qu’il en soit, Kumiko enjamba alors le cadavre du Dento, en visant l’arbre. Elle tira à l’aide de son fusil, qui percuta le sceau qui s’activa. La balle était trouble, mais encore visible pour un shinobi. Très peu de bruits se firent entendre, uniquement un léger souffle et il fallait sans doute être sur ses gardes pour entendre quoi que ce soit. Elle soupira doucement, elle devait encore parfaire son art, mais elle devait se calmer en premier, car elle sentait des picotements et de léger tremblement dans ses membres. Était-ce de la peur ? De l’énervement ? Quoi qu'il en soit afin de se vider l'esprit, elle enchaîna une dizaine de tirs avec des balles classiques dans l'arbre qui commença à pencher, puis dans un terrible craquement tomba à la renverse dans un bruit sourd. Elle était légèrement essoufflée en baissant son fusil, mais en tout cas calmer.

« Fait chier … putain de mission … »
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Mar 12 Sep 2017 - 18:36

Kumiko ne semblait pas me faire tellement de reproches, ni paraître choquée en fait. Elle me connaissait déjà un peu, et en bonne Shinobi qu'elle était, il était possible qu'elle fût finalement accoutumée à l'absurdité de la vie que nous vivions, nous Shinobis, souvent à nous prendre pour des Dieux au milieu de ces civils qui ne valaient qu'à peine plus que du bétail. J'aimais en certaine occasion, rappeler la valeur humaine des Shinobis en les renvoyant à la condition qu'il soumettait aux civils. Ce Benzakiro en avait fait les frais. Toutefois, elle ne resta pas de marbre pour autant puisqu'elle commentait tout de même.
-Tu aurais très bien pu lui prendre de force, pourquoi tuer ce pauvre type ?
-Moins de soucis
. Lui répondais-je très simplement.
-Dieu sait que les gens changent avec une guerre, pourvu qu’elle finisse rapidement…
Là, je sentais que nous nous comprenions. Une phrase anodine qui entre nous en disait pourtant long. Quand bien même j'aurai laissé cet homme vivre, la guerre l'aurait changé, en bien ou en mal. Au final, sa mort n'avait d'échos pour personne. Son père saurait tôt ou tard que je n'achevais pas dignement ma mission, et après ? Il enverrait des Shinobis me traquer ? Ma vie était déjà celle d'un paria qui se cache, rien ne changerait cela. La mort de ce jeune homme, si absurde pouvait-elle paraître à qui verrait l’événement d'un œil extérieur, était de fait, une triste banalité dans le monde d'aujourd'hui. Combien de civils encore une fois ont eut à vivre le même sort ? Ma sentence tombait Benzakiro, parce qu'une occasion d'apaiser la bête se fit sentir, comme si son heure était venue malgré moi, et malgré lui, mais en vrai, ça aurait pu être un autre, ça aurait pu tout aussi bien être Kumiko, pensais-je en la regardant un instant.

Elle commençait à retirer les parchemins marqués de ses sceaux, pour ne pas les voir tachés de sang, juste avant de prendre le papier que je lui tendais. Là, pendant qu'elle lisait, je me redressais et patientais. Ni elle ni moi, n'avions pris soin de bouger le corps, de l'ensevelir, en fait, je ne crois pas qu'aucun de nous deux ne fut traversé à l'esprit par cette idée. Lorsqu'elle lisait je, vis néanmoins en un instant son regard changé du tout au tout. Il perdit sa candeur, sa joie, il perdit même, je crois son humanité.
-Ce n'est pas vrai… Alors il la vraiment fait…

Qui avait fait quoi ? Je ne comprenais pas vraiment, et certainement qu'il ne s'agissait pas de moi. Autrement dit, ce qu'elle avait lu sur ce bout de papier était assez grave pour que cela la troublât à ce point, et la façon dont elle parlait de cette personne, me laissait entendre qu'elle la connaissait. Pour autant, je restais silencieux, me contentant de l'observer.
-En venant ici, j’espérais vraiment que la rébellion s’était trompée. Qu'est-ce que j'aurais voulu qu'elle se trompe pour le coup ? J’ai un devoir… Et j’accomplirais ma mission. Continuait-elle presque les larmes aux yeux.
Voilà qui m'étonnait d'elle, de perdre autant sa constance. Je la découvrais maintenant sous tension, une très forte et violente tension. Une tension que je connaissais trop bien pour ne pas savoir au moins en partie quel en était le rouage. Ce qu'elle disait, ne faisait qu'ajouter du corps à ce que je supposais. Elle était en mission d'assassinat, mais certainement que la cible à abattre n'était pas celle qu'elle rêvait de prime abord.
Elle sortit de l'un de ses sceaux une arme, que je ne connaissais pas tellement, un sniper qu'il appelaient ça chez les saibogu, tandis qu'elle le remplissait de projectile. Comme si c'était le moment de faire ça... Elle perdait la boule, j'avais l'impression, mais je restais toujours immobile et silencieux, pour apprécier ce début de folie sanglante qui montait en elle. La bête en moi ne s'y trompait pas, ce qu'elle pouvait m'énerver, à la regarder avec autant de plaisir. Kumiko séduisait de la sorte une partie de moi à laquelle je souhaitais me soustraire.
-J’ai besoin de faire quelques tests avant…

Et voilà qu'elle tirait sur un arbre, en arrière de moi, là d'où j'étais venu avec Benzakiro... Elle tirait de nombreuses fois, et je n'y comprenais absolument rien pour ma part. Je la regardais, et son arme parfois, du même regard tout à fait impassible, jusqu'à ce que je décèle enfin en elle le simple besoin d'évacuer ce trop-plein d'un je ne savais quoi de trop lourd à porter. Sacré lien de causalité, que l'homme que je devais escorter et que j'assassinais fut précisément le porteur d'un message si important pour elle. Mais plus rien de m'étonnait aujourd'hui...
-Fait chier… Putain de mission…

Une partie de moi, la plus sensée, la plus douce l'ange que j'étais né en fait, voulait simplement partir avec un "bonne chance". Pourquoi me mêler encore de ce qui ne me regardait pas. Surtout gratuitement. Quoi qu'avec la mort de cet imbécile, je venais de gagner ma journée et je devais penser à son père. Aller le tuer assurerait mes arrières même s'il n'y avait rien d'urgent. Mais une autre partie de moi, la bête, elle, qui reniflait le sang à venir, me faisait bouillonner le corps de désir au point que mon poil s'en hérissait. La pudeur a beau s'affubler d'un voile, le désir trouve toujours moyen de le rendre transparent. Ainsi, par force du désir, je cédais.
-Quelle mission ? Si tu dois tuer quelqu'un, ce n'est pas dans cet état que tu t'y prendras le mieux. Je viens de gagner une belle somme. Peut-être que si je t'aide ça remboursera à mon karma le travail non rendu. Lui disais-je comme si je voulais lui donner une leçon sur le meurtre.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Mer 13 Sep 2017 - 11:12

Kumiko soupira à la réponse de Kaderik avec le moins de souci, cela n’aurait sans doute changé pas grand-chose au monde qu’il vive ou non mais ce n’allait pas être la Saibogu qui allait reprocher ce genre de geste qu’elle s’apprêtait à faire. Ce pauvre type devait sans doute trop parler pour le guerrier des cendres, comme quoi la vie ne tenait pas à grand-chose. Il était imbu de lui-même et il était certains que l’argent lui permettait de pouvoir faire presque tout ce qu’il voulait. À force de voir au quotidien trop de noirceur devenait-on des machines sans réflexion ? Peut-être que cela ferait plaisir à la Saibogu par principe, mais sûrement pas. Elle aspirait à avoir une vie bien meilleure que celle-ci à côtoyer la mort de cette manière-là. Depuis leur dernière rencontre, elle avait appris une autre chose dans sa vie, alors elle ne la voyait pas de la même façon si légère. Cependant, elle n’était pas du genre à montrer une faiblesse, même à Kaderik, surtout à lui peut-être vu ce qu’il venait de faire. Ce dernier restait totalement impassible après sa démonstration de frustration contre l’arbre, qui n’avait rien fait de grave à part exister.

« Tu comptes vraiment le laisser là ? »

Demanda alors simplement la rouquine en regardant un bref instant le corps à terre. C’était de sa faute après tout, et elle ne voulait pas mettre partout sur sa tenue du sang, fusse t’il innocent ou non d’ailleurs. La question fatidique tomba alors qu’elle était penchée sur un dessin de préparation afin d’améliorer l’équilibre du sceau, c’était un travail de précision. Elle ne pouvait pas se permettre de trembler ou de bouger, alors elle leva son crayon en regardant Kaderik.

« On m’a présenté cette mission …. Comme très importante, cela pourrait aider le front à Kaze. Il fallait quelqu’un capable de se débarrasser discrètement d’un haut responsable. C’est sans doute une bonne idée malgré l’absence de réaction de la population. L’empire va assez mal en ce moment, à de nombreux endroits des rebelles se regroupent. Les armées de l’empire ont même été repoussées au pays du feu. C’est une très bonne nouvelle ! Mais voilà, la rébellion a pensé à moi et d’un regard extérieur, ils ont raison. Je suis sans doute la meilleure personne pour ce job … »

Finit par dire la jeune femme en regardant le dessin, en imaginant toutes les possibilités. C’était un travail de précision, de réflexion, et elle préférait visualiser son futur travail avant de s’y mettre véritablement.

« Il y avait tellement peu de chances que ce soit lui, tellement. Il avait juste à poser son cul sur un siège et ne rien faire du tout, mais non ! Ce pauvre crétin a voulu faire quelque chose pour sa putain de foi, l’empire. »

Kumiko finit alors son dessin en le tournant un peu dans tous les sens, comme si cela pouvait l’y aider à mieux voir les erreurs. Ne fallait-il pas voir de plusieurs angles un point de vue afin d’être certain ? C’était sans doute pour cela qu’elle racontait cette histoire, alors qu’elle ne le devrait pas. Cela lui faisait du bien, tellement du bien de dire tout cela, même si le suspense était insoutenable. Elle grava de nouveau à la base de la balle, là où le percuteur allait frapper, le sceau qu’elle venait de travailler. Elle se leva alors en glissant la balle dans l'arme, elle bloqua sa respiration par réflexe, puis elle tira alors une balle furtive dans un autre arbre. Elle sourit doucement, sans doute pourrait-elle avoir bien plus d’application que ce genre de stratagème plutôt simpliste, mais il lui fallait plus de temps.

« C’est mon père … c’est même à cause de lui que je suis partie d’ici. Je ne pouvais pas supporter sa fibre impérialiste fanatique. J’ai même changé de nom et de couleur de cheveux. Je ne sais même pas s'il pourrait me reconnaître au final, enfin pourquoi je te raconte tout cela ? Je dois juste tuer un type, j’ai un nom. Un shinobi n’a rien besoin d’autre, ça se passe comme ça non ? »

Demanda alors la kunoishi en regardant Kaderik, comme pour se rassurer. Elle devait se calmer, mais voir le nom sur cette lettre était déjà suffisamment troublant. Comment allait-elle s’en sortir une fois sa cible dans le viseur ? Elle ne devait pas trembler, elle ne devait pas hésiter.

« Pourquoi pas … »

Dit alors simplement Kumiko en regardant le lac à la proposition de Kaderik de l’aider à son parricide. Elle abaissa doucement son arme pour regarder le lac qui scintillait au soleil. Cette vision était plutôt apaisante. Elle n’était pas loin de sa maison, mais comment pourrait-elle aller voir sa mère, alors qu’elle s’apprêtait à tuer son père ?
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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Mer 13 Sep 2017 - 16:36

-Tu comptes vraiment le laisser là ? Me demandait-elle enfin en regardant le cadavre au sol. Je plissais le regard sur sa personne, comprenant par là, au-delà de sa question, qu'elle s'était enfin détendu. Finalement donc, elle était gênée qu'on ne montre pas plus de respect à un mort. Je détournais le regard, pas par gêne cette fois, ce qui me gênait, c'était que malgré que j'aurais voulu penser autrement, la vérité était que je me foutais de devoir l'honorer ou non.
-Ce sont les vivants qui ont besoin d'une sépulture pas les morts.
Un choc pour pas mal de moraliste, mais j'en étais bien convaincu, le besoin de recueillement allait de pair avec le deuil, pourtant, ce n'était pas ce cadavre au sol qui en profiterait. Si je le laissais là, avec le temps, il deviendrait poussière. La nature saurait en faire usage sans que nous, mortels êtres humains, n'eurent besoin de lui offrir des sacrements qui n'intéressaient que ceux qui y croyait. Rien ne meurt jamais vraiment, cela ne fait que passer à un autre état, et aucune prière n'allait changer cela.

Kumiko se mettait ensuite à gribouiller un dessin sur une feuille. Un sceau sans doute, il y mettait beaucoup de concentration et n'en détournait plus le regard. Jusqu'à ce qu'elle ajoutait très simplement.
-On m’a présenté cette mission …. Comme très importante, cela pourrait aider le front à Kaze. Il fallait quelqu’un capable de se débarrasser discrètement d’un haut responsable. C’est sans doute une bonne idée malgré l’absence de réaction de la population. L’empire va assez mal en ce moment, à de nombreux endroits des rebelles se regroupent. Les armées de l’empire ont même été repoussées au pays du feu. C’est une très bonne nouvelle ! Mais voilà, la rébellion a pensé à moi et d’un regard extérieur, ils ont raison. Je suis sans doute la meilleure personne pour ce job… Commençait-elle en faisant allusion au document que je venais de lui remettre. Il y avait tellement peu de chances que ce soit lui, tellement. Il avait juste à poser son cul sur un siège et ne rien faire du tout, mais non ! Ce pauvre crétin a voulu faire quelque chose pour sa putain de foi, l’empire. Terminait-elle en même temps qu'elle finissait son dessin.

Toujours en proie au silence, je devinais que bien qu'elle avait du mal, elle avait besoin de lâcher cette information qui lui était si troublante. Nous nous approchions du moment où je saurais enfin de quoi en retournait. La connaissant un peu, cela ne pouvait être que grave, au moins pour elle. J'étais donc attentif. Kumiko finit alors son dessin en le tournant un peu dans tous les sens, comme si cela pouvait l’y aider à mieux voir les erreurs. Ne fallait-il pas voir de plusieurs angles un point de vue afin d’être certain ? C’était sans doute pour cela qu’elle racontait cette histoire, alors qu’elle ne le devrait pas. Cela lui faisait du bien, tellement du bien de dire tout cela, même si le suspense était insoutenable. Elle grava de nouveau à la base de la balle, là où le percuteur allait frapper, le sceau qu’elle venait de travailler. Elle se leva alors en glissant la balle dans l'arme, elle bloqua sa respiration par réflexe, puis elle tira alors une balle furtive dans un autre arbre. Elle sourit doucement, sans doute pourrait-elle avoir bien plus d’application que ce genre de stratagème plutôt simpliste, mais il lui fallait plus de temps.

De mon point de vue, quoi que je commençais à deviner qu'il lui fallait bêtement assassiner un proche, je me disais déjà intérieurement qu'elle n'était pas faite pour ce genre de mission. Ce n'était pas sa voie, son rôle, son chemin. Tuer, pour beaucoup de Shinobi paraissait facile, et on se retrouvait avec une flopée de guerriers immature, anéantit par les traumatismes, dont la plus grande preuve de folie était qu'ils s'ignoraient eux-mêmes dans celle-ci. Combien en voyais-je faire comme ci pour eux, le meurtre était banal, alors qu'il ne faisait que se voiler la face, jusqu'à ce que leurs cauchemars les rattrapes et les mette à genoux devant leurs erreurs et leurs actes passés.
-C’est mon père … c’est même à cause de lui que je suis partie d’ici. Je ne pouvais pas supporter sa fibre impérialiste fanatique. J’ai même changé de nom et de couleur de cheveux. Je ne sais même pas s'il pourrait me reconnaître au final, enfin pourquoi je te raconte tout cela ? Je dois juste tuer un type, j’ai un nom. Un shinobi n’a rien besoin d’autre, ça se passe comme ça non ?


Mes lèvres s'entrouvraient d'étonnement, pas tant parce qu'elle devait tuer son père, mais parce que cela me renvoyait directement à acte passé. Mon père avait été tué par mon premier maître, un homme qui servit de substitut, de fait, au modèle de paternité, un homme, que j'aurai finalement moi-même abattu, sans le désirer. Pourquoi me l'avoir raconté ? Je crois sincèrement que les traumatismes similaires se partagent entre les êtres sans qu'ils ne le réclament, sans qu'ils ne le puissent autrement. Nous étions ainsi, pour bientôt, frappés du même sceau maudit de parricide. Je lui portais un visage grave, sans pouvoir lui dire que je partageais que trop sa peine pour l'avoir vécu moi-même. Le souvenir de cette épée plantée dans la gorge de mon maître, me traversant de part en part, jusqu'à me faire sentir ce frisson dans une sueur froide, fit se redresser la bête furieuse qui haïssait le monde pour une partie de ce qu'il était. Un monde, qu'il fallait punir, toujours plus, jusqu'à avoir expié la totalité de ses fautes.
-Pourquoi pas… Répondit-elle finalement à la proposition que je lui avais faite, alors que je n'avais jusque-là pu faire démonstration que d'un lourd et pesant silence.

Alors, dans une expression étrange de ma compassion, j'étais comme saisi d'un devoir plus grand que moi. Je me refusais de la laisser commettre une sorte d'irréparable. Et quoi qu'elle désignait son père comme un fanatique de l'Empire quand elle était elle-même une fanatique de la rébellion, ce ne me fut pas une raison assez grande et réelle pour l'abandonner à ce sort. Ce souvenir, encore, qui avait bercé ma jeunesse et mon adolescence d'horreur, je voyais peut-être le moyen de le racheter. Quand bien même je n'avais pas eut le désir, moi, de le tuer, là était le moyen de payer ma faute en évitant à cette femme le même cauchemar. Ainsi, comme toujours fut mon destin, c'était en tuant, que je m'approchais de la fin de tuer.
-Je m'en chargerai pour toi. Gratuitement. Ne me demande pas pourquoi, ça me concerne. Dis-moi juste où le trouver. Lui répondais-je enfin, d'une voix douce, sans que j'osai la regarder en face.

J'eu alors, un étrange geste, que je ne contrôlais pas vraiment. Toujours sans la regarder, ma main s'élevait vers elle, et du bout du doigt, je lui touchais le bras. Geste tendre et d'affection minime, dans laquelle se trouvait malgré sa légèreté, une profonde et réelle sincérité.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Mer 13 Sep 2017 - 20:07


Massacrer l'arbre à coup de fusil de précision lui avait fait beaucoup de bien, et elle était assez expérimentée pour ne pas se laisser aller trop longtemps à ce genre de gamineries. Elle était assez gênée pour se concentrer de voir un mort traîné là et elle espérait que si quelqu'un venait à les voir que le guerrier aux cendres ne massacre pas un autre pauvre type.

« Je rappelais sans doute que l'on enterre pas vivant les gens ! »

Commença t'elle à dire avec un sourire léger à sa petite blague.

« Non, mais si on vient jusqu'ici, cela ferait négliger ce corps, tu ne crois pas ? Ce n'est pas très passant, mais tout de même. »

Se sentit alors obliger de dire plus sérieusement la Saibogu. Elle savait bien que lorsque l'on était mort, on devait bien se fiche totalement d'où pouvait bien trainer son propre corps. Cela évitait les maladies, les mauvaises odeurs, mais cela aidait également les survivants à passer à autre chose en pleurant un bon coup. Elle n'avait eu besoin que d'enterrer des compagnons de luttes jusqu'à aujourd'hui, ce qui constituait pour elle sa seule famille pour le coup. L'art du fuinjutsu demandait de la précision, de l'acharnement et de la recherche. Bien entendue, il fallait être plus rapide que cela lors des combats, mais un vrai scribouillard de combat avait toujours des astuces pour vaincre. Plus la personne pratiquait, plus elle avait l'habitude de tracer ou d'utiliser un sceau. Pire, elle devait identifier les sceaux à la seule vue de ce dernier, c'était là que l'on pouvait discerner le bon du mauvais.

Ce n'était clairement pas un rôle pour quelqu'un de si tendre et gentil que la Saibogu, elle avait de cesse d'aider ceux qui chutaient, alors assassiner de sang froid un proche, impossible. Bien entendu, si on lui donnait comme mission d'aller tuer quelqu'un d'infect comme l'empereur, elle aurait couru même pour se faire. Bien entendu, si le sort de la guerre avait été si simple, elle se serait finit bien plus tôt. Elle avait déjà tué dans sa vie, mais dans les circonstances actuelles, ce n'était pas pareil. Elle avait l'impression de demander si la mort était si simple au premier intéressé justement. Il venait tout juste d'abattre un pauvre type sous ses yeux non ? Elle fut tout de même étonnée de voir le genre de regard que lui lança Kaderik. Elle s'était attendue à de l'ignorance ou une leçon pratique et froide sur l'abécédaire du tueur, mais non ! Le guerrier des cendres lui présenta au contraire un visage grave, lorsqu'elle croisa le sien par l'absence de réponse. Elle sentit qu'il n'était pas capable d'en rajouter davantage, alors elle lui sourit doucement comme pour essayer de partager une partie de sa peine et de le soulager. Les malheureux se reconnaissaient ils alors par l'aura pesante de la mort la plus immonde ? Peut-être bien, sinon pourquoi avoir avouer le but de sa mission comme l'avait fait le Dentô et un risque de rater cette dernière ? D'un côté, elle savait qu'elle pouvait faire confiance en cet homme atypique. La rouquine ne le connaissait pas si bien que cela, et pourtant, elle ressentait des choses au tréfond de ce corps haineux. C'était sans doute ainsi qu'il était seulement capable d'éprouver de la tendresse. Se cherchait elle déjà des excuses en disant qu'il était un fanatique de l'empire ? Peut-être bien, mais l'homme était capable du pire sans sourciller à la seule mention d'une soit disante bonne cause.

« Finalement, je crois que c'est mieux que ce soit moi, qui ait été désignée pour cette mission. Je n'en voudrais finalement à personne de l'avoir fait sans rien me dire. »

Laissa alors filer d'entre ses lèvres la jeune femme avec un étrange sourire triste alors qu'elle regardait vers le sol. Elle s'occupait de nettoyer son fusil en toisant un peu dans le vide ses cercles de fuinjutsu. Chaque moment de sa vie était irrémédiablement tournée vers l'amélioration et la recherche. Elle ne pouvait demander au mercenaire de le faire, de tuer son père. C'était sa mission, et elle ne désirait pas faire porter cette charge à un ami. Quelque part, la rebelle osait le voir comme un ami, sans doute pas le même que Fujisawa évidemment, mais tout de même.

« On ira ensemble, je pense à deux endroits, la première à la maison si jamais ils y vivent encore. L'autre est plutôt évident, l'empire s'est installé dans ce qui sert de mairie dans cette ville, alors je pense qu'il doit y avoir un bureau. C'est une personne importante après tout. »

Kumiko ne savait pas trop pourquoi le mercenaire décidait aujourd'hui de ne pas se faire payer d'une manière ou d'une autre dans cette histoire, mais elle avait l'impression qu'il ne valait mieux qu'elle ne pose pas la question. Il y avait ce genre de discussions sourdes si bruyantes qu'aucune parole n'était nécessaire. Elle fut surprise de pouvoir admirer un geste de tendresse de la part du guerrier. La Saibogu craignait presque une décapitation pour contre balancer ce geste, mais non, c'était sans arrière pensée. Elle osa glisser un peu sa main en hochant la tête, mais en lui laissant largement de la marge pour se retirer sans se sentir confiné.

« Bon j'imagine que tu veux aller tâter le terrain. Il vaudrait mieux attendre la nuit, mais on peut repérer déjà. »

Dit alors la jeune femme en se relevant de son herbe. Elle commença à rassembler ses livres et autres documents dans un rouleau de transport, elle n'était pas du genre à s'ennuyer à tout porter, alors que le contraire était possible. Elle rangea son arme dans le sceau à son bras droit, le premier endroit allait être la mairie, mais elle regarda alors le corps. Un peu ennuyée, car elle ne voulait rien risquer, elle attrapa les deux mains du cadavres pour aller le cacher au moins dans un fourrée pas loin. Il y avait eu sang partout, alors ce n'était pas discret, mais au moins, ce n'était pas sur elle. Elle soupira doucement en nettoyant ses mains dans l'eau, c'était vraiment dégoûtant. Elle put alors regarder le reflet de sa propre image en voyant les ondulations sanglantes. Était-ce vraiment ce genre de vie qu'elle s'imaginait en ayant rejoint la rébellion ?

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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Jeu 14 Sep 2017 - 12:38

-Finalement, je crois que c'est mieux que ce soit moi, qui aie été désignée pour cette mission. Je n'en voudrais finalement à personne de l'avoir fait sans rien me dire. On ira ensemble, je pense à deux endroits, la première à la maison si jamais ils y vivent encore. L'autre est plutôt évident, l'empire s'est installé dans ce qui sert de mairie dans cette ville, alors je pense qu'il doit y avoir un bureau. C'est une personne importante après tout.
Un sourire fugace, et l'étonnement dans l'œil de la comparse Shinobi, passant sous le silence, la discussion sourde, de sens. Ce n'était qu'un instant de recueillement, devant le cadavre d'un homme qui n'avait personne pour prier à cet instant sur sa miséreuse sentence, car le recueillement était pour le passé de l'un, et l'avenir de l'autre, pas pour le mort à leurs pieds. Kumiko glissait sa main sur la mienne, lentement, et sûrement, et je sentais qu'elle fit grandement attention à ne pas me prendre trop rapidement à son geste. Bien étrange, que je la laissais faire, en me fixant une seconde dans la tétanie, comme si, le simple partage d'un souffle de souffrance, me conduisit à accepter autre chose que l'appétit sexuel que je partageais avec les putains que je côtoyais.

Ce n'était pas l'assouvissement d'un besoin primitif qui se témoignait à ce moment, on se touchait uniquement par compassion l'un pour l'autre. Et je sentais malgré tout "l'autre", grogner en moi de méfiance, mais il n'avait le droit cette fois pour réponse de ma part, qu'à l'indifférence. Mon moi, parvenait à dominer, sans que je ne sus pourquoi, le "surmoi", et même le "ça"... Je ne me sentais pas acculé, par un devoir d'amour, nous être humains, qui nous pensions trop souvent altruiste, alors que nous étions plus des mendiants d'amour que des êtres aimants. Vile créature, qui retrouvait là enfin le sens de la miséricorde. Mon Dieu que c'était beau. Je découvrais ainsi, que c'était en réalité la similarité des douleurs, qui rapprochaient les hommes, grave constatation, mais néanmoins satisfaisante pour le meurtrier que j'étais.

Nos yeux se croisaient ainsi, quelques instants que nous ne sachions mesurer, tant le temps fut suspendu par une sorte d'accord entre deux cœurs. Ce n'était pas de l'amour, je pense, j'étais bien loin de comprendre ce que l'amour pouvait signifier. Simplement un lien de confiance, ou d'affection, qui se nouait sans qu'aucun n'y oppose de résistance. Et plus ce temps passait à se partager, plus la bête grognait, jusqu'à ce que je détournais le regard pour me séparer d'elle, et du lien qui se nouait. Si peu, et pourtant déjà dur à porter. La mort ne s’enchaîne pas, la mort ne se possède pas, insalissable, à peine la rencontre-t-on que c'est déjà terminé. La mort est vierge de sang, c'est pour ça qu'elle est insalissable alors qu'elle tue, parce que son innocence, est dans l'absence de lien qu'elle noue pour de bon.
-Bon j'imagine que tu veux aller tâter le terrain. Il vaudrait mieux attendre la nuit, mais on peut repérer déjà. Me disait-elle alors directement.
-J'aimerai oui, j'ai mes habitudes. Lui répondais-je tout aussi directement, mais sans la regarder. Je sentais qu'il ne fallait pas, surtout pas, que je la regarde encore. Même si c'est ta mission, suis mes conseils, et ça devrait bien se passer. Finissais-je le ton complaisant.

Elle rangeait ensuite son barda, sans que je ne me retourne. Ses sceaux, son arme, son attirail en somme, dans ses propres sceaux Shinobi. La chose bien pratique dont ces utilisateurs avaient le bénéfice tandis que nous autre nous devions porter sur le corps. Elle n'avait pu s'empêcher après cela, de traîner le corps vers un endroit plus discret, un fourré un peu plus loin de nous. Cela n'enlevait pas l'énorme tache de sang dans l'herbe, alors je ne comprenais pas l'intérêt. Sur les champs de bataille, il y avait des raisons plus pratiques d'enterrer les cadavres, pendant les sièges de les brûler. Mais là, ce n'était que par principe. Puisqu'elle y tenait je n'allais pas la retenir, en quoi moi, cela me dérangeait au final... Les mains pleines de sang, elle s'en allait ensuite au lac pour se les laver. Pendant ce temps, hélas, je la voyais, mon regard les croisait à nouveau. La bête grognait, se léchait les babines, c'était insupportable, à tel point que la douceur de mon visage se perdit dans l'atrocité de la lutte intérieur qui m'incombait. Difficile d'imaginer pour autrui, ce que le combat contre soi avait parfois d'épuisant.
"Déchire la ! Prends la !"
"Non ! Laisse-moi ! Tais-toi !"
"Tu en as envie ! Tu en as envie !"
"La ferme !"
"Tues-la ! Mange la ! Pour te rapprocher de lui, prend la !"

Ces images atroces dans mon esprit, que je savais être de mon fait, cette folie qui m'habitait, cette envie de meurtre et de sang à assouvir, je me faisais peur à moi-même, sans pouvoir le partager avec quiconque. Et j'avais beau me battre, j'avais toujours besoin... de tuer.
"ALLLLLER !!!"
"NOOOON !"

Une sueur froide. De grands yeux ouvert sur le vide. La bête, s'était enfin tue.
-Je suis prêt, si tu es bonne on y va. Disais-je alors à Kumiko en me retournant. Ma voix, sonnant mélodieusement de douceur et de tendresse.



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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Jeu 14 Sep 2017 - 16:04

Kumiko eut l’agréable surprise de voir Kaderik accepté son geste de tendresse à son propos. Elle y avait mis beaucoup de douceur et une approche calme comme si elle devait approcher un animal sauvage. Ce genre de créatures qui réagissaient au moindre stimulus. C’était comme demandé à un scorpion pourquoi piquerait-il une grenouille, alors qu’il était sur son dos au milieu d’une rivière, c’était dans sa nature. La rouquine avait la conviction que le guerrier aux cendres devait être un terrible adversaire, se battre contre une bête ne pouvait se gérer comme un être humain. Elles avaient d’autres codes. Leurs malheurs semblaient être capables de rapprocher ses deux êtres d'une certaine manière, mais ce n’était que parce qu'ils étaient des êtres hors norme tâchés de sang. Heureusement, la plupart des gens pouvaient se targuer d'être innocents en la matière, et bien incapable de ramper le long de cette longue planche de l'agonie de l'âme.

La Saibogu se demanda tout de même si cet homme accepterait un contrat où il devrait la tuer. Sans doute que oui, mais aurait-il eu au moins de la peine une fois faite ? Peut-être même préférait-elle que ce soit lui qu’un illustre inconnu, mais heureusement on n’en était pas encore là. Elle ne savait pas trop les habitudes de ce mercenaire, mais c’était ce qu’elle aurait fait en tout cas. La jeune femme avait beau ne pas aimer la situation, elle ferait cela dans les règles de l’art. Il lui conseilla alors de suivre ses conseils, elle le regarda par-dessus l’épaule un peu perplexe, mais il devait tant en avoir l’habitude, que c’était sans doute mieux ainsi. Elle était presque certaine qu’il allait se mouiller lui-même, avoir le sang de son propre père sur les mains était une charge sans doute trop lourde.

Kumiko était une femme de principe, ce genre de personne avec des règles morales, c’était sans doute pour cela que cette mission l’ennuyait au plus haut point. Qu'est-ce qu'elle ne donnerait pas de pouvoir arrêter la guerre maintenant, avant qu'elle n'appuie sur la détente de son arme? Elle ne pouvait sentir la lutte intérieure, mais elle sentait une aura sombre l’écraser derrière elle, et la jeune rebelle savait de qui il s’agissait. Elle ne comprenait guère pourquoi, comment le pouvait-elle, mais son instinct lui disait de s’écarter de cette personne. La raison avait ses raisons que la raison ignore. Elle ne pouvait rien faire, pire, elle le devait. Sans doute que ce serait plus prudent que de tourner cette histoire en une glauque fiction d’horreur sexuelle, de rester derrière le guerrier des cendres.

« Si je suis …. Oui enfin allons y. »

Légèrement troublée par la façon de parler de Kaderik, elle finit de ranger ses affaires dans les sacoches. Elle commença alors à marcher tranquillement en indiquant le chemin afin d’être derrière lui, sans doute que cela offrait moins de stimulus à la bête ou quoi que ce puisse être. On atteignit alors le début de la ville, elle connaissait si bien cette ville. Cependant, elle avait tellement changé, elle n’était plus la charmante petite tête blonde sage et dévote. Non, ce n’était sans doute plus la définition que l’on donnerait en la voyant la première fois. La ville avait également changé, contre son gré bien sûr. Il y avait les drapeaux et les marques de l’empire partout, telle une maladie qui se propageait partout dans le monde. C'était à chaque fois la même chose, elle pouvait bien imaginer que les habitants premiers de l'empire ne pouvaient qu'apprécier la situation, mais dans les pays conquis, on ne pouvait que voire que la même chose. Des visages tristes et baissés de peur qu’un officier de l’armée de l’empire ne les désigne comme ennemi de la nation, de se faire massacrer et violer par des soldats en toute impunité. Tout cela devait cesser. Elle n’avait qu’une envie, c’était de tuer tous ceux qui osaient arborer le symbole de l’empire, mais elle savait qu’elle n’était pas comme cela.

« c'était bien marrant ici avant, la vie est plutôt simple, enfin peut-être même un peu trop à mon goût. Pas assez de machine et de gens de passion. Enfin je dis cela, mais je vois bien l’ancienne mairie, mais elle a bien changé. »

Dit alors en toute innocence la jeune femme en regardant dans la direction d’un grand bâtiment en pierre avec trois étages. Il était clairement le plus imposant du coin, dommage qu’il y avait tous ses drapeaux de l’empire dessus. Elle remarqua alors plusieurs shinobis de l’empire qui semblaient tourner autour. Du grabuge en fonçant dans le tas n’était sans doute pas une bonne idée, d’ailleurs, elle camoufla son chakra, par principe. Elle continuait de marcher le long du bâtiment sans trop le regarder, c’était inutile d’attirer l’attention. Il y avait plusieurs endroits utiles pour observer de loin ce bâtiment, des toits de maison feraient un parfait endroit pour un sniper. Elle regarda alors Kaderik tandis qu’ils passèrent le coin d’un carrefour. Kumiko faillit alors rentrer dans un homme, ou plutôt un de ses gardes du corps. Deux montagnes de muscles qui précédaient un homme dans la cinquantaine et une légère bedaine dans de beaux habits. Elle eut alors un léger frisson, car elle l’avait parfaitement reconnu. Elle se fit repousser par un garde du corps avec le regard mauvais, et elle lutta contre ses réflexes de réagir. Elle se laissa alors repousser en regardant vers le sol avec un air légèrement apeuré.

« Ho excusez-moi monsieur … »

Se contenta de dire alors la kunoishi, alors qu’elle laissa passer le trio. Tandis qu’elle reprenait le chemin avec ses deux poings serrés dans ses poches, son géniteur se retourna un bref instant en la regardant, alors que le garde du corps demanda à son père.

« Un problème ? »

« Non, juste une impression, ce n’est rien. »
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Sam 16 Sep 2017 - 22:13

-Si je suis …. Oui, enfin, allons-y. Me répondit-elle d'une intonation où je sentais le trouble, un trouble devant lequel je faisais le plus lourd silence.
Sans en être tout à fait certain, je supposais hélas qu'elle avait senti ce tumulte dont je souffrais. La fureur meurtrière n'avait pas besoin de chakra pour élancer ses échos. Les hommes, bénéficiaient tous d'une énergie spirituelle, d'une étrange aura, qui leur permettait de communiquer entre eux sans les mots. J'enfouissais toujours plus profondément en moi les désirs que l'on m'avait enfournés de force dans l'âme, mais trop fort parfois, ils se mêlaient aux instincts les plus bas, jusqu'à rejaillir hors de moi sans que je ne pusse les contrecarrer pour qu'il en fut autrement. Ainsi, l'innocence, peignée toute entière sur mon visage barbu, était auréolée du morbide que la vie m'imposait. Il ne fallait pas lui en vouloir, à Kumiko, de préférer s'avancer de derrière moi après m'avoir indiqué la route à suivre.

Un bon instinct qu'elle avait eut, et un moment que je ne relèverai pas pour ne pas avoir à nous voir embarrasser de questions auxquelles il me serait trop difficile de répondre. Avoir conscience de sa folie et de ses démons intérieurs ne l'étouffe pas pour autant, sa folie... Le voyage n'en fut pas un, car il n'était pas assez long pour mériter le titre de voyage. Nous atteignîmes une ville relativement grande, qui ne pouvait être qualifiée de mégapole pour autant. Déjà au loin, y flottait comme une harangue les drapeaux impérialistes. Quand nous y pénétrions, je voyais un curieux paradoxe, transcendé dans les visages impérialistes assez gaie et joyeux, opposés aux visages soumis et défaits des habitants natif de la cité. Une ambiance malsaine, qui se complaisait à l'être. J'avais déjà vu cela, déjà ressentit cette atmosphère, une aura de servitude volontaire. Il grogne sourdement les moutons aveugles, mais ne mordent pas. Les civils toujours, étaient les esclaves des passions Shinobis, sans avoir jamais conscience de leur potentiel.
-C'était bien marrant ici avant, la vie est plutôt simple, enfin peut-être même un peu trop à mon goût. Pas assez de machines et de gens de passion. Enfin, je dis cela, mais je vois bien l’ancienne mairie, mais elle a bien changé.

La cité d'où elle venait, commentée dans l'innocence du timbre d'une jeune fille, qui d'où j'étais n'était pas convaincu de son propre discours. Comme si elle minimisait l'impact impérialiste sur sa ville de jadis. J'avançais recouvert sous ma cape de cendre, paisiblement à côté d'elle, chez qui je ne sentis plus le chakra. Elle l'avait camouflée. Chose que je ne faisais pas moi-même. Déjà à ma tenue on me savait Shinobi, mais paraître un bon Shinobi, dans ma proche, c'est d'autant plus important. J'étais maintenant en mission. Et je travaillais. Je regardais les bâtiments, un à un, l'agencement des rues, le nombre de garde apparent. Je détectais tous les chakra possibles et potentiellement dangereux, je les situais, je les analysais. J'observais la qualité des rues, la richesse apparente sur les habits, les occupations des gens pour connaître leur profession. C'était aussi ça, l'instinct du chasseur, il cherche, il fouine, sourdement et tranquillement. C'était la première raison de mon silence, parler pour ne rien dire était bien moins important que de savoir où l'on mettait les pieds. Kumiko était plus ou moins d'abord fixé sur la mairie, où je soupçonnais être notre cible.

Ce fut le moment étrange. Kumiko bousculée par un garde sans rien lui rétorqué, je n'intervenais pas tout de suite, restant à l'écart. Je supposais qu'elle avait la bonne idée de ne pas attirer l'attention. Je connaissais déjà une partie du potentiel des gardes en question. Le groupe continuait jusqu'à ce qu'un homme au centre des gardes, celui qu'ils protégeaient sans doute se retournait un instant sur Kumiko.
-Un problème ? Lui demanda le garde.
-Non, juste une impression, ce n’est rien. Répondit l'homme au centre.

"Imbécile qui ne reconnait même pas ta fille, ce sera ta première erreur" pensais-je immédiatement. J'avançais vivement, par des grands pas décidé vers l'homme au centre, rapidement repéré par les gardes. Je le fis sans regarder Kumiko, jusqu'à la dépasser. Le premier garde, le plus hargneux qui avait bousculé Kumiko vint rapidement vers moi.
-Qu'est ce que tu veux ? Me dit-il, j'avançais sous la capuche de cendre, ainsi, se sentant menacé il me me menaçait.
-Le travail. Répondais-je en souriant.

Le garde voulu sortir son arme, un kunaï, mais j'avais une faux dans le dos, la portée bien supérieure qu'il n'avait pas prévu, qui me laissait le temps de dégainer avant qu'il ne m'atteigne. Ce que je fis et ! La pointe s'arrêtait à sa jugulaire, d'ailleurs, lui s'arrêtait aussi. Immobile, il ne ravalait pas salive, il eut une remonté gastrique. "T'as eut chaud hein ! Lui lançais-je en blague intérieurement"
-OP ! Criais-je en jouant. Tu es mort !
Mais je rangeais immédiatement ma faux, faisant tomber la capuche, j'arpentais le visage d'un enfant joyeux. Le garde qui avait échappé de peu à la mort, cette fois, avait perdu tout son bagou.
-Hey grand-père ! Tu veux un vrai garde du corps. Le tien bouscule mon apprenti et n'est pas capable d'assumer son geste. Moi j'aurai pu !
J'avais le sourire en coin et l'air très confiant, mais sans animosité, aucune, elle était comme disparue. Il fallait me faire embaucher par ce type, c'était le moyen le plus sûr de l'approcher au plus près le plus souvent, et il ne me connaissait pas, pas plus qu'il ne reconnaissait sa fille. Le deuxième garde, plus calme, intervenait ensuite, décelant ma cape de cendre, il su immédiatement à quoi il avait à faire.
-C'est un Asshu. Vous savez le clan de Haï. Ils sont mercenaires de nature et paraît-il de bonne qualité.

Le clan Asshu, clan d'assassin, d'espion, de soldat violent. Le clan du pays de la cendre se faisait précédé de sa réputation depuis qu'il était chassé de Haï par les mafias. Chassés de leur île, c'était pour le compte du continent qu'ils travaillaient majoritairement, la mafias du continent, qui finance les Asshu contre la mafia de l'île d'Haï no Kuni, n'est-ce pas une belle ironie du sort ?

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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Lun 18 Sep 2017 - 17:41


Le silence de Kaderik était salutaire en cet instant tant le trouble était important. La rouquine machouillait sa lèvre intérieur légèrement, mais elle devait se concentrer sur sa mission. Elle était bien incapable de sentir ce qui animait l'âme du guerrier des cendres, mais elle était capable de sentir l'aura meurtrière lorsqu'elle s'animait de trop, telle une bête qui remuait dans une vase sombre et malodorante. Elle n'était alors capable que de sentir les relants provoqués par le mouvement. Tel un félin, il ne valait mieux pas courir devant lui, mais après lui. Kumiko avait eu la sagesse de ne pas marcher devant lorsque Kaderik était dans un nouveau tel état. Elle ne préféra pas lui demander la raison d'un pareil état, rien que la guerre pouvait en être une réponse tout à fait respectable.

La Saibogu se retrouvait comme en enfance alors qu'elle parcourait de nouveau les rues de sa jeunesse, mais elle avait bien grandi depuis. Nombre d'expériences que l'on pouvait cataloguer comme traumatisantes ou suffisement sombres avaient marqué son regard. Elle était maintenant capable de tuer sur commande, enfin du moins, si elle jugeait cela acceptable à sa nouvelle moralité. Que l'on le veuille ou non, une guerre changeait son Homme. Ce fut comme un réflexe à cause de la présence de shinobis ennemis, mais pouvait-on la soupçonner de quelque chose, lorsque l'on était accompagné de Kaderik en armure lourde de cendres. Elle avait davantage dans l'idée de devoir agir la nuit et camouflé. Elle n'était pas du genre à charger sabre au clair. Au niveau de la porte du grand bâtiment, qui faisait office de mairie, se trouvait trois ninjas, dont un plus expérimenté mais rien d'extraordinaire. Plusieurs shinobis se trouvaient alors à l'intérieur, mais l'effectif n'était pas si extraordinaire que cela. La population n'avait jamais vraiment réagi à leur arrivé, alors la présence militaire était minime par rapport à d'habitude. Les rues étaient pavés et assez propre malgré la situation. La richesse générale était dans la moyenne, un peu plus basse depuis peu, ils étaient des personnes pieuses après tout.

Kumiko fut alors bousculée par un simple garde, un homme plutôt costaud, mais rien d'extraordinaire pour un guerrier de l'ombre. Le second quant à lui était un shinobi dans la moyenne, mais la jeune rebelle jouait tant à la pauvrette soumise sans chakra, qu'elle ne sembla pas attirer l'attention. Le garde lança j'en phrase assassine de se pousser, alors qu'il se sentait tout puissant à travailler pour ceux qui avaient conquis le pays. Sans doute aurait-il agit autrement si jamais Kumiko avait été sous son apparence normale. Elle avait envie de mettre une baffe à son géniteur tant c'était insupportable de le voir ainsi, mais était-ce si étonnant ? Son père vénèrait l'empire, alors enfin l'ordre et la justice impériales arrivaient dans le pays, quoi de mieux ? Il n'eut alors qu'une vague impression de déjà vu, mais elle semblait être une femme comme une autre. Alors que le trio infernal s'éloignait, elle ne put se retenir de lâcher un petit "crétin" à demi-mot, mais sans doute audible pour Kaderik. Elle fut surprise de voire le guerrier des cendres se diriger directement jusqu'à son père. Avait-il envie de le tuer immédiatement ? Il en serait bien capable, mais même si cela avait été sa mission, elle n'y avait pas pensé tant son trouble était important. Elle tourna légèrement son visage dans la direction afin de capter le moment juste au cas où. Les deux gardes se mirent alors en travers de la route de l'homme étrange, qui s'avançait sans doute de trop, vivement.

En voyant la situation dégénérée, Kumiko n'eut le temps que de mettre la main sur un parchemin, mais elle se rendit compte que Kaderik n'allait pas aller plus loin. Ce n'allait pas finir comme un jeu de massacre en pleine ville sous les yeux de la garde. Le guerrier au cendres avait sa faux juste au niveau du garde, qui jouait bien moins les mécaniques sur le coup. On pouvait clairement sentir que la mort ici était interprétée par l'un et certainement pas par l'autre. On pouvait se demander qui pouvait être cette jeune femme soumise comme les autres de ce pays, ce n'était pas crédible pour un sou qu'une femme simple comme elle ait un garde du corps de la sorte. Elle sentait son cœur battre rapidement, attentive à comment aller tourner la situation, car elle n'allait pas rester simple spectatrice si jamais cela devenait l'enfer sur terre. Elle aurait presque éclaté de rire en entendant Kaderik faire comme une blague, venant de ui c'était particulièrement étonnant. Sans doute était-ce la manière de se venger se ce qu'il venait de se passer, la sorte d'humiliation qu'elle venait de vivre, alors qu'elle même ne l'avait pas relevé. Elle soupira légèrement en s'apercevant que la tête du garde était encore attachée au cou du garde. Sans doute que le sang précédent avait réussi à lui permette de garder parfaitement le contrôle. Elle était certaine que Kaderik avait compris qui était cet homme, alors l'entendre comme proposé ses services lui fit comprendre où il voulait en venir. La jeune femme retira aloès sa main du parchemin comme si de rien n'était. Elle était seulement assez gênée de rester longtemps au près de son père, et si jamais il finissait par la reconnaître ? Ce serait vraiment terrible comme situation.

« Mon maître est un ninja de renom et efficace, du clan Asshu en effet. »

Commenta alors Kumiko d'une voix plus coulante et d'un ton légèrement différent que d'habitude. Elle n'avait parler si peu de mots que cela ne devrait pas se faire remarquer par son paternel.

« je vous paye le même prix que celui là avec une prime de vingt pour cent et vous pouvez venir. L'empire n'engage que les meilleurs, nous allons améliorer le monde, le sublimer, alors inutile de faible. »

Ordonna alors le père de Kumiko en faisant un vague mouvement de la main en direction du premier garde. Il ne semblait d'ailleurs mal prendre le fait de se faire renvoyer ainsi comme un mal propre et chercha à se défendre du moins moralement.

« Il... Il m'a seulement pris par surprise ! Je peux très bien me débarrasser de ce type ! »

Dit alors le premier garde plein d'assurance. Très rapidement, la Saibogu se rapproche alors avant que le pire n'arrive et posa ses mains sur son bras avec un grand sourire.

« Écoutez pour votre bien, vous devriez vraiment y aller tant que vous le pouvez encore. »

Dit alors Kumiko avec un grand sourire, faisant des signes de mains en direction de du bras droit du premier garde. Il put avant de dire quoi que ce soit remarquer un parchemin explosif attaché à son membre. La rouquine forma alors un sceau à l'aide de ses mains puis elle sembla questionner Kaderik.

« C'est bien ce sceau là maître ? »

Le premier garde commença à avoir peur et il commença à courir le plus vite possible en espérant être assez loin pour éviter de perdre un morceau de soi. Il n'osa même pas essayer de retirer le parchemin de peur que ce soir piégé. Après avoir juré dans sa barbe quelques mots, et la réponse du guerrier des cendres, elle activa le parchemin explosif qui se contenta de produire de la fumée. Cela provoqua alors un hurlement de la part du ex premier garde de peur, tandis qu'il accéléra de plus belle. Elle n'allait pas utiliser des inventions de son clan, elle serait sans doute bien trop identifiable ainsi, même si avoir comme maître une telle personne restait tout de même possible.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Mar 19 Sep 2017 - 15:53

Aucun des gardes présents n'avait le niveau suffisant pour me tenir tête. Nous aurions pu tout aussi bien l'abattre maintenant cet homme, et nous enfuir. Pourquoi je ne m'y employais pas du coup ? Parce qu'il fallait faire l'éducation de Kumiko, elle voulait s'en charger elle-même, je me devais donc de lui en donner les moyens et rien de plus. Tous les assassins passent par là, le moment où la cible est bien trop protégées, bien trop forte pour être attaquée. Dans ce cas, la seule chose à faire est de ruser. La Maire me regardait, après que je lui fis ma proposition et que son garde argumentait en ma faveur. Mais Kumiko en rajoutait une couche, dans mon sens, et j'aurai bien souri si la situation ne l'interdisait pas. Je souriais oui, mais pas du sourire qu'on se serait attendu.
-Mon maître est un ninja de renom et efficace, du clan Asshu en effet.

Apprenti donc. C'était conclu. Nouvelle ironie de la chose, c'était en quelque sorte bien vrai, si bien qu'un détecteur de mensonge dont les Shinobis ont le secret n'aurait rien pu déceler à ça. L'art de tous les meilleurs mensonges est de dire la vérité en mentant.
-Je vous paye le même prix que celui là avec une prime de vingt pour cent et vous pouvez venir. L'empire n'engage que les meilleurs, nous allons améliorer le monde, le sublimer, alors inutile de garder un faible.
Ordonna alors le père de Kumiko en faisant un vague mouvement de la main en direction du premier garde. Il ne semblait d'ailleurs mal prendre le fait de se faire renvoyer ainsi comme un mal propre et chercha à se défendre du moins moralement.
-Il... Il m'a seulement pris par surprise ! Je peux très bien me débarrasser de ce type ! Répondait le garde que j'avais bousculé.

La sournoiserie que je devais contenir en moi mon Dieu... Comme si la rébellion n'avait que des Maîtres de guerre autant que l'Empire. Les camps tiennent décidément toujours les mêmes discours. Ce que venait de me dire le maire sur l'empire était exactement ce qu'avait dit Kumiko sur la rébellion à la cité de la joie. Tel père telle fille me serait-ce permis comme plaisanterie si nous n'étions pas au travail. La paye, on s'en fichait, je ne comptais pas lui laisser le temps de me payer de toute façon. Mais il fallait ne pas oublier le garde qui grognait encore. Celui a qui je venais tout simplement de voler le travail. Je me retournais un peu, pour le regarder du coin de l'œil, quand je vis Kumiko s'approcher de lui.
-Écoutez pour votre bien, vous devriez vraiment y aller tant que vous le pouvez encore.

Dit alors Kumiko avec un grand sourire, faisant des signes de mains en direction du bras droit du premier garde. Il put avant de dire quoi que ce soit remarquer un parchemin explosif attaché à son membre. La rouquine forma alors un sceau à l'aide de ses mains puis elle sembla me questionner.
-C'est bien ce sceau-là maître ?
-C'est bien celui-ci en effet...
Répondais-je en froissant le regard sur elle.
Le premier garde commença à avoir peur et il commença à courir le plus vite possible en espérant être assez loin pour éviter de perdre un morceau de lui. Il n'osa même pas essayer de retirer le parchemin de peur que ce soit piégé. Après avoir juré dans sa barbe quelques mots, et que je lui ai répondu, elle activa le parchemin explosif qui se contenta de produire de la fumée. Cela provoqua alors un hurlement de la part du ex premier garde de peur, tandis qu'il accéléra de plus belle.
J'aurai éclaté de rire en d'autres temps. Pauvre imbécile décidément. À la place de Kumiko je l'aurai tout simplement fait sauter. Mieux, j'aurai joué l'explosion du sceau à pile ou face ! Mais il fallait tenir son rôle, je retins mon rire, qui au lieu d'être un éclat, était cette fois un rictus satisfait.
-Hé hé. Faible et lâche, la combinaison du mouton qui survit.
Me retournant sur le même ton, je permettais de m'en approcher d'un peu plus près, mais ne dépassant pas un mètre cinquante tout rond de distance avec lui. Connaissant certaines dispositions de l'instinct et du corps, j'avais en mémoire les distances de sécurité et de l'intimité de la nature humaine. Un mètre cinquante, c'était le maximum pour une personne avec qui nous n'avions aucun lien. Au-delà, elle se sentira toujours menacée. Là, sans gêne, je réclamais mes dû en quelque sorte.
-Je dors où ? Je fais quoi ? Je vous suis aussi comme un chien ? Ou je m'occupe d'une affaire plus délicate ? Mon apprenti a besoin de se familiariser au métier alors n'hésitez pas. Plus on sera près de vous, plus elle apprendra vite.

Il ne se doutait pas à quel point c'était vrai...
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Jeu 21 Sep 2017 - 8:47


Kumiko avait en tête de tuer son propre père à distance avec un fusil à lunette, comme si cette étrange promiscuité à distance serait suffisante pour à morale. Elle ne risquait pas de recevoir le sang de son géniteur sur elle, et ainsi sauvegarder une partie de sa moralité. C'était assez puéril sans doute, mais elle n'avait pas le mental d'un assassin qui ne se reconnaissait à peine dans l'humanité. C'était une manière aisée que de se voiler la face selon la rouquine. Elle aimait bien trop les gens pour faire cela, sans doute n'y arriverait elle jamais. Éléments espérait même un moment que Kaderik ne volasse sa mission pour en finir, mais il n'en fit rien. La jeune rebelle avait le cœur noué, comme son estomac. Elle avait beau sourire et essayer de paraître comme d'habitude, le rictus sur son visage était légèrement tronqué. Voilà qui était bien difficile de lutter contre elle-même.

Kumiko ne doutait pas que la solution de son nouveau maître, pour la mission du moins, avait une méthode plutôt efficace de se rapprocher de sa cible. Cependant, elle était loin d'être une femme à étrangler sa proie à main nue. Elle était peut-être un peu trop vieille pour être simplement une élève, mais après tout pourquoi pas. Ce n'était pas comme si les académies ninjas n'existaient pas encore. Son père n'était qu'un civil, en un battement de cil il pourrait se faire arracher sa pauvre et minable vie. Que de complications pour si peu de difficulté. À force d'entendre son père parler, la jeune femme essayait donc de se convaincre du monstre qu'il était, que c'était une bonne chose que d'appuyer sur la détente. La rouquine n'avait pu se résoudre à tuer le pauvre garde, qui venait se perdre son emploi au milieu de cette guerre, mais c'était pour lui sauver la vie. Elle ne doutait pas que Kaderik l'aurait tuer comme un moins que rien en un instant. Lorsqu'elle entendit le guerrier des cendres parler du garde comme un mouton, elle comprit immédiatement la référence. Elle eut pendant un bref moment envie de répliquer, que tous ceux de se pays n'étaient pas ainsi, mais elle devait tenir son rôle et elle était peut-être partie depuis trop longtemps pour se sentir vraiment une fille de Ki.

« Vous avez une chambre à l'hôtel pas loin de la mairie pour vous deux. L'empire réquisitionne ce lieu pour le temps de la transition suite à la rédition. Pour le moment, contentez vous de me suivre et de me protéger. Il y a quelques pauvres fous dans ce pays pour espérer résister, heureusement ils ne sont qu'une poignée. Tant aveugle au progrès, c'est malheureux. Comme si les rébellions dans les autres pays pourraient faire quoi que ce soit envers nos armées. Ils devraient plutôt se rendre, cela éviterait des morts inutils pour le même résultat. »

Dit alors son père dans un soupir tant il trouvait cela navrant. Kumiko avait une envie de l'étriper sur place en entendant un pareil discours qui était aux antipodes de ses convictions, mais elle devait se retenir. Elle toisa le sol comme si de rien n'était en gardant les bras croisés dans son dos, mais son père sembla s'intéresser à son cas, alors que Kaderik avait fait mention de son apprentie.

« C'est amusant, j'ai une fille vous savez et je crois qu'elle aurait plus ou moins votre âge. Elle est partie depuis longtemps maintenant, mais j'espère qu'elle est loin de toute cette folie. Cette guerre est inutile, mais je suis sûre que la bonne éducation qu'elle a reçu ici lui a apporter de la sagesse. Je m'inquiète un peu pour elle, mais que voulez vous, je suis un père. Vous avez des enfants ? C'est peut-être un peu trop tôt peut-être ? Enfin, cela vient bien assez vite, mais méfiez vois, on s'y attache rapidement. »

Se confia alors avec une certaine complicité son père, cela lui fit comme un coup de poignard de le retrouver comme avant, gentil, aimant, parlant d'elle ainsi comme un père, alors qu'elle avait toujours comme souvenir un homme distant et dur. Elle devait faire une tête étrange, alors que tout ce petit monde se dirigeait vers la mairie, puis montèrent en direction du dernier étage pour se retrouver dans un grand bureau avec de grandes fenêtres sur deux côtés.

« Vous en faite une de ces têtes. »

Commenta alors son père, alors que la jeune femme ne pouvait prononcer un seul mot. Elle se reprit rapidement, professionnelle qu'elle était.

« Non, je... Je m'imaginais avec des enfants partout qui courraient. Ce n'est rien excusez moi. »

Dit alors d'une voix distraite la fameuse apprentie, et son père ne put alors que rire à cette évocation. C'était vraiment le discours de quelqu'un qui n'avait jamais eu d'enfant. Le maire de l'empire alors se sentit comme un besoin de conseiller cette femme, qui ressemblait tant à sa fille.

« Il ne faut pas en avoir si peur, cela se passera très bien une fois que vous aurez trouver la bonne personne. Si vous avez de la chance vous pourrez peut-être croiser ma femme. »

Autrement dit sa mère, alors Kumiko devint blanche, un manque de vitamines sans doute. Elle ne pouvait pas voir sa mère alors qu'elle s'apprêtait à tuer son père. Il fallait que cette mission se passe rapidement, tout mais pas cela. Sa mère ne saurait pas ne pas la reconnaître tel que son paternel.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Ven 22 Sep 2017 - 17:31

-Vous avez une chambre à l'hôtel pas loin de la mairie pour vous deux. L'empire réquisitionne ce lieu pour le temps de la transition suite à la redissions. Pour le moment, contentez-vous de me suivre et de me protéger. Il y a quelques pauvres fous dans ce pays pour espérer résister, heureusement, ils ne sont qu'une poignée. Tant aveugle au progrès, c'est malheureux. Comme si les rébellions dans les autres pays pourraient faire quoi que ce soit envers nos armées. Ils devraient plutôt se rendre, cela éviterait des morts inutiles pour le même résultat.

Ainsi, me répondait le maire de la cité. Bon dieu, que les politiciens aimaient s'écouter parler. Il avait un mercenaire Asshu en face de lui, et il essayait quand même de justifier la guerre. La situation actuelle de la cité, je la connaissais déjà grâce à Kumiko. Au moins nous gagnons un endroit où dormir et c'était le principal. Il était tout à fait confiant sur le résultat de cette guerre le bougre, alors que pour ma part, loin de moi l'idée de faire des pronostics. Déclarer un vainqueur ne se fait que lorsqu'il y a un perdant de mon point de vue, et force fut d'admettre que pour le moment, il n'y en avait pas. Je ne devais pas paraître trop peu docile non plus vis-à-vis de mon nouveau patron, quand bien même je ne cherchais qu'à me rapprocher de lui pour que l'on puisse le tuer. Kumiko me paraissait faire une assez bonne figure, mais je décelais en elle un tumulte comme il est difficile de contenir.

Je n'allais pas lui faciliter la tâche, elle avait voulu tuer par elle-même son propre père, alors que je lui avais proposé de m'en charger, si telle fut sa décision, alors elle devait l'assumer et la voir rechigner maintenant la ferait certainement descendre en flèche dans mon estime d'elle. Elle regardait le sol, les mains cachées dans le dos, tandis que son père et moi conversions de choses et d'autres. Cacher ses mains est le signe que l'on se cache soi-même, une chose que je me devrais de lui apprendre une fois que nous serions seul. Discuter à une table avec quelqu'un, et voyez où se trouve ses mains alors, vous saurez s'il est à l'aise ou non. La face intérieure de ses mains est en quelque sorte la façade de l'âme, une première étape vers la mise en abîme d'une relation. Je ne pensais pas le maire assez malin pour remarquer la chose cependant.

Nous devions donc le suivre comme deux petits chiens pour le moment. J'en souriais, car je ne connaissais de vrai Roi et ce pauvre homme en était un nouvel illustre exemple. Quel Roi en effet, qu'on l'appelle Maire, Empereur ou Prince ou Kage, peut se déclarer aimer de son peuple, où hors des sentiers des tyrans, s'il n'est pas capable de se promener parmi les siens sans escorte ? Un tel homme, ou une telle femme, jamais encore, je n'en ai rencontré... Je me rapprochais donc de lui, de l'autre côté de sa personne, par opposition à son autre garde, et retrouvais la tenue de mon armure cendrée, visage comprit, désormais bien caché et protégé sous le casque incandescent. C'est alors qu'il s'intéressait un peu plus à Kumiko. Ce que je le laissais faire, car c'était bien son droit. Moi, peu bavard de nature, je ne m'étais contenté que d'un hochement de tête, mais il y aurait là peut-être matière à commenter.
-C'est amusant, j'ai une fille vous savez et je crois qu'elle aurait plus ou moins votre âge. Elle est partie depuis longtemps maintenant, mais j'espère qu'elle est loin de toute cette folie. Cette guerre est inutile, mais je suis sûre que la bonne éducation qu'elle a reçu ici lui a apporter de la sagesse. Je m'inquiète un peu pour elle, mais que voulez vous, je suis un père. Vous avez des enfants ? C'est peut-être un peu trop tôt peut-être ? Enfin, cela vient bien assez vite, mais méfiez vous, on s'y attache rapidement.
Se confia alors avec une certaine complicité son père, cela lui fit comme un coup de poignard de le retrouver comme avant, gentil, aimant, parlant d'elle ainsi comme un père, alors qu'elle avait toujours comme souvenir un homme distant et dur. Elle fit une tête étrange, alors que tout ce petit monde se dirigeait vers la mairie, puis monta en direction du dernier étage pour se retrouver dans un grand bureau avec de grandes fenêtres sur deux côtés. Il y avait un certain ridicule ici, car Kumiko découvrait peut-être enfin, que tous les hommes n'étaient jamais fondamentalement bon, ni mauvais, l'homme était la seule expression concrète de l'absolu, mais en avoir conscience était autre chose. Son père ne dérogeait pas à cette règle, sur des choix de vie et de principe, sur une ligne écrite, on pouvait faire le procès d'un homme, mais la réalité était toujours bien plus nuancée que cela.
-Vous en faite une de ces têtes. Reprenait le Maire en direction de sa fille.

Le lourd silence de Kumiko ruinait la façade qu'elle tentait de forger sur son visage, son père l'avait remarqué. Elle n'était décidément pas à la hauteur des attentes qu'elle s'était fixée. J'ignorais alors, si je devais me penser comme un monstre, pour avoir appris à faire totalement abstraction de mes sentiments et de mes liens envers une personne à l'inverse d'elle, qui demeurait profondément naïve et humaine. La seule exaltation que je pouvais ressentir comme un coup de fouet aujourd'hui était celle de l'envie du sang... Quoi que, je me voyais peut-être plus terrible que je ne l'étais en réalité. Tuer mon propre père, je l'avais fait, même si ce ne fut qu'un père de substitution et je n'en étais pas fier. Même, cela me tourmentait parfois alors que je le haïssais certainement plus que Kumiko haïssait le sien. Plutôt, que de me perdre dans mes pensées, je préférais rattraper le problème, car s'en était un, et ainsi raffermir notre couverture.
-Je lui impose un rude entrainement, elle est parfois aussi bien rêveuse. C'est tout. Intervenais-je froidement.
-Non, je... Je m'imaginais avec des enfants partout qui courraient. Ce n'est rien excusez moi.
Dit alors d'une voix Kumiko, et son père ne put alors que rire à cette évocation. C'était vraiment le discours de quelqu'un qui n'avait jamais eu d'enfant. Le maire de l'empire, alors, se sentit comme un besoin de conseiller cette femme, qui ressemblait tant à sa fille.
-Il ne faut pas en avoir si peur, cela se passera très bien une fois que vous aurez trouvé la bonne personne. Si vous avez de la chance vous pourrez peut-être croiser ma femme.

Je détournais le regard vers le vide, forcé que je fus de me remémorer l'époque où j'avais un fils, une femme, une nourrice, et le sort qu'ils auront finalement subi. Cela en réveillait la bête, une fois de plus, que je sentais dans les tréfonds de mon esprit remuer de la queue, à battre le vent comme un signe de danger et preuve qu'elle était prête à bondir. Ces petits grognements de folie sourde, que j'étais seul à entendre en mon esprit, raviver par les scènes de leurs morts, les cris de ce bébé, mon visage s'en assombrissait au point de ne plus pouvoir renier sa soif de sang. J'exultais en réalité d'horreur et le petit tremblement du corps dont je souffrais, dissimuler comme mon visage sous le casque de cendre, me faisait craindre que je n'éventre finalement tout le monde sur place.

Là dans le bureau de la mairie, avec un seul garde pour le protéger de nous, il m'aurait été facile de l'abattre. Cela calmerait les aigreurs dû à mes souvenirs et achèverait finalement cette mission. Mais lorsque je croisais le regard de Kumiko, je me reprenais. La mission ! La mission ! Me répétais-je, jusqu'à ressentir la peur en Kumiko de rencontrer la femme du maire, c'est-à-dire sa mère. Je percutais immédiatement. Un risque trop grand que sa mère, elle, à la différence de son père, soit parfaitement capable de reconnaître sa fille et donc de ruiner notre couverture. L'esprit à nouveau occupé, je pouvais me reprendre et agir en conséquence. C'est donc le timbre étouffé par la cendre et d'une intonation quelque peu autoritaire, que je tentais de sauver la situation.
-Mon apprentie n'en aura pas le temps. Parce qu'elle doit préparer notre chambre. Cela fait partis de son travail. De toute façon avec moi, vous ne risquez rien.
"Parce que ce n'est pas moi qui vais te tuer"
, pensais-je par-dessus.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Lun 25 Sep 2017 - 17:10

Kumiko n'allait pas râler à propos de la situation d'aller dormir à l'hôtel suite à une réquisition. Sans doute que l'empire ne payait pas l'hôtel, mais il avait toujours été très chère et inutile vu qu'elle avait une maison. La jeune femme ne pouvait que juger mal son père, et elle espérait que ce soit le cas, mais il n'en était rien, du moins pas en permanence. Elle était absente suite au discours de son père, et la rouquine savait qu'elle devait dire quelque chose très rapidement.

L'apprentie mercenaire vivait presque uniquement au milieu de ses sentiments. Elle avait quitté sa maison et sa famille pour cela, rejoint la rébellion pour cette raison également et ses choix moraux malgré la terrible guerre l'était toujours autant. Peut-être était-elle trop tendre pour la situation mais n'allait pas croire qu'elle allait être tendre au combat. Kumiko entendit alors la rudesse incarnée qu'était le guerrier des cendres dans ce qui ressemblait davantage à une tentative de rattrapage. Elle savait bien qu'elle avait fait une faute, et cela ne lui ressemblait pas. Elle était peut-être trop touchée par la situation pour être professionnelle comme elle pouvait l'être. La rouquine sentit alors un trouble chez Kaderik, qui tentait de rester impassible. Une immense envie de meurtre rayonnait de lui, et sans doute que n'importe qui de suffisamment entraîné pouvait le sentir. Elle était inquiète que la situation ne dégénère rapidement vu dans l'état où il était, elle devait faire quelque chose. Cependant, Kaderik sembla revenir à la mission comme il se devait, mais elle savait qu'il ne valait mieux pas qu'il y ait de complications jouant sur son moral.

« Oui bien sûr maître ! Je m'en occupe immédiatement ! J'ai déjà vu l'hôtel lorsque nous sommes entré en ville. »

Pretexta alors la jeune femme, sans dire qu'elle connaissait cette ville par cœur. C'était une très bonne manière de repérer et préparer l'assaut comme il se devait. Sans attendre alors dans une ardente envie de respecter les ordres de son maître, elle s'éclipsa de la grande salle du maire. Kumiko passa alors facilement en dehors de la mairie sans que l'on lui pose la moindre question. Elle était au service du maire après tout. Après avoir marcher d'un rythme rapide à plus d'une rue de la mairie, elle se permit d'accélérer en sautant de toit en toit afin de gagner du temps. Pendant ce temps là, le maire s'installa tranquillement à son bureau en regardant alors de nombreux papiers qui semblaient l'y attendre. Il y avait des documents plutôt neutre, mais également certains portant le sceau de l'empire. Ces derniers se devaient d'être beaucoup plus intéressant que les autres. Une secrétaire fit son entrée, alors qu'elle regarda avec un doux sourire pour les gardes, puis elle s'avança naturellement vers le maire. Elle était le genre de fille à sursauter pour un rien, un peu coincée et bien habillée. Elle commença à lui parler de sa journée et des différents dossiers. Il allait avoir plusieurs entrevus dans la journée, et elle promettait d'être longue visiblement jusqu'à tard. La nuit serait sans doute tombée qu'il n'en aurait pas fini. Il semblait devoir donner toujours plus de vivre et de besoin pour l'empire au détriment de la population. C'était un moindre mal que d'aider l'empire, la population pouvait bien se serrer un peu la ceinture, ça les ferait maigrir. Bien entendu, il n'était pas prévu que pour le lui ce soit le cas, il travaillait dur !

Pendant ce temps là à l'hôtel, Kumiko arriva dans la chambre potion eux,. Les nouvelles allaient vite visiblement, ou alors l'hôtel ne voulait pas de souci et peut-être que la petite rouquine faisait suffisamment honnête pour lui faire confiance. Elle déposa ses affaires, qui ne se résumaient uniquement à quelques vêtements. Elle avait bien du matériel de shinobi, mais elle n'avait clairement pas assez confiance pour les laisser ici. Elle regarda par la fenêtre afin d'imaginer comment elle pourrait attendre un toit suffisamment haut pour voir le bureau du maire. La jeune rebelle ouvrit alors la fenêtre de la chambre et se camoufla visuellement en plus du chakra, ce n'était pas le moment de se faire repérer par l'ennemi. Elle se déplaça alors de toit en toit en faisant attention à la position des troupes de l'empire. Elle se retrouva alors sur un toit à distance suffisamment élevée pour voir le bureau de son père. Elle regarda alors la ville tandis qu'elle se demanda si une diversion serait nécessaire pour sa fuite. Elle ne pouvait pas faire disparaitre le personnage de l'apprentie aisément non plus malheureusement.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Mer 27 Sep 2017 - 13:45

-Oui bien sûr maître ! Je m'en occupe immédiatement ! J'ai déjà vu l'hôtel lorsque nous sommes entré en ville.
S'exclamait Kumiko tout de suite après. Il me semblait, bien que je n'en fus pas certain, qu'elle décelait chez moi le trouble avant qu'elle ne prenne la porte pour sortir, et que ce fut la raison de s'empressement à nous sortir de la mauvaise situation dans laquelle nous nous trouverions si nous n'agissions pas l'un et l'autre pour nous reprendre. Fort bien en soi, sur ce plan-là, il fallait lui accorder un professionnalisme dont j'avais manqué alors que j'étais en la matière le maître et elle l'élève.

Nul doute qu'elle mettrait à profit ce temps libre non pas seulement pour préparer mon lit, mais bien pour préparer sa mission. L'hôtel ne se situait pas si loin de la Mairie, une chance pour nous dans une entreprise qui, je trouvais, comportait déjà beaucoup de facilité dans ses modalités, mais ce n'était pas comme si je pouvais m'en plaindre. Je me retrouvais donc seul avec le maire et son autre garde du corps, à faire le piquet comme un bon chien qu'il attendait que je sois je suppose. Il était rare que je m'impose une telle situation, seules les cibles d'exception avaient communément ce genre de privilège de ma part. Obéir, est toujours une difficulté pour moi, au moins autant sinon que de devoir m'adapter à la société en paix qui s'annonçait déjà dans certaines contrées. Sans être dupe de ma condition, il me semblait que cela fut cause de mon passé à bien des égards, mon premier maître attendait l'obéissance, ma première femme, paix à son âme, était très directive, mon second-maître l'était tout autant. Quand je me suis trouvé seul et libre réellement pour la première fois, je découvrais une saveur qu'il m'était difficile de réprimander.

Même si, cette vie avait par bien des facettes des difficultés que je ne savais encore mesurer assez pour en cerner toutes les nuances et en faire des forces, le paradoxe ordonnait que je ne puisse m'y soustraire sous peine de ressentir une laisse imaginaire qu'il me serait aujourd'hui impossible de supporter. Je ne faisais l'effort aujourd'hui que pour Kumiko, car, maintenant absente, et ayant jaugé le chakra de l'autre garde, je me savais capable d'achever la mission dans l'instant, et cela m'aurait, je ne le cache pas, soulagé d'un certain poids...

Peu de temps suivait l'entrée en scène d'une secrétaire, qui avait le type vestimentaire et la forme entière vouée à son métier, plus que comme un archétype, s'en était un véritable cliché sur patte. Elle puait la peur cette femme, et quoi qu'elle put avoir un certain attrait pour les passions de la chaire, sa frigidité refroidirait certainement le plus téméraire des pourceaux. La pauvre femme m'agaçait déjà en parlant au point que je m'imaginais un instant lui souffler la cendre dans la gorge pour l'étouffer et la faire définitivement taire. Je ne m'y employais pas bien sûr, car ce qu'elle avait à raconter à son patron pouvait fort bien me donner des informations qui me seraient utiles. Outre l'emploi du temps du maire, que je gardais bien en mémoire, il s'agissait surtout de l'organisation du village et des réclamations faites par l'Empire. Le poids de la guerre pesait comme toujours sur les courbés de la société avant tout. La guerre engouffre les vivres et l'argent comme un trou sans fin pour des résultats le plus souvent scabreux et incertains.

Garde du corps, je n'étais pas là pour juger de cette affaire, mais comme il m'arrivait si souvent de ne pas me comprendre moi-même, je trouvais de l'intérêt au bien-être d'une population que je savais incapable de prendre son destin en main. Non par faiblesse, mais parce que, quoi qu'en disaient les idéalistes et les idéologues, la résignation était enseignée au petit peuple dès l'enfance. Ainsi l'on s'assurait la meilleure et la plus certaine des soumissions. Mon second-maître, m'avait beaucoup parlé de cela, les manipulations de masse et les manigances politique pour s'assurer de la fidélité d'un peuple, d'une armée, d'une troupe... Ici encore, dans cette petite ville, rien ne dérogeait à la règle des meneurs juchés sur les épaules des populations exploitées pour la réalisation des désirs de quelques fous privilégiés par le destin. L'empire réclamait plus de vivre encore, plus d'hommes, plus de moyens financiers, le tout pompé bien entendu sur une population déjà saignée aux quatre veines. Je regardais le maire discutaillant avec sa secrétaire de ses difficultés, et tout en me préparant à lui parler, je me demandais comment cet homme, tristement banal en fait, avait pu engendrer Kumiko, une Saibogu. Quel rapport ce bonhomme tenait avec ce clan ? À moins que ce ne fût la mère de la rouquine qui en était, et que Kumiko était donc une sorte de sang-mêlé...
-Je sais que cela me concerne pas, mais pour votre protection, je me dois de vous dire que si vous continuez de pomper ainsi votre propre peuple, il se pourrait fort bien que vous finissiez pendu à un arbre un jour. Un homme qui ne peut se promener parmi les siens sans escorte, ne pourra jamais être qualifié autrement que par tyran. L'Empire, s'il est grand, devrait le comprendre. La décision vous revient bien entendu.

Je dévisageais ensuite la secrétaire, que je tentais, de séduire par un jeu de mes yeux que je savais beau, assez pour faire rougir beaucoup de jeune femme. Non qu'elle me plaise subitement au point de déclencher une nouvelle passion, mais uniquement par intérêt de la mission, qui me rapprochant de l'une de ses proches tenant des informations, seraient susceptibles de m'aider encore un peu plus dans ma tâche.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Ven 29 Sep 2017 - 17:54

Kumiko paraissait bien légère et papillonnante, mais elle savait ce qu'il fallait faire où et quand pour que tout se passe bien. Elle était capable d'y rechigner évidemment, mais elle était prête à se salir les mains lorsque cela s'avérait nécessaire. Heureusement, cela ne lui manquait pas le fait d'être polie, aimable et prévenante, même durant une mission d'assassinat de son propre père. Dire qu'elle pouvait en avoir terminé avec cette mission en quelques minutes juste là, alors pourquoi se torturer soi-même ? Peut-être était-ce de se punir de se qu'elle s'apprêtait à faire, un acte si contre nature. Non, elle ne pouvait le faire ainsi comme cela. Tout s'embrouillait dans sa tête dans un maelström de pensées diverses, alors cela ne servait à rien que de rester sur ce toit à observer. Ce serait le point de vue idéal, surtout en voyant le sous effectif des forces impériales sur place. On voyait bien ici la faiblesse de cette super structure, sans doute aidé par la faiblesse du peuple local.

La jeune rebelle ne pouvait ressentir le trouble en le guerrier des cendres, cela devait être terrible d'avoir la tentation du sang tel un prédateur face à une proie. C'était plus fort que lui, courir après les faibles pour les achever. Le maire en entendant parler son garde du corps au sujet du traitement de son propre peuple, soupira non pas agacé par ce qu'il osait faire, mais surtout d'impuissance. Il n'était pas un professionnel de la politique, ni un communiquant extraordinaire.

« Le seul problème est que soit je donne ce que me demande l'empire, soit ils viendront le prendre et ce sera dans le sang. C'est un mauvais moment à passer, lorsque nous aurons gagné la guerre, tout sera florissant. La population me remerciera. »

Concéda alors le responsable politique local à son propre garde du corps, qu'il aurait dû remettre à sa place. Le second d'ailleurs ni dit rien du tout à part observer. Ce n'était pas son rôle de juger, seulement de faire son travail, mais peut-être n'en pensait-il pas moins.

« Pour ce qui est de finir pendu à un arbre, je compte sur vous pour ce point. Ma protection n'est dû qu'à cause de ces fichus rebelles. »

Dit alors le maire en faisant signe à la secrétaire de les laisser, ce qu'elle dit avec une grande dextérité et rapidité tant elle paraissait ne pas apprécier les situations tendus. Elle sourit doucement sur le chemin à Kaderik dans ce qu'elle percut comme de la gentillesse. Lors de la retraite rapide et ce alors que Kumiko était en train d'enjamber la fenêtre ouverte suite à sa petite promenade sur les toits, elle put voir quelque chose qu'il lui déplaisait fortement, mais elle n'y pouvait rien vraiment. La population guettait aux fenêtres, mais se calfeutrait rapidement chez eux par ce qu'il venait d'arriver. Leur réputation venait sans doute de frapper bien plus rapidement que le son de leurs bottes sur le sol. Un silence de mort frappait la ville, ce qui n'aurait pas dû déplaire à Kaderik, mais cela ne sera sans doute pas le cas. Du bruit se fit entendre dans les couloirs de la mairie, alors que la porte s'ouvrit avec force et presque fracas. Visiblement, se tenait là plusieurs personnes de l'armée de l'empire et visiblement plusieurs gradés d'un petit contingent. La secrétaire tentait malgré tout d'essayer de tenir son rôle, tandis que ces gens de l'empire semblait se croire tout permit. Cela devait être vrai de toute façon, ils étaient chez eux non ? Deux hommes tournèrent le siège du maire sur le côté en lui indiquant la sortie.

« Si vous pouviez nous laisser. »

Dit alors un des officiers. Le père de Kumiko laissa alors sa place un peu gênée, il n'osait pas s'opposer à cette décision, et tandis que l'officier prit place en faisant signe aux autres.

« Mais monsieur... Je... Je peux vous indiquer une autre pièce pour votre réunion, c'est tout de même mon bureau... »

« Ce bureau n'est pas à vous, on vous y a mit, mais je vous en pris, allez donc dans cette autre pièce. »

Dit alors l'officier de l'empire avec un bref sourire. Il regarda alors ensuite les deux gardes du corps, tandis que le premier regardait le maire en guise d'une réponse. Celui-ci fit signe de ne rien faire de grave, c'était tout de même l'armée impériale et sa marge de manœuvre était quasiment inexistante.

Pendant ce temps, Kumiko se dépêcha en marchand dans les rues rapidement en direction de la mairie. Il y avait une petite troupe de soldats, une cinquantaine. Cela représentait tout de même une sacrée force, même pour deux shinobis. Elle regarda rapidement autour d'elle, et on la stoppant à l'entrée du bâtiment.

« Mais... Je suis l'apprentie du garde du corps du maire ! Je dois retourner à mon poste ! »

« Ne vous inquiétez pas pour lui, on va s'en occuper. »

La jeune rebelle soupira alors en regardant l'intérieur de la mairie. Sans doute qu'il était possible de forcer le passage, mais à quoi bon ? Elle devait trouver un autre chemin pour aider Kaderik, juste au cas où.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Jeu 12 Oct 2017 - 13:38

Le maire ne me semblait pas sur le moment si à l'aise que cela avec la situation que l'Empire lui imposait. Bien au contraire, j'y décelais un certain fatalisme qu'il se forçait à lui-même, comme autant de sacrifice dont il avait conscience de devoir consentir plutôt que de risquer plus de drames pour le peuple qu'il aimait plus qu'il n'aurait bien voulu laisser paraître.
-Le seul problème est que soit je donne ce que me demande l'empire, soit ils viendront le prendre et ce sera dans le sang. C'est un mauvais moment à passer, lorsque nous aurons gagné la guerre, tout sera florissant. La population me remerciera. Pour ce qui est de finir pendu à un arbre, je compte sur vous pour ce point. Ma protection n'est dû qu'à cause de ces fichus rebelles. Me répondit-il.

Si j'eus été véritablement son garde du corps, je n'aurais pu que me sentir honteux d'avoir songé qu'il puisse se faire prendre pour sa populace, ce qu'il disait n'était pas dépourvu de sens en effet, et s'il advint dramatiquement que le peuple finisse par lui tomber dessus, je pensasse certain qu'il n'aurait pas suffi dans son entièreté à le défaire de mes défenses. Or, j'étais là pour le tuer, pas pour le sauver. L'ironie aurait été belle me disais-je en entendant ce qu'il avait à me répondre. D'imaginer que sa mort vint à lui sous les mains et les regards des gens qu'il écrasait sous le poids des réclamations de l'Empire aurait été une ultime leçon de vie pour lui, et nous épargnerait la besogne à Kumiko et moi. Cependant nous n'avions peut-être pas le temps, sinon la patience, d'attendre que cela arrive.
Il était finalement aussi utopique que sa fille le bougre, et en cela je trouvai une certaine poésie. Lui aussi, aspirait à des jours meilleurs, lui aussi, y croyait dur comme le fer, lui aussi se battait à son niveau pour que ces jours radieux vinrent à effacer les heures sombres de la rébellion. Qui était légitime ? Qui fut dans son droit ? Honnêtement, je crois que personne ne l'était, je crois que tous se trompaient, je crois que quel que soit le côté de la barrière où l'on se trouvait, le résultat était le même. Comme toujours en fin de compte, la fin et le début étaient la même chose, ce qui changeait était le chemin, et encore....

Je n'avais que le silence à lui répondre, tandis qu'il éloignait finalement la secrétaire que j'avais tenté d'intéresser, semblait-il, sans le moindre succès, je n'avais eut qu'un sourire pour réponse en effet, quoi que ce fut un bon début. C'est le temps qu'il fit cela que je saisissais pour souffler discrètement vers son visage de la cendre. De la cendre nanoscopique. Non que je compte le tuer sur le moment, puisque j'avais dit à Kumiko que je la laisserai faire, mais je voulais plutôt m'assurer d'une prise dans lequel où elle se révélerait finalement incapable de le tuer. Cette cendre qu'il aurait maintenant dans le corps était idéal pour cela. Quant à savoir si j'aurai à m'en servir....

C'est alors que la porte du bureau fut vivement, très vivement même, ouverte par plusieurs individus qui étaient tous manifestement des éminents membres de l'Empire. Des gradés de l'armée à en juger par leurs uniformes. J'en restais relativement calme, la mairie devait souvent avoir le droit à ce genre de visite après tout, et je n'étais pas du genre à sursauter d'un coup pour si peu.
-Si vous pouviez nous laisser. Dit alors l'un des membres de l'Empire qui venait d'entrer.
-Mais monsieur... Je... Je peux vous indiquer une autre pièce pour votre réunion, c'est tout de même mon bureau... Demandait le maire
-Ce bureau n'est pas à vous, on vous y a mis, mais je vous en prie, allez donc dans cette autre pièce.
Dit alors l'officier de l'empire avec un bref sourire. Il regarda alors ensuite les deux gardes du corps, tandis que le premier regardait le maire en guise d'une réponse. Celui-ci fit signe de ne rien faire de grave, c'était tout de même l'armée impériale et sa marge de manœuvre était quasiment inexistante.
Toujours calme, je comprenais qu'il ne me fallait faire aucune erreur à ce moment, du moins ne surtout pas me rebiffer ou me permettre la moindre remarque qui aurait pu mettre le maire en mauvaise posture. Intérieurement, je riais des manières de l'Empire, qui prouvait là que comme tout faible recevant un tant soi peu de pouvoir, il se l'exerçait avec force comme si ce fut le seul privilège d'une existence misérable qu'on se souhaitait voiler sous l'uniforme d'une institution pourtant déjà sur le déclin....

Nous allions sortir, moi accompagnant le maire bien sûr, puisque j'étais dans mon rôle. Je paraissais bien calme alors, pour ne pas dire amorphe, et c'est ainsi qu'à peine deux pas me conduisaient à croiser le regard de l'un des officiers impériaux qui s'arrêtait dessus.
-On ne se serait pas déjà vu . Me demandait-il avec curiosité.
-Possible. Lui répondais-je sans soutenir son regard insistant.
Je ne me rappelais pas de lui pour ma part, j'avais tant voyagé qu'il m'était difficile de me rappeler tous les visages que j'avais pu croiser. L'important ici était que je devais suivre le maire vers la sortie, puisque c'était ce que nos "dignes" impériaux réclamaient.
-C'est une bien charmante institution, que vous défendez avec cœur. Me permettais-je de dire au maire une fois que nous étions sorti du bureau, sans que le ton ne laissât entendre si ce fut sérieux ou de l'ironie.
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Message(#) Sujet: Re: Une putain de mission Ven 13 Oct 2017 - 17:29

Le brave maire de la ville ne se rendit pas tellement compte qu'il venait d'ingérer de la cendres, il n'avait après tout aucun entraînement shinobi. Il était bien loin d'un monde de violence. Quoi qu'il en soit, ce dernier fut accompagné jusqu'à la sortie de son propre bureau. Les militaires assez sur d'eux même ne de préoccupaient guère de la morale du maire. Ils ne le regardaient même pas tant il était un homme sans importance à leurs yeux. Malgré les soupçons de l'officier, il laissa alors filer le guerrier des cendres, il était bien plus préoccupé par les cartes qu'autre chose.

« Oui... Je sais bien à quoi vous pensez, mais il vaut mieux rester en vie et en place que jouer ma carte de l'ego. Ils pourraient bien mettre quelqu'un de bien plus problématique à la place. C'est... Un mauvais moment à passer. Ils ne resteront pas longtemps ici. »

Commenta alors le maire dans un soupir tandis qu'il s'installa à une simple table. Il ne put se retenir de soupirer un seconde fois en cherchant de quoi travailler, mais la plupart des papiers et de quoi écrire étaient dans son bureau. Il prit légèrement sa tête entre ses mains en regardant fixement la table avec espoir de trouver quelque chose, mais il se sentit si impuissant.

Pendant ce temps là, Kumiko essayait d'entrer dans le bâtiment par la porte principale, mais rien à faire. Elle fit comme si elle laissait tomber, mais ce n'était que pour faire le tour. Elle observait les fenêtres jusqu'à en trouver une ouverte. Elle se posa en-dessous les bras croisés alors qu'une patrouille de l'empire passait. Puis ni une ni deux, elle monta rapidement au mur grâce à un peu de chakra sans pouvoir savoir où elle allait atterrir. Heureusement pour elle, c'était un bureau vide, et elle entra rapidement pour ne pas être repérer de sa manière d'entrée peu délicate.

La rouquine s'approcha de la porte afin d'écouter les mouvements à l'extérieur de la pièce, elle devait être attentive et de préférence quand il n'y avait personne. Elle en profita alors pour sortir du bureau et de refermer la porte l'air de rien. Elle se trouvait maintenant dans les couloirs, elle passerait sans doute inaperçu, peut-être même comme du simple personnel. Elle soupira légèrement en réajustant mieux sa tenue, cela faisait sans doute plus employer de bureau. Elle devait se dépêcher de rejoindre le bureau de son père.

Peu de temps après dans la simple salle de réunion, plusieurs hommes de l'empire firent leur entrée. Ils étaient cinq, et visiblement ce que l'on appelait plus communément des gros bras. Deux soldats se postèrent l'air de rien entre le maire et chaque garde du corps. Sans doute que Kaderik pourrait s'en débarrasser rapidement, ils n'étaient pas si fort que cela.

« Qu'il y a t'il encore ? »

Commença par dire d'une voix légèrement agacée le maire à cet homme, mais ce dernier se contentait de sourire.

« Nous voulions vous remercier pour le travail que vous avez fourni jusqu'ici. Le capitaine a été très strict sur le fait que vous deviez recevoir votre juste dû ! »

« Ce n'est rien voyons, je fais de mon... »

Puis ce fut à ce moment là que le combattant de l'empire enfonça un kunai en plein cœur le tuant dans l'instant. Cependant, ce fut en ce même instant que Kumiko ouvrit la porte de la salle. Ce n'était pas comme si Kaderik était du genre à être difficile à trouver. Elle écarquilla les yeux en voyant que son père venait d'être tuer sous ses yeux, car malgré qu'elle avait pour mission de le tuer, c'était à elle de le faire. Elle ne sut pas pourquoi, mais sans vraiment se rendre compte, elle venait de poser sa main sur son sceau de fuinjutsu pour sortir son fusil. Elle était en colère, ce type osait toucher à son père ! Elle bouillait de rage et l'idée de faire semblant d'être une simple apprentie venait de voler en éclat.
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Une putain de mission

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