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 Premier degré [La]

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Suna
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Message(#) Sujet: Premier degré [La] Mar 12 Sep 2017 - 0:32

Il promenait ses billes solaires sur le parchemin qu'il tenait entre ses doigts crispés. Son père le lui avait donné très tôt ce matin et il avait eu du mal à croire ce qu'il y avait lu. Au premier abord, les mots qui lui avaient sauté aux yeux avaient été le lieu de la convocation. Comment ça palais seigneurial ? Ses orbes avaient bien lu ce qu'il avait cru ? Teruya avait dégluti, levant les yeux vers un père qui quittait déjà la pièce en lui sommant l'ordre d'y aller sans attendre. On ne fait pas attendre une princesse qu'il avait dit. Sa crainte s'accentuait encore. Il n'avait pas osé lire le reste, son esprit l'envoyait déjà en prison, pire sous la torture d'un bourreau pire que son père. Il n'avait rien fait pourtant, rien. Avec la peur, il se précipitait. Mais c'était surtout parce que le lieu de convocation était totalement... étrange ? Cela ne le rassura pas même en lisant le reste du contenu.

Il ne se sentait pas forcément prêt ni à l'aise pour affronter une éventuelle équipe, il pensait réellement que son père allait tout faire pour devenir lui-même ce sensei. Devrait-il considérer comme une chance d'avoir été attribué à une équipe ? Pas vraiment. Il ne connaissait cette femme que de ce qu'on en disait. Elle était l'ombre du seigneur de Suna et elle n'en sortait jamais, de son palais. Enfin, le gamin n'était même pas sûr de se rappeler de son visage et c'était assez troublant.

Il avait dû traverser toute la ville pour arriver devant le palais seigneurial. Il n'était clairement pas à l'aise, et le stress de la convocation l'avait fait suer à grosse goutte. C'était affligeant qu'il ne puisse pas se contrôler à ce point. À ce train-là il nagerait dans ses vêtements, ces derniers lui collaient déjà à la peau. Pourquoi il stressait déjà ? Parce que le point de rendez-vous se trouvait expressément dans le lieu le plus surveillé du village ou parce qu'il avait l'impression qu'on lui reprochait quelque chose de mal ? Ce n'était qu'une convocation... D'ailleurs cette dernière ne ressemblait presque plus à rien à force d'avoir été écrasé par ses doigts fins. La femme et l'équipe qu'il devrait retrouver allaient forcément le voir comme ce qu'il était, un nul, un faible, un fragile. Qui à part lui pouvait-il être aussi mal à l'aise pour voir pour la première fois son équipe ? La faute au palais, ce lieu était trop impressionnant pour lui, il n'avait pas l'habitude... En levant les yeux et en détaillant les contours du lieu qu'il trouvait écrasant, il avait l'impression de se sentir ridiculement petit. Hm. Bien sur, il savait bien que son mètre soixante deux était parlant mais quand même, cet endroit faisait cinq ou six fois la taille de sa maison.

Le gamin alla parler au premier garde sur son passage pour lui présenter la convocation chiffonnée, l'homme acquiesça et lui pointa de la main les jardins juste à l'entrée. Après quelques pas, il aperçut une silhouette fine et élancée. Il mit le temps qu'il fallait pour s'approcher d'elle, prenant excessivement son temps pour l'approcher comme si elle allait se retourner et lui sauter au visage. Si le garde avait pointé les jardins du doigt c'était que Teruya était bel et bien attendu. Donc... Cette femme dos à lui ne pouvait qu'être Ketsueki La. D'une voix confuse et pleine d'embarras, il demanda :

Euh... Hem. Pardon, excusez-moi de vous déranger. Je m'appelle Dentô Teruya. J'ai été convoqué pour rencontrer Ketsueki La. Vous... Vous êtes bien cette personne ? Enfin... Je présume, sinon l'un de vos gardes ne m'aurait pas envoyé ici...

L'assurance lui manquait terriblement en cet instant. Cela tendrait peut-être à s'améliorer au fur et à mesure, mais pour le moment, le lieu oppressant qu'était le palais ne le mettrait pas vraiment à l'aise. Il torturait toujours ce parchemin entre ses doigts, guettant la moindre réaction rassurante de la part de l'ombre.

Je suis le premier à être arrivé ? J'étais persuadé d'avoir un peu de retard... Était-ce bon de dire qu'il avait cru être dans les retardataires ?
Ce genre de comportement était toujours mal perçu, mais il avait clairement traîné en chemin en s'imaginant mettre les pieds ici. Ce n'était pas le genre d'endroit où les jeunes équipiers étaient convoqués d'habitude, il en était certain. Le fait que cela ne soit pas commun de se retrouver ici le conforter dans sa crainte d'y être. Les lèvres légèrement tremblantes, il esquissa un faible sourire toujours dans l'attente. Il allait peut-être se faire tuer ici qui sait. Une légère goutte de sueur courut maladroitement le long de sa tempe.
Il n'était tellement pas crédible.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Premier degré [La] Mar 12 Sep 2017 - 15:51



-Hé ben, il y a du travail à faire putain.

Elle se retourna, allumant une cigarette s'approchant de l'asticot aux cheveux blancs/gris. Habillée comme l'était ceux de sa caste siégeant au palais. Une longue robe pourpre traînant dans les jardins. Elle tapota le bout de sa cigarette avant de la porter de nouveau à sa bouche et d'y tirer doucement une taffe. Elle observait ce qui était censé être son élève, voilà longtemps qu'elle redoutait et attendait ce moment.

On lui avait désigné un élève, du moins avait-elle demandé un élève seulement pour l'heure. Sa patience n'était pas ce qui la caractérisait, s'occuper d'un gamin lui prendrait déjà beaucoup de temps alors un trio. Rien que d'y penser elle en avait une migraine, attrapant de la main un verre remplit d'un liquide pourpre elle en bu une grande gorgée pour se donner courage. Consciente que si elle continuait de jouer le rôle du méchant vampire le pauvre gosse taperait une pointe hors de cet endroit qui le rendait visiblement inconfortable. Ou alors était-ce sa manière d'être? Oui vraiment il y avait du travail à faire.

-Je suis Ketsueki La et à partir de cet instant ta senseï. Il y a pas de retour en arrière possible Teruya. Maintenant on est dans le même bateau et mon boulot c'est d'empêcher que le navire coule. Et pour le moment de ce que je vois à la première impression, j'ai le sentiment que c'est plus toi qui risque de nous entraîner par le fond qu'autre chose.

Elle était franche, trop selon les dires de son entourage. Mais dans le cas présent, c'était elle qui donnait les ordres et pas l'inverse. Et ce sentiment de pouvoir pouvait très facilement l'enivrer. Mais face à cette carcasse ambulante, elle devrait faire preuve de diplomatie ou du moins faire semblant d'être compréhensive. Sauf si, sauf si ce n'était pas la bonne méthode.

-Je ne suis pas une senseï bidon comme la majorité de ces bras-cassés. Je ne veux pas savoir tes rêves, tes ambitions. Je veux pas savoir pourquoi t'es shinobi et ce que t'attend de moi. Pourquoi? Parce que ça va aller dans un sens, toi tu ingurgites tout ce que je te jetterai au visage. Tu encaisses, et un jour j'espère pas trop lointain, quand tu deviendras plus fort alors ce sera à ton tour de me renvoyer à la gueule tout ce que t'as emmagasiné et de me crier à la gueule ce que tu vas faire maintenant que t'es plus fort. C'est relativement simple non? Et si à un moment t'es pas d'accord avec mes actes, si tu trouves que je vais trop loin bha soit tu te juges assez fortiche pour m'empêcher de continuer soit tu la fermes. J'aime pas les pisseuses, mais je sais gratifié ceux qui font des efforts conséquents quand je le vois. Autrement dit, si tout se passe bien tu verras ça sera pas si horrible.

Elle se ralluma une cigarette. Écrasant l'autre, et claqua des doigts. Un serviteur apparu de nul part pour prendre ce que désirait boire ou manger l'adolescent. Il disparu la commande passée.

-T'as ptet déjà capté mais jusqu'à nouvel ordre, c'est toi et moi personne d'autre. Je préfère avoir un élève épanoui que trois abrutis pataugeant dans leurs fanges et ne montrant aucun signe de progrès. T'es un Dentô de ce que j'ai lu, c'pas tellement commun dans ce désert mais c'est bien. Tu sais pourquoi? Ça veut dire que t'es unique, ou presque, et donc que contrairement aux autres clans que je connais plus ou moins. Je ne pourrai pas t'imposer de vision pour t'entraîner, tout ce que je demanderai c'est que tu te mettes à fond. Et normalement tu évolueras. Et si c'est pas le cas, je m'occuperai de te donner la motivation nécessaire.

Elle dévoila sa dentition parfaite et ses crocs, et ne pu s'empêcher de rire. Finissant son verre et s'allongeant sur une chaise longue, les pieds en éventail elle posa son regard rubis dans celui de Teruya.

-Je te promet Teruya, et je n'ai pas pour habitude de promettre quoi que ce soit. Mais je te promet qu'à la fin, tu te seras trouvé, et pas parce que ton paternel t'as forcé à devenir quelqu'un. Tu choisis celui que tu veux être, si tu veux être un peureux, qui se cherche sans jamais se trouver c'est ton choix mais tu seras un peureux capable à tout moment de te défaire de tes adversaires. Si tu veux être un guerrier sanglant, alors au moins tu ne mourras pas à la première offensive. Tu vois ce que je veux dire? Je ne suis là que pour t'assister, on revient à mon histoire de bateau. Tu choisis le cap vers lequel naviguer et moi je m'assure juste qu'on ne rentre pas dans les rochers en y allant.

Le ton était déjà plus familier et plus sympathique. Maintenant à voir la réaction du gamin,
tout en dépendrait.
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Message(#) Sujet: Re: Premier degré [La] Jeu 14 Sep 2017 - 19:49

Inutile de nier ce qu'elle venait de dire en détaillant la demi-portion qu'il était. Le gamin avait l'habitude de ce genre de commentaire par rapport à son état physique (et mental peut être bien aussi). Il était de toute à façon vrai qu'il faisait pâle figure et que la route à faire avec lui pour le rendre plus fort serait longue. Il prenait la critique sans moufter, ne se sentant pas réellement blessé dans son égo puisqu'il ne s'était jamais jugé au dessus des autres. S'il dépassait les aspirants pas encore sortis de l'école, il était encore capable de croire qu'il était largement en dessous de leur niveau. Lorsque l'ombre se retourna pour planter son regard dans le sien, il ne put s'empêcher de déglutir sans pour autant baisser lamentablement les yeux. Il garda son regard le plus fixe possible, surtout parce qu'il était en train de détailler ces iris pourpres qui donnaient l'impression de le sonder. Cette couleur sanglante était quelque peu troublante et si les Ketsueki étaient un clan important dans ce village, cela ne voulait pas dire que Tetsuya était habitué à leur présence et à un face à face.

Les premiers pas du monologue qu'engageait sa Sensei ne manquèrent pas de le rendre davantage nerveux. Il tenait toujours ce parchemin entre ses doigts mais il l'avait arrêté de l'écraser pour se concentrer sur ce que la fumeuse allait lui dire. S'il avait toujours eu en horreur l'odeur du tabac, il se fit violence pour ne pas se reculer en sentant la fumée lui arrivée droit dans la figure. Quand les gens disent qu'il n'y avait parfois pas un poil de vent à Suna, ils se trompaient. Spécifiquement pour lui, le souffle de vent lui amenait cette odeur piquante. Le gamin en pleurait presque.

Je ne veux pas savoir tes rêves, tes ambitions. Vraiment ? C'était pourtant ce qui animait chacun des aspirants qui avaient quitté le banc depuis des lustres, c'était ce qui donnait le moteur à n'importe quel ninja, c'était ce qui donnait de la puissance à une poignée de Shinobi ? Elle s'en fichait donc totalement, c'était plutôt déroutant comme point de vue. Puis... Ce serait cruel de dire que de toute façon, du point de vue du gamin, ça tombait bien, il n'avait pas spécialement d'ambition, ses rêves étaient plutôt de rester tranquillement sur le rivage à voir des puissances se battre pour la gloire d'un pays et pour la survivance d'un clan.
Mais il ne piperait pas un mot, ses lèvres étaient scellées, serrées l'une contre l'autre, bien décidées à ne plus se lâcher. La présence écrasante de cette femme le tenait bien en place, et il n'osait vraiment pas bouger pour rompre cet instant. N'importe quel ninja attentif aurait bien vu que le gamin était subjugué par tant de tempérament et de prestance. C'était si facile d'impressionner Teruya, même sans tour de passe, quelques belles paroles pouvaient le faire basculer dans la bassine de l'admiration. Cela valait aussi bien dans l'autre sens aussi, des remarques de mauvais goût pouvaient tout aussi bien le rendre nerveux. Ce flot parole, il le buvait sans vraiment les contester. Bien sûr il avait chaque fois une chose à dire, une pensée à formuler pour chaque chose que la femme disait, mais il se les gardait pour lui ou pour plus tard.

Le pire c'est qu'elle n'avait même pas préparé son speech, elle sortait tout comme ça, sans réfléchir. Elle posait un peu sa manière de faire sur la table et il n'avait pas le choix de l'accepter. Même si elle donnait l'impression de lui laisser des ouvertures, il n'était pas sûr d'avoir la possibilité d'imposer sa vision des choses. Après, à savoir si sa vision était valable... c'était discutable. Son père l'avait tellement remballé à ce propos qu'il avait bien cru comprendre que sa manière de voir le monde des shinobis étaient totalement décalés par rapport aux autres. Il n'était pas du bon côté de la barrière, et vu la force dont faisait preuve mentalement cette femme, il semblait qu'elle était également du même côté de la barrière que son père malgré elle.

Ça n'empêchait pas le gamin de continuer à la laisser parler, encore et encore. Il fut un peu ébranlé par la nouvelle d'être le seul et unique à avoir l'honneur ou l'horreur d'être sous la coupe de cette femme. Comme si ce qu'elle venait de clarifier ne suffisait pas, il brisa le contact visuel pour chercher autour de lui et d'elle discrètement, balayant de son regard doré les environs. C'était possible ça ? D'avoir un seul et unique élève ? Bien sur que oui, c'était une princesse, elle faisait partie de la haute sphère alors... si elle exigeait qu'on lui file un seul morpion dans les pattes, on ne devait pas trop lui refuser ça. Au même moment la femme claqua des doigts et un serviteur arriva pour prendre des commandes, peu habitué à ce genre d'attention, même de la part des serviteurs sous la coupe de son père, il demanda vite fait un verre d'eau avec le moins de classe possible puis reporta son attention sur la femme.

Lui donner de la motivation. C'était là la clef du problème.
En quelques phrases, la femme venait de le sonder comme jamais personne ne l'avait fait. C'était tellement troublant que lorsqu'elle termina sa phrase et que le serviteur apporta les commandes, il manqua de lâcher le verre par terre. Il évita le malheur de justesse, parce qu'il n'était pas malhabile pour autant.

Ce que je veux être... On m'a jamais demandé ce que je voulais être. J'ai pas l'habitude de ça. Vous mettez tellement de conviction dans vos mots que je sais pas si j'arriverais à votre cheville vous voyez. C'est pas que je veux pas, c'est que je peux pas. Ça n'a jamais été mon truc ces histoires de marche à suivre, de volonté de combattre. Pour ce qui est des techniques propres à ma famille, j'sais même pas si on peut parler de vision puisque je ne fais que répéter ce que m'apprend mon père... D'ailleurs, d'où vous avez tirer l'information qu'il m'a toujours forcé à devenir quelqu'un d'autre ? Ça veut dire que vous vous êtes intéressé à ma famille ? Ou ce sont les paroles du village qui vous sont parvenus... ? Ça ne l'aurait pas étonné que le comportement que son père avait avec lui avait fait le tour du village. Inconsciemment il entendait les murmures des gens lorsqu'il passait près d'eux. Soupire. Est-ce que ça avait de l'importance au fond de savoir comment la femme avait-elle construit son discours ? Sur quelle base ? Un peu malgré tout.

Enfin, se sentait-il spécial lorsqu'elle avait dit que d'une certaine façon il était rare dans ces contrées ? Sa mère lui avait souvent parlé du lieu qu'ils avaient quitté, contrairement à son père qui refusait catégoriquement de parler de tout ce qui toucher à sa vie d'avant. Les montagnes n'étaient pas là où il avait grandi, mais... Pouvait-il vraiment transformer ce qu'il était en quelque chose de bien ? À entendre la femme aux canines longues, il avait envie de lui dire clairement ce qu'il pensait malgré l'apparente faiblesse dont le plus jeune faisait preuve.

Mais c'est la première fois qu'avec tout ce que vous m'avez dit, j'ai envie de croire que je peux avoir envie de faire quelque chose de bien. J'suis pas vraiment fort vous savez. J'ai toujours été à la traine. Mais j'ai jamais pleuré sur ma condition, il y a toujours des shinobis plus fort pour faire correctement le travail. Au fond ça ne m'a jamais dérangé d'être dans l'ombre. C'est totalement risible quand on sait que mon pouvoir spécial c'est l'Hikariton... Tout en maintenant le verre d'une main, il se gratta l'arrière du crâne en laissant échapper un rire un peu plus détendu. Bon, il était clair qu'elle l'estimait un peu comme les autres, le faible de service tout ça tout ça... Mais elle avait l'air de s'intéresser plus profondément à son cas alors... La moindre des choses c'était d'être honnête et transparent avec elle. Peut être qu'elle le verrait encore plus comme un faible après ce qu'il s'apprêtait à dire encore.

J'suis pas un glandeur de première vous savez, j'ferais des efforts. Mais parfois les efforts paient pas, vraiment... Il me manque un truc, un truc que mon père déteste... J'ai pas d'objectif qui colle à la norme. Il était carrément gêné d'exprimer ça à voix haute avec une parfaite inconnue. Mais c'était pas n'importe quel inconnu, si elle devenait sa sensei à partir d'aujourd'hui, fallait bien qu'elle sache à quoi elle allait se heurter non ? Il était faible, et il avait jamais eu l'envie de réellement changer sa condition. C'était risible aussi ça. Un faible qui s'assume.

Puis comme pour détendre l'atmosphère, il décida de nourrir sa curiosité (mal placé ou pas) en posant une question qui n'avait absolument rien à voir, pointant du doigt le verre que la brune avait sifflé quelques secondes avant son monologue :

C'est du sang de quoi ça ? Humain ? L'assurance était un peu revenue avec une curiosité malaisante en prime.
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Message(#) Sujet: Re: Premier degré [La] Jeu 21 Sep 2017 - 0:42

-T'es handicapé physiquement? Mentalement j'en doute pas vu comment tu parles de toi, mais j'ai une bonne thérapie.

Elle se relève, allume une clope et s'approche de lui verre en main. Soufflant au dessus de sa tête, le dévisageant et posant son regard sur sa maigre carrure. Le freluquet marquait néanmoins un point, il lui manquait un truc. Fort heureusement, La savait ce qui manquait, elle le savait mieux que lui pour sur.

-La norme? Explique moi ce que c'est la norme, des ninjas rêvant de protéger leur patrie? Des shinobis rêvant d'être Kage? Ou alors l'adolescent typique qui déserte son village pour finir par crever, rattraper par les services spéciaux de son ancien bled hein? Il y a pas de norme, tu t'obstines à croire qu'il existe un mur entre ta sale tronche et les autres. Bien sur que je me suis renseigné, on m'a donné un élève médiocre même pas moyen. C'une sorte de défis, et j'adooreeeeeeeeeee les défis. Pas du tout.

Elle affichait un air désagréable, comme si, comme si la simple présence de son élève. Comme si la demi-portion l'énervait au point de faire ressortir chez elle ses plus bas instincts. Ses crocs, brillant même en plein soleil. Elle avala le contenu de son verre en une seule gorgée et envoya le verre se briser contre les murs. Un serviteur, apparu hors des ombres pour nettoyer, s'éclipsant un battement de cils plus tard.

-Si ça ne tenait qu'à moi, tu serais déjà en sang à bout de souffle. Mais je dois avoir un semblant d'éthique, faut croire ou disons que c'pour faire bonne impression le premier jour. Je sais pas ce que tu cherches, tu veux qu'on soit deux à pleurer sur ton sort? Non c'est même pas ça parce que sinon, sinon tu serais plus apitoyant. Tu te complais dans une sorte de médiocrité, en te persuadant que c'bien. C'ta petite zone de confort misérable mais tu veux pas la quitter parce que t'as peur.

Il avait peur. Peur d'échouer, bon c'était pas forcément blâmable mais putain qu'est ce que c'était insupportable. Un adolescent typique qui se répétait et qui répétait à qui voulait bien l'entendre sa condition. Il était simplement faible et sans réel objectif. L'envie de le laisser une nuit hors du village dans le désert pour le forcer à développer un semblant de motivation traversa l'esprit de la Ketsueki. Mais encore une fois, le probable risque de confrontation avec l’administration et le fait que la jeune femme avait bien envie de gravir encore un peu d'échelons la freina.

-Ce que tu sais pas, et que tu vas bientôt apprendre c'que je suis une chieuse. Bon tu dois t'en douter mais je vais être encore plus franche Teruya. J'ai pas envie d'être à Suna, si ça tenait qu'à moi depuis longtemps que j'aurai fait mes valises et hop une petite vie peinarde en vacances quelque part dans le monde. Un verre de sang à la main, et une jolie fille me massant. Le soucis c'que primo dans la vie on fait pas ce qu'on veut, et deuxièmement j'ai pas encore les capacités de partir. Et puis j'ai quelque chose, quelqu'un qui me retient ici. Toi t'es pas handicapé, t'as juste deux putains de boulets qui t'entravent. Alors je vais commencer par couper le premier. Ton daron tu l'oublies, si tu veux plus vivre avec lui je te trouve un endroit ou crécher. Mais même ton daron c'pas le soucis, depuis tout à l'heure que tu réponds j'ai la sensation que même si t'étais solo tu changerais pas. Parce que ces excuses à deux balles c'ton bouclier. Et je vais te le briser, je vais te briser Teruya et certainement pas te réparer.

Elle toussa. S'alluma une cigarette et puis.

-Je suis dans ton cerveau Teruya c'ça que tu comprends pas.

Elle était littéralement dans son cerveau, le genjutsu était si pratique. Elle parlait dans son esprit. Craquant ses articulations, et faisant tomber sa robe, révélant ses formes, et une tenue on peut plus pratique.

-J'ai besoin d'exercice, à défaut de parler contente toi de courir. Tu peux? Bon histoire de te MOTIVER, j'insiste bien dessus on va rajouter une règle pour que tu cours comme jamais. Si je t'attrape, je te vide d'un litre de ton sang ça marche?

Bonne chance jeune Dentô. Ton histoire commence déjà si bien.

Et elle lui court dessus, canines dehors. C'est l'heure de se mettre à table.
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Message(#) Sujet: Re: Premier degré [La] Mar 26 Sep 2017 - 8:18

Cette femme elle avait une passion pour les monologues. Il lui était impossible d'en placer une. En prime, elle prenait même pas le temps de répondre aux rares questions qu'il avait posé. Ces questions étaient sûrement sans intérêt pour elle ou alors la colère qu'il lisait dans ses yeux avaient été provoqué par quelques uns de ses mots. Du coup, le court instant où il s'était senti rassuré par les propos de cette buveuse de sang s'était aussi vite évaporé qu'il était apparu. La curiosité était partie avec évidemment.

On entendit un bref bruit de déglutition alors qu'il suivait du regard la femme qui le surplombait. Elle expira de la fumée juste au dessus de sa tête, ce qui n'empêche pas l'odeur de le piquer. Il avait toujours été sensible à l'odeur du tabac. Il se retint de pincer le nez, trop préoccupé par la manière dont elle était en train de le décrire. Elle était peut être dans le vrai pour certains points mais c'était sacrément offensant de l'entendre de la bouche d'une femme qui le jugeait sur une seule inspection. Il ne s'était jamais lamenter sur son sort, il n'était pas du genre à se complaire dans sa nullité non plus. Du moins cela n'avait jamais été comme ça qu'il se percevait. Il n'avait simplement pas envie de combattre parce qu'il croyait dure comme fer qu'il n'atteindrait pas le niveau des plus grands. Qu'est ce qu'elle comprenait pas là dedans ? A l'entendre, elle pourrait parvenir à le changer, mais une nature profonde ne se modifie pas si la personne ne le veut pas.

Les mots de sa sensei avaient jeté un nouveau froid polaire. Un frisson avait secoué le garçon alors qu'il détaillait la femme comme s'il était à la recherche d'un rictus sur son visage qui lui montrerait qu'elle plaisantait. Il avait envie de s'arracher à la pensée que finalement il serait mieux lotis avec son père vu les idées pires que loufoques qui secouaient la Chûnin. Il n'aimait franchement pas l'aspect lugubre du jeu qu'imposait sa sensei. Comment était-il sensé rivaliser avec la force de son aîné ? C'était perdu d'avance, et il avait l'impression de l'entendre rire tellement cette proposition de course était malaisante. Il n'avait pas envie d'être une proie victime des caprices de madame, c'était une foutue plaisanterie cette histoire. Et sortir d'un genjutsu n'était pas une mince affaire.... Il se sentait tellement démunie et désespéré que sa peur était clairement visible dans le regard du genin.

Puis... Les yeux rougeoyant de la femme lui hurlaient de se mettre à courir pour lancer cette partie sordide.

Généralement dans un jeu, il faut partir sur un pied d'égalité.
Votre force et votre expérience sont surement démesurées par rapport aux miennes. Proposer un jeu où le gagnant est déjà nommé, ça n'a aucun intérêt.
Tenta t-il pour faire pencher la balance en sa faveur. Ses yeux dorées tremblaient légèrement mais ça n'y changerait rien, il était au milieu de la toile de l'araignée et c'était sacrément flippant.

Puis même s'il essayait de tergiverser, le gamin savait d'expérience que parler à des brutes épaisses ne payaient pas. C'est ainsi qu'il la percevait, une brute fine comme une anguille mais avec des crocs dangereux et des caprices insupportables. Il allait vraiment devoir courir car tout dans la posture de cette dingue de service lui criait qu'elle n'en démordrait pas. Il rit jaune à sa blague, esquissant un sourire un peu étrange, difficile à décrypter.

Je suis sur qu'on vous l'a déjà dit hein... Que vous étiez folle.

Et sur ces mots il détalla comme un lapin, poussant sur ses muscles d'anguilles pour la distancer, faisant de son mieux pour ne pas regarder derrière lui. Le vent filait sur son visage, il devait trouver des solutions pour lui échapper mais la peur l'empêcher de réfléchir. Si l'idée de sa sensei était juste de lui faire peur, la teneur dans ses propos l'avait tellement cloué qu'il était sur qu'elle prenait vraiment ça au sérieux comme une gamine.
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Message(#) Sujet: Re: Premier degré [La] Jeu 26 Oct 2017 - 17:21

S'enivrer, jusqu'à ce que le monde bourdonne, que les voix s'éteignent. Que le silence reprenne le contrôle de tout, tout ce qui l'entourait. Un calme anormal, et ses mains, ses mains recouvert de sang, mais pas le sien parce qu'une Déesse ne saigne pas. Elle ne saigne pas comme la plèbe, la fange qui se complaît dans le mélange de boue et de sable. Mais la Déesse est miséricordieuse, le mythe de la création. Créer l'humain à son image, comme elle l'entendait.

Elle l'attrape par le mollet droit, enfonce ses ongles dans sa peau. Le sang ruisselle, glissant sur sa main et coulant le long de son bras. Son regard n'a plus rien de conscient, il se porte au delà de l'apparence fragile du Dentô. Le détruire lui aurait été bien facile, après tout elle doutait même qu'il riposte. Face à la mort les réactions divergent, pleurer, implorer ou envoyer pendant les derniers instants le monde entier se faire foutre.

Elle s'agenouille à sa hauteur, tout en le maintenant au sol, son autre bras l'attrapant par le cou sans serrer trop, tuer son premier élève ne lui permettrait pas de grimper dans la hiérarchie de sitôt.

Son souffle froid, sa respiration presque inaudible, des ailes auraient pu pousser dans son dos contribuant à répandre les clichés dont le clan Ketsueki est affublés. Lui briser la gorge comme un poulet, se repaître de ses entrailles. Festoyer et ne penser à rien, au diable Suna. Au diable Yami, pourquoi de pas laisser les pulsions reprendre le dessus? Pourquoi ne pas succomber à ce qui lui déchirait les intestins, ce qu'elle est vraiment. Et à cet instant, la vérité semble la transpercer. Elle se relève, et relève de force Teruya sans lâcher un mot. Fait mine de s'éloigner, allume une clope. Tire trois fois dessus, l'écrase et enfin ouvre la bouche.

-Deux mots : Incapable, pisseur.

Elle est énervée, excédée même car son rôle n'est pas de le pouponner jusqu'à maturité. Elle n'est ni sa mère si sa nounou mais sa senseï. Le village est une organisation militaire, et à l'armée on trime pour devenir plus fort. On encaisse, et on ferme sa gueule en présence de supérieurs.

-T'es incapable même en situation dangereuse de te plaindre? Et si on est attaqués tu vas faire quoi? Dire 'Pouce c'est pas réglo je suis moins fort que vous' à l'ennemi? Chaque partie de mon corps est tendue, tendue parce que tu ne fais pas d'efforts Teruya mais c'est pas grave.

Le coup de pied rotatif qui part ensuite pour arriver dans ses côtes ne doit pas faire du bien. Mais bordel ça soulage.

-Premièrement, ensuite tu peux me dire pourquoi au lieu de courir comme un lapin tu n'utilises même pas l'once de ton pouvoir héréditaire ? Je sais pas, t'aurai pu m'aveugler et t'aurai ensuite pu prendre la fuite. M'enfin c'est pas grave, j'ai tout mon temps et toi aussi par extension. Si je dois te briser, te détruire mentalement pour construire un parangon de puissance pas de soucis. Mais dans ce cas dit le moi dès le départ histoire qu'on évite la partie sympathique de l'entraînement. On recommence, cette fois ci j'utilise pas mes mains. Je te facilite la tâche j'utilise du ninjutsu principalement, ce qui veut dire que je m'handicap pour te montrer que ça n'a rien voir avec l'égalité mais ta capacité à t'adapter rapidement à ton environnement. Je vais délimiter une arène, tu dois me forcer à en sortir par tous les moyens.

En espérant que cette fois ci il arrête de parler, sinon elle pourrait toujours lui coudre la bouche. Quoi que c'pas très réglementaire ça si?
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Message(#) Sujet: Re: Premier degré [La]

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Premier degré [La]

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